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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 mai 2025 23 min

Bruno Retailleau élu à la présidence LR : cela "renforce son poids au sein du gouvernement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Et c'est avec plaisir que je vous retrouve pour les informer. On est en direct ensemble jusqu'à 9h30. Bonjour Renaultie.

Bonjour Sal et bonjour à nos informés du jour qui sont au nombre de trois. On a donc Stéphanie Despierre journaliste politique LCP. Bonjour Stéphanie.

Bonjour. À vos côtés François Xavier Bourmau journaliste à l'opinion. Bonjour François Xavier et Nicolas Tayard, journaliste à la rédaction internationale de Radio France parce que Renaude.

On commence tout de suite par le début de cette vaste offensive terrestre annoncée par Israël. Israël a annoncé hier le début, donc vous le disiez d'une vaste opération terrestre dans la bande de Gaza, que ce soit par le sud et par le nord d'ailleurs de de la bande de Gaza, alors que les bombardements israéliens avaient redoublé ces derniers jours, faisant plusieurs centaines de morts. La situation humanitaire, on le sait, est catastrophique.

Toute une partie de la population est menacée de de famine. Et voilà donc une nouvelle offensive. Et pourtant, dans le même temps, Benjamin Netaniaahu se dit euh ouvert à un accord incluant la fin de l'offensive de son armée en contrepartie de la libération de tous les otages, du désarmement du territoire palestinien et de l'exil du Hamas.

Alors, comment expliquer cette contradiction ? Une nouvelle offensive et puis un un discours qui se veut donc un discours de paix. Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France info l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka.

La possibilité d'une trêve n'a jamais été aussi proche. Effectivement, la possibilité de la paix n'a jamais été aussi proche depuis le début de la guerre. Mais il faut bien comprendre, la paix, ce n'est pas un concept qu'on impose.

La paix doit être voulue par les deux côtés. Et pour l'instant, je ne pense pas que le côté palestien veut vraiment la paix. Alors, la peine n'a jamais été aussi proche, dit l'ambassadeur d'Israël en France.

Et dans le même temps donc Israël redouble son offensive faisant donc de nombreuses victimes. Quel est l'objectif d'ailleurs de cette offensive ? Est-ce qu'il s'agit de déplacer la population palestinienne ?

Et pourquoi cette contradiction apparente ? Est-ce que c'est lié peut-être à une pression diplomatique des États-Unis et de Donald Trump sur Benjamin Et Nicolas Tiller d'abord sur ce qui se passe sur le terrain dans la bande de Gaza. Cette offensive terrestre lancé.

Ouais, il y a une offensive terrestre qui a débuté, qui a suivi une semaine de bombardement qui ont été d'une violence inouie la semaine dernière. On est on a retrouvé l'atmosphère des pires heures de de la guerre lancé le le 8 octobre après les attaques terroristes du Hamas par Israël, des bombardements massifs et donc le début d'une d'une incursion, c'est tout le paradoxe du moment, on peut appeler ça un moment de de bascule ou un moment charnière. On est je n'a jamais été aussi près de la paix, ça c'est ce qu'on entend.

On jamais été aussi loin sur le terrain. Effectivement, il y a des discussions qui sont en cours. Il y a sans doute une pression américaine très forte qui a suivi la la visite de Donald Trump dans le golf la semaine dernière.

On sait que les pays du golf sont très attentifs à la situation des Palestiniens, que ça permettrait aussi le retour des affaires, par exemple entre Washington et et Riad. Tout cela est conditionné aussi à un règlement du conflit. Et en même temps, on sent bien que côté israélien, on a envie de mettre une pression maximale au moment où ces négociations ont lieu.

Peut-être aussi en attendant une réaction américaine qui se fait toujours attendre concrètement parce que si on on parle d'une pression peut-être en coulisse, il y a pas encore d'effet concret de la part des États-Unis sur leur soutien à Israël. Ça négocie en ce moment, il faut le il faut le rappeler. Et alors ça négocie quoi ?

Ça négocie au Qatar. Ça négocie les conditions euh notamment d'un d'un nouveau Cess feu. On rappelle qu'il a duré que 2 mois en en février jusqu'au au 18 mars dernier.

Il y a à la fois des négociations humanitaires parce qu'on rappelle qu'il y a eu un blocus terrible depuis début mars avec une reprise longue, très progressive depuis de jours, un retour de l'aide humitaire mais là aussi qui est lié à ces négociations et au moment où une incursion militaire a lieu, on se demande comment vont pouvoir se dérouler ces ces aides humanitaires alors que toutes les associations de secours ou humanitaires qui travaillent sont vraiment en difficulté pour assurer leur néocit y a un vrai doute sur les inion de part et d'autre. Il y a une intransigence israélienne sur l'idée de démilitariser Gaza, de provoquer l'exil total du des dirigeants du Hamas ou du djihad islamique. On rappelle que c'était le but de guerre hein de Benjamin Netaneou éradiquer le Hamas et puis il y a l'incertitude totale sur la population palestinienne.

Juste sur la question du Hamas particulièrement le parce que le l'ambassadeur l'a l'a l'a répété ce matin euh qui est effectivement l'exil forcé des des membres du Hamas. Mais on sait ce qu'il en reste avec tous ces bombardements. On le sait très peu et surtout au moment où il y a ces négociations, il y a aussi peut-être une volonté euh d'afficher certains succès politiques ou ou militaire si jamais une trêve devait intervenir euh avec euh la tête du nouveau chef du Hamas qui aurait été tué ces derniers jours dans des bombardements.

On n pas encore la confirmation avec le chef de la branche armée du djihad islamique qui aurait été tué ce matin. C'est c'est très récent là encore dans des bondardements. Ça peut permettre d'afficher des succès si une trêve devait intervenir.

Pourquoi il faudrait des succès ? Parce qu'il y a encore là une logique interne dans le gouvernement israélien qui est que la la partie la plus extrême du gouvernement de Benjamin Netaniaou refuse tout accord avec le Hamas, rêve d'une installation israélienne dans la bande de Gaza et qu'il faudrait les les convaincre de ne pas quitter le gouvernement. Ils sont pas nombreux hein, mais ils suffisent à à faire tomber l'éventuelle coalition qui est au pouvoir aujourd'hui.

On l'a vu d'ailleurs sur la question de ce rétablissement d'une aide humanitaire minimale hein qui qui a été décidé ce weekend comme le le rappelé à l'instant Nicolas Tier. C'est vrai que Benjaminahou a a pris cette décision y compris contre une partie de ces ministres d'extrême droite les plus radicaux qui voulaient pas en entendre parler. Alors c'est largement insuffisant regarde la catastrophe humanitaire qui est à Gaza mais on voit qu'il y a aussi des tensions internes à cette coalition à ce gouvernement. ce qui peut expliquer euh comme le disait à l'instant Nicolas, cette euh ce double discours en quelque sorte, c'estàd cette action de de guerre et et de guerre euh extrêmement euh euh virulente et dans le même temps euh la volonté justement d'aller le plus loin possible peut-être au moment où euh Benjamin Etwou sans qu'il va être obligé, y compris peut-être, mais encore faudra-t-il le le la vérifier, sous l'influence des États-Unis, bien de conclure une nouvelle trêve, un nouveau cesser le feu. essayer de de d'ommagasiner le plus de gains possible, y compris de gains symboliques avec un certain nombre de de chefs du Hamas peut-être éliminés, voilà, avant de devoir finalement concéder cette trève.

Et juste en un mot, attention dans l'opinion aussi parce qu'on en parle rarement, une opposition extrêmement forte à à Benjamin Netahuou en interne, en Israël. Il y a des voix qui s'élèvent aussi pour contester les dernières décisions politiques du Premier ministre. Et puis il y a la question des otages.

Les otages, il en resterait 58. une vingtaine serait en vie. Il y a le poids à la fois des des familles d'otage, mais de toute une population qui estime qu'avec cette nouvelle offensive terrestre et bien on fait une croix sur leur retour.

Emmanuel Macron ne cesse de déplorer la situation catastrophique, la situation humanitaire à Gaza. Il dit, il a il a même fait part de de sa honte, de la honte. Il devrait avoir honte he c'est ce qu'avait dit le président de la République à propos de Benjamin Netaniaou sur ce qu'il fait.

Mais au-delà des mots, on fait quoi nous les Français ? Alors, il y a la question de la de la reconnaissance de l'État palestinien par la par la France qui euh qui est dans l'air. Mais ce qui ce qui va compter pour le pour le moment surtout, c'est la c'est l'ambassadeur d'Israélien en parlait, c'est la forme de la paix que si s'il y a une paix qui se qui est décrétée.

Après le l'offensive du Hamas le 7 octobre dernier, la grande crainte c'était l'importation du conflit en en France et cette crainte s'était s'était révélée. Le conflit avait été importé et on a vu une très forte vague dans d'antisémitisme. aujourd'hui avec le le la paix qui se profile, c'est l'espoir d'importer la paix.

Mais quelle paix ? Donc l'ambassadeur d'Israéen le disait, il faut être deux pour pour faire la paix. Pour l'instant, on voit d'après ce que ce que vous disiez Nicolas, on en est pas encore vraiment là.

Mais même avant d'arriver à la question de la paix quand même. Pardon Renant, non juste sur Emmanuel Macron, il a fait un aveu lors de son émission aussi la semaine dernière. C'est qu'il a été extrêmement rude.

C'est pas la première fois très dure sur Benjamin Netanahu où il a exprimé la honte que lui inspirait la politique conduite par le gouvernement israélien. Il a souligné la situation immunitaire la plus dramatique, même la plus catastrophique depuis le début du conflit, a-t-il dit. Mais il a aussi dit dans la même émission que celui qui à ses yeux avait les cartes en main pour prendre une expression qui lui est chère d'ailleurs, c'était Donald Trump.

He il l'a dit, il a lâché d'une formule que c'était simplement les États-Unis. Quand vous dites c'est la France dire que la France l'Europe est ils sont impuissants. Bah la France n'a a peu de moyens de pression dans la région, c'est le moins qu'on puisse dire et y compris l'Europe et ça passe par l' notamment la reconnaissance euh de l'État palestinien mais qui de fait ne change pas grand-chose à la situation sur le terrain.

On l'a vu l'an dernier un nombre de pays européens ont reconnu don l'Espagne et quelques autres le l'État palestinien. Ça n'a malheureusement pas amélioré la situation des civils palestiniens sur place. Emmanuel Macron début avril avait dit que à un moment quel moment que le moment arrivait, elle serait prêt à reconnaître l'État palestinien.

Mais euh ça n'a pas avancé à ce niveau-là. Mais en attendant, pardon, il le fera que de manière groupée. Ce qu'il essaie de faire, ce qu'il essaie de faire Emmanuel Macron, c'est à la fois de trouver des pays alliés et de le faire au mois de juin.

Il y a une grande conférence coorganisée par la France avec l'Arabie Saoudite à New York. ce serait d'annoncer à ce moment-là avec d'autres pays cette reconnaissance, mais de trouver aussi des gains politiques de l'autre côté sur une reconnaissance d'Israël par d'autres pays de la région par exemple. Je reviens simplement à la question des mots.

Il y a aussi une réticence très clairement occidentale et notamment européenne à imposer les sanctions à Israël. Russie passe pas avec Israël. Oui.

Voilà. Le président l'a reconnu lui-même ce weekend en sommet. Merci beaucoup Nicolas Tayer de la rédaction internationale de Radio France.

Dans un instant, on va parler du nouveau chef de la droite qui s'appelle Bruno Rotaillot. Mais d'abord un passage par le filfo de Maurine Suiard. L'Élysée parle déjà d'un record. 20 milliards d'euros d'investissement vont être annoncés lors du sommet de Ches France qui débute ce matin.

Plus de 200 patrons se retrouvent à Versailles pour ce rendez-vous qui vise à attirer les capitaux du monde entier. Quels seront les mots de Donald Trump ? Cet après-midi, le président américain va s'entretenir par téléphone avec son homologue russe.

Vladimir Poutine pressé d'accepter un cesser le feu. Les occidentaux menace Moscou de nouvelles sanctions. Les pour parler de paix entre Ukrainien et Russes la semaine dernière n'en n'ont rien donné.

Première négociation entre les deux parties depuis 2022. 5 mois après l'annulation d'un premier scrutin pour des soupçons d'ingérence russe, le candidat proeen remporte la présidentielle en Roumanie. Nicosordan recueille 54 % des voix.

Le nationaliste George Simon reconnaît sa défaite. Et puis le tournoi tennis de Roland Garos débute officiellement le 25 mai prochain. Aujourd'hui débute les qualifications pour les joueurs les moins bien classés.

Carlos Alcaras pourrait arriver confiant la semaine prochaine puisque l'Espagnol a gagné le Masters M de Rome hier contre le numéro 1 mondial Yannick Sinner. France info les informés Renault Dél Salia Braccia les informés continuent avec Stéphanie Despierre journaliste politique LCP avec François Xavier Bourmau journaliste à l'opinion et Renault Delie the winner is Bruno Taillot absolument vous parlez pas de l'Eurovision là mais de l'élection du président de LR c'était hier 121000 adhérents appelés à choisir 80 % de participation et un succès éclatant de Bruno Rota qui l'emporte avec 74 un peu plus de 74 % des des suffrages, à peine plus de 25 % pour son adversaire, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Laurent Voquier. Une raclé assez humiliante, il faut bien le reconnaître pour Laurent Voquier.

Euh pourquoi une victoire aussi large alors que les deux candidats tenaient exactement les mêmes propos ? Il y a pas de différence politique ou idéologique entre les deux sur tous les sujets programmatiques. Il y avait une différence de fond, c'est le choix fait par Bruno Rotaillot d'être membre du gouvernement.

Une différence stratégique he membre du gouvernement Bairou. il est ministre de l'intérieur. Laurent Voquier a semblé tout au long de euh sa campagne euh critiquer ce choix en décrivant un Bruno Retaillot empêché, entravé, incapable d'agir ou de réformer.

Euh est-ce que la question de la participation de LR au gouvernement a été finalement tranchée par ce résultat ? Voici ce qu'on disait hier soir sur le plateau de TF1 le ministre de l'intérieur Brun Rota. Cette question, elle est tranchée.

Je considère que si il ne voulait pas que je sois au gouvernement, alors ça aurait été un des aveux. Laurent a fait largement sa campagne sur ce sujet-là. Notre famille politique, elle est à même aujourd'hui de porter notre projet pour la présidentielle et je serai un artisan justement de ce succès, en tout cas de ce travail.

J'essayonné la France. Croyez-moi, la France, elle ne penche pas à gauche, elle penche à droite. J'y suis, j'y reste.

Place Bovo le dit très clairement. Brun Rota. Il peut se féliciter de ce choix puisque c'est sans aucun doute un des principaux arguments qu'il a conduit à remporter la présidence du parti.

Mais maintenant, pourquoi faire ? Est-ce qu'il peut rebâtir une droite forte, indépendante et susceptible de gagner à la présidentielle de 2027 ? Pourquoi pas d'ailleurs en portant lui-même ses couleurs ou est-ce que la droite n'est pas toujours tonaillée en quelque sorte entre deux tentations ? d'une part le le bloc central macroniste avec lequel d'ailleurs collabore de fait Bruno Rotaillot et on voit qu'Édouard Philippe tend la main déjà à Bruno Rotaillot pour former un éventuel tandem pour la présidentielle et puis de l'autre côté évidemment la tentation la pression d'un RN qui dans les sondages est aujourd'hui beaucoup plus fort he presque trois fois plus que que la droite.

Alors Stéphanie, d'abord sur quand même l'humiliation euh infligée à à Laurent Voquet, il s'y attendez pas hein. Non et tous ces partisans hier soir étaient sonnés euh depuis en le début de semaine dernière, plus plus personne chez leur invoqué n'y croyait. le meeting de de Bruno Retaillot à Boulogne Billancour qui avait réussi à drainer beaucoup de monde et des gens pas forcément sur la ligne historique de Bruno Retaillot les avait convaincus.

Bon, c'était a priori perdu mais un score pareil personne ne l'aurait imaginé ni dans les troupes de Levenquier ni d'ailleurs chez Bruno Rotaille où on était assez confiant mais on était quand même assez surpris d'un tel score. Et ce qui fait la différence quand même François Xavier Bourmau c'est la présence de de Bruno Rotaillot dans le gouvernement. Annie Jeunev qui la secrétaire générale de des LR disait à cette place il y a quelques minutes, c'est un un premier argument qui a été donné par Bruno Rota.

Je suis aux commandes, moi je je suis au pouvoir. Oui, parce que alors ce qui ce qui ce qui comptait là dans le dans la candidature de Bruno Rotaillot, c'était de prouver que la droite euh pouvait renouer avec la culture de gouvernement. Donc depuis Bruno Rotillo au ministère de l'intérieur, effectivement, il y a il y a le le le la droite est de retour aux affaires.

C'était pas arrivé de depuis depuis plus de plus de 10 ans. Il y a il y a quelque chose qu'il faut souligner. ne c'est pas tant la victoire de Bruno Rotaillot qui qui est importante mais c'est l'ampleur de sa victoire parce que avec cette élection la la droite a renoué avec un élément fondamental de son identité qui est la culture du chef à droite il faut que le chef s'impose et fasse plier le genou à son à son adversaire là avec 75 % c'est une victoire qui est nette incontestable et qui permet à à Bruno Rotaillot en tout cas en tout cas à Bruno Rotaillot et à la droite qu'il va incarner de se débarrasser des querelles de chef qui agitaaient les républicains depuis depuis le départ de Nicolas Sarzy ça veut dire que dans les nouvelles orientations dans la dans la constitution aussi de son de son bureau politique il il peut faire sans les désidérat de oui de le de le renvoquer pendant la campagne il a dit qu'évidemment il tendrait la main et cetera mais dans l'entourage de Bruno Retaillot on explique qu'il est hors de question de faire un organigramme plétorique comme l'avait fait Eric Sioti avec toutes les sensibilités et on a vu ce que ça avait donné donc ils allaient prendre la main sur le parti et que l'idée c'était de travailler alors pas encore d'être candidat en 2027 il ne le dit pas comme ça il est très prudent Bruno mais il dit de faire travailler notre famille politique et la mettre en en ordre de marche pour 2027.

Mais quand même la question de la place DLR dans le gouvernement, elle se pose quand on veut incarner la rupture comme ils le disent Renault. Alors dès ce matin d'ailleurs le le maire de Cann le maire de Can David Lissard évoquait le fait, il disait il va peut-être pas pouvoir rester quand même très longtemps au gouvernement tout en étant chef du parti. toute la difficulté stratégique qui préexistait à ce à ce scrutin interne à la droite, elle demeure au lendemain.

Euh la droite a retrouvé quelques couleurs depuis qu'elle est revenue au gouvernement. Elle a gagné quelques élections parcelles, elle est bien placée d'ailleurs pour gagner une nouvelle la semaine prochaine lors d'une législative partielle en son noir. Euh il n'empêche qu'elle ait aujourd'hui dans tous les sondages, elle n'atteint pas le second tour de la présidentielle quel que soit le candidat, y compris Benoît Rota.

Et donc elle est toujours euh tiraillée entre ces deux choix. Soit celui de soit de s'allier, soit d'apparaître peu au pro finalement les descendants, les successeurs du bloc macroniste et on le voit avec la présence de Bruno Ril au gouvernement pour encore un certain temps jusqu'à quand euh la question se va se poser ou l'éventuel ticket qu'il pourrait former ou pas avec Édouard Philippe à terme et cetera et puis le le le la volonté ou le enfin le besoin de la droite de récupérer un certain nombre de ces électeurs qui sont passés au Rassemblement national. comment siphoner l'électorat qui est passé à l'extrême droite.

Or, toute la difficulté aujourd'hui, c'est que Bruno Rotaillot d'un côté il a un pied même les deux pieds au gouvernement mais de l'autre côté il tient le même discours du que le Rassembl national sur de très nombreux sujets à l'exception des dossiers économiques et sociaux. Mais sur le reste, c'est du plagia sur tous les sujets régaliens avec une difficulté supplémentaire. On a tous en mémoire le souvenir de Nicolas Sarkozy siphonant en 2007 lors de la présidentielle l'électorat de Jean-Marie Le Pen en tenant un discours extrêmement musclé en particulier sur les questions régaliennes.

Sauf qu'à l'époque le rapport de force était inverse. C'était la droite qui était très nettement devant le Front National. Aujourd'hui, c'est l'inverse.

Donc est-ce qu'il ne court pas le risque ? bah d'une forme de déchirure de déchirur musculaire entre d'un côté sa présence au gouvernement de l'autre côté ce discours extrêmement ferme dur sur les sujets régaliens au risque lui peut-être de se faire siphonner encore une frange électorat de droite lors d'une présidentielle he je parle lors d'une présidentielle par un parti le RN qui aujourd'hui est beaucoup plus fort que LR le grand écart va durer longtemps François Xavier ouais alors il y a plusieurs choses le première effectivement la question de la présence au gouvernement va forcément finir par se poser est-ce que la campagne de Bruno Rota s'est fait sur les sujets sécuritaires. En tant que chef de parti, euh il faut pas il faut étendre le jeu, il faut il faut élargir le élargir le jeu par les santé, éducation, enfin tout un tas de de sujets qui vont mécaniquement aller cogner avec ses collègues du gouvernement.

Donc à un moment ou un autre, la question va se poser. Ensuite, c'est une une question de timing. Euh pour le la question du RN euh enfin de de sifoner l'électorat du RN, il y a euh ou d'hésiter entre le le RN et le macronisme, il y a il y a quand même un événement fondamental qui va se passé en 2027, c'est que pour la première fois depuis 10 ans, il y aura ni Emmanuel Macron et vraisemblablement pas Marine Le Pen.

Donc le la question de la reconstitution du clivage droite gauche va va forcément finir par apparaître par se par se poser avec si c'est Jordan Bardella qui remplace Marine Le Pen un RN qui sera pas du tout dans la même configuration ne serait-ce que sur le le plan interne de ranger forcément derrière son candidat qui jusqu'à présent était extrêmement légitime avec Marine Le Pen mais avec Jordan Bar ça risque de poser des question c'est pour ça cette incertitude là elle conduit nombre de personnalités à droite à à dire bah il faut faire l'union des droites la question c'est de savoir jusqu'où Où elle va l'Union des droites ? En fait, elle commence à gérer le darmanin jusqu'à Sarah Knafo. C'est ce que disait Laurent Voquet.

Il y en a d'autres qui disent "Non, non, non, c'est pas jusqu'à Sara Knafo, c'est bien avant." Alors, c'est là-dessus qu'il va y avoir dispute. Non, c'est là-dessus qu'il va y avoir dispute au parti les Républicains.

Et puis on voit bien que de toute façon, comme le dit toujours Édouard Philippe, la poutre bouge et elle bouge encore et elle va bouger encore jusqu'en 2027. Moi, je pense que là, Bruno Retautillot est décidé à rester au gouvernement. Qu'est-ce qui va se passer au moment du budget à l'automne ?

Là, ça va peut-être devenir beaucoup plus compliqué. Hier, Roger Caroucci, sénateur soutien de Bruno Rota disait "Les français se sont attachés à Bruno Rotaillot" et c'est une manière de dire que être ministre, ça lui a acquis une popularité et une visibilité qu'il n'avait pas du tout. Personne ne connaissait Bruno Rotaillot, même pas chez les certains adhérents LR.

Donc là, il a tout intérêt à rester mais jusqu'à quand ? En effet, il est sur une sur une ligne de crète et on verra à quel moment ça bascule. Et puis n'excluons pas non plus que peut-être ça ne dépend pas de lui.

Le gouvernement Baou est encore sous la menace d'une censure. Son problème c'est quand même d'obtenir des résultats sur ces sur ce terrainlà. Tiens que le discours c'est bien, l'activisme c'est bien, les postures, la fermeté, le fait d'être revenu au gouvernement remontre justement que la droite peut servir à quelque chose.

He c'est ce que disait François Xavier Bonot tout à l'heure. Cette fameuse culture de gouvernement, c'est dire voilà, on n'est pas juste là pour protester mais on peut on peut encore être utile. La difficulté qu'il va éprouver un moment ou un autre vis-à-vis du Rassemblement national, c'est qu'il va falloir qu'il affiche des résultats de façon à à contenir cette concurrence et et on en est pas encore là.

C'est qu'il doit rester suffisamment longtemps pour avoir des résultats sans y perdre des plumes et il doit partir à temps pour ne pas apparaître comme simplement le successeur en filigrin d'Emmanuel Macron. Et dans l'immédiat, il y a une question qui va se poser vraiment très très vite pour Bruno Rotaillot, c'est la question sur la sur la fin de vie. C'est un texte qui auquel il est totalement opposé et qui est en ce moment à l'étude au Parlement et qui est vraiment là pour pour le coup fondateur de son identité politique.

Et c'est vrai que ça sera plus compliqué. Il a déjà dit hein qu'il était opposé. Le texte est plutôt bien parti pour pour passer.

On verra en tout cas. Mais c'est vrai que ça devient plus compliqué de gérer ça dès lors qu'on est chef de parti. Quand il est juste mise intérieur, il peut dire je suis hostile à ce texte mais ça n'empiète pas sur mes responsabilités gouvernementales.

Donc voilà, je suis contre mais tant pis. En tant que chef de parti, c'est plus qui compliqué de combattre un texte qui finalement est adopté avec le soutien du gouvernement auquel on appartient. Et bien merci beaucoup.

D'où le risque de déchirure. Ouais, merci. Mais on le pire c'est qu'on visualise.

Merci beaucoup à tous les trois euh Stéphanie Despierre, merci. Journaliste politique et LCP. Lundi c'est politique c'est ce soir à 19h30 l'émission en partenariat avec France info.

L'invité est Laurent Marcangellie, ministre de la fonction publique. Ça marche. François Xavier Bourmau, journaliste à l'opinion.

On en profite pour jeter un coup d'œil à la une du jour à la tête de LR évidemment Retaillo McAP sur 2027 c'est-à-dire ce matin dans l'opinion François Xavier Bourmau. Merci à vous. Merci à vous Rena aussi.

Et les informés du soir, c'est à partir de 20h. [Musique]