Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 24 juillet 2023 14 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

Macron / Police : il faut rétablir l’ordre républicain !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30MélenchonFait
    « la police est un ensemble de fonctionnaires à qui l'État a déléguer un certain nombre de missions d'autorité rien de plus la justice par contre est une autorité dans l'État »
  • 3:30MélenchonChiffre
    « 400 personnes soit tombé malade du jour au lendemain en même temps et en réponse à l'appel d'une organisation c'est donc un moyen illégal »
  • 5:00MélenchonFait
    « un homme qui passait là par hasard a été traité d'une telle manière qu'on l'a laissé comme mort et qui a depuis été heureusement tiré d'affaires mais a fait l'objet d'un arrêt de travail de plus de 60 jours »
  • 8:30MélenchonFait
    « il y a une poussée factieuse un sentiment d'impunité qui s'est répandue »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour je m'adresse à vous après que le Président de la République se soit exprimé à Nouméa en Nouvelle-Calédonie j'ai comme beaucoup d'autres étaient consternés par son silence puis par les mots qu'il a utilisés pour qualifier la situation qui résulte de l'état de sédition dans lesquelles c'est placé une partie de la police nationale c'est à ce sujet que je veux m'exprimer pour vous demander à vous qui m'écoutez à cet instant avant tout de ne pas sous-estimer la gravité de la situation elle a les apparences d'une protestation corporative contre une décision qui ne convient pas à ceux qui en font l'objet et au corps professionnels qui se sentent concernés mais ce qui compte dans cette affaire ce n'est pas le droit normal légitime dans une démocratie de donner son avis sur tous les sujets y compris sur les décisions de justice c'est que pour que la démocratie et la République fonctionne il faut qu'à un certain nombre de points sensibles l'équilibre soit respecté le cadre soit absolument clair et respecté le cadre c'est que la police est un ensemble de fonctionnaires à qui l'État a déléguer un certain nombre de missions d'autorité rien de plus la justice par contre est une autorité dans l'État et par conséquent de cela il résulte pour au moins trois composantes en devoir de réserve première composante la police elle-même la police ne peut pas donner son avis sur la justice et encore moins faire pression sur elle deuxièmement le président de la République qui est le garant de l'indépendance de la justice se doit d'intervenir pour la protéger quand elle est mise en cause et c'est le cas aujourd'hui des exemples de cette nature ou la loi en définitive organise des limites à la liberté et les limites qui l'organisent sont les conditions de la liberté et même autrement dit la liberté de vaut que par les conditions qu'il organisent si on admet que certains corps de l'État puissent aller contre les autres alors les corporations entre elles pourraient être comme ça abandonnés à je ne sais quelle compétition les uns contre les autres il ne peut pas être question de ça même si on a des raisons ici là sur tel ou tel cas de ne pas être satisfait d'une décision de justice on a le droit de le dire ce droit n'est pas étendu à certains dans le pays parce que sinon il y a plus de justice ni d'ordre républicain possible et c'est ça qui est en train d'être violer et ça les non seulement par les paroles très dur que l'on a entendu de la part de policiers contre la justice mais ça l'est également par le moyen d'action choisi alors donc si l'on revient à la cause et pas aux commentaires sur les effets la cause nous avons une situation qui a été défini comme pouvant être très délictueuse par la justice quelle situation un homme qui passait là par hasard a été traité d'une telle manière qu'on l'a laissé comme mort et qui a depuis été heureusement tiré d'affaires mais a fait l'objet d'un arrêt de travail de plus de 60 jours c'est donc [Musique] des actes extrêmement graves qui se sont déroulés là et là dessus la corporation décide les policiers de se mettre en arrêt de travail l'arrêt de travail n'est pas une mesure syndicale une action syndicale c'est une décision qui est prise qui occasionne le paiement des jours concernés par la Sécurité sociale et la condition pour un arrêt de travail c'est qu'il doit être justifié notamment quand on prétend être malade c'est donc un moyen illégal car il n'est pas vrai 400 personnes soit tombé malade du jour au lendemain en même temps et en réponse à l'appel d'une organisation c'est donc un moyen illégale qui a été choisi la forme des paroles le moyen tout était-il légal et quand on interroge le chef de l'État nous tous on compte sur lui pour mettre le haut là c'est du nous tous qu'on soit de la majorité gouvernementale qu'on soit de la majorité de l'opposition peu importe tous nous comptons sur lui parce que c'est son boulot pour rétablir l'ordre républicain remettre chacun à sa place un journaliste l'interroge donc et lui demande ce qu'il pense de cette situation et il répond je n'ai pas à commenter les déclarations du directeur de la police nationale pourquoi parce que cette intervention s'exprime à propos d'une décision de justice et la justice est indépendante bah précisément puisque la justice doit être indépendant le président de la République en est le garant et c'est à lui de donner à la justice les garanties en condamnant des propos qui ne sont pas acceptables et je ne crois pas que ce soit jeté de lui sur le feu que de le dire c'est tout le contraire tous ceux qui veulent l'apaisement doivent savoir que on apaisera rien nulle part en aucune circonstance si on ne traite pas la cause la cause des révoltes urbaines c'est au nom d'un refus d'obtempérer qui s'est avéré ensuite être un mensonge un jeune homme de 17 ans a été abattu de sang-froid dans chacun de ces cas il n'y a pas eu jamais une parole du chef de l'État ou du ministre pour manifester de la compassion et surtout pour prendre les sanctions qu'à l'évidence impose la situation puisque dans chacun de ces cas il est avéré que le rapport de situation qui a été fait mensonger enfin trois ans après leur mise en examen et policiers impliquaient dans la mort de Monsieur Cédric chauviat non toujours pas été jugé il existe donc comme première cause des événements que nous avons vu pendant les révoltes urbaines ensuite et à cette heure quelque chose de commun c'est que tous les débordements ont été autorisés par le silence complice des autorités de l'État voilà et c'est à cela qu'il faut répondre pas un instant le président de la République n'y fait référence il abandonne son devoir de garant de l'indépendance de la justice il abandonne son devoir qui est de maintenir l'ordre républicain dans la police voilà les raisons pour lesquelles je veux une nouvelle fois non mes amis lancez l'alerte quand il n'y a pas eu de réaction contre les manifestations de policiers devant le siège de notre organisation quand il n'y a pas eu de sanction de prise après les propos tenus contre la justice par la manifestation de policiers devant l'Assemblée nationale quand il n'y a pas eu de sanctionner de remarques après les tirs en cas de refus d'obtempérer qui ont fait faire un bon au nombre de morts par an tels que nous en avons eu 21 dans notre pays quand en même temps au cours des 10 dernières années il y en avait un en Allemagne notre voisin quand il n'y a eu aucun jugement comme je l'ai dit dans l'affaire souviens quand il y a bref quand il n'y a jamais eu de réaction à chaque fois l'étape suivante ça a été pire ceux qui étaient allés jusqu'ici sont ensuite allés plus loin et si cette fois-ci il ne se passe rien s'il n'y a pas de sanction comme c'est normal qu'il y en ait alors ils iront plus loin c'est en m'exprimant de cette manière une tradition républicaine qui s'exprime devant vous ce n'est pas une invention de ma part à cet instant cette attitude a été celle qui a commandée les décisions du Premier ministre Pierre Mauroy et de François Mitterrand quand il était président de la République une manifestation avait eu lieu devant le siège de la police place Beauvau une portée 50 mètres de la porte d'entrée de l'Élysée pour exiger la démission du ministre Badinter ministre de la justice à ce moment-là la réplique avait été sérieuse le directeur de la police nationale avait été mis à pied et une série de gens on lui a répondu leurs actes en étant expulsés de la police bien sûr tout le monde regrettait qu'on en soit arrivé là comme aujourd'hui personne n'a envie que la situation empire mais quand on ne sait pas l'arrêter il normal qu'ensuite elle empire voyez-vous les alertes nous les avons lancé je ne sais combien de fois j'ai même dû à plusieurs reprises pour ma part monter le ton de manière à ce qu'on m'entend car sinon on n'entendait pas semble-t-il nos propos ont été utilisés de manière politicienne pour engager contre nous des semaines de propagande sur un mot pour nous flétrir et du coup en même temps protéger la responsable de la situation de nos dimensions c'est exactement ce qui s'est passé après les cinq jours de révolte urbaine et le président de la République pas une fois d'un traité de la cause initiale c'est-à-dire la mort de Naël et encore tout à l'heure depuis Nouméa il n'a pas eu un mot pour la victime pas un mot pour sa famille un tout hypothèse est innocente de cette situation voilà pourquoi cette situation est condamnée à empirer à s'aggraver et à franchir de nouveaux seuils si des sanctions ne sont pas prises vous aurez un bon test pour voir où nous en sommes je pense pour ma part que depuis la base est dans le cadre d'une organisation qui se dit syndicale il y a une poussée factieuse un sentiment d'impunité qui s'est répandue et qui utilise tous les moyens pour faire peur là encore il y a d'après un journaliste sur une boucle de messagerie des appels à aller chez le magistrat qui a pris la décision de détention provisoire il y a donc de la peur et cette peur progressivement et remontée à travers tous les étages la hiérarchie n'a plus rien à dire et ne condamne aucun propos le ministre a disparu et le président de la République quand on interroge heureusement dit je n'ai pas commenté si ce sont devoir pas de commenter mais de prendre une décision parce que ce qui s'est passé est inacceptable ce qui s'est passé n'est pas accepté nous l'avons vu mais essayons de savoir pourquoi le juge a pris cette décision on peut pas tout savoir alors on nous dit j'ai vu ça dans des tweets des députés macronistes il y a des alternatives à la prison bien sûr nous le savons et d'ailleurs nous ne cessons de le réclamer notamment pour les jeunes gens qui ont été condamnés à de la prison ferme après les révoltes urbaines et donc l'avenir est foudroyé par ses journées-là donc nous le savons mais les peines alternatives à la prison c'est des peines là il ne s'agit pas de peine il s'agit soit de garde à vue soit de détention provisoire là des tensions provisoires quels sont les motifs de la détention provisoire ça peut être parce que si vous ne mettez pas la personne en détention provisoire elle risque de continuer à avoir des des actes répréhensibles bon pas le cas là dans l'affaire qui nous occupe quels sont donc les deux raisons pour lesquelles on peut décider de la détention provisoire en plus de celle que je viens de citer cela a été établi par un journaliste premièrement le risque de faire pression sur la victime deuxièmement la possibilité pour les personnes mises en cause de ce concerter et d'harmoniser leur récit de manière off frauduleuse le juge a-t-il des raisons de penser que c'est possible bah oui puisque précisément le rapport qui avait été fait sur cette situation a été faux puisque précisément le rapport qui a été fait sur le meurtre de Naël était également faux etc etc donc on peut comprendre que dans le cadre de son travail il évolue faire face à un risque rien de plus et cela ne peut pas ne doit pas permettre que l'on utilise des moyens illégaux d'action plus des menaces sur les juges j'achève en vous disant qu'au cours des dernières semaines beaucoup d'entre nous ont été choqués par cette manière du pouvoir du gouvernement des la minorités macronistes de l'Assemblée nationale pour un oui pour un nom de décider qui est dans un prétendu arc républicain et qui ne s'y trouverait pas et voilà le moyen qui a été trouvé pour nous montrer du doigt nous mettre nous placer en dehors de cet arc nous les insomnies et parfois la nups tout entière bien sûr cet arc n'aurait républicain que le nom mais tel qu'il est nous n'avons pas envie d'y être parce que c'est un rassemblement de menteurs de gens qui couvrent toutes les exactions qui abandonnent la vérité des règles de fonctionnement républicaines au bon vouloir d'un corps de fonctionnaires nous n'avons pas envie d'être là-dedans nous restons sur la ligne justice vérité et c'est à ce prix qu'il y a une vie commune justice vérité démocratie République ça c'est le vrai arc républicain il doit être clair que la situation est un grave que si rien n'est fait ce sera pire la prochaine fois c'est pourquoi nous demandons des sanctions si les sanctions ne sont pas prises par le chef de l'État ou par le ministre ou par la première ministre alors la justice elle-même peut se saisir de la situation et nous verrons alors si en effet elle peut prendre des décisions sans être aussitôt menacées et intimidé si elle ne les prend pas on devra alors s'en inquiéter car nous recevrons de cette manière un signal c'est une situation grave nous ne voulons pas qu'elle soit encore plus grave demain il faut que la raison revienne et pour cela que les décisions soient prises qui impliquent les causes et nous les effets si l'on ne veut pas que ces effets se reproduisent et s'aggrave les sanctions que nous demandons sont la garantie de l'équilibre du fonctionnement de la République et donc de la défense de notre liberté

Macron / Police : il faut rétablir l’ordre républicain ! — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote