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InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 6 août 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

"Pas une surprise" : visé par une ingérence russe, Gabriel Attal accuse Moscou sur RTL de vouloir "voler l'élection aux Français"

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Bonjour Gabriel Attal.

  • 0:16OuverteRéponse directe

    On va parler de votre tour de France politique, mais d'abord vous êtes le troisième prétendant à l'Elysée...

  • 0:20OuverteRéponse directe

    On est à huit mois de l'élection présidentielle.

  • 0:27OuverteRéponse directe

    C'est ça la campagne qui nous attend ? Les candidats sont condamnés à réagir et à faire retirer des vidéos ?

  • 0:32OuverteRéponse directe

    D'abord, il faut dire concrètement aux Français ce que veut dire le mot ingérence.

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Alors moi je vais vous le dire, pour moi ce n'est pas une surprise.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Gabriel AttalFait
    « Évidemment que je m'attendais à ces manœuvres de déstabilisation. »
  • 0:50Gabriel AttalFait
    « Elles ne sont pas nouvelles. »
  • 1:03PrésentateurPromesse
    « Il y aura aussi de l'ingérence pour les candidats. »
  • 1:19Gabriel AttalFait
    « Je l'ai vu à l'époque où j'étais Premier ministre, pendant la campagne des Européennes. »
  • 5:14PrésentateurPromesse
    « Vous avez voulu faire plaisir à tout le monde... »
  • 9:42Gabriel AttalPromesse
    « Il faut que l'État se reconcentre sur son cœur de métier. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

Vincent Derosier, RTL Matin. Et l'invité de RTL est le patron de Renaissance, candidat à la présidentielle et ancien Premier ministre. Bonjour Gabriel Attal. Bonjour Vincent Derosier. On va parler de votre tour de France politique, mais d'abord vous êtes le troisième prétendant à l'Elysée, à avoir été visé par une ingérence en provenance de la Russie. On est à huit mois de l'élection présidentielle. C'est ça la campagne qui nous attend ? Les candidats sont condamnés à réagir et à faire retirer des vidéos ? D'abord, il faut dire concrètement aux Français ce que veut dire le mot ingérence. C'est une intervention directe d'une puissance étrangère pour manipuler l'élection.

Et donc ça veut dire que si on ne fait rien pour s'en protéger, c'est une élection qui peut être faussée, qui peut être en réalité volée aux Français. Alors moi je vais vous le dire, pour moi ce n'est pas une surprise. Évidemment que je m'attendais à ces manœuvres de déstabilisation. Elles ne sont pas nouvelles. On s'y est préparé avec mon équipe, évidemment. On a renforcé nos dispositifs de sécurité, on a changé nos messageries internes, on fait preuve de la plus grande vigilance. Mais il faut être clair, vous l'avez dit, je pense que c'est des opérations de déstabilisation qui vont se multiplier tout au long de la campagne.

On parle beaucoup par ailleurs de l'ingérence contre les candidats, et j'en suis victime aujourd'hui. Mais je pense qu'il y aura aussi de l'ingérence pour les candidats. Je l'ai vu à l'époque où j'étais Premier ministre, pendant la campagne des Européennes. Il y avait eu une ingérence déjà du Kremlin contre certains candidats, mais aussi en faveur de certains candidats, notamment le Rassemblement national. Il faut probablement s'attendre à la fois à ce qu'il y ait une ingérence du Kremlin contre certains candidats comme moi, mais aussi pour certains candidats comme Marine Le Pen, parce qu'elle a toujours défendu les intérêts du Kremlin et de la Russie.

Ces publications disent bien que vous avez la maladie de Parkinson et que vous êtes favorable aux squatteurs pour les logements vides. C'est ça que dit cette publication. Oui, entre autres, vous avez d'autres publications aussi totalement mensongères, diffamatoires, calogneuses, qui reprennent en réalité tous les codes et les logos de médias français pour véhiculer des fausses informations. Et il faut s'attendre à ce que ça se multiplie, il faut s'attendre à ce qu'il y ait potentiellement des cyberattaques également.

Et encore une fois, tout ça, ce n'est pas des choses qui sont totalement artificielles, c'est très concret, puisque ça veut dire concrètement que vous avez en l'occurrence une puissance étrangère, en l'occurrence ici la Russie, qui veut voler l'élection aux Français en les empêchant de faire un choix démocratique et éclairé. Hier, à votre place, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann a dit qu'il fallait s'en prendre aux grandes plateformes, notamment X et TikTok.

Oui, il faut que les plateformes puissent retirer de manière quasi instantanée les contenus qui sont des contenus de fausses informations et qui sont relayés par des puissances étrangères pour fausser la campagne et fausser l'élection, évidemment. Alors, Gabriel Attal, la campagne vous l'a menée cet été sur le terrain. Pas de vacances pour vous, tournée estivale. Les gens que vous rencontrez, ils ont vraiment envie de parler de l'élection dans huit mois ? Oui. Moi, effectivement, j'ai décidé de passer mon été auprès des Français. J'étais hier en Vendée, avant ça dans les Yvelines, encore avant en Haute-Savoie, dans le Morbihan, en Finistère.

Je suis aujourd'hui à Château-Renard, dans le Sud, sur l'un des plus gros marchés de gros en matière de fruits et légumes parce que je considère que quand on sollicite le suffrage des Français, quand on est candidat à l'élection présidentielle, il ne peut pas y avoir de vacances. On doit être en permanence au contact des Français pour les écouter, évidemment, mais aussi pour leur dire ce qu'on veut pour le pays.

Et donc, je suis depuis 6 heures ce matin sur le marché ici de Château-Renard à échanger avec des agriculteurs, à échanger aussi avec des commerçants, avec des acheteurs, sur tous les sujets, et notamment, évidemment, sur la question des salaires et des rémunérations, qui est l'une de mes grandes priorités dans mon projet. J'ai fixé 4 chantiers capitaux, l'école, les salaires, les frontières et l'IA, c'est-à-dire l'intelligence artificielle. Si on réussit sur ces 4 chantiers et ces 4 défis, la France peut redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans.

On va parler des salaires et de votre réforme des institutions dans un instant, mais d'abord, si vous partez aussitôt en campagne, c'est parce que vous êtes, dites-vous, frustré par 2022, lorsqu'Emmanuel Macron avait attendu le dernier moment et avait empêché toute campagne. Encore une pique au chef de l'État, ça, non ? Moi, ce que je constate, c'est qu'en 2022, il n'y a pas eu de campagne. Le président s'est représenté très tard, ce qui a empêché d'avoir de vrais débats. Il y a eu par ailleurs la guerre en Ukraine qui mobilisait beaucoup l'actualité et l'information. Or, cette élection présidentielle de 2027, elle est totalement décisive pour le pays. Regardez ce qui se passe dans le monde.

La réaffirmation des puissances avec les États-Unis et la Chine, le défi de l'intelligence artificielle, le dérèglement climatique, tout ça a un impact très concret sur la vie des Français et aura un impact sur la capacité de la France à rester un pays libre à l'avenir. Et donc, les choix qu'on fera en 2027 seront des choix totalement décisifs pour l'avenir. Moi, ce que je veux, c'est que les Français aujourd'hui puissent à nouveau avoir confiance dans leur pays pour que leurs enfants et leurs petits-enfants aient une meilleure vie que la leur. Malheureusement, aujourd'hui, cette confiance, elle est très largement entamée, voire elle est perdue chez beaucoup de Français.

Et donc, c'est ça l'enjeu de cette élection de 2027. C'est pour ça, effectivement, que je veux que la France ait la campagne présidentielle qu'elle mérite et un vrai débat en vue de 2027. Et ce n'est pas en partant en vacances qu'on permettra qu'il y ait un vrai débat pour ces élections. Alors, vous parlez sûrement d'Edouard Philippe qui, lui, a pris trois semaines de vacances. Si vous êtes sur le terrain, c'est parce qu'il n'y a qu'un fauteuil pour deux. Ce sera vous, Edouard Philippe, et vous êtes en retard dans les sondages pour l'instant.

Moi, je suis sur le terrain pour, encore une fois, entendre les Français, les écouter, leur dire ce que je veux faire pour le pays et construire les solutions avec eux. Ensuite, quand vous regardez les sondages, je suis le seul candidat en dehors des extrêmes à avoir aujourd'hui une dynamique dans les sondages, dans tous les sondages qui sont réalisés par rapport à ceux qui étaient faits avant ma déclaration de candidature. Je suis en progression et même en nette progression. Je vais reciter l'exemple d'Edouard Philippe qui est évidemment un compétiteur pour ce qu'on appelle le centre, le bloc central.

Il y a un sondage récent qui montre que l'écart entre nous avant ma déclaration de candidature était de dix points. Il n'est plus que de trois points aujourd'hui, c'est-à-dire la marge d'erreur. Et donc, moi, je continue tout au long de l'été au contact des Français à aller les convaincre, leur dire ce que je veux faire pour le pays, les écouter. Évidemment, en vue de cette élection présidentielle, il n'y a pas une minute à perdre pour réveiller cette campagne et pour convaincre les Français. Donc, il faut vous distinguer, le dépasser, mais sans trop le critiquer parce qu'il y aura un rassemblement inévitable après.

Mais vous savez, moi, plutôt que de passer mon temps à critiquer les autres, à parler des autres, je veux parler de ce que je veux faire pour le pays et parler des problèmes des Français. J'étais hier en Vendée sur un problème majeur qui est celui des occupations illicites de terrain par des gens du voyage. J'ai été au contact des agriculteurs, de gestionnaires de camping, d'élus locaux qui sont victimes de ces occupations illicites pour construire avec eux des solutions, pour leur dire ce que je veux faire avec des solutions très radicales pour lutter contre ces occupations illicites par des gens du voyage.

Ça me semble plus intéressant et correspond davantage aux attentes des Français que d'aller critiquer les uns et les autres et parler en permanence des autres candidats. Moi, ce n'est pas ma manière de faire. Parlons-en quand même ce que Jean-Luc Mélenchon a dit à ce propos que vous découvriez le problème et que vous mettiez de l'huile sur le feu. En fait, pour Jean-Luc Mélenchon, il n'y a pas de problème. Effectivement, on a échangé sur les réseaux sociaux et sur Twitter ces derniers jours. Pour lui, ce n'est pas un problème qu'il y ait des agriculteurs qui voient leur terrain envahi par des personnes issues des gens du voyage de manière totalement illégale.

Ce n'est pas un problème que vous ayez un gestionnaire de camping qui voit son camping totalement envahi avec tout ce que ça implique. Pour lui, c'est circuler, il n'y a rien à voir. Vous vous rendez compte ? Moi, je lui ai dit qu'il aille, qu'il ait le courage d'aller devant les agriculteurs, d'aller devant les élus locaux, d'aller devant les chefs d'entreprise qui sont victimes de ces occupations illicites, leur expliquer qu'il n'y a pas de problème. Alors, vous parliez dans votre programme du salaire, rapprocher le net du brut. Vous promettez aussi la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958.

Alors, référendum, réduction du nombre de parlementaires, faire du maire l'élu le plus puissant. Vous avez voulu faire plaisir à tout le monde ? Non, ce que je constate aujourd'hui, malheureusement, c'est que la France glisse d'une démocratie vers une vétocratie. Je m'explique. Aujourd'hui, quand vous êtes un porteur de projet, que vous êtes un artisan, un chef d'entreprise, un élu local, un agriculteur, que vous avez un projet, malheureusement, il y a toujours des procédures administratives à n'en plus finir, toujours des recours qui vous bloquent.

Et je vais vous le dire de manière très claire, un des grands échecs des dernières années, des deux quinquennats qui viennent de s'écouler, c'est de ne pas avoir réussi à sortir la France de son état de démence normative dans lequel elle est malheureusement plongée. Et ce matin, à Château-Renard, depuis 6h du matin, j'échange avec des agriculteurs, avec des situations totalement ubuesques. Quand vous êtes un agriculteur, c'est un exemple qui m'a été donné ce matin, et que vous avez un salarié sur un marché qui vend des fruits et légumes, il fait 40 degrés, il y a l'inspection du travail qui vient verbaliser parce qu'il ne porte pas des chaussures de sécurité.

Évidemment, quand il fait une chaleur comme celle-là, vous avez plutôt envie d'être en tongs. Ça prend deux heures ensuite pour l'agriculteur pour répondre à des formalités administratives. C'est insupportable. Et il faut avoir la lucidité et la transparence de dire que sur ces sujets-là, c'est un échec des dernières années. Et si on veut changer ça, il faut changer nos institutions. Pourquoi ça n'a pas été transformé ces dernières années ? Parce que malheureusement, en 2018, il a été décidé de renoncer à ce qui est pour moi la mère des réformes, c'est la réforme de nos institutions.

Si le gouvernement, l'État, se concentrent sur ces sujets régaliens, c'est-à-dire la sécurité, les frontières, les programmes scolaires, et que le reste... Vous n'êtes pas le premier à vouloir réduire le nombre de parlementaires, Gabriel Attal. Mais ce n'est pas seulement réduire le nombre de parlementaires, c'est aussi donner davantage de responsabilités et de pouvoir aux collectivités locales, aux maires, comme vous l'avez dit, pour gérer les sujets de la vie quotidienne, donner les autorisations, plutôt qu'avoir pari l'État qui décide de s'occuper de tout.

Il faut que l'État se reconcentre sur son cœur de métier, qui a encore une fois assuré la sécurité des Français, la sécurité de nos frontières, et que sur le reste, on assume de partager le pouvoir. Et ça veut dire changer profondément nos institutions. Et c'est comme ça que les chefs d'entreprise, les agriculteurs, les élus locaux verront la différence. C'est ma conviction. Dernière question, Gabriel Attal, une réponse courte, mais puisque vous êtes sur un marché, elle s'impose après la sécheresse en Bretagne. Le groupe agroalimentaire Breton-Eureden réclame une hausse des prix des légumes. Son président sera avec nous tout à l'heure.

Il demande à la grande distribution d'augmenter les prix. Vous les soutenez ? Pour moi, il y a un principe simple et clair. Il faut que le prix soit construit sur la base du coût de production des agriculteurs. C'est très clair. On regarde les agriculteurs, quel est leur coût de production. Et ça, ça doit être la base de la construction du prix. La base de la construction du prix ne peut pas venir d'autre chose. Si on a ce principe, dont je rappelle qu'il est maintenant dans la loi depuis plusieurs années, c'est la loi EGalim. Et si ce principe est respecté dans toutes les filières, évidemment qu'il y aura derrière et qu'il y a derrière une juste rémunération pour nos agriculteurs.

Dans certaines filières, ça fonctionne. Malheureusement, pas dans toutes. Mais évidemment que sur la question de la rémunération de nos agriculteurs, je vous l'ai dit, je suis depuis 6h du matin à Château-Renard avec nos agriculteurs. Ça reste un sujet majeur et ils sont cet été, c'est vrai, victimes de la sécheresse et de la canicule. Et on en parlera à 8h15. Merci beaucoup, Gabriel Attal. d'avoir regardé cette vidéo. Merci beaucoup. Merci beaucoup.

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Locuteur

Merci beaucoup. Merci beaucoup.