Nucléaire : la France prête à couvrir ses "partenaires" |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
De retour sur LC, vous le suivez depuis ce matin, ce sommet de la paix avec les leaders européens qui sont réunis à Kief et qui demande un cesser le feu inconditionnel de 30 jours à partir de lundi. Vladimir Poutin doit s'exprimer dans la soirée devant des médias. Je suis de retour avec nos invités à qui je propose de repartir 24 heures en arrière car c'est l'autre signe finalement de cette unité qui se renforce entre partenaires européens la signature hier d'un traité d'amitié entre la France et la Pologne à Nancy.
Et ce traité signé par Emmanuel Macron et Donald Tusk, le premier ministre polonais inclut une clause de défense mutuelle qui ouvre la possibilité d'une coopération en matière de dissuasion nucléaire. Écoutez le président français. Et depuis les années 60, avec les propos du général de Gaulle, la dimension européenne de cette dissuasion a été affirmée et elle a été constamment réaffirmée par tous mes prédécesseurs et j'ai pu le faire moi-même il y a quelques années.
Ce qui veut dire que dans la prise de décision de ce que sont les intérêts vitaux, et bien les intérêts de nos principaux partenaires sont intégrés. Général Chauvancy, quand on parle d'intérêts vitaux, si on comprend bien le chef de l'État, en gros, si vous attaquez nos partenaires, c'est comme si vous vous attaquiez finalement à une puissance nucléaire. Oui, à condition que ça menace nos intérêts.
La notion d'intérêt vital, elle est comme pas neutre. D'abord, il n'est pas défini. Alors, qu'est-ce qu'on entend derrière ?
Bah, ce que le président de la République voudra bien entendre, c'est lui qui décidera à un moment donné que je dirais qu'une menace existentielle est à l'œuvre et que je dois y faire face. Ce qui veut dire en gros que dans le contexte européen dont on vient de parler, il comme tous ses prédécesseurs, il l'a bien dit d'ailleurs le la sécurité de l'Europe dès lors qu'elle pourrait serait menacé deviendrait une menace existentielle pour la France. La France s'estime en droit de faire part pas partager d'utiliser la dissuision nucléaire pour assurer cette sécurité collective.
Mais derrière, on est bien loin de ce qui a été dit il y a quelques mois au reproché au président de la République au sens de partager l'arme nucléaire, ce qui n'est absolument pas le cas. La décision ne se partage pas. C'est une c'est c'est français.
En revanche, euh on laisse bien comprendre à nos alliés que en cas de menace très très grave, la France pourrait être amenée à agir. La question qu'on pourrait se poser, est-ce qu'il y aurait concertation avec ses alliés concernés ou pas ? Je la logique voudrait que oui, mais après on est dans l'incertitude éternelle, je dirais, de la dissuasion.
Bilabli. Oui, si je puis me permettre un petit pas de côté, c'est une séquence très intéressante sur la fonction présidentielle elle-même. On est dans le diplomatique, on est dans domaine du militaire et de la défense.
On est donc dans le régalien et on voit bien toute tout l'intérêt et toute la pétence qu'a le président de la République, président Macron dans pour pour finalement exercer pleinement sa fonction présidentielle qui s'explique non seulement par un contexte international et européen particulier mais également par la situation politique interne. Moi, je me dis qu'il y a quand même beaucoup d'images, beaucoup de discours sur ces thématiques de l'activisme présidentiel euh en partie légitime, hein, moi je remets pas en cause toutes ces initiatives, mais qui en partie nourriss je pense également par une forme de frustration quant à quant à sa situation de politique interne parce que il a pas cette marge d'action, il n'est pas dans le régalien, il n'est pas dans il n'a pas de marge politique pour finalement être à l'initiative comme il peut l'être ici. Et donc cette séquence qu'on est en train de commenter, elle s'explique aussi par la situation de politique intérieure qui est une source de frustration pour notre président qui trouve dans ou sur la scène européenne et internationale ben une scène un champ d'action qui peut l'amener parfois à être dans la surmobilisation dans forme de suractivité avec ce petit risque et c'est ma conclusion que tout cela aboutisse à pas grand-chose.
Et ça faut faire attention aussi parce que c'est aussi une c'est une critique qu'on connaît déjà hein. Il a un bilan il a un bilan diplomatique notre président Macron. Et l'une des critiques qui est lancinante c'est finalement que il y a un contraste entre la grande éloquence de ces discours, de ses initiatives et de l'autre le bilan de des résultats qu'il a pu ou qu'il peut mettre en avant.
Il y a un contraste entre son discours et son bilan. Oui, et les Russes sauront très bien l'utiliser à leur avantage, ils l'ont déjà fait d'ailleurs, euh pour mettre en avant justement l'activisme d'Emmanuel Macron qui ne se traduit pas toujours par des résultats concrets sur le terrain. C'est vrai et ça nous met en position de faiblesse en fait.
Derrière ça, ce cache la notion de crédibilité. Le président Emmanuel Macron citait de Gaul. De Gaul avait beaucoup de discussions en privé sur le nucléaire mais était beaucoup plus silencieux sur la place publique.
Et prédécesseur d'Emmanuel Macon, je pense à George Pompidou, régistardin François Miterran. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozi, François Hollande avait tendance à faire un discours sur le nucléaire. Il réinfirmait l'ambiguité stratégique, les forces naval, les forces océaniques, les forces aériennes stratégiques.
Il réaffirmer notre doctrine tout en laissant toujours une question d'ambiguïté. Il réaffirmer nos intérêts vitaux. Partenaires européens, mais on va pas plus loin parce que partenaire européen quand Emmanuel Macron dit ça, est-ce qu'il évoque simplement continent américain ou est-ce qu'il évoque aussi les zones d'outre mer ?
Et puis on réaffirmait nos outils, mais on en parlait peu une fois par mandat. Le problème du président Macron, c'est qu'il a tendance à en parler trop souvent, ce qui fait que ça peut décrédibiliser plus ou moins notre position en tant que puissance nucléaire. Et puis je le disais en début d'émission, plus on en parle et moins on est crédible.
On est crédible en général en politique par le silence et surtout quand on touche au nucléaire. C'est-à-dire que pour être crédible, souvent ça passe par des essais. Un essai d'un missile M51. euh l'annonce d'un de l'apparition d'un sous-marin dans les zones indopacifiques.
Voilà, on n'en parlait pas, il apparaît, on monte une are crédibilité, on est silencieux, personne ne savait que ce sous-marin était présent dans les eaux euh dans la mer de Chine ou autre. Ça ça donne de la crédibilité. Le fait de passer son temps mais quand Vladimir Poutine parle de l'arme nucléaire, ça inquiète.
La Poutine, il a autre enfin ilutilise il utilise son parapluie nucléaire pour la guerre en Ukraine et c'est un outil de sa dissuasion. il s'en sert comme un outil pour faire peur et lui il a fait évoluer sa doctrine. Euh aujourd'hui, la doctrine nucléaire russe, elle a été étendue à la Biélorussie.
Il a évoqué également le risque d'attaque massive par la voie aérienne sur la Russie qui pourrait engager l'usage d'armement tactique. Et il a évoqué également le soutien d'un pays nucléaire à un pays non nucléaire tel que l'Ukraine qui pourrait engager également l'usage d'un armement tactique. Nous nous n'avons pas d'armement tactique et c'est pour ça que je rejoins un peu ce que disait le général Chavany.
Nabil pardon. Le problème du président Emmanuel Macron, vous pensez la même chose, c'est pour ça que je peux lier les deux, c'est qu'à force d'en parler, il nuit un petit peu les crédibilités et il donne l'impression que la puissance française ne se résume plus qu'à son outil nucléaire et que nous n'avons plus d'autres moyens de peser dans la négociation, ni par le rapport industriel, ni par rapport économique, ni par les sanctions. On ne pèse aujourd'hui plus que par, c'est l'apparence qu'il donne par notre siège au conseil de sécurité de l'ONU et par l'outinucléaire, ce qui est un petit peu dérangeant quand on né une puissance comme la France et un président comme l' président français.
Bé Nabi, vous voyez, il s'agit pas de de critiquer encore une fois la démarche du président, mais de mettre en garde quant à une forme alors pas du bris mais un risque dans cette dans dans ce délicate équilibre à trouver entre d'un côté incarner une force de proposition et de l'autre avoir les moyens la capacité de réaliser ses ambitions. Si on parle trop et qu'on n pas les moyens de réaliser les objectifs affichés publiquement, on s'affaiblit infé. On s'affaiblit parce que on envoie finalement le signal et on fait la démonstration de notre impuissance.
Mais c'est aussi s'assurer des liens avec ses partenaires européens. Ils sont pas plus en attendre que ça. Il faut savoir qu'à part l'Allemagne qui avait quelque peu réagi, les partenaires européens réaffirment l'importance des États-Unis d'Amérique et c'est pour ça qu'ils ont confirmé pour plusieurs la Pologne aussi. un élargissement justement de manière mesurée quand même.
C'est-à-dire qu'ils sont toujours satisfaits des déclarations du président français qui évoquent un partage et les intérêts européens dans éventuellement l'usage d'un armement atomique, mais il réaffirme le besoin et l'importance de la présence des États-Unis d'Amérique, d'où l'achat de F35, d'où l'achat de F18. Et et rappelez-vous justement l'illustration de ce de ce risque de ce spectre qui pèse sur la posture du président, c'est lorsqu'il a pris les lorsqu'il a dit publiquement que les Européens et donc il avait parlé au nom des Européens au terme d'une conférence euh diplomatique et donc a priori euh dont les propos étaient secrets, il a affiché où il avait il avait déclaré que les Européens étaient prêts à s'engager à être sur le terrain militaire en Ukraine et donc il avait engagé la parole de chef d'état et de gouvernement qui ne souhaitait pas non seulement s'aligner sur cette position et que qui n'était pas informé de cette initiative. Donc il y a ce spectre quand même qu'il faut garder à l'esprit lorsqu'on écoute le président de la République qui a quand même des qui affiche qui exprime un volontarisme qui nous parle nous français parce que on a une relation politique et au diplomatique qui est particulier une vraie appétence de nos concitoyens pour ces choses-là.
Mais attention, on nous regarde aussi à l'étranger et on a cette réputation parfois aussi de l'arrogance de et avec le sentiment de déconnexion entre ce qu'on peut déclarer et ce que nous sommes véritablement en tant que puissance. Nous ne sommes plus la France de Louis X14 XIV, de Napoléon et ni même de la Première Guerre mondiale. On est la France du 21e siècle.
Une puissance régionale moyenne avec des capacités exceptionnelles du fait de notre statut de puissance nucléaire. C'est vrai notre statut diplomatique de membres permanents du conseil de sécurité mais il ne faut pas non plus être déconnecté avec le réel. Général Chauvancy finalement cette dissuasion nucléaire ou ce parapluie nucléaire il a pas vocation à inquiéter Vladimir Poutine.
En tout cas on se doute qu'il n'est pas forcément très inquiet par ces déclarations. Ce traité signé entre la France et la Pologne par exemple. Non mais je pense pas que ce soit la disuion nucléaire qui poserait problème.
C'est plutôt cette alliance conventionnelle quand on dit que si la Pologne en gros, c'est pas écrit comme ça mais si la Polyne a une difficulté face à une agression, la France viendrait soutenir la Pologne. Bon, je me fais une joie aussi de rappeler qu'en 1939, on avait aussi fait un traité avec la Pologne mais les conditions étaient pas tout à fait les mêmes hein et qu'on a pas été fidèle à notre parole. Mais peu importe, là il y a un acte fort et on revient sur ce qui est en train de se faire depuis maintenant plusieurs mois, la succession de traités bilatéraux pour assurer la sécurité non pas au sein d'une organisation mais en bilatéral.
Alors maintenant l'inquiétude de Vladimir Poutine, bah il est obligé quand même nous respecter euh parce que nous sommes une une puissance nucléaire. Nous avons les capacités de frapper Moscou, hein. Donc déjà nous sommes aussi une un facteur d'incertitude pour lui.
C'est pour ça que la montée aux extrêmes doit doit être prise en compte. Nous sommes partie prenante et si on parle d'intérêt vital ou d'intérêts vitaux à défendre face à l'agression russe qui aurait peut-être dépassé la limite du conventionnel, il faut qu'on nous prende au sérieux. Donc je crois que c'est aussi une manière de nous prendre au sérieux.
Vous êtes pas d'accord ? Non, vous avez raison général, mais rappelez-vous, Poutine est un est un cyque réaliste, il ne pense qu'en terme de rapport de force. Et je dis cela parce que j'ai en mémoire l'échange qui a fuité entre le président Sarkozi et le président Poutine.
Rappelez-vous l'état physique et mental de notre cher président Sarkozy qui était vraiment sorti désarsonné d'un face-àface. Ouais. Vous avez pas tort.
à l'époque, on ne savait pas ce qui s'était passé et on a on a eu on sait maintenant à peu près ce qui s'est passé et en gros en gros le président Poutine lui a lui a rappelé le réel le réel est pour en gros il lui a dit nous Russie nous sommes comme ça vous la France vous êtes comme ça oui ça 300 têtes sur Moscou vous verrez Moscou il existe ou non mais c'était une manière de manière une manière grossière de rappeler un état réel du rav là il y a un problème c'est que Sarkozi était parti dans son monde hein. Euh, il a pas vraiment été confronté aux affaires internationales de guerre tel que les Macrons. Le président Macron me semble beaucoup plus crédible aujourd'hui que le président Sarkozi parce quand même somme d'années que le président Macron est confronté à la guerre pour de vrai.
Donc je pense qu'il a bien pensé l'ensemble des facteurs et que la dissuision nucléaire je dirais conduite par Macron a du sens pour Poutine. Alors bien sûr sera pas respecté comme les États-Unis sans aucun doute mais nous avons une capacité et en plus n'oublions pas que la loi de programmation militaire qu'elle a été mise en place pour plusieurs années, c'est quand même d'accroîre ces capacités nucléaires qui nous rendent d'autant plus crédible. C'està-dire qu'on n pas abandonné nous sommes capables de frapper la Russie dépasser une certaine limite.
Tatiana Picastin inquiéter Vladimir Poutine cette dissuasion nucléaire ou ce parapluie nucléaire européen ? Alors l'inquiéter, pas davantage puisque de toute façon c'est pas les déclarations de Macron qui vont changer la donne. On est une puissance nucléaire, on est capable de frapper Moscou.
Ce qui est intéressant aussi et merci au général de Gaulle, on l'a beaucoup dit, mais nous sommes complètement autonomes dans l'activation de notre arsenal, ce qui n'est pas le cas de nos amis anglais. Et ça c'est quand même ce qui permet à la France de rester dans le jeu dans les discussions actuelles. Moi ce qui m'intéresse aussi c'est que je ne sais pas si c'était un message avant tout à Vladimir Poutine ou Polonais parce que si vous allez en Pologne vous sentez le stress de la population et là c'est un message d'Emmanuel Macron pour dire vous êtes en première ligne vous avez une frontière commune avec la Russie et vos relations par le passé n'ont pas été des meilleurs.
Qui plus la Polyogne la Pologne a apporté un soutien absolument incroyable à l'Ukraine et je le redis pour avoir parlé à de nombreux réfugiés. Ils m'ont dit "Mais quand tu franchis la frontière, tu ne sais même plus où tu es. Euh les Polonais montaient dans les bus dès le premier arrêt après la frontière avec des paquets de nourriture, avec des jouets pour les enfants, avec des tasse, avec du thé chaud.
Donc on parle de réfugiés dont certains avaient connu la fin, dont certains avaient connu les bombardements et ils me disaient mais on n revient pas, on pleure. Euh et ils ont c'est normal, très peur. Donc c'est peut-être aussi un message à l'attention des Polonais pour leur dire vous n'êtes pas seul, vous faites partie de l'Europe.
Au sein de l'Europe, vous avez un partenaire avec lequel vous venez de signer un nouveau contrat. qui est doté de l'arme nucléaire et qui vous protègera. Alors, on va à nouveau écouter le président français hier qui parle plus largement aussi d'une indépendance européenne pour se défendre.
Cette indépendance, cette autonomie stratégique ne passeront que par une capacité accru des Européens à produire leurs propres instruments de défense, leurs propres armes, leurs propres munitions, à développer une culture commune, à procéder à des opérations conjointes, mais également dans tous les domaines de dépendance, qu'il soit de recherche technologique industrielle devrait à renforcer l'autonomie européenne. Alors, il est plein de de bonnes attentions le président, mais est-ce que dans les faits ça avance cette défense européenne ? L'intuition est bonne de mon point de vue.
L'autonomie stratégique des Européens en particulier matière de défense, c'est l'avenir de l'Europe. Et le président Macron a essayé d'incarner ce discours volontariste en la matière. Le problème c'est que finalement cet extrait on a l'impression qui date de 2017 et aujourd'hui forcé de constater qu'on n pas véritablement avancé de manière significative.
Il y a un problème du côté de la capacité à convaincre nos partenaires de l'intérêt stratégique de s'autonomiser véritablement et d'arrêter de regarder par réflexe du côté des États-Unis, du côté transatlantique. Et ce réflexe là, il est trop prignant chez un certain nombre de de de partenaires européens qui ne veulent pas basculer véritablement dans le registre, dans le logiciel de l'autonomie stratégique européenne. Et donc de mon point de vue, il y a tout, on retrouve ce contraste entre le discours cohérent volontariste du président Macron et son incapacité et politiquement c'est quand même un élément à prendre en considération.
Son incapacité à convaincre ses partenaires d'aller sur la voie, sur le chemin qu'il propose. Ça rejoint un peu les forces de réajustement qu'on qu'on évoque notamment en Ukraine. C'està-dire que les discours, ils sont là, la volonté est là.
Mais quand on interroge le président Emmanuel Macron tout à l'heure, on voit que c'est toujours très flou. Il veut toujours, il donne toujour l'impression qu'on va faire énormément alors que nos partenaires sont plutôt modérés dans leurs interventions. Il faut faire avec nos moyens.
Néanmoins, les Européens sont pas très gaulistes. Nous, nous sommes gaulistes par nature et par histoire, mais les Européens sont pas très goalistes. Et c'est vrai que on en a beaucoup parlé sur LCI.
On achète beaucoup d'armement aux États-Unis d'Amérique. Je crois si je me trompe plus des chiffres, c'était que 80 % de l'armement au sein de l'Union européenne provenait de l'étranger dont 66 % de la base industrielle américaine. Donc c'est vrai que il y a toujours une sorte de décalage entre les ambitions de notre président et sa volonté oratoire et la réalité avec une Europe qui est diverse, qui a des indérêts diverses avec des pays qui ont une géographie diverse et des volontés divergentes.
On le voit simplement tout à l'heure, on a beaucoup utilisé tous le terme Europe, mais quelle Europe ? L'Europe de l'Ouest avec la Pologne, le triangle de Vmar. Mais il y avait aussi des nations qui étaient présentes au défilé du 9 mai.
Il y a il manque dans cette déclaration Georgia Méloni de l'Italie, il manque les représentants, je le disais, de l'Espagne, de la Grèce. C'est l'Europe c'est compliqué et en même temps ça paraît si indispensable mais c'est vrai que voilà pour revenir sur le président Macron, il y a souvent de grandes déclarations, de grandes intentions euh parfois pas coordonnées avec nos alliés euh qui ne respectent pas toujours les codes diplomatiques. Faut savoir que quand il y a des communiqués de presse diplomatiques, ça a été travaillé en amont par les conseillers.
Et c'est vrai que quand parfois vous sortez avec quelque chose de supplémentaire comme on s'en souvient tous lors du sommet de de Paris, c'était Versailles ou Paris avec la déclaration sur les troupes, c'est-à-dire que d'un côté on annonce que les nations se sont entendu sur la projection de la frontière à la Biélorussie, euh la protection d'Odessa, le déminage et des problématiques autour du cyber et puis le président Macron, toujours un petit peu plus volontariste et peut-être que ce sont leurs spin doctor qui leur qui lui disent "Mais il sort avec le déploiement de troupe." On se souvient que ça avait fait une levée de bouclier de Joe Biden, d'Olave Schols et cetera et cetera. Donc c'est vrai qu'il y a toujours de bonnes intentions.
Il n'est pas dû sur euh nos adversaires, mais entre les actes et les intentions, parfois il faut savoir rester un petit peu, je le disais, silencieux et modéré. Yeah.
Emmanuel Macron