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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 13 novembre 2024 9 minFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Déclaration conjointe du Président Emmanuel Macron et du Secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « Le déploiement récent de Nord-Coréens sur la ligne de front est une escalade grave. »
  • 1:00Emmanuel MacronChiffre
    « Les 2 lois de programmation militaire que nous terminons auront doublé le budget des armées. »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « Ce sujet est à la fois stratégique, industriel, d'innovation, mais aussi de maîtrise de coût. »
  • 4:30Emmanuel MacronFait
    « Le flanc Est de l'Alliance constitue désormais la première zone de déploiement de forces françaises avec notre présence en Estonie, en Roumanie. »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « Notre dissuasion nucléaire, que nous modernisons, y contribue. »
  • 6:30Mark RutteFait
    « La France a livré des systèmes avancés d'artillerie, de défense aérienne, des blindés. »
  • 7:00Mark RuttePromesse
    « Vous vous êtes engagés à envoyer des chasseurs Mirage en début d'année prochaine. »
  • 7:30Mark RutteChiffre
    « La France va investir plus de 2 % de son PIB pour la défense cette année. »
  • 8:00Mark RutteFait
    « Maintenir des niveaux d'investissement élevés permet d'assurer la crédibilité de notre défense. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[...] de l'OTAN.

Nous savons pouvoir compter sur toi à la tête de l'OTAN à un moment important pour la relation transatlantique, pour l'Ukraine et pour l'Europe tout entière. Pour la sécurité de nos citoyens, il nous faut une Ukraine forte, une Europe forte et une Alliance forte. Au fond, ce triptyque est notre agenda collectif pour les mois et les années qui viennent.

Une Ukraine forte d'abord. Cela veut dire que le soutien à ce pays agressé par la Russie demeure une priorité absolue. Le déploiement récent de Nord-Coréens sur la ligne de front est une escalade grave.

Nous continuerons de plaider pour que l'OTAN et ses alliés apportent tout leur soutien à l'armée ukrainienne aussi longtemps qu'il le faudra. C'est l'unique voie vers des négociations. Je veux être clair.

Le moment venu, rien ne devra se décider sur l'Ukraine sans les Ukrainiens, ni sur l'Europe sans les Européens. Une Europe forte. [INAUDIBLE] [...] l'Union européenne, cher Mark, mais que nous devons aussi bâtir et chercher dans le cadre de l'Alliance en construisant ce pilier européen de notre sécurité transatlantique.

C'est aussi ce qui est attendu par l'administration américaine, à juste titre, des Européens au sein de l'Alliance. L'Europe a trop longtemps évité de porter le fardeau de sa propre sécurité et considérait qu'on pouvait, sans terme, en quelque sorte, recevoir les dividendes de la paix. Ça n'a jamais été le cas de la France.

Je me réjouis que tous, aujourd'hui, soyons déterminés à dépenser plus. Les 2 lois de programmation militaire que nous terminons auront doublé le budget des armées. Mais au delà de cela, c'est cet agenda d'autonomie stratégique européenne qui permet d'avoir plus d'argent, de bâtir des capacités, une autonomie des Européens et une capacité à coopérer au sein de l'alliance avec nos alliés non européens.

Et, ce faisant, a renforcé nos capacités collectives. Ce sujet est à la fois stratégique, industriel, d'innovation, mais aussi de maîtrise de coût. Cette Europe forte dans la durée, nécessite en effet une base industrielle européenne renforcée avec des emplois pour nos citoyens et des bénéfices pour l'ensemble de nos sociétés.

C'est la condition pour un effort durable et nous devons œuvrer collectivement en ce sens. Cet effort de montée en puissance des Européens doit faire travailler ensemble OTAN et UE, et je le sais particulièrement attachés à cela et avec toutes les compétences pour le faire et réussir. Enfin, c'est une alliance forte que nous voulons capable de dissuader nos ennemis avec des plans de défense modernisés, des capacités renforcées, des matériels interopérables et une mobilité militaire facilitée sur le territoire européen.

Nous prenons très au sérieux le renforcement de la posture de défense et de dissuasion de l'Alliance. Notre dissuasion nucléaire, que nous modernisons, y contribue. Le flanc Est de l'Alliance constitue désormais la première zone de déploiement de forces françaises avec notre présence en Estonie, en Roumanie, et nous devons en même temps nous adapter aussi aux nouvelles menaces de plus en plus diverses, déterritorialisé, comme celles qui se déploient dans le cyber, le spatial ou le champ informationnel.

Tout cela suppose de continuer à renforcer notre coordination, nos investissements, notre vision commune. C'est cette Alliance forte qui a aussi contribué à notre sécurité. Voilà, Monsieur le Secrétaire général, cher Mark, en tous cas, au-delà de tous ces sujets, je veux ici te redire le plaisir de pouvoir t'accueillir à nouveau à Paris.

Monsieur le Président, cher Emmanuel, merci pour cet accueil chaleureux, pour ma première visite officielle à Paris, depuis ma prise de fonction. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années. Nous avons travaillé étroitement ensemble quand j'étais Premier ministre des Pays-Bas.

Avec ses capacités militaires et ses forces armées, la France assure au quotidien la force de l'OTAN. Vous menez notre groupement tactique multinational en Roumanie et vous avez déployé des forces en Estonie. Un système français de défense aérienne SAMP/T protège les frontières de l'OTAN en mer Noire.

Les avions de chasse français patrouillent dans le ciel baltique. Les capacités nucléaires de la France contribuent à la sécurité d'ensemble de l'Alliance. Nous nous rencontrons aujourd'hui à un moment délicat pour la paix et la sécurité à travers le monde.

La Russie continue son assaut contre l'Ukraine tout en se rapprochant toujours plus de ses alliés, la Chine, l'Iran, la Corée du Nord. Après les livraisons de munitions et de missiles balistiques, la Corée du Nord a maintenant envoyé des soldats combattre et mourir aux côtés de la Russie dans sa guerre illégale. En retour, la Russie fournit à la Corée du Nord des financements et la technologie des missiles.

C'est très préoccupant. Ces missiles représentent une menace directe pour le territoire des États-Unis, de l'Europe, de l'Europe atlantique, de l'Indo-Pacifique, y compris le Japon et la Corée du Sud. Chaque jour, des Ukrainiens sont tués et sont blessés par les drones Shahed meurtriers conçus et livrés par l'Iran.

Avec les gains de ses ventes d'armes à la Russie, l'Iran et ses affidés déstabilisent le Proche-Orient et financent le terrorisme. Dans le même temps, la Chine soutient l'économie de la Russie, facilite son industrie de défense, amplifie son récit à l'échelle mondiale. La Russie travaille avec la Corée du Nord et représente une menace que nous devons affronter ensemble pour assurer la protection et la sécurité de nos peuples.

Pour y arriver, nous devons maintenir la force de notre Alliance transatlantique. Le défi immédiat auquel nous sommes confrontés, c'est le soutien à l'Ukraine. Je voudrais vous remercier de tout ce que vous avez fait depuis 2 ans et demi.

La France a livré des systèmes avancés d'artillerie, de défense aérienne, des blindés. Vous avez été parmi les premiers à équiper et former toute une brigade ukrainienne, la brigade Anne de Kyiv. Vous vous êtes engagés à envoyer des chasseurs Mirage en début d'année prochaine.

Nous allons parler aujourd'hui de l'importance de poursuivre ce soutien à l'Ukraine qui se prépare à affronter ce qui pourrait être l'hiver le plus difficile depuis 2022. Nous devons réaffirmer notre engagement à tenir le cap dans la durée et nous ne pouvons pas nous contenter que l'Ukraine continue à se battre. Nous devons faire payer un prix plus lourd à Poutine et à ses amis autoritaires qui lui facilitent la tâche en fournissant à l'Ukraine le soutien dont ce pays a besoin pour changer la trajectoire du conflit.

Cher Emmanuel, le second grand défi, c'est améliorer la défense de notre Alliance dans ce monde toujours plus dangereux. Nous avons fait des progrès significatifs pour accélérer la capacité et la production de nos industries de défense et reconstituer nos stocks. Nous devons aller plus vite, plus loin.

Et pour ce faire, nous avons besoin de plus de coopération de défense transatlantique et plus de défense. Plus nous dépensons pour notre défense, plus nous réduisons le risque de conflits futurs. Je me félicite du fait que la France va investir plus de 2 % de son PIB pour la défense cette année.

Et je salue également votre budget de défense ambitieux pour les 7 années à venir. Maintenir des niveaux d'investissement élevés permet d'assurer la crédibilité de notre défense, la force de notre industrie. Je me suis rendu à Thales ce matin.

Et assurer la sécurité de nos populations. Merci beaucoup, Mesdames et Messieurs.