Tout comprendre sur la crise de l'eau (et les guerres qui en résultent)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 47 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Marianne MaximiChiffre
« Dans le puit de dô, les restaux du cœur à eux seuls ont pu distribuer des aides alimentaires à 14000 personnes. »
- 4:00Marianne MaximiChiffre
« Entre fin 2021 et mi-2023, leur marge, elle a augmenté de 70 % alors que dans le même temps, nous avons 18 % des agriculteurs qui souffrent de pauvreté. »
- 16:00Marianne MaximiChiffre
« Il faut 450 L d'eau par jour pour 1 kg de maïs. »
- 24:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 63 % de la surface neigeuse des Alpes a fondu. »
- 0:30Locuteur 1Fait
« Il y a plus d'eau, c'est de sa faute. Bah, il vous vend des citernes. »
- 1:00Locuteur 1Fait
« Les abeilles, ça pique mais à part piquer euh ça pollénise et le 90 % des végétaux ont besoin d'être pollénisé pour se reproduire. »
- 2:30Locuteur 1Chiffre
« 95 % des espèces qui sont dans la flotte dans la mer pardon ou dans les océans, je sais pas ce que c'est. »
- 3:30Locuteur 1Chiffre
« Le corps de vos nourrissons, c'est 70 % d'eau et le vôtre 60 %. »
- 4:30Locuteur 1Fait
« La tour Effel ça ressemble à un os. »
- 5:30Locuteur 1Promesse
« Nous avons été les auteurs de la première proposition de loi pour inscrire dans la constitution le droit à l'eau. »
- 6:30Locuteur 1Chiffre
« 3 milliards, c'est pas rien. C'est ou bien une chose ou bien une autre. les canalisations de flottes ou bien du matériel militaire. »
- 7:30Locuteur 1Chiffre
« 126 pays qui ont un conflit de frontière avec le voisin. On appelle ça un différent frontalier. »
- 8:30Locuteur 1Chiffre
« 28 % de tout ça, c'est des conflits armés. »
- 10:30Locuteur 1Chiffre
« La Russie dispose de quoi faire sauter la terre 16 fois. Les Américains pareil, ça en fait au moins 15 de trop. »
- 11:30Locuteur 1Chiffre
« On est au seuil de la belligérance. Alors l'autre, il peut toujours dire le russe ça va aux tué 147. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et tous. Merci merci à vous d'être venu ce soir, aussi nombreux et nombreuses parce qu'il y a une deuxième salle qui est pleine aussi. On a un très joli décor, très jolie ambiance.
Alors moi je me présente, je suis Marianne Maximi, je suis députée du Puit Dom et pour commencer, je voudrais déjà remercier bah les militants et les militantes qui ont permis de d'organiser cet événement et particulièrement les groupes d'action de Rion et de Volvic qui sont fortement mobilisés et puis aussi toutes les équipes d'Orga pour à la fois la sécurité mais aussi la régie parce qu'on a besoin et voilà vous pouvez les applaudir parce que [applaudissements] ça fait partie des tâches indispensable [applaudissements] indispensable pour que nos idées bah elles puissent être diffusées et qu'on puisse organiser des des moments comme ça ce soir. Alors avant de vous parler de l'eau, je voulais quand même prendre un petit instant pour parler du contexte dans lequel nous sommes. Un contexte difficile, un moment de brutalité sociale de la part de ce gouvernement où les idées d'extrême droite bah se diffusent.
Et dans un moment où milité est indispensable mais aussi difficile parce que oui, les temps sont durs. Depuis 3 ans, l'inflation a atteint des sommets, des sommets qu'on peut d'ailleurs mesurer dans ce département. Par exemple, dans le puit de dô, les restaux du cœur à eux seuls ont pu distribuer des aides alimentaires à 14000 personnes.
C'est un chiffre historique, malheureusement historique et en majorité, ce sont aujourd'hui des jeunes, des retraités ou des femmes qui élèvent seul leurs enfants. Et quand on est dans cette situation, nous les insoumis à l'Assemblée nationale, on propose des solutions. Par exemple, nous proposons de bloquer les prix.
Parce qu'en fait l'inflation, elle profite pas à celles et ceux qui produisent et on l'a vu avec le mouvement des agriculteurs. Au contraire, l'inflation, elle va profiter à l'industrie agroalimentaire. Et entre fin 2021 et mi-2023, leur marge, elle a augmenté de 70 % alors que dans le même temps, nous avons 18 % des agriculteurs qui souffrent de pauvreté.
Et la vie chère, c'est aussi l'inflation des prix d'électricité. Ce sont des prix qui ont explosé en 2 ans, ils ont augmenté, vous le savez, de 45 %. Et pourtant, le coût de production de l'électricité, lui, il a pas bougé, il est stable depuis 10 ans.
Et si on paye plus cher, c'est que le président de la République s'est soumis en fait et a accepté bah les règles du marché européen de l'énergie. Et nous nos propositions pour baisser les factures, c'est justement de déroger à ces règles qui sont absurdes. C'est de sortir du marché européen de l'électricité, de renationaliser les énergéticiens pour revenir à un pôle public de l'énergie. et gouvernement.
Ce gouvernement, il est doublement responsable parce qu'il a décidé aussi d'augmenter les tarifs réglementés l'électricité tout simplement pour faire des des économies. Vous savez, Bruneire nous le répète, il faut tenir des objectifs qui sont complètement délirants. Son objectif, c'est couper 50 milliards de dépenses d'ici 2027.
Et vous avez sûrement suivi l'activité l'actualité pardon de ces dernières semaines, c'est que les premières vagues de coupe budgétaire, elles ont commencé. En une nuit, par un décret en secret, le gouvernement a décidé d'entrée de plume de supprimer 10 milliards d'euros de nos services publics, de nos budgets, de nos dépenses publiques. Tout ça dans un mépris assez fort mais qu'on vit déjà depuis le début de ce ce mandat, mais dans le mépris du parlement parce que nous n'avons eu aucun débat avant de s'en prendre à la dépense publique.
Et toutes ces coupes, elles ont un objectif, atteindre un pourcentage absurde de déficit public pour 2027 et satisfaire bah les exigences européennes. Et pour ça, la Macronie, elle est largement alignée sur ce que demande Bruxelles. Et l'avenir pour eux, bah ce ne sont pas nos services publics qui vont casser.
Ce n'est pas non plus la transition écologique qui livre au marché, mais plutôt un océan d'austérité sans fin. avec des conséquences sociales très graves pour nos concitoyens. Alors le 9 juin, jour de l'élection européenne, on va pouvoir manifester notre refus de cette politique néolibérale et chaque voix qui ira à la France insoumise sera une voix de plus pour dénoncer l'austérité et manifester notre refus absurde des politiques néolibérales de Macron. [applaudissements] Alors, va falloir donner de la force à celles et ceux qui en France et en Europe souffre de ce monde-là.
Il va falloir donner de la force à celles et ceux qui ont besoin des services publics. Il va falloir donner de la force et de l'espoir aux génération futures qui ne veulent plus de ce monde. Donc il va falloir voter voter pour la liste conduite par Manon Aubri.
Et en attendant le 9 juin, moi je voulais vous parler bah de cette date importante qui est celle d'aujourd'hui, celle de la journée mondiale de l'eau. Vous le savez, nous à la France insoumise, on est engagé depuis des années et mobilisé sur cet enjeu vital pour nous, mobilisé notamment dans les luttes contre l'accaparement de la ressource en eau. Il y a un an, à quelques jours près, nous étions des milliers de manifestantes et de manifestants qui se sont rassemblé à Sainte Soline contre les mégabassines.
Moi, j'y étais avec de mes collègues députés et je crois que pouvoir dire que même sans blessure physique, je suis pas revenue indemne de ce que nous avons vécu à Sainte Soline. Quand nous avons commencé, c'était une manife festive, joyeuse avec des familles, des anciens, des syndicalistes, des collectifs de lutte et on était fort de notre nombre, de notre force, convaincu de l'importance de ce jour de mobilisation. Notre objectif en tant que manifestant c'était pas de faire une zade, c'était de pouvoir faire une action symbolique et encercl mégabassine de Sainte Soline de faire une chaîne humaine.
Et on a dû être terrifiant pour l'État quand on a vu ce qui s'est passé parce que très vite, vous avez pu suivre, nous avons dû affronter un dispositif disproportionné, féroce, sans limite, des dizaines de blindés, des canons à eau, mais aussi 6 hélicoptères, pardon, 3200 gendarmes mobilisés, une grenade tirée toutes les secondes. Je peux vous assurer que c'est une sensation très particulière de se retrouver et de voir une bascule dans un moment où voilà, on est fort de notre nombre, on est déterminé pour ce qu'on va vivre et d'un coup de comprendre que là nous vivons quelque chose de dramatique, d'entendre évidemment les cris, les appels à l'aide, de voir des blessés, de ne pas pouvoir les évacuer, d'être empêché de porter assistance. C'est tout cela que nous avons vécu alors que nous défendions simplement le partage de l'eau.
Sur cette manifestation, on a vu aucun principe du maintien de l'ordre n'a été respecté au point même que le rapporteur spécial de l'ONU a dit que l'État avait utilisé un dispositif largement disproportionné. Et c'est vrai parce que il y a un an, le gouvernement a choisi à Sainte Soline de faire un maintien de l'ordre avec un quoi qu'il en coûte au niveau humain. C'est exactement ce que nous avons pu vivre.
Et cette bascule, on l'a retrouvé ensuite dans le discours notamment de Gérald Armanin dans les jours qu'on suivit qui a continuer à essayer de d'assimiler les militants écologistes à des écotterroristes, rappelez-vous de ce terme. Et ça a continué à l'Assemblée nationale avec les les Macronistes qui ont mis en place une commission d'enquête sur Sainte Soline, non pas pour évaluer euh le pratique et ce qui s'est passé du côté du maintien de l'ordre, au contraire, c'était une commission d'enquête à charge contre la France insoumise pour savoir si on avait financé des groupuscules, si c'était nous qui étions à l'initiative de ces manifestations. Et on a vu comment ils ont essayé de s'en prendre à toutes celles et ceux qui résistent qui résistent évidemment pour les questions écologiques, pour le droit à l'eau, mais aussi dans le même temps, nous étions mobilisés contre la réforme des retraites et on a vu là aussi la répression féroce notamment de la jeunesse qui s'est fortement mobilisé.
On a vu les arrestations arbitraires, les gardes à vue sans fondement. On a vu évidemment les blessés aussi en manifestation. Cette politique qui est mise en place répressive, c'est ce qu'on vit aussi et c'est ce qu'on observe dans les quartiers populaires quand la jeunesse des quartiers elle se mobilise.
Et on l'a vu aussi en mois de juin dernier après la mort de Naël quand les jeunes ont voulu exprimer leur colère, la répression qui s'est abattue sur eux à la fois policière mais aussi judiciaire, des jeunes ont été arrêtés, qui ont été qui ont comparu de manière immédiate sans pouvoir se défendre et qui ont été incarcérés pour avoir volé une paire de chaussures ou une bouteille de soda. C'est tout ce qu'on voit aujourd'hui comme répression se développer, se préciser et venir attaquer tout ce qui vient questionner les impasses démocratiques dans lesquels nous sommes aujourd'hui. Parce que c'est vraiment le gouvernement qui crée ces impasses démocratiques, qui crée les conditions d'expression de mouvements plus radicaux.
C'est ce gouvernement là qui qui réprime pour faire terre, pour empêcher que nous puissions questionner, que nous puissions résister. Et quand on se bagarre, on sait aujourd'hui qu'on prend des risques, qu'on prend des risques alors que notre cause, nos causes, elles sont justes. Et la répression, elle permet aussi à la fois de décourager mais d'éluder les questions de fond, de faire diversion, de ne pas parler du fond du problème.
Et quand on parle de l'eau, c'est exactement ce qui s'est passé. Sainte Soline, ça a permis juste de parler de la répression de Sainte Soline mais pas du fond du problème. Et aujourd'hui, nous sommes là justement pour parler de pourquoi on se bat, de pourquoi on se bat pour l'accès à l'eau, pourquoi on se bat pour le partage de l'eau contre l'accaparement de la ressource en eau.
Et il y a 2 ans, c'était Mathilde Panot qui était dans cette salle qui menait aussi une commission d'enquête il y a 3 ans même qui était dans cette salle pour sa commission d'enquête sur justement la main mise sur la ressource en eau des intérêts privés et elle avait raison de venir parce que l'Auvergne notre territoire il est il démontre très bien les enjeux de l'eau. Longtemps, on a été vu comme le château d'eau de la France, cette région riche en eau qui n'avait pas de limite et pourtant aujourd'hui cette ressource, elle est limitée. On le voit dans les précipitations qui diminuent.
On le voit au quotidien avec les alertes sécheresses qui se prolongent jusqu'au mois de novembre avec des villages entiers qui sont ravitaillés par des camions citternes dans le département, dans le puit d'ô. Et ça ça va s'aggraver si on ne fait rien. Ça va s'aggraver parce que l'enjeu de l'eau, il est très concret avec Volvic tout près d'ici qui pompe la ressource en eau évidemment pour la vendre. vendre surtout des bouteilles en plastique.
He Volvic, c'est le groupe d'Anon qui produit 5 millions de bouteilles par jour qui en fait un des plus gros producteurs au monde. Et malgré justement les records de chaleur, les alertes sécheresses, Volvic ne fait rien ou très peu. Volvic nous dit qu'il mettent en avant 30 millions d'investissements pour économiser la ressource en eau.
Ça veut dire pas grand-chose quand on sait que le budget enfin les recettes de Volvic de Danon c'est 27 milliards d'euros annuel. Et donc Volvic nous dit qu'il réduisent à 5 % quand il y a des alertes sécheresse. Donc c'est c'est sympathique mais c'est vraiment rien du tout.
Et Volvic c'est pas allé seul aujourd'hui à pomper les ressources en eau. Il y a une autre multinationale qui est très importante dans le département. Évidemment, je veux parler de l'imagrin.
L'Imagrin, c'est le 4e semencier mondial qui est installé dans le pu de dos, mais aussi dans 56 pays dont la Russie. Et cette mit nationale, elle revendique comme une coopérative familiale. Moi quand j'ai rencontré son PDG, il m'explique c'est un gentil paysan sur son tracteur.
Bon, la réalité en fait c'est que le groupe, il est divisé en sep sociétés et il y en a qu'une seule qui a une forme de coopérative. Le reste c'est une bonne vieille multinationale et c'est six autres sociétés d'ailleurs. C'est bah l'industrie agroalimentaire, la même industrie qui qui tire ses revenus et qui empêche les agriculteurs de vivre dignement de leur métier.
Et ici l'imagrin a un projet de 2 m bassines dans le sud du département. de mégabassines qui sont plus que des mégabagines, c'est des giga mégabassines parce qu'elles feraient des capacités de 15 et 18 hectares. C'est deux fois plus que celle de Sainte Soline.
La plus grande qui va être située à Saint-George sur Allié aura un volume équivalent à 500 piscines olympiques. Je sais pas si quelqu'un arrive à mesurer, à visualiser ce que ça veut dire 500 piscines olympiques. Moi, j'y arrive pas personnellement.
J'ai réfléchi à la question mais je ne vois pas ce que ça peut être. Et donc pourquoi ils veulent des bassines, des méga bassines dans le département ? Pourquoi l'imagrin qui ne se cache pas d'ailleurs être le porteur de projet veut des mégabassines pour continuer à aller dans le mur avec une agriculture qui cultive ici du maïs à l'export pour faire du maïs semence qu'on va envoyer à l'autre bout du monde.
Pour produire du maïs, il faut 450 L d'eau par jour pour 1 kg de maïs. Voilà aujourd'hui ce qu'on a besoin pour cultiver des choses qu'on ne va pas manger, qu'on ne va pas consommer ici. Et ce projet c'est une véritable aberation et je sais qu'il y a des collectifs qui vont se bagarrer mais il va falloir toutes les forces toutes les forces du département et bien plus largement pour que bah ça ne se fasse pas ni ici ni ailleurs d'ailleurs parce que ce projet de mégabassine il y en a qui existent nous à l'Assemblée nationale on s'est on s'est mobilisé pour notre niche parlementaire ma collègue Clémence Gueté avait une proposition de loi qui visait à mettre un moratoire un moratoire c'est juste dire on arrête On réfléchit et on voit ce qu'on fait.
C'est pas même pas l'interdiction, c'est juste dire on réfléchit. Est-ce qu'on continue à aller dans le mur ou est-ce qu'on a d'autres solutions ? Est-ce qu'on fait bifurquer notre agriculture dans le département et ailleurs ou est-ce qu'on continue à pomper ?
Parce que ces deux mégabassines du département, elles sont un peu différentes des autres. Elles sont pas prises dans les nappes directes, mais c'est les nappes de l'allié. Et l'allié aujourd'hui, c'est notre rivière qui traverse ce département, mais c'est aussi ce qui permet d'acheminer en eau potable toute la métropole de Clarmontferrand.
C'est 300000 habitants qui ont besoin de la rivière alliée pour boire toute toute l'année. Et quand si on a ces mégabassines, vous rendez bien compte que ça ne fonctionnera pas. on ne pourra pas avoir tous les ugas qui seront euh euh satisfaits et il va falloir, je le redis, vraiment se bagarrer.
Et il y a un dernier sujet qui euh qui m'inquiète beaucoup, qui est pas dans le pu d'au mais qui est juste à côté, c'est la future grande mine de de lithium qui va se faire à la limite entre le puit de dô et l'allié au milieu de la forêt des Colettes, cette zone qui est natura 2000. Cette mine de lithium, ça serait la deuxième plus grande mine d'Europe. Alors, il y a un débat évidemment sur nos besoins, sur à quoi ça sert le lithium.
Mais moi, ce que je voudrais dire aujourd'hui, c'est que encore une fois, on laisse ces enjeux essentiels aux intérêts privés. Et là, l'État encore une fois n'est pas à la hauteur. C'est l'entreprise qui va gérer cette concession minière qui va être énorme.
C'est 34000 tonnes de lithium qui vont être extraits par an. Et pour cela, il faut 1,5 million de litres d'eau par an aussi pour extraire cette quantité de lithium. On a aucune étude, aucune analyse de l'impact environnemental et sanitaire d'un tel dispositif.
La seule chose qu'on nous promet, c'est des emplois. Alors, on a l'habitude d'être très méfiant quand on nous promet beaucoup d'emplois parce que souvent c'est pas le cas. Et donc, il y a une enquête qui est en train enfin un débat public qui est en cours.
Moi, je vous invite à y participer. Je vous invite à prendre part. C'est le seul espace que nous avons avant la mobilisation forte, mais en tout cas, il va falloir y aller parce que l'enjeu qui est celui de la mine de lithium rassemble tout ce qu'il ne faut pas faire et tout ce qu'il ne faudrait pas faire de cette façon.
Il faut que l'État planifie, il faut une transition énergétique qui permet une bifurcation écologique. Et là, là encore, on va perpétuer tout un schéma qui ne va pas et qui nous amène droit dans le mur. Alors, avant de laisser la parole, je voulais remercier les collectifs militants qui sont présents ce soir.
Il y a évidemment Bassine Nmerci 63 qui va militer contre ces méga giga bassines. [applaudissements] Mais il y a aussi Volvic Noup Pompe qui est au quotidien bah alerte sur l'usine Volvic et qui a récupérer tout à l'heure des déchets de le de l'ancienne usine Volvic qui était en fuit qui vous pouvez voir dans le hall d'entrée parce que en plus de pomper les nappes de pomper la ressource en eau, en plus de produire du plastique, il pollue là où ils sont. Donc il y a vraiment un enjeu à à rejoindre ce collectif si vous êtes du coin.
Et puis a aussi Préservons la forêt des collèges, je sais qu'ils sont ici et que qui eux organisent aussi bah tout ça autour de la ligne du mytium. Et donc il va falloir et ben vous organiser, rejoindre ces collectifs militants, rejoindre les associations, rejoindre celles et ceux qui se battent au quotidien pour préserver la ressource en eau, pour préserver l'environnement et pour dire surtout on peut faire autrement. Le but c'est pas juste d'être dans l'opposition, c'est qu'on a énormément de propositions.
On a des propositions en matière d'agriculture, on a des propositions en terme de partage de l'eau, on a des propositions pour faire en sorte qu'on ne perde pas l'eau dans les canalisations par exemple. Nous avons énormément de propositions et les collectifs les portent au quotidien. Donc franchement, merci à vous bah de tenir bon dans ces luttesl à vous de vous bégarer au quotidien.
Merci à vous d'être là ce soir. Et sans plus tarder, ben moi je vais vous demander d'accueillir chaleureusement celui qui a été le seul responsable politique à politiser justement la question de l'eau. Celui qui a été le seul candidat à l'élection présidentielle à faire de l'eau un thème majeur lors d'une élection présidentielle.
Je vous demande d'applaudir très chaleureusement Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements] [applaudissements] Merci, merci à vous toutes, vous tous. Je vais vous dire que ça fait du bien parce que marcher continuellement sous la mitraille, l'insulte, le probe.
Alors quand on se retrouve, ce petit moment de retrouvaille est toujours un moment où on recharge les batteries. Je sais qu'on est dans cette salle et dans une salle à côté. J'adresse un petit salut à ceux qui sont dans la salle à côté.
Je pense que je passerai leur faire un petit coucou. en sortant. Je remercie Marianne Maximi et ne croyez pas que ce soit passe-moi le sel, je te passe le poivre.
Euh je vais dire d'abord un mot pour tous ceux d'entre vous qui sont des insoumis, insoumis, engagés. Alors insoumis, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça commence par celui ou celle qui met un bulletin de vote insoumis.
Et puis il y a la mentalité insoumise, la philosophie, la mentalité, bon les gens un peu rêent de la nuque qu'on fait pas plier facilement quoi. Ça c'est un peu vous tous. Et puis il y a la philosophie en soumise, c'est-à-dire l'idée que la personne se construit dans le lien social dans la volonté de l'émancipation et de la plus grande liberté, la plus grande égalité, la plus grande fraternité.
Et bref, mais c'était pas dit d'avance que ce mouvement qui est créé depuis si peu arriverait à franchir les étapes comme il l'a fait, en positionnant, en proposant une alternative radicale au système parce que c'est d'elle dont on va parler ce soir. Mais c'était pas dit qu'on y arrive. Rien n'était dit.
Il y fallait d'abord le courage d'entreprendre, de vouloir et de se décider au point de départ que on savait que compte tenu de ce qu'on allait proposer, ça serait pas dans les clameurs de remerciement et que personne ne viendrait nous dire "Ah, comme c'est génial votre trouvaille, on n'y avait pas pensé avant. Tenez, on vous donne les clés du camion." Bon, on avait bien compris que ça ne se passerait pas comme ça.
Passer à un groupe de 17 parlementaires, c'était pas évident. Je pense qu'on a illustré une manière de faire, c'est-à-dire de combiner une combativité complète, une manière de s'engager dans le combat qui est à la fois institutionnel dans le respect des règles des institutions. J'ai pas dit de la cravat règles. et puis d'être d'avoir des parlementaires qui sont également toujours présents sur le terrain dans les luttes et faisant remonter tout ce qu'ils peuvent dans l'institution et faisant venir dans la lutte tous les moyens que l'institution donne.
Et quand nous sommes passés à 75, évidemment là non plus une collection d'individus ne fait pas un groupe. Et quand vous tenez compte du fait qu'il s'agit d'un sououmis, il est absolument impensable qu'on en vienne à bout par des mesure de je sais pas quoi, de discipline ou de je sais pas quoi. Il faut que la chaussure s'adapte au pied et le pied à la chaussure, hein.
Bon voilà. Et il ce groupe s'est fait et il s'est fait avec, j'espère que vous en avez la perception, une capacité à la compétence, à la qualification, à l'efficacité dans la démonstration du raisonnement. dont Marianne Maximi est une des personnes qui l'illustre. [applaudissements] Vous savez, je vous dis ça pour que vous êtes comme nous.
Bon, des êtres humains, vous avez une famille, vous avez toutes sortes de préoccupations dans l'existence. Nous, la forme de notre engagement, nous avons choisi, nous ne nous plaignions pas, est extrêmement exigeant. nos vies sont en quelque sorte passé à les saureuses et évidemment passer sa vie à les heureuse est plus facile pour un homme de 72 ans que pour une jeune femme qui a charge de famille et donc nos camarades femmes qui sont présentes dans le combat affirment une capacité de combat qui est nettement au-dessus de la norme de ce qui se fait d'habitude en matière de capacité à combattre et je voudrais le dire pour que vous y pensiez des fois [applaudissements] bien sûr on commet des erreurs. hein, je vais pas vous dire que tout ce qu'on fait est parfait, mais qui n'en commet pas ?
Bien sûr, il peut arriver qu'ici là on morde le trait. Mais souvenez-vous, nous nous en souvenons. Nous sommes seulement des êtres humains et ce que nous avons à faire est très difficile.
Et c'est encore plus difficile quand vous êtes une femme parce que en plus des insultes habituels qui fusent dans l'hémicycle, vous avez celles qui ont à voir avec le sexisme et qui sont toutes destinées à d'abord politiquement vous coller une identité qui est pas la vôtre et deuxièmement à vous insulter dans ce que vous êtes en tant que personne humaine. C'est donc des combats très durs que nous menons en ce moment et à mesure que la crise va s'avançant, la dureté du combat est chaque jour un peu plus grande à mesure que l'adversaire, comprenant qu'il n'en viendra jamais à bout avec nous et qui comprend que nous sommes prêts à la relève et bien va de plus en plus fort, de plus en plus et honé, de plus en plus scandaleusement grossié. Tout ça, je vous le dis parce que je vois à peu près que nous sommes d'âge et de conditions très différentes dans cette salle, mais ce qui nous unit est une sorte de vision du monde, une sorte de pensée sur la relation aux autres.
Et c'est tellement fort, c'est tellement important dans nos existences, dans notre manière d'être comme individu que nous choisissons de venir en pleine semaine dans un cinéma pour parler de l'eau, sujet qui est moins flatteur que le vin ou que je ne sais quoi, mais qui dont vous avez perçu que il a une importance. C'est ça que je vous dire. Je remercie Marianne d'avoir ouvert en remettant le contexte parce que quel que soit le sujet, croyez-moi, nous ne perdons jamais de vue le fait que d'abord nos compatriotes, tous autant qu'on est sont confrontés à une difficulté à vivre que nous n'avions pas connu depuis au moins une génération.
Il y a bien longtemps qu'on n pas eu faim comme on a faim maintenant dans ce pays. Il y a bien longtemps que nos jeunes n'ont pas fait la queue à la soupe populaire. Il y a bien longtemps que les gens n'ont pas craint demain de ne plus être logés parce qu'on les aura expulsés il y a bien longtemps et cetera et cetera.
Et pour ceux qui ont connu la France il y a disons 30 ou 40 ans, ce qui est hors de portée pour ceux qui en ont 20, et bien nous n'avions pas connu nous la clochardisation générale dans laquelle nous évolu carmondisée où plus rien ne marche et où on peut avoir peur d'aller à l'hôpital alors qu'avant ça rassuré parce que c'était le meilleur système de santé du monde où l'on peut se demander ce que vont devenir les enfants que nous mettons à l'école publique parce que autrefois c'était la voix du cursus sonoris de notre progrès et cetera et que doréna avant on a surtout peur que ça ne se passe pas bien, qu'on ne comprenne pas et on sait que nous abandonnons nos enfants à Parcours sup et autres ignomini de ce genre qui les dressent, les habitu à mentir, à écrire des lettres de motivation qu'il ne pensent pas et surtout qui les pousse progressivement [applaudissements] vers le dégoût du système public. Parce que tout ça est organisé dans le même cadre qu' organisé le rapport à l'eau, c'est le capitalisme. Et on doit en parler parce que ce qui est nouveau et que les insoumis incarnent, c'est d'avoir compris le croisement qu'il y avait entre la critique que nous faisons du capitalisme qui nous vient de l'ancien mouvement ouvrier qui avait fait dans ce domaine un travail d'analyse, de compréhension, de lutte qui a structuré les consciences pendant des générations. le croisement de cette vision du monde avec la compréhension de la crise écologique irréversible et du fait que cette crise en quelque sorte et en dépit de la pluie et de la sécheresse ne tombe pas du ciel mais a été aggravé, installé par un mode de production particulier qui l'a rendu encore plus dangereuse et surtout irréversible.
Et à l'heure qu'il est, il faut mobiliser en nous toute notre capacité d'optimisme, toute notre optimisme de l'action parce que nous avons parfaitement compris qu'alors même que nous avions dans le passé du temps et quand on perdait une élection, on se disait on va gagner la suivante et on se remettait au travail quasi immédiatement. Mais maintenant, nous n'avons plus de temps. Nous avons des délais, ce qui n'est pas la même chose.
Une après l'autre, toutes les lignes rouges qui nous sépare de la crise de la civilisation humaine sont franchies les unes après les autres. si bien que nous devons à la fois être tout le temps dans le contexte, dans la lutte, présent, tâché de barrer la route aux aspects les plus scandaleux du déferlement de l'esprit cupide d'accumulation et absurde qui est celui du capitalisme. Mais en même temps, un seul jour, cesser de penser aux dimensions les plus fondamentales de la condition humaine, c'est-à-dire des conditions dans lesquelles nous évoluons comme être vivants.
La crise de l'écologie nous la crise écologique de l'écosystème nous interpelle dans notre identité humaine. Mes amis, la nature n'a rien à faire de nous. Si nous n'y étions plus, elle ferait autrement et sans doute trouvera-t-elle le chemin pour sans cesse réorganiser les systèmes vivants jusqu'à un certain degré de température ?
Ce que nous sommes en train de défendre, c'est la possibilité pour l'espèce humaine de continuer à développer un cadre de vie dans lequel elle peut vivre. Et l'espèce humaine doit obligatoirement rénover de font en comble ses comportements, sa vision du monde et son mode de production. Quand on parle du capitalisme, on ne parle que d'une chose, le mode de production dans lequel vivent les êtres humains.
Je suis un anticapitaliste par idéologie, c'est-à-dire parce que je connais la dangerosité de ce système et que ces valeurs essentielles me dégoûtent, ne m'intéressent pas. Je n'ai pas envie d'être en compétition avec tout le monde et je pense que la plupart d'entre vous sont dans ce cas. Pour moi est plus importante la solidarité que d'être gagnant et cetera et cetera et cetera.
Mais ce qui est nouveau, c'est l'obligation de se penser différemment dans ce rapport à l'écosystème. Et le capitalisme est entré dans nos peau, il est entré dans nos murces, dans nos goûts, dans notre manière de regarder le monde. Et il faut nous débarrasser de toutes sortes de comportements parce que nous autres, les êtres humains, nous avons bien sûr une condition humaine, mais elle change à chaque génération.
Elle change avec chaque mode de production. Le capitalisme n'a pas toujours existé et pour ma part, je pense qu'il n'existera pas toujours. Mais en tout cas, nous sommes d'abord des êtres sociaux et des êtres de culture.
Nous sommes et ça c'est le paris fondamental de la philosophie humaniste. Les êtres humains sont leurs propres auteur. C'est eux qui déterminent par leur comportement, leurs choix, leurs croyances, leur savoir ce qu'ils vont être demain.
ça le paris révolutionnaire de la pensée humaniste qui fait par exemple que depuis le début le mouvement insoumis mette à l'ordre du jour des revendications qui d'abord ont paru étranges voire même secondaire comme d'aller mettre le droit à l'IVG dans la Constitution. On disait mais mais qu'est-ce que ça à voir avec la Constitution ? Qu'est-ce que ça à voir ?
à voir que c'est une liberté fondamentale de disposer de soi-même. Donc si l'objectif républicain est la liberté, alors il faut que les femmes aient la liberté de disposer d'elles-même et que leur corps n'appartient ni à leur mari, ni à leurs enfants, ni à la société, mais à personne d'autre qu'à la personne qui se trouve être dans ce corps en quelque sorte. Mais c'est vrai aussi pour le droit au mariage pour tous, c'était une notion d'égalité.
Pareil, on nous a dit "Ah bon mais franchement, vous croyez qu'il faut faire une loi pour ça ?" Il se trouve que le hasard de la vie, c'est moi qui a déposé le premier texte de loi en faveur du mariage pour tous au Sénat. J'ai trouvé que six personnes pour signer avec moi.
Après évidemment comme c'est passé alors là c'était la fête au village c'est au Sénat que d'abord a été présenté le premier texte parle. Il me montrait tous du doigt parce que ça choquait leur conviction et il en va de même avec le droit au suicide assister et il en va de même avec la liberté du genre. Chaque fois, nous allons trouver dans nous nous trouver dans la position de la défense de la personne maîtresse d'elle-même disposant de soi.
Donc dans la difficulté de l'existence, parce que c'est pas toujours simple de faire sans cesse appel à des principes qui vont organiser la vie. J'ai dit, il faut être toujours présent sur la ligne de crète. Si nous avions gagné en 2022, nous pouvions nous dire déjà une première chose que nous avons complètement raté le début de campagne.
Les sep déplacements que j'avais fait sur l'eau, personne n'en a parlé, mais vraiment personne. Et pourtant, j'ai eu trois quatre dépêches de la FP qui indiquaient où je me trouvais ici avec l'une avec l'autre en train de faire des démarches. Alors, j'avais été dans le dou.
Tiens, il y a plus le saut du la chute la plus haute d'Europe 25 m. Plus de goutte de flotte. Alors, comme j'ai été jeune homme là-bas, je vais vous dire, je vous garantis que c'est impressionnant.
Ensuite, on a été voir la durance et ainsi de suite. Rien, strictement rien. Arrive l'été derrière et c'est la première fois que la crise de la sécheresse frappe avec une telle force que même si on n pas envie de l'avoir, on a été obligé de l'avir.
Et il y a eu c'était la sécheresse la plus terrible depuis 500 ans. Il y a eu progressivement plus de 350 400 communes qui ont été atteintes par cette situation. Donc est arrivé pour la première fois sur l'hexagone la crise de l'eau.
C'est d'elle dont je vais vous parler. Quoi que je n'aurai pas l'impudence devant vous qui connaissez le sujet souvent de vous faire une conférence sur la question de l'eau. Je voudrais vous en montrer le caractère déflagrateur sur le plan politique parce que telle est ma responsabilité devant vous et celle que j'ai pris déjà dans le passé en proposant ma candidature à l'élection présidentielle. c'est que ce qui s'avance, nous devons l'anticiper.
Si nous avions été élus, nous aurions affronté la première grande sécheresse visible dans tout l'hexagone. Mais figurez-vous que la sécheresse frappe déjà et le manque d'eau frappe déjà. C'est pourquoi ce soir par exemple, nous avons décidé de faire le même soir un meeting ici, Marianne et moi et là-bas en Guadeloupe où se trouve Manon Aubri et Mathilde Panneau pour faire un meeting là-bas aussi sur l'eau parce que en Guadeloupe depuis maintenant 4 ans, on a des heures pendant lesquelles il y a de l'eau et des heures pendant lesquelles il y en a pas et que tant que l'hexagone n'aura pas vu ça, il ne le croira pas en dépit des alertes qu'on lui lance.
Et vous savez comme moi que ça sera pas seulement un problème d'hygiène, ça sera pas seulement un problème d'accès à un besoin fondamental, incontournable. Vous connaissez la statistique hein ? À 2 % de manque d'eau, vous avez soif.
À 10 % vous commencez à délirer, à 12 % vous êtes mort. Ça ne se négocie pas. Ça n'est pas quelque chose où vous créez un rapport de force avec votre soif.
Vous ouvrez le robinet, il y a pas d'eau, vous êtes mort vous pouvez pas boire. C'est donc une confrontation directe, frontale, immédiate, absolument conflictuelle de chaque être humain en fonction de ses besoins, en raison de ses besoins avec le système, le système général de l'organisation de la société qui fait que le réseau vous amène ou pas de l'eau. Or, ce rapport à votre accès à l'eau est un rapport social et il est normé par l'existence d'un capitalisme qui évidemment une fois de plus s glissé pour s'approprier le bien commun et en faire un bien privé.
Et ça ne marche qu'à la condition, ça ne marche qu'à la condition qui est la base du fonctionnement du capitalisme. Il faut qu'il y ait de la rareté. Moins il y a de flotte, plus elle se vendra.
Moins vous avez accès au savoir. Plus vous aurez besoin d'y accéder, plus vous serez prêt à payer pour y accéder. Voilà comment il transforme tous les bien commun, le savoir, l'eau et ainsi de suite la santé en marchandise précisément en la rendant à leur manière plus rare parce qu'ils vous discriminent et ils monopolisent.
L'eau dans ces conditions et pour qu'on comprenne bien et jusqu'au bout de quoi on parle. Je viens de citer la Guadeloupe et maintenant je vais vous citer Mayotte, territoire français de l'océan Indien. Je dis français parce que les gens qui sont là ont voté à 95 % qui voulaient rester français et c'est ce qui s'est produit.
Et voici que à force d'abandon, l'État a carodisé sur l'hexagone là-bas et je sais plus comment on peut appeler ça, tellement l'État est absent, tellement il est incapable de faire quoi que ce soit, tellement il ne sait au fond s'acharner que sur des questions de sécurité qui ont une réalité que je n'ai pas l'intention de contester. Mais mes chers amis, imaginez-vous ce que c'est de vivre. Et comme j'en ai entendu un témoin à la tribune de l'Assemblée nationale le dire, imaginez-vous ce que c'est de vivre quand vous êtes par exemple monsieur le député de Mayotte Camardine que tu dois connaître. un chic de droite mais bon il est chic quand même.
Et Camardine vient à la tribune et dit écoutez avant c'était un jour sur deux maintenant c'est un jour sur trois que j'ai de l'eau courante et que je peux me doucher. Je vous raconte pas ce que les quelques racistes ont crié depuis leur banc hein. Mais c'est un jour sur trois.
La crise de l'eau, c'est pas un sujet où il y a un peu moins d'eau, où on peut discuter la qualité. Oui, tout ça c'est vrai, mais fondamentalement ça veut dire la dislocation de la vie, la dislocation de la société. Et à ce moment-là, comme je vous l'ai dit il y a un instant, ce qui est vrai à échelle individuelle est vrai à échelle collective.
La plupart des révolutions citoyennes que nous avons connu dans le monde, je dis la plupart pour ne pas dire toutes et ne pas me faire prendre à l'exception qui confirmerait la règle. Mais pratiquement toutes ont 1 an 2 ans avant qu'elles explosent une crise de l'eau liée à l'accès de l'eau, au conflit d'usage, c'est-à-dire il y a moins d'eau. Et qu'est-ce qu'on en fait ?
On les met pour cultiver tel ou tel légume que l'on veut exporter ou bien est-ce qu'on en donne aux gens ? Est-ce que on en donne aux gens ou bien on leur donne ce qui reste après qu'on en soit déjà servi pour le golf ou pour le mettre en bouteille comme c'est le cas ici et cetera et cetera. Les conflits d'usage sur l'eau deviennent des conflits sociaux, ça va de soi, mais deviennent des conflits révolutionnaires.
Et ça, c'est une situation à laquelle les penseurs et les militants contemporains doivent apprendre à s'habituer. Non, il y a pas d'un côté les questions écologiques et de l'autre côté les questions politiques. Non, il y a pas d'un côté les questions qui tiennent au mode de production et les questions écologiques de l'autre.
C'est une seule et même chose. D'ailleurs, la crise écologique n'a pas d'autre origine que dans le système de production. Alors, la crise de l'eau est commencée en France.
Alors, ça, je pense que la plupart d'entre vous sont assez informés de ce qui se passe pour le savoir et le croire. Mais moi, je veux souligner le fait. Vous savez que j'ai été élu de Marseille.
Marseille, c'est indépassable. Et là-bas, il y a la grotte Cosquer. Ça vous dit quelque chose ?
Ce sont des peintures préhistoriques dans une grotte. La grotte, elle est 32 m en dessous du niveau de la mer. Ça vous permet de savoir que elle a monté de 32 m ?
Et ben non, elle a monté de 120 m. quand la fin de la glaciation a eu lieu et que cette masse de flotte qui était empilée en quelque sorte dans la glace a fondu et l'eau est montée. L'eau monte actuellement partout.
L'eau monte. Première conséquence, les villes descendent. Une ville comme New York est menacée d'orina avant parce que son poids l'a fait descendre à mesure que l'eau qui monte travaille les sous-sols.
Dès lors que l'eau monte, c'est l'eau de mer. Et si vous êtes dans les deux sèvres, vous découvrez que dans vos tranquilles étants et surface humide auquel vous étiez habitué, ben il y a de l'eau salée. Pourquoi ?
Ben parce que elle passe par la même où était l'eau douce avant. Elle est montée dedans, elle se mélange. Donc toute vie adaptée à l'eau douce disparaît à mesure qu'apparaît cette eau salée.
Mais je pourrais comme ça continuer le tableau en vous donnant une indication qui est directement liée à ça, la fonte des neiges. Donc l'on monte. OK, on a compris monsieur Mélenchon.
Non, vous avez pas tout à fait compris encore parce que si elle monte ses clés glaciers fondent, 63 % de la surface neigeuse des Alpes a fondu. Et si les glaciers fondent, ça a comme résultat qu'au début il y a plus d'eau puis après bah il y en a moins. Et vous avez des chercheurs qui vous expliquent que près de 50 % de l'eau qui coule dans le rô et dans la zone sont de l'eau qui tous les ans viennent de la fonte des neiges avant que retombe de la neige, se refasse de la glace et cetera.
C'est donc le cycle de l'eau qui est attaqué en tout point. Alors, vous pourriez vous dire "Ah bah quand même, il y a pas que savent ça les insoumis, il y a pas que les militants associatifs, 1000 fois merci au travail qu'ils ont fait parce que c'est eux qui ont tenu l'alerte pendant des années jusqu'à ce que des gens comme nous qui faisont du combat politique, on finisse par se dire "Oui, il y a un problème." Moi, je vous parle franchement chez les insoumis, le premier c'était Gabriel Amar pendant des années tout seul hein.
Alors, il allait de ville en ville, il faisait des conférences et cetera puis à nous aussi nous en faisait et à la fin a fini par nous convaincre et maintenant il y a toute une série d'actions qui ont été engagé. Marianne les a évoqué. J'ai dit la crise de l'eau est commencée en France.
Donc quand nous gouvernerons, car nous gouvernerons, je vais vous dire pourquoi nous gouvernerons, pas parce qu'on est les meilleurs, ce qui est le plus probable, mais tout simplement parce que quand la société est confrontée à une impasse, au début, il y a ceux qui voient pas parce que ils sont obligés, qu'est-ce que vous voulez ? Faut survivre. Donc déjà ça occupe assez et on peut pas s'occuper des autres.
Il y a ceux qui voient et qui se disent finalement il voudrait mieux qu'on arrange chasse sans que ça fasse trop de bruit. Ah c'est pas la peine de monter le ton. Attendez, on va essayer de régler ça gentiment.
On ne peut pas régler gentiment la crise écologique. Ça n'existe pas. Et je vais vous en donner la preuve immédiatement.
Ils sont tous là à sauter en rond. Maintenant dans tout leur meeting, ils font ça parce avant ils mettaient un chapitre sur l'écologie. Maintenant ça continue, c'est un chapitre ou quelques lignes et cetera.
Et puis après dans le discours, il dit "C'est grave, c'est grave, c'est grave." Bon d'accord, c'est vous qui commandez, c'est vous qui avez tout, c'est vous qui avez le pouvoir, c'est vous qui avez le fric. Alors c'est grave, qu'est-ce que vous faites ?
Et bien justement rien. Ou plus exactement, il continue à aggraver la situation. Aujourd'hui, partout, ils vous diront il faut décarboner l'économie, mais j'ai à jamais eu autant de projets de pipeline, d'extraction de gaz, d'extraction de pétrole dans le monde.
Il y en a 177. Alors que les pipes et les gazoduc font déjà presque 30 fois le tour de la terre en longueur. Par conséquent, ils ne régleront rien.
Leur seule idée, c'est de dire "Nous avons une solution, le marché." Le marché ça veut dire que vous allez orienter vos goûts, vos choix parce que vous les faites librement bien sûr. Sauf que pour boire, non, vous les faites pas librement.
Vous êtes attrapé au boyau par la soif et vous pouvez pas négocier avec ça. Et quand on vous répondra bah écoutez, travaillez un peu plus d'ailleurs si vous êtes au chemin chez de votre faute et si vous êtes pauvre alors c'est encore plus de votre faute. Et si par hasard vous êtes malade, tout le monde sait que c'est de votre faute.
Ça c'est le discours des dominants actuels, hein. Vous avez remarqué sur tous les sujets, c'est toujours le même répon et eux comme ils fabriquent des marchés, ils pensent que le marché va répondre. Mais vous, chaque fois que vous irez ou quand des masses humaines iront voir des gens qui leur répondront "Mais voyons, voyons, qu'est-ce que vous nous dites ?
Vous avez un problème de santé ? Vous avez vu les cliniques qu'il y a, vous avez qu'à y aller. Vous avez un problème pour boire de l'eau, ben allez acheter les beaux bouteilles.
Ça ça marchera pas, ça tiendra pas. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, la demande de la société, c'est que l'État et ce qui l'animent, ceux qui le dirigent, ceux qui le gouvernent réponde aux besoins essentiels. Voilà pourquoi notre chemin à nous, les insoumis vers l'exercice de la responsabilité du pouvoir dans notre pays est pavé par les besoins essentiels.
Et je vous dis pas que c'est le plus facile parce que c'est vraiment se casser la tête de se demander comment en peu de temps on pourrait rétablir la situation. Ce qu'on sait, c'est qu'en peu de temps, on commencerait par interdire les abus. Il faudra arbitrer les conflits d'usage et quand il arrivera comme dans les Pyrénées Atlantiques l'idée de faire un golf en pleine période de sécheresse, bon on dira "Non, on fera pas de golf et il faudra s'affronter avec les décideurs locaux." J'ai rien contre le golf hein, je sais pas s'il y a des golfeurs dans la salle.
Mon frère est prof de golf. Alors, vous voyez, ça me crée un lien quasi familial avec une activité que je ne recommande pas par ailleurs. Ben enfin, c'est comme ça.
C'est pas une crispation personnelle. Je suis pas en train de vous faire ma crise de ner de mes 20 ans face aux abus du capitalisme. Je dis seulement queon ne peut pas continuer à fonctionner comme ça.
De même, on ne pourra pas continuer en laissant Danon continuer à prendre toute la flotte qu'elle veut dans ce coin pour une raison qui n'a rien d'idéologique, c'est que ils ont déjà divisé par 10 le flux de l'eau qui est disponible et que là vous avez vous êtes une démonstration. Moi, j'ai pas la prétention de nous apprendre ce qui se passe ici, mais j'aime bien toujours trouver des exemples qui me m'aident moi à comprendre. Si j'ai bien compris comme on m'a dit, et comme c'est une histoire tellement humaine que ça m'intéresse, au début, il y avait de l'eau et il y en avait en plus parce que on buvait pas tout.
Alors bon, quelqu'un s'est dit "Ben le reste, on pourrait le mettre dans les bouteilles tellement bon." Bon très bien. Alors on va le mettre dans les bout comme châteldon quoi, hein.
Ça la châteld d'on c'est bon hein. Et bon alors il y en avait en plus. Et maintenant alors après ils sont venus, ils ont commencé à pomper à dire "Ah oui mais il y en a moins.
Ah oui mais e et haut ! Qui c'est qui passe le premier ? Et ben maintenant c'est Danon, c'est pas vous.
Donc il vous donne l'eau qui reste et il prend l'eau qui compte prendre. Ça ça peut pas durer non plus. Donc pardon ça va paraître peut-être un peu brutal.
Ça va être on va dire oh mais encore qu'elle a bu la stratégie de la conflictualité. Ben non, Quick c'est fini. Ça c'est des mesures.
Il y en a comme ça des dizaines qui sont devant nous. Dites-moi à quoi sert le lion turin qui pourrait aussi bien faire passer le fret par les voies de chemin de fer qui existent et qui coûterait bien moins cher à mettre en meilleur état pour y faire passer un maximum de marchandises ? À quoi sert de percer ce tunnel qui fait perdre des millions de litres d'eau parce que la montagne est en train de se vider de la flotte et tant qu'elle s'est pas vidé, ça peut pas marcher.
Et c'est tous les jours, tous les jours ça coule comme ça. C'est perdu. Des projets comme ça dans le pays, il y en a toute une série.
Tout ça faudra tout arrêter. Et évidemment, je suis conscient du fait que il y aura des fois où ça va poser un problème. Il faudra donc aussi régler le problème.
Donc la question de l'eau, c'est pas une question simple, mais c'est une grande question politique parce qu'elle nous oblige à trancher entre des usages. Personne peut dire "Le loisir golf est condamnable" parce qu'il est pas condamnable s'il y a assez d'eau, s'il y a assez d'herbes, s'il y a assez deci, s'il y a assez de là. Mais il le devient.
Je vais arrêter avec les golfeurs vraiment on va avoir des gens qui plus jamais de leur vie votent pour nous. Mais enfin tout le monde comprend. Il y a donc des activités où nous devrons arbitrer dire non ça on ne le fait plus.
Cette crise de l'eau commencée en France qui se traduit maintenant par des batailles sociales sur l'eau. Marianne a raconté tout à l'heure la baston des méga bassines. Je moi j'y étais pas ce jour-là puis je cours plus assez vite.
Je je qu'à voir la tête des autres pour avoir une idée de ce qu'ils allaient faire. Mais honnêtement, on s'attendait pas à ça, pas à une grenade toutes les secondes. Ni alors ils en ont plus rien à faire.
Vous pouvez venir avec votre écharpe tricolore, des plumes sur la tête, s'en foutent. Alors au contraire, ils essayent tout leur matériel. C'est des grands gosses mal élevés hein, ils sont là.
Alors ils passent sur leur squad à toute vitesse pant des grenades dans le tas comme ça. Alors s'il y a une Marianne Maximi au milieu, qu'est-ce que ça lui fait hein ? Et bon honnêtement, j'en menais pas large de savoir qu'ils y étaient.
Et bon, j'ai été bien rassuré de savoir qu'aucun d'entre eux avait été blessé, mais ça a pas été le cas de tout le monde. Il y a des gens qui ont été entre la vie et la mort après parce que on leur a tiré dessus et personne n'est mis en cause pour avoir fait ça, hein. C'était une sorte de refus de tempérin si j'ai bien compris qui de ren avant rétablit la peine de mort à la mercie de quelqu'un qui est à la fois le juge et l'exécuteur. [applaudissements] Je dis ça le jour où il y a eu une marche, tu sais, de nos amis pour ce ce pauvre gosse, pardon, j'arais pas dire gosse, il a 18 ans, un majeur.
Enfin, il est mort et les autres lui sont rentrés dedans volontairement. Ils ont commencé par dire "Non, non, pas du tout menteur, pas de bol filmer. Heureusement qu'on peut encore filmer hein parce que 9 fois sur 10 ce sont des menteurs qui racontent des histoires et qui dirait presque à la limite que c'est le jeune qui s'est précipité sur eux avec sa mobylette.
C'est tout le contraire. Vous savez, on m'a fait le reproche de dire la posture parle pas comme ça. Mais d'accord, mais j'ai commencé par parler autrement figurez-vous hein.
Et ben on s'en fout. Voilà. Et moi j'ai parlé autrement.
J'étais indigné le jour où j'ai appris que dans cette voiture où ils étaient quatre, il y avait un jeune homme qui tenait le volant. Il y avait une jeune femme à côté derrière, il y avait une autre jeune femme et un autre jeune homme. Et le jeune homme qui lui faisait policier refus d'autobt tempérer.
Bam ! Il tire sur le chauffeur et dans deux mes amis, il tire sur la jeune femme. Pourquoi ?
Elle est à côté, c'est pas elle qui conduit. Pourquoi tu tires dessus ? Pourquoi ?
Réfléchissez-y. Est-ce que ça a un rapport avec le fait qu'il a pensé dans ce petit instant de folie qui va lui pourrir la vie à lui aussi ? Comme elle était noire, c'était pas tout à fait la même catégorie que d'habitude.
Moi, j'ai été révolté de voir ça. Je Bon, c'est peut-être une erreur. Peut-être queon doit pas faire de l'action politique comme ça.
Mais moi, cette jeune femme de 21 ans, j'ai une fille moi aussi hein. Ma fille m'a jamais demandé avec qui elle avait le droit de revenir en voiture et je vois pas que vous ayez l'intention de le demander à vos filles, ni que vos filles aient l'intention de vous le dire. Donc cette jeune femme, elle est pas responsable du casier judiciaire du mec qui est à côté.
Et d'ailleurs, même s'il en avait un, est-ce que ça justifie qu'il soit abattu ? Et j'étais dans une protestation, quelque chose qui m'a soulevé. Je fais un tweet d'homme politique, il n'est pas admissible que cause toujours.
Ah, c'est comme ça que vous le prenez. Très bien. La police tue.
Booum, c'est parti. Mais l'encho a dit la police tue. Alors bon, les uns disent oui, les autres disent non et cetera.
Et finalement, ce qui était d'abord un cri du cœur, je me suis dit c'est une bonne méthode si on veut que il revienne quelque chose dans notre société. Là, j'ai vu le une petite citation qu'on m'a filé que je vous donnerai pas ce soir et c'est un truc je sais plus de qui. qui dit les sociétés ne pourrissent pas par la tête.
Encore que si et vous avez des chefs lamentables, il est peu probable que le résultat soit positif. Il dit les sociétés pourent d'abord par le cœur. Si vous êtes pas capable d'être écœuré, quoi qu'il se soit passé parce qu'on a tué une jeune femme de 21 ans qui était assise à côté d'un gars qui était chauffeur, qui n'avait pas son casier judiciaire sur le front.
Si vous n'avez plus le cœur d'être indigné quand vous apprenez que le jeune Nael a été abattu, enfin je ne vais pas vous faire toute la liste. Tout à l'heure Marianne citait des événements lamentables. Vous savez, moi j'ai demandé avec les copains, on a on a fait une discussion, on a enquêté sur les pillages, tu vois, des émeutes urbaines appelle les révoltes urbaines.
Vous avez vu, ça recommence hein. À qui s'en sont pris ? à nous comme tu as dit tu en prè au messagers comme ça on parle pas du message en prend notre dénonciation nous avons étudier les pillages voyez-vous j'ai pas peur de le dire qui pille quoi dans les cités et les magasins d'alimentation qui ont été pillés dans le centre-ville c'est ceux qui ont rien qui ont été pillés du cash alors on peut dire pill est inacceptable bien sûr c'est inacceptable Mais en attendant, le devoir de ceux qui ont et de ceux qui pensent, c'est d'analyser, de comprendre pour essayer de répondre au problème qui sont posés, pas de tout nier en tapant sur les Maximi, les Mélenchons, les Louis Boyard et ainsi de suite parce que ça c'est pas une réponse.
Peut-être qu'ils se sont fait plaisir pendant 24 heures dans les médias, mais le problème est toujours là. De même sur la question de l'eau, ils diront, ils feront ce qu'ils veulent mais le problème est là et il y a l'obligation de le traiter. Et il est pas là que dans les outresemers folkloriques aux yeux des décideurs parisiens alors que les outremères ne sont pas folclores.
Il n'est pas présent que dans l'hexagone où nous vivons tous. Il est présent à l'échelle du monde. Un/4 de l'humanité, nous sommes 8 milliards.
Nous allons être bientôt 10 milliards. Un quart de l'humanité n'a pas accès à l'eau potable. La moitié de l'humanité n'a pas d'accès régulier à l'eau potable.
Plus de la moitié de l'humanité n'a pas accès à une eau dont telle est la certitude qu'elle n'est pas polluée par des choses qui rendent malades. Par conséquent, la crise de l'eau, quoi qu'il arrive, sera une composante de toutes les crises politiques du monde et elle en sera le déclencheur. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, vous parlant d'une société dont vous pensez qu'elle est assez développée pour être à l'abri de ce type de problème.
Non, c'est bien la France à Mayotte où on se douche une fois tous les 3 jours. Non, c'est bien la France en Guadeloupe, c'est bien la France à la Réunion, c'est bien la France dans tel ou tel département des Pyrénées où il y a plus d'eau. C'est la France, c'est notre pays, c'est là où nous vivons.
Et un après l'autre, tous nous allons être dans la crise de l'eau. Tous, sans exception. [applaudissements] Mieux vaut y penser à l'avance.
Et c'est comme ça, je vous l'ai dit, avec toute cette force parce que le cycle de l'eau est perturbé partout. Mais nous les Français en particulier, alors là vous ça va vous paraître peut-être curieux mais nous nous avons si vous regardez la carte de l'Europe vue par les gens du nord l'Europe et puis il y a un pédiluve qui s'appelle la Méditerranée. Si vous voulez regarder avec les yeux d'un gars comme moi et ben vous avez notre mer commune, la Méditerranée et puis des régions brumeuse au-delà au-delà de la Loire comme on dit hein.
Bon, c'est dépend du d'où on regarde. N'empêche que la mer méditerranée est le cœur de notre civilisation, la nôtre. Et la mer méditerranée, c'est comme un lac.
Le point d'entrée, c'est 13 km. Ça fait pas beaucoup. C'est en face de ma ville natale.
Enfin, c'est au bord de ma ville natale, Tanger. Et de l'autre côté, c'est Gibraltar. 13 km.
La flotte mais un siècle pour se renouveler parce que vous avez le grand bassin, le petit bassin, le grand bassin et après la mer noire. Tout ça communiquant entre et communiquant depuis euh - 7500 ans avant notre ère à Istanbul avec euh la mer Noire. Mais cette eau, comme c'est fermée, se réchauffe plus vite que toutes les autres mers du monde.
Pas de bol, hein. Et comme elle se réchauffe plus vite, 1 degré de réchauffement supplémentaire, 7 % d'évaporation supplémentaire égal les évaporations. Quand il fait chaud, il pleut.
Ça ça choque des fois l'évidence, mais comme ça se réchauffe plus vite, ça pleut plus fort sur une nature qui, en toute hypothèse ne pourrait pas absorber de tels débit d'eau parce que la végétation, les plantations, rien n'a jamais été habitué à faire face à des trombes pareilles. On n'est pas en Normandie hein, dans les Alpes de Haute- Provence. Bon où là bon la terre est bien riche où il y a de l'arb partout et ça éponge tant que ça peut. tant que ça peut parce que en plus comme on est au bord de l'eau ça bétonne à mort et donc les sols sont de plus en plus imperméabilisé donc vous avez des événements valet de la roya à répétition jusque- là c'était le folklore du sud de la France ah bah oui bétonne tout il construise n'importe quoi.
J'ai tout entendu hein jusqu'à ce que la même chose se passe dans le pas de calé qui sont à une réputation de sérieux plus grand je ne sais pas pourquoi mais c'est comme ça. Une fois, ils ont été tous noyés, ils avaient à peine fini d'éponger que Quick, voilà la deuxième fois et ils ont tous compris qu'il y aura une troisième fois. Et vous savez tout ce qui se passe.
La première fois, tout le monde rapplique pour aider. La deuxième et ben on fait du mieux qu'on peut et la troisième c'est comment vous vous en sortez ? C'est comme ça que ça se passe.
Et c'est de cette manière qu'une société se décompose. C'est pas un jour c'est fini, c'est la pagaille générale, ça ça arrive. C'est vrai, mais les sociétés, elles se décomposent d'une manière bien particulière.
Les sociétés modernes, c'est que toutes nos sociétés sont organisé autour des réseaux. Pas de réseau, pas de vie. Vous produisez et vous reproduisez votre existence matérielle par les réseaux collectifs.
La flotte, l'électricité, le gaz, la route, l'école, tout est en réseau. Rien ne marche tout seul. Et donc ça arrête de marcher, ça fonctionne plus.
Ah ben la route est tombée dans le ravin, on la remonte. Ah ben elle est tombée dans le ravin. Oh ben, vaut mieux passer ailleurs.
On va on va on va en parler. C'est parti. Les choses s'arrêtent, s'interrompent.
Et à ce moment-là, vous avez quelqu'un qui vient et qui vous dit "Vous avez plus d'eau. Écoutez, nous on vend des citernes. Si vous voulez, on vous l'installe.
Regardez Alger, il y a des citernes sur tous les balcons. Je suis pas en train de vous raconter des histoires que j'invente. Je suis en train de vous raconter ce qui se passe et comment tout est transformé en marchandise par le capitalisme avec une caractéristique qui n'appartient qu'à lui, c'est qu'il se nourrit des désastres qu'il produit.
Il y a plus d'eau, c'est de sa faute. Bah, il vous vend des citernes. Le réseau d'électricité s'est écroulé.
Et ben, vous avez la petite machine là pour produire votre propre électricité. Je vous en vends une quand vous voulez et ainsi de suite. Si bien que ne comptez pas sur le système pour dire lui-même alors là on a été trop loin, ça le fera pas, ça le fera.
Non, tout ce qui dérégule et détruit est une occasion pour lui d'aller plus de l'avant. Vous connaissez tous l'histoire des abeilles. Bon, je suppose qu'il y a des gens dans la salle qui la connaissent pas.
Alors, je la raconte. Les abeilles, les pesticides, ça a été décisif pour elle. Ça meurt de partout.
Il y en a de moins en moins. Les abeilles, ça pique mais à part piquer euh ça pollénise et le 90 % des végétaux ont besoin d'être pollénisé pour se reproduire. Donc exent les abeilles.
Normalement vous devriez avoir une crise monstrueuse sur les marchés des cours. Comment il y a plus d'abeilles ? Donc il y aura plus de ceci, il y aura plus de cela.
Non, il ne se passe strictement rien. Pourquoi ? Bah parce que les autres sont arrivés derrière en disant écoutez les abeilles nous regrettons beaucoup, nous les aimions beaucoup mais maintenant il y en a plus.
Alors donc il y en a pas assez. Donc nous avons des drones pollisateurs à vous proposer. Mais oui, mais oui.
Et il y a des arguments de vente hein ? Vos abeilles il travaillent pas la nuit. Notre drone oui.
Et toc. Deuxièmement, votre abeille, elle fait pas la différence entre le premier endroit où se pose et l'autre. Mais notre drone, oui.
Donc les récoltes sont meilleures. Voilà encore un exemple. Je l'ai pris par un aspect un peu caricatural.
Ça n'est pas le seul problème qui est posé au sujet de la disparition de la biodiversité, mais c'est un problème qui est d'une gravité totale parce que 90 % de ce que nous mangeons provient de euh de de plantes qui ont besoin d'être pollénisées. Par conséquent, il y a le moment où ça aussi ça s'arrête. La fin de la biodiversité, ça touche tout ce qui est vivant et comme toujours, vous aurez au point de départ le même problème.
Alors cette crise, je l'ai dit, elle est dans notre pays, elle est à l'échelle du monde, elle va être à la racine de tant d'autres choses. Alors, ça vaut la peine juste de faire une pause pour se dire dans cette affaire, la cause insoumise qui n'accepte pas cet ordre du monde, elle traite d'une réalité qui au fond nous fonde, le vivant. La passion pour le vivant, sa diversité, sa bigarure, diversité dont les êtres humains ne connaissent pas le 10e. 95 % des espèces qui sont dans la flotte dans la mer pardon ou dans les océans, je sais pas ce que c'est.
Il paraît, ils ont fait une évaluation comme ça et puis quand par hasard il cherche, il trouvent des tas de choses absolument incroyables. Des bestioles qui voient dans le noir, au fond de la mer, d'autres qui vivent sans oxygène, un verre qu'on trouve sur la plage et qui fait l'équivalent du sang des êtres humains. Donc ça vaut le coup de savoir.
Ça vaut le coup. Le vivant a expérimenté absolument tout. Et je vais vous dire que dans l'hypothèse encore une fois où ce serait à nous de tout réorganiser, nous développerons le savoir et la recherche dans le domaine du biomimétisme.
J'ai pas dit du technimétisme, c'està-dire ah ben on va remplacer la nature par des machines. On va dire mais dans la nature elle elle a déjà eu le temps de tout expérimenter. Elle a une réponse à tout.
La tour effel ça ressemble à un os. Figurez-vous. Je savais pas mais on m'a dit qu'EFEL lui le savait.
La structure de la tour Effel c'est celle qui constitue l'os. Pourquoi ? Ben parce que c'est incroyablement résistant alors qu'il y a très peu de matière et la nature travaille comme ça.
Le moins d'énergie possible, le moins de matière possible, le résultat optimum probable. Donc le biomimétisme, il y a très beau bouquin. Il y a des jeunes gens qui en ce moment sont vraiment très branchés sur ce domaine.
Fait un tabac. Il y a même un pauvre salon du bioémétisme euh euh qui fonctionne tous les ans. Alors bon, ils ont 3 francs 6 sous évidemment, ça intéresse pas tant les gros porteur d'argent, mais la possibilité euh elle est là.
Donc cette étude peut nous permettre de faire bifurquer le système. Donc je ne suis pas encore une fois là non plus en train de rêver à un idéal qui ne serait possible qu'à la faveur de l'activité intense de la fée clochette, du père Noël et de je sais pas quoi. Non, ce sont des choses que les êtres humains ont apporté de main à condition de changer leur attitude.
S'il continue à penser que suivant la lamentable formule, il s'agit pour eux de se rendre maître de la nature, ça donnera rien. Au contraire, ils disent non pas comme des cartes que j'ai cité et j'ai naturellement j'ai pas l'intention de critiquer le rationalisme cartésien pour une seule formule déplorable mais il pourrait se référer à un autre homme des lumières Dolbac qui dont le bouquin s'appelle le système de la nature et il dit c'est indépassable c'est à l'intérieur de ce système que se trouvent toutes les solutions humaines et nous on sait que c'est à l'intérieur de l'eau que se trouve le cœur de tous les problèmes du vivant La vie est apparue dans l'eau sur cette planète il y a 3 milliards 200 millions d'années et pendant 2 milliards 600 millions d'années de la vie en a eu que dans l'eau. Donc c'est dire que l'eau c'est le point de départ de tout.
Et ça continue parce que le corps de vos nourrissons, c'est 70 % d'eau et le vôtre 60 %. On dirait pasin. Bon, j'ai pas de mauvaise blague parce que je sens que c'est pas l'heure, mais c'est quand même comme ça.
Alors, la voilà qui est sur toute la surface de la Terre, 73 % de la planète. pour je vous dis tout ça parce que je sais que bien sûr dans cette salle, il y a des gens qui viennent aux nouvelles que ça intéresse de voir à quoi ça ressemble une oratrice et un orateur de gauche en train de présenter leurs idées puis bienvenue. Peut-être aussi qu'il y a des gens qui sont pas du tout d'accord avec nous et qui à mesure que je parle après Marianne se disent "Bah vraiment je ne suis pas d'accord avec lui." Euh mais il y a aussi beaucoup de gens qui sont disons dans le même espace euh intellectuel affectif.
Bon, de cette grande chose indescriptible que sont les insoumis qui vont des anarchistes ou nationalistes de gauche. Bon, qui une manière de regarder la vie et tout cela euh moi je vous le dis parce que ça rend frappant quelque chose à quoi nous nous croyons les autres, ceux qui sont insoumis. La force est la portée du savoir, de l'autoinstruction.
Je dis ça pour mes plus jeunes camarades. Toute sa vie, un crayon, un bouquin, tous les jours, un bout de bouquin. Apprendre, lire, se mettre à Oh, je vous dis pas que c'est glorieux de lire les journaux, mais enfin au milieu de tout ça, on arrive à trouver sa béquée.
Comment ont-ils réussi à faire qu'ils ne savent rien faire ? Comment peuvent-ils gouverner aussi stupidement, autant à côté de la plaque ? Qui sont les illuminés idéologiques ?
Nous qui tâchons de débruer des problèmes compliqués, des problèmes qui vous sautent à la figure. On parle de l'eau qui est présente partout. Ou bien eux qui sont comme des fanatiques.
Le marché, le marché, le marché, le marché, le marché. Tout est une marchandise. Je l'ai dit tout à l'heure, ils n'ont rien d'autre à nous dire que ça.
Le marché, le marché, le marché. Et nous n'avons nous à dire que ce n'est pas de cette manière qu'on va organiser la société humaine si vous voulez que continue une civilisation humaine. Le point de vue anticapitaliste, ah je sais le mot peut faire peur.
Il vaudrait mieux dire ceux qui sont anticapitalistes pro je ne sais quoi. Mais disons les choses par leur nom. Le point de vue anticapitaliste n'est plus seulement un point de vue idéologique.
Je vous ai avoué tout à l'heure que jeune homme de 20 ans, je n'y croyais, je n'y adhérais que par esprit de système, un système contre un autre. C'est une clause de sauvegarde de l'humanité. Si vous continuez comme ça, tout sera détruit.
Et c'est comme ça que pour ma part, je viens à cet instant à ce que nous nous avons essayé de faire. Je me présente devant vous, non pas en donneur de conseil mais en militant. J'ai dit la part qu'on doit aux associations et à ceux des nôtres qui nous ont ouvert les yeux sur la réalité.
Mais je veux vous dire que nous avons des états de service. La campagne présidentielle commençait par un meeting en réalité augmentée. J'étais tellement content de mon coup.
La réalité augmentait, vous savez. Ben résultat déplacement pour rien. Mais nous avons été les auteurs de la première proposition de loi pour inscrire dans la constitution le droit à l'eau.
Ce qu'on fait avant nous, l'Uruguay, la Bolivie, la Slovénie et une résolution de l'ONU sur le sujet. L'ONU l'ONU l'ONU, l'ONU, le droit international. Vous l'avez voté, appliquez-le.
Pourquoi vous le mettez pas la constitution ? Vous avez levé la main, monsieur l'ambassadeur de France. Ça engagé la France.
Pourquoi vous litez pas dans le texte ? Sans cesse s'accrocher au droit et ce qui a été gagné. Notre camarade Marina Mesure a obtenu la référence au vote de l'ONU pour faire adopter la nouvelle directive sur l'eau.
C'est une grande victoire. Comment c'est possible qu'il faille attendre que vienne un insoumis là au milieu, une insoumise en l'occurrence pour qu'on atteigne cette victoire ? Savez-vous en quoi consiste la victoire ?
Naturellement, personne n'en a parlé. Il y a des sujets tellement plus intéressants. La famille de Lontan.
Voilà un sujet qui mérite notre intérêt. Des reportages, des documentaires, la flotte. Enfin, écoutez quoi.
Bon, c'est bon, ça saoule hein. Bref, dans le texte, qu'est-ce qu'il y a ? Moi, j'en revenais pas.
On m'a dit "Victoire, on a reporté." Ah bon ? Bon, qu'est-ce qu'on a gagné ?
Alors, on a obtenu si et ça. Bon, je suis content, c'est bien, c'est une belle victoire morale et tout. Et puis dans les trucs, on me dit, on a obtenu queon introduise dans les analyses de l'eau en Europe dans la directive de savoir s'il y a du glyphosate dedans ou pas.
Pardon, on le demandait pas. Ah non, c'était pas du tout obligatoire. Et Marina au passage comme il y avait Gabriel, Amar et les autres qui étaient là en vigilance a dit que on rajouterait aussi les polluants éternels.
Pourquoi les polluants éternels, onanalyse pas non plus ? Non non, pas du tout obligatoire. Et suprême victoire.
Tous les 4 ans, la liste de ce qu'on va mettre dans les analyses pourra être changé et augmentée. Voilà où on en est. C'est-à-dire que le minimum de ce à quoi n'importe lequel d'entre nous penserait, même s'il est pas un grand juriste ou un grand parlementaire dira bah si on met des règles pour analyser l'eau, bah faut demander quand même ce qu'il y a dans l'eau.
Non non non non. Pour eux non. Maintenant ça va changer peut-être le temps qu'il applique hein parce que vous connaissez notre grand et beau pays avec sa magnifique constitution du monarque présidentiel.
Là, hier, le Sénat a voté contre le CTA. Bon, j'ai beau avoir une mémoire d'éléphant et je me disais mais on n pas déjà voté ce truc, on s'est déjà engueulé à l'Assemblée nationale dessus. Ça a dû passer au Sénat.
Tu es pas passé au Sénat. Tu es passé au Sénat, ils ont voté contre. Ah, il me dit "Mais attendez, je comprends pas comment c'est Je viens de lire un article qui dit que ce CTA, c'est le pied bleu, c'est formidable. des résultats magnifiques.
Euh ça n'a pas du tout atteint l'agriculture française et cetera. Comme je j'ai lu, c'est le hasard hein, ça arrive des fois à la une dans le journal, il y avait ça, une tribune. J'ai cru que c'était un article.
Il faut dire que il y a des journaux où l'article, la tribune et la pub, c'est à peu près pareil. Bon, c'est les mêmes donc faut pas s'en étonner hein. Mais attendez, ça fait 7 ans que ça s'applique le 7A et on avait pas voté.
Vous vous rendez compte ? On n'est pas un pays formidable. On vote pas, on s'en fout.
Ça ça passe quand même parce que le chef a décidé, le roi a décidé. Mais c'est tout est comme ça. Le 493, vous connaissez tous hein.
Vous avez tous entendu tellement parler de ça que c'est pas la peine que je vous en parle ce soir. Mais moi, j'ai trouvé extraordinaire le 493 à l'envers que vous avez fait l'autre jour. C'est le 50-1.
Le gouvernement à la demande d'un groupe là tout seul, il y a même pas eu besoin. Si on a demandé, Mathilde a fait la demande mais enfois le gouvernement a dit, il en a rien à fiche de ce que nous nous racontons. Nous allons mettre en discussion une résolution sur l'Ukraine.
Bon bah tant mieux. Et il y aura un vote. Ah sur quoi ?
Sur quoi ? La déclaration du premier ministre. Pardon. il va parler pendant une heure et on doit dire oui ou non qu'on est d'accord avec lui.
Mais ici c'est une c'est pas un cirque, c'est une assemblée. Normalement le parlementaire tu lui donnes un papier, tu lui marqué article 1, article 2, article 3 et on discute, on amende et tout. On n'est pas là à dire "Ah bravo ou dehors pourri." Non, le ça arrive hein.
Mais globalement c'est pas ça le sujet. Le sujet c'est le travail sur bon ben voilà le souverain s'exprime à travers ses représentants. Alors on a dit mais écoutez vous êtes quand même gonflé.
Juste une déclaration. Oui mais on vous demande d'approuver la déclaration qui dit qu'il y a un très bon texte un accord de défense avec l'Ukraine. Pardon.
C'est toujours moi qui passe pour l'exagérer. Mais bon, moi je pense que un accord de défense, c'est pas quand un pays est en guerre que c'est le meilleur moyen de c'est le meilleur moment pour signer quoi. Parce que c'est plus un accord de défense que vous faites, c'est une solidarité de belligérant.
Alors quand même, on sait faire la différence. Donc vous savez ce qui s'est passé. Nous avions donc un texte qui nous disait qu'on allait donner 3 milliards.
Personne ne se rend compte de ce que c'est que 3 milliards. On dit "Ah ben c'est le fric de l'État, il y en a beaucoup. Avec 3 milliards, on répare toutes les canalisations de flottes de France.
Il s'en perd la moitié dans la terre. 3 milliards, c'est pas rien. C'est ou bien une chose ou bien une autre. les canalisations de flottes ou bien du matériel militaire.
Bon alors dit ouais c'est facile de comparer à ça, on pourrait faire autrement. D'accord, faites comme vous voulez. Moi je le compare comme ça pour donner une idée de ce que c'est que 3 milliards.
Alors donc on nous dit il faut donner 3 milliards, c'est comme ça peut-être bien mais nous on sait lire dans le reste de l'accord de défense il est dit que et ben quand vous voulez l'Ukraine vous êtes dans l'OTAN. Donc ça veut dire a pas de paix. C'est aussi c'est ça veut dire ça.
Et puis en même temps vous allez rentrer dans l'Union européenne. Je vais pas développer à cet instant parce que vous savez tout ce qu'il faut en penser. C'est la ruine pour les agriculteurs.
Mais c'est ça qu'on nous a ça c'est 493 à l'envers. C'est-à-dire vous avez 493 où vous votez pas mais ça s'applique et vous avez 493 à l'envers. Vous votez mais ça s'applique pas.
Et voilà. Ça c'est les merveilles de la Constitution de la 5e République. Alors, je vous ai dit quelques exemples, je ne vais pas tous les passer en vue, mais j'ai dit on a des états de service.
On a fait une proposition de loi pour, comme tu l'as dit tout à l'heure Marianne pour le moratoire sur les méga bassines. Là, apparemment, vous allez avoir la plus grosse méga bassine qu'on a jamais vu. Donc vous vous savez tous d'avance ce qui va se passer, hein.
J'espère. Évidemment, il y aura une zade. Encore heureux.
Évidemment, vous aurez des manifestations évidemment qui vont vous envoyer 3 4000 gendarmes CRS et autres et qui vont vous asperger de bombes désencerclantes. Il paraît, tu as qu'à pas te faire encercler et tu auras pas besoin de bombe désencerclant. Parce que Marianne, elle vous a présenté ça avec tout le sérieux qui est qui est le sien.
Mais moi je peux un peu blaguer. Que faisaient ces 3200 personnes avec leur squad pour tirer sur les gens ? une grenade tous les 5 minutes, t toutes les toutes les secondes.
Qu'est-ce qu'il faisait là ? Je vous signale qu'il défendait un trou. Un trou.
Il y a rien à défendre. Et qui arrive dans le trou, un tuyau. 3200 gendarmes pour défendre le trou et un tuyau.
C'est pas raisonnable. Ou ils enlevaient le tuyau avant et le mettaient après parce que le trou, qu'est-ce que vous voulez qu'ils y fassent ? Ils venait pas pour leur boucher.
Alors, ils auraient été là un temps à dire "Ah bah le trou, on va bon, on est contre les méga". C'est des gens tranquilles, faut pas croire hein. Non, il fallait montrer que ceux qui font ça sont des écoterroristes.
Que défendent ces gens ? Une conception de la propriété. La propriété est un droit absolu.
Ils ont même dit "Ah ben si les gens venaient piétiner le champ de Mélenchon, ils seraient pas contents. D'abord, j'ai pas de champ. J'ai pas de champ, j'ai un joli jardin.
Donc je je demande qu'on ne confonde pas. Bref, mais là on parle pas de ça. On parle d'une notion à laquelle vous allez être tous obligés de réfléchir de nouveau.
Qu'est-ce que la propriété ? Un droit inaliénable. C'est à moi.
C'est à moi. Je fais ce que je veux. D'ailleurs, je mets une clôture et si jamais vous m'embêtez, vous allez voir ce qui va vous arriver.
Ou bien est-ce que la propriété ce n'est qu'une forme particulière de droit d'usage ? Nous nous pensons que c'est juste une forme de droit d'usage après Robespierre qui disait la même chose sur le même sujet et ce qui lui a valu d'être comme vous le savez estimé jusqu'à la nuit des temps depuis cette époque. C'est ça qui met en œuvre.
Et quand à Volvic, on décide de prendre la flotte et de laisser le reste aux autres, c'est bien en droit d'usage qu'il défendent puisqu'ils n'ont pas la propriété du sous-sol. Mais ça revient à la même nature de relation de possession que les un titre de propriété. Si bien que par cet exemple, on démontre ce qu'est la propriété, un droit d'usage.
Et si c'est un droit d'usage, alors comme tous les droits, il peut être organisé, réglementé, étendu, diminué et par conséquent, il n'y a aucun principe qui s'impose de force à part les droits de l'homme, c'est-à-dire de l'être humain, au-dessus de la construction théorique d'une constitution et d'un ordre social. Je voulais vous redire tout ça parce que ce sont des questions qui sont engagées. Ceux qui vous diront "Ce lac est à moi, cette rivière est à moi, la nave fréatique qui a en dessous de mes pieds, je fais ce que je veux, tu viendras pas y passer." Ou bien comme je l'ai dit pour ceux qui vendent de l'eau en bouteille mais il y avait ceux qui ne vendent rien qui a à voir avec la flotte IBM en qui disait si nous ne pouvons pas continuer à prendre de l'eau pure qu' a dans la nappe fréatique nous fermons et vous n'aurez plus d'emploi.
Qu'est-ce qu'ils sont en train de dire ? Ce que dit toujours quoi ? Le capitalisme, c'est externaliser les coûts.
J'embauche des travailleurs, ils ont une santé, il se débrouillent pour la maintenir en forme pour pouvoir bosser. Je m'installe et je prends la flotte. Débrouillez-vous.
Pour les les frais environnementaux, c'est pour la société. Les frais sociaux, c'est pour la société et cetera et cetera. C'est ça le modèle social dans lequel nous évoluons.
Si vous pensez que ça c'est jouable à 10 milliards de personnes empiné empilées dans le dénuement, mais c'est que vraiment personne n'a fait de grands progrès en sociologie ou en anthropologie, hein. Ne pas comprendre qu'il y a pas de société humaine dans une situation de compétition de chacun contre tous à un tel nombre d'êtres humains. C'est même plus une affaire idéologique, mais c'est une idéologie de leur part.
Madame Satcher disait "La société n'existe pas. Il n'existe que des individus. Si les individus règlent correctement les conditions de leur existence personnelle, ils iront mieux.
Et si chacun va mieux, tout le monde ira mieux. C'est pas un beau raisonnement. Mais c'est faux.
La société existe et les individus ne peuvent pas avoir la meilleure situation pour eux-mêmes sans que celle de ceux qui sont à côté d'eux s'améliore en même temps. Donc vous voyez, même si vous aimez pas les débats idéologiques [applaudissements] à cause de l'ampleur et de la profondeur de la crise, vous serez obligé d'y passer. Je viens parce que le temps s'avance.
Je viens au moment, j'ai parlé de l'eau sous sa forme sociale, sous sa forme sanitaire, sous sa forme du droit de la propriété. Bref, j'ai essayé de faire, je vous l'ai dit sans prétention de faire une conférence, de montrer ce qui va être obligatoirement dans notre politique pour gouverner. Et pourquoi nous devons y penser avant, travailler avant, préparer une opinion publique avant que chacun d'entre nous dans cette salle soit ensuite quelqu'un capable d'aller expliquer aux autres parce que quand il lui faudra gouverner, alors les usages, tous les usages ne seront plus permis.
Certains seront encouragés et d'autres devront réduire. Et c'est une société démocratique, ça marche si les gens sont d'accord. On ne peut pas par la violence et par la contrainte obliger les gens même à faire des choses intelligentes.
Il faut du consentement. Pas de consentement sans le travail politique que nous sommes en train de faire ce soir. Non pas que je sois en train de vous instruire, je n'ai pas cette prétention, je suis en train de vous libérer.
Je vous dis allez-y, allez-y, allez-y parce que vous en savez plus que moi. Convainquez tout ce qui passe à porter demain le dimanche en famille au lieu de s'engueuler sur pour qui voter pour le 9 juin, ce qui est évident. parler de flotte surtout si vous avez quelques bonnes bouteilles ou même si vous n'en avez pas.
Il faut en parler, il faut alerter, il faut montrer de quoi on parle. Et maintenant je viens sur la guerre. Le système dans lequel nous vivons a besoin de la guerre parce que c'est une courroie d'entraînement de l'économie et que l'économie de notre monde est en panne pour cause de fin de gain de productivité, pour cause de tout a été essayé pour aller envahir des secteurs et vas-y la santé, vas-y le savoir et vas-y la flotte, tout tout transformé en marchandise mais ça suffit encore pas.
Alors vient la bienheureuse guerre. La guerre, c'est magique pour l'accumulation. D'abord, on détruit.
Alors après, on reconstruit. Vous savez que la discussion a commencé sur la reconstruction de l'Ukraine. Ils ont pas fini de la démolir mais déjà on parle de ça.
Oui, ça a commencé et là on n pas un métro de retard. Marina Mesure va là avant la fin du mois une réunion des syndicats notamment ukrainien pour discuter des conditions dans lesquelles on va reconstruire parce que ce qui a été détruit ça vaut le coup d'œil hein. C'est rempli d'amiante.
Ah bah oui. Non mais faut d'abord commencer par déblayer. Qui c'est qui va le faire ?
Ils oublient toujours hein que c'est juste des êtres humains dont on parle quand on leur casse la figure et quand on va ensuite reconstruire. Donc la guerre c'est la reconstruction. La guerre c'est un marché formidable.
Vous achetez des tas de choses qui ne servent à peu près à rien. Tuer des gens ou si vous n'avez tué personne, ben ensuite vous les détruisez en organisant des guerres type Afghanistan et autres ou vous jetez tout ce que vous avez en rap dessus. Vous le savez pas.
La plus grosse bombe conventionnelle de l'histoire de l'humanité, l'équivalent d'Hiroshima en bombe genre TNT, voyez en explosif, la plus grosse bombe a été jetée sur l'Afghanistan. Les Américains qui l'ont jeté s'en sont débarrassés par ça coûte moins cher de l'acheter sur les Afghans que de la démonter. Et qu'est-ce que ça a donné ?
Et ben vous le savez pas et moi non plus. Et personne le saura jamais. En tout cas ce dont on est sûr c'est qu'elle a explosé.
Et quand il y avait la guerre de Syrie, on nous disait "Nous avons tiré sans tomak. Sans Tomwak." Alors la plupart des gens Tomwak, qu'est-ce que c'est ?
C'est une bombe ? Oui, on a compris. Oui, c'est un machin qui fait 8 m de long. et qui vaut un million de pièces je crois ou un peu plus 100 c'est bon quoi.
Alors évidemment comme on les a cassé faut les faut les refaire en avant. L'économie repart. Donc ne croyez pas que la guerre soit en surgissement imprévu.
D'abord, ça fait des mois et j'ai envie de vous dire peut-être des années qu'ils ont commencé à parler de guerre en Europe. Il faut s'y préparer. Nanani nanana, un conflit majeur.
Et euh les dirigeants européens ont eu la stupidité de se laisser entraîner dans cette logique qui pour l'instant n'ann qu'au pays de l'Union européenne sur le plan commercial. Les nord-américains sont extrêmement satisfaits du fait que le gazoduc Nordstream est sauté parce que depuis il nous vendent 47 % du gaz liquide qui produisent aux États-Unis. C'est quand même pas mal non ? comme résultat et ainsi de suite.
Il y a pas de jeu à somme nulle dans la guerre. Il y a un gagnant d'abord économique. Et là, c'est ce qui est en train de se passer.
Si les Allemands sont si dévoués tout d'un coup à la cause du gouvernement de monsieur Netaniaou, c'est parce que le deuxième fournisseur d'armes de monsieur Netaniaahu après les États-Unis d'Amérique, c'est l'Allemagne. Il n'y a que des intérêts qui sont là en jeu. Que des intérêts.
Et c'est pourquoi ça rend la chose si terrible. mais aussi à certains égards si facile à démonter et l'eau là-dedans et j'y vient. 126 pays qui ont un conflit de frontière avec le voisin.
On appelle ça un différent frontalier. Et là-dedans, 28 % de tout ça, c'est des conflits armés. Autrement dit, la guerre, le risque de guerre n'est pas limité à quelques endroits que nous montre le système médiatique, que nous montre le système de la propagande.
Les guerres ont d'ors et déjà lieu dans 28 % de ces 126 pays avec le voisin d'à côté. des guerres terribles. Ça n'a rien d'exotique.
Le Rwanda qui paye des troupes pour envahir la République démocratique du Congo. 8 millions de déplacés 8 millions de déplacés toute une zone où ça tue à tour de bras pour donner que cet exemple. dit comme ça, j'en aurai une petite dizaine à citer.
Et dans ce tout, il n'y a pas de cas où la question de l'eau ne soit pas posé. Jamais. Vous prenez l'Ukraine et ben l'Ukraine a coupé le canal qui a amené la flotte en Crimée.
Plus de flotte en Crimée, ça rend nerveux. À l'inverse, les Russes ont bombardé un barrage qui a approvisionné des dizaines de villes de l'Ukraine. L'eau est dans la guerre tout le temps, tout le temps, tout le temps, sans exception.
Le plateau du Golan est la réserve d'eau de deux fleuves. Il est en enjeu politique, il est en enjeu géopolitique. Je viens de vous parler de la République démocratique du Congo.
Ils ont 60 % de l'eau douce disponible sur le continent. À peine 10 pays possèdent 70 % de l'eau douce disponible pour l'humanité. Ça c'est l'enjeu.
Il y a un enjeu géopolitique. L'eau est tout le temps mêlée aux guerres. L'eau est un objectif de guerre.
Je viens de le montrer. L'eau est une des conséquences de la guerre. Celle qu'on connaît, c'est ce qui nous pas en est.
Voilà que les Russes ont bombardé une centrale, les alentours d'une centrale nucléaire et recoupé l'électricité de la centrale de Zaporijia. On parle de l'Ukraine he où il y a déjà le sarcophage de Ternobyl. Si l'électricité est coupée, le système de refroidissement de la centrale ne peut plus utiliser l'électricité.
Tu peux utiliser que le fuel et je sais pas quoi le moteur qui marche là pour produire l'électricité dont on a besoin. C'est pas rien. Pas conséquent.
La première conséquence si ça dérape si il arrive quelque chose à cette centrale ou à l'une quelconque des 18 autres qui sont sur ce territoire autre que le vent ayant le mauvais goût compte tenu du mouvement de la terre d'aller vers nous sauf les Français. Car vous le savez, le nuage de Ternobyl a eu l'amabilité de s'arrêter à notre frontière. Sauf les Français, tous les autres vont manger du nuage radioactif.
Mais c'est pas tout. C'est pas tout. Toutes les centrales sont installées au bord d'une rivière.
Toutes les rivières de l'Ukraine vont dans la mer noire. Toute la mer noire communique avec la Méditerranée. Et là, il y a 500 millions de personnes à cet endroit-là.
Il y a déjà des Dango qui sont en train de faire des trous pour sortir du pétrole et qui savent pas ce qu'ils feront si jamais ça tourne mal. Parce que la dernière fois que ça s'est produit dans le Golf du Mexique, ils ont mis plus de 2 ans à savoir quoi faire. Vous voyez, à nouveau la question de l'eau deviendra tout d'un coup d'une violence et d'une centralité totale parce que comme je vous l'ai dit tout à l'heure, non seulement tout ce qui est vivant sera contaminé dans la mer Méditerranée, mais comme l'évaporation de la mer Méditerranée et cetera et cetera, après ça vous reviendra dans votre verre partout jusqu'au P nord, jusqu'au Groenlande où on interdit aux femmes enceintes de manger les poissons du coin parce qu'ils sont pourris de plastique et que au rythme où nous Allon, il y aura plus de plastique dans la mer méditerranée que de poisson.
Mais attendez, le plastique pourrait très bien être assaisonné à l'uranium. Voilà de quoi on parle, mes amis. Et quand je fais la proposition pendant la campagne présidentielle au nom de la mer Méditerranée de dire nous les Français, nous sommes prêt être les premiers sur place pour être les casques bleus pour démilitariser.
C'est maintenant que j'en viens à ce que je veux dire à cet instant pour conclure pour démilitariser les zones qui entourent les centrales nucléaires qui est une discussion sur laquelle tout le monde est d'accord. Le Parlement ukrainien a voté qu'il demandait que l'ONU assure la garantie et la sécurité des centrales nucléaires. Les Russes ont dit qu'ils étaient d'accord pour qu'elle soit sanctuarisée.
Alors pourquoi on ne le fait pas sinon ? Parce que ceux qui ont intérêt à ce que la guerre aille le plus loin possible, qu'elle soit le plus irréversible possible, ont besoin de ces incidents. Nous sommes à la mercie de n'importe quelle dingue, quel que soit son camp.
Il y a même un mot chez les militaires pour traiter du dingue en question. On appelle ça le caporal stratégique. C'est le gars ou la fille qui a rien compris.
Il est là, bon, il fait son boulot, on l'a mis dans une tranchée, on lui a dit "Si jamais on me tire dessus, tu tires aussi." "OK, d'accord. Pou, on me tire dessus." En avant et il déclenche une guerre.
C'est pas une invention. Nous ne sommes que des êtres humains. Les systèmes fonctionnent par des êtres humains.
Les armées, la guerre, la pas guerre. Par conséquent, si on avait commencé à faire ce travail là et on peut le faire, on commence à discuter du cesser le feu parce que si vous démilitarisez un endroit, bah pourquoi pas à côté ? Donc vous avez les conditions d'une négociation et le président de la République, je veux que vous le sachiez parce que vous allez entendre ma conclusion sur ce thème a dit dans la rencontre qu'il a fait, il y avait Emmanuel Bonpard qui nous représentait comme responsable du mouvement insoumis.
Il a dit que les Russes étaient prêts à cesser le feu. Il a ajouté "Oui, mais c'est parce qu'ils veulent reconstituer leur force peut-être, mais c'est toujours ça de prix." Et puis franchement, je pense qu'ils ont un rapport à leur propre force qui est pas tout à fait le même que le nôtre.
Je vous le dis pour que aussi vous y pensiez. Quel était l'intérêt d'aller faire le gros dur de dur, le virilis de de choc hein qui menace tout le monde et nous allons aller à terre et le chef d'état-major de l'armée de terre à qui on a rien demandé fait pourtant une tribune dans laquelle il explique que la France bénéficie davantage dans le combat qui sont décisifs. Premièrement notre situation géographique.
On n'a pas bien compris pourquoi. Peut-être que les missiles russes peuvent passer. Si ils peuvent, la preuve, ils en ont déjà tiré depuis la mer noire sur la Syrie à plus de 5000 km.
Donc là, ils sont juste à 3000. Ça passe. Deux, a dit le chef d'étatmajor des armées, la grande qualité de prospérité en Europe.
Où vit ce type ? Qui est-ce qui lui a raconté un truc pareil ? Et il dit, "Nous avons la capacité, et on veut que ça se sache, de mobiliser 20000 militaires en moins d'un mois." L'autre en face, il frise les moustaches qu'il a pas.
Il a 1300000 militaires déjà en activité. Faut pas faire ça. C'est pas bon pour notre pays.
D'abord, c'est pas bon pour l'idée de guerre. Si on s'installe tous et parce que cet homme a terminé en disant si nous ne sommes pas intérêt à euh concernés par nos intérêts vitaux euh nous pouvons intervenir fortement. Mais non, mais ça existe pas général.
La la la dissuasion c'est pas de guerre du tout, rien. Tout est intérêt vital. Dès qu'il y en a un qui tire un coup de fusil, c'est un intérêt vital.
Point. Donc ne parlez pas comme ça. Si vous parlez comme ça, vous donnez une indication à l'adversaire.
Vous lui dites qu'il peut attaquer à condition que ce soit à un certain niveau d'intensité. Il est vraiment dangereux le gars que vous avez en face. Vous savez pourquoi il est dangereux ? parce qu'il est intelligent et qui réfléchit et qui calcule et qui s'était préparé depuis des mois et des mois sans doute à intervenir en Ukraine et que si nous l'avons pas su, ça n'est pas parce que nous serions aveuglés par je ne sais quoi, c'est parce que c'est les militaires français qui nous ont dit que les Russes n'attaqueraient pas à la commission de la défense où se trouvaient nos camarades, les militaires plus la ministre de la défense 10 jours avant l'invasion.
Et quand on nous a demandé à nous, on a dit "Mais alors s'ils ne vont pas intervenir, pourquoi on fait tous pâ à caisse ? Faut s'y prendre autrement. Entrez dans la négociation de la paix." C'est ça que je veux vous dire.
Sinon, vous vous laissez dans la main d'irresponsable. La négociation pour la paix, elle a des bases. On a déjà discuté une fois les accords de Minsk.
On peut encore discuter. On commence par les centrales nucléaires, on continue avec le cesser le feu. Après, on parle de garantie mutuelle de sécurité.
Il y en a qui s'évanouissent parce que j'ai dit ça une fois, mais c'est même pas moi qui ai dit ça, ce sont les États-majors qui le disent. Et vous devez donner des garanties mutuel de sécurité évidemment aux deux combattants. À qui voulez-vous les donner ?
À qui voulez-vous les donner ? Sinon à ceux qui combattent. Vous faites la paix avec votre ennemi, pas avec votre ami.
Voilà la vérité. La paix dépend de la volonté de paix. Le chemin de la paix existe [applaudissements] à condition qu'on le maîtrise et pas qu'on aille faire le fier à bras.
Réellement, nous n'avons aucune chance de lui faire peur. Aucune chance de lui faire peur à monsieur Poutine. Il faut donc s'y prendre autrement.
Et ce que je dis n'est ni un rêve, mais une chose bien concrète, ni un abandon. Ce qui est un abandon, c'est de provoquer les autres sans en avoir les voyants. Ici, il y a bien des petits mecs qui affrontent des gros costaud, vous avez intérêt à connaître la méthode.
Ben oui, mais c'est ça notre plus grand risque, c'est qu'il nous mettent au pied du mur. Un jour, il nous coupe l'électricité, le lendemain, il nous coupe je sais pas quoi. Et qu'est-ce qu'on fait ?
On ira voir notre cher général qui nous aura dit "C'est en dessous de nos intérêts vitaux." Ah bon ? Alors là, c'est encore en dessous de nos intérêts vitaux.
Allons-y. C'est pas sérieux, mais c'est très dangereux. Très très très très dangereux.
C'est pourquoi une fois de plus, il a fallu affronter la propagande habituelle. Muniquis. Alors Munique, bon alors c'est eux he qu'on fait Munique, c'est pas nous hein.
D'accord. Mais bon les muniois, vous abandonnez, vous cédez. Euh comment il a dit ça Gluxman ?
Que nous étions des Poutinolâtres, je sais pas quoi. Enfin oh tu vas te calmer ? Oui.
Eh oh doucement. Nous, on n jamais soutenu Poutine à l'heure à laquelle je vous le rappelle hein, si vous voulez donner des sous pour aider des Russes de gauche qui sont en exil en France, vous pouvez hein. C'est nous qui les accueillons, nous les insoumis hein.
C'est nous qui nous occupons d'eux. Eux, ils font des phrases, nous on accueille. On fait la réalité avec quoi ?
Avec des militants qui sont socialistes. Anti-guerre. [applaudissements] Antiguerre.
Le peuple russe, personne n'a dit qu'il était forcément pour la guerre. Je ne le crois pas. Qui est d'accord pour voir mourir son fils, sa fille ? personne.
Quand il y a eu la guerre en Tetchen il y avait que des histoires en Russie. Quand ils ont fait la guerre en Afghanistan, il y avait que des histoires. Non, les Russes pas plus que nous, ont envie de voir leurs enfants revenir dans des cercueils.
Personne n'a envie de ça. Donc si on peut des fois, oui, on peut pas faire autrement. Je l'ai déjà dit, affronter les nazis, oui, les armes à la main, ça a été fait.
Et ici, peut-être davantage encore qu'ailleurs, mais ça a été fait. Alors là, oui. Bon ben, pas de peau, faut le faire.
Mais là, il y a rien qui nous y oblige. Rien. Ce n'est pas vrai.
La liberté de Paris se joue à Kief. Ah oui, je croyais qu'elle joue à Kabou. On a tout perdu.
Je croyais qu'elle se jouait au Mali où vous êtes fait jeter dehors sans que c'est la moindre conséquence à part le ridicule et ainsi de suite. Alors que nous on vous disait "Mais dites si vous y allez, nous sommes tenus par un accord de défense, OK, on y va." Mais on dit quand on s'en va, on n'est pas chez nous.
Le Mali appartient au Malien. Et donc quels sont les objectifs de guerre ? Dites-le au départ.
Alors, quel est l'objectif de guerre que la France va s'assigner en Ukraine ? Faire ressortir les Russes d'Ukraine ? Je vous garantis que c'est pas comme ça qu'on va y arriver.
Alors, c'est clair qu'il faut que les Russes que les Ukrainiens puissent résister aux Russes, ça c'est clair. Mais il y a pas d'autres chemin que d'organiser la paix ou bien la guerre totale. Quelqu'un ici croit à la guerre limitée ?
Non, ça n'existe pas. Et le 21e siècle commence comme le le 20e siècle a commencé en 1914 avec la la guerre mondiale et il s'est fini avec la chute de l'URSS qui a bouclé le cycle 1991. Là le 21e siècle il est en train de commencer avec cette guerre d'Ugraine ?
Oui. Mais surtout avec ce qui se passe en ce moment à Gaza. Pourquoi ? parce que contre tous les aspects du droit international, une nouvelle fois, c'est une politique méthodique et organisée de génocides.
Ça fait pas plaisir à entendre, je le sais. Ne croyez pas que moi j'auraiis une quelconque jubilation, mais je sais que c'est ça qui est en route. Je le vois.
Et si cela vint, si cela réussit, si nous ne sommes pas en état d'en empêcher la funeste conclusion, alors ça veut dire pour la suite que les 126 conflits que je vous ai indiqué tout à l'heure se régleront tous de la même manière avec le gros bâton. Et il y a des gens prêts à vendre des gros bâtons. Beaucoup beaucoup de gens prêts à vendre des gros bâtons.
Nous sommes les trois fournisseurs d'armes du monde hein. Donc il y a aussi des industries qui trouvent leur compte et ainsi de suite. Vendre des gros bâtons pour régler ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux.
En Arménie, le Haut Carabar garanti par les conventions et décisions internationales comme étant arménien. Le haut Carabar a été envahi et les 120000 personnes qui s'y trouvaient ont été foutu dehors. Alors bon, on les a pas toutes tué.
C'est déjà ça. C'est pas un génocide mais c'est un ethnicide. Allez hop, tout le monde dehors et comme ça de guerre en guerre des solutions par la guerre totale qui tape de tous les côtés à la fois.
Cette guerre là à Gaza ça a été couper l'eau, couper l'électricité, couper tout. affamé, meurtrir, tuer. Et là encore, le chemin de la paix existe.
Le droit international, j'ai commencer ma vie politique comme un jeune homme comme ceux-là qui sont devant moi, les jeunes femmes où on disait : "Lo droit, c'est un rapport de force." Donc nous, comme on était du côté de la révolution, le rapport de force c'était nous qui allions l'établir avec les bonnes lois qu'il fallait. Maintenant, on se cramponne au droit international.
Mes amis, croyez-moi, il a tous les défauts du monde ce droit, c'est certain, mais il existe. Alors, c'est ou le droit international ou la loi du plus fort. Et dans la loi du plus fort, il y a plus de civilisation humaine.
Parce que chacun des protagonistes dispose de moyens de la rayée de la carte d'une manière absurde. La Russie dispose de quoi faire sauter la terre 16 fois. Les Américains pareil, ça en fait au moins 15 de trop.
Ça sert à rien de la détruire 16 fois. Mais vous voyez le pouvoir inoui qui est accumulé de détruire et de saccager. Alors on peut toujours se dire ils osont pas le faire.
Bien sûr, la Première Guerre mondiale non plus. C'est ce que disaient plein de gens. Les dernières réunions auxquelles participores pour l'international socialiste.
Il est au bureau de l'international en juillet. Après, il a été faire des manifes avant d'être tué. Et il y a Rosa Luxembourg qui est là et c'est elle qui le convainc qui dit bon d'accord c'est dangereux mais le militarisme allemand osera pas j'ai été parfaitement de bonne foi parce que Ros Luxembourg c'est quelqu'un qui réfléchit qui écrit qui recherche.
Toujours on croit que c'est pas possible comment on peut croire que des gens vont s'installer pendant des tranchées pendant 4 ans se jeter du gaz moutarde se bombarder nuit et jour sacrifier toute une génération et avec quelle violence personne ne peut croire à ça. Personne ne pouvait croire qu'une telle guele aurait aurait lieu. Mais si elle avait lieu, disait Jean Jorè, alors c'est une guerre comme vous n'en aurez jamais vu.
Parce que jusque- là, bien sûr, les civils trinquaient pendant les guerres mais c'était des guerres entre militaires. Aujourd'hui, on ne fait plus la guerre entre militaires. On fait la guerre sur les civils.
Depuis Gernica, l'art de la guerre, c'est un art de guerre totale qui détruit d'abord les populations civiles. Voilà de quoi on parle. [applaudissements] Là aussi, le chemin de la paix est possible.
Cessz le feu, arrêtez le massacre. J'ai protesté par TW, je fais ce que je peux hein. Il paraît que les Russes et les Chinois ont décidé de mettre leur droit de véto sur une résolution que proposaient les USA en vue d'en cesser le feu immédiat et la demande de libération des otages.
Alors, les deux pays ont estimé que c'était hypocrite. Et ben moi je suis en désaccord complet avec leur droit de véto et c'est pas parce que c'était une résolution américaine que par principe par comme le chien de Pavlov dès qu'on me dit américain je dis non. Non.
Qu'est-ce qu'ils disent ? Qu'est-ce que c'est ça être non aligné ? Être non aligné c'est décider d'après nos principes enant pas aligné tout le temps sur ce des autres.
Et si les Américains disent "Nous proposons le cesser le feu immédiat et on demande la libération des otages, et ben moi je dis pour la population qui ne recevra plus de bombe sur la tête et pour les otages qui seraient libérés, bravo et merci." Il fallait le voter, il fallait pas faire le droit de véu. Il faut que cesse le carnage.
Et je m'en fous de savoir si c'est hypocrite ou pas comme l'ont dit les Russes et les Chinois qui bien sûr sont des modèles de franchise. Enfin, ce qui compte c'est que ça soit voté. Alors c'est pas voté parce que c'est les Américains.
Très bien. Donc les Français vont le faire. Ah oui ?
Bah d'accord. Et qu'est-ce qui nous garantit que on va pas se faire traiter de belliciste par ceux-mêmes à qui on veut enlever le droit de béta ? On voit les Russes dire finalement ces Français c'est des bonbalitiers, on vote leur truc.
Non. Pourquoi ? Parce qu'on a mal parlé avant et on a dit des choses qui sont absolument stupide qu'on allait envoyer du monde à terre alors que tout le monde sait que c'est pas vrai et que si par hasard on le fait, ça va mal tourner pour nous.
Vous savez combien il y a déjà de soldats français là-bas ? 2000 400 en Pologne avec des avions. Il y en a une quarantaine ou une cinquantaine et il y en a en Léonie.
Il y en a déjà partout. On est au seuil de la belligérance. Alors l'autre, il peut toujours dire le russe ça va aux tué 147.
On apprend ça au passage. Mais vous vous entendez ce vocabulaire ? Alors nous on dit "On va venir au sol." Oui, on va vous casser la gueule et ainsi de suite.
Ça monte arrive un jour où la possibilité de paix se présente. Est-ce que c'est un capitulard d'être un capitular que de dire il faut se mettre dans les conditions où la patrie des Français fait partie de la solution, pas du problème ? Voilà ce qu'on veut, que la France soit une puissance de paix.
Elle a les moyens de le faire puisqu'elle est les moyens elle. de se protéger absolument de la pire des manières qui soit mais les moyens de se protéger absolument. Je voulais vous dire tout ça parce que vous aurez vu que d'un bout à l'autre nous parlons de la même chose.
Il n'y a qu'une seule humanité. Une guerre locale n'existe plus. Elles sont toujours totales et mondiales.
Et à chaque fois ce qui est en cause, c'est toujours notre commune humanité. Mais dans notre commune humanité, il y a tout ce qui rend possible la vie humaine. C'est pourquoi c'était si important un jour comme celui-ci.
Au moment où on a décidé qu'on ferait une campagne avec des meetings ici et là, qu'on nous a demandé que maintenant au brit que les camarades de la de la coordination du mouvement qui organisent cette campagne nous disent quelques réunions que vous fasses vous fassiez ce soir-là, vous parlerez de plotte parce que nous sommes le mouvement qui s'intéresse à l'intérêt général humain. Nous ne défendons aucun intérêt particulier privé. Nous sommes le mouvement qui prend pour objectif la libération de l'humanité de ses propres tarts. [applaudissements] Alors, je vais même vous citer un américain pour montrer comme c'est mon bonjour.
Pour terminer, on cherche toujours des citations. Tu paris que je l'ai perdu toujours ? Je perds toujours mes papiers.
Ah non, la voilà. C'est un américain. C'est fini moi.
Écoute Mariane. Celui qui pourra résoudre les problèmes de l'eau méritera deux prix Nobel. Toi et moi, on est bien parti.
On partage deux prix Nobel. Un pour la paix, franchement, j'ai fait la démonstration, non ? Et un autre pour la science.
C'est Kennedy qui a dit ça. Alors, vous ferez ça, applaudir Kennedy dans un meeting de gauche. [applaudissements] Merci. [applaudissements] [musique] [musique] [applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Marianne Maximi