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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 mai 2025 2 min

Le projet de loi sur la fin de vie discuté à l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Un droit à l'aide à mourir a été approuvé par les députés le 17 mai dernier. Porté par le député démocrate Olivier Falorni, cette proposition de loi encadre l'aide à mourir avec cinq critères. Être âgé d'au moins 18 ans, être français ou résidé en France, être atteint d'une infection grave ou incurable et celle-ci doit engager le pronostic vital en phase avancée ou terminale.

Et enfin, l'individu doit être capable de manifester de manière libre et éclairée son désir de mettre fin à séjour. Alors, certains craignaient des débordements voire même des suspensions de séance qu'on a pu en voir sur le mariage pour tous il y a quelques années. Des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour contre d'ailleurs le mariage pour tous ce qui avait suscité des débats d'ailleurs d'une d'une grande violence au sein de l'Assemblée nationale.

Alors, cette sérénité des débats peut s'expliquer peut-être par le fait qu'on a atteint ce point d'équilibre mise en avant par la ministre de la santé Catherine Vain, afin que le texte soit adopté avec la plus large majorité à l'assemblée. Il y a des voilà des avancées qu'on avait eu en commission qui pas qui ont été retoqué, ça moi je le regarde notamment sur du choix d'administration. Il y a une volonté de la majorité de l'hémicycle de dire que ça n'était pas un geste anodin et qu'il fallait protéger les soignants, c'est-à-dire leur permettre d'administrer eux-mêmes ce médicament dès lors que le malade n'était plus lui-même en capacité de le faire.

Je pense qu'il faut aussi respecter la volonté du médecin, la volonté de dire "Moi, je ne veux pas faire le geste." Les médecins, les soignants ont la clause de conscience. Donc les médecins qui sont pas prêts à le faire sont pas obligés de faire ce de faire ce geste.

Et donc que l'autoadministration, le fait pour le malade d'avaler ou de s'injecter lui-même la substance soit la règle me paraît être un point d'équilibre important sur ce sujet. On devrait donc arriver normalement au vote de ce texte prévu le 27 mai. Je vois un certain nombre de collègues réagir à chaque amendement et je crois qu'il y avait euh chez certains en tête l'idée de ralentir les débats de manière à ne pas aller au vote.

Quand même un député qui a tenté l'obstruction avec énormément d'amendements. Oui, certains de nos collègues ont déposé beaucoup d'amendements. Oui, c'est toujours frustrant de voir des collègues qui ne siègent pas en commission arriver dans l'hémicycles.

Mais c'est le principe de l'hémicycle. Sinon, il y a pas de commission, il y a pas d'hémicycle. Emmanuel Macron, le président de la République, a mentionné la possibilité d'un référendum en cas d'enlisement au Parlement.