Olivier Lluansi et Arnaud Montebourg : La France bientôt ruinée par ses élites déconnectées ?
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Messieurs, bonsoir.
Bonsoir.
Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Thinkerview. Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succinctement Arnaud Montebourg ? J'aimerais que Arnaud présente Olivier et Olivier présente Arnaud. C'était une idée d'Arnaud d'ailleurs.
C'est une bonne idée de faire ça parce que ça permet de faire des compliments à quelqu'un qu'on aime bien. Olivier Luanzi est un ancien industriel qui a dirigé des entreprises industrielles chez Saint-Gobain. Et que j'ai voulu embaucher quand j'étais ministère de l'industrie. Comme directeur de mon cabinet, il a refusé parce qu'il avait mieux à faire. Et c'est l'homme qui sait tout de l'industrie, la manière de la redresser en France. Il a fait, pardon pour sa modestie qui va être écorché, un rapport à la demande du gouvernement qui était, je crois, exprimé par la personne de M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie. Ce rapport n'a pas été publié.
Et c'est donc Olivier qui a publié, souffrant d'un livre, Réindustrialisation, le défi d'une génération. Qui est le rapport et que toute la jeunesse passionnée par la France, ses problèmes économiques et les solutions que nous devrions porter ensemble devraient lire. Et depuis, Olivier est professeur au Conservatoire national des arts et métiers. Une grande école d'ingénieurs qui a formé les générations de ceux qui ont fait la France et le reste du monde à bout. Et il est l'homme qui m'a ébloui lorsqu'il a travaillé la question de la balance commerciale, produit par produit.
Et il a identifié les points sur lesquels on pouvait très facilement, avec, j'allais dire, un effort de 10 années, donc ces deux mandats politiques, on pouvait remonter le PIB de la France. Voilà, c'est pour ça que j'ai beaucoup d'admiration pour lui. Et je vais terminer ses compliments profondément sincères en disant que s'il devait y avoir un ministre de la Réindustrialisation, quel que soit le gouvernement, c'est lui qui devrait l'être.
Ouais, lourd de responsabilité, Olivier. Alors Olivier, il faut rendre l'appareil ?
Il faut que je rende l'appareil. Non, pas forcément. Ah, ben, en tous les cas, un respect sincère et une amitié sincère, ça, c'est une évidence. Moi, j'ai rencontré Arnaud comme homme politique, comme ministre. C'était celui qui, peut-être 10 ans avant tout le monde, a promu le Made in France, a été capable de le rendre ouvert au grand public. On se souvient tous de cette couverture, la marinière, etc. Une capacité de percussion auprès de l'ensemble des Français pour faire passer ce message qui, à l'époque, n'est pas passé entièrement. Et puis, 10 ans après, on se rend compte combien il a raison.
Donc, il y a cet homme politique engagé qui est en lui, visionnaire, que j'ai beaucoup apprécié, avec une énergie absolument folle. Souvenez-vous de la crise de 2012 et les Montebourg Boys et Girls qui étaient dans les territoires, les CRP qui essayaient de redresser toutes les boîtes qui tombaient avec une énergie folle. J'ai aussi eu la chance de te rencontrer un peu à titre privé, chez toi.
Ça fait un peu hommage à Finébre.
Arrête ! Je ne suis pas encore mort ! Vous ne m'avez pas enterré ! Et là, c'est le papa que j'ai rencontré aussi. J'aime bien aussi rencontrer des personnes et pas que des hommes et des femmes politiques. Et puis, il y a l'entrepreneur aujourd'hui. Celui qui a décidé de passer de la vie publique, politique, à l'entreprise, qui a découvert tout ce qu'il y avait à l'intérieur d'une boîte. Qu'est-ce que c'est qu'un bilan, un compte de résultat, de se faire financer, la discussion avec les banquiers, etc. La vérité vraie de notre activité économique. Ça, c'est une belle trace d'humilité aussi dans son personnalité. Parce qu'Arnaud, il a le verbe flamboyant. On le connaît tous.
Mais aussi cette capacité de se remettre sur le terrain. Et puis, aujourd'hui, il y a aussi son émission sur BFM, où il nous réintroduit tous les sujets qu'ils l'ont animé depuis 10 ans et qu'il essaye toujours de les diffuser. Voilà, une trajectoire d'Arnaud qui m'a beaucoup, beaucoup impressionné. Dans sa diversité aussi.
Ok, les gars. Vous connaissez la chaîne YouTube ? Bien sûr. Arnaud ? Heureusement. Votre interview préférée ? S'il y en avait une à extraire, à conseiller à notre communauté ? Une interview préférée ? Oui. Celle où vous vous êtes régalé, vous avez appris des trucs où on est vraiment rentré en profondeur, où on a challengé, où vraiment c'était nécessaire pour le pays.
J'y vais, moi c'est Bréchet.
Celle de Bréchet. Yves Bréchet, extraordinaire. Un bourguignon. C'est vrai. Un de chez nous. Et on embrasse Yves Bréchet, ancien ou commissaire à l'énergie atomique ? Exactement. Quelqu'un de brillantissime. Arnaud ?
Moi j'aurais mis Proglio, parce que ça a été le patron d'EDF, Patriot, qui a défendu l'héritage de Marcel Boiteux, c'est-à-dire de ceux qui ont fait d'EDF cet outil permettant à la France d'être, si on ne l'avait pas abîmé, d'être puissante dans le monde agressif qui est maintenant au-dessus de nous.
Bien, aujourd'hui vous allez faire les gentils flics, je vais faire le mauvais flic. Je ne crois pas du tout à la réindustrialisation française pour des questions d'énergie à bon marché. Je pense que la France est en danger de mort. Je pense que la France va être annihilée par des décisions politiques qui ont ruiné notre pays. Je pense que la dette est devenue insupportable et je pense qu'on maintient la stabilité sociale du pays par un effet de manche de dette. Je vais vous demander à chacun de me dresser les 5 plus grosses menaces que vous avez identifiées pour les 5 prochaines années, les 5 plus grosses menaces pour notre pays. Olivier ?
5 plus grosses menaces, d'abord, la réindustrialisation, tu y crois peut-être pas, mais c'est absolument indispensable. Un pays qui ne produit pas est un pays qui n'est pas souverain, qui n'a pas la liberté de décider de son destin collectif. Un pays qui ne produit pas est un pays qui n'a pas de cohésion sociale et territoriale. Parce que c'est bien de faire des services à haute valeur ajoutée, ils se concentrent dans les métropoles, on a des superbes métropoles d'équilibre, il faut en être fier, mais on l'a fait au dépens de ce que j'appelle les territoires de sous-préfecture et ça nous a sauté au visage, ça s'est appelé les gilets jaunes.
On en reparlera parmi les menaces qui sont les autres. Et le troisième point, il y a des gens qui peuvent débattre, c'est que si on veut réduire notre empreinte environnementale, il faut la maîtriser et quand on a délocalisé notre production, on a très hypocritement délocalisé aussi nos pollutions ou notre empreinte environnementale. Donc c'est même pas, si rationnellement on pourrait arriver à la conclusion qu'on ne peut pas réindustrialiser, c'est même pas, je dirais, un truc rationnel, c'est une conviction profonde, il faut avoir la foi pour le faire, il faut réindustrialiser. Maintenant, les menaces, elles sont derrière ça. La première, cohésion sociale.
Si on continue à concentrer la richesse autour des métropoles, on a un véritable problème de fracture territoriale. On a eu la fracture sociale il y a quelques années dans le paysage politique. Là, elle nous a sauté au visage une première fois. On n'a rien changé à la donne. Les cahiers de doléances des gilets jaunes sont restés lettres mortes. La répartition de la valeur ajoutée qu'on doit refaire entre les métropoles et ces territoires-là ne fonctionne pas. Donc ça, c'est le premier risque. Le deuxième risque pour moi, c'est un risque de dépendance accrue et approfondie. On a parlé des terres rares, on parle des clouds et des données.
Mais il y a plein de catégories de produits sur lesquels on est dépendant à plus de 80 à 90%. On n'est peut-être pas à 100%, mais à ce niveau-là, si celui qui détient la source, des données d'un côté, des terres rares de l'autre, des puces électroniques du troisième, des médicaments, des antibiotiques, des choses aussi simples que ça, si celui qui détient la source, il coupe le robinet, on est à genoux. Donc ça, pour moi, c'est la deuxième menace. La troisième menace, je n'irai peut-être pas jusqu'à cinq, tu m'en excuseras, c'est qu'on est à la veille d'élections présidentielles, on voit les partis qui commencent à mouliner des programmes.
Moi, je suis extrêmement triste et je trouve que c'est une menace. Je ne vois pas de projet de société émerger. C'est-à-dire, ok, ma spécialité, c'est l'industrie, les politiques industrielles. C'est une verticale. Tu pourrais parler du logement, tu peux parler de l'éducation, de la santé. Si tu veux faire une politique industrielle verticale, il faut l'accrocher quelque part. Il faut qu'il y ait un clou, il faut qu'il y ait un projet de société sur lequel tu dis, je branche cette politique-là. Un outil productif, ça sert à un projet de société. Moi, je ne les vois pas et je pense que c'est la troisième menace que j'ai envie de citer et puis je laisserai Arnaud compléter.
Arnaud, l'action sort du rêve.
Franchement, moi, je ne suis pas du tout pessimiste. Pourtant, il y a des raisons de l'être, objectives.
Pourquoi ? Quelles sont les raisons objectives ?
On a un système politique européen et national qui est une catastrophe. Je parle du système, c'est-à-dire les décisions qui sont prises sont des décisions de suicide. Donc, évidemment, tous ceux qui sont un peu lucides s'aperçoivent qu'on va vraiment descendre encore si tout ça continue. L'économie telle qu'elle est aujourd'hui en situation difficile, pour ne pas dire en capilotade, 70 000 faillites par an, c'est le record supérieur, battu des années de la grande récession de 2008-2009. On était à 65 000. Nous, on n'est pas CDA, je me souviens, on était à 60 000. Là, 70 000, pas de problème. Tout va bien, le ministre est content, le chômage paraît-il baisse. Incroyable.
Donc, un aveuglement collectif. Les niveaux d'extruction des biens communs. J'appelle, par exemple, le prix de l'électricité. C'est un bien commun. Pourquoi ? Parce que l'électricité, c'est la sève de l'économie. Donc, on a construit, grâce aux générations précédentes, le plan Messmer et toute la suite. D'ailleurs, transpartisans, ces droits de gauche qui ont compris que le nucléaire nous offrait un avantage comparatif, compétitif, considérable, nous permet d'avoir une énergie bon marché qui nous permet d'être industriel et agricole. Bon, productif et compétitif. Eh bien, ça, on l'a abîmé. On l'a abîmé par des décisions, là encore, suicidaires, nationales et européennes.
L'entrée dans le marché européen telle qu'ils la font dysfonctionner nous place en situation d'affaiblissement. Rien de tout cela n'est irréversible. Rien de tout cela n'est irréversible. Et il n'est pas vrai qu'à chaque fois, on nous fait le chantage du Frexit, si vous ne voulez pas de ceci de l'Europe, c'est que vous êtes anti-européens et que vous allez donc sortir. Rien du tout. Que déni ! En vérité, il y a un moment, on va faire un reset. Alors, c'est un mot anglais, pardon. Une remise à plat des relations entre les États membres et l'Union européenne. Ce moment approche parce qu'on ne peut pas continuer à avoir les attaques droite douanière, trumpistes, contre notre économie.
Plus l'invasion industrielle chinoise qui est en train de détruire littéralement l'industrie automobile allemande. La nôtre est en numéro 2 sur la liste et ne pas réagir. Madame von der Leyen, d'un côté, toute seule, va signer le Turnberry Deal sur le golf de M. Trump. Elle se met à genoux. Elle signe à droite notre asservissement. Alors, résumons. 15... Vous nous mettez 15% de droits de douane plus les 15% de diminution du dollar. Ça fait 30% de matraquage. Et nous, aucune réciprocité. Vous voulez notre épargne ? Vous allez nous pomper notre épargne ? Ils nous pompent déjà notre épargne.
Ce sont les épargnants européens et français qui financent la tech, qui viennent aujourd'hui pomper l'économie et la valeur des entreprises européennes et qui rachètent nos start-up pour les embarquer aux États-Unis et les détruire. Donc ça, on se laisse encore faire. Et en plus, on doit leur acheter du gaz à un prix prohibitif après nous avoir fait sanctionner le gaz russe. Voilà. Ça, c'est signé toute seule. Et pendant ce temps-là, les Chinois avancent. Alors, les Américains, ils jouent aux échecs. Les Chinois, ils jouent au jeu de go. Ils nous encerclent. Donc comme ça, on est bien munis.
Donc tout ça, la rébellion contre l'Union européenne, contre le système politique, en effet, aujourd'hui, est lourde. D'abord, parce qu'il y a un vieux divorce. Et nous savons que nous avons besoin de l'Union européenne. Donc, le sujet, c'est pas pour ou contre l'Europe. C'est une Europe tournée vers la protection contre les menaces extérieures. Et de moins en moins intrusive vis-à-vis de l'intérieur. C'est-à-dire, donc, on va leur dire, écoutez, vos histoires de marché de l'énergie, on va abandonner. Et c'est pas grave. Car ça n'empêchera pas de se vendre de l'électricité comme avant. Le marché sera toujours interconnecté. Mais l'Europe a un pivot énergétique qui est la France.
C'est le pivot technique qui alimente tous les autres. Et c'est le perdant économique. Nous ne pouvons plus nous laisser faire. Donc ça, c'est des décisions nationales qui emporteront des remises à plat dans la répartition des compétences entre l'Union européenne et la France. Alors moi, j'ai coutume de dire que tout ça n'est pas irréversible pour une raison simple. C'est que, d'abord, c'est le bon sens. Deuxièmement, c'est l'intérêt national. Et que nous sommes dans une situation si difficile que nous avons besoin de retrouver de l'oxygène pour respirer à nouveau. Il y a dans la France des ressources extraordinaires. Moi, je vois partout.
Les gens sont déprimés collectivement et combattifs individuellement. Désespoir collectif, bonheur individuel. On voit ça partout. Mais on n'a pas les débouchés pour faire surgir des décisions intelligentes. Vous avez aujourd'hui à la tête de l'État une administration qui est peuplée de gens très intelligents et qui prennent collectivement des décisions les plus stupides et antinationales qui puissent exister. Donc on a besoin, je crois, de se dire ces choses-là. Voilà. Et donc ça, les menaces, elles sont d'abord liées à notre désorganisation.
Nous ne sommes pas capables de prendre les bonnes décisions pour nous-mêmes conformément à nos objectifs intérêts et d'avoir la sagesse de mettre à distance celles qui nous mettent en grave difficulté. Voilà. Ce que je dirais aujourd'hui.
Les cinq menaces ont été verbalisées ?
Pas tout à fait. Il y en a beaucoup d'autres. Alors, les menaces, j'aime bien l'idée des menaces intérieures. Parce qu'elles viennent de nous-mêmes. De nos propres faiblesses. Bon, le financement par la dette sociale à crédit de notre train de vie ne peut pas continuer. Voilà. C'est tout. Le niveau des retraites. Les retraites sont indexées sur l'inflation. Les salaires ne le sont pas à part le SMIC. Donc les actifs, eux, prennent l'inflation et les retraités sont protégés. Alors qu'ils sont propriétaires de leurs logements, qu'ils ont finalement, eux-mêmes, n'ont pas les contraintes que les actifs ont à subir.
Donc aujourd'hui, vous avez une crise intergénérationnelle qui est en train d'exploser. D'ailleurs, on pourrait mettre en rapport la crise démographique avec la façon dont l'Occident a privilégié les seniors. Donc maintenant, vous avez des actifs qui commencent à se mettre en grève. Qui disent, à quoi bon travailler ? Pourquoi faire ? À quoi bon faire des enfants ? Pourquoi faire ? Donc on a à trouver le compromis social entre les générations pour rétablir une forme d'équilibre. Donc ça, ça fait partie de la dette sociale. Quand vous avez une feuille de paix, vous avez 100 euros de salaire, vous avez 28 euros qui partent sur les retraites.
Pourquoi le budget de l'État donne l'impression d'être obèse avec des résultats aussi minables dans l'éducation nationale et la santé ? Pourquoi ? Parce qu'il faut payer les retraites. Et c'est les impôts qui les payent parce que les actifs dans la fonction publique ne peuvent pas subvenir aux besoins des retraités. Il faut donc une subvention d'équilibre. Donc vous avez des budgets qui sont obéirés par ça. Donc il faut qu'on accepte l'idée 1. On va être obligé, on va avoir la double peine parce qu'on a la chute démographique qui fait qu'en 2070, il y aura 1,4 actifs pour un retraité. Donc presque 1 pour 1. en 70, donc 100 ans avant, comme moi j'avais 8 ans, on était 3,5 pour 1.
Donc on ne peut pas continuer comme ça. Donc il va falloir traiter ce problème. Donc il faut être beaucoup plus nombreux à travailler. Il manque 1 million d'emplois. Donc il faut réindustrialiser, c'est ce que disait Olivier. Il faut en plus travailler plus. Parce que si on ne travaille pas assez, comment on va faire pour nourrir les autres ? Et puis il va falloir à un moment qu'on accepte la discipline au fil du temps. Ça ne se fera pas tout de suite mais il faut avoir l'intelligence de dire la dette n'est pas en soi mauvaise comme le cholestérol. Il y a le bon et le mauvais. La dette, il y a la bonne et la mauvaise. La mauvaise dette, c'est celle qui finance le train de vie.
La bonne dette, c'est celle qui investit, qui permet d'investir l'infrastructure, l'éducation et qui permet d'avoir des revenus en contrepartie.
Je rebondis sur Arnaud avant de rebondir sur toi Olivier. Ursula von der Leyen, elle outropasse pas un petit peu ces pouvoirs-là ?
Alors, merci de poser cette question inattendue mais tout à fait nécessaire. 1. Mme von der Leyen, comme la quasi-totalité des institutions européennes, agissent hors traité. C'est-à-dire qu'ils sont en situation ce qu'on appelle chez les juristes ultra-viresse. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est une espèce de barbarisme qui est très précis. c'est-à-dire que vous êtes hors de vos compétences. Le Parlement légifère sur des tas de sujets qu'il n'a pas le droit de légiférer. La Commission européenne, alors elle, elle est invasive et intrusive.
Elle régit la vie des Européens toute la journée sur tout et n'importe quoi, la queue des casseroles, la gomme arabique, je ne sais quoi, les élastiques pour jouer dans les cours de récréation, etc. D'où le sentiment d'intrusion permanente et d'une espèce de fabrication de normes à jet continu qui fait que 65% des décisions, des lois, des règlements sont d'inspiration européenne. Ils ne sont pas du tout décidés par nos élus. Voilà, c'est fait par un truc bizarre avec des compromis dans une chambre noire ou une boîte noire qu'on n'arrive jamais à décrypter et ouvrir.
Et puis surtout, il y a en Allemagne, et ça c'est un point intéressant, les Allemands, ils ont mis un système de protection contre ces excès de pouvoir, ces espèces de dérives extra-traitées des institutions européennes. Ils ont un tribunal constitutionnel qui est absolument rigide, et heureusement pour eux, c'est le tribunal constitutionnel de Karlsruhe qui fait respecter la constitution allemande contre les institutions européennes et écarte tous les textes qui sont hors traités en disant la constitution allemande dans sa souveraineté doit être respectée.
C'est un traité, donc il n'y a pas un pouvoir, puisque c'est un pouvoir délégué depuis les États membres vers un traité qui est un accord international, il n'y a pas de légitimité à ce que le droit européen passe son temps à piétiner notre constitution. Chez nous, en France, nous avons trois juridictions. Conseil d'État, Courte de cassation, Conseil constitutionnel. Aucune d'entre elles ne fait respecter les traités européennes.
Et donc, vous avez le Conseil d'État qui se permet d'écarter les demandes, et ça a été fait par Jean Castex, ça a été Premier ministre, il a demandé l'application de la Constitution, c'est-à-dire le droit pour la France de préférer ces lois nationales plutôt que les décisions européennes, et le Conseil d'État a dit non, non, non. Et c'était dans une affaire de sécurité intérieure puisque ça concernait le décryptage par les services de sécurité de l'ensemble des données cryptées, des réseaux, des données cryptées, des systèmes de communication qui servaient à la délinquance, bien entendu. Donc on a un problème.
D'ailleurs, un jour, le Conseil d'État, Benoît Teman, m'a demandé de venir parler de souveraineté. Ah ben, je lui ai dit, vous tombez bien, vous êtes les auteurs des atteintes à la souveraineté. C'est vous, par votre jurisprudence et la Cour de cassation, mais essentiellement le Conseil d'État, qui est très actif sur le sujet, qui pensait que l'intégration européenne, c'est l'abandon de toute décision venue de la souveraineté nationale. Donc là, je leur ai dit, vous allez avoir un retour de bâton extrêmement grave. Donc préparez-vous, ça va secouer.
Et j'ai d'ailleurs, je leur ai envoyé une note que j'ai rendue publique, elle a été rendue publique par la fondation de Jean-Pierre Chevènement, Res Publica, ceux qui veulent s'y référer. Alors, ils n'ont pas voulu en faire état, parce qu'ils ont le... Comme toujours, si vous voulez, la souveraineté, c'est un discours cosmétique, mais quand il s'agit de protéger nos intérêts, il n'y a plus personne.
Juste avant de redonner la parole, Olivier, en deux mots, on qualifie cette attitude de quoi ? C'est de la forfaiture ? C'est quoi ?
Non, c'est une culture. Pas de couilles, pas d'embrouilles ? C'est une culture. C'est ce qu'on appelle la culture de la construction européenne. Je vais vous dire pourquoi. Les Allemands, ils construisent l'Allemagne. Les Italiens, l'Italie. Les Espagnols, l'Espagne. La France, elle construit l'Europe. Mais elle est toute seule. Donc c'est elle, la variante d'ajustement. Et nous avons une cohorte de hauts fonctionnaires qui d'ailleurs passent leur vie à Bruxelles, dans leur carrière, dans leur vie et dans leur culture. Ils considèrent qu'ils sont l'avant-garde éclairée de l'intelligence nationale. Et ils pensent qu'être européen, c'est défendre l'intérêt national. C'est pas vrai.
Et donc ça, on ne peut pas leur en vouloir. On ne peut pas en faire des criminels. On peut juste se dire qu'on a une élite qui n'a pas compris le sens de l'histoire.
Cette élite française, est-ce que vous avez regardé qui est-ce qui les finance, avec qui ils sont connectés ? Est-ce qu'ils sont connectés avec des réseaux américains atlantistes ? Est-ce qu'ils ont bénéficié des largesses ? On s'est compris.
Alors, oui. Alors, moi, je n'ai pas de vision, j'allais dire... De défense nationale ? Non, mais je n'ai pas de connaissance ni de vision. C'est-à-dire, quand quelqu'un défend quelque chose, je considère que c'est qu'il le pense. Peut-être qu'il est acheté. Je n'ai pas de vision de conscience généralisée de la haute administration. Vous n'êtes pas un peu naïf ? C'est possible. J'en accepte la mauvaise augure. Il m'est arrivé plusieurs fois de l'être et je préfère le rester pour pouvoir continuer à mener sincèrement le combat. Mais, je dois vous dire que, bien sûr, moi, ce que je vois, si vous voulez, c'est qu'il y a un entre-soi. Il y a une endogamie, ça, c'est certain.
Et puis, il y a une espèce d'absence de diversité culturelle. Moi, quand j'étais à Bercy, je passais ma vie à diversifier. Je disais, à la direction du Trésor, il faudrait qu'on ait des économistes. C'est-à-dire, des universitaires. L'université, c'est la franchise universitaire. C'est-à-dire la liberté de penser. Et, évidemment, on nous disait, non, mais ça, c'est des postes réservés à des hauts fonctionnaires qui ont fait ceci, qui ont fait cela, etc., qui ont le diplôme de ceci et de cela, qui sont dans tel grand corps, qui viennent de l'ENA, qu'on fait... Bon, très bien.
Je leur dis, peut-être, mais on a besoin d'avoir, comme, par exemple, dans l'administration américaine ou les administrations européennes, une espèce de melting pot intellectuel pour que le gouvernement soit éclairé par autre chose que des gars qui répètent leur polycopie depuis qu'ils ont 25 ans et qui se rengorgent de leur propre diplôme. Les diplômes ne nous intéressent pas. Ce qui nous intéresse, c'est l'expérience, le terrain, la pensée libre, la confrontation dans les symposiums universitaires mondiaux. Donc, moi, j'ai dit, moi, je veux des prix Nobel à la tête de la direction du Trésor. Voilà.
Et on m'a dit, ah ben oui, mais c'est des postes réservés aux magistrats de la Cour des comptes. Ah, alors, dans ce cas-là, Amen. Enfin, vous avez compris, les ministres passent, l'administration se maintient. Et la France, ça, c'est vous qui l'avez dit, je trouve que la rime est riche.
La rime est riche, la balance commerciale, on en est où ?
Alors, Olivier, la balance commerciale, elle n'est pas bonne, notamment en biens. Et elle n'est structurellement pas bonne depuis le milieu des années 2000. Moins 50 milliards. L'Italie, elle est à plus 100 milliards sur les biens. Elle était excédentaire. En 2000, elle était excédentaire. Elle a vraiment basculé structurellement au milieu des années 2000. Et depuis, c'est l'indicateur majeur pour moi de la santé de l'économie d'un pays. Alors, on fait des calculs savants avec les entrées des dividendes des grands groupes parce qu'on a des très grands groupes qui ont investi énormément à l'extérieur et qui font des rentrées. On fait des calculs aussi avec les services.
Mais encore une fois, on parle de souveraineté et il y a des services de souveraineté indéniablement, mais beaucoup de la souveraineté est concentrée dans les biens. Et là, on a une balance qui est structurellement déficitaire, en effet. Je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Arnaud. Je vais lui laisser la partie Europe. Je voudrais parler de l'incompréhension qu'il y a aujourd'hui entre ce qui se passe dans nos territoires avec des gens qui veulent se battre et ce qui se passe à Paris. Moi, je suis très très frappé. J'ai parlé de cette question de cohésion territoriale. J'ai fait le tour de la France. J'ai fait 50 villes petites, moyennes, pour présenter le bouquin dont Arnaud a parlé.
Aujourd'hui, il y a de plus en plus de la colère et de l'incompréhension un pilotage central. Je n'ai pas la verve de Arnaud pour décrire ça avec les mêmes mots que lui, mais il y a la même colère que celle qu'il exprime entre l'Europe et l'incompréhension entre le niveau européen et le niveau français. Et là, avec les territoires, moi, c'est quelque chose qui me marque véritablement. On a une administration, une autre administration qui pilote le pays en ne comprenant pas ce qui se passe sur le terrain. Tout simplement, qu'est-ce qui se passe dans les boîtes, qu'est-ce que vivent les territoires. Moi, il y a un chiffre qui m'a marqué énormément le niveau de pauvreté des Français.
Je crois que le chiffre date d'il y a quelques années. Un tiers des ménages français ont moins de 100 euros sur leur compte en banque le 15 ou le 10 du mois. Mais vous vous rendez compte comment... Enfin, c'est une réalité terrible sur l'état de santé économique de notre pays. Où est-ce que c'est relayé dans des grandes politiques ? Où est-ce qu'on s'adresse à ces territoires qui souffrent, à ces villes qui sont parties en vrilles économiquement, socialement, voire politiquement, c'est-à-dire qui n'ont plus l'impression de partager un destin commun avec la nation parce qu'on les a laissés tomber, parce qu'on a laissé tomber leurs outils productifs, notamment.
Voilà un autre élément de cette fragilité, de cette fracture que mentionne Arnaud, qui est celle entre les territoires et la capitale et qui ne va pas en se rétrécissant. Et là, je partage aussi le constat de Arnaud, c'est-à-dire qu'il n'y a rien d'irrémédiable là-dedans.
Non, mais tout le monde a le droit de mettre des lunettes roses, les gars. Je veux bien qu'il n'y ait rien d'irrémédiable. Je vois la capacité de la France à aller sur les marchés du pétrole, du gaz, contre des nations qui ont les crocs, contre des nations qui sont, en termes géopolitiques et de partenariats diplomatiques, beaucoup plus proches. Je vois la France n'ayant plus de paroles diplomatiques, n'ayant plus la capacité à aller discuter pour apaiser les choses, à être la troisième voix. Et je veux bien que vous ayez des lunettes roses, les enfants. Je vois Macron faire des grands discours. J'ai vu Bruno Le Maire se vanter qu'il ait sauvé la France. Je vois la dette.
Je vois les marchés capables d'attaquer la dette française. Je vois une perte de souveraineté totale. et je ne vois personne être capable de dire maintenant, ça suffit. On est français, on va vous montrer ce que c'est être français. J'entends la proposition d'Arnaud en disant nous sommes le hub énergétique. Les Allemands ont voulu nous torpiller notre nucléaire. On va les prendre et on va les visser comme on sait faire. J'allais dire en Bourgogne. Mais il est temps de se réaffirmer les enfants là. Qui voyez-vous dans le gouvernement Macron ou le potentiel élu à la prochaine élection présidentielle capable de dire maintenant ça suffit ? On a bien compris votre petit jeu.
Les Français sont réveillés. Si vous commencez à nous chercher on va vous mettre des bâtons dans les roues. Les Allemands il va faire tout noir pendant l'hiver. Il va faire 4 degrés à Berlin et on va voir qui fait le malin avec ses mixeuses à éoliennes. Arnaud je commence à m'énerver là. Alors qui qui qui Oui comment comment comment
Non qui d'abord Oui qui Personne Je le cherche encore Ok Bon je la cherche Comment ou je la cherche Comment on sait Comment Comment on sait Il y a des décisions Moi je voudrais je voudrais qu'on regarde ce que c'est que des décisions cohérentes où on mobilise toute la société autour de la reconstruction d'un appareil productif digne de ce nom c'est à dire qui nous permettent de nous nourrir qui nous permettent d'assurer notre liberté et notre indépendance C'est ça qu'il faut faire Qu'est-ce que c'est ? Ça consiste en quoi ?
Écoutez c'est pas très compliqué D'abord c'est une mobilisation nationale donc c'est pas le décret qui tombe d'en haut C'est un projet pour tout le monde Il faut qu'on aille les chercher En fait c'est un projet où tout le monde a quelque chose à apporter Les syndicats les entrepreneurs les entreprises les grandes entreprises les petites les moyennes les TPE tout le monde peut apporter ça et les territoires les élus et les citoyens les salariés les consommateurs les distributeurs Tout le monde peut s'y mettre Mais pour ça il faut ordonner la volonté collective Il faut qu'il y ait un leadership qui dise bon bah on est faible on a perdu de la substance c'est pas on n'est pas on a encore des grandes ressources on a de la puissance quand même encore nous on a l'aéronautique le nucléaire la métallurgie on a de l'automobile encore si si on commence on décide de se protéger enfin contre l'invasion chinoise franchement on est capable de rebondir parce qu'on a de la force bon quand on a dit ça parce qu'on peut aussi pleurer sur l'air renversé des 20 dernières années moi même quand j'étais au gouvernement j'ai pleuré je peux vous dire et pas et c'était difficile bon donc le sujet c'est comment on fait bah c'est pas compliqué il va falloir réformer le système financier et mettre du protectionnisme dans le système financier c'est à dire dire bah écoutez on a 3000 milliards de stock d'assurance vie c'est nos fonds de pension pour une fois ils vont arrêter de financer les Etats-Unis et la tech on va leur demander pour 5% des encours de financer les PME non cotées
là je t'envoie les fonds vautours je te fais attaquer ta dette qui s'est fait dégrader sa note et là tu vas payer quoi en intérêt de la dette
bah d'abord je suis pas sûr que la dette soit une si grande vulnérabilité que ça si un gouvernement décide de remettre la France à niveau si c'est sa volonté et qu'il a un chemin cohérent pour le rendre crédible ça moi je crois pas pourquoi parce que la France n'est pas dans une situation qui aujourd'hui risquerait une attaque des marchés elle risque juste l'apoplexie budgétaire ça c'est beaucoup plus grave écoutez moi bien c'est beaucoup plus grave ça veut dire qu'un gouvernement aujourd'hui comme celui de monsieur Lecornu qui se retrouve avec 4 milliards soit de pertes de recettes soit d'augmentation d'opex militaire se retrouve en situation de devoir refaire son budget où il a déplacé 16 milliards puisque c'était ça le budget non voté ou voté à l'arrache avec des ordonnances au mois de février au lieu du mois de décembre et bien les 16 milliards déplacés son budget il est mort parce qu'entre temps la charge de la dette elle a augmenté de 10 milliards donc aujourd'hui le vrai sujet et d'autant que la restructuration de la dette puisque arrive à échéance un certain nombre d'emprunts le taux est en train d'exploser il est multiplié par 3 c'est ça le sujet donc là vous avez une explosion de l'intérêt de la dette donc les marges de manœuvre budgétaire sont en train de se détruire de rétrécir qu'est-ce qui se passe après ?
si vous avez par exemple un Mélenchon qui a un programme absolument délirant parce que j'ai regardé le programme sérieusement 230 milliards de dépenses nouvelles là-dedans vous avez un million d'emplois publics créés les recettes qu'il met en face c'est 100 milliards d'impôts nouveaux donc 80 milliards sur les entreprises donc en fait il va couler il va tuer la poule aux oeufs d'or et il va couler la France là pour le coup parce qu'il n'y a aucune crédibilité que d'abord il crée lui-même une impasse donc il crée 100 milliards de déficit chaque année donc en fait c'est ce que j'ai dit si vous voulez couler la France il faut voter Mélenchon au premier tour elle n'est pas bien mais alors là on va l'achever c'est le médecin de Molière qui pratique la saignée pour guérir et qui l'envoie aux obsèques bon voilà c'est exactement ça donc ça oui ça c'est un désastre on va faire en avertir c'est un exemple de désastre parce que vous prenez le programme du parti socialiste il n'a pas été chiffré mais moi je l'ai fait chiffrer grâce à la puissance de Claude qui est 5000 fois plus intelligent que les assistants parlementaires réunis dans la cour de récréation du parti socialiste et là qu'est-ce qu'on voit on voit un mini Mélenchon toujours pareil des dépenses des impôts donc là on a besoin quand même de gens un petit peu sérieux et vous me permettrez de dire parce que moi je suis excusez-moi je suis un peu le curé défroqué qui a quitté l'église de la social-démocratie pourquoi ?
parce qu'elle a abandonné les gens je l'ai bien vu elle a abandonné les français puis elle a abandonné la France la nation la frontière toutes ces choses très importantes qui doivent animer tous les partis politiques c'est dans ce cadre-là qu'on doit jouer donc l'universalisme c'est l'oubli de la nation et de la France moi ça ne me va pas
Olivier imaginons on a Arnaud comme pointe de diamant d'un coup de baguette magique je lui fais endosser la fonction suprême de président de la république
il ne devriez pas vous le regretteriez même s'il ne veut pas c'est moi aussi
la cheville ouvrière quand elle entend ça est-ce qu'on peut mettre ça en oeuvre c'est-à-dire la cohésion sociale après toutes ces années de subornation de vote en passant de la droite à la gauche je suis le président du pouvoir d'achat votez pour moi je suis le futur président qui va vous protéger cette subornation de vote par la dette qui a entretenu pendant des années les gens dans une sédation quand on va réduire les budgets l'état le futur président de la république va se retrouver avec une contestation sociale dingue on voit les différentes dotations de la police de la gendarmerie et même de l'armée augmenter pour du contrôle social parce que quand vous commandez x millions de grenades x millions de grenades de désencerclement c'est pas pour le 14 juillet ou peut-être si ça va être pour le 14 juillet pour les Champs-Elysées le président de la république je vais essayer de défendre Macron parce que comme vous le savez j'aime toujours faire l'avocat du diable Macron il se retrouve quand même avec potentiellement des gilets jaunes sous stéroïdes qui ont été matraqués maintenant quand les gens vont redescendre dans la rue ils vont moins être gentils ils vont arrêter de mettre un uniforme gilet jaune ils vont moins être gentils quelle est la marge de manœuvre d'un ministre des finances d'un président de la république quand il y a eu en fait cette inertie ce gras qu'on a mis autour des gens de dettes pour les calmer laisser dater
je pense que on n'a pas la même vision on n'a peut-être pas rencontré les mêmes personnes alors encore une fois la France est très hétérogène mais quand tu vas encore une fois dans les territoires ceux qui ont envie d'être productifs un la prise de conscience de l'état actuel des finances de l'état pas de la France parce que la France est riche 6600 milliards d'euros d'épargne des français non mais si on n'y touche pas
c'est fiscalisé c'est à nous on n'y touche pas
attend ok non mais je veux dire la France elle-même comme pays c'est un pays riche qui a des moyens de relancer les choses donc moi ce que je trouve ce que je ressens encore une fois avec beaucoup d'humilité parce qu'il y a beaucoup de vision dessus mais c'est que un les gens ont parfaitement conscience de l'état actuel des finances savent qu'ils vont devoir se retrousser les manches et la question c'est pas comment tu tu répartis la pauvreté ou le gâteau qui se rétrécit par le mécanisme c'est comment tu recrées de la production et comment tu recrées de la richesse
avec de l'énergie
alors notamment de l'énergie il n'y a pas que ça mais on va prendre un exemple on a fait la start-up nation on a mis des centaines et des milliards d'euros sur la start-up nation alors ici
on n'a pas le droit de dire ça start-up nation on dit l'élevage de la licorne magique
l'élevage de la licorne magique si tu veux bon ben il y a deux licornes qui sont tombées c'est bien de faire des paris sur l'économie d'après demain si on avait mis 200 ou 300 millions d'euros seulement ça peut paraître beaucoup mais à l'échelle de ce qu'on a mis dans France 2030 sur les tissus des PME et des ETI tous les ans tu vois depuis 10 ans
on a fait un élevage de cafards c'est bien
mais là je ne te parle pas des gens qui font l'élevage de cafards je te parle des gens qui font de la mécanique de précision qui font de la plasturgie etc c'est-à-dire des business qui sont existants qui ont besoin de trouver de l'investissement pour se développer qui ne présentent pas de risque parce qu'ils connaissent leur marché connaissent leur technologie connaissent les compétences dont ils ont besoin et si on avait fait ça tu as un potentiel de 400 000 emplois en France dans la production et ce n'est pas des emplois collés au SWIC c'est des emplois un peu au-dessus qui permettent de financer notre charge sociale etc donc tu as un vrai potentiel dans les territoires de recréation de richesse si tu veux répartir un gâteau qui se rétrécit parce que d'un côté tu as la dette de l'autre côté tu as une assistance tu as une attente sociale énorme oui effectivement tu vas vers tension si tu te dis on va faire grossir le gâteau et que tu expliques aux français comment on va le faire grossir raisonnablement pas en visant 15% d'industrie dans le PIB dans 10 ans parce que ça c'était juste illusoire si on arrive déjà à 12 ou 13% si on crée 700 à 800 000 emplois industriels dans 10 ans on a déjà fait quelque chose qui est super chouette pour notre nation et c'est sur cette trajectoire là tu fais grossir le gâteau et à ce moment là tu as effectivement des arbitrages difficiles à faire mais tu donnes une direction tu donnes un projet et si tu fais ça à mon avis la colère dont tu parles et que je constate aussi tu es capable non pas de la canaliser parce que le terme est mauvais mais de lui donner une espérance une direction qui permette de nous remettre sur le chemin mais si tu ne crées pas plus de richesse dans ce pays effectivement on est coincé par l'ensemble des contraintes que tu donnes et donc tu as ce potentiel de notre tissu industriel qui a été tenu ou écrasé pendant quelques années et puis on a eu cette folie sur les licornes comment tu as dit ça ?
la vache de la licorne magique le hara de la licorne
voilà
la machine a aspiré des subventions pour rien faire
donc on a ce potentiel là j'étais à Montbéliard hier au soir on me racontait comment les petites subventions entre guillemets données lors de France Relance avaient permis de moderniser cet outil productif et quand on a basculé de France Relance à France 2030 les PMI elles n'ont pas retrouvé plus d'incitation à innover voilà donc déjà là tu as un potentiel énorme tu as une épargne française 6600 milliards d'euros je ne te demande pas de la taxer je te demande qu'elle soit investie un petit peu plus dans notre outil productif 2 ou 3% de l'épargne si tu prends que les fonds dont tu as parlé Arnaud ça fait 5% parce que c'est la moitié du total donc on est parfaitement cohérent sur les chiffres si tu mets ça et que tu l'injectes dans l'outil productif tu te fais une trajectoire de réinvestissement et de réindustrialisation qui te permet de créer des emplois dans les territoires là où tu as ce problème de répartition de la valeur ajoutée qui te permet d'avoir un peu de souveraineté aussi en plus ça ne fera pas de mal en chemin et qui te donne cette création de richesses supplémentaires pour financer ton système social donc oui toutes ces solutions-là tu les as elles sont partagées entre les organisations syndicales et les organisations patronales créer des fonds par exemple avec l'épargne salariale qui financerait non pas des fonds basés au Luxembourg qui alimentent des fonds américains etc mais qui financerait des espèces de sparcasseurs régionales c'est-à-dire des banques régionales ou des fonds régionaux pour ce tissu-là patronat et syndicats sont en faveur donc allons-y pourquoi on n'y va pas et c'est là où tu as la question qui est-ce qui est capable de faire ça moi je suis comme Arnaud je ne sais pas répondre mais je sais que ce pays aujourd'hui est en train de construire ce type de solution-là les organisations qui le font ce qu'on appelle la société civile est d'accord pour y aller à partir du moment où tu as cet espoir-là il y a un chemin à suivre je t'ai parlé de l'épargne qu'est-ce qu'on prend la commande publique la commande publique là Arnaud a été un visionnaire il s'est tapé la tête contre les murs mais si on achetait en France comme on achète en Allemagne et en Italie et je ne te fais pas changer les traités européens tu fais 15 milliards d'euros de plus pour le tissu industriel français on va sans tricher avec les traités européens juste en étant intelligent sur la manière dont tu le fais 15 milliards d'euros ça ne parlera peut-être pas à tous nos auditeurs mais si on le met dans une perspective c'est à peu près un tiers de notre déficit commercial la commande en bien 50 milliards en bien d'accord donc la commande publique si on l'orientait patriotiquement dans le respect des textes européens sans se faire choper par la police européenne tu as là de quoi réduire ton déficit commercial de un tiers c'est un levier macroéconomique fantastique qu'on n'utilise pas pourquoi question de culture il faut secouer le système en effet mais là la solution elle est connue
monsieur mon ministre quand vous voyez ça que il y a quand même d'après Olivier il y a quand même quelque chose qu'on peut mettre en oeuvre rapidement
c'est ma conviction partagée avec lui depuis le début de cet entretien
monsieur mon ministre pourquoi ce n'est pas fait
pour une raison simple par exemple la proposition d'Olivier Luanzi que j'approuve et que je trouve parfaitement juste et efficiente sur la mobilisation de l'épargne des françaises c'est une arme considérable tous les pays n'ont pas cette arme nous avons ça donc c'est l'atout à partir duquel on peut redémarrer c'est pas la peine de faire de la dette là pour le coup n'est-ce pas puisque nous avons les actifs c'est parce que nous avons un système financier et un système bancaire qui n'a pas été réformé qui ne fait pas son boulot il n'a pas été reconstruit pour financer la réindustrialisation pourquoi parce que il y a un petit sujet un de règles européennes deux d'entrechoix de l'administration économique et du système bancaire et puis les fonds sont devenus aussi des outils de prédation pour les intérêts étrangers donc si on avait un système bancaire qui avait financé on aurait moins de fonds en fonds propres qui viennent prendre du capital enfin investir du capital mais qui en fait s'installe et qui déménage notre économie par petits bouts donc on a raté ou plutôt on n'a jamais voulu mettre à l'ordre du jour parce que les intérêts de la banque dans notre pays dominent l'administration économique le MEDEF et un certain nombre de positions j'ai bien compris vous savez on le sait donc là il y a un petit sujet un petit sujet de qui dirige le pays voilà donc là moi je suis surpris parce que je suis allé voir un ancien ministre qui s'appelle Eric Lombard pour l'alerter pour lui pour défendre cette proposition je lui ai dit pourquoi tu fais pas ça hein pourquoi il m'a dit écoute ouais Bruxelles ceci cela il était de bonne volonté mais ce qu'il a ce qu'il m'a dit il m'a dit j'ai regardé la migration de notre épargne elle part dans des conditions scandaleuses aux Etats-Unis financer la tech et surtout au lieu de financer la France c'est notre argent et surtout dit-il mon prédécesseur il parlait d'un certain Bruno Le Maire avait organisé ce qu'on appelait les fonds Tibi du nom d'un polytechnicien qu'il avait nommé qui s'appelle Philippe Tibi qui était chargé de flécher amicalement de façon incitative mais non contraignante la collecte de l'assurance vie vers des fonds qui devaient normalement financer les PME dont parle Olivier résultat totalement bidon et c'est Eric Lombard qui me l'a dit je lui ai dit mais on le sait ça donc qu'est-ce que vous attendez pour faire une loi pour contraindre là où on a essayé de parler à l'oreille de la finance c'était gentil il ne faut plus être gentil donc là les réformes du système bancaire et les réformes de la mobilisation de l'épargne et de l'allocation des ressources doivent changer il n'y a pas de patriotisme dans la finance il n'en a pas et le système bancaire il a quitté le terrain à part les réseaux de banques mutualistes
tout le reste va quitter le terrain et en plus il y a la question de l'institution mais est-ce que les français derrière ils perdraient parce que tu vas dire ok aujourd'hui on a une épargne on la met sur des fonds ils vont de la tech ils te livrent du 15% etc non ça c'est ce qu'ils affichent je suis bien d'accord avec toi et en fait quand tu regardes comme c'est des montages à étage toi quand tu es un ménage qui met 5000 euros 3000 euros sur ces investissements là tu as deux fois moins en taux donc tu es plutôt à 7% quelque chose comme ça si si tu peux et après l'attente on a fait un sondage sur une des régions l'attente des français à quel moment est-ce qu'ils sont prêts d'investir quelques milliers d'euros des étrennes qui vont donner à leurs enfants pour faire en sorte que tu développes des emplois dans leur territoire etc elle est entre 5 et 6% donc on est capable de monter un système qui répond à l'attente de retour sur investissement des français et des ménages et qui en même temps finance cet outil productif sans aucun problème il n'y a pas si tu veux de blocage financier sur les flux on peut le faire
ok j'ai écouté notre chef d'état-major vous avez entendu son discours auprès de l'association des maires de France qu'il fallait se préparer à perdre nos enfants pour défendre la France qu'il fallait que les maires trouvent des places pour nos militaires parce que comme on a vendu toutes nos casernes on ne sait plus où loger nos militaires est-ce que le milieu de l'entreprise est prêt à naviguer en temps de guerre est-ce que l'état se prépare à mettre notre économie en temps de guerre une économie de guerre c'est-à-dire Renault va faire des drones peut-être Dassault on va continuer de faire des petits avions est-ce que la métallurgie va pouvoir suivre est-ce qu'on va pouvoir se réarmer sans énergie est-ce que les entreprises ne sont pas en short face à la guerre qui arrive
je ne sais pas
attention j'ai eu le président du MEDEF il n'y a pas très longtemps ici il m'a dit et on est en short
je ne saurais pas répondre à cette question-là et je pense qu'on n'a pas de plan si tu veux pour basculer moi le point qui me marque sur les dernières années c'est qu'on s'est tapé une série de crises économiques d'accord les unes après les autres etc la résilience c'est-à-dire la résistance la capacité de s'adapter de notre tissu industriel moi il m'a quand même un peu bluffé ok on s'est pris un certain nombre de coûts etc 1000 milliards ont fait Macron mais là tu parles de la dette mais d'accord sur la partie mais t'en as eu d'autres décrises t'as pas eu que celles qui ont été couvertes par la dette moi je trouve que le tissu industriel certes il s'est rapetissé il ne grandit pas comme je souhaiterais mais il a été quand même capable de s'adapter à pas mal de crises notamment d'approvisionnement etc donc je ferai le pari en tous les cas d'une capacité d'adaptation et d'une résilience qui est peut-être supérieure à celle qu'on imagine il n'y a pas de plan pour aller dans l'univers que tu décris et je ne souhaite pas qu'on aille dans cet univers là d'ailleurs mais on a quand même un tissu industriel qui a montré sa capacité d'adaptation et de résistance monsieur mon ministre faisant si on fait
un bref scanner de la situation des secteurs c'est intéressant on verra par secteur l'agriculture elle descend elle est de moins en moins capable de répondre à nos besoins alimentaires donc sur le plan de la souveraineté et de l'indépendance et de la capacité à produire on n'est pas bien sur tout ce qui concerne l'automobile on est attaqué très sérieusement et on risque de perdre nos grandes entreprises c'est ça qui se prépare si on ne bouge pas c'est à dire si on ne prend pas des mesures protectionnistes dignes de ce nom au plan européen ou peut-être faudra-t-il au plan national si on regarde le numérique on est colonisé donc on est dans la main des américains si on regarde la finance on n'est pas loin de l'être également c'est à dire qu'en fait on n'a pas d'autonomie de grandes décisions et on n'est pas mobile sur la défense on est très bon parce qu'on a une politique industrielle d'état on a mis 20 milliards par an depuis 50 ans donc évidemment on est très bon on est très solide mais c'est petit si on regarde l'aéronautique on est bon mais c'est les allemands quand même qui ont pris une bonne partie d'Airbus quant au luxe bon c'est bien la maroquinerie tout ça mais ça ne suffit pas voilà donc quand on regarde la situation je pense qu'on n'est vraiment pas prêt ça c'est sûr puisque on n'a pas organisé notre capacité à être indépendant donc il y a beaucoup de ministères ministère de l'économie et de la souveraineté industrielle ministère de l'agriculture et la souveraineté alimentaire ministère de etc mais c'est un mot mais les politiques n'ont pas eu les effets parce qu'il n'y en a pas eu en fait de grandes politiques de reconstruction de notre indépendant donc en fait le programme c'est le livre d'Olivier sur l'industrie voilà alors la ministre d'agriculture a lancé des plans de souveraineté j'ai accepté d'écrire un bout parce qu'elle me l'a demandé je le fais de façon bénévole parce que je trouve que c'est pour la France et moi je suis à la disposition du gouvernement de la France quel qu'il soit donc j'ai accepté d'écrire je vois dans quel
Jordan Bardella
il n'est pas au gouvernement que je sache pour l'instant l'année prochaine il le sera écoutez moi je considère que le gouvernement de la France c'est le gouvernement légitime voilà c'est comme ça après les électeurs ils font ce qu'ils ont à faire et moi je ferai ce que je veux dans l'isoloir donc moi une chose que je peux dire c'est que il y a un travail qui est fait avec les filières mais je vois tout ce qu'il faut remonter les écarts les difficultés puis je vois bien aussi tout ce qu'on a laissé s'installer comme réglementation absurde qui détruise l'économie c'est à dire qu'en fait on n'a pas construit le compromis intelligent entre écologie et agriculture économie agricole pourtant c'est le même préfixe on aurait dû on aurait dû trouver les voies et les moyens de travailler ensemble ça n'a pas été fait conséquence on a on a absolument rendu impossible la production sur notre sol national d'un grand nombre de productions donc moi je suis chargé toutes les filières de production végétale spécialisée là alors l'huile d'olive le lin le houblon des choses de la vie quotidienne qu'on a tous les jours dans notre vie et bien on a des productions très fortes et puis on a des filières qui sont on importe à 95% je repense à une note qui avait été signée par le haut commissaire au plan un certain François Bayrou qui plus tard est devenu premier ministre qui s'appelait la bataille du commerce extérieur et il avait écrit je le cite de mémoire je pense pas beaucoup le déformer il avait dit par certains aspects l'économie française a les traits d'une économie en voie de développement tout était dit mais c'était déjà il y a 6 ou 7 ans le temps passe et il ne se passe rien donc on a besoin là d'un redressement d'urgence
juste pour illustrer le propos d'Arnaud prends ton temps il n'y a pas juste prends ton temps oui alors je prends mon temps pour compléter ce que dit Arnaud il y a quelque chose qui nous manque par exemple quelles sont les productions essentielles c'est à dire demain on est face à des crises on le sait qu'elles vont venir climatiques militaires géopolitiques commerciales etc quelles sont les productions dont on a besoin de garder la maîtrise sur notre territoire afin d'être sûr que la colonne vertébrale de notre économie elle ne s'effondre pas question elle est assez intuitive après je te mets devant une feuille blanche et je te dis commence à faire la liste ça devient compliqué parce que c'est pas évident le concept est simple la production essentielle dont on a besoin pour maintenir notre outil productif ça ça va on visualise bien dans le détail c'est difficile à faire cette liste là n'existe pas en France personne dans l'état n'y a réfléchi sectoriellement on a fait un peu les médicaments critiques un peu ceci un peu cela la liste des métaux des métaux stratégiques par la commission européenne fait rigoler et puis les objectifs qui nous sont donnés sont au doigt mouillé complètement même la cour je crois que la cour des comptes européenne où il y a un rapport officiel qui s'étonne d'objectifs qui sont absolument pas justifiables justifiés donc il faut qu'on ait une réflexion sérieuse on a lancé un projet dans le conservatoire national des arts et métiers pour faire justement cette liste là quelles sont les méthodes qui fonctionnent etc c'est des choses pas difficiles mais accessibles on va le faire on va la sortir cette liste elle sera pas parfaite une fois que tu as ça tu as un outil sur lequel tu peux orienter ta politique industrielle en disant bah écoute les cartes panini digitalisées qui ont fait l'objet de tweets du président de la république et du ministre de l'économie et des finances parce qu'ils avaient levé des centaines de millions d'euros je suis pas sûr que l'utilité sociale pour la nation soit la même que celle d'avoir une bonne filière de végétaux qui te produisent des protéines et qui te protègent contre de l'importation de choses absolument essentielles on va commencer à pouvoir je dirais s'orienter vers des vraies priorités qui correspondent non pas au monde des années 90 qu'on a rêvé avec du libre-échange qui a créé de la richesse c'est indéniable dans un monde de paix et de bisounours sans doute c'est plus notre monde aujourd'hui c'est un monde de rapport de force il faut qu'on adapte notre outil productif c'est possible est-ce que je peux compléter le complément
je vous en prie monsieur mon ministre alors
je prends l'exemple des médicaments je gratte 10 minutes de plus je prends l'exemple des médicaments qui a été évoqué par Olivier les médicaments on a un rapport de 2016 qui disait on a 2000 médicaments sensibles sur lesquels on est dépendant de l'étranger et on est en rupture de stock soit potentiel soit acquis soit montré démontré et acté déjà il y en a qui ont fait leur boulot le gouvernement a pris à organiser pendant toutes ces années et notamment après le Covid c'est pas seulement le Doliprane il y avait quand même d'autres choses à peu près entre 20 et 30 j'ai plus le chiffre exact malheureusement le Doliprane qui a été vendu aux Etats-Unis c'est ça ?
non non non mais je parle c'est une marque Doliprane c'était le paracétamol les principes actifs du paracétamol donc parmi les projets de relocalisation en France sur le sol français il y avait des projets pour d'une vingtaine de principes actifs ou molécules très importantes pour notre indépendance sanitaire je crois savoir qu'il n'y en a pas beaucoup qui ont été réalisés d'ailleurs le projet sur le paracétamol n'est toujours pas fait donc on a un vrai sujet entre le discours et les actes et donc les médicaments critiques il y en a un paquet je rappelle quand même que les médicaments alcaloïdes c'est à dire ceux qui servent à endormir le patient avant toute opération chirurgicale c'est fondamental je crois et bien on en importe pour 10 milliards par an 10 milliards par an donc on n'a pas eu l'idée de monter 10 usines à 1 milliard de chiffre d'affaires sur le sol français alors qu'on a toutes les majors du médicament soit français soit européen soit mondial en France pour produire ces médicaments ça ferait presque un tiers ou allez un vingtième pardon un cinquième de la balance commerciale résolu sur un produit enfin une famille de produits
c'est intéressant
il faut être concret dans vos émissions elle me permet d'apporter des éléments
on peut dire pareil sur les antibiotiques vas-y 80% de nos antibiotiques sont importés d'Inde aujourd'hui donc tu aurais une crise on a eu la crise du Covid c'était viral il fallait des vaccins demain tu as une crise sanitaire qui est bactériologique
ou une crise diplomatique et l'Inde nous dit maintenant tu vas faire moins de ton malin avec moi parce que sinon
et ça c'est la question de la dépendance et de la souveraineté et bien après tu te mets à genoux et si l'Inde te dit je veux les plantes terafales tu lui fileras tes plantes terafales parce que tu auras besoin d'antibiotiques pour sauver ta population voilà ce type de conséquences c'est là où tu perds complètement ta souveraineté et je rebondis aussi sur ce que disait Arnaud une des grandes difficultés depuis quelques années c'est ce que j'appelle la fast fashion des politiques industrielles on est parti avec les start-up alors j'ai pas le droit de dire les start-up les vaches de la licorne magique après on a eu le Covid donc on nous a fait une politique de relocalisation des médicaments puis après on nous a fait une politique loi industrie verte sur le vert ok après on a eu naturellement les premiers la guerre en Ukraine donc on nous fait une politique pour anticiper sur sauf toi il faut rendre à César
ce qui est à César
on nous fait une politique sur la défense et puis maintenant hurra hurra il y a 100 milliards d'euros d'investissements essentiellement américains qui viennent sur les data centers donc il faudrait qu'on fasse en 5 ou 6 ans t'as eu 5 priorités de politique industrielle en France mais ça peut pas marcher un cycle industriel on sait tous que Macron
n'a pas de moelle épinière tout le monde le sait Fessenheim le nucléaire il n'a pas de moelle épinière il n'a pas de cap il ne sait pas de dire quelque chose bon on va pas entrer dans l'état vous êtes en train de m'énerver tous les deux
on en est bien navré on était les good cop il paraît on en est bien navré c'est notre rôle
on est optimiste
et on veut battre
et on se démontre
qu'il y a des solutions je veux bien des solutions je pense que le constat n'est pas bon quand j'entends Arnaud dire il a tout à fait raison on claque 10 milliards pour faire rentrer les alcaloïdes chez nous on pourrait faire 18 à 1 milliard on pourrait faire bosser des gens ainsi de suite moi je vais poser la question très directement est-ce que vous avez pas l'impression qu'on est en train de mettre notre putain de pays en laisse à dessein pour que la France se coule dans une Europe fédérale proxy des Etats-Unis est-ce que vous avez pas l'impression que ça fait des années qu'on a une élite européenne qui est biberonnée avec du fric américain des réseaux qui sont biberonnés avec du fric américain pour faire taire les voix comme Arnaud Montebourg ou autres sur la réindustrialisation la souveraineté française est-ce que vous avez pas l'impression que de l'intérieur excusez-moi l'expression monsieur mon ministre on nous castre de l'intérieur pour éviter que la France prenne le lead de l'Europe et on nous castre avec l'aide des allemands proxy américain donc la question elle est très directe est-ce que vous avez pas j'entends votre constat de on peut faire ci on a plein d'argent c'est super cool est-ce que vous avez
c'est déjà pas mal de dire qu'il y a des solutions après il faut faire le bon constat
donc c'est pas du fatalisme je vois que la France est mise en laisse avec un collier étrangleur que nos élites ne défendent pas notre nation soit par incompétence soit par forfaiture soit pour des questions on va pas rentrer dans le détail pour pas se prendre un procès ce soir j'ai vraiment l'impression que notre pays est mis au pas est-ce que vous avez le même constat que moi monsieur mon ministre alors Alstom Arabelle on voit les américains faire du Arabelle alors la liste est longue Technip
bah moi j'ai fait la liste des patrons de boîtes qui ont reçu un chèque pour se vendre presque aux enchères c'était en euros ou en dollars ?
ah bah je pense qu'il y avait un peu des deux c'était un peu ça on fait pas de partie ce soir ah non mais je vais donner les chiffres j'ai donné les noms peut-être c'est encore mieux j'ai déjà dit devant une commission d'enquête parlementaire donc je peux le redire ici avec toute la même sincérité et liberté un Alstom c'était un chèque d'une vingtaine de millions pour Cron et une garantie d'immunité des poursuites pour corruption mondiale de la part du Department of Justice de l'administration américaine Pilinco Thierry Pilinco patron de Technip a fait une fausse fusion entre égaux avec FMC une boîte texane qui était en vérité en grave difficulté mais dont un rapport de Goldman Sachs avait montré toutes les vertus et qu'il a gobé comme ça et d'ailleurs dans le conseil d'administration il y a des gens qui ont refusé de voter ils n'ont jamais voulu parler malheureusement mais la BPI et l'Institut français du pétrole c'est-à-dire celui qui détient les brevets du général d'égo sur l'oïlande gaz ont voté pour
pour quand même le dire c'est des décisions qui ont été prises ça a été dit ça a été vocalisé et verbalisé dans une commission
je l'ai dit à la commission d'enquête parlementaire vous avez eu des procès pour ça ou pas ?
moi on ne me fait aucun procès je le regrette parce que j'apporterais les preuves et les témoins parce que je ne dis que ce que j'ai pu vérifier quand même bon on ne raconte pas n'importe quoi c'est la France là c'est un enjeu très important c'est notre bien commun en quelque sorte alors après je continue il y a eu la farge la farge ça a été la fusion avec Holchim ne vous inquiétez pas tout reste en France ben non tout est parti et en plus on a eu des histoires et le président de l'époque qui a touché un gros chèque lui aussi parce qu'ils ont tous eu pour moi le prix de la trahison de la France je l'ai déjà exprimé c'est entre c'est 15 millions en moyenne donc mais vous êtes sûr parce que je ne peux pas vous qu'est-ce qu'il y a
les précautions oratoires ou pas de précautions oratoires ils n'ont pas trahi la France ces gens là
ben ils ont vendu un groupe du CAC 40 dans des conditions qui ont fait perdre le contrôle à la nation de ce groupe contre un chèque une rémunération extraordinaire extrêmement importante qui montre à quel point finalement la vénalité dirige les affaires on n'est pas surpris enfin quand on a une responsabilité de gouvernance et qu'on est à la tête d'un petit morceau de France Alstom c'est un morceau de France Lafarge c'est un morceau de France Technip c'est un morceau de France je suis désolé et Alcatel les restes de la CGE la compagnie géographique il y avait Alstom Thomson Alcatel Thomson disparu Alstom vendu en morceaux Alcatel Michel Combes 15 millions environ 13 millions je crois pour vendre à Nokia alors qu'on aurait pu racheter nous Nokia excusez-moi on était à peu près au même niveau donc si vous voulez tous ces gens qui vendent et qui prennent un gros chèque moi pour moi ça fait partie du tableau de l'abandon de la France par les élites on parle souvent des gouvernants mais c'est des patrons de grandes boîtes c'est des gens qui ont fait de grandes études qui doivent tout ils ont défilé la plupart sur les Champs-Elysées en uniforme parce qu'ils avaient fait l'école polytechnique pour moi c'est très grave ce qui s'est passé et ça continue ça continue après vous avez eu Essilor et Luxottica qui est moins grave mais on pourrait continuer comme ça M.
le ministre
vous connaissez mon point de vue sur qui doit protéger la France pour des questions de renseignement économique pour des questions d'atteinte aux intérêts français je vais vous répéter ma marotte que font les services de renseignement Ah ben non mais moi
les services de renseignement ils ne sont pas à l'époque quand j'étais au gouvernement ils n'étaient pas au niveau et même moi je me souviens avoir appelé quand nous avons découvert le complot contre Alstom avec la complicité de Cron pour nous vendre à General Electric aux américains j'ai appelé le patron de la DGSE M.
Bajolet qui a fait des mémoires fort honorables je lui ai dit nous sommes nous sommes selon le témoignage de la famille de Pierucci que j'avais fait recueillir par mes collaborateurs à l'époque puisque je m'étais porté au secours de Pierucci il vous a raconté cette triste histoire et lui a souffert énormément pour avoir résisté et refusé de collaborer avec le système d'espionnage que le département de justice américain décidé au plus haut niveau voulait mettre en place contre nos intérêts français et contre une entreprise française qui s'appelait ASTOM il a refusé il l'a payé deux années de prison en orange avec des chaînes au pied et toute la violence à l'intérieur des prisons voilà ce qui s'est passé donc quand j'apprends ça j'appelle le patron du service secret un certain Bajolet Bernard de son petit nom je lui dis nous sommes nous sommes nous sommes espionnés il y a quand même une opération qui est en train de se monter est-ce que vous pouvez nous dire nous nous n'écoutons pas les américains je lui dis pardon il y a eu Snowden qui a révélé que nous avions eu 75 millions de conversations qui avaient été écoutées par l'agence NSA et d'ailleurs quand Pierucci s'est pointé pour dire je ne veux pas reconnaître les faits on lui a sorti un million de mails son aka lui a dit il me faut 3 ans pour les lire et ça vous coûtera un million de dollars ou quelque chose comme ça bon qu'est-ce que ça voulait dire ça veut dire qu'ils utilisent la NSA pour pomper l'information de façon illégale puis ensuite il la recycle il la donne au système judiciaire qui en fait des procès pour nous piquer nos entreprises et on appelle ça des alliés et alors évidemment le voyage au Washington avec entre François Hollande et Barack Obama pas un mot sur l'histoire des 75 75 millions de conversations écoutées en Europe sur les dirigeants dont nous donc moi je peux vous parler des services de renseignement les services de renseignement ils font ce que les dirigeants politiques leur demandent de faire puisqu'ils sont sous contrôle politique heureusement d'ailleurs heureusement c'est la démocratie je vous rappelle il n'y a pas de il n'y a pas d'autonomie des services
Olivier en termes de guerre économique on fait quoi là ? en termes de guerre économique est-ce qu'il faut être plus invasif est-ce qu'il faut être plus corrosif est-ce qu'il faut arrêter j'allais être vulgaire donc on va employer un terme médical est-ce qu'il faut arrêter de se prendre des fistules annales par les Etats-Unis là je ne commande pas
c'est hors propos comme image c'est un terme médical il y a plein de choses sur lesquelles on n'est pas formé en France sur l'intelligence économique vous parlez d'énormes dossiers
je ne parle pas d'intelligence économique là je parle de renseignement économique c'est le côté au-dessus de l'intelligence économique parce que l'intelligence économique en général c'est l'économie de l'intelligence
je ne vois pas où tu veux m'emmener avec cette inversion des termes c'est des branches déjà qu'on commence à accepter qu'on est dans un monde qui n'est pas un monde de bisonnances je vais te raconter une histoire qui s'est passée que j'ai vécue je suis dans un pays de l'est de l'Europe je construis une usine pour Saint-Gobain un grand groupe et juste en face de l'autre côté du Danube je suis en Roumanie en Bulgarie il y a un concurrent turc qui s'installe et je découvre au bout de quelques mois que mon comptable Roumain file l'info sur les prix que j'utilise sur mes clients d'accord pour des sommes dérisoires tu n'es pas préparé quand tu es formé en France à des choses aussi simples que ça donc la première chose vous parlez de grands dossiers mais commençons à mettre dans nos écoles d'ingés dans nos écoles de commerce la base de cet je dirais avertissement je n'ai pas envie de dire paranoïa ça te ferait trop plaisir non mais moi
on ne me fait pas plaisir
mais ça si tu veux
on le vit tous les jours t'es un perdreau de l'année t'es un perdreau de l'année la DGSE met des hommes de paille à la tête de nos entreprises à l'étranger pour éviter les phénomènes de rançon de mafia et de pression est-ce que la DGSE
est-ce que c'est une culture de pays qu'on a qui commence à la base et sur lesquelles on doit rentrer en se disant encore une fois il y a une concurrence elle n'est pas loyale elle utilise des déloyautés sur des coups mais aussi tu dois le faire ouais qu'on commence par là après tu traiteras le sujet par en haut mais moi voilà tous les cas
Olivier n'est pas un perdreau ni de l'année ni du siècle simplement sa vision de la construction d'une entreprise et de la façon de la faire tourner on voit bien que ça fuit de partout donc on a quand même du travail
un jour on a reçu un très très grand général ici qui m'a dit voilà il faut être parano pour protéger la France je lui ai dit non mon général il faut être alerte
j'aime bien le terme ouais mais est-ce qu'on t'apprend à être alerte quand on t'apprend uniquement à respecter les modes d'emploi by the book et on a quand même beaucoup de ça c'est ce qui se passe dans notre votre administration
alerte et vigilant ça existe encore en France des gens alertes et vigilants est-ce que ça existe des vrais patriotes je parle pas des nationalistes de plateau télé est-ce qu'il y a des gens qui ont réellement saisi que la France va s'effondrer qu'on va être déclassé pour les 100 prochaines années qu'on va subir ce déclassement et que nos plus faibles nos enfants notre système scolaire notre système de santé nos vieux nos universités on va pas pouvoir rattraper les intérêts de la dette française à l'année représentent deux fois notre consommation d'hydrocarbures est-ce qu'il y a encore des français en France alors je vais répondre
sur cette objurgation en disant que
il y a beaucoup
de français qui prennent conscience de la gravité de la situation ils en sont conscients parce qu'ils le vivent dans leur vie quotidienne ils voient les conséquences s'accumuler sur leur vie et ils voient bien qu'il va falloir qu'on fasse preuve d'un courage collectif colossal important pas démesuré parce que il y a en France une et je le crois sincèrement il y a énormément d'abord il y a une grande éducation et conscience aux enjeux collectifs crois qu'on en pense et il va falloir qu'on remonte cette pente ensemble et parce qu'on va le faire ensemble comme quand on a reconstruit le pays après la deuxième guerre mondiale c'est nos grands-parents moi c'est mes grands-parents ça n'a pas été facile il y avait des tickets d'alimentation en France il y avait il y avait des villes effondrées par quoi on allait recommencer bon donc on en a vu d'autres il ne faut pas non plus dramatiser on est capable de le faire la preuve c'est qu'il y a des gens qui le pensent il y a des gens qui savent le faire et il y a plein de gens qui sont volontaires pour agir donc normalement ça ça fait un peuple qui se relève ok et tu as besoin d'une génération je vous casse vos rêves je vous casse vos rêves
je fais encore le mauvais flic le niveau de maths
nos rèves sont très très très puissants c'est difficile de les interdire
notre niveau en maths chute le niveau scolaire chute la prochaine génération censée relever
c'est des illettris mais on peut corriger la réforme du bac c'est une mauvaise réforme elle a été complètement ratée les résultats sont catastrophiques bon et ben on n'est pas capable de se réformer il va bien falloir le faire on l'a fait dans un sens
on peut le faire dans l'autre encore une fois c'est une réforme c'est un texte ça se change la loi c'est une décision des hommes et des femmes à un moment donné et tu les mets et tu les changes bien entendu qu'il faut le changer moi je le vois tous les jours j'enseigne au CNAM on voit les personnes qui arrivent il y a un vrai sujet de niveau en sciences et techniques il n'y a aucun doute on intercale même de temps en temps on fait faire une année de licence en plus afin de faire une remise à niveau avant de prendre des gens au niveau ingénieur c'est à dire qu'on a cette souplesse là donc on fait un ingénieur en bac plus 6 et pas en bac plus 5 pour refaire une mise à niveau ça c'est la réalité de tous les jours elle est dans les statistiques elle est de partout encore une fois ça se change ça se change avec de la volonté et un peu de courage encore une fois c'est pas un problème de budget là-dessus c'est pas un problème de majorité politique c'est un problème de volonté de projet et de courage ça ça coûte rien
mais s'il y avait du courage en politique ça se serait n'est-ce pas monsieur le ministre oh ça se trouve ça se trouve
ça se trouve il y en a il y en a il y en a non mais il ne faut pas désespérer mais il y en court d'accord il y a du courage et plus la situation va devenir critique et difficile plus les hommes les femmes qui ont ce courage vont se lever vous allez voir apparaître et nous moi je suis un vieux maintenant donc on aidera tous ces gens-là
on fera le nécessaire parmi les évolutions qui ont eu lieu récemment le mot protectionnisme c'était un gros mot il y a encore deux ans tu ne pouvais pas le sortir sans qu'on te taxe de coloration politique c'est qui on ? c'est en général vraiment le on c'est-à-dire dans le tissu ambiant en face de toi
non non non moi je n'ai pas cette analyse-là tous les gens qui se faisaient taxer de attention méchants nationalistes patriotes c'était à chaque fois le même groupe vous direz le même groupe
le mot protectionniste était considéré comme un gros mot je pense assez collectivement en France comme patriotisme éventuellement on peut le mettre dans la même catégorie et ça en l'espace de quelques années ça a évolué hier dans la plupart de mes conférences j'explique un truc simple on a un projet de société en Europe on a des ambitions environnementales on a un modèle social c'est pas le même entre la Pologne et la France mais on a cette volonté d'avoir un modèle social de protection du faible etc ça coûte ok si tu mets les entreprises qui payent ça en face d'entreprises qui n'ont pas à payer nos ambitions environnementales ou notre modèle social c'est une concurrence déloyale tu peux faire tout ce que tu veux sur la compétitivité européenne il y a des choses à faire de simplification etc tu as un plancher qui est notre projet de société tu ne peux pas descendre en dessous donc à un moment donné il faudra bien expliquer qu'il faut se protéger contre des productions qui n'ont pas la même structure de coût qui ne payent pas nos ambitions environnementales qui ne payent pas notre modèle social maintenant ça passe comme dans du beurre quand tu dis ça c'est une évidence pour la plupart c'est toujours pas encore fait c'est pas fait mais au niveau de la population et ça tarde à venir et ça tarde à venir mais tu as une prise de conscience qui a été faite donc ce type de changements dont tu parles ils sont en train de se dérouler et moi en tous les cas comme tu disais on est dans une démocratie il faut avoir confiance au système si tu as une population qui pense de cette façon là qu'on peut s'en sortir qui sait qu'il y aura des efforts à faire pour recréer de la valeur ça va se faire
Tibi c'était quoi Tibi déjà ? Philippe Tibi c'est pas l'ancien patron du BS ? je sais pas
peut-être je ne sais pas je ne saurais pas le dire je ne sais pas
je demande à la communauté de me retrouver l'information je vais bientôt prendre les questions de la communauté les enfants sur Twitter donc faites-moi plaisir faites-moi monter les questions qui vous intéressent le plus avec un petit pouce ça nous permettra de gagner du temps pendant n'oubliez pas de nous soutenir aussi c'est important parce que nous nous sommes totalement indépendants grâce à notre communauté on ne prend aucune subvention on paye la TVA en dedans on paye tout plein pot on ne fait pas d'optimisation fiscale et on essaye de tenir malgré le DSA c'est quoi le DSA monsieur mon ministre Digital Service Act ah oui c'est ça encore un truc de l'Europe non non mais moi
je suis très mauvais en acronyme je ne connais que SNCF savoir nager comme Fernand
et RATP ça veut dire quoi ?
ah ça vous le savez mieux que moi
rentre avec tes pieds ?
non donc la communauté s'il vous plaît financez-nous sur Tipeee on a besoin de vous c'est très important toi tu peux appuyer sur tout bouquin sur ton petit bouton Philippe Tibi président du BS en France et président de la mafia merci avant qu'on prenne les questions de la communauté on va revenir sur les questions de prédation et les questions de renseignement économique qui est-ce qui aide les chefs d'entreprise qui est-ce qui va voir les chefs d'entreprise ou qui va former dans les universités pour prévenir pour essayer de sensibiliser nos élites à ça quand on va bourlinguer à gauche à droite quand on discute avec des grands patrons on les a un peu sensibilisés la DGSE a fait un peu son boulot mais les petites PME quand ils voient des petites chinoises crécher à côté de nos bases de sous-marins quand on voit des américains qui financent comme il va bien toi Olivier dans ton école est-ce que t'as une UV du genre renseignement économique je parle pas intelligence économique
alors je pourrais pas te répondre si au Conseil international des métiers il y en a il y a quelques directement parce que j'en suis pas responsable il y a pas mal de choses qui se font sur le renseignement l'information que tu peux avoir notamment en ouvert sur internet mais en allant un peu profondément avec un centre notamment en Bretagne qui est très chouette là-dessus par contre dans ma vie professionnelle si tu veux j'ai appris ça sur le tas mais c'est une bague je t'assure quand j'ai été envoyé en Roumanie la Roumanie n'est pas un pays ça va beaucoup mieux maintenant c'était avant de rentrer dans l'Union Européenne mais on va dire l'éthique du business n'était pas parfaite pour employer des mots gentils j'ai été confronté à des tentatives de corruption directe parce que je représentais un intérêt économique j'ai appris sur le tas à y faire face comment tu réponds non comment tu esquives t'as débriefé quand t'es rentré ?
ah bah bien sûr
t'as été débriefé auprès de tes voisins ou t'as appelé la DGSE en lui disant écoute on a ici ah non
quand je dis débriefé c'est des choses en interne où on partage entre dirigeants si tu veux
mais il faut que les dirigeants aident aussi les services de renseignement aussi légal
ok peut-être mais tu me dis qui est venu vers moi et je te réponds je pense que la plupart des chefs d'entreprise apprennent ça sur le tas quand ils y sont confrontés moi je voudrais
faire part d'expérience personnelle j'ai créé une entreprise d'équipementier de la filière nucléaire c'est une entreprise dont je suis l'un des cofondateurs j'en suis le président et j'ai reçu la visite des services de sécurité parce que c'est monsieur le ministre non parce que tout le monde a reçu et on nous a averti sur la filière nucléaire pourquoi ?
parce qu'on fabrique des pièces critiques c'est une petite PME on fait 40 millions de chiffres d'affaires c'est pas une grosse boîte on a 230 employés ce sont des petites PME que nous avons agrégées parce qu'on veut renforcer la filière nucléaire donc ça c'est mon travail c'est ma vie d'aujourd'hui dans l'agriculture l'industrie on construit des entreprises de souveraineté et on a reçu la visite des services et c'est pas monsieur Montebourg parce qu'ils étaient dans des réunions de la filière j'étais un parmi des milliers voilà et donc ils faisaient la tournée donc je veux saluer les services de police qui font ce travail de sensibilisation dans les filières critiques
ils sont venus avec quoi une petite brochette un peu de confiture comment ça s'est passé
non ils nous ont abordé ils nous ont dit signaler nous quand il y a tel type de profil attention à ceci d'ailleurs après moi je les ai consultés sur un certain nombre de contacts qui avaient été pris avec moi et ils m'ont immédiatement pris en charge la question de l'information que je leur posais et m'ont donné instruction et j'ai exécuté les instructions c'est bien ça fonctionne vous voyez
ne soyons pas pessimistes mais c'est pas une histoire d'être pessimiste je vois moins 156 milliards en balance commerciale ah il y a du travail je vois Alstom se faire ouvrir je vois d'autres boîtes se faire ouvrir je vois Emmanuel Macron faire la tournée des pop-up tout le monde se fout de sa gueule ça commence sérieusement à me fatiguer là
gardons espoir d'accord il y a des solutions
une question de côté le pass numérique l'identification pour aller sur internet avec vos coordonnées noms, prénoms les failles de sécurité où nos boîtes se font ouvrir ils rendent long l'argent au travers même par des gamins de 15 ans en Corse quand on voit la NTS se faire ouvrir avec nos passeports nos cartes d'identité quand on voit France Travail Emploi je ne sais plus comment ils ont rebrané ça bon la NPE se faire ouvrir quand on voit d'autres organismes se faire ouvrir alors là c'est que des données personnelles sur les français ça va être très très bien quand on va rentrer en guerre les russes ils vont pouvoir appeler tous nos téléphones portables se faire passer par la voisine votre mère votre grand-mère en vous annonçant qu'il y a eu un bombardement sur une centrale de nucléaire pour propager la peur parce que la peur c'est plus qu'une bombe nucléaire votre avis monsieur mon ministre sur la robustesse de nos services informatiques et surtout sur maintenant la nouvelle lubie d'Ursula Vonderlein c'est à dire s'authentifier pour pouvoir aller sur internet si on tombe sur un gouvernement qui n'a pas les mêmes valeurs démocratiques ou d'ouverture d'esprit que nous cultivons c'est pas donner des lames de rasoir à un singe qui pourraient être détournés par des criminels contre notre propre population et surtout contre nos industries nos entreprises
moi je suis frappé par le fait et là l'alerte est juste que nous sommes quand même dans la main de systèmes qui sont contrôlés ailleurs ça c'est la première des choses et que toute la réaction réglementaire de l'Union Européenne ce sont des cotères sur les jambes de bois donc la reprise en main de tout ça ça veut dire reprendre le cloud être capable de reprendre nos données de les entreposer chez nous et de construire une autonomie européenne sérieuse qui n'a pas été fait j'en veux beaucoup à tous les dirigeants européens qui ont laissé s'installer le monopole des hyperscalers américains qui dominent aujourd'hui l'ensemble des compartiments de nos vies et la réaction réglementaire américaine qui a provoqué les moqueries injustifiées du vice-président Vance à Munich montre à quel point nous ne sommes pas capables de reprendre le pouvoir qui est économique et non pas réglementaire et c'est bien là le sujet donc on impose une réglementation qui est certainement fort pertinente dans la plupart des cas mais qui pour moi ne règle aucun des problèmes de souveraineté dans lesquels nous sommes aujourd'hui enlisées là-dessus je pense que ça va durer
vu l'état dans lequel on est colonie numérique il va falloir remonter la pente étape par étape il y a des choses simples qu'on peut faire les data centers viennent se mettre en France parce qu'on a une prise électrique décarbonée stable qu'on met derrière l'électricité nucléaire donc tu as une annonce entre 60 c'est des chiffres ça monte jusqu'à 120 ça dépend des sources milliards d'euros d'investissement de data centers très bien vous venez en France on a besoin de stockage des données quelle est la contrepartie qu'on demande en termes de valeur ajoutée ou de composants français ou européens dedans au début on n'a pas d'offre ce sera un pouillème dans 10 ans ce serait pas mal qu'on dise à ces gens qui viennent s'installer chez nous pour prendre notre électricité pour gérer nos données de dire et bien dans 10 ans ce sera du 80 90% de composants électroniques etc qui soit made in Europe c'est un plan à 10 ans pour un bout de souveraineté c'est pas sur les services mais juste sur le hard sur le stockage de la donnée pour qu'on puisse reprendre la main voilà des choses assez simples à faire elles sont faites de manière timorée aujourd'hui il faudrait y mettre un grand goût de booster tu as quelques grands compartiments où on va investir plus de 100 milliards d'euros en France les data centers les réseaux électriques les centrales nucléaires la défense là dessus il faut que tu ailles à fond sur du made in France made in Europe et que tu mettes des conditions et c'est une toute petite marche mais au moins tu as fait la première marche tu sais faire un data center tu as les équipements pour etc
l'identification sur les réseaux pour aller surfer sur internet pour protéger les chetines enfants
moi j'ai une opinion personnelle mais après tu nous demandes de nous exprimer avec une expérience sur le sujet j'ai pas d'analyse globale c'est quoi ton opinion personnelle ? mon opinion personnelle elle a été très très bien exprimée par un jeune dans un questionnement au président de la république qui était simplement dire pourquoi je vais donner ma carte d'identité si c'est pour récupérer toutes mes données personnelles enfin je comprends pas la logique voilà tout simplement monsieur mon ministre même avis
question internet on va commencer par la plus soft que je découvre avec vous bonsoir monsieur Luanzib bonsoir monsieur Montebourg salut la communauté comment se protéger en tant que trentenaire patriote et motivé dans une France en plein naufrage quels sont leurs conseils au delà du constat ?
je ne suis pas sûr d'avoir se protéger de quelle manière économiquement moi je pense qu'il faut s'engager il faut s'engager c'est-à-dire participer à l'oeuvre de reconstruction selon la façon dont monsieur cette personne qui a une préoccupation patriotique que j'approuve qu'il s'engage dans la reconstruction du pays et qu'il y travaille plutôt que désespérer seul chercher les voies et les moyens d'agir
ce qui moi me marque aujourd'hui je l'ai dit en introduction c'est qu'on a un système politique qui n'arrive plus à porter de projet donc dans les années à venir je ne sais pas s'il y aura un ou une personne qui relèvera le gant comme tu le souhaitais mais je pense qu'une bonne partie de notre destin elle est dans la société civile c'est-à-dire des associations locales des engagements locaux etc ça fait un peu rire parce que ça paraît désuet etc mais je pense que c'est là où tu as l'énergie donc le premier et je rejoins ce que dit Arnaud l'engagement engagez-vous pour votre territoire il y a plein de façons de le faire pas seulement en faisant de la politique en créant de la richesse en devenant entrepreneur Arnaud l'a fait pour créer de la valeur ajoutée en vous engageant l'engagement territorial en société civile je pense qu'on n'a que ça
Olivier tu prêches un converti mon ami nous on a créé une chaîne YouTube il y a 14 ans parce qu'on avait à peu près 15 ans d'avance sur tout ce qui se passait on a été voir 2-3 potes dont le fondateur du programme spatial français on a exposé notre vision il m'a dit engagez-vous faites-le soyez les leaders secouez les médias Marc Riemann nous a dit fais-le les journalistes ne font plus leur boulot les politiciens ne font plus leur...
ça fait 15 ans qu'on fait ça avec un travail préparatoire d'au moins 5 ans avant mais nous on est dégoûté on est dégoûté on voit les partis politiques vriller ne pas connaître les dossiers on a plus de renseignements qu'eux sur les questions géopolitiques géostratégiques de renseignements économiques diplomatiques monsieur mon ministre diplomatiques j'ai toujours interdit à mes invités de dire il y en a un d'ailleurs un ancien des renseignements qui a dit il y a peut-être 3-4 ans il a dit les jeunes barrez-vous le bateau prend l'eau ils sont tous en train de jouer du violon pour garder la place à la cantine je lui ai dit non tu ne peux pas dire ça ici maintenant on a réévalué la situation monsieur mon ministre si on se barre pour faire comme le général de Gaulle parce qu'on en a marre parce qu'on est taxé jusqu'à la moelle parce que la France est en train de virer tout dit entre l'insécurité l'inflation le brouhaha politique pas de moelle épinière monsieur mon ministre j'incarne qu'est-ce que vous me dites pour pas que je me barre et qu'est-ce que vous me dites pour pas que je me barre et pour pas que je me venge de ceux qui ont tué mon pays
oui bon on n'est pas encore dans la vendetta d'abord vous avez beaucoup de caractère donc vous allez rester dans votre pays et vous allez faire front comme on fait tous quand on a des difficultés on les affronte on les regarde en face et vous allez prendre les problèmes les uns après les autres et essayer de les résoudre d'abord dans votre cercle personnel puis ensuite dans votre cercle immédiat collectif puis ensuite dans le champ du commun il n'est pas vrai que nous n'ayons pas le pouvoir d'agir sur les événements on peut déjà participer aux élections ça existe les élections on a un choix il est vrai qui serait récit jour après jour Maastricht on l'a brossé oui d'accord vous avez raison moi aussi j'ai voté non en 2005 et je ne suis toujours pas content la façon dont on nous l'a on nous l'a fait derrière si vous voyez ce que je veux dire fistuler c'est ça ?
non je parle pas comme ça je ne fais que penser c'est un terme médical et donc mon avis est que nous sommes un peuple vaillant courageux et déterminé donc on a inventé le général de Gaulle on a inventé Napoléon Bonaparte Louis XIV il y avait dingue on a inventé l'aluminium la tour Eiffel l'hélicoptère l'ascenseur le ciment on a tout inventé donc il faut arrêter la France elle est extraordinaire donc si les gars ils commencent à nous dire excusez-moi vous voulez vous barrer vous allez faire quoi ? vous allez où ? au Luxembourg ? dans le département des forêts vous voulez aller en Wallonie ?
c'est magnifique la Wallonie
je sais c'est magnifique
mais les Wallons sont adorables mais nous aimons les Wallons d'ailleurs et leur bière est absolument magnifique il y a aussi la France
voilà et puis encore une fois dans quel continent tu veux aller ?
il y a un roman qui s'appelle l'Europe le continent de la douceur alors ok c'est pas tous les jours facile mais quand même t'as à peu près un état de droit t'as à peu près des économies qui tournent t'as un système social qui arrive à peu près à te protéger même s'il a des trous enfin mieux vaut essayer de réparer ça plutôt que d'aller se barrer ailleurs et je pense que on a la capacité de le faire et notamment en France encore une fois si tu recrées de la production si tu recrées de l'industrie tu recrées des emplois qui sont plus qualifiés tu finances ton système social il faudra sans doute le réformer quand même mais un petit peu moins que si tu ne fais pas ça et donc tu as un chemin devant toi
alors je crois vous savez ce que je dis moi aux jeunes qui viennent me voir il y a un paquet il me téléphone il me dit ah monsieur Montebourg ceci cela j'en dis montez les boîtes c'est dur vous ne réussirez peut-être pas moi aussi j'ai échoué pour certaines entraînes mais c'est pas grave
alors comme vous le savez à chaque fois ici je grossis le trait je joue en roule c'est parce que vous êtes venu aujourd'hui monsieur mon ministre et que vous nous aviez manqué et d'ailleurs je dédie cette émission à un ami commun qui s'appelle Olivier Marlex et il me manque terriblement et je lui dois un resto et je ne pourrai jamais m'acquitter de ça et tant pis et on pense très fort à lui on pense très très fort à lui et quand je dis voilà m'empêcher de me venger je grossis le trait vous comprenez qu'il y a certains français qui veulent en venir aux mains qu'est-ce que vous répondez à ces français ?
qu'ils ne le pourront pas que c'est un projet destructif et que la seule chose que nous sommes capables de faire de ces gens-là c'est de leur montrer que nous construisons et que c'est là qu'est la joie et le bonheur du futur qu'est-ce que je vous dise ?
enfin quelque chose c'est dit en des termes quasiment romantiques ça c'est le côté mais qu'est-ce que tu vas faire avec ta colère tu nourris la colère pour créer quoi ?
rien transforme cette énergie en un engagement en créant de la richesse autour de toi dans l'entrepreneuriat dans l'engagement transforme cette colère en quelque chose de positif la difficulté qu'on a aujourd'hui c'est que cette colère elle s'accumule parce que tu n'as pas de projet tu n'as pas il n'y a personne qui t'a dessiné un chemin en disant emprunte ça alors il y a plein de petits chemins qui feront ça mais tous n'auront pas le même mais il n'y a pas ce projet à partir du moment où tu énonces un projet moi je vois bien cette colère se transformer en énergie positive en engagement en tous les cas c'est la conviction que j'ai c'est facile d'avoir de la colère très bien dit c'est facile d'avoir
très complémentaire question internet monsieur Montebourg vous dites que le programme de Mélenchon mènerait la France à la ruine parce qu'il ajoute des dépenses publiques et de fiscalité mais vous défendez depuis des années le redressement productif le protectionnisme la souveraineté industrielle la commande publique et la relocalisation donc ma question est simple pourquoi traitez-vous le programme de la France insoumise comme une dépense morte sans intégrer son volet de réindustrialisation pour l'intégration est-ce une vraie critique économique ou simplement le refus politique d'une planification industrielle plus radicale que la vôtre ?
ah non c'est une vraie critique économique quand vous créez un million d'agents publics que vous créez 230 milliards de dépenses publiques et que vous prélevez 80 milliards de plus sur les entreprises vous coulez l'industrie donc vous réindustrialisez rien du tout vous pouvez faire toutes les planifications que vous voudrez il n'y aura plus d'entrepreneurs pour le faire donc c'est n'importe quoi et c'est cynique parce qu'ils le savent que c'est n'importe quoi donc franchement ce sont des gens qui sont absolument toxiques pour la France et je peux vous dire la rupture doit être vite consommée avec les français intelligents responsables il y en a plein à gauche qui n'ont aucune raison de mettre un bulletin aussi dangereux dans les urnes il y a plein d'autres solutions mais celle-là c'est la pire et franchement on n'a pas besoin de ça en ce moment voilà donc ils font ça pour se faire plaisir mais nous ils savent très bien que c'est un programme destructeur parce qu'on ne peut pas jouer avec l'économie comme ça
question internet top la discussion des médicaments et formulez correctement vos questions les gars vous pensez que vous pensez quoi du critical medicine act européen point interrogation le biotech act point interrogation je trouve que la biotechnologie est totalement délaissée dans notre pays c'est une faute point interrogation les nouvelles thérapies CART CART on va faire comment
alors bonne question pour ce que j'en connais et Olivier a une connaissance encore plus approfondie que la mienne toutes les innovations en biotechnologie sont bloquées en Europe et partent aux Etats-Unis parce que l'autorité de reconnaissance des innovations est rapide créative intelligente et chez nous elle est bureaucratique lente et conservatrice conséquence toutes les nouvelles médecines et nouvelles technologies qui ont été inventées notamment les biotech sont en train de migrer aux Etats-Unis toutes les start-up ici meurent parce qu'elles n'ont pas les autorisations et donc elles vont se financer aux Etats-Unis et avec notre épargne donc elles vont enrichir les Etats-Unis donc tout ça c'est produit de la bureaucratie européenne il est temps de c'est comme les ARS il va falloir fermer tout ça comme les autorités indépendantes de ceci et de cela qui sont aussi indépendantes que ma belle-sœur vis-à-vis du diacre tout ça c'est à fermer
les gentils le diacre pourtant on parle de nucléaire vous connaissez notre point de vue sur le nucléaire selon la capacité à avoir la disponibilité de l'uranium je vais vous poser une question très claire là on voit l'intégralité du monde pouvoir se renucléariser monsieur mon ministre on en est où avec les stocks d'uranium monsieur mon ministre on en est où avec la disponibilité pour nos 56 réacteurs monsieur mon ministre est-ce que le nucléaire va y avoir une guerre pour avoir de l'uranium comme il y a une guerre pour avoir du pétrole
alors réponse les ressources en uranium sont finies la la volonté de construire des réacteurs n'est pas infinie non plus les stocks d'uranium en France ne sont pas en l'état menacés 3 il y aura évidemment un problème à un moment ou un autre et c'est la raison pour laquelle une nation nucléaire comme la France a imaginé des réacteurs à neutrons rapides de fermeture du cycle qui ont pour objectif de recycler indéfiniment les déchets qui sont dans la piscine de la haille qu'il faut vider donc je regrette la décision qui a été prise par le gouvernement sous présidence Macron qui a interrompu les recherches sur le réacteur Astrid je regrette même la fermeture de Superphénix qui permettait d'avoir ce qu'on a appelé le réacteur de fermeture du cycle qui permettait de recycler indéfiniment ensuite les déchets nucléaires d'uranium qui avait subi la réaction de fission dans les réacteurs que nous exploitons je dois dire que fermer Astrid pour autoriser une multitude de start-up pour faire des mini réacteurs Astrid dont on sait qu'il n'y a pas d'autre modèle économique que celui d'être acheté par Microsoft ou les patrons de data centers américains c'est quand même une grave erreur stratégique j'approuve ce qu'a dit Yves Bréchet ici qui était mon haut commissaire à l'énergie atomique lorsque j'étais au gouvernement et j'aimerais avoir l'opinion avisée d'Olivier à la fois sur les biotech mais aussi sur ce que je viens de dire est-ce que je me suis trompé ou pas en tout cas c'est comme ça qu'on a imaginé il y a très longtemps que c'était imaginé c'était déjà dans le plan Messmer je suis je suis un des ministres de l'industrie qui s'est battu pour allouer au projet Astrid au commissariat d'énergie atomique et alternative 600 millions et on les avait versés donc tout ça a été arrêté par décision incompréhensible on n'a jamais entendu de compte rendu d'exposer les motifs de cette décision stupide
non mais Arnaud t'avais pas envie de débarquer avec une patte de baseball et tout leur péter les genoux là
je suis un homme le sujet là que vous avez calme et rangé attention sur le cycle nucléaire enfin le stock je pense que Arnaud a en tout cas moi je partage l'analyse qui est faite par Arnaud mais là vous vous placez déjà assez loin dans le temps il y a un vrai sujet qui est plus court pour nous c'est à quel prix on va sortir le mégawatt-heure des nouveaux EPR2 parce que la France elle est prête à redévelopper du nucléaire très bien sur les doublons qui ont été faits les consultations publiques se sont bien placées mais si on sort un mégawatt-heure à 100, 120 ou 150 euros on va se faire avoir par l'Europe de l'Est où on aura des réacteurs sud-coréens sous licence américaine qui vont pousser comme des champignons et qui prendront la place stratégique que la France a besoin de prendre c'est celui du fournisseur de référence pour l'Europe au moins l'Europe de l'Est d'électricité décarbonée et pilotable par notre nucléaire ça c'est notre atout stratégique si on le garde on a une puissance de feu en Europe dans des rapports de force absolument dingue c'était pas une plaisanterie mais si demain on met les interconnexions entre la France et l'Allemagne en maintenance administrative à 50% de leur puissance les Allemands comme tu le disais demain sont dans le noir et donc on a un rapport de force l'Europe c'est pas que des bisounours on a un moyen de rapport de force si on le perd c'est gravissime donc ce qui se joue aujourd'hui c'est pas ton cycle c'est est-ce qu'on est capable de sortir un mégawatt-heure à 70 ou 80 euros avec un design le PR2 qui pose quand même beaucoup de questions à la fois à ceux qui l'observent et à ceux qui l'opèrent
alors je veux compléter c'est très brillant et brillamment dit parce que effectivement l'objectif de EDF c'est d'avoir des réacteurs à 70 euros des nouveaux réacteurs le PR2 à 70 euros le mégawatt ça suppose un financement public et une forme d'investissement public ce qui est normal puisque c'est un outil collectif et la commission européenne vient de retoquer le projet en disant c'est une aide d'état ah la belle affaire donc bah oui c'est une aide d'état donc là il va falloir sortir les battes de baseball contre la commission européenne là pour le coup je suis d'accord parce que elle est en train de tuer le projet économique des OPR2 et comme on a un gouvernement une espèce de conciliation permanente avec les délires bureaucratiques européens on a un gouvernement qui n'est pas à la hauteur pour mener le combat face à la commission européenne et donc là moi j'ai un problème sur ce sujet là on a un deuxième sujet les anglais ont fait un travail de peignage avec l'autorité de sûreté nucléaire qui est une autorité indépendante du pouvoir politique pour enlever tout ce qui était devenu absolument inutile absurde et extrêmement coûteux ils ont fait un travail avec British Energy c'est-à-dire l'exploitant qui d'ailleurs est via d'EDF si je ne m'abuse et l'autorité de sûreté qui est indépendante disant comment on fait pour que tout ce qu'on a accumulé après Fukushima puis ceci puis cela qui est une accumulation de mesures de sûreté qui sont d'ailleurs des doublons des surplombs des inutilités sur quelques sujets pas grand chose rien dans le secteur critique qui puisse diminuer les coûts et bien ça c'était fait par le gouvernement anglais avec succès je pense qu'il serait bon qu'on fasse la même chose en France les américains ont fait
il y a 10 ans par rapport voilà
et donc ils sont capables de faire un nucléaire moins cher donc il faut qu'on fasse la même chose mais là il faut qu'on mette tout le monde autour de la table y compris l'autorité de sûreté qui elle est une autorité de connaisseurs d'experts et aussi qui ont une intelligence économique voilà donc il y a beaucoup de choses à faire sur le sujet pour gagner le combat de l'énergie bon marché à horizon 2050
2050 mais on sera tous
enfin c'est 2038 officiellement
question internet d'ailleurs qui résonne à ce qui résonne bien bonsoir l'énergie et le sang de l'économie de l'industrie quel est l'avis le plan des invités suite au rapport Schellenberger Armand sorti ou conditions strictes pour interconnexion électrique européenne impact intermittent espagnol et allemande face à la Chine 12.500 TWh merci
c'est un bon rapport c'est à cette commission d'enquête que j'ai raconté j'ai fait l'autopsie de la fermeture de Fessenheim et puis des 24 réacteurs que le président François Hollande avait promis de fermer et tant que j'ai été là d'ailleurs ils n'ont pas fermé d'ailleurs après non plus donc ça montrait bien que c'était complètement absurde et qu'on était en train de s'autodétruire
si François Hollande se présente vous votez pour lui
je ne me place pas dans cette hypothèse question internet
que je prends au pifomètre monsieur Montebourg bonsoir qu'est-ce que la 6ème république devrait-elle être pour faire face aux défis à venir point d'interrogation ne devrait-on pas sélectionner nos dirigeants encore plus scrupuleusement qu'on le fait pour choisir nos spationautes
c'est une réforme du financement des partis politiques c'est une réforme des autorités administratives indépendantes qui pullulent et qui c'est une remise à plat de la relation Europe-Nation-France qui nous permettent d'écarter les décisions européennes qui porteraient atteinte à l'intérêt national c'est une réforme du système juridictionnel qui est aujourd'hui navigue en portant atteinte à la souveraineté nationale c'est une réforme des référendums d'initiatives populaires qu'il faudrait augmenter c'est une remise à plat de tout le système des collectivités locales qui est délirant il va falloir quand même qu'on remette de la cohérence et le territoire est sur-administré mais il se sous-développe c'est ça qu'on voit je vais lire voilà ça fait beaucoup de choses à faire je vais lire une question c'est ça la sixième république
je vais lire une question qui est en fait un commentaire mais je voudrais vous faire réagir face à ce commentaire Montebourg plane toujours deux points il cite les syndicats les élus comme solution trois points de suspension quel nul ce sont des guignols qui sont responsables de la situation actuelle de la France syndicats élus actuels sont à virer le code du travail de 1945 interdisant la création d'autres syndicats est à supprimer les élus innombrables sont à diminuer radicalement en diminution par deux des députés et des sénateurs suppression des assemblées régionales et départementales fin de la régionalisation européenne retour au préfet qu'est-ce qu'on peut répondre à cette internaute là ?
d'abord que quand j'entends ils sont tous nuls je crains une faiblesse d'esprit car il y a des gens brillants et des gens idiots partout vous voyez il y a une concentration dans l'élite française de gens très intelligents qui sont capables de faire ensemble beaucoup de conneries si vous passez l'expression pardonnez-moi de parler comme ça bon donc je vais vous dire quand j'entends qu'il faut couper tailler etc tout ça on sait que ça ne se fera pas donc je crois qu'il faudrait revenir à il y a des choses intelligentes dans ce qui a été dit le retour au préfet par exemple moi je suis pour que les permis de construire en période de crise de logement reviennent au préfet qu'on en dépossède les maires pourquoi parce que les maires de gauche ne veulent pas de gens riches les maires de droite ne veulent pas de gens pauvres et les écologistes les maires écologiques ils ne veulent personne donc comme ça vous avez compris pourquoi il y a une crise du logement en France voilà puis vous avez les associations qui se mettent dessus les recours vous savez que les promoteurs je ne défends pas les promoteurs mais c'est intéressant parce que c'est un symptôme dans les promoteurs il y a une ligne des intéressements de tous les recours vous n'avez pas un promoteur qui n'a pas 10 millions par an de frais pour acheter la paix juridictionnelle donc c'est délirant donc en fait on a fait c'est un business d'attaquer les permis de construire donc de bloquer la construction de logement il y a des gens qui vont travailler et qui sont dans leur voiture ou qui vont au camping j'en connais des ouvriers des employés des gens ils ne peuvent pas donc moi je voudrais dire qu'on a des problèmes à résoudre qui n'ont jamais été résolus ils ont été mis sous la table donc c'est pas en robespierrisant la politique couper la tête de tout le monde qu'on y arrivera et moi je suis désolé j'ai rencontré des syndicalistes qui ont un sens de l'intérêt général des patrons qui ont un sens de la patrie extraordinaire des élus qui heureusement sont là parce qu'ils tiennent le territoire et s'occupent des gens excusez-moi un élu pour moi c'est un administrateur bénévole d'ailleurs j'incite cette personne j'incite cette personne à se présenter aux élections puis on verra si elle continuera à dire ce qu'elle dit présentez-vous monsieur et on verra parce que ça il faut l'avoir fait moi j'ai fait 20 ans j'en ai eu marre voyez donc maintenant ça me permet d'être un tout petit peu plus détendu et heureux dans ma vie mais je vous assure que vous devriez le faire je pense que vous changeriez de perspective
on arrive à la fin de notre interview est-ce qu'il y a un sujet que vous aimeriez aborder ou discuter avec nos internautes est-ce qu'il y a un truc qui vous tient à coeur Olivier, Arnaud je vous laisse choisir puis après on passe à la question signature de notre émission pour clôturer cette émission je vous laisse réfléchir une minute soutenez-nous sur Tipeee on a besoin de vous partager cette interview sur tous les réseaux partagez sur Twitter sur Facebook partagez, partagez soutenez-nous sur Tipeee parce que grâce à vous on peut maintenir un espace libre pour l'instant Olivier, un sujet ?
Vous avez abordé beaucoup de sujets politiques pour moi pour réussir à faire toutes ces transformations et quelle que soit notre conviction il faut qu'on remette un peu de charbon dans la machine il faut qu'on reproduise il faut qu'on remette un peu de croissance dans ce pays et on a plein de potentiel il y a un sujet qu'on n'a pas abordé donc je descends un peu dans la machinerie c'est la question de notre fiscalité aujourd'hui on a une fiscalité de la production où on est en Europe celui qui taxe plus la fiscalité de la production et on est le quatrième meilleur sur les taux les plus bas en moyenne de TVA par exemple sur la consommation donc on a fait vraiment un choix et ça c'est un choix collectif qu'il faut dénoncer il faut expliquer pourquoi on a fait le choix d'une économie de consommation pas chère on vante le pouvoir d'achat et finalement on va acheter du produit chinois on ne travaille plus en France et in fine on n'aura même plus les salaires pour se payer des produits chinois enfin tu es dans ce cycle là donc là on a un sujet qu'on n'a pas abordé c'est comment tu rééquilibres la question de la fiscalité et comment tu l'expliques parce que derrière il y a une vraie question de pouvoir d'achat et donc c'est pas aussi simple que ça ça c'est un vrai sujet on est passé à côté Monsieur mon ministre alors Olivier Luanzi
m'enlève de la bouche le sujet parce que là je vais vous dire on se focalise sur les problèmes d'inégalité qui sont réels il y a des problèmes d'inégalité mais aussi la redistribution qui fonctionne en corrigant les inégalités mais le vrai sujet c'est l'arbitrage consommateur producteur on n'a jamais fait ces choix là conséquence on est en liquette si je... en guenille en guenille en guenille
en loque sur le plan productif puis il y a un autre sujet qu'on pourrait évoquer c'est celui de la recherche et de l'innovation t'as parlé des biotech on a un objectif collectif de 3% du PIB c'est l'objectif miracle à mettre dans la recherche et dans l'innovation on n'y est pas on est très loin là aussi c'est des choix de où est-ce que tu mets ton argent notre argent collectif ça c'est pour moi un deuxième grand sujet on est tous d'accord sur l'objectif comment est-ce qu'on se met véritablement en route pour le réaliser ça c'est encore un autre sujet mais là on n'est plus dans des mesures techniques je dirais sur lesquelles tout le monde est d'accord on est sur des choix de société des débats profonds qu'on doit avoir pour trancher où est-ce qu'on veut aller
le CICE non ? on parle un peu ou c'est trop tard ? CICE 40 milliards ?
on ne peut pas de toute façon le CICE c'était quoi ? c'était pour compenser la fiscalité sur la production c'est-à-dire avant même d'avoir commencé à produire on est taxé c'est ça l'impôt de production la différence avec un impôt sur le revenu du capital qui est l'impôt sur les sociétés c'est que c'est un solde c'est une fois qu'on a travaillé qu'on a dégagé un revenu qu'on paye donc moi j'aurais préféré qu'on baisse les impôts de production on augmente l'impôt sur les sociétés parce que c'est un impôt sur le revenu c'est normal ça
que le revenu il cotise le CICE c'était une technique fiscale pour gagner un an de budgétaire mais globalement ça s'est terminé en baisse de charge moi ça me choque pas honnêtement aujourd'hui notamment sur les hauts salaires les ingénieurs en France ne sont compétitifs que parce qu'il y a le CIR c'est dingue parce que et comparé à d'autres fiscalités ok on peut rêver de taxer au maximum on vit dans un monde qui est réel celui d'une concurrence même intra-européenne avec l'ingénieur allemand etc donc moi le CICE pour appuyer pour appuyer
ce que dit Olivier puisque c'est moi qui met en oeuvre le CICE sur l'injonction ou la suggestion de Louis Gallois dans son fameux rapport sur la compétitivité de la France c'est qu'en fait on a encore après tout ce qui a été fait en politique de l'offre on a encore un écart d'une cinquantaine de milliards défavorable par rapport à l'Allemagne et l'Allemagne est en difficulté donc vous voyez qu'on a encore du travail à faire pour arriver à nous mettre j'allais dire à l'unisson dans la compétition
on ne pourra pas s'aligner sur la Chine ou sur des pays asiatiques mais au moins utilisons les pays européens comme des pays de référence je rappelle
que l'Italie a un excédent commercial de 60 milliards et que l'Allemagne a un excédent commercial de plus de 100 milliards quand ce n'est pas 200 les bonnes années
ils sont en Europe et ils ont la même directive européenne que nous donc on peut beaucoup critiquer l'Europe mais aussi il faut qu'on balaye un peu devant chez nous avant
3 livres Arnaud 3 livres ? à conseiller notre communauté
alors je conseille le livre de ce journaliste du Guardian Luc Harding collusion il a repris les dossiers de l'ancien agent du MI6 qui était en poste à Moscou et qui montre la collusion entre Vladimir Poutine et Donald Trump et qui explique son comportement diplomatique moi j'aurais mis corruption mais en vérité c'est le titre collusion ça date de quelle année ce bouquin ? ça date de 2017-18 19 par là avant le premier mandat je crois un deuxième livre ?
un deuxième livre le livre d'Aquilino Morel qui a été le conseiller spécial de Hollande qui a fait une analyse extraordinairement brillante sur le wokisme qui sème le wokisme récolte le trumpisme très bon j'ai oublié le titre du livre mais c'est son dernier livre à lire d'urgence et le troisième ? alors le troisième je vais vous dire que le livre de Bruno Le Maire ? je ne l'ai pas lu je ne peux pas en parler je peux donc encore moins le conseiller mais ça me reviendra après qu'Olivier ait sorti ses deux premiers on est obligé de rester
sur des livres parce que
on peut faire un film ou une musique
ok alors un livre le continent de la douceur Aurélien j'ai oublié son nom mais qui nous rappelle quand même qu'on vit dans un monde européen qui a gagné beaucoup de choses en humanisme en respect etc et que ça il ne faut pas l'oublier c'est bien de faire de vouloir dégager de vouloir partir mais on a se faire respecter mais je n'ai pas dit le contraire après dedans tout n'est pas parfait il y a du boulot à faire je suis le premier à le reconnaître on en a parlé pendant deux heures mais déjà le deuxième c'est une pièce de théâtre ça s'appelle Made in France pour ceux pour qui la production est étrangère parce qu'il y a 10% des français qui travaillent dans l'industrie donc les 90% tous n'ont pas la chance d'aller voir une usine etc mais pour comprendre un peu les rapports de force les jeux humains à l'intérieur une superbe pièce de théâtre et puis le troisième est quelque chose si vous avez des insomnies mais je recommande quand même de le lire c'est le rapport du haut commissariat au plan et à la stratégie sur le fait que dans la plupart de nos secteurs même dans la totalité de nos secteurs économiques la Chine est capable de produire à 30 ou 40% de moins que l'Europe en général c'est le rouleau compresseur ça c'est c'est un peu technique mais c'est une prise de conscience sur le rapport de force qu'on qui est en train de se jouer avec une parole en plus officielle officialisée je dirais voilà ça ce serait les trois éléments que je recommanderais
Arnaud le troisième
alors le troisième je l'avais cité c'était le livre d'Olivier Léonji qui était son rapport réindustrialisons le défi d'une génération je pense que ce livre chez Duneau et Ron non non chez les déviations
une petite édition très bien
la dernière question c'est un conseil c'est pas une question c'est laisser un conseil pour les jeunes générations une bouteille à la mer quelque chose d'impérissable on commence par Olivier et on finit par mon ministre
oh ça c'est une question crois en tes valeurs crois en toi quelque chose comme ça on a des vraies valeurs en Europe en France avec l'histoire de notre pays mais qui a aussi été mêlée avec celle des autres nations européennes sois-en fiers on a une question de fierté de qui on est qui pour moi c'est tellement beau l'histoire on a tellement de potentiel on a tellement de richesse soyons fiers de ce qu'on a fait et soyons fiers de ce qu'on peut faire voilà
conseil de monsieur mon ministre la France est une personne et c'est un être aimé on la regarde parfois dans son sommeil comme si elle sommeillait à côté et on voit à la fois son point de noirceur vous en avez beaucoup parlé ou son point d'éclat nous avons essayé d'en parler et il faut l'aimer comme une personne et si on l'aime d'abord on lui pardonne deuxièmement on vit pour elle on vibre pour elle et la vie individuelle prend un sens parce qu'il appartient à quelque chose de beaucoup plus grand et pour ça il faut relire les pages de mémoire de guerre du général de Gaulle quand il raconte qu'il était face à l'océan qu'il allait devoir vider à la cuillère c'est à dire qu'en fait devant l'impossible à réaliser on réalise et bien ça c'est l'engagement de chacun pour notre pays à sa manière selon ses valeurs ses croyances et surtout avec un espoir qui est commun
toujours sauver la mère patrie messieurs merci
merci à toi merci pour l'invitation et puis surtout pour ce dialogue si amical et sympathique
merci
Arnaud Montebourg