Narcotrafic : La France en voie de mexicanisation ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public débat chronique reportage expertise de nos invités c'est ce que l'on vous propose tous les jours du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat avec au sommaire de ce 4 novembre l'hypervolence des trafiquants de drogue qui touchent des villes comme Poitiers Rennes ou Valence le constat d'une France sub émergé par le narcotrafic avait été fait par la commission d'enquête du Sénat c'était au mois de mai dernier 6 mois plus tard le nouveau ministre de l'Intérieur veut responsabiliser les consommateurs un joint il a le goût du sang il a le goût des larmes parce que derrière le joint la coque ou d'autres drogues il y a des réseaux il y a des mafieux il y a des gens qui profitent d'autres êtres humains qui s'engressissent qui font des fortunes qui commandite des crimes des assassinats de la pire des façons faut-il sanctionner plus lourdement les consommateurs ou au contraire légaliser le cannabis pour priver les dealers d'une partie de leurs revenus comment sortir de ce que certains appellent la mexicanisation de la France et d'ailleurs ce terme est-il justifié on en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission c'est un zoom sur le scandale des EAU minérales contaminé que je vous propose en janvier dernier nos confrères du monde et de Radio France révélent que depuis des années le groupe nestley et d'autres grandes marques ont fait subir des techniques de purification interdite à leurs eau vendu comme deux sources ou minéral naturel de quelle contamination s'agit-il quelle est l'ampleur de la fraude pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas immédiatement alerté les consommateurs réponse dans trois qu4 d'heure mais d'abord donc retour sur ce weekend de violence entre trafiquant de drogue et sur les Ré politique avec Jérôme Rabier Valence Poitier ou encore Rennes les drames liés à des règlements de compte sur fonds de trafic de drogue se multiplie en déplacement dans la capitale bretonne ce weekend le ministre de l'Intérieur Bruno rotaillo a répété sa volonté de changer de braquer évoquant un point de bascule ce point de bascule il nous impose des choix soit il y a une mobilisation générale pour ce grand combat qui prendra des années et on le gagnera on le gagnera soit il y a la mexicanisation du pays un constat largement partagé y compris par des élus de bord différents comme les Mair écologistes de Grenoble ou de Poitier désormais frappés eux aussi par ces règlements de compte et le fait que des événements aussi violents et désormais lieu dans des villes comme Poitier ça montre bien combien le problème lié au trafic se développe partout en France et touche des territoires jusquà présent jusquà présent plutôt tranqu mais sur les réponses à apporter les option divver et fortement manuel bonpard de la France insoumise veut mettre la légalisation du cannabis en débat alors que pour le ministre de l'Intérieur les consommateurs sont une grosse partie du problème quand on fume quand on prend la coque et cetera on participe à un système à toute une chaîne qui sème la mort partout en France même fermeté du côté du RN qui propose même le remplacement des amendes pour les consommateurs de drogue instaurés en 2020 par des mesures bien plus astique moi je pense qu'aujourd'hui il faut des courtes peines et un rappel très sévère à l'autorité pour les gens qui qui consomment de la drog Bruno rotaillo doit dévoiler ce vendredi à Marseille au côté du ministre de la Justice Didier Migot des premières mesures de lutte contre le narcotrafique dont il veut faire une grande cause nationale la France est-elle en voie de mexicanisation on en débat avec Olivier CIC bonsoir bienvenue vous êtes sénateur Union centriste des Français établir de France et vice-président de cette commission d'enquête sur l'impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier Magalie la fourourcade bonsoir et bienvenue vous êtes magistrate secrétaire général de la Commission nationale consultative des droits de l'homme drisusev bonsoir et bienvenue vous êtes docteur en droit public et spécialiste des questions de de sécurité et j'accue Mathieu croissant d'eau bonsoir mathieuiste politique à mes côtés comme tous les les lundis et mercredis sur sur ce plateau on va revenir sur ces violences du weekend pour commencer au liier cadiic Poitier Rennes Valence bon j'imagine que ça doit pas vous vous surprendre de plus en plus de de villes moyennes qui sont touchées par le narcotraficque ces guerres de territoire c'est ce que vous aviez touché du doigt lors de cette des auditions de cette commission d'enquête oui la commission d'enquête avait été lancée parce que il y avait Marseille dont on entendait parler puis on commencé à voir quelques cas euh c'est effectivement la commission d'enquête l'a montré en fait tout le territoire peut-être touché c'est un business hein la drogue le narcotrafic hein donc ils sont organisés ils ont leur part de marché ils essayent on règle pas ces problèmes de concurrence devant un juge de tribunal de commerce dans cette activité et donc on envoie les effets mais de là on par à dire que c'est une mexicanisation c'est mal connaître le Mexique on y reviendra en détail sur ce ce terme ce sera vraiment l'objet d'un d'un chapitre complet de ce de ce débat magc est-ce qu'on a changé d'échelle est-ce que vous employez ce term là oui oui il y a un changement d'échelle qui est qui est très net mais donc on voit bien qu'il y a plus un territoire qui est épargné puisque même enone rurale la drogue circule partout et chaque nouvelle drogue je pense au drog de synthèse s'ajoute aux drogues précédentes qu'on connaît bien donc l'héroïne la cocaïne bien sûr le cannabis donc il y a il y a ça va par couches successives partout il y a une grande disponibilité des produits et ils sont de plus en plus puissants en terme d'effet d'addiction donc c'est pour ça qu'on change d'échelle et donc donc il y a ce phénomène là et puis il y a aussi le phénomène qui est donc que la France est un territoire très attractif pour pour les groupes criminels puisque c'est un territoire de transit et de consommation avec un marché très on est un carrefour quoi en quelque sorte oui et on est très bien placé et donc on a une consommation qui est très forte dans le pays enfin en particulier chez chez les jeunes et aussi il faut voir l'effet des technologies puisque il y a une une offre numérique qui permet par des messages rcryptés donc d'avoir aussi des approvisionnements différents que seulement les points deal donc c'est ça devient très facile de s'approvisionner h les violences dont on parle Dris Yousef elles existaient depuis malheureusement plusieurs années à Marseille enciène saint-is c'est c'est ce sont les mêmes violences on est dans les même typologie de violence ou pas non c'était complètement différent avant parce que avant il y avait les guerres de territoire elles ont toujours existé oui les règlements de compte c'était plutôt le soir ou très tôt le matin et c'était quelque fois avec une arme à feu mais souvent C à coup de couteau on est passé à une échelle complètement différente d'une part parce qu'en fait c'est une violence donc c'est une hyper violence complètement aveugle et à n'importe quelle heure c'està-dire que l'arme à feu le 9 mm aujourd'hui c'est une kalashnikov à n'importe quelle heure les règlements de compte c'était plutôt le soir c'est aujourd'hui en pleine journée et n'importe qui aujourd'hui c'est un groupe de jeunes attroupé devant en attroupement devant un commerce devant un hold immeble et ça rafale complètement le voilà avec une violence qui est complètement on voit bien qu'effectivement il y a des victimes collatérales donc on a a complètement changé d'échelle y compris dans effectivement cet effet de la violence ouis effectivement et et vous le dites hein les les premières victimes évidemment de ces violen ce sont les rivi les riverins pardon de ces quartiers gangrainés par le narcotrafic on écoute une habitante du quartier de MPa on est à Rennes depuis 6 mois à peu prèsin ça il y a de l'ambiance il a de l'animationin il y a des gens qui descendent des voitures avec des machettes il y a il y a des mitraillettes il y a eu de morts dans le quartier dans le centre commercial c'est toujours dès que il y a des fourgons qui passent bon il y a de la sécurité mais passz ça criit partout parce que bah tout le monde veut se cacher pourifler leur matériel et puis voilà mais on les voit B on les voit travailler nous maintenant on sort pour par obligation c'est pas avant on pourrait aller se promener sentir le chien B maintenant on sort pour aller au médecin les trucs faire les courses pour vivre voilà minimum le minimum on a peur on sort par obligation le minimum est-ce que c'est ces habitants sont abandonnés par l'État Olivier je crois que maintenant il faut revenir un petit peu de raison regarder quand même les chiffres tels qu'ils sont parce que euh on a peu un peu moins de 1000 morts par homicide l'an dernier on a un taux de 1,4 décès sur 100000 habitants ce sont des chiffres minimes on a reculé de 1,5 fois en 20 ans le nombre d'homicides donc donne cette impression parce qu'il y a 2,5 morts par homicide chaque jour en moyenne donc donner cette impression qu'on est dans un état euh je dirais où on va tous enfin où on va on est capable d'être assassiné du jour au lendemain faut quand même revenir un peu de raison et je pense que que j'attend oui mais justement mais c'est très terriblement xxyogène si tous les jours on monte ces deux cas il faut regarder les chiffres quels étaient-ils il y a 20 ans par rapport à aujourd'hui il y a un vrai travail qui a été fait donc je crois que si on veut créer de la panique on y va mais je pense que aujourd'hui ce dont on a besoin c'est de mon que la police est au travail qu'il y a un état on n'est pas dans le cas de du Mexique où il y a 98 % des cas qui sont non résolus quand il y a un crime ou un hicide donc il faut vraiment montrer que il y a un travail qui est fait sur le terrain on dit pas y a aucun travail fait on se questionne sur le changement d'échelle pour dans cette première partie regardons les chiffres dans ce cas un moment regarder et puis après ce que ressentent les habitants qu c'est pas seulement parce qu'ils regardent la télévision que ils ont peur S et et et puis c'est vrai que c'est pas que ça c'estàd que effectivement quand on évoque ces règlements de compte avec une dans dans une hyper violence c'est aussi ces réseaux de trafiquants qui empêchent les riverins de sortir d'inviter chez eux des amis parce que ils n'ont pas le droit d'inviter des amis chez eux donc ils sont ce sont effectivement les premières victimes elles sont aotage de ces réseaux de trafiquants donc ça c'est aussi une réalité parce que c'est vrai qu'on voit les règlements de compte il y en a pas tous les jours partout il y en a ils sont très graves c'est la violence qui va avec qui a raison fait peur au Riverin et puis il y a tout ce qu'on on ne voit pas c'est effectivement encore une fois au risque de me répéter c'est effectivement cette ces individus qui empêchent les riverins de vivre qui dégradent les véhicules qui empêchent les véhicules de de de secours de de passé pompiers médecins et cetera donc c'est c'est y compris les médecins qui n'ont même plus le droit de travailler dans certain territo j'étais dans la commission d'enquête donc je veux dire c'est pas vous allez pas mex eff pour expliquer oui non mais justement donc oui non mais il faut regarder il faut regarder l'échelle de de progression quand on compare Marseille par exemple au DomTom regardez la situation des DomTom vous verrez que Marseille à côté c'est finalement assez tranquille et quand vous regardez les DomTom par rapport aux îles juste à côté vous voyez que on est on a aussi moins Dey la francemerg par N absolument j'ai dit que dans cette commission d'enquête on avait un regard trop hexagonal que c'est une problématique internationale et que nous sommes pays consommateur pays producteur nous sommes les deux faces de la même pièce et quand vous regardez là où on en est en terme de violence côté Amérique latine on ferait bien de s'en occuper un petit peu parce que ce que nous vivons aujourd'hui c'est en fait c'est une capillarité c'est le résultat de ce qui se passe en Amérique latine qui finit par déborder et qui s'organise chez nous c'est ça la problématique commenz à l'évoquer tout à l'heure est-ce qu'il y a eu un tournant avec la crise covid c'estàdire elle a obligé les dealers à trouver d'autres moyens de de distribution qui d'un seul coup les a rendu aussi beaucoup plus riche oui on a on a entendu parler de de l'ubérisation à ce moment-là de de de l'approvisionnement mais mais pour revenir sur ce ce ce débat en fait on voit bien que on est dans un changement d'échelle lié à à ce que ça coûte aussi à la société en terme d'hospitalisation pour surdose ou overdose en terme de donc de l'usager mais aussi donc moi j'ai vu comme chiffre augmentation de 40 % des homicides et tentatives d'homicide en 2023 par rapport aux années précédentes je sais pas si ce ch mais c'était le chiffre de l'Office Central lié aux affaires de drogue en terme de dans les règlement de compte c'est aussi la santé mentale qui est très très perturbé par cette consommation là le cannabis pour les très jeunes c'est beaucoup plus grave que l'alcool pour les adultes il faut aussi voir les les les effets même si voilà et puis il y a la poarisation des quartiers il y a il y a bien sûr cette violence que que que mon voisin a exprimé à l'instant donc face à tout ça la question c'est la réponse et c'est là où moi je crois qu'on va vraiment diverger avec le le ministre de l'intérieur parce que la réponse par l'usager c'est ce qui a été fait depuis l'illustre alors on vous savez quoi on va avoir un chapitre sur le contenu des préconisations de la la commission d'enquête qui nous amemène sur cette question de réponse mais d'abord je reste sur ce chapitre et sur ce mot les uns et les autres là spontanément vous êtes vous avez vous êtes emparé de ce mot mexicanisation pourquoi parce que Bruno rotillot n'a pas hésité on l'a entrevu rapidement dans notre sujet d'ouverture a utilisé ce ce mot Mathieu une formule choc pour créer un électrochoc médiatico politique alors on qu' voit il a tourné un peu autour du poau bonoron ça fait une semaine qu'il cherche le bon mot il a une semaine c'était les narcoracailles moins pris et puis là VO voilà donc la mexicanisation alors il faut rendre à César ce qui appartient à César la formule était quand même dans l'air du temps depuis depuis un peu plus d'un an chez certains syndicats policiers chez certains experts aussi en particulier pour qualifier la situation du narcotrafic à Marseille on vient en parler mais le terme était employé depuis longtemps pour décrire la contagion du narcotrafic dans les différents pays d'Amérique latine cette fois-ci j'ai même retrouvé en 2015 devinez qui le pape François qui avait ainsi confié que il espérait pouvoir éviter à temps la mexicinisation de l'Argentine qu' en avait parlé à des évêques mexicains et que c'était une réalité terrifiante alors ce mot est-il approprié pour décrire la situation du trafic de stupéfiants ici alors du point de vue j'allais dire statistique ou quantitatif non c'est tout à fait excessif ça d'ailleurs rendu furieuse la mer de Poitier qu'on voyait elle horment conduit tout à l'heure dans le dans le sujet de fait au Mexique faut comprendre que les narcotrafiquant c'est ce sont les 5è employeurs du pays c'est pas tout à fait le cas en France quand même euh que le trafic de stupéfiant a totalement gangrainé à la fois la société mais aussi d'une certaine façon l'État les policiers les élus avec des phénomènes de corruption qui font des ravages ce qui est quand même loin d'être le cas en France le bilan humain n'a rien à voir non plus hein depuis le déclenchement de la guerre contre la drogue en 2006 euh ben le Mexique déplore 450000 victimes plus de 110000 disparus vous pensez bien et heureusement qu'on n est pas là aujourd'hui on compte au Mexique entre 25 et 30000 homicide par an le taux d'homicide est 17 fois plus élevé qu'en France donc on l' compris c'est tout à fait excessif on voit bien que l'obj de Bruno rotillot c'était de trouver un chiffon rouge cela dit il faut le dire aussi selon l'avis de plusieurs experts du trafic on en parlait sur ce plateau quelque chose a quand même changé de nature et de dimension en France dans le dans le narcotrafique alors rentrons un peu dans le détail alors don ce qui pourrait être mexicain en tout cas ce qui pourrait ressembler un peu à à ça il y a d'abord la structuration du trafic autour d'acteurs qui s'organisent sur le modèle des des cartel désormais comme la tristement célèbre saz une implantation locale puis un rayonnement national ou je disais la tristement célèbre DZ mafia à Marseille il y a les modes opératoires des trafiquants qui sont de plus en plus violents que ce soit les meurtres on en parlait mais aussi des enlèvements des séquestrations il y a le rajunissement des recrutements autant de méthodes qu'on a pu voir à l'œuvre au Mexique sans qu'elle soit forcément signé Mexican style hein c'est les méthodes des gangs aussi qu'on peut voir dans d'autres pays mais on peut ajouter aussi une forme de fascination j'allais dire culturelle pour les narcotrafiquants d'Amérique latine elle est peut-être là mexicanisation avec une appropriation des codes des références on voit à travers des séries télé qui ont un succès fou sur Netflix faut regarder un nombre de séries sur les narcos absolument énorme on les voit dans des chansons dans des dans dans dans des chansons dans du rap on le voit dans le vocabulaire utilisé sur certains réseaux sociaux y compris par les délinquants eux-mêmes qui s'auto appppellent sicario comme on le dit là-bas au Mexique des assassins qui qui qui qui règlent les comptes bref la mexicanisation euh elle est plutôt dans les esprits à mon avis plutôt que plutôt que sur le terrain ce en quoi se trompe du coup Bruno rotillon Bruno rotillot Olivier qui dit vous vous vous vous avez commencé à évoquer la dimension internationale et on va rester dans cette comparaison il se trouve que vous êtes allé en Colombie je crois que c'était au au printemps dernier Bolivie et au Pérou au Bolivie pardon je veux absolument que so la Colombie en Bolivie et vous allez bientôt au Pérou qu'est-ce que vous avez appris de de la situation là-bas vous avez participé à une opération du du ministère de l'Intérieur de démantelllement de de de de petits labo c'est ça voilà de aussi de de pistes d'atterrissage clandestine on voit quelques images d'ailleurs et donc c'est euh c'est ce qui m'a permis en fait pour bien comprendre la cocaïne s'est fait à partir de précurseurs chimiques qui sont des précurseurs chimiques chinois qui viennent de Chine et qui servent aussi aux drogues de synthèse parce que le vrai problème si on parle de santé publique aux États-Unis c'est 120000 morts sur la simple année de 2023 l'an dernier avec le fantanil les drogues de synthè et donc pour moi c'était montré que en pleine jungle voyez vous avez made in China ce sont c'est donc ces produits là 60 % de la cocainïne est fait à partir de ces précurseurs de chimique chinois la Chine est aux deux aux deux bouts de la Supply Chain donc d'un côté avec les précurseurs chimiques de l'autre côté avec le blanchiment et on l'a vu pendant la commission d'enquête dès que et on a j'ai interrogé Bruno Lemer et je lui parlé de Hong Kong qui est le trou noir du blanchiment aujourd'hui et il m'a dit effectivement Hong Kong on est dans une autre dimension et puisque là c'est avec le blanchiment c'est le contournement des sanctions c'est effectivement le crime organisé tout se mélange et on va blanchir l'argent donc ils sont aux deux côtés il est impossible d'avoir le moindre retour d'une commission d'enquête quand on demande des enquêtes sur quelqu'un qui a un compte à Hong Kong mais quelle leçon vous en ça veut dire que si on veut lutter contre ce trafic il faut aussi et peut-être surtout si je vous comprends bien intégrer cette dimension internationale s'il y a pas de coopération internationale on y rvera jamais c'est ça parle de ces gens en France mais c'est le bout de la chaîne mais c'est les tout petits je veux les gens qui jouent le narcotrafic c'est une un des outils de la guerre hybride les comment dire les cartels mexicains ont fait plus d'argent l'an dernier avec le trafic d'être humain qu'avec le trafic de drogue donc regardez essayez d'isoler le narcotrafic des autres crimes c'est ridicule oui mais ça veut pas dire qu'il faut pas s'attaquer bien sûr qu'il faut le faire mais il faut le faire avec une vision globale parce que sinon ça ne sert à rien au mieux on va dépl c'est les problèmes et la question aujourd'hui c'est il faut rassurer la population faut lui montrer qu'on est à la manœuvre qu'on est en capacité d'aller contrer DRF sur sur à la fois ce que vient de nous dire le sénateur cadiic et puis peut-être sur cette dimension culturelle qu'évoqué Matthieu que je trouve vraiment intéressant pu qu'on est toujours sur ce sur ce mot de mexicanisation votre avis alors oui il y a aussi des connexion c'està-dire qu'au fait on maintenant nous avons des informations selon lesquelles des caïdes français qui sont pas forcément sur le territoire mais à Dubaï en Afrique et ailleurs sont en contact avec des cartels mexicains des chefs de cartel y compris la mocro mafia qui est une mafia qui opère notamment au Pays-Bas et en Belgique donc c'est quand on parle du mode opératoire c'est aussi parce qu'ils sont en contact on parlait de la série à raison narco narco c'est qui un peu la vedette c'est El chapo el chapo pour un certain nombre de mec de banlieu c'est plus une star la vraie star aujourd'hui c'est pour dire les chose de manière très crue c'est le cartel de Jalisco nouvelle génération qu'est-ce qu'ils font donc c'est un cartel qui est concurrent au cartel de Sinaloa qui est le cartel de elchapo et qui a des méthodes extrêmement violentes et en fait ils se sont servis de finalement des opérations coup de point de la DEA plus de la police mexicaine la DEA c'est le service antidrogue américain américain plus la police mexicaine pour appréhender elchapo et ses acolytes parce que c'est un cartel c'est c'est c'est une espèce de grande famille et donc à chaque fois qu'il y a une arrestation le cartel de J gilasco fait mène des opérations coup de point mais avec une violence terrible pour prendre du terrain ils sont exactement dans cette configuration à telle enseigne donc ici en France il y a une façon de copier ce ce mode opératoire c'est ou puis que ça a été dit à raison vous avez le directeur des opération de la DZ de mafia qui se fait surnommer Jalisco ou nemisos qui est le chef du cartel de Jalisco nouvelle génération donc on voit bien dans le mode opératoire il y a une volonté de faire exactement la même chose est-ce que la f il y a eu ces opérations place net très médiatisées où on a vu voilà une force policière importante et cetera quion peut-être effectivement un peu désorganiser le le trafic est-ce que d'autres en ont profité voyez ce que je veux dire pour rebondir sur ce que Dris VI vient de nous dire quand il y a une opération de police la nature et du vide il y a il y a un autre une autre organisation qui Essie d'en profiter ch fois qu'on déstabilise un point d' d'Ile ça reconfigure donc les petits deviennent des lieutenants deviennent des chefs et cetera et donc forcément ça crée des effets de violence ça veut pas dire qu'il faut pas le faire ça veut juste dire qu'il faut avoir ça à l'esprit et que quand on parle de mexicanisation on est effectivement je vous rejoins complètement on est à des annéeslumières de de ce qui se passe au Mexique et et ce qui est très intéressant dans le travail qui qui a été mené par le sénateur c'est qu'il s'est intéressé au haut du spectre et c'est là qu'il faut qu'il faut creuser les les échanges internationaux la Supply ch c'est extrêmement important il faut aussi avoir la chaîne logistique voilà ou voilà la chaîne de valeur euh ce qui est important c'est de voir aussi de quoi on parle en terme de chiffres donc si vous me permettez il y a 240000 personnes qui sont dit aujourd'hui comme étant des personnes qui vivent du trafic de stupéfiants en France 240000 personnes c'est pas massif mais c'est quand même important bien sûr mais on est on si on compare au Mexique c'est ça voilà et il y a certains points de deal qui rapportent tellement qu'on qu'on les évalue entre 25000 à 100000 € par jour de chiffre d'affaires donc on voit que la concurrence elle est féroce et c'est pour ça que prendre les choses par le petit bout de la lorniette qui est l'usager là où il faudrait mettre de la santé publique et de l'éducation et la prévention qui sont aujourd'hui des politiques qui sont indigentes hein enfin la CNCDH parle d'échec des politiques de répression autour de l'usager donc la CNCDH c'est la Commission nationale consultative des droits de l'homme don vous êtes secrétaire général on va revenir sur sur cette commission d'enquête et un peu plus en détail sur le travail qui a été effectué puisque deux sénateurs sont reçus ce soir d'ailleurs par le ministre de la justice par did pour évoquer cette lutte contre le narcotrafic et Steve Jourdain va venir nous nous parler de ce ce rapport bonsoir bonsoir Steve euh puisque on peut dire allez coup de chance pour le garde des saut le le Sénat a déjà fait beaucoup de travail sur cette question en tout cas beaucoup bossé sur la question 158 auditions 8 déplacements au quatre coins de la France 19 contributions écrit par des ex par des experts gros travail donc effectivement réalisé par les sénateurs dans le cadre d'une commission d'enquête lancée en novembre de l'année dernière il dresse un constat terrifiant qu'on peut lire dans le rapport du sénateur LR Étienne blanc la France est submergée par le narcotrafic aucun territoire aucune catégorie sociale n'est épargnée par le phénomène un chiffre Thomas 3,5 milliards d'euros par an c'est l'estimation et l'estimation basse du chiffre d'affaires du traf du du trafic en France selon les mots du rapporteur aujourd'hui les trafiquants sont tout aussi rationnel et ingénieux que violent et corrupteur ou les sénateurs ont également identifié les failles de l'État en matière de lutte contre ce trafic oui parmi elle la corruption des agents publics comme privé la commission parle d'un phénomène encore embryonnaire certes mais inquiétant autre feille pointé du doigt Thomas des services de l'État sous-dotés des mesures parcellaires pour répondre à l'ampleur du problème une autorité judiciaire débordée les sénateurs se demandent aussi si les opérations place net n'ont pas été d'abord et avant tout un gigantesque une gigantesque opération de communication entre fin septembre et début avril les 460 13 interventions de police n'ont permis de saisir que 40 kg de cocaïne au total sur la période 50000 gendarmes et policiers ont été mobilisés pour 40 kg de cocaïne vous admettraz que c'est un poil décevant c'est un petit peu décevant et les sénateurs souhaitent convaincre Didier Migot de reprendre leurs propositions et donc compromis on les détails quelles sont-elles 35 propositions pour sortir de l'éparpimement façon PZ des services de l'État selon la formule des sénateurs parmi les idées avancées on retrouve notamment le renforce ement des moyens matériels et humains pour les services d'enquête et de justice une lutte massive contre la corruption il propose aussi de taper les trafiquants au portefeuille par exemple en instaurant un gel judiciaire de leurs avoirs autre proposition la création d'un parquet national antidrogue façon dir la française l'agence américaine de lutte contre la drogue à voir Thomas si ses idées seront reprises par brune rotayo et did Mego ce vendredi ils seront en visite à Marseille et présenteront leur plan pour lutter contre la criminalit été organisé une proposition de loi a été déposée au Sénat il y a plus qu'à se saisir de cette proposition de loi comme on dit merci beaucoup Steve magalé la Fourg sur tiens un mot sur la corruption après on vient sur les propositions vous avez déjà eu des cas vous ou entendu parler de cas euh qui sont allés jusqu'à jusqu'à des procédures he judiciaires de policiers gendarmes qui sa magistrat fonctionnaires corrompus parce que quand il y a autant d'argent vous disiez le le cet argent qui coule à flot dans les points de c'est entre guillemets facile de le le le responsable donc qui est un magistrat le chef de de l'OPAS donc l'Office antistupéfiant explique que les le blanchiment et la corruption sont vraiment deux facteurs extrêmement favorables pour créer de l'agilité de la part des des des réseaux criminels de trafiquants euh ce qu'il faut aussi voir c'est que dans la corruption il y a aussi toute une échelle de compromission c'est-à-dire que on peut aussi intimider les gens en montrant la photo de leurs enfants en demandant un service on a eu après sur les services d'enquête on a entendu beaucoup d'affaires après quelles sont quelle est la réalité derrière ces affaires mais par exemple de consulter un fichier pour un trafiquant donc ça ce sont des choses don dont on voilà on entend parler euh les on sait aussi que pour pour pouvoir bénéficier d'information fiable il faut avoir un réseau d'informateurs ave que les informateur ne se recrute pas dans les couventss c'est une phrase que j'ai beaucoup entendu de la part dans les couventss c'est la phrase que S tous les policiers qui encadrent des des informateurs je pense que on l'a tous entendu magistrat voilà donc la question c'est surtout de savoir par quel bout on prend les choses et c'est clair que mexicanisation est un mot de communication politique comme les grandes opérations qu'on a eu avec le ministre précédent mais chacun veut arriver avec sa sa façon de conceptualiser le problème ouis justement Olivier CAD sur sur les parmi les mesures qui sont proposées il y en a un certain nombre qui pourrait ne pas être forcément constitutionnel c'est un des débats qui va qui va se poser si les propositions sont reprises quel tel par exemple le statut du repenti que que les les les sénateurs enfin en tout cas que le le le le rapport de cette commission d'enquête prenait avec un changement du statut pour pouvoir plus le le le généraliser là aussi il y a il y a il y a un petit risque éventuellement de de d'être retoqué devant le conseil comment vous vous appréhendez ce risque- là aujourd'hui moi je pense surtout à tous nos officiers de police judiciaire tous ceux qui sont sur le terrain qui risquent le leur vie parce que pour aller traquer les trafiquants euh pour ceux qui sont en Amérique latine il risquent vraiment leur vie euh que effectivement on n pas de pas donc les trafiquants s'il faut leur offrir quelque chose soit une impunité qui pourront être donc avoir une peine réduite éventuellement soit leur donner de l'argent pour aussi qu'ils puissent vivre parce qu'ils ont aussi une famille parfois ils sont en prison donc c'est à un moment où on peut essayer de discuter avec eux donc il leur faut des moyens des moyens pour travailler d'autres pays l'ont fait comme l'Italie par exemple et on s'est beaucoup servi euh donc que ce soit le rapporteur le Président on vraiment travailler un peu cette questionl je crois que ce qui on a parlé de DEA à la française effectivement on a besoin un petit peu de de centraliser de tout coordonner on a une vraie question qui sont euh qui est la coordination aussi avec nos avec l'ofast avec les gens qui sont basés à l'étranger on a besoin de d'améliorer donc ces connexions de donner des moyens aussi puisque la drogue qui arrive ici elle part de quelque part c'est faire en sorte de la bloquer tout ce qui est bloqué euh en Amérique latine et bien on n'a pas à à le chasser ici donc donner des moyens ne serait-ce que des drones des chiens donc aider des pays qui n'ont pas les mêmes moyens que nous et qui sont face à je dirais à des cartels qui sont bien présents et qui gèrent l'économie locale donc si on va pas sur place si on va pas les aider je veux dire on va on va voir la mer monter chez nous et c'est ça le problème moi ce qui me gêne dans toute l'approche que l'on a c'est qu'on croit qu'on va régler les les le problème chez nous c'est un problème international qui a en plus des routes qui vont changer la drogue synthétique qui nous arrive parce qu'ils vont faire plus d'argent avec la drogue synthétique qu'avec le cannabis ou la cocaïne vous allez le voir se développer c'est la grande crainte des États-Unis à notre endroit c'est ce qu'ils nous ont expliqué donc il faut qu'on ait une prise de conscience de l'échelle à laquelle on a on doit faire face pour que on se coordonne aussi avec les autres pays européens parce que sinon il y en a un qui va essayer de régler le problème chez lui mais en fait qui va le déplacer chez le voisin ouais un parquet national antidrogue évidemment je vais vous poser la question mais qu'est-ce que est-ce que d'après vous ça changerait la donne moi je pense que c'est une bonne chose parce qu'il faut qu'on ait une coordination au niveau national mais si encore une fois on pense que avec un aspect répressif qu'il faut dans le cas d'une lutte globalisée de lutte contre effectivement le trafic de stupéfi l' International je pense que c'est une réponse qui est parcellaire parce que la réponse la mise en œuvre de de la de la réponse pénale elle fonctionne pas bien je vais prendre un exemple le le tueur de agage 18 ans le sicario Enzo atho c'est son petit frère s'appelle Enzo ao il a il a é des antécédent et puis il a été emprisonné à freine donc il est il a fait des quelques petites peines puis emprisonné à freine il a été pris en charge à freine par par un type beaucoup plus costaud qui avait des réseaux et cetera dès qu'il est sorti de freine il est retourné à Marseille et il était chauffeur pour des et tuur agagage et puis un jour on lui a dit mais tiens ça c'est ton fling maintenant tu vas le tuer et donc c'est comme ça qu'il a commencé effectivement tuuragage donc il était pris en donc la mise en œuvre de la réponse pénale elle est pas satisfaisante dans un pays où on est un taux de surpopulation carcérale à 130 %. quand on regarde effectivement le décrochage scolaire on on névoque pas suffisamment le décrochage scolaire qui est l'antichambre de la délinquence si on veut régler durablement le problème du du trafic de stupéfiant et la délinquence d'une manière globale dans notre pays il faut aussi s'attaquer aux causes au carburant le carburant de cette délinquence passez-moi cette expression c'est la jeunesse c'est la jeunesse et donc je vois régulièrement j'en ai discuté avec le ministre de l'Intérieur encore la semaine dernière nous és ensemble à l'étranger mais mais le ministre de l'Intérieur qui arrive et qui dit mais vous allez voir avec moi ça va changer je vais tout vous régler d'une manière rapidement la délinquence le terrorisme je mais c'est faux c'est une vue d'esprit et donc c'est en profondeur avec des acteurs sur la prévention et sur la répression voilà on parle pour terminer pardon mais de la mexicanisation en tout cas au Mexique ils ont pris conscience qu'ils avent vrai problème aussi avec la jeunesse avec une partie de la jeunesse et donc c'est ce qu'ils sont en train de faire voilà à des degrés complètement différents et avec des moyens qui sont différents mais il faut le prendre en charge ça veut dire que la réponse par l'éducation n'empêche pas la réponse par la répression absolument pas parce que je je vois bien la façon dont on va analyser politiquement bah oui ok donc on s'occupe que de l'éducation et et on est un gouvernement laxiste quoi parce que voilà c'est aussi ce qu'on entend depuis les décédes alors c'est c'est toujours ça le risque pour tout ministre d'intérieur qui prend ses fonctions c'est d'être taxé de l'accisme mais alors là en plus donc pour Monsieur rotillo ce serait vraiment mortifère donc il faut absolument qu'il aille sur ce terrainlà grande cause enfin vraiment c'est on est vraiment dans la la la la prise en main du problème et après on va voir quels sont les rés mais on peut pas lui reprocher vu ce qu'on a décrit en début de débat heureusement que ESS s' uper qu'est-ce qui qu'est-ce qui va mettre en place enfin en place en face de ça parce que en fait vous avez on est tous d'accord je pense ici pour dire qu'il faut une réponse qui soit interministériel c'està dire que on ne peut pas prendre un problème comme ça à bras le corps sans avoir une vraie une vraie volonté politiques des moyens financiers qui vont être très conséquents une vision de l'éducation une vision de la santé publique et une vision de la répression la répression elle est nécessaire pour le haut du spectre c'est extrêmement important mais quand on voit l'état des des Girs parce qu'en fait le le parquet national anti stupéfiant mais il existe déjà à travers les juridictions interrégionales spécialisé qui elle donc a eu quand même 120 magistrats qui font partie des GIR qui existent depuis 20 ans qui ont fait une tribune collective dans le monde en avril 2024 pour dire à quel point ils étaient incapables de traiter des pans entiers de dossier notamment ce que vous vous désigner de manière très très précise c'est-à-dire la partie financière des dossiers blanchiment et cetera ils sont il ils veulent le faire leur travail il n'y arrive pas donc qu'est-ce qui va nous permettre de le faire mieux avec un beau label qui sera un nouveau parquet nationale vous pensez que ça changera rien pas moyens derrière s'il y a pas les moyens derrière c'est sûr que c'est vous à l'éche allez il nous reste une dizaine de minutes il y a il y a un grand chapitre que je voudrais qu'on qu'on qu'on traite dans ce dans ce débat c'est la question évidemment des consommateurs de la légalisation ou pas déjà un chiffre 5 millions de consommateurs de cannabis en France ça c'est ceux qui consomment au moins une fois dans l'année 1300000 consommateurs réguliers c'est plus de 10 fois par mois et 850000 consommateurs quotidiens et finalement le ministre il s'adresse à ses consommateurs au consommateurs parce que trop souvent on dit voilà on fume et cetera c'est du rétroactif moi ce que je veux dire c'est que un joint il a le goût du sang il a le goût des larmes parce que derrière le joint la coque ou d'autres drogues il y a des réseaux il y a des mafieux il y a des gens qui profitent d'autres êtres humains qui s'engressissent qui font des fortune qui commandite des crimes des assassinats de la pire des façons alors comment quelle politique adopté vis-à-vis des consommateurs on entendait dans notre sujet d'ouverture Olivier Cadic le le rassemblement national dire B il faut carrément pénaliser beaucoup plus aller jusqu'à des petites peines pour les consommateurs à l'inverse certains préfèrent la légalisation peine de prisonou peine de prison ce qu'il a dit il aurait pu le mettre aussi pour ceux qui font du trafic d'êtres humains et puis pourquoi pas pour donc la prostitution donc effectivement c'est il faut regarder la problématique globale le crime encore une fois les criminels ceux qui font de l'argent avec la drogue ils en font avec tout d'accord c'était ils ont une approche globale donc on se heurte au CRIM organisé mais dans cette approche globale pardon n interrompe si vous dites il faut une approche globale peut pas exonérer les consommateurs de leur responsabilité qu pas déplacer le problème le le fait que les des consommateurs participent effectivement à à ce à cette problématique là elle est elle est réelle mais aujourd'hui c'est c'est le crime en général auquel on doit se confronter le ministre de l'intérieur on s'attend pas à ce qu'il traite que le narcotrafic donc il y a la violence et et vous cette violence vous l'avez avec le narcotrafic et vous l'avez avec d'autres crimes donc là en ce moment on est fixé là-dessus mais regardons les statistiques c'est ça parce que qu'est-ce qu'on attend du ministre de l'intérieur c'est qu'il nous rassure qu'il nous montre qu'il va faire des choses qui vont changer la donne si c'est uniquement faire du chaud allez chaque fois qu'il y a quelqu'un qui décède aller sur place pour dire c'est terrible c'est mais on attend effectivement une réponse où on a le sentiment qu'on va pouvoir inverser la tendance c'est ça que chacun attend aujourd'hui et moi c'est ce que j'attends du ministre de l'Intérieur donc aujourd'hui le problème c'est pas de donner des leçons de morale le problème c'est de se TR de s'occuper de ça parce que on peut on peut facilement dire que c'est la faute de quelqu'un mais ça quand on fait ça ça veut dire qu'on va pas traiter le problème donc aujourd'hui et ça vraiment je m'adresse au ministre de l'Intérieur ur pour que au niveau de sa prise enfin de de son discours qu'il ne perde pas de vue qu'il va falloir délivrer du résultat et donc on ne peut pas en pointant du doigt des gens qui sont des consommateurs qui sont parfois des malades qui pour certains vont mourir d'overdose c'est c'est ces gens-là qu'on pointte du doigt aujourd'hui donc la problématique plutôt que de se fixer là-dessus de dire qu'est-ce que je cherche à atteindre comme objectif avec ce que je fais alors je pense que l'efficacité vous entendant on a parfois l'impression qu'il faut résoudre tous les crimes en même temps enfin cette approche globale je conçois très bien ce que vous dites mais il y a bien un moment il faut démarrer par quelque chose justement mais dans les affaires quand on venait me voir je demandais toujours ne me demandez jamais de régler un problème demandez-moi de régler tous les problèmes en même temps vous ne pouvez pas régler le problème tout seul du narco sans vous occuper des autres alors je reprends la main parce que il y a cette question de la légalisation option qui a jamais été tentée ni même testée en en France et c'est elle est proposée par certains notamment au niveau politique par les insoumis on écoute manuel bonpard il était l'invité de de la matinale de Public Sénat ce lundi moi je suis pour aller vers la légalisation du du cannabis aujourd'hui vous occupez l'essentiel des effectifs de police à aller chercher les les les consommateurs sur le terrain alors que il vaudrait mieux mettre ses efforts dans la lutte contre les réseaux criminels organisés contre le trafic d'armes contre l'arrivée de la drogue sur le territoire national précisément la légalisation elle permet aussi de concentrer la communication et les moyens vers des politiques de santé publi il est plus facile de faire des politiques de santé publique à l'égard d'un produit qui est un produit légalisé qu'à l'égard d'un produit qui est un produit interdit alors votre avis sur la légalisation magalia Fourcade pour commencer alors je pense qu'il faut s'appuyer sur les études qui ont été faites en 2023 le CZE a rendu un avil économique social environmentalque pardon en 2021 c'était l'Assemblée nationale qui avait fait une mission d'information transpartisan donc sur l'usage et la CN cdH en 2016 a rendu un avis qui parlait de décriminalisation de l'usage de cannabil et de dépénalisation de l'usage des autres drogues jamais de légalisation la légalisation c'est le fait de de rendre accessible le produit donc ça touche aussi la question de la production de la vente et cetera il faut il faut une il faut une production comme il peut y en avoir pour les cigarette ou exactement ou l'alcool décriminalisé ça veut dire que vous sortez du champ pénal la sanction mais ça veut dire que vous traitez le problème cette fois par la voie de l'éducation et de la santé publique et donc c'est là où je vous rejoins mais vous avez pas peur que la dépénalisation ça incite encore plus de consommateurs à y aller pu qu'ils auront vraiment zéro risque tous ces rapports vont tous dans le même sens et s'appuie sur des expériences étrangères qui montrent que non ça en fait pour les mineurs ça rend la trait au produit beaucoup plus faible donc il faut c'est contreintuitif mais c'est pour ça qu'il faut lire les rapports qui sont faits qui sont très très creusés là-dessus mais il s'agit pas légalisé il s'agit bien compris la nuance Dr votre avis légalisation ou pas oui la question d'origine enfin moi je je pense que cette question elle est elle est importante mais il faut juste revenir un peu en arrière on a eu des ministres de l'Intérieur qui ont expliqué qu'il fallait taper au portefeuille et cetera donc il y a eu effectivement parce que ça engorgé les tribunaux et cetera on a fait ce qu'on appelle les AFD et puis je rappelle que d'ailleurs les amendes forfaitaires délectuelles aujourd'hui on a un taux de recouvrement à peu près 58 % on a du mal à recouvrer les amendes et cetera et puis je rappelle que sont les amendes par je je je je décode pour les consommateurs pour les consommateurs lorsque vous êtes pris avec une petite barrette on vous met une amende sauf dans quelques exceptions par exemple quand vous êtes chauffeur de bus à la RATP on considère que c'est incompatible avec votre fonction et là c'est le pénal direct voilà et donc vous avez également le tribunal correctionnel qui peut prononcer des injonctions thérapeutiques pour vous faire soigner parce que la plupart de ceux qui consomment du cannabis ont aussi quelques problèmes et ils doivent se faire accompagner d'où la nécessité d'avoir vraiment une politique de santé publique en direction j'ai vu qu'il y avait quelques études qui permettaient d'une certaine manière avec un traitement médical d'essayer de de réduire cette dépendance par rapport au cannabis le vrai sujet de la dépénalisation c'est vous l'avez très justement dit c'est à la fois contrôler de la production à la distribution mais quand on parle de la production le niveau de THC il n'est pas le même et il y a pas n'importe quoi dedans parce qu'aujourd'hui si vous légalisez le cannabis tel qu'il est aujourd'hui vous allez avoir une une écatombe sur la voie publique voilà donc ça et puis ensuite le vrai sujet c'est celui de dire la réponse elle est parcellaire parce qu'elle ne va pas régler la suite est que si vous légalisez ceux qui aujourd'hui vendent du cannabis pour se faire du fric pour vivre ou pour qu'est-ce qu'ils vont faire demain je vais prendre l'exemple puisquon parle du Mexique qui l'ont fait oui mais alors je dis ça marche marche Portugal c'est discutable il y a d'autres pays je va prendre parce qu' on parle du Mexique le Mexique on parle on a parlé c'est le trait d'union entre la Colombie et les États-Unis la Colombie premier producteur avec la Bolivie le Pérou de cocaïne et cetera il travaille de moins en les Mexicains travaillent de moins en moins avec les Colombiens pourquoi bah parce qu'ils font eux-mêmes leur drogue à base de synthèse la mamphétamine notamment le fantanine qui fait plus de 100000 mort et cetera donc aujourd'hui le le taux de rentabilité est 1000 fois plus important que la cocaïne héroïne qui est fait au Mexique l'héroïne a baissé c'està dire que la la culture de l'héroïne en au Mexique a diminué quasiment de moitié le prix parce que c'est plus attractif parce qu'aujourd'hui vous avez effectivement une un substitutif qui est effectivement le fintanil qui est beaucoup plus intéressant économiquement donc si on on on on légalise d'une certaine manière le cannabis que moi je considère comme étant une drogue très dangereuse très nocive pour l'homme pour l'individu je pense qu'on peut avoir si on s'occupe pas de ceux qui dealent on peut avoir effectivement un substitutif qui peut être bien plus grave au moment où on évoque l'arrivée du du fintanille sur le T débat est quasi terminé mais je veux bien vous entendre pardon excusez-moi sur sur quand même cette question légalisation ou pas votre votre avis si on légalise au moins on pourra contrôler le produit la qualité du produit ça c'est un atout c'est un plus aujourd'hui ce qu'il faut dire aux gens qui prennent de la drogue c'est que ils jouent à la roulette russe et que parfois une seule prise peut les tuer donc pour moi c'est pas ce sont potentiellement des victimes ce que j'aimerais c'est qu'on suive le nombre de morts chaque année aussi du fait de la drogue parce que ça c'est un indicateur et ça ça montrera qu'on est là pour les protéger eux d'accord pas pour les accuser eux donc c'est ça moi la vision que j'aimerais que l'on a c'est que on on est là pour protéger notre population arrêter de lui faire peur de montrer com Olivier cad que vous avez une vision qui est pas du tout celle du ministre de l'Intérieur merci à tous avoir participé à ce débat et à bientôt sur sur public sén
Bruno Retailleau