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InterviewC à vous (sur YouTube)· 19 avril 2023 10 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Emmanuel Macron en déplacement : trop tôt ? - Patrice Duhamel, Michèle Cotta - C à Vous - 19/04/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez vraiment l'impression d'avoir apaisé le pays depuis lundi ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    On vous demande un signe d'apaisement, on ne le voit pas. Qu'est-ce qu'on fait du coup ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pour vous, c'était trop tôt pour ce déplacement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Macron a manqué de dialogue avec les syndicats ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Emmanuel MacronFait
    « je ne crois pas aux effets miracles je pense qu'il faut simplement continuer d'expliquer »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « si on fait pas cette réforme elle n'aura pas de retraite ce n'est plus une erreur »
  • 6:00Patrice DuhamelFait
    « je trouve que c'était trop tôt pour s'en aller à la rencontre des gens »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Emmanuel Macron a donc fait son premier déplacement à la rencontre des Français c'était dans le Bas-Rhin depuis la promulgation de la loi sur les retraites et son allocution de lundi soir et on peut dire que le bain de foule était assez rugueux notamment à Sélestat Louis Amar et Audrey paillasse sont suivis en Alsace moi je dis que quand on m'a mis un coup de couteau dans le dos il y a pas d'apaisement possible après mixtons c'est stop 62 ans sans nous suffit largement score ça bout là ça bout dans toutes les casseroles là [Applaudissements] -dedans si on est dans une société on écoute que les gens qui veulent faire du bruit qui est d'ailleurs assume de dire je fais du bruit pour couvrir des paroles ben on s'en sort pas [Musique] [Applaudissements] est-ce que vous avez vraiment l'impression d'avoir apaisé le pays depuis lundi mais écoutez je ne crois pas aux effets miracles je pense qu'il faut simplement continuer d'expliquer allez haut devant il y a des gens qui sont prêts à entendre et qui entendent et il faut faire avancer les projets vraiment on a fait des concessions pour l'améliorer pour le coup que j'en entends des gens qui rendent après moi on vous demande une seule chose c'est un signe d'apaisement et là vraiment on le voit pas mais ma question c'est qu'est-ce qu'on fait du coup on a un système de retraite votre génération aujourd'hui si on fait pas cette réforme elle n'aura pas de retraite ce n'est plus une erreur je vais pas vous avez me chercher démocratie ou le président de la République démocratiquement élu je suis engueulé il y a quelques mois vous aviez dit dans un autre contexte si les français cherchent un responsable qu'ils viennent me chercher est-ce que c'est parce qu'ils sont en train de faire c'est exact il y a des gens qui sont pas d'accord ils le disent et ils le disent démocratiquement il faut que je dise avec calme donc tout ça est de votre responsabilité non mais à la fin si vous si vous avez besoin de savoir qui a été aux élections avec un projet clair dont celui-ci on a fait des concessions on l'a amélioré il est devant vous un président chahuter interpellé mais qui devait absolument retourner au contact des Français pouvaient pas rester comme ça enfermé à l'Élysée et coupée du monde et des Français moi je me suis posé la question toute l'après-midi et pour vous dire la vérité je trouve que c'était trop tôt pour s'en aller à la rencontre des gens je trouve que c'est très courageux on compatie quand on le voit on voudrait pas être à sa place mais moi je pense que c'est trop tôt de de se confronter comme ça tout de suite sans barrage je trouve que c'est pour un président de la République c'est vraiment difficile pour lui pour les institutions pardon je dis ça je pense ça mais l'autorité encore un peu plus c'est ça oui je pense il aurait dû attendre crise des gilets jaunes il avait choisi le grand débat en espace fermé avec des élus locaux écharpe tricolores des questions qui étaient souvent préparées etc et là on a l'impression que c'est l'inverse c'est-à-dire le les le grand débats un espace libre à ciel ouvert une espèce de recto verso de du grand débat alors je pense qu'il aime ça et d'après les indications qu'on peut avoir depuis le début le 10 janvier il était en retrait parce qu'il était faire le gouvernement le chemin parlementaire etc etc et il avait envie d'en découdre un peu je trouve ça se sentait quand même on entend toute la journée des gens dire vous avez un gouvernement de pourri corrompu vraiment corrompu on entend quand même toute la journée un fond très très désagréable et à la classe politique et au président de la République mais pas seulement c'est quand même un double tranchant je trouve je comprends très bien la volonté de rétablir la paix sociale il sera bien obligé de faire si j'y arrive mais il sera bien obligé de le faire mais tout de suite et sans filtre voilà c'est ce que vous voulez dire Patrice sans filtre au cas où les papiers effectivement on se souvient du grand débat faut pas oublier non plus les moments de confrontation où il a été directement prisable au Puy-en-Velay notamment où il a enfin c'était surtout des dialogues avec des élus quand même les dirigeants confrontés aux manifestations à la colère populaire c'est exactement le thème de votre documentaire président le prix à payer face à la rue donc le 29 avril à 21h sur Public Sénat avec les témoignages un casting quand même assez extraordinaire il était témoignage d'anciens présidents de la République d'anciens Premier ministre qui raconte l'expérience du du pouvoir au coeur des réformes et des manifestations premier témoin Nicolas Sarkozy qui en 2010 une voix une fois sa décision prise de reporter l'âge de départ à 62 ans vous dit qu'il ne s'aidera plus neuf jours 9 jours de blocage complet si vous commencez à trembler mais à ce moment-là il vous marche dessus parce qu'ils sentent un peu vous savez que ça branle dans le manche et qu'en poussant on le fait casser ce n'est pas une alternative possible d'où la nécessité de débattre avant débattre avant parce que ce choix à l'époque ce choix des 62 ans Patrice Duhamel Nicolas Sarkozy lui a expliqué les yeux dans les yeux à Bernard Thibault qui était alors le leader de la CGT oui et il en a parlé aussi au Premier ministre souvent bien entendu qui était pas sur la même ligne que lui qui voulait 63 ans il a dit c'est 62 voilà la différence avec la séquence qu'on vient de vivre c'est qu'effectivement il avait un contact régulier pas forcément sympathique d'après ce que Bernard Thibault qui était le patron de la CGT à ce moment-là et je pense que ça permettait quand même de faire passer des des messages soit d'apaisement soit de fermeté mais voilà Macron ces gens de discussion franche les yeux dans les yeux avec les responsables syndicaux il les a pas reçu pendant toute la durée la crise et les heures reçues avant c'était sa compagnie électorale [Musique] c'est pas le cas de Sarkozy donc non ce qui est sûr c'est que il pourtant dit comme Sarkozy Sarkozy dit qu'il rencontrait Thibault et qui lui a dit au téléphone d'ailleurs je ne reculerai pas mais au fond Macron l'a dit aussi dès le début dès le début c'était le hors là ça va pas marcher voilà alors c'était peut-être parce que en plus quand Sarkozy a dit 62 ans on peut penser que justement c'est peut-être qu'est-ce qu'il est pas allé jusqu'à 63 qui après tout de suite après une réforme des retraites donc c'est au fond de boulet on s'aperçoit au cours de l'émission C'est un espèce de boulet la retraite que tous les présidents de la République mais il y en a qui réussissent plus que d'autres à calmer les choses François Hollande a été confronté également à la rue quand il a voulu faire passer la loi el khomri sur le travail et lui aussi insiste sur la nécessité du dialogue même si on s'en souvient son premier ministre Manuel Valls est passé par le 49-3 j'ai toujours voulu qu'il y ait un dialogue social et le partenaire qui s'était le mieux disposé à être dans dans le dialogue était la CFDT dans la première présentation de la de la loi el khomri il y avait une disposition qui heurtait la CFDT j'ai donc très vite retirer cette disposition pour permettre que le dialogue puisse reprendre avec la CFDT et les syndicats réformistes et je n'ai pas cédé sur le reste nous avons tenu grâce au 49-3 et une bonne entente entre le Président de la République et moi-même et la ministre du Travail Myriam el khomri qui a été courageux et la CFDT on comprend en écoutant François Hollande qu'il ne fallait pas heurter la CFDT on se souvient de l'incompréhension là qui a marqué cette crise entre Emmanuel Macron et Laurent Berger qui ont du mal à se parler depuis 2017 d'ailleurs on a découvert ou a pris aujourd'hui que il y avait de l'amitié du côté de Emmanuel Macron pour Laurent Berger oui Emmanuel Macron a assuré de son respect de son amitié Laurent Berger qui a annoncé aujourd'hui qu'il quitte ce qu'il va quitter la tête de la CFDT en juin prochain sans aller jusqu'au bout je crois que ça a été très difficile je pense quand on les connaît un peu tous les deux ça a été très difficile pour les deux et ça a été très difficile pour berger qui est passé à juste titre comme un syndicat un syndical réformiste mais dont la seule condition a été pas d'âge on y va avec les semestres pas de musara on y va autrement et donc je pense que ça façon d'apparaître comme ça comme noyé dans une contestation globale et de ne plus être un syndicaliste pas de gouvernement mais d'action en tout cas de d'action politique ça a dû sûrement le lui poser des problèmes tout au long de ces semaines autant que Emmanuel Macron mais moi j'étais assez bluffé par ce qu'il a dit aujourd'hui son interview dans le monde qui est absolument remarquable et je trouve que une donne une leçon quand même à beaucoup de responsables politiques qui veulent tenir jusqu'à 75 parfois au-delà dans les assemblées ou même au gouvernement puis c'est vraiment bien on est contre les deux grandes centrales françaises qui sont dirigées par les femmes et totalement historique cette journée 19 avril vous avez Sophie gley et Marylise Léon Marylise Léon c'est magnifique