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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 27 mai 2024 132 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Meeting de l'Union populaire à Bensançon | Version LSF

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 55 %Défensif 12 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Locuteur 1Fait
    « Hier soir, l'armée israélienne a bombardé une zone humanitaire qu'elle avait elle-même désignée comme sûre pour les civils. »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « Abelfort Alstom a été bradé au géant américain général électrique en 2014. »
  • 4:00Locuteur 1Fait
    « Ce désastre, on le doit à deux hommes en charge en 2014. Ces deux hommes sont François Hollande, président de la République et Emmanuel Macron, ministre de l'économie. »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « 1700 fois le SMIG. »
  • 6:00Locuteur 1Promesse
    « Le 9 juin, en votant pour la liste de l'Union populaire, vous voterez pour celles et ceux qui défendront nos industries et notre agriculture. »
  • 8:00Locuteur 2Fait
    « Ce matin, nous étions avec Jean-Luc Mélenchon sur une ferme dans le comté et vous voyez, les paysans du comté se sont battus pendant des dizaines d'années. »
  • 9:00Locuteur 2Promesse
    « Nous sommes aussi les premiers à l'Assemblée nationale à avoir porté cette idée. Non, nous n'importerons pas des produits qui soient traités avec des pesticides, par exemple, des herbicides qui sont interdits en France. »
  • 10:00Locuteur 3Fait
    « La Nouvelle-Calédonie, c'est une grande terre. En haut, il y a Bepp. Sur le côté, les trois îles loyautées en bas à l'île despint, il y a les tombes des communards, il y a les tombes des berbères déportés d'Algérie à partir de 1872 73 quand il y a eu les grandes révoltes. »
  • 11:00Locuteur 3Fait
    « Le président de la République une fois de plus aurait mieux fait de se taire que de dire comme il l'a fait au journal Le Parisien. »
  • 0:15Locuteur 2Promesse
    « Nous exigeons que la France reconnaisse l'État de Palestine maintenant. »
  • 0:30Locuteur 2Promesse
    « Nous exigeons ici nous autres à Besançon l'embarg immédiat sur les armes qui partent pour l'armée de Netaniaahou. »
  • 1:00Locuteur 2Fait
    « Il vous aura fallu 6 mois pour vous poser la question : « Mais d'où vous sortez ? » »
  • 3:00Locuteur 2Chiffre
    « 57 % du matériel qui arrive en Ukraine est acheté directement aux États-Unis. »
  • 9:00Locuteur 2Chiffre
    « Il y avait 7 millions de paysans dans ce pays. Il en reste 400000. »
  • 12:00Locuteur 2Chiffre
    « On importe 70 80 % des fruits et ainsi de suite. »
  • 15:00Locuteur 2Fait
    « L'Europe a un comportement qui condamne les gens à la misère. »
  • 18:00Locuteur 2Fait
    « Vous savez que j'étais Nager il y a à peine quelques jours au Sénégal. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Musique] Bonsoir à toutes et à tous. et merci d'être aussi nombreuses et nombreux à peuanon ce soir. Un immense merci à tous les camarades, aux militantes, aux militants, aux services d'ordre et aux équipes du siège de permettre la tenue de ce meeting et grâce à qui nous pouvons porter haut la voix notamment pour la paix pour cette campagne des européennes.

Ce soir, je ne peux commencer sans parler de l'émotion qui nous qui nous submerge à la vue des images horribles qui nous arrivent de Rafa. Hier soir, l'armée israélienne a bombardé une zone humanitaire qu'elle avait elle-même désignée comme sûre pour les civils. Voilà la réponse du gouvernement d'Israël.

Voilà la réponse du gouvernement d'Israël aux décisions de justice internationale. L'horreur d'hier soir prouve la détermination de Netaniaahu et de son armée de barbare de poursuivre le génocide avec le soutien de nos gouvernements occidentaux. Et face à l'horreur, il faut agir partout et avec une très grande détermination.

Car seule la mobilisation des peuples pourra empêcher notre humanité commune de mourir totalement. Il faut perturber, bloquer, occuper, boycotter, donner aux cagnottes de soutien à la Palestine qui sont des êtres directes et il faut voter. Le 9 juin, nous devons saisir l'occasion de cette élection pour inverser le rapport de force en votant pour la liste de Manon Aubri.

Car la seule force politique dont les membres ne cèdent rien à la aux injonctions pardon bourgeoises et coloniales, c'est la France insoumise. Il nous reste il nous reste 10 jours. 10 jours pour aller chercher les voies une à une.

Les caravanes populaires se sont lancées sur les routes. Le Manifestival commence demain à Paris et des portes à porte géant sont organisés partout sur le territoire. Notre force militante est impressionnante.

J'ai aussi le plaisir de vous annoncer que notre campagne de financement se porte bien, très bien même car l'emprunt populaire, nous en sommes à plus de 827000 €. Prochaine étape, le million. On lâche pas.

Nous sommes la seule force politique crédible pour amorcer un changement de paradigme au niveau européen. Sur notre liste ne figure que des combattantes et des combattants pour la paix, pour l'écologie populaire, pour le partage des richesses et pour la justice sociale. Et ce meeting a besoinçon est hautement symbolique pour nous puisqu'historiquement il s'agit d'une terre d'industrie et de lutte.

Nous avons pour toujours en mémoire le combat des LIP qui il y a 50 ans nous offrait l'occasion d'un discours global sur les aspirations des travailleuses et des travailleurs face à la société capitaliste. Beson est aussi une terre historique de gauche où en 2022 Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête à la présidentielle. Et la prochaine et la prochaine personne à s'exprimer sur cette scène est celle qui nous accueille ici ce soir à Besançon.

Elle est la directrice de la publication du journal de l'insoumission, un magazine mensuel de 24 pages qui participe à la nécessaire bataille culturelle. Elle est aussi candidate sur la liste de l'Union populaire. Un tonner d'applaudissement pour Séverine Bè.

Bonsoir. Bonsoir à tous et à toutes. Quel bonheur de vous voir ce soir si nombreux.

Merci. Merci. Vous nous donnez beaucoup de force.

Je voudrais commencer par remercier mes camarades qui font une campagne d'enfer depuis plusieurs mois et qui ont fait en sorte que cet événement aujourd'hui soit une fête. Merci, vous êtes formidable. Et je voudrais en leur nom dire à Jean-Luc Mélenchon notre plaisir de l'accueillir à Besançon.

Nous sommes toujours très fiers de dire que tu as fait tes premières armes militantes sur la sur les bancs de la fac de lettrre juste en face de cette salle. On est également très heureux d'accueillir Anthony Smith et ainsi que les autres candidats de notre liste, Florian Cha, député du territoire de Bfort et Aurélie Trouvé, député de Sani Je voudrais tout d'abord témoigner à nouveau de notre soutien au peuple palestinien et de notre révolte face au massacre qui se joue à Gaza et qui a pris une ampleur particulière depuis hier soir avec les images qui nous viennent de Rafa. Nous sommes aussi au côté du peuple Canac qui lui aussi s'inscrit dans une lutte contre le colonialisme.

À Beson, nous sommes mobilisés chaque samedi et je voudrais remercier le collectif Palestine élargi et toutes celles et ceux qui refusent avec nous de se taire. La ville de Besançon est jumelé avec le camp d'Akabad Jabert près de Jéricho en Sis Jordanie. Et c'est là-bas que je me suis rendue dans le cadre de mon métier d'enseignante lorsque je formais des étudiants à mener des projets de codéveloppement.

Ce voyage et les rencontres que j'ai pu y faire m'ont bouleversé et c'est en revenant que j'ai décidé de m'engager personnellement. J'ai alors rejoint la Simade pour m'investir dans la défense des droits humains. J'ai choisi ce combat parce que je considère que les attaques qui sont porté au droits des étrangers sont l'antichambre des attaques qui sont ensuite menées contre tous et toutes.

Des ponts, pas des murs. Voilà ce que je continuerai à défendre au Parlement européen face à leur Europe forteresse qui a transformé la Méditerranée en cimetière. À Besançon des associations sont présentes pour accompagner celles et ceux qui fuient la misère et la guerre.

Et je voudrais leur dire que je continuerai d'être à leur côté au Parlement européen. Cette chasse aux migrants s'inscrit dans un contexte plus global de fascisation de notre pays. Loin d'être antisystème comme elle le prétend, l'extrême droite est la deuxième peau du système.

Ce sont les meilleurs alliés des macronistes quand il s'agit de faire voter des mesures libérales. et les Macronistes leur rendent bien puisqu'ils reprennent leur fond de commerce haineux et raciste comme on l'a vu avec la loi immigration en 2023 et le pactile immigration qui a été voté au Parlement européen. Et je profite de cette tribune à Besançon pour dire très clairement à messieurs Croisier et à l'osé, tous deux députés macronistes à Besançon.

Comptez sur les insoumis byzantins. Comptez sur moi pour continuer à dénoncer vos votes. Comptez sur moi, monsieur Croisier, pour dire aux habitants de Planoise que vous avez voté une loi raciste, que vous votez contre leurs intérêts, que vos votes trahissent votre soutien inconditionnel aux politiques d'Emmanuel Macron.

Au Parlement européen, je compte bien aussi défendre notre souveraineté industrielle et alimentaire et je voudrais vous parler plus particulièrement de l'industrie parce que comme beaucoup d'enfants du nord franchecté, mon histoire familiale est marquée par cette histoire industrielle. Le nord franchecté c'est Stellantis et c'est l'alstom Abelfort. Abelfort Alstom a été bradé au géant américain général électrique en 2014.

Cette vente a dilapidé un savoir-faire unique qui va mettre qui met en danger notre souveraineté énergétique. Depuis lors, Emmanuel Macron, on tente de se raccrocher aux branches. Mais rappelons-nous, ce désastre, on le doit à deux hommes en charge en 2014.

Ces deux hommes sont François Hollande, président de la République et Emmanuel Macron, ministre de l'économie. Deuxè gros bassin industriel du nordfanche Compté Stellantis ex Peugeot Socho. C'est la plus vieille histoire c'est la plus vieille usine de France pardon. 1912, rendez-vous compte, un siècle d'histoire.

Et à travers l'histoire de ce bassin industriel, on voit l'histoire de notre industrie. Et cette évolution, je la connais bien parce que comme on dit chez moi, dans le pays de Montbell, je suis une fille de la peuge. Mon grand-père y était ouvrier, mes oncles, mes tantes, ma sœur, mon père y a passé notamment 20 ans de nuit. et de 40000 ouvriers dans les années 70, on est à moins de 6000 aujourd'hui avec d'un côté des salariés aux conditions de travail dégradé et de l'autre des patrons et des actionnaires qui se gavent à l'image de Tavares de monsieur Tavares qui s'est servi 36,5 millions d'euros de rémunération en 2023. 1700 fois le SMIG, rendez-vous compte, 1700 fois le SMIG.

Je ne crois pas que monsieur Tavarès ait plus de mérite que les ouvriers qui sont à la chaîne. Mais comment en est-on arrivé là ? Comment en est-on arrivé là ?

Des grandes firmes ne sont plus gérées par des industriels mais par des financiers qui n'ont que les mots délocalisations à la bouche. Des délocalisations ici qui se jouent à Bruxelles. Et la et la réalité est que depuis des années, l'Union européenne a multiplié les accords de libre échange.

Ces accords sont une stratégie perdant perdant. Perdant ici parce que c'est moins c'est moins d'emploi et des produits de moins bonne qualité. Perdant là-bas parce qu'on emploie des salariés payés au lance-pierre.

Le modèle industriel que nous défendons, c'est de savoir produire ce dont nous avons besoin ici et non pas de le faire venir de l'autre bout du monde. C'est un enjeu social, écologique et de santé publique. Et je suis très fier, je suis très fier d'être candidate au côté de Maombri qui préside le seul groupe politique européen à n'avoir jamais donné une seule voix à un accord de libre échange.

Le 9 juin, le 9 juin, en votant pour la liste de l'Union populaire, vous voterez pour celles et ceux qui défendront nos industries et notre agriculture. Et puis je vous confiais tout à l'heure mes origines populaires et ouvrières et je dois vous dire que je dois beaucoup à l'école de la République, celle qui jouait encore véritablement son rôle d'ascenseur social. Et si je suis devenue enseignante aujourd'hui, c'est pour transmettre à nos jeunes ce que l'école m'a donné.

Mais aujourd'hui, je suis en colère. Je suis en colère de constater que 30 ans de libéralisation et de case des services publics ont mis à mal ce merveilleux outil d'émancipation quelle école publique. Mais l'école n'est pas la seule victime.

Hôpital, justice, transport. Notre région, la Bourgogne Franchecté, la région la plus rurale de France est particulièrement frappée à l'image des déserts médicaux qui s'installent en haut de zone, dans le Jura, dans Lyon. Et c'est parce que les services publics sont la richesse de celles et ceux qui n'en ont pas que ce sera également un combat que je mènerai au Parlement européen.

Et quand nos eurodéputés s'opposent au pacte budgétaire qui a été voté en avril dernier, il s'oppose à ce texte parce que il acte le retour de l'austérité. Et devinez quoi ? Qui a soutenu ce texte ?

Les macronistes, les républicains et les socialistes européens. Les socialistes européens ont coécrit ce texte avec la droite européenne. Alors justement à propos des socialistes européennes, faut que je vous raconte un truc.

Dimanche dernier, j'étais en débat sur France 3 et Stéphane Ravaclé, candidat sur la liste de monsieur Gluxman n'a pas arrêté de parler du nouveau Parti socialiste. Alors moi, je me suis demandé c'est quoi ce nouveau parti socialiste ? Et quand j'écoute monsieur Gluxman, je comprends que ce nouveau Parti socialiste, c'est donc celui qui renit la retraite à 60 ans, celui qui participe à la coécriture du pacte d'austérité, comme je viens de vous le dire, celui qui défend le nucléaire, celui qui se prononce pour le marché d'électricité alors que il acte la fin des tarifs réglementés. et celui qui appelle à renvoyer chez eux celles et ceux qui sont porteurs d'une OQTF.

Voilà ce qu'est ce nouveau Parti socialiste, celui qui renit le programme de la NUPES. Mais ce n'est pas le nouveau Parti socialiste, c'est le vieux Parti socialiste, celui des éléphants, celui de Hollande, celui qui a renié la gauche, celui de la déchéance de nationalité, celui de la loi Elcomerie du CICE, celui qui a failli mettre à terre la gauche si les insoumis n'avaient pas été là en 2017 et en 2022. [Applaudissements] Ce programme de la NUPES nous a nous l'avons porté ensemble en 2022 et nous sommes donc les seuls à y rester fidèles.

Alors pour terminer, comme vous le savez peut-être, j'occupe la 13e place sur notre belle liste et j'aime à dire j'aim à dire que je suis le porte bonheur de cette liste. Et sur la liste de monsieur Gluxman, en 13e place également, il y a le porte-malheur de la gauche, François Calfond, proche d'un des fondateurs du printemps républicain, résolument opposé à la NUPES, il a son rond de serviette sur C News où il relait les pires calomnies de l'extrême droite parlant d'écoterrorisme, des dingotwistes, nous traitant de criminels quand on apporte notre soutien au peuple palestinien. Bref, son CV fait honte quand on se dit de gauche. [Applaudissements] Alors le 9 juin, une autre 13e eurodéputée est possible.

Je sais d'où je viens, pour qui et pourquoi je me battrai au Parlement européen. Alors le 9 juin, votez et faites voter pour l'Union populaire. Merci.

Union populaire populaire populaire populaire populaire Alors, vous le savez ici mieux qu'ailleurs, l'un des enjeux majeurs européens la réindustrialisation de notre pays pour produire en France ce dont nous avons besoin en respectant l'environnement, les travailleurs et les travailleuses. Et la prochaine personne à s'exprimer sur cette scène a fait du combat pour le droit à la santé, à la sécurité, au travail, son métier puisqu'il est inspecteur du travail. Une fierté pour les insoumises et les insoumis de faire campagne pour ce candidat figure des luttes qui nous informe sur un enjeu central de notre camp, celui des accidents du travail.

Un honneur d'applaudissement pour Anthony Smith. Waouh ! Plus notre campagne avance, plus elle est belle, humaine, chaleureuse et c'est encore vrai ce soir à Besançon.

Pourtant, les attaques pleuvent mais les insoumises et les insoumis, quel joli nom, résistent. C'est certainement pour cela que comme syndicaliste, je suis si bien à vos côtés. Si bien aussi car je partage le projet de l'Union populaire autour d'un principe évident.

Nous ne sommes pas là pour faire fonctionner le système de l'Union européenne mais pour à l'inverse porter notre projet de rupture écologique et sociale au Parlement européen pour tenter d'y arracher des victoires comme l'ont fait nos camarades députés sortants. Manon sur le devoir de vigilance des multinationales ou les sur la présomption de salariat des travailleurs ubérisés. Ceux d'en face, lorsque nous disons cela, nous prennent pour des radicaux, voire même des violents.

Mais la violence, la vraie, n'est-ce pas plutôt la politique sociale du gouvernement ? Celle d'Atal qui hier annonce la réduction de la durée d'indemnisation chômage et le durcissement de ces conditions d'octroit. Cette politique est cruelle.

C'est du pur mépris de classe de la part de celui qui n'a jamais ni travaillé ni au chômage. Alors alors je vous propose une chose. Vous savez quoi ?

Le 9 juin, on met à tal au chômage. La violence, la violence, ce sont les 2000 salariés qui chaque jour, plus d'un par minute, sont victimes d'accident du travail dans notre pays. Les deux à trois salariés qui partent le matin pour ne pas rentrer chez eux le soir.

La France est dans le trio de tête, des pays où l'on meurt le plus en Europe. alors qu'elle est en queue de ploton pour celui où sont les conditions de bien-être et les conditions de travail. C'est pour cela qu'avec Manon Aubri, nous défendons la perspective d'une directive zéro mort au travail parce que zéro mort au travail parce que nous ne voulons plus que Fanny, la compagne de Vincent décédée dans un terrible accident du travail doivent attendre 12 ans.

Oui 12 ans pour qu'un tribunal traite enfin de l'indemnisation du préjudice qu'elle a subi et qu'elle doivent et qu'elle doivent entendre à l'audience l'avocat de l'employeur expliquer que ces 12 années ont relativisé sa peine et en conséquence son indemnisation. Les vraies violences sont eux qui dirigent, dominent, oppriment et non pas ceux qui relèvent la tête et résistent. L'un des moyens l'un des moyens de lutter contre cette oppression qui s'exerce contre le salariat, c'est de faire vivre la démocratie en entreprise.

Et il m'aurait été impossible ici à Besançon de ne pas parler dans ce haut lieu de l'histoire d'ellipe de piautogestion ouvrière. Le constat est terrible. L'entreprise dans ce premier quart du 21e siècle reste un lieu où règne l'absolutisme patronal.

Embauché, licencié, sanctionné reste l'apanage des employeurs. Et cela est tout aussi vrai pour l'État où le fonctionnaire citoyen est une espèce en voie de disparition et où ceux qui résistent sont menacés, brimés ou sanctionnés. J'en ai fait les frais dans le cadre de mon métier d'inspecteur du travail avant de gagner grâce à la mobilisation massive face à Penico et Borne les deux anciennes ministres du travail.

Pourtant, comment concevoir qu'aujourd'hui encore la démocratie soit étrangère à l'entreprise sauf lors de rares exceptions ? Par exemple dans la grève où les salariés se réapproprient leur outil de production ? D'ailleurs, je veux reprendre la tradition insoumise pour vous citer quelques mots de la philosophe Simone Veille sur les grèves de 36.

Elle qui s'était installé en établie en usine. J'ai été voir les copains dans une usine où j'ai travaillé il y a quelques mois. J'ai passé quelques heures avec eux.

Joie de retrouver sans tant de sourire, tant de paroles d'accueil fraternel. On se promène parmi ces machines auxquelles on a donné temps et tant d'heur le meilleur de sa substance vitale et elle se taise. Elle ne coupe plus les doigts.

Elles ne font plus mal. Join de passer devant les chefs la tête haute. On cesse enfin d'avoir besoin de lutter à tout instant pour conserver sa dignité à ses propres yeux contre une tendance presque invincible à se soumettre Coréam.

Enfin, pour la première fois et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d'autres souvenirs que le silence, la contrainte, la soumission. Nous combattons l'absence de démocratie dans les entreprises renforcées par la loi de travail de Hollande et les ordonnances de Macron. Avec le programme de l'Union populaire, nous prenons des engagements pour les combats sociaux de demain en France et en Europe.

Nous proposons par exemple de rendre obligatoire l'isances de représentation du personnel pour toute décision stratégique d'asstaurer un droit de véu suspensif de ces instances en cas de licenciement, de délocalisation, de fermeture, de permettre aux salariés d'exprimer un vote de défiance à l'égard des dirigeants d'entreprise ou des projets stratégiques avec l'obligation d'examiner toutes les contrepropositions des salariés, de garantir un soutien public, juridique et financier aux travailleurs désireux de reprendre leur activité en coopérative. C'est nécessaire et c'est possible. Je pense aux ex-s salariés de Fralib qui viennent de célébrer les 10 ans de leur coopératif de T36.

Eux qui, souvenons-nous, ont battu le géant international de l'agroalimentaire Unilever qui voulait délocaliser leur entreprise en Pologne. Mais avant même ces nouveaux droits en entreprise, les travailleurs ont aussi besoin de pouvoir dans le réel exercer les droits qui existent. Quels sont ceux, pour ne prendre qu'un exemple, qui arrive encore dans les entreprises à faire valoir leur droits d'expression issus des lois de 82 et permettant théoriquement, je cite, une expression directe et collective des salariés pour améliorer leurs conditions de travail et l'organisation de l'activité dans l'entreprise, le tout payé comme du temps de travail effectif.

Et pourtant, l'enjeu était de taille. Jean Orou, le ministre du travail de Miterran rappelait alors que citoyens dans la cité, les travailleurs doivent l'être aussi dans l'entreprise. Voilà bien un enjeu central pour notre camp, gagner la démocratie dans les entreprises pour commencer à combattre la violence sociale du capital.

Vous le voyez, sur chaque question, notre programme est construit, cohérent, consultable par tout un chacun. Adopter une directive européenne pour indexer les salaires sur l'inflation dans tous les États de l'Union. C'est nous protéger la santé, la sécurité des travailleurs et leurs conditions de travail.

C'est encore nous imposer un salaire maximum avec un écart de rémunération de 1 à 20 entre le plus petit et le plus haut salaire de chaque entreprise. C'est toujours nous. Ce que nous proposons fait sens.

Ce que nous proposons n'est que justice et ce n'est pas le RN et son candidat Bardella qui amélioreront le sort des travailleurs. C'est tout l'inverse. Eux qui refusent la hausse du SMIC, des minimas sociaux, le blocage des prix.

Eux qui se présentent comme le premier choix des patrons, ce qui est vrai. Les fractions significatives du capital ont d'ors et déjà choisi Le Pen en 2027. Voter est reine pour le monde du travail, c'est se tirer une balle dans le pied.

Mais tu l'as dit, Séverine, soyons tout aussi vigilants face à ceux qui dans le pays pensent remettre au goût du jour le hollandisme qui a fait tant de mal aux droits des salariés. Luxman, le candidat du PS, un des faux soyurs de la NUPES, lui qui affirme son opposition à la retraite à 60 ans pour toutes et tous. Alors qu'il s'agissait d'un élément essentiel de notre programme, pas il y a 10 ans, pas 20 ans, mais en 2022 aux législatives.

Les amis, posons la question à celles et ceux que nous rencontrons dans les caravanes insoumises, les portes à porte, dans les quartiers ou au travail. Qui sera en capacité de siéger demain dans le Parlement européen pour y relayer les combats sociaux, y défendre l'harmonisation des droits par le haut et parfois y gagner des droits nouveaux ? Vous connaissez la réponse ?

Ce sont les insoumises et les insoumis, infatigables militants de l'Union populaire. Ce sont toutes celles et ceux que vous enverrez siéger le 9 juin au Parlement européen. Et je serai fier de me battre à leur côté.

Voyez ce qu'ils ont fait à quelques-uns. Imaginez ce que nous ferions si nous étions deux fois, trois fois plus nombreux. Alors ici à Besançon le 9 juin comme partout dans le pays avec le bulletin de l'Union populaire et de Manon Aubri, on lutte, on vote, on gagne à la bataille. [Applaudissements] Alors, défendre un modèle agricole où les agriculteurs gardent la main sur la valeur de leur travail en régulant la production en désobéissance de la libre concurrence européenne, c'est un central de notre campagne.

Et la personne qui va vous en parler vient du mouvement alter mondialiste. Elle est ingénieure agronome, elle est députée insoumise. Aurie trouvé là.

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Tout d'abord, je suis très très heureuse d'intervenir ici à Besançon parce que certains le savent, j'ai passé ici pas loin d'ici hein, 15 ans à Dijon. C'est là que j'ai commencé à militer quand j'étais étudiante.

Donc j'ai déjà vu dans la salle qu'il y a un certain nombre d'anciens collègues militants, mais aussi d'anciens étudiants, d'anciens collègues de la grot de Dijon. Je vous alors depuis je suis devenue député de Saint Sandy après être passé comme présidente d'attaque, je vais vous dire qu'en fait j'ai juste rejoint la même famille combative quoi, celle de l'altermondialisme, celle qui dit un autre monde est possible. Voilà.

Je veux vous dire aussi qu'il y a j'y pensais en vous écoutant Séverine et et Anthony, il y a un lien en fait entre la scène Sanie et la Franche Comptée puisqueen scène Saint Stantis est en train de faire fermer le dernier site industriel automobile MA France et sachez que nous sommes en soutien complet de tous les ouvriers qui sont en grève aujourd'hui contre Stellantis et pour garder le site Mais c'est d'agriculture dont je veux vous parler parce qu'on est aussi sur une terre agricole et pas n'importe laquelle. Alors vous vous souvenez il y a quelques mois et bien il y a eu le soulèvement des paysans soulèvement et et nous on les a soutenu ces paysans parce qu'ils se sont soulevés pour la même raison d'ailleurs que les gilets jaunes juste pouvoir vivre dignement de son travail. Voilà pourquoi la France insoumise dès le départ, on a été en soutien de ces paysans, on y est allé, on a été à leur côté.

Chaque fois, ils nous ont dit merci. Ce soulèvement, ce soulèvement, il faut bien comprendre qu'il ne se produit pas à n'importe quel moment. On est en fait dans un moment charnière, un moment où se joue la survie même de l'agriculture familiale parce que vous le voyez, les fermes sont de plus en plus grosse, elles sont familiales puis patronales, demain capitalistes parce que pour les reprendre, elles sont tellement énormes que seuls les aripirmes peuvent les les reprendre.

Et donc ce modèle productiviste, capitaliste, d'agrobiness et bien c'est un modèle soutenu par la droite, l'extrême droite, la Macronie qui signe la fin des agriculteurs. C'est bien ça, c'est la fin des agriculteurs. C'est aussi c'est aussi un modèle qui est une folie du point de vue des bouleversements écologiques et mondiaux parce que c'est une agriculture l'agrobiness qui consomme de plus en plus d'eau quand elle est de plus en plus rare qui est de plus en plus dépendante des marchés internationaux quand ils sont de plus en plus instables.

Voilà pourquoi nous quand nous gouvernerons, parce qu'on va gouverner hein, quand nous gouvernerons, quand nous gouvernerons, on portera nous ce qu'on appelle non seulement une agriculture familiale, mais une agriculture économe et autonome. Économe en intran chimique, économe en machine, autonome vis-à-vis de l'agrofourniture, des grandes industries agroalimentaires, des grandes banques. Alors vous savez la semaine dernière, il y avait l'examen de la loi agricole et à propos de ce modèle qu'on défend, on a eu tous les clichés, toutes les imbécilités.

On nous a dit "Vous êtes Martine à la ferme, vous êtes des archaïques, vous êtes des décroissantes." Oui, d'ailleurs, pourquoi pas ? tout ça en même temps, faut quand même bien se rendre compte que d'abord c'est une agriculture qui est performante sur le plan économique, qui crée beaucoup plus d'emploi, qui crée plus de valeurs ajoutées, mais c'est surtout une agriculture à très forte technicité agronomique parce qu'en vérité ça demande une très fine connaissance de toutes les fonctions des écosystèmes.

Alors, vous allez me dire c'est une évidence cette agriculture. Pourquoi on y va pas ? Et bien parce que ça demande ce que nous sommes les seuls à porter aujourd'hui.

Une rupture complète avec l'ordre dominant. une rupture complète, une rupture complète avec la concurrence internationale, l'idéologie ultralibérale que porte la France et l'Europe, en particulier sous la présidence Macron, mais pas seulement, les présidences précédentes et notamment la présidence Hollande. Voilà pourquoi dès le mois de novembre à l'Assemblée nationale, le groupe de la France insoumise a été le premier à porter en niche parlementaire l'idée de prix rémunérateur garanti, de prix planché qui soit garanti aux agriculteurs.

Alors l'idée a fait son chemin. Même Macron a fini par le promettre au salon de l'agriculture. Alors il s'est vite il est vite revenu en arrière he quand même.

Il a pas changé complètement. Mais nous sachez qu'on va tenir bon. On va finir par l'imposer cette idée.

Les macronistes nous disent et pour une fois ils ont raison. C'est vrai que les macronistes nous disent "Oui, mais le problème c'est que vous allez rendre les produits plus chers en France, parfois en tout cas vis-à-vis des importations." Ils ont raison.

Et donc là, on leur répond "Bah oui, effectivement." Donc qu'est-ce qu'on va faire nous aussi ? Non seulement on va mettre des prix rémunérateurs garantis, mais on va mettre des protections aux frontières commerciales.

On va mettre des protections aux frontières française et aux frontières européennes. Frontières européennes, nous sommes, ça a été dit, le seul groupe parlementaire à dire non à tous les accords de libre échange. Parce que sachez-le bien, il n'y a jamais de bon accord de libre échange, queles que soient les conditions.

Jamais un accord de libre échange n'est bon. Mais pas seulement. Nous sommes aussi les premiers à l'Assemblée nationale à avoir porté cette idée.

Non, nous n'importerons pas des produits qui soient traités avec des pesticides, par exemple, des herbicides qui sont interdits en France. Alors, vous allez me dire "Ah, mais vous voulez sortir de l'Europe ?" Pas du tout.

On s'appuie sur le droit international, le droit commercial qui dit qu'on a le droit d'imposer des clauses de sauvegarde aux frontières françaises, c'est-à-dire et bien à refuser quand on met en danger la santé des gens à refuser certaines importations. Alors, on va quand même pas on va quand même pas se raconter d'histoire, hein. Ça veut dire quand même désobéir à certaines règles européennes.

Mais sachez qu'on ne le fait pas de manière idéologique. En fait, on le fait de manière pragmatique, au cas par cas, chaque fois qu'il s'agit de répondre aux besoins des gens, tout ça avec obstination. Et je vous parle d'obstination.

Ce matin, nous étions avec Jean-Luc Mélenchon sur une ferme dans le comté et vous voyez, les paysans du comté se sont battus pendant des dizaines d'années. Ils ont été obstinés, ils se sont organisés, ils ont résisté face à la libération, la libéralisation des marchés. Et bien sachez sachez aussi qu'il y a un paysan qui nous a dit "Nous sommes des têtes de mules, un paysan du comté.

Et bien nous aussi, sachez que nous serons et nous sommes des têtes de mul et vous aussi soyez des têtes de mules. Soyez des têtes de mul face à l'ordre dominant. Et c'est comme ça qu'on s'imposera face à la folie des de la dérégulation des marchés et à cette agriculture qui est maintenant vouée au marché mondial.

Je voudrais aussi vous alerter sur ce qui s'est passé la semaine dernière avec cet examen de la loi agricole. En fait, le gouvernement a travesti totalement le message des paysans qui étaient mobilisés pour ne répondre qu'à une petite minorité dirigeante de la FNSE. Donc, non seulement le gouvernement ne répond en rien au revenus et au déboucher, mais il en profite pour faire, et je pèse mes mots, la plus grande régression agro-environnementale de l'histoire de France. tout simplement en torpillant le droit de l'environnement et en favorisant ainsi les fermusines, les mégabassines et les pratiques les plus polluantes.

Quant à la politique agricole commune que le gouvernement évidemment soutient, elle n'est plus une politique agricole commune. Elle est ce que j'appelle une politique agricole concurrentielle. Il n'y a plus rien de régulation des marchés européens.

Cette pâque, elle se contente aujourd'hui de verser des aides au capital foncier par hectare. Elle n'a plus rien à voir avec l'emploi, encore moins avec les pratiques qui respectent le vivant. Et pourtant, elle coûte quand même 9 milliards d'euros par an en France.

Voilà pourquoi nous sommes les seuls au niveau européen, parmi les seuls à nous être opposés à la dernière réforme de la PAC. Non pas que nous soyons contre la Pâque, mais nous sommes pour une Pâque radicalement différente. Alors, je voudrais maintenant finir en vous parlant de Saint-Sinni puisque j'en suis député pour une bonne raison pour faire le lien entre l'agriculture et l'alimentation, entre les campagnes de la Franche Comptée et les cités de ma circonscription.

Pendant tout l'examen de la loi agricole, on a entendu la Macronie, la droite, l'extrême droite, nous dire "Les gens ne veulent plus manger bio, il y en a trop. C'est pour ça que le bio se casse la figure." Moi, je vais vous dire, les gens avec qui je discute, on discute sur les marchés en sain sain ils veulent du bio et du local.

Personne ne veut que nos enfants soient empoisonnés par des pesticides. Mais les gens les gens n'ont tout simplement plus les moyens de manger bio et de qualité. Alors la première des réponses, celle qu'on porte avec la France insoumise pour la santé des gens, pour l'agriculture familiale en Franchecté par exemple, c'est redonner du pouvoir d'achat au français, c'est réhausser le SMIC à 1700 €.

C'est garantir un emploi digne à chacun. C'est aussi plafonner les prix du logement parce que c'est ça qui bouffe le pouvoir d'achat des Français notamment depuis 50 ans. Et puis c'est redonner du temps aussi aux gens pour cuisiner, faire bien d'autres choses.

Ça veut dire les 35, les 32h demain par semaine. Ça veut dire aussi pousser toutes les cantines, toutes les cantines de France à faire du 100 % bio et local. ce qui veut dire, soit dit en passant, de désobéir encore une fois aux règles européennes.

Alors, vous voyez, à partir de la bonne alimentation, un besoin fondamental des gens, bah vous voyez que c'est tout un système qu'il faut revoir. C'est d'ailleurs tout notre programme de l'avenir en commun qui en découle. Et c'est pour vous dire que tout simplement bien manger, ça demande une rupture radicale avec le système actuel.

Or, nous sommes la seule liste, l'Union populaire apporter une rupture radicale avec le système actuel. Donc le 9 juin, voter pour l'Union populaire, voter pour la liste de Manon Bri, c'est la seule façon de répondre aux besoins des gens. [Applaudissements] À présent, je vous demande d'accueillir celui grâce auquel nous avons une gauche digne de ce nom dans notre pays.

Une gauche qui se tient au côté des forces populaires. Le fondateur de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. [Applaudissements] Mesdames, messieurs, mes petits compatriotes, évidemment, tout le monde sait l'effet que ça me fait d'être à Besançon et puis pas loin de ma fac.

Hier, je suis allé avec Françoise, sa fille et d'autres camarades dire un petit bonjour à la tombe de Charles Piager. Et pendant que j'étais là-bas, je me revoyais jeune homme à l'époque où on montait là-haut à moi. Je dis pas trop ce qu'on faisait he Françoise.

Disons qu'on était assez agité, il y avait des CRS partout et puis les gens les faisaient courir vers les immeubles. C'était chaud. Mais on était persuadé, on était persuadé, on voyait ça, des ouvriers qui s'était emparé de la totalité de la marchandise qui la vendait, qui se payait.

Et bien quand on voyait ça, il y avait Piager, il y avait Ragnes, le troisème à chaque fois j'oublie son nom. Mais bon, c'était trois gars. En réalité, c'était une usine de femmes.

Et à l'époque, voyez moi, les femmes s'avançaient comme c'est le cas aujourd'hui dans la lutte et souvent c'est elle qui mène à présent les luttes. Mais c'est pour dire que faut toujours bien regarder, y compris la vie dans laquelle on est. Parce que si on a le nez sur le guidon et qu'on lève pas un peu la tête, on voit rien et on voit pas l'évidence.

Et un meeting, je pense que ça sert à ça, à être en temps de réflexion où on se rappelle pourquoi on est ensemble et pourquoi on lutte parce que ça fait du bien de se retrouver mais pour penser. Aujourd'hui, la plus grande difficulté c'est de penser. penser librement, de trier au milieu de tout ce qui nous arrive pour bien détricoter la réalité, la comprendre et savoir qu'il n'y a pas de plus grand bonheur, comme disait Léon Trotski, que de bien comprendre une situation pour y trouver sa place ensuite et savoir quoi faire.

Car dans la vie, le sens est introduit par l'engagement. L'univers n'a pas de sens. Il roule sur lui-même, il se dilate.

Quand vous dites dans quoi on vous dit ben de rien, il dilate. Bon, il se dilate et il n'a pas de sens. Et nous autres, les humains, si nous regardons notre vie, on voit bien quels sont les devoirs qu'on s'est créé chacun.

On voit bien les devoirs qu'on a à l'égard des autres pour constituer une société. Mais tout ça, pourquoi ? Et bien, en définitive, le pourquoi c'est le comment.

Comment nous menons notre vie ? au service de quels idéaux ? Voyant la tombe de Piager, j'ai mis mes petites fleurs et puis je me suis dit tout notre chemin est balisé d'hommes et de femmes qui à un moment donné font quelque chose qui n'était pas prévu dans le parcours de leur vie et qui est justement l'insoumission.

Ne plus accepter, rompre la file, quitter sa place à laquelle on vous a assigné des fois depuis bien jeune pour en occuper une autre. celle qui vous met en relation avec tous les autres êtres humains. Et comme le disait le poète, avec le plus petite particules de poussière de l'univers, vous êtes impliqué partout.

Ce soir, comme je suis dans ma ville de militantisme où j'ai gagné mes premières élections, bah il y a des témoins encore ici hein. Je vais dédier la soirée au à la jeune femme, au jeune homme qui est dans cette salle comme moi. J'ai été une fois là-bas au fond, c'est François Mitteran qui était là.

J'étais venu pour lui tenir la dragée haute. J'ai rien tenu du tout pour finir. Non mais je me dégonflais pas hein.

J'ai fait chevement, j'ai fait des tas de gens hein. Et j'arrive là pour bien me colter avec François Mitteran. Patatra, il était en train de parler du droit au bonheur et moi j'écoute ça.

Alors, j'espère que le début de mon intervention aura fait sens pour les plus jeunes de ceux qui sont venus ce soir. Et c'est à eux que je dédie à à toi la jeune femme, le jeune homme anarchiste, communiste, socialiste de gauche, insoumis, tout court, que dis-je, écologiste, syndicaliste. Bref, toi qui a commencé à mettre le pied dans la porte, je te dédie la soirée.

Puisse ta vie entière suivre le même fil. Puis-tu avoir la chance et le bonheur que nous avons eu nous de pouvoir y consacrer toute notre existence. Je sais, j'ai dit j'espère que j'ai oublié j'espère que j'ai oublié aucune force hein.

Tout à l'heure, il y a une camarade qui vient et me dit "On est communiste, nous on parti. Bienvenue, vous êtes chez vous, je suis votre homme." Pareil pour les anarchistes, pareil.

Il faut la soumission c'est un bien commun. C'est une culture. Nous avons construit ensemble vous autres qui êtes déjà venus hein et puis les autres qui viennent pour la première fois.

La première est la plus grande force de gauche de ce pays. Des fois ça m'arrache un peu de dire de gauche quand je vois quel est l'accompagnement mais enfin bon tout le monde comprend ce que je veux dire. Et donc, il faut en assumer à tous les moments la responsabilité, c'est-à-dire penser pour nous-mêmes, mais penser pour notre pays tel qu'on se l'imagine, tel qu'on le voudrait.

Et je veux dire qu'il y a des jours où on n'est pas très fier. Et croyez-moi, moi je fais partie des des vrais he ça me fait quelque chose. La France, la République, tu vois, je sais qu'il y a des copains qui se moquent de moi, mais bon, moi je fais comme ça, pas me refaire.

Et bah en ce moment, je suis pas je suis pas fier. Et je vois beaucoup de mes copains, tout le monde sait que je suis pas né à Besançon, je suis né à Tanger. D'accord ?

Le seul maghré qui a dans cette salle pour de bon, c'est moi. D'accord. Souvent, c'est comme ça.

Alors, j'ai plein de copains qui viennent me voir, ils savent qu'on se comprend et qui me disent "Il y en a marre, on finit par plus être fier d'être français. On va s'en aller." "Pitié, nous laissez pas avec les autres.

Jamais on va supporter ça. Si la France doit être une et indivisible, ce ne peut-être que d'une seule et unique manière par l'unité de son peuple. et l'unité de son peuple n'est possible que sur la défense commune des revendications qu'il a en commun, c'est-à-dire par l'intérêt général humain.

Tout ce qui est de l'intérêt général humain, qu'il soit écologique, qu'il soit social, qu'il soit politique, nous constitue comme peuple. Et alors, nous sommes un peuple un et indivisible. Et c'est pourquoi la lutte prioritaire, celle par quoi tout commence, c'est le refus du racisme qui nous sépare les uns des autres par l'absurde, par l'abjecte, le refus de la haine religieuse.

Je me rappelle au début quand on me disait l'islamophobie, je disais "Bon, on a le droit de critiquer toutes les religions." Mais finalement, j'ai adopté le mot et je veux vous dire pourquoi. Parce que dans le mot, il y a phobie.

La phobie c'est une attitude qui est pas rationnelle. Vous avez la phobie des araignées ou la phobie des souris ou que sais-je encore. Et là, vous perdez le contrôle de vous-même.

Sa même plus ce que vous racontez. Et bien ceux qui aujourd'hui insultent matin, midi et soir nos compatriotes qui sont de religion musulmane, souvent ne connaissent absolument rien à l'islam et s'en font une idée tout à fait fantasmagorique. Mais il crée une division parce qu'à la fin, on ne sait plus pourquoi et les uns adhèrent au sautis des autres et se retrouvent à se diviser entre eux.

Dans l'épreuve, dans la difficulté, dans le malheur, tu saisis toutes les mains qui se tendent vers toi et tu ne t'occupes pas de la couleur de peau ou de la religion. Et à ce moment-là, tu es pleinement un être humain. Voilà ce dont nous sommes la voix.

Alors, c'est pourquoi ce soir je vais commencer par dire qu'en votre nom à tous, nous tous qui sommes ici, nous dénonçons le colonialisme qui frappe la Nouvelle-Calédonie Kanaki. Je me suis investi dans ce dossier. J'étais tout jeune sénateur.

Alors, il y en a qui sont persuadés que j'étais déjà à la bataille d'Alésia. Non, j'y étais pas. Mais un peu après.

Donc 1986, j'ai fait tous les débats et j'ai senti que dans ma génération c'était je pensais la dernière cause de décolonisation. Depuis je sais que ce n'est pas vrai qu'il y a d'autres terres. Et par exemple à l'instant même où je vous parle, les camarades Yunus Omargi qui est le deuxième de notre liste qui est un élu de la Réunion comme vous le savez se trouve avec Mathilde Panot en Polynésie.

Et c'est pas pour faire du tourisme 24 he d'avion aller 24 he retour la Mathilde je sais pas dans quel état elle va être et l'autre pareil mais lui au moins c'est fini les sessions du Parlement européen pour l'instant mais partout il faut être présent et porter cette parole d'une France qui ne veut plus être une France coloniale. Nous ne voulons plus être la France coloniale. Nous ne voulons pas.

Alors, il faut réfléchir là aussi, il faut faire attention au mots qu'on utilise. On a décidé en votant au suffrage universel par référendum quand Calédonie, il y avait une situation exceptionnel depuis 1853 où les troupes françaises ont envahi la petite île où il y avait 800000 habitants qui sont tombés en moins de 30 ans à 20000 personnes tuées par les maladies et par les combats. La Nouvelle-Calédonie, c'est une grande terre.

En haut, il y a Bepp. Sur le côté, les trois îles loyautées en bas à l'île despint, il y a les tombes des communards, il y a les tombes des berbères déportés d'Algérie à partir de 1872 73 quand il y a eu les grandes révoltes. Il y a eu évidemment les communards français 1871 et puis il y a eu en 1878 le soulèvement général des Canaques autour du grand chef à taille et de son chaman.

Et figurez-vous, mesdames, messieurs, que lorsque les troupes françaises ont vaincu à vaincre sans péril, comme dit Corneille, on triomphe sans gloire, car évidemment surarmé les uns et les autres avec des flèches et des sagués, on devine a été la fin. Le grand chef à taille a eu la tête coupée ainsi que les mains, ainsi que son chaman. Et tout ça a était ramené au musée de l'homme à l'époque où on prétendait établir l'identité des gens et leurs différents niveaux de développement intellectuel par la taille de leur crâne.

Ce fut une période abominable, mais je ne voudrais pas que vous gardiez l'image d'un musée de l'homme comme un lieu d'abomination car en effet, c'est au musée de l'homme qui a eu la première équipe et la mieux organisée de la résistance contre les nazis. C'est pour dire qu'en toutes circonstances, il faut faire très attention à ce qu'on fait, à ce qu'on dit, à ce à quoi on participe. Personne n'est obligé de participer à une saloperie.

Personne. On peut toujours résister, on peut toujours s'opposer. Et en Calédonie, celle qui l'a fait, c'est Louise Michel.

Louise Michel est une anarchiste qui est pour nous tous un modèle de vie. Car lorsque la grande révolte a éclaté, tous les blancs qui étaient là-bas ont pris le fusil pour tirer sur les canacs, sauf elle. Et elle, elle a dit "Moi, j'ai éduqué les petits canac, je ne les tue pas." Donc on peut résister, on peut tenir tête.

Le peuple français a voté qu'il y a deux peuples en Calédonie. Premièrement, les Canaques qui étaient là les premiers que nous avons deux forces contraint à nous supporter. Puis il y a eu ce que l'on appelle les victimes de l'histoire, enfants des communards, personne à qui on avait dit "Allez là-bas, ça va se passer du feu de Dieu pour vous".

Et puis il y a les OANiens de Wallis et Futuna qui s'y trouvent et qui s'y retourn à Wallis et Futuna sont tellement nombreux qu'il ferait couler l'île. Et tout ça est à la recherche d'une citoyenneté calédonienne commune. Pour y arriver, il y a des conditions à respecter.

Nous avons dit dès le début par nos votes, il y a un peuple dominé et un peuple dominant. Par conséquent, la situation de la Calédonie Kanaki n'a rien à voir avec aucun autre secteur de la vie de notre pays. Et mélanger les deux situations, c'est-à-dire celle du territoire et la nôtre ici est une activité qui obscurcit l'esprit, empêche de penser et de comprendre quelle est notre responsabilité.

Le président de la République une fois de plus aurait mieux fait de se taire que de dire comme il l'a fait au journal Le Parisien. Écoutez attentivement. Je suis fasciné, dit-il, de voir certaines forces politiques à gauche trouver des discours odieux quand ils sont prononcés dans l'hexagone, mais les légitimer quand ils viennent de Numéa.

Si on disait à Paris, prétend-t-il, on va limiter le corps électoral sinon on va être remplacé. Ça ne semblerait pas bizarre. Autrement dit, pour lui, c'est la même chose.

Le problème posé par les fachaots et exclusivement par eux à propos de l'immigration qui, paraît-il, remplacerait les natifs et la situation de la Nouvelle-Calédonie. Mais ici, il n'y a pas un berichon, il n'y a pas un Auernia à qui on est confisqué sa terre. Ici, il n'y a pas un Laurin, il n'y a pas un Alsien à qui on est condamné son avenir, son futur en lui refusant les soins de l'école et cetera et cetera.

Confondre les deux situations, c'est se comporter d'une manière indigne quand on est le président de la République française, liberté, égalité, fraternité. C'est une honte qu'il parle comme ça. Président, vous êtes prévenu.

Vous n'arriverez pas à venir à bout des CAC avec des bonnes paroles et en leur caressant la tête. Ça fait 171 ans qu'il résistent à la colonisation. Ils sont prêts à continuer à le faire. 300 encore s'il le faut.

Vous n'en viendrez pas à bout. L'État doit redevenir impartial. Et nous autres qui sommes ici à Besançon, nous disons au CANAC, nous sommes nous les garants de la parole donnée par la France au moment où nous avons voté par référendum ce que je viens de vous dire.

Il n'y a pas une France, celle de Macron et puis je ne sais quel bataillon de miliciens qui viennent rétablir un ordre raciste. Non, il y a une France qui elle se tient au côté de la population. de la Calédonie pour qu'elle trouve son chemin vers une citoyenneté commune qui lui permette de vivre ensemble.

Mais comme l'a dit Lionel Jospar dans la tribune qu'il a publié dans le monde et j'y apporte tout mon poids. Ne croyez pas vous autres là-bas qu'il vous suffira de sortir les fusils et de tirer dans le tas pour qu'on décide qu'on est d'accord avec vous. Parce que s'il l'avait fallu, la Calédonie été indépendante en 24 heures et j'en suis le témoin, au lendemain de 1988, les Français ne s'embarqueront jamais pour une nouvelle expédition coloniale sur le territoire de la Calédonie Kanaki.

Vous êtes condamné à vous entendre. Vous devez entendre la parole Canaque. Vous devez respecter les institutions que le peuple français s'est donné en Kan Nouvelle-Calonie.

L'anticolonialisme c'est tout un. Si nous sommes contre le colonialisme en Palestine, nous le sommes sur notre propre territoire. Je viens à ce sujet maintenant.

Je commence par adresser un salut particulier en votre nom à tous à Mahoud, on va l'appeler par son prénom et sa maman Sonia qui se trouve ici au premier rang et qui est rentré en France. de Gaza le 10 avril dernier. Bienvenue parmi nous Burénant. [Applaudissements] Ils sont là.

Doren avant mesdames messieurs, l'évolution terrifiante de la situation hélas un million de fois hélas est venu vérifier les pronostics les plus sombres que nous avons fait dès les premières heures. où l'action armée du Hamas sur le territoire d'Israël, 5 km dedans, a commencé et dont on ne savait rien au moment où je fais mon premier tweet, disant qu'en toute hypothèse, la violence n'appellerait que la violence et la mort appellerait la mort et qu'il fallait immédiatement, nous étions 3h après le début de cette opération ou 4h à cesser le feu, tout de suite se remettre à faire de la politique et discuter. et immédiatement, il fallait poser un cadre.

C'est pourquoi j'ai commencé mon intervention en disant pour mener un juste combat politique, il faut réfléchir, il faut penser, il faut tirer les leçons de l'histoire. Pour ma part, je n'étais pas un familier du dossier de la Palestine. Je me suis ouvert à ce qui s'y passait à partir de l'opération Plondurci.

Et là, j'ai vu ce que j'ai vu et j'ai vu le rapport de l'ONU qui décrivait ce qui s'était passé et qui déjà qualifier de crime de guerre ce qui venait de se passer. C'est sur cette base ayant l'expérience de ce qu'un conflit apporte au suivant et ainsi de suite que je me suis dit du fait d'une action 5 km à l'intérieur d'Israël, la riposte va être terrible. Mais je ne vous cache pas que je n'imaginais pas qu'elle serait d'une telle sauvagerie.

Je me disais, il faut tout de suite mettre un cadre clair. Nous condamnons non pas le mal contre le bien. Nous ne faisons pas la guerre au terrorisme.

Le terrorisme est un concept. Une action peut être terroriste, mais on ne fait pas la guerre au terrorisme. Il faut nommer les choses avec précision si vous voulez les combattre avec précision et donc avec succès.

Il fallait donc tout de suite la bonne parole sur le bon fait. Nous condamnons tous les crimes de guerre. Un crime, ça se détaille, ça s'analyse et quand on dit ça, alors on peut avoir la libre discussion pour dire qu'on n'est pas d'accord sur toutes les méthodes de combat.

Non, on n'est pas d'accord. Sans doute, on n'est pas d'accord entre nous dans cette salle. C'est la raison pour laquelle je pas passer mon temps à discuter de ça, mais plutôt du cadre qui nous rassemble. ce sur quoi je suis absolument certain qu'on est tous d'accord ici.

Le droit international est notre point d'appui. Vous connaissez tous mon âge. Quand j'étais jeune homme, le droit international, on s'en fichait.

On considérait que l'internationalisme prolétarien réglerait tous les problèmes. C'est pas ce qui s'est passé. Si nous n'avons pas le droit international, quelqu'un parfait qu'il soit, malgré toutes ces faiblesses, alors nous n'avons plus rien sinon la loi du plus fort.

Or la loi du plus fort, c'est toujours une loi sans limite puisque c'est le plus fort qui en trace les limites et qui en décide l'usage. C'est pourquoi le droit international était notre repère et qu'on est parti sur la condamnation des crimes de guerre. Je m'en suis expliqué à peine rentré du Maroc.

J'étais à Bordeaux où on m'a interdit ma première conférence sous prétexte de menace de trouble à l'ordre public. Mais j'ai dit mais moi j'ai l'intention de rien troubler du tout à part les consciences. Mais on m'a dit oui mais il y a des gens qui vous menacent de faire du grabuge si vous venez parler.

Autrement dit vous encouragez ceux qui veulent faire du grabug mais moi j'en ai pas fait. Et dès le lendemain, les fachot distribués à l'université de Bordeaux, je suppose à la honte des universitaires qui avaient accepté d'interdire la réunion des tractes qui disaient "Ici n'y a pas de place pour l'islamogo gauchisme." L'islamogauchisme, c'est moi, je suppose, puisque c'est moi qu'on a viré.

Et je reviens à ce que je vous disais tout à l'heure et je voudrais vraiment qu'au minimum chacun reparte avec cette idée. Le crime, c'est à la fois celui qui le commet, mais c'est aussi celui qui le supporte, qui le laisse commettre, qui se tait, qui regarde ailleurs quand il a lieu. La lâcheté, l'indifférence est le premier carburant du criminel. les choses ne seraient pas arrivées au point où elles en sont.

Si à temps les nations n'avaient pas dit stop, on arrête, on ne vous permet pas de continuer. Ils ont laissé continuer et de jour en jour les criminels se sont sentis plus audacieux. À peine la Cour internationale de justice de la dit-elle, compte tenu de ce que nous avons déjà dit. et qu'il y a risque de génocide et que sur cinq clauses qui établissent le génocide, quatre sont déjà en cours de route.

C'était il y a 3 mois, 4 mois si mes souvenirs sont bons. Alors, nous ordonnons que cesse immédiatement les actions armées à Rafa. dit le tribunal de la réplique a été que depuis Netaniau a bombardé 60 fois Rafa.

Voilà la réponse. Les criminels endurcis un jour ou l'autre seront capturés et ils seront punis. La Cour pénale internationale n'est pas réservée qu'au chefs d'État africains et aux combattants africains comme l'ont dit quelques-uns.

Tout le monde doit répondre de ces crimes. Voilà pourquoi le droit international est si précieux pour nous. Mesdames, messieurs, cette ligne stratégique insoumise était la bonne.

Ah, nous avons été traités de tous les noms, insulté matin, midi et soir. Mais en même temps, chacun d'entre vous qui voyait tout ça au début disait "Bon, quand même, peut-être que ils auraient dû dire peut-être que et puis les jours passés, vous vous dites "Ah mais non, ça ça peut pas aller." Et chaque jour de calomnie contre nous, chaque jour d'injure a été un jour d'éducation populaire de masse.

Vous avez appris que tous ces gens sont des répétiteurs, des criminels, qu'ils essayent de cacher le crime en masquant par des mots, en les remplaçant, en interpellant, en créant des sujets qui n'existent même pas. Quand Rima Hassan va à la télévision, ça dure 8 minutes de savoir si oui ou non on peut parler de génocide. Alors la réponse tient en 2 secondes.

Oui, on peut parler, on doit parler de génocide. Et si je reviens sur le mot, c'est parce que maintenant j'en ai tellement vu. Ça a duré des mois et des mois.

Est-ce que nous avions manifesté assez de compassion ? Est-ce que Est-ce que Pourquoi ? Parce qu'il ne fallait parler que du 7 octobre.

Et pendant qu'on faisait ça, on parlait pas de ce qui était en train de se dérouler, c'est-à-dire du massacre de masse. Et nous avons les premiers commencé à dire c'est un massacre de masse. Et puis ensuite, je me revois percher sur un camion au moment où on avait fait une manif qui avait une fois de plus bien organisé Auréli trouvé avec les autres organisations parisiennes et où je dis il y a le risque de génocide.

C'est avéré pas parce que moi Mélenchon je l'avais inventé mais parce que les rapporteurs de l'ONU commençaient à dire "Tuez tout le monde ça s'appelle un génocide et vous êtes en train de faire un génocide" disait-il. Donc j'ai dit il y a risque de génocide. Maintenant il mène la bataille après l'horreur d'hier soir.

Regardez comment les mêmes sont ressortis. Ils mènent la bataille mot par mot comme sur une ligne de crête pour empêcher que le crime soit nommé. Maintenant, c'est eux qui parlent de massacre et qui disent "Il faut arrêter le massacre".

Fallait vous réveiller avant si vous êtes vraiment sincère. Il fallait le dire au début. Maintenant, on ne parle pas seulement de massacre, on parle d'un génocide et vous êtes coupable de ne rien faire.

Le président de la République qui dit qu'il est horrifié, on lui demande pas d'être horrifié. Quand on est un pays comme le nôtre avec sa puissance qu'on siège au conseil de sécurité, on a des moyens d'intervenir, d'agir politiquement. Premièrement, en ne se contentant pas de voter à l'ONU pour reconnaître l'État de Palestine, mais en le reconnaissant nous autres Français au nom de la République française.

C'est une pression. C'est une pression qui permet à l'opinion publique mondiale de comprendre que tous ceux qui se risquent à penser qu'ils vont gagner une guerre en tuant tout le monde, cela risque ensuite de voir la terre entière se retourner contre eux parce que c'est ce qui est en train de se passer grâce aux opinions publiques dans le monde entier. Je le dis pas assez en France, je le dis comme je le pense.

Je pense je pense qu'il était et qu'il est encore possible de bloquer les convois d'armement qui partent pour Israël depuis la France. La France peut mais l'Europe tout de même. Nous n'y sommes pas rien.

Nous en sommes la deuxième économie puisqu'il y a que ça qui compte aujourd'hui paraît-il. Et bien c'est assez peut-être surtout quand on va faire des visites d'État en Allemagne pour dire aux Allemands, vous en êtes déjà à votre deuxième génocide. Le premier en Afrique, le deuxième sur les territoires européens.

Oui, en Afrique, le premier génocide 1905 1904 1908, c'est deux ces deux peuples qui ont été décimés de font en comble en Amibi. Ensuite, ce fut la choa et maintenant voilà que vous êtes en train d'armer jusqu'au dent Netaniaou. L'Allemagne exporte le 30 % de l'armement d'Israël.

Par conséquent, si l'Union européenne décidait l'embargo général sur les armes, plus une ne partirait et n'arriverait là-bas pour armer les guerriers de Netaniau. Je préfère en acceptant que c'est peut-être une parole de trop. Je préfère un adversaire déclaré qui honteusement défend l'indéfendable et le fait avec une telle grossièreté qu'il est une propagande ambulante pour nous.

Je pense à monsieur Mayabib. Je préfère ça. Je préfère ça aux hypocrites qui disent d'un côté à l'ONU, je vote pour l'état de Palestine mais quand je rentre chez moi, je m'en rappelle plus. qui va à un endroit et qui dit "On doit faire une coalition comme contre Daesh." Mais qu'est-ce que vous racontez ?

Une coalition pour faire la guerre où ? À qui ? Vous aviez oublié de le dire, monsieur le président.

Alors, le lendemain, elle a changé d'avis comme d'habitude. Mais en attendant, sur place, il n'a pas dit ce qu'il devait dire. À quoi servent les gens à qui on confie des mandats de représenter tout un peuple s'ils n'ont pas le courage de dire le minimum de ce qu'il y a à dire ?

Depuis quand on se déplace pour donner raison à tous ceux qu'on croise, même à mes amis. Moi, je dis la vérité quand ce qu'ils disent ne me convient pas, ainsi que vous le savez. Alors lui qui représente la France, nous tous, son devoir, ça n'était pas de jeter de l'huile sur le feu, ça n'est pas de regarder ailleurs, c'est d'affronter la situation, de la prendre comme elle est et d'agir en pensant que chaque minute qui passe, des gens sont assassinés.

Voilà la vérité. Nous exigeons que la France reconnaisse l'État de Palestine maintenant. Nous exigeons ici nous autres à Besançon l'embarg immédiat sur les armes qui partent pour l'armée de Netaniaahou.

Nous demandons le moratoire immédiat de l'accord de coopération parce qu'il se trouve que quel que soit son gouvernement, Israël est lié à l'Union européenne par l'accord commercial le plus intense de tous les accords de coopération. Et j'apprends que c'est aujourd'hui et aujourd'hui seulement que le commissaire aux relations extérieures dont l'utilité ne m'a pas toujours convaincu et cens moins qu'avant. Joseph Borel.

Ah oui ben écoutez, il crée un service des relations extérieures. Il confie ça à la baronne Achton. C'est il y a quelques temps.

On lui dit "Mais madame comment vous allez faire une vous allez être le commissaire en relation extérieure, il y a pas de politique commune." Alors elle dira la fonction créera, l'organe créera la fonction. C'est la première fois qu'on voyait un libéral parler comme ça, hein.

Bon, alors là, ils ont fait une réunion du conseil de coopération pour voir si les règles de cette coopération sont respectées, c'est-à-dire si les droits de l'homme et du citoyen qui sont contenus dans tous les accords de coopération sont respectés. Il vous aura fallu 6 mois pour vous poser la question : "Mais d'où vous sortez ? De quel bois vous êtes fait ?

Est-ce que quand vous voyez quelqu'un périr dans les flammes, la première pensée n'est pas de vous dire que ça pourrait être le vôtre, que ce gosse ça pourrait être le vôtre, que cet ancien ça pourrait être le vôtre. Non, vous mettez 6 mois à vous dire est-ce que les droits sont respectés ? Pourquoi y a-t-il deux tarifs pour la vie humaine ?

Voilà la question qui nous est posée. La paix, mesdames et messieurs, celle qu'on veut pour nous-même en France. La paix civile, elle suppose par elle-même tout un programme politique.

La paix, ça n'est pas juste se taper sur l'épaule et s'embrasser à bouche que veux-tu entre deux guerres. La paix, c'est une construction. On décide qu'on renonce à la force pour régler les problèmes.

Ça ne veut pas dire qu'il y a pas de problème. Ça veut dire qu'on renonce à un moyen, la force, le crime, l'assassinat et qu'on choisit tous les autres moyens. Il y a plein d'autres moyens que la guerre.

La guerre, elle aussi est un projet politique et un projet économique. Quand vous décidez de passer de l'Europe de la paix, c'était le cas au début, à l'Europe de la défense, ça a été le cas au milieu, au point que nous on a dit "Ah ben d'accord, si vous voulez faire la défense, mais contre qui Alors à l'époque, il y avait pas d'ennemis vraiment déclarés et on nous disait qu'il suffisait d'être dans l'OTAN parce que on sait jamais. Et voilà comment Hollande a dit et ben oui d'accord, on installe des batteries antimissiles, missile antimissile en Pologne.

On lui dit en Pologne pourquoi faire en Pologne ? On savait bien pourquoi. On n'est pas complètement idiot.

On voulait lui faire dire. Alors il a dit et ben c'est parce qu'on risque qu'on nous tire dessus depuis l'Iran. Ouais, il l'a dit.

Mais voilà, voilà les grands stratèges qui nous dirigent. Je me rappelle avec ce Benet, une fois on fait une réunion avant Macron, il dit "Oui, et nous les Français comme nous avons l'arme nucléaire, nous allons mettre sous parapluie nucléaire l'Europe." On était une réunion de socialiste.

Je lu dis "Attends, tuarrêtes tout de suite la réunion là. Qu'est-ce que tu es en train de dire ? Il y a un bouton, il y a 28 doigts.

Oh, tu crois qu'un truc pareil est possible ? Il n'y a qu'une seule manière d'organiser une défense, c'est quand on est un peuple et qu'on peut mettre cette défense sous contrôle et où ce peuple définit raisons qu'il aurait de se défendre. Mais c'est pas possible à 28 qui discute autour du bouton parce que la situation des uns et des autres est pas tout à fait la même.

Regardez en ce moment avec l'histoire de l'Ukraine, beaucoup de gens s'habituent. Ah ben oui, l'Ukraine, oui, il y a la guerre. Mais attendez, c'est en danger mortel que cette guerre, il faut l'arrêter.

Et quand on le dit maintenant, vous êtes informé, vous avez vu comment on est traité. Capitular, muniois, machin, tout ça. Et on va aller oui au sol.

Mais monsieur Gusman dit oui oui, il faut B. Vas-y, vas-y le premier. tu nous diras comment ça se passe.

Vous avez pas l'air de vous rendre compte. Vous croyez que tout ça est bien loin. Vous savez combien il y a de soldats français dans le coin ?

Français hein ? Uniforme français. drapeau bleu blanc rouge matériel 2000 vous avez en Estonie là où il y a la rivière qui s'appelle Narva.

J'ignorais l'existence de cette rivière jusqu'à hier mais hier il se trouve que les Russes ont enlevé les bouées qui tracent la frontière entre les deux. Alors c'est dire que la température monte. Là-bas, nous avons 120 parachutistes et 300 militaires, des véhicules blindés et divers matériels.

En Polne, en Bulgarie, en Roumanie et en Croatie, c'est le front est de l'OTAN. Il y a là plus de 1500 français. et du matériel de défense aérienne.

Et figurez-vous que le matériel quand on l'amène en général, c'est pour s'en servir. Ceux qui sont en Estonie où je dont je viens de vous parler, non seulement il y a des parachutistes, il y a un ploton blindé, mais il y a aussi quatre canons César. Le canon César, c'est le meilleur canon du monde, mais c'est pour canonner.

Et de l'autre côté, c'est la Russie. Après vous avez la Lituanie, nous avons une mission de police du ciel, quatre rafales sans soldats. Et en mer Baltique, comme maintenant la Suède est entrée dans l'OTAN, nous les Français, nous avons toujours quelque chose à vendre.

Donc nous sommes là-bas et nous faisons des démonstrations de matériel. Bateau timine, robot en eau profonde et cetera et cetera. Ça signifie que nous faisons partie des causes possibles d'incidents et en toute hypothèse, nous sommes en première ligne pour être directement concernés par la moindre réplique générale.

La Première Guerre mondiale, comme vous l'apprenez à l'école, on vous apprend les causes. Les causes, on les a raconté après. Mais si vous regardez la première guerre mondiale de l'arrière vers l'avant, il y avait rien qui condamnait à la guerre.

Il y avait des raisons. Mais la première de ces raisons, c'était déjà l'économie de guerre. L'économie de guerre, c'est ce qui permet aux États-Unis d'Amérique de relancer sans arrêt leur propre économie qui n'est pas une économie productive. 57 % du matériel qui arrive en Ukraine est acheté directement aux États-Unis.

Nous sommes les premiers bailleurs de fond de l'industrie de guerre nord-américaine. Et l'industrie de guerre, c'est de l'acier, du caoutchou, du plastique, du cuivre et cetera et cetera et cetera. C'est des milliers d'emplois.

Voilà comment le capitalisme trouve son compte dans la guerre et comment les sociétés qui participent à l'économie de guerre peuvent croire qu'elles y ont un intérêt. Mais la guerre finit toujours de la même manière. On casse, on tue, on accumule la vengeance, la revanche, les ventes d'état sans fin d'une génération à l'autre.

Il faut tout faire pour bloquer la guerre. Et dans le vote qu'on va avoir le 9 juin, je vous parle avec tout le sérieux de quelqu'un qui s'intéresse de très près à l'actualité chaque jour. Vous avez la possibilité de donner une opinion sur le fait que vous ne voulez pas de la guerre parce que l'unique organisation qui s'oppose à la guerre et dit qu'on peut trouver une sortie par le haut, y compris en Ukraine, ce sont les insoumis et la liste de ma nombrie.

Il n'y en a pas d'autres. Il n'y en a pas d'autres. Pas d'autres.

Vous n'avez aucun autre vote que celui-là. Le vote pour la paix, le voilà. Et rappelez-vous comme j'étais moi, j'ai regardé ce que disait Pedro Sanchez l'autre jour, c'est le premier ministre espagnol.

Ils ont reconnu l'état de Palestine et il dit "Vous verrez dans l'histoire qu'on considérera ce qui s'est passé en Palestine comme le premier drame du 21e siècle, la catastrophe la plus complète." et vous serez fier de penser qu'à ce moment-là votre pays était du bon côté. Et bien moi, je vous dis la même chose à chacun d'entre vous et aux plus jeunes.

Au moment où on a la possibilité à égalité avec tous les autres de dire ce qu'on pense, c'est le moment d'être du bon côté. Des fois, il en coûte. Pour ma part, j'étais hostile à la Première Guerre du golfe.

Je n'étais pas d'accord avec le nouvel ordre mondial que nous avait annoncé le président des États-Unis d'Amérique. La France est entrée en guerre et moi j'étais un mitérandiste d'acier. Alors je pleurais parce qu'on était en guerre.

Mais pas un jour de ma vie. Je ne me suis senti honteux d'avoir dit moi j'ai peur, j'ai pas envie de me fâcher avec mes amis, je vote la guerre. Et pourquoi je l'ai pas voté ?

Parce qu'on me disait que c'était pour libérer le voisin et l'autre il venait de m'expliquer qu'il allait créer un nouvel ordre mondial. Et moi, je me suis dit si je vote la guerre, je vote ta mort à toi, celle de ton fils, celle de ton mari, qui je suis pour décider de votre mort si je ne crois même pas ce qu'on va faire. Je ne l'ai pas fait jamais.

Nous ne sommes en dehors de notre responsabilité individuelle, quelle que soit la situation. La morale de la responsabilité est celle qui nous établit comme être humain parce que c'est elle qui nous dit que nous sommes libres. Quelle que soit la pression qui s'exerce sur nous, nous restons libre de faire une chose ou une autre.

Et ceci est un principe que chacun d'entre nous peut avoir, qu'il soit croyant ou pas. Pas ou croyant. Chacun d'entre nous est responsable de tout et fait ce qu'il peut pour assumer cette responsabilité.

Je ne vous dis pas que ce soit toujours possible, mais quand vous êtes dans un isoloir, si c'est possible. Et quand vous êtes chez vous pour aller au bulletin de vote, pour aller à l'isoloire, si c'est possible. C'est possible d'être pleinement et entièrement responsable et de le matérialiser par geste.

Voilà ce que vous faites le 9 juin qui vient. Plus que jamais, la jeune génération a sur ses épaules quelque chose que la mienne n'a pas connu. On perdait une élection, on se disait "On verra la prochaine." "Attends-toi, tu vas voir." Non mais bon là, on est démoralisé mais on revient.

On l'a toujours fait hein, ceux qu' on les cheveux blancs là ou qu'on plus de cheveux. Bon, on l'a fait mais nous d'abord un, on pensait qu'on allait faire le socialisme. Enfin, on a cru pendant tout un temps.

Alors avec des avec des s comme si mais pas comme ça. Enfin bref, comme on était quoi. Et puis euh ensuite euh bah on est passé à autre chose, c'est-à-dire à rien.

On savait plus quoi faire. Bah oui, l'URSS s'effondre. C'est pas qu'on était pour l'Union soviétique, mais enfin on était pas d'accord mais bon.

Bref, puis après on a vu l'ardoise hein. Comme m'avait dit une fois Emmanuel, il m'avait dit "Les Russes ont souffert pour nous, hein. Bah oui, les autres ils avaient tellement la trouille qu'il partageait.

Il nous disait à chaque élection, "Les chars de l'armée rouge sont à 48 he de Paris. Combien il y en a ? 5000." On dit "Oh, c'est pas grave, faut 1000 mecs pour pousser chaque char.

Le temps qu'ils arrivent, on sera parti." Bon, on disait des blagues. Vous vous rappelez de tout ça ?

Mais nous, on pensait qu'on avait le temps. Eux, ils ont plus le temps. Maintenant, nous n'avons plus le temps.

Nous avons des délais. Ces délais nous sont donnés par les conséquences du changement climatique. Et la génération suivante a ça sur son dos.

Où elle trouve la sortie où tout le monde mourra. C'est terrible. Il y a un instant, je viens de vous raconter le rendez-vous manqué de l'Europe avec la paix.

Quand on l'a construit, qu'on soit très beaucoup pour l'Europe ou pas beaucoup pour l'Europe, de toute façon, on était tous d'accord pour dire que la paix était un bien commun. Elle nous l'a rendu à l'économie de guerre. C'est un échec total.

Et vous avez la vente d'Airen qui est là au milieu qui caquette et qui fait rien, qui règle au téléphone les histoires de vaccin dans des conditions telles qu'elle va sûrement pas finir dans un palais sa vie cette femme hein parce que quand même bon ça sent bizarrement tout ça. Enfin bon, c'est un échec complet et nous aurons devant nous, si nous gagnons en 2027, le fait qu'il faudra trouver une réponse parce que comme elle est partie là à l'Europe, elle finira pas le siècle parce qu'elle ne règle aucun aucune des tâches collectives qu'on lui demande de régler et parce qu'elle n'arrange rien entre les parties prenantes de l'Union européenne, parce qu'elle est en échec sur la démocratie, parce qu'elle est en échec sur la paix, parce qu'elle est en échec éc sur le social et elle est en échec sur la grande cause qui est celle du changement climatique. Que font-ils ?

Rien. Allez, je vous fais un peu peur. Le changement climatique est irréversible.

Le trait de côte de toute l'Europe va changer. Qu'est-ce qu'ils font ? Rien.

Vous êtes tous empoisonnés par les glyphosates. Qu'est-ce qu'ils font ? Vous allez en bouffer encore.

Voilà ce qu'ils ont décidé. 99 % des rivières sont polluées. 90 % d'entre vous trimbalent des restes de glyphosade.

Votre vie est bouleversé. Ils vous ont imposé un régime alimentaire dont le but comme tout leur illumination c'est toutes les marchandises. Plus la marchandise coûtera pas cher, mieux tout le monde se portera et moins le capital sera obligé de partager avec le travail.

Pendant une génération et demi, les paysans qui ont produit toujours plus, toujours moins nombreux. À la fin de la guerre, il y avait 7 millions de paysans dans ce pays. Il en reste 400000.

Il devrait se demander quel genre de chef ils ont élu à chaque fois pour en arriver à cette situation. Mais on en est là. Si nous voulons rétablir une agriculture qui nous permette de récupérer notre souveraineté alimentaire que nous avions obtenu, la souveraineté alimentaire, ça veut dire que vous mangez ce qui a été produit pas trop loin.

Aujourd'hui, vous êtes le maire d'une commune. Quand je vais, il y a des maires insoumis dans les petites communes, je leur dis bah vas-y, tu fais la cantine avec tout du bio. Il me dit "Ouais, il est il est où le bio ?" Bah, tu as qu'à acheter les carottes du maréché du quoi ?

Il y a pas de maréché. Il y a pas une carotte qui soit plantée à moins de 200 km d'ici. Ça veut dire que toute l'agriculture pour la vie quotidienne, l'essentiel, on importe 70 80 % des fruits et ainsi de suite.

C'est un échec total. Pourquoi ? Parce que l'idée c'est que ça ne vaut que si le marché est mondial.

Et quand je vais en Afrique, on me dit "Ah ben vous voyez, monsieur Mélenchon, ça va mieux. Maintenant, ils ont des revenus en dollars. Ah ouais ?

En vendant quoi ? Du blé. Et qu'est-ce qu'il mange ?

Il mange du blé. Ah non, il mange du sorgot. Ah alors ça veut dire que les dollars qu'ils ont, c'est pour s'acheter le sorgot qui plantait hier et ainsi de suite.

Ce modèle est fou. Ce modèle, c'est le productivisme à tout prix. C'est des récoltes qui sont vendues 24 fois avant d'être arrivé dans son port d'arriver entre le moment où elle doit être semée et le moment où elle arrive pour faire du pain ou autre chose.

C'est ce modèle là que l'Europe porte. Ça s'appelle la concurrence libre et non faussée. Tellement libre et non faussé que non seulement nous on en est conduit là où on se trouve aujourd'hui, mais qu'on oblige les autres à en faire autant parce que c'est dans le traité de fonctionnement de l'Union européenne que non seulement c'est la concurrence libre et non faussée pour nous mais que c'est la concurrence libre et non faussée dans le libre échange.

Par conséquent, les autres sont priés de s'aligner. Il n'y a pas une économie dans les pays que l'on disait en développement qui résiste à un choc pareil. Quand un président des États-Unis a dit une fois dorén avant c'est trade no le président de l'Afrique du Sud a dit c'est quoi c'est une blague ?

Vous voulez qu'on rivalise nous que vous avez exploité, que vous avez martyrisé pendant 3 siècles de chasse aux esclaves, pendant un siècle de colonialisme, pendant 50 100 ans d'Appartaide et vous nous demandez comme ça de se mettre au niveau de vos économies qui ont profité de tous ces pillages, c'est tout simplement impossible. Et l'Europe a un comportement qui condamne les gens à la misère. Vous savez que j'étais Nager il y a à peine quelques jours au Sénégal.

Le Sénégal, ils ont une côte sur l'Atlantique. Là, il y a des poissons. Sur la côte, il y a plein de gens qui vivent de la pêche.

Les dirigeants sénégalais ont vendu les droits de pêche à l'Union européenne qui envoie ces bateaux usine qui ramassent absolument tout, tout ce qui est vivant dans la mer. Et quand ils sont partis, arrivent les bateaux chinois ou les bateaux japonais qui eux demandent la permission à personne. Si bien que les gens qui jusque-là avaient vécu dignement de leur métier de pêcheur n'ont plus de métier ni de pêche et donc doivent quitter la côte pour aller à la ville.

Si bien que au développement démographique normal s'ajoute ce flux d'immigration intérieure vers les villes et les villes explosent. Mesdames, messieurs, j'étais tout content d'avoir écrit un bouquin où je montre pourquoi la ville est le phénomène de notre siècle ainsi que les réseaux. Mais tout part du nombre, quand vous avez une ville comme Kinshasa en République démocratique du Congo, il y avait 1200 habitants au début du 20e siècle.

Ils sont 17 millions. La ville double tous les 10 ans. Vous vous rendez compte du problème ?

Aucun d'entre nous saurait quoi faire. À eux, on leur demande de se débrouiller, de créer les réseaux, de les fabriquer, de les entretenir, toutes choses qui ne sont pas aujourd'hui dans leurs moyens. Et que fait à ce moment-là l'Europe ?

Je parle bien de la République démocratique du Congo. Ah mais c'est loin, monsieur Mélenchon, peut-être bien, mais c'est aussi votre affaire parce que ceux qui s'empileront là-bas un jour ou l'autre et vous ne pouvez rien contre ça parce que vous feriez la même chose pour vous et pour vos gosses. Quand c'est trop une vie de chien, alors vous vous arrachez.

Vous partez, vous migrez et à ce moment-là, vous êtes reçu par ceux qui vous ont mis dans cette situation un coup de gourdin qui espèrent que vous êtes noyé dans la Méditerranée avant d'arriver chez eux. Voilà la vérité. Voilà pourquoi ça nous concerne.

Qu'af fait l'Europe, je vous prie, qu'a fait l'Europe ? Elle a dit madame Verlayen nous acceptons le commerce. J'ai oublié le nom de cette matière.

Et moi je dis mes copains congolais, ils me disent "Regarde ça d'un peu près parce que ce produit là il y en a pas dans les mines du Rwanda. D'où ça sort ? Et bien ça sort de la République démocratique du Congo que des gens du Rwanda ont envahi 7 millions de déplacés, 2 millions de morts.

Que fait l'Europe ? Elle dit "Oui oui, nous achetons le produit miniers du Rwanda." Donc vous achetez de la contrebande, donc vous autorisez ce commerce, donc vous le rendez possible.

C'est de la faute de l'Europe. Nous exigeons que madame Vaner Lion et les autres arrêtent d'accepter la commercialisation des minerais sanglants qui viennent du Congo et qui sont exploités par le Rwanda. Vous voyez, je vous dis tout ça parce que je sais pas combien de fois on se verra.

Je sais que beaucoup d'entre vous sont des esprits curieux. Vous lisez, vous regardez les documentaires. D'abord le reste, ça vaut pas la peine de le regarder.

Et bon, si c'est pour entendre raconter du soir au matin des saloperies sur moi, c'est bon quoi, vous êtes au courant. Mais il y a beaucoup de belles choses à regarder, à apprendre, à comprendre. Je connais les insoumis en général de toutes les variétés.

Ce sont des esprits curieux. Mais je pense que c'est important que quand on se retrouve, on parle de choses de haut niveau, que on se fasse la confiance mutuelle de se dire tout nous intéresse et on se fait confiance les uns aux autres quand on appelle à réfléchir. Peut-être que en réfléchissant pour vous-même, vous tirerez d'autres conclusions que celles que j'ai suggéré de manière des fois un peu sommaire.

J'en conviens, ce n'est pas une conférence, mais je pense que nous devons regarder en face la crise de la civilisation humaine. L'eau monte, les traits de côte sont à revoir. 600 villes sont en train de s'enfoncer.

Mais toutes les villes ne se valent pas mesdames messieurs. Quand New York s'enfonce dans la mer, c'est pas la même chose que d'autres ville parce que ce sont les centres de grand les grands centres de décisions du monde. Par conséquent, le monde va à la rencontre d'un taubou incroyable.

Et pour notre malheur, nous vivons dans un mode de production, le mode de production capitaliste, qui se nourrit de ses propres turpitudes, c'est-à-dire que il se nourrit des dégâts qu'il provoquent. 98 % des Européens absorbent un air malsin. Et ben, vous savez quoi ? une affaire.

Acheter un purificateur d'air. Il y a du plastique et des saletés dans l'eau vous buvez mesdames. Acheter des machines à purifier l'eau.

Je plaisante pas. En Inde, il y a des moments où on narrive plus à respirer. Ils vendent des purificateurs d'air.

C'est ça la réponse. Autrement dit, j'en profite, il y a plus d'abeilles. Acheter des drones pollinisateurs.

En plus, il travaille la nuit et pas les abeilles. Voilà. Voilà pourquoi ils ne s'arrêteront pas. parce qu'ils ne rencontrent pas la limite.

Ils ne rencontrent pas le jour où on leur dit "Ah bah trop tard, il y a plus." Non, il y a toujours moyen de faire des affaires. Et voilà pourquoi on oublie de parler de paix au moment où 156 états dans le monde ont un différent frontalier, ce qui veut dire 75 % des nations et au moment où 28 % d'entre elles ont déjà un conflit armé avec le voisin.

Et voilà pourquoi on va oublier de parler de la pollution du glyphosate au moment où nous subissons la crise que nous subissons. Il est temps de dire que l'Europe ne peut pas continuer comme ça. Pas seulement ses institutions politiques, mais la vie des sociétés européennes.

Il était prévu qu'à partir de 2026, la population européenne diminue. Nous sommes un continent vieillissant. Il y a de l'agrément quand on est en bonne santé à avoir de l'âge.

Mais il y a pas d'agrément pour une société où il y a pas de jeûne. Je vous ai parlé tout à l'heure du Sénégal. 50 % de la population a moins de 19 ans, 70 % de la population a moins de 30 ans.

Vous arrivez mais l'air électrique tellement il y a de gens qui pulsent, qui vivent, qui inventent la langue qui est la nôtre. À qui appartient-elle ? À ceux qui la parlent.

Les plus nombreux sont les africains. Monsieur Zemour va devoir s'y faire. C'est comme ça.

Le français doit se créoliser, va se créoliser. Mais nous, on peut pas rester comme on est là. Un jour ou l'autre va commencer la vraie discussion.

Si nous acceptons de diminuer en nombre comme les Allemands ont accepté de le faire, si nous comptons sur la Méditerranée pour noyer les gens que nous ne voulons pas voir, alors nous resterons entre nous et nous ne pouvons pas vivre comme nous voulons vivre si nous restons entre nous sans les jeunes. Et les jeunes, ils doivent, ils peuvent se poser une question. Comment se fait-il que la population décroisse ?

Est-ce que vous ne savez pas qu'il y a une crise de la fécondité humaine et que quand on parle de la crise de la biodiversité, des animaux qui disparaissent, des oiseaux qui disparaissent, des verrs de terre qui disparaissent, il faut que vous sachiez que les êtres humains aussi sont en train de disparaître parce qu'ils ont des difficultés à se reproduire. Voilà la vérité. Voilà la vérité qu'on ne peut pas dire parce que elle recouvre des aspects personnels, privé bien sûr.

Et tout ce qu' a trouvé à dire le président, c'est il faut réarmer démographiquement. Ah bah ouais, va te réarmer. Tout ça n'a pas de sens.

On fait pas des gosses pour s'armer. On les fait pour partager du bonheur, pour partager de l'amour, pour partager les belles choses. Mais s'il y a rien à partager parce que vous avez rendu le monde tellement lait qu'on a même plus confiance en lui parce qu'on ne sait comment faire pour s'occuper bien comme il faut des enfants avec les difficultés de la vie qui se sont accrues, plus vous avez rendu les gens malheureux et misérables et vous continuez à pourchasser les pauvres, à leur disputer le RSA.

Vous voulez leur faire 15h de travail à 7h de l'heure. Vous savez même pas ce que c'est d'être la femme qui a les enfants à la maison et qui doit s'en occuper et qui n'a aucun moyen d'aller je ne sais où faire 15h à 7 €. Vous ne savez rien de l'homme à qui vous serrez la main dans la rue, monsieur le président, et qui vous dit "J'ai pas de boulot" et vous lui dites "Il suffit de traverser la rue, tu en trouveras un et vous montrer les terrasses de café." Mais figurez-vous que garçon de café c'est un métier.

Tout le monde peut pas faire garçon de café s'apprenant en prenant un chiffron pour se le mettre sur le bras. C'est un métier. Et vous auriez dû demander d'abord à l'homme à qui vous serriez la main et à qui vous avez dit "Traverse la rue, c'est quoi ton métier ?" Il se trouve que celui-là, il était horticulteur.

On a besoin d'horticulteur, figurez-vous, monsieur le président de la République. On a besoin d'électricien, on a besoin de maçon. Et pour ça, il faut pas détruire tous les lycées professionnels pour aller coller les momes à l'apprentissage.

Quand comme moi, quand j'étais gamin, l'école c'était obligatoire jusqu'à 14 ans. D'accord ? 14 ans pour les bons élèves, c'était la 5e.

En 5e, touf, la moitié de la classe foutit le camp parce que c'était les enfants des ouvriers et que il fallait mettre du beurre dans les épinards. Donc il passait beauté, il il partaient bosser à faire apprenti parce qu'il y avait un petit quelque chose. Voilà pourquoi ça se passait comme ça.

Pas parce que les gamins étaient pas forts à l'école, parce que c'était la vie qui oblige à ça. Et on avait corrigé tout ça. Tout à l'heure, j'étais dans une ferme, je discute avec le fermier, le paysan.

Notez bien, j'ai dit paysans, j'ai pas dit exploitant, c'est lui qui me l'a dit. Je dis, je te promets, je la case ce soir celle-là. Il m'a dit le paysan, c'est celui qui vit au pays.

L'exploitant, c'est celui qui exploite. Il exploite quelque chose, son voisin, l'acheteur, les animaux, bref, le paysan. Alors, on parle comme ça patati patala d'une chose, d'une autre.

Et bon comme moi je suis un un pur, je sais rien faire quoi, de mes mains à part dessiner. Donc je suis toujours fasciné par les métiers, les machines. Puis j'ai été ministre de l'enseignement professionnel donc ça vous tire les oreilles.

À chaque fois je passe quelque part, je regarde et ça vous trouvez si c'est qui vous l'installer tout ça. Bon d'abord on apprend beaucoup. Et alors le gars qu'est-ce qu'il me dit ?

Il me dit quand on a un problème ici d'électricité, faut un an pour voir arriver un électricien. 1 an. Non mais attendez, en ville, je sais que pour avoir un médecin, il faut faire la queue 6 mois pour les yeux, 6 mois pour les oreilles.

Tacher que ça tombe pas en même temps parce que vous êtes sour et aveugle, vous êtes mal barré. C'est les choses une après l'autre, hein. Faut être malade de quelque part, mais l'un après l'autre.

Vous prenez rendez-vous à tout hasard. Il paraît qu'il y aura une taxe lapin, ils ont appelé ça, hein. Voilà ce qu'il a inventé l'autre.

Non, mais vous vous rendez compte où on en est dans ce pays ? Des fois, ils disent "Nous voulons responsabiliser les patients." Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

Par exemple, vous avez tous la mauvaise habitude d'avoir la grippe au mois de décembre, vous pouvez pas en avoir une ou deux en août ? Bah, c'est responsable, non ? Pas tous en même temps.

Voilà, tout ça est absurde. Ils font vivre une économie qui n'est pas de l'économie. C'est autre chose.

C'est un monde abstrait. Elle a 1 an pour avoir un électricien, ça prouve qu'on manque d'électricien. Et ça, figurez-vous, c'est un problème de base.

Vous n'aurez jamais, on gagne en 2027. Nous, on va se mettre tout de suite au boulot. Il faut qu'on arrive à fermer les centrales nucléaires.

On peut pas appuyer sur un bouton et c'est fini. On peut appuyer sur un bouton et c'est un cœur après, c'est fini. Le nucléaire, c'est dangereux.

Moi, je je suis un homme des lumières. Je crois à la science, je crois à tout ça. C'est dangereux.

Et puis on est un petit pays, un problème avec un réacteur terminé. Il y a des pays sont très grands comme la Russie. 11 fuseaux horaires.

Alors il y a un pête à un endroit. Bon bah chose qui peuvent nous il y a un problème dans la vallée du Rô c'est terminé. Il y a un problème à la centrale de nos gens qui est en amont de Paris c'est terminé.

D'accord et je fais pas toute la liste parce que sinon vous rentrez comme ça ce soir chez vous et vous dormez pas. Donc c'est dangereux, faut arrêter. Mais comme on peut pas arrêter s'en remplacer, faut se mettre à remplacer tout de suite.

Donc faut fabriquer les machines. Il y a la sobriété d'abord. Alors, j'attends de vous voir, hein.

Quand on va venir vous dire "Écoutez, bah avec nous la nuit, on étend tout." Vous allez dire "Oh, c'est quoi ça ?" Parce que vous êtes tous contre, mais vous aimez pas non plus le noir.

Alors, faudrait savoir. Il va bien falloir qu'on s'entende sur plein de mesures comme ça. Et ben oui.

Et ben oui. Si vous allez en ville, tout est éclairé jusqu'à point d'heure, hein. Mais ça c'est stupide parce que on consomme et la sobriété nous permet d'économiser de la production.

Mais il y aura des conséquences dans la vie. Bref, je vais venir à mon propos essentiel. les machines.

Je m'engueule avec des camarades qui me disent euh "Tu rêves parce que moi je parle des machines qui utilisent l'énergie de la mer." Donc je suis d'accord pour dire qu'on va pas tout faire passer par là, mais on va le faire. On a 1000 km de côte, ça va quoi.

Il y a de la place pour mettre des machines qui captent la houle. Il y a en mer66 fois l'énergie dont on a besoin à terre. Celle-là, elle est gratuite tant qu'il y aura la Lune.

Alors, s'il y a plus la Lune, vous débrouillerez. Mais tant qu'il y a la Lune, il y aura des marées, il y aura des mouvements sur la mer. Vous voyez ?

Pour faire ça, c'est pas seulement des grands savants parce que c'est des mécaniques assez simples, mais il vous faut des gens capables de manier de la tôle, des gens capables d'installer des installations électriques qui sautent pas. Il vous faut des endroits où on fabrique tout ça et cetera et cetera. Donc on a besoin de milliers et de milliers et de milliers de personnes qui fassent ce boulot-là.

Tout à l'heure, on a parlé agriculture. Vous voulez une agriculture souveraine ? Vive Mélenchon.

Vous voulez manger ce que vous avez ? Oui. Allez, vive madame Aurélie trouvé.

Très bien. Qui c'est qu'il fait ? Il y avait 7 millions de paysans dans ce pays.

Il en reste plus que 400000. Pour remettre en route ce qu'on veut mettre en route, il nous faut 300 à 400000 personnes. On les trouve où ?

Je viens, je fais une réunion à Besançon 1 2 3 4 5 toi tu es paysan. 1 2 3 4 5 toi tu es paysane. Non, bien sûr que non.

Bien sûr que non. Donc, il va falloir inventer une nouvelle manière de vivre parce que personne a envie d'aller mener une vie de chien. 365 jours sur 365 au cul des vaches, ça existe pas.

Et les gens, ils sont bosseurs, ils le font actuellement. Mais il va falloir organiser tout ça, donc tout revoir la condition paysane pour que des gens et il y a plein de gens qui ont envie de le faire. Mais c'est de ça dont je vous parle.

Nous avons besoin dans notre pays massivement des métiers que certains regardent de haut. Et comme ils n'y connaissent rien et qu'il ne savent pas comment ça se fait, ils pensent qu'il suffit de mettre un mot mon apprentissage et alors le savoir va lui dégouliner des murs dans l'usine. Bah non.

Non, si vous regardez une seule fois un gars ou une fille qui fait des métiers de la métallurgie, d'accord, pas tonelier, bon ça comment ça s'appelle ? Peu importe, ça se règle au millimètres. Et ben pardon, ça s'apprend avec des machines, avec des profs qui vous expliquent tout ça.

Ça s'appelle de la géométrie dans l'espace. C'est-à-dire que le gars, vous le voyez ou la fille, vous voyez avec un petit marteau, vous dites "Oh ben ça, peut-être que quand il a le coup de main, ça se fait tout seul." Nienté, ça se fait jamais tout seul.

La main, elle est pas intelligente. C'est la tête qui est intelligente. Si vous mettez rien dans la tête, il y a rien dans la main.

Si la main est capable de faire quelque chose, c'est qu'il y a quelque chose dans la tête. Les deux se séparent jamais. Voilà pourquoi nous sommes par définition le camp du peuple.

Voyez-vous, ma plus grande fierté avec ce mouvement insoumis qu'on a créé, c'est que pour la première fois à la suite d'autres mouvements politiques ont été puissants et qui on représenté la classe ouvrière et les travailleurs. C'est la première fois depuis bien longtemps que dans les quartiers populaires, les gens sont capables de donner le nom d'un mouvement politique pour lequel ils ont voté et qui savent que c'est leur mouvement politique et c'est le nôtre. les soumis et pour moi toute l'importance que ça a c'est que le pays pourra changer parce que eux ils se sentiront représenté et qu' vont participer avec encore plus d'enthousiasme à la transformation de la patrie.

Ce pays est à nous, à nous tous, à vous autres dont les pères, les mères, les grands-pères et les grands-mères viennent de loin. Passez le message à vos enfants. Ce pays est à nous, à nous tous.

Nous allons faire la France ensemble. Nous allons faire un peuple. Nous sommes la nouvelle France.

Nous sommes la nouvelle France populaire. La nouvelle France qui n'a pas peur de se créoliser. Créoliser, ça veut dire qu'on n'est pas obligé d'épouser la fille du voisin ou le fils du voisin pour faire quelque chose ensemble.

Ça veut dire que on va manger le même couscous parce qu'il paraît que c'est le premier plat que vous aimez et que de toute l'Europe, ceux qui mange le plus de pizzas, c'est vous. Alors tout ça, c'est pas français au départ. Le la créolisation, c'est créer quelque chose en commun de nouveau.

C'est les esclaves qui ont inventé ça. Ils ont inventé une langue, la langue créole. Vous savez pourquoi ?

Pour rester humain. Parce que les maîtres les prenaient de partout pour qu'ils puissent pas se causer entre eux. Et voilà comment ils ont créé une langue en commun, le créole.

Et on prend l'esprit, la créolisation, c'est faire surgir par une culture commune du neuf. Ce que déjà on est tous en train de faire. Alors, il y a quelques racilluminées qui sont là dans leur coin ma toupiné en rond pour dire des méchancetés à tout le monde.

Mais c'est pas la France ça. La France réelle, la voilà. Regardez-vous comme on est là.

Et c'est cette France qui doit occuper le devant du palais. Le devant du pavé, le devant du palais. Le mot qui m'a échappé était le bon.

Le devant du palais. Le devant du palais. un mot pour finir.

Alors, il y a une élection européenne. Moi, je vous ai dit au début, je connais la musique, hein. Ça serait quand même triste que je la connaisse pas à mon âge avec tout ce que j'ai pu faire.

Donc, quand j'ai vu ces élections européennes arriver, j'ai dit ça c'est pas une élection européenne, c'est une élection présidentielle. Oui, il y a pas besoin d'être un aigle en politique pour comprendre ça. Bon, et ben regardez comment ça se passe là.

Alors comme ils ont autant d'imagination qu'une paire de chaussures ou qu'une poignée de porte, eux ils connaissent qu'un truc. On fait une élection, on va la gagner. Pour la gagner, il faut qu'il y a un fasciste.

Point. Donc il recommence. Alors vous avez les deux autres là, ils sont bien braves.

On voit bien que c'est au-dessus de leur force quoi. Bardz là à tal. Non mais je veux rien dire parce qu'elle veut dire il méprise les jeunes.

Pas du tout. La masse des jeunes vote pour moi, je suis le plus vieux. Ça prouve ça prouve que ça prouve que les jeunes ils réfléchissent.

Ils s'arrêtent pas à l'apparence ou à l'âge, ils vont directement aux idées. S'ils sont d'accord avec vous, bah ils marchent avec vous. La moitié vote avec nous.

Alors après il viennent me dire vous inquiétez pas j'atterris hein. Après il viennent me dire oui mais les ouvriers votent pour les fascistes. Je demande à voir.

Mais faut un petit peu réviser vos cartes les gens là les sondeurs là parce que ils font vous savez même les marxistes de ma jeunesse, ils étaient pas aussi grossiers queeux. Alors, ils mettent ouvrier de points communistes, d'accord ? Employé socialiste.

Alors, ils font des quotas de professions en pensant que ça correspond à des opinions. Ben, pas du tout. Vous avez des ouvriers qui sont bêtes comme leurs pieds et d'autres qui sont géniaux.

Et vous avez des bourgeois qui sont bêtes comme leurs pieds. C'est assez grande catégorie. Et d'autres qui sont avec nous.

La conscience. et bien sûr et déterminé par l'existence. C'est-à-dire que vous êtes beaucoup plus patient quand vous avez la bonne paye.

Quand j'étais gamin comme vous, comme tout allait mieux et bien moi j'étais le premier bâchelier de ma famille. On est on pensait que allez le suivant, je sais pas ce que j'imaginais que mes gosses allaient faire hein. Mais allez, on s avançait, on était assez optimiste et du coup ça rend patient.

Mais si vous êtes pris là, que vous avez une vie qui vaut pas le coup d'être vécu et qu'en plus on vous dit que tout va le camp, alors là ça va moins bien. Aujourd'hui, on est dans ce genre de société. Il y a plus de classe sociale ascendante.

Quelques grands bourgeois qui s'enrichissent, contrôlent les moyens de communication et tout le reste qui tire la langue. On en est là. Et les instruments de mesure ne permettent pas de mesurer.

Moi, j'ai prévenu gentiment les sondeurs gentiment. Si vous vous êtes encore trompé comme à chaque fois et si s'agissant de nous vous trompez autant parce que vous marquez dans votre machin que votre marge d'erreur est de tr points. Expliquez-moi pourquoi vous êtes trompé de 5 avec moi.

Parce que vous allez demander à n'importe quel gars ou fille qui vous installe un câble électrique qui manque 5 m. Vous le virez, vous dites "Écoutez, vous êtes sympa, mais on va trouver quelqu'un d'autre qui s'est compter." D'accord ?

Là, non, eux non, ils se prennent la tête le soir pour dire pourquoi ils ont eu raison de se tromper parce que ça prouve qu'ils avaient raison. Et tout le monde est là. Oui, oui, oui.

Bon, oui, oui, oui. Bien et hop, c'est reparti pour un tour jusqu'à l'élection suivante. Mais ils sont trompés.

Alors, je vous préviens pour vos nerin, voilà comment ça va se passer la soirée électorale. D'abord, ça va être super bref. Pourquoi ?

Parce que les macronises vont se prendre une tanée. Ben oui. Donc ils ont pas envie qu'on passe la soirée dessus quoi.

Deuxième raison, ils vont s'être tellement planter sur nous qu'ils sauront plus quoi dire pour expliquer pourquoi c'est comme ça et pourquoi ils se plantent sur nous. parce que leurs outils ne leur permet pas de mesurer la différence d'abstention qui viendra des quartiers populaires. Parce que nous savons tous que les quartiers populaires vont voter davantage cette fois-ci que les autres parce que dans les quartiers populaires, il y a des gens qui sont équipés d'un truc sous leurs cheveux qui s'appelle un cerveau et qu'ils ont réfléchi et appris beaucoup de choses et ils savent qu'ils vont aller mettre des bulletins de vote pour dire à tous les autres c'est nous qui avions raison.

Alors la veille erreur de 5 points le jour même à 20h. Ah ben moi je vous raconte ce que j'ai vécu hein. Je vous raconte ce que j'ai vécu.

J'invente rien là. Le jour même à 20h quick erreur de tr points. Donc là tout le monde me tape sur l'épaule me dit ah verra la prochaine fois.

Tu vois ? Bon, je commence à plier mes affaires et puis à ce moment-là arrivent les résultats des grandes villes parce que comme les grandes villes ferment le bulletin, les bureaux de vote à 20h et qu'avant c'est la campagne et qu'à la campagne on n pas que des amis, d'accord, disons que ça vote moins pour nous que quand on a les villes et les grandes villes, c'est là où il y a tout le monde. Enfin, il a pas besoin d'être un aigle pour comprendre ça, hein.

D'accord ? Bon, donc à ce moment-là, les grandes villes votent et on dépouille à partir de 20h, 21h, 22h, on remonte. C'est ce qui nous est arrivé la dernière fois.

Donc moi, j'avais remé, les journalistes étaient partis, on leur dit il faut revenir, revenez, il va peut-être être au deuxème tour. Et moi, c'est moi, c'est moi le gars au milieu hein. Le bouchon là qui flotte sur l'eau, c'est moi.

Donc j'aime mieux vous dire qu' faut avoir des nersin. Donc ce soir-là, vous aurez les nerfs, j'espère. D'autant que ça m'ennuie de finir avec ça, mais bon, faut quand même que ça soit dit, sinon ça serait pas bien.

J'ai vu l'interview de Ah, comment tu l'appelles celui-là ? Juxman. Voilà.

Alors, c'est étrange comment ils parlent de moi ces gens. D'abord, si j'étais pas là, ils s'ennuieraient. Ils arrivent toujours à me coller quelque part dans la conversation.

Et en général, c'est pas très sympa mais ça occupe quoi. Alors, il y avait là un répondeur automatique de Auran, madame Rutel Crief. Alors, elle dit euh Ah, voilà mes papels.

Alors, elle dit euh "Vous avez dit que vous alliez créer une gauche proe européenne et humaniste sans Mélenchon au lendemain. On imagine de l'élection européenne. D'abord, comment on peut être humaniste sans Mélenchon, c'est un mystère qu'on réglera une autre fois." Et il y a des gens, ils sont méchants, vous savez, vous connaissez ça dans la vie.

Ils aiment bien répéter des trucs méchants mais ils disent pas que c'est eux qui le disent. Comme m'a dit mon voisin, ben madame machin, elle a une drôle de robe hein. Comme ça c'est dit mais c'est pas moi, c'est madame machin.

Donc madame Rutel Crif, elle dit "Et je voudrais citer cet éditorial de Laurent Geofrin." Vous voyez qui c'est ? Bah c'est le directeur avis de euh libération même s'il y travaille plus parce que même eux ils en ont eu marre.

Alors il dit, je voudrais vous citer cet éditorial de Laurent Geoffrin qui dit une nupesse sans Mélenchon, ça n'a aucun contenu. Me la réhabilité pas du tout parce que ça voudrait dire se plain ce monsieur qu'il faut travailler avec des mélanchonnistes à visage humain. D'accord ?

Ce qui veut dire que le mien ne l'est pas. Le tien non plus. Aurélie, si j'ai bien compris.

Toi pareil, toi pareil, toi pareil, toi pareil, toi pareil. Mais il y en a, ils ont un visage humain bol, ils sont bien vus. Mais aucun d'entre eux n'a condamner le leader Maximo.

Anna, le leader Maximo. Mais personne m'a jamais appelé comme ça, ni moi le premier. Il y a jamais eu de leader Maximo.

Je m'empress même Fidè Castro n'a jamais été appelé le leader Maximo par personne. C'est une invention de la CIA et des gringo. D'accord.

Bon alors le leader Maximo ni c'est sai sai pro às écoutez je veux pas faire des histoires mais tout le monde sait que j'ai toujours été partisan de séparer la politique du religieux ce qui n'est pas le cas du Hamas donc on ne peut pas s'attendre à ce que je je les rejoigne sur un point de vue qui pas le mien hein bon alors qu'est-ce que vient faire mes sa proas Donc dit cette petite futée, vous faites quoi au lendemain ? Et lui il répond, il y a le 9 juin, il y a une élection extraordinairement importante qui est importante pour l'Europe et elle est importante pour la France. Ça va, on a compris.

Et elle permettra de Et elle permettra de trancher des divergences profondes une fois pour toutes. Ah ah une fois pour toutes avec moi, c'est une blague. Mais on a dit sans Mélenchon, donc ils peuvent essayer.

Mais je vous préviens, les autres sont pires que moi, hein. Vous me regretterez parce qu'ils sont pas plus souples, hein. Bon, qui dit le rapport à l'Europe, OK, le rapport au régime autoritaire, le rapport à la violence, le rapport à la démocratie, tout cela, c'est une élection qui va le trancher.

Moi, je suis d'accord pour qu'on tranche sur l'opinion de monsieur Gluxman avec les régimes autoritaires qu'il a servi puisqu'il a été l'employé du tyran de Chacachevili en Geéorgie. Bon, OK. C'est facile mais franchement je me mets au niveau hein.

Bon mais ce qui est très important c'est qu'on lui dit et si Mélenchon ça c'est l'anglais. Voyez lequel c'est l'anglais ? D'accord.

Voilà écoutez bien. Non mieux franchement et si Mélenchon se réveille dans sa grotte. Mon appart boulevard Magenta une grotte.

Il sait pas combien ça coûte he le gars si Mélenchon se réveille dans sa grotte parce que jusque- là je dormais c'est pour ça que il toute la journée il parle de moi pour dire des horreurs. Il dort dans sa grotte. Donc que se passe-t-il si Mélenchon se réveille dans sa grotte ?

Réponse de Gluxman qui ne craint rien. Tal là sonner buissance et trompettes. Et bien il y aura une confrontation.

Que voulez-vous que je vous dise dit monsieur Gluxman. Moi je dis qu'on tranche des idées, qu'on tranche une ligne. Bon ben, commence par trancher la ligne, pourquoi pas ?

Mais j'ai retenu le mot confrontation. Il aurait pu dire il va y avoir une discussion. Nous on voulait qu'il y a une liste de la nupesse.

C'est pas facile à faire hein. Surtout puisqu'on a entendu après. Il y a eu des jours où on s'est dit ben heureusement qu'ils sont pas là quoi.

Parce que qu'est-ce qu'on aurait raconté ? Mais je veux pas je veux pas tourner autour du pot de la difficulté. Je veux vous dire comment je me la représente parce que cette difficulté c'est la vôtre aussi hein.

Bon il faudrait savoir on veut l'union ou pas. Si on la veut bah qu'est-ce qu'on fait ? Il faut discuter.

Moi, je pense que si on avait fait une liste, sans doute que ça aurait été tendu. Mais de toute façon, ils voulaient pas hein. Ils en ont pas voulu au sénatorial, on pas voulu aux européennes et ils ont décidé d'un moratoire avec nous au moment des révoltes urbaines que appellent les émeutes urbaines.

Parce que quand même, bon, on tue un jeune de 17 ans pas faire un plat, hein. Bon, deux non plus. Bon, trois bon et 20 non plus.

Bon bon pour eux c'est pas un problème. Et donc comme nous on a refusé de dire autre chose que nous demandons la justice, ils ont décidé que c'était insupportable parce que nous étions complices des violences. Bon vous connaissez tous cette histoire-là.

Donc ils avaient déjà décidé mais si on avait fait ensemble oh là là plus temp que ce si on avait fait ensemble on aurait parlé à chaque étape et on aurait cherché à se comprendre. Moi, je fais le pari que si on avait fait une liste ensemble, on aurait pu nous les convaincre de ne pas mettre 4 mois à condamner la violence de Netaniaou. Je pense qu'on aurait pu les convaincre de dire il faut un état palestinien le premier jour comme on l'a fait nous. pas attendre 6 mois pour dire quelque chose qui est déjà à l'ONU quoi.

C'est pas une invention d'anarchistes et chevelé hein. Bon on aurait pu les convaincre en tout cas on se serait parlé. Lui il parle pas de dialoguer il parle de se confronter.

Et après pour ceux qui avaient pas compris il dit oui mon cap. Donc oui mon cap il est clair. Ce sera celui-là. ce sera celui-là qui sera choisi et moi, dit-il, je serai le garant que ce soit le cap, le cap de la reconstruction, le cap de l'alternative.

Autrement dit, nous on était pour avoir une liste d'union. Pourquoi ? Pour affronter le Rassemblement national.

Parce qu'à la sortie des élections de 2022, il y avait trois blocs. La droite et les Macronistes, l'extrême droite et nous. Nous, on a gagné le premier tour de l'élection législative.

C'est la première fois qu'un truc pareil se produisait. Donc on dit on va à l'élection suivante et nous allons nous rattraper et battre le Front National. Pour nous la pire catastrophe c'est d'avoir cette formation politique au pouvoir.

Pourquoi ? Parce que elle elle injecte elle officialise le fait que bah tous les Français sont pas égaux en droit, qu'il y en a qui sont plus égaux que d'autres, que certaines prestations sont réservées à certains et pas à d'autres et cetera. Enfin, vous connaissez tout ça.

Donc c'est ça l'objectif numéro 1, éduquer la société à autre chose. Nous, on n'est pas une avant-garde révolutionnaire comme le disait Chavez, nous on travaille à faire en sorte qu'il y a un peuple qui soit révolutionnaire. C'est pas pareil.

C'est-à-dire que lui-même prenne en charge les idées qui lui permettent de garantir sa liberté, sa fraternité et cetera. C'est ça le but de l'opération. C'est pas de dire "Allez, donnez-nous le pouvoir et puis nous on va s'en débrouiller." Quand on part dans cette idée, chaque élection est une occasion d'éducation populaire de masse.

C'est ça qu'on fait comme travail à chaque élection. C'est pour ça qu'on est avant tout des démocrates. Je sais qu'il y a parmi mes plus jeunes camarades, certains me disent "Oui, mais non, il y a pas de Oui, mais il y a que ça, camarade.

Où tu convains et tu gagnes une majorité ou vous passez par d'autres méthodes, d'autres moyens qui finissent toujours de la même façon par une catastrophe pour nous. La guerre de guerri urbaine, la violence et cetera ne nous conduisent à rien du tout. Je vous supplie de le comprendre.

Je vous le dis, préférez toujours le chemin, même s'il est plus long, mais où tout le monde est vivant et où vous embarquez tout le monde. Parce que sinon, je connais la musique, je l'ai vu dans pas mal de pays. Qui c'est qui disparaît le premier ?

Les plus courageux. Mais nous à la fin, je dis pas que ceux qui restent sont pas les plus courageux, sont pas courageux, mais vous comprenez ce que je suis en train de vous dire. La société se prive de ces éléments les plus dynamiques, les plus entreprenants, les plus combattants.

Faites confiance aux méthodes de la démocratie. Il suffit de regarder cette salle. Je vais vous dire, il y a 10 ans, on était tous éparpillés.

On savait plus à quel sens vouer. On savait plus à quelle branche s'accrochait. On était perdu chacun dans nos parties.

On est content de rien de ce qu'on faisait. On voyait bien que ça nous menait nulle part. Et ben, on a reconstruit ensemble cet outil qui est l'outil insoumis.

Et maintenant, on a cet outil à notre disposition à tous. Vous voyez, il faut pas se décourager, il faut pas baisser les bras. À tout moment, on peut construire l'outil dont on a besoin.

Donc dans cette affaire, on voulait l'union pour ça. Alors, ils ont dit qu'ils en voulaient pas. On leur a dit, "Vous prenez une responsabilité terrible de faire ça, terrible de refuser l'union.

Et puis les plus malins qui se croyaient les plus malins, les premiers à rompre l'union hein, que ce soit Fabia Russell ou que ce soit les camarades verts qui disaient "Oui, on va rééquilibrer la gauche." Ben, ça a l'air d'être bien parti pour être rééquilibré. Franchement, franchement tout ça pour ça non, tout ça pour ce que je viens de vous lire.

C'est-à-dire que ce qu'ils veulent, c'est comme ils disent rééquilibrer pour trancher. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas accepté le verdict des urne de 2000 17 qui a donné à la gauche radicale, à la gauche du rupture, nous autres de nous mettre devant. Ils n'ont pas accepté le résultat de 2022.

Ils veulent revenir à ce qu'ils appellent la gauche raisonnable, je sais pas quoi, dont le programme a été annoncé morceau par morceau. Venez pas dire que vous êtes pas au courant. Vous pouvez le dire aux camarades autour.

Oui, mais Mélenchon, il parle trop fort. On demande pas de régler notre conscience sur les décibelles, on demande de les régler sur les contenus. Quand l'autre il dit qu'il veut pas de la retraite à 60 ans, ils avaient signé ça il y a même pas 6 mois.

Il avait signé. Pareil pour le nucléaire, pareil pour le marché électricité. Comment vous expliquez que les gens sont en train de se faire dépouiller avec leurs factures d'électricité et qu'il y a une seule et unique organisation qui a voté contre le marché électricité les insoumis ?

Ça c'est une réalité. Et il s'amène devant vous à la télé, il dit "Oui, mais ce qu'il faut c'est qu'on puisse connecter les réseaux. Mais vraiment, il nous prend pour des imbéciles.

Il confond le marché électricité avec la connexion des réseaux. La connexion des réseaux, c'est depuis 1960. Tu as qu'à rencontrer un seul électricien dans ta vie et demande-lui pourquoi on est obligé de connecter nos réseaux.

Parce que pour que ça marche, faut que ça soit toujours d'équilibre entre la production et la consommation. Donc, on a continuellement besoin de faire sortir de l'électricité et d'en faire entrer pour maintenir le réseau d'Aplomb. Donc arrête de lui prendre pour des imbéciles.

Nous sommes capables d'être instruits. Il suffit, je l'ai dit moi j'y connais rien. Je fais de la philo au départ et de la poésie du 16e siècle.

Vous avez qu'à voir la distance qui peut y avoir avec l'électricité. Et ben qu'est-ce que je fais comme responsable politique ? Et ben je me renseigne, je parle avec les gens, j'essaie de comprendre.

Et là maintenant, ils veulent vendre les barrages. Attendez de voir qui vendent les barrages. Vous croyez que ceux qui vont les acheter, c'est pour les réparer ?

Non, c'est pour les exploiter. Et ben, vous allez payer encore plus cher les gens. Je vais vous dire pourquoi.

Parce que quand quelqu'un dira "Arrêtez, faut arrêter de produire pour que ça soit d'équilibre". Le gars qui a la propriété privée du barrage, il dit "Moi, j'arrête pas parce que si j'arrête, ça me coûte temps." Donc comme ça coûte le temps, c'est toi qui va le payer.

Vous allez demain payer de l'électricité qui aura pas été consommée. Voilà ce que ça va donner la privatisation. Et comme quand vous faites descendre de la flotte, vous pouvez la mouliner plusieurs fois, ça veut dire qu'on va pouvoir vendre par bout l'exploitation des barrages.

Vous le perz. Parce que chaque fois qu'on croit que le marché va régler miraculeusement, on se plante. Les biens communs ne peuvent pas fonctionner sur la logique du marché.

Ils ne peuvent pas fonctionner. Il faut que les êtres humains aient la volonté politique. Donc mesdames et messieurs, ce qui est en cause, ce n'est pas seulement le nombre des députés.

Bien sûr que nous on espère qu'on en ait bien tout ce qu'il faut parce que un député insoumis ça sert à quelque chose. J'en diraiis pas autant de tous les autres. Et un député insoumis il reste pas dans son bureau ou aller faire je sais pas quoi là quand on vote au Parlement européen.

Une fois j'avais compté l'ai fait hein. On votait une fois toutes les 2 secondes. Qui est pour qui est contre ?

Qui est pour qui est compte ? Après il y avait une petite boîte dedans là. On mettait les doigts comme ça pour compte pour compte pour compte pour compte.

Voilà. Bon, c'était une vie nulle mais le reste du temps, moi, j'allais vous voir. Faut qu'on comprenne ceci, cela, que je comprenne ce qui se passait dans le pays.

Les élus insoumis, ils ont un pied dans l'institution, un pied dans la lutte. C'est pourquoi vous les voyez tout le temps partout au combat. Ils font des caisses de grève, ils vont sur les piquets, ils vont voir les gens.

Personne reste à la maison planqué. Ce soir encore. C'était eux les premiers pour aller faire le rassemblement. pour la Palestine.

C'est celle-ci qui a organisé cette affaire avec le préfet Nunè pour qu'il nous autorise à y aller. Elle avait à peine tourné le dos que pou qui sont mis à faire des NAS. Et ben la négociation c'est que les gens sortaient par paquet et dans chaque paquet il y avait un député avec son écharpe tricolore.

C'était un insoumis comme dans la rue en face de SP. Vous avez entendu des gens parler à cette tribune avant moi ? Vous avez entendu Anthony ?

Je vais vous dire qu'ils vont regretter la période où il était pas parce que maintenant on va parler de la mort au travail en Europe. Et quand vous avez eu quelqu'un comme l'Élac qui a été capable de renverser la table sur la question de lubérisation parce que c'est ce qu'on a fait au Parlement européen, c'est grâce à nous députés insoumis que dorén avant quiconque est ubérisé peut demander le statut de salarié à la plateforme qui l' embauche parce qu'avant c'était pas possible. C'est cette femme qui l'a obtenu et cetera.

Je ne vais pas reprendre mon discours. Ce que je vais vous dire, c'est quand on vous appelle à voter, on vous appelle pas seulement à nous à nous aider. Bien sûr qu'il faut le faire.

C'est un acte honnête, c'est un acte de bon sens. C'est un acte digne d'envoyer ces gens au parlement et ensuite vous allez les retrouver dans vos luttes parce que vous savez quoi ? On va tout changer.

Écoutez-moi. Comme c'est là, ça peut pas durer. Sauf si notre peuple est devenu un ramassi qui se laisse maltraiter nuit et jour comme c'est le cas.

Mais ça ne se passera pas. Le peuple français se remet en mouvement, est en mouvement. Nous avons eu les gilets jaunes, nous avons eu les révoltes urbaines, nous avons eu les grèves pour la contre la retraite à 64 ans.

Et vous serez obligé de vous poser la question de savoir pourquoi on a perdu. Comment ça se fait qu'avec 90 % de gens d'accord pour abroger la réforme, on perd quand même ? Parce que ça nous pose des problèmes de la lutte.

Les problème de la lutte et de sa conduite sont là. Il y a eu des dizaines et des dizaines de syndicalistes sur le terrain qui sont entrés dans le combat avec le sentiment qu'il n'était pas coordonné et qu'on aurait pu organiser les choses différemment. Tout ça c'est les questions de la gauche.

Je vous jure qu'on les réglera une par une dans l'ordre avec méthode. On les réglera toutes jusqu'à ce qu'on arrive au pouvoir démocratiquement et là on changera tout. Alors c'est vous qui commencez. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Union [Applaudissements] Union Union Union populaire union Union [Applaudissements]