Coronavirus : échanges avec les professionnels de la Maison de santé pluridisciplinaire de Pantin.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
En tant que sages-femmes, vous avez toujours la même activité depuis le début du Covid ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Vous voyez des grossesses difficiles moins bien suivies à cause de la crainte du Covid ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Vous confirmez ? Vous avez la même approche ?
- 1:00OuverteRéponse directe
En termes d'activité, comment ça se passe pour vous ?
- 1:45FerméeRéponse directe
Vous finissez à quelle heure ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Vous sentez les gens anxieux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15E. MacronFait
« Vous voyez des grossesses qui sont difficiles, qui sont moins bien suivies du fait de la crainte ou du Covid ? »
- 1:00E. MacronFait
« Vous confirmez ? Vous avez la même approche ? »
- 1:45E. MacronFait
« Vous finissez à quelle heure ? »
- 2:15E. MacronFait
« Vous sentez les gens anxieux ? »
- 2:45E. MacronFait
« Dites-moi les choses en termes de matériel. »
- 3:30E. MacronFait
« Classiquement, c'est les pharmacies qui vous approvisionnent ? Il n'y a pas d'autres réseaux ? »
- 4:30E. MacronFait
« Comment vous faites sur les vêtements ? Les blouses ? »
- 5:30E. MacronFait
« Et vous en avez assez ? »
- 6:00E. MacronFait
« Les plans les mieux pensés n'avaient pas envisagé que la Chine serait touchée. »
- 8:00E. MacronFait
« On doit pouvoir vous soulager de ça en plus, quand je vois les horaires que vous avez. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-E. Macron : Et alors, en tant que sages-femmes, vous avez toujours la même activité depuis le début du Covid ? -On a la même activité, mais on essaye de privilégier la téléconsultation pour tous les suivis mensuels. -E.
Macron : Oui. -Après, on garde évidemment, dès qu'il y a des signes obstétricaux. On est toujours là, surtout au 3e trimestre.
On a un peu adapté les consultations gynéco. Donc, on ne prend que les femmes qui sont symptomatiques et les demandes urgentes. Notamment, les demandes d'IVG. -E.
Macron : Oui. -Qu'on réadresse dans notre réseau. Et là, depuis peu, on a... -E.
Macron : Qui avaient baissé au début beaucoup. -Oui. -E.
Macron : Et que vous voyez revenir. -Et puis surtout, on a commencé à vraiment s'organiser. Ca, c'est super important. -E.
Macron : Et vous voyez des grossesses qui sont difficiles, qui sont moins bien suivies du fait de la crainte ou du Covid ? -Alors, j'ai l'impression que là où c'est le plus compliqué, c'est le dialogue entre l'hôpital et la ville, pour l'instant. -E.
Macron : Oui. -Qui n'est pas évident. Ils ont fermé beaucoup de consultations à l'hôpital.
Nous, on prend le relais, mais c'est vrai qu'on n'a pas toujours les dossiers Donc, ça ne facilite pas le travail, mais globalement, elles sont quand même bien suivies. -E. Macron : D'accord. -Voilà. -E.
Macron : Vous confirmez ? Vous avez la même approche ? Comment vous voyez les choses ? -Un peu pareil que ce que Pauline vient de dire. -E.
Macron : Vous, en termes d'activité ? -En termes d'activité, la tournée se passe plutôt bien. On a un surcroît d'activité dû aux patients Covid ou suspicion de Covid. -E.
Macron : Oui. -Donc, pareil, on a réorganisé la tournée. Ces patients-là, on les voit en fin de tournée. -E.
Macron : Oui. -Pour ne pas apporter potentiellement le virus chez des patients sains. Donc, on finit un peu plus tard, mais sinon, c'est tout. -E.
Macron : Vous finissez à quelle heure ? -22h, 22h30. -E.
Macron : Oui...
Donc, ça commence à tirer. -Un petit peu, mais bon... -E.
Macron : Oui. -Mais c'est le travail. -E.
Macron : Oui, mais enfin, bon...
Vous sentez les gens anxieux ? -Oui. Quand même, oui. -E.
Macron : Et en termes de matériel, dites-moi les choses. -En termes de matériel, c'est un peu difficile. -E.
Macron : Oui. -Personnellement, moi, je sais que j'ai dû faire au moins 10 pharmacies pour pouvoir avoir un masque. -E.
Macron : Classiquement, c'est les pharmacies qui vous approvisionnent ? Il n'y a pas d'autres réseaux ? Là, vous avez activé tout ce qu'il y avait pour vous ? -Oui, on a...
Il y a les pharmacies, mais c'est difficile. Il faut souvent en faire plusieurs. -E.
Macron : Oui. -Ca va peut-être changer puisque, maintenant, il y a la possibilité de s'identifier de façon unique sur une pharmacie unique. Mais c'était très compliqué.
Et puis, il y a tous les réseaux un peu plus informels : l'appel à la population...
Tous les Français, en fait...
Enfin, pas tous les Français, mais un certain nombre d'entre eux avait des masques chez eux. -Les charlottes. -Les charlottes, ça a été cousu par des âmes sympathiques. -E.
Macron : Les femmes, là-bas. -Voilà, donc, vraiment, il y a eu toute cette solidarité. La municipalité nous a dépanné aussi des masques FFP2.
Le Conseil de l'Ordre aussi. Ca s'est fait vraiment de façon un petit peu informelle, comme ça. Pour le moment, on en est là. -E.
Macron : Et comment vous faites sur les vêtements ? Les blouses ? -Eh bien, on a des surblouses. -E.
Macron : Oui. -Des blouses qu'on a récupérées...
Moi, personnellement, de mon ancien travail, où j'avais encore des blouses jetables. Donc, c'est ça que j'utilise pour aller chez les patients. -E.
Macron : Et vous en avez assez ? -Non, je n'en ai pas assez. Mais...
Je fais avec. Je fais comme je peux, en fait. -E.
Macron : Et donc, comment...
Mais, concrètement, dites-moi. -Eh bien, concrètement, j'utilise une blouse que je garde pour 2 patients, j'essaye de faire 2 patients. Et après, je change de blouse.
Je les lave le soir quand je rentre, je les mets à sécher pour pouvoir les réutiliser le lendemain, pour refaire ma tournée, en fait, du lendemain. -Pas de blouse réutilisable. On a une grosse difficulté sur les surblouses.
C'est vraiment le gros problème là, du moment. C'est alors qu'on a essayé d'organiser, comme je le disais, sur le plan territorial, la réponse, en discutant avec tous les acteurs, quels qu'ils soient. Et, même le plan le mieux pensé, il ne résiste pas à une chose qui est : on n'a pas de matériel.
Donc, vous avez tout pensé, c'est chouette en termes de coordination, mais on n'est pas en sécurité. Donc, comment est-ce qu'on...
Donc, on a essayé effectivement d'avoir des solutions de fortune... -E.
Macron : Les plans les mieux pensés n'avaient pas envisagé que la Chine serait touchée. -C'est ça. -E.
Macron: Et tous les pays en pic en même temps. Et que, ce qu'on pensait sans valeur il y a 6 mois ou 1 an...
On pensait que c'était le truc le plus idiot à faire. D'un seul coup, on serait en rareté. C'est ça, le... -Et c'est vrai que c'est bloquant.
Quand on essaye de mobiliser les gens, ils ont peur, et c'est légitime, pour leur santé. -E. Macron : C'est ce qu'on est en train d'organiser collectivement, avec beaucoup d'intelligence, sur le terrain, mais il faut aussi, maintenant, lui donner le cadre et démultiplier pour vous faciliter les choses, parce que, ce que vous décrivez, c'est formidable, et merci, mais on doit pouvoir vous soulager de ça en plus, quand je vois les horaires que vous avez.
Mais merci de... -Merci à vous. -E.
Macron: Avec autant de...
C'est extraordinaire. -Merci. -E.
Macron : Comment...
Est-ce que vous avez vu des gens qui renonçaient à...
Emmanuel Macron