Immigration : « C’est parce que cette question est sensible qu’il faut faire un référendum »,
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ce weekend par les républicains sur l'immigration avec notamment une proposition de pouvoir déroger dans certains cas au traité internationaux au traité européen notamment sur les questions migratoires Charles de Darmanin a l'air contre il par même de frexit migratoire qu'est-ce que vous lui répondez tout simplement qu'il a pas eu le texte il a pas lu le texte non il s'agit pas de frexit il s'agit simplement de rappeler sur des juristes prudents ce qui s'écarte du traité européen je vais vous donner un exemple pour que les auditeurs et les spectateurs comprennent bien quand vous avez par exemple un juge européen qui dit la directive travail 35 heures chez nous ça doit s'appliquer aux militaires il sort du traité pourquoi parce que le traité dit dans son article 4 alinéa 2 la sécurité nationale et du ressort de la responsabilité exclusive des nations donc là où il y a pas de compétences européennes il peut pas y avoir de primauté du droit européen donc il arrive à des juges de se tromper il arrive à des juges de s'écarter de la loi ou du traité il faut trouver un mécanisme démocratique pour dire attention alerte rouge d’ailleurs l’allemagne l'a fait la cour de carlsruh la Cour suprême allemande l'a fait solennellement il y a deux ans au sujet de la politique monétaire de la Banque centrale d'Allemagne est-ce que les Allemands veulent sortir de l'Europe bien sûr que non donc nous on n'a pas être les idiots utiles vous voyez d'une forme de repéisme qui transgresse un servant de frontières juridique je pense que on doit défendre nos intérêts fondamentaux est-ce que les LR ne sont pas en train de devenir plus souverainiste que robéistes non encore une fois qu'est-ce qui vaut c'est le traité tout le traité quand une jurisprudence s'écarte du traité quand par exemple le Conseil constitutionnel sur les ordonnances nous dit oh c'est pas très grave qu'elle soit paratifié totale il y a pratiquement plus de ratification d'ordonnance alors que l'article 38 modifié par la révision constitutionnelle du collège Sarkozy dit qu'il faut expressément qu'elle soit ratifiée il y a un problème il s'écarte du texte on n'est plus dans l'interprétation donc Montesquieu disait des juges il faut qu'il reste les bouches de la loi et attention à ce que les juges ne deviennent pas à la place du législateur des producteurs de droits qui s'éloigneraient des traités ou simplement des textes alors avec Eric se tient Olivier Marleix vous avez écrit une lettre au président de la République pour lui demander d'organiser un référendum sur l'immigration et ce qui vous a répondu est-ce que vous pensez qui qui va prendre quand même ce risque de faire un référendum sur une question sensible je vais vous dire c'est parce qu'elle est sensible il faut faire un référendum faut pas la laisser à d'autres qu'au peuples français parce que d'autres partis plus extrêmes sans saisissent et prospère sur cette question là il y a pas un autre phénomène qui est au temps bouleversé la société française depuis un demi siècles sans que les Français n’étaient jamais consultés moi je souhaite que dans l'article 11 on puisse consulter les Français c'est-à-dire qu'en clair un référendum puisse avoir lieu sur le sujet de l'immigration pour ça faut réviser la Constitution mais je pense que où on est dans une démocratie où on ne l'est plus je pense que à l'origine du malaise démocratique c'est les gens pensent trop souvent que leur bulletin de vote vaut pour rien du tout il faut les remettre au coeur de notre démocratie dernière question sur le débat au Sénat qui aura lieu notamment sur vos provisions de l'olr sur l'immigration pour l'instant les centres ont l'air contre ils craignent un texte qui est trop à droite quelle concession vous pouvez leur faire pour essayer d'avoir une majorité au Sénat sur sur cette ex mais vous savez regardez le texte qui est sorti d'ailleurs texte gouvernement tel qu'il est sorti voté par la commission des Lois du Sénat on a l'arrêt de l'aide médicale d'État on a une transformation profonde du titre pour des séjours pour les étrangers malades pour que les charges reviennent pas la sécurité sociale zéro aux Français mais qu'il en supportent les charges on a le principe des quotas donc on est capable d'avancer très loin c'est ça la négociation mais je pense que ils sont tristes et nous on est de droite il faut surtout pas que on abaisse si j'ose dire le les exigences de nos propres convictions au mieux s'additionner plutôt que de fusionner dans quelque chose ou ce qui perdrait c'est précisément le sel des convictions [Musique]
Bruno Retailleau