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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 6 novembre 2016 3 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

MÉLENCHON - RÉVOLUTION FISCALE - Des impôts justes et progressifs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Quand vous dites « au-delà de 300 000 euros par an, je prends… » Vous êtes sérieux ?

  • 2:00RelanceÉludée

    Ce point-là, est-ce que vous êtes sérieux encore aujourd'hui ou pas ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    C'est tout ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Impôt sur le revenu, tout le monde paie ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    Quels que soient ses revenus ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Et au-dessus de 400 000 euros, 100% d'impôt ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « 100% de taux d’imposition au-dessus de 300 000 euros par an »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Au lieu d’avoir 5 tranches (d’imposition) comme aujourd’hui, moi j’en créerai 14. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Gabriel Amard : Jean-Luc Mélenchon, avec sa manière de marcher droit, il fera ce qu’il dit hein. Ah oui, oui, soyez convaincus qu’il va faire ce qu’il dit. Quand il dit : « 100% de taux d’imposition au-dessus de 300 000 euros par an », si on vote pour lui majoritairement, il va le faire, hein.

Karine Lemarchand : Quand vous dites « au-delà de 300 000 euros par an, je prends… » Jean-Luc Mélenchon : Oui, oui… C’est bien, non, comme idée ? Karine Lemarchand : Vous êtes sérieux ? « Je prends tout » ?

Vous êtes… non mais est-ce que… Ce point-là, est-ce que vous êtes sérieux encore aujourd’hui ou pas ? Jean-Luc Mélenchon : Bah il fait... il fait réfléchir et discuter, non ?

Être milliardaire est immoral. Parce que c’est une accumulation absolument disproportionnée qui rend fou celui qui est lui-même milliardaire puisqu’une fois qu’il a un milliard, il en voudrait un deuxième. L’abus n’est pas supportable.

Parce que j’en parlais avec des amis, ils me disent : « ah non mais attends, là tu exagères, quand même ». Je dis : « Pourquoi j’exagère ? Combien de monde ça concerne dans notre pays ? ».

Alors bon, bah… ils n’en savent rien. Alors je dis : « Bah je vais te le dire : 0,05% de la population. 0,05% de la population. » Karine Lemarchand : C’est tout ?

Jean-Luc Mélenchon : Et voilà. Déjà, première surprise. Et bien oui, ma chère… Mais moi-même avec mon indemnité de parlementaire, je fais partie des plus riches de ce pays… Mais quand on est dedans, on finit par perdre conscience de la situation.

Jean-Luc Mélenchon : C’est pas qu’on soit mauvaise personne. Et quand j’entends quelqu’un (Macron) nous dire : « Je voudrais que les jeunes rêvent d’être milliardaires ». Qui rêve d’argent ?

On rêve d’amour, on rêve de je ne sais pas quoi, on fait des cauchemars, on fait des beaux rêves. Moi j’ai jamais rêvé de ma vie une seule fois qu’on me donnait un chèque. Leur grande réforme (à la droite) : supprimer l’ISF.

Alors, évidemment, nous, on rigole. On se dit : « Bah, ils changeront pas ». L’ISF c’est 343 000 personnes.

L’impôt sur la fortune. 343 000 personnes. Bon ben eux ils sont pour 343 000 personnes, 1% des contribuables, et nous on est pour 9 millions de pauvres.

Voilà. Jean-Jacques Bourdin : Impôt sur le revenu, je m’arrête là. Tout le monde paie ?

Jean-Luc Mélenchon : Oui. Jean-Jacques Bourdin : Tout le monde paie ? Jean-Luc Mélenchon : Oui.

Tout le monde. Jean-Jacques Bourdin : Quels que soient ses revenus ? Jean-Luc Mélenchon : Absolument : tout le monde paie, c’est une cotisation.

Et écoutez-moi bien, monsieur Bourdin, je sais que souvent on me dit : « Ah, monsieur Mélenchon… », parce qu’évidemment, on ne me pose pas des questions pour m’arranger la vie mais plutôt pour me la rendre plus compliquée. On me dit : « Vous allez faire payer ceux qui ne payent pas jusqu’à présent ». Et on me montre les petits, à qui peut-être demain je demanderai un euro symbolique ou deux.

Mais on ne me parle pas des autres, les très gros qui ne payent rien ou à qui on rembourse de l’argent comme c’est le cas pour les très grandes fortunes de ce pays. Et surtout on ne me parle pas de ce qui est essentiel à mes yeux, c’est à dire que les grosses entreprises doivent payer au même niveau les impôts que les petites. Les petites payent 30%, eux ils payent 8% !

Ensuite, la classe moyenne qui porte tout sur son dos, comme un cheval de trait, la malheureuse, et bien il faut que la dépense soit étalée, donc au lieu d’avoir 5 tranches (d’imposition) comme aujourd’hui, moi j’en créerai 14. Parce qu’il faut étaler le poids de ce qu’il y a à porter. Jean-Jacques Bourdin : Et au-dessus de 400 000 euros, 100% d’impôt ?

Jean-Luc Mélenchon : Oui alors je vais vous faire une concession, tiens, allez, je suis de bonne humeur ce matin. Allez, je prends seulement 98%. Comme ça je fais comme Roosevelt.

Parce que, vous savez, c’est pas un bolchevik qui a inventé ça. C’est Roosevelt.

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