Gérard Collomb : "Nous sommes toujours en état de guerre"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez le confirmer ce matin ?
- 1:23OuverteRéponse partielle
Pourquoi cet immeuble... Est-ce que vous avez une piste, une idée, un début de réponse ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Comment est-il possible, en 2017, d'avoir autant d'identités différentes... à l'heure des fichiers de police, des bases de données, à l'heure de l'informatique... il a fallu que cet homme tue à Marseille deux personnes pour qu'on s'aperçoive de ce millefeuille de mensonges ?
- 3:48RelanceRéponse directe
Il y a eu dysfonctionnement, d'après vous, avant même cette enquête... Si vous demandez à ce qu'il y ait enquête, c'est qu'il y a eu visiblement quelque chose qui s'est très mal passé.
- 5:15OuverteRéponse directe
Et on s'aperçoit aussi que l'Europe reste une passoire après tant d'attentats, Gérard Collomb.
- 5:42FerméeRéponse directe
Vous confirmez, qu'importe les critiques, Gérard Collomb, que l'état d'urgence sera bien levé au 1er novembre prochain.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Nous sommes toujours en état de guerre même si Daesh a connu des défaites militaires. »
- 1:16PrésentateurFait
« Cela montre que le niveau de la menace en France est extrêmement important. »
- 2:36Invité politiquePromesse
« Il y a une enquête sur les faits précis. Comment a-t-il été possible que cette personne ne soit pas placée en centre de rétention ? »
- 3:27Invité politiquePromesse
« Je vais, avec mon administration, essayer d'apporter des réponses pour qu'un tel drame ne se reproduise plus. »
- 4:25Invité politiqueChiffre
« C'est possible encore aujourd'hui, ça, en 2017 ? »
Temps de parole
- Gérard Collomb74 %
- Présentateur26 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'invité de France Inter jusqu'à 9h est le ministre de l'Intérieur. Bonjour Gérard Collomb. Bonjour. On a appris au milieu de la nuit qu'un engin explosif a été découvert samedi matin dans le 16e arrondissement de Paris. Visiblement on est passé à ça de quelque chose de très grave.
Oui bien sûr, cela montre que le niveau de la menace en France est extrêmement important et que toutes celles et tous ceux qui pensaient que finalement les choses étaient terminées et qu'il fallait desserrer finalement la capacité de nos services à aller de l'avant, à essayer de regarder, d'avoir des renseignements, et bien ils se trompaient parce que oui, nous sommes toujours en état de guerre même si Daesh a connu des défaites militaires.
Sur cet événement précis de la nuit de samedi, 5 bonbonnes de gaz, 2 d'entre elles arrosées, 4 bonbonnes de gaz pardon, 2 d'entre elles arrosées d'essence. On parle d'un jerrycan de 20 litres. Le point indique que plusieurs tentatives de mise à feu ont eu lieu. Est-ce que vous pouvez le confirmer ce matin ?
Je ne peux pas confirmer. Les services sont sur l'enquête. Ce que je peux vous dire simplement, c'est que parmi les personnes qui ont été arrêtées, l'un était fiché au fichier FSPRT.
Ça veut dire donc radicalisé. Dernière question sur cet événement dans la nuit de samedi à Paris. Pourquoi cet immeuble, boulevard Excellemence, enfin juste à côté ? Est-ce que vous avez une piste, une idée, un début de réponse ?
Je ne sais pas. Est-ce que faire sauter un immeuble dans un quartier chic de Paris, ce n'était pas aussi un signe que personne n'est en tranquillité, et que cela ne se passe pas simplement dans la banlieue, dans les quartiers un peu populaires, mais que cela peut se passer partout en France ? Comment c'est possible qu'un tel homme soit fiché et pas surveillé, Gérard Collomb ? Les personnes sont surveillées. Lorsqu'on est fiché au fichier SPRT, on est surveillé. Mais effectivement, on peut toujours passer par l'intermédiaire d'amis du réseau, justement, à l'acte.
Vous voyez, ce qui est difficile aujourd'hui, c'est que vous surveillez quelqu'un, mais autour, il y a une nébuleuse qui, elle, n'a pas jusqu'à présent émis, on va dire, de propos qui montent la radicalisation, mais qui, en fait, sont radicalisés et prêts, effectivement, à venir en aide à celui qui est déjà fiché au FSPRT.
Sur l'attentat de Marseille, comment est-il possible, en 2017, d'avoir autant d'identités différentes ? A l'heure des fichiers de police, des bases de données, à l'heure de l'informatique, il a fallu que cet homme tue à Marseille deux personnes pour qu'on s'aperçoive de ce millefeuille de mensonges ?
C'est évidemment la question que je me pose et sur laquelle j'ai demandé une enquête. En fait, il y a une enquête sur les faits précis. Comment a-t-il été possible que cette personne ne soit pas placée en centre de rétention ? Ça, c'est la première question. La deuxième question à laquelle il faudra qu'on réponde, c'est de savoir comment, effectivement, on peut avoir cette identité différente et donc ne pas, à un moment donné, devoir donner des comptes à la police et à la justice. Donc, sur ces deux points, je vais, avec mon administration, essayer d'apporter des réponses pour qu'un tel drame ne se reproduise plus.
Vous voyez, l'ancien maire de Lyon, c'est une victime lyonnaise, donc ça me touche d'autant plus.
Il y a eu dysfonctionnement, d'après vous, avant même cette enquête. Si vous demandez à ce qu'il y ait enquête, c'est qu'il y a eu visiblement quelque chose qui s'est très mal passé.
En tout cas, si vous voulez, je ne vois pas comment une personne comme cela, avec effectivement cette identité, dont on avait perdu la trace pendant quelque temps, puisqu'il était parti de France et il vivait en Italie, avec d'ailleurs des papiers italiens, c'est-à-dire qu'autant il était en situation irrégulière en France, il était en situation régulière, donc, en Italie, et il venait avec un passeport depuis Carthage qui était valable. C'est possible encore aujourd'hui, ça, en 2017 ? Ça montre, si vous voulez, qu'il faut... Il faut resserrer la vis, là ? Ça montre qu'il faut, en tout cas, entre les pays, échanger beaucoup.
Vous voyez, on a eu une grande discussion dans la loi que j'ai fait passer la semaine dernière et qui va être adoptée de manière officielle aujourd'hui sur ce qu'on appelle le PNR, c'est-à-dire la capacité à pouvoir contrôler l'extérieur de nos frontières et contrôler les voyages. Il y a beaucoup de gens qui s'élèvent contre ces possibilités, qui disent, effectivement, que c'est liberticide de pouvoir contrôler. Eh bien, on s'aperçoit que c'est extrêmement utile et que, si on ne le fait pas, on aboutit à des attentats comme celui-là.
Et on s'aperçoit aussi que l'Europe reste une passoire après tant d'attentats, Gérard Collomb.
Oui, bien sûr, parce qu'un certain nombre de pays, aujourd'hui, n'ont pas les systèmes que nous connaissons en France. le niveau de surveillance. Et donc, on croit avoir, finalement, fait de l'Europe une Europe forte à ses frontières, mais qu'un certain nombre de pays à l'intérieur, eh bien, n'ont pas cette organisation que nous pouvons avoir en France.
Vous confirmez, qu'importe les critiques, Gérard Collomb, que l'état d'urgence sera bien levé au 1er novembre prochain.
Oui, il sera levé, mais en même temps, donc, nous allons faire passer la loi sur le renforcement de la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. C'est une loi qui a été âprement débattue, parce qu'un certain nombre de gens disaient, mais il n'y a pas besoin de loi, il n'y a pas besoin de prendre des mesures pour maintenir dans un périmètre limité un certain nombre d'individus. Il n'y a pas besoin de faire des saisirs et des visites pour regarder si les gens ne sont pas radicalisés, s'ils n'ont pas d'armes sur eux. Et on s'aperçoit combien c'était utile.
Gérard Collomb, une dernière question avant la revue de presse, et c'est une question qui s'adresse au ministre du Maintien de l'Ordre. Est-ce que la police espagnole a eu la main trop dure pour empêcher le référendum, la tenue du référendum en Catalogne ? On a pu voir les coups de matraque, les balles en caoutchouc. C'était trop ?
Moi je ne veux pas porter de jugement sur des pays étrangers, parce que vous voyez, on travaille en coopération entre les services espagnols et les services français pour voir les conséquences de l'attentat de Barcelone, voir s'il y a effectivement des connexions avec la France. Donc je suis tenu à un certain devoir de réserve.
Mais sur le référendum en Catalogne, je vois que vous ne voulez pas répondre.
Écoutez, c'est aux Catalans et aux Espagnols de régler ce problème. Mais vous, en tant que spécialiste du maintien de l'ordre, monsieur le ministre de l'Intérieur, j'ai déjà beaucoup de problèmes, donc je ne vais pas m'occuper des problèmes des autres.
Donc surtout, n'en parlons pas, c'est ça. Il est 8h30 à tout de suite, après la revue de presse, on a pu voir votre sourire, Claude Askolovic.