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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 6 mai 2024 27 minComplaisantMixteDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Le rôle de l'Etat, c'est "d'éveiller les consciences"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous publiez un livre sur votre expérience de soldat, pourquoi ce témoignage ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'ignorance délibérée de nos concitoyens, qu'est-ce que cela signifie ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que le fondement de notre dissuasion, c'est l'arme nucléaire ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous avez vu évoluer le monde pendant votre mandat, notamment la place de la Chine.

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on n'est pas parfois naïf par rapport aux intentions de la Chine ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de la guerre juste, vous vous posez cette question constamment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00François LecointreFait
    « la guerre est un phénomène qui malheureusement je le pense est profondément lié à l'homme à la violence que l'homme a au cœur »
  • 10:00François LecointreFait
    « la France a jamais a toujours refusé de définir de façon trop précise ce quiétaient ses intérêts vitaux »
  • 15:00François LecointreFait
    « la France a à plusieurs reprises et le président de la République l'a déjà fait depuis le début de son mandat euh rappeler dans des discours que on ne pouvait pas imaginer que les intérêts vitaux de la France ne soient pas liés aux intérêts de l'Union européenne et de l'Europe »
  • 20:00François LecointreFait
    « la guerre hybride existe bien sûr mais la protection de nos zones économiques exclusives bon et le pillage des ressources de nos zones économiques exclusives c'est un sujet très ancien »
  • 25:00François LecointreFait
    « on apprend à on apprend ça en école donc on se pose en question la question de en permanence la question de guerre juste »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour général François Lecoin bonjour madame bonjour vous publiez entre guerre chez galimar le témoignage d'une confrontation à la réalité de la violence ce sont vos mots cette confrontation c'est votre expérience de soldat qui a risqué sa vie qui a vu la mort expérience vécue écrivez-vous dans l'indifférence et l'ignorance délibérée de nos concitoyens ce livre en fait c'est un rappel à à nous tous qui vivons en paix ici c'est une c'est une alerte oui c'est une alerte c'est d'abord un témoignage c'est un témoignage et c'est euh une tentative de comprendre comment il est possible qu'on estit collectivement nous notre société refusé de voir cette réalité qui qui se poursuivait et imaginez qu'on pouvait et qu'on allait pouvoir s'exonérer définitivement de de du besoin de se préparer à la guerre voilà vous parlez d'ignorance délibérée de nos concitoyens les mots vos mots sont durs ça veut dire quoi qu'on est naïf qu'on est inconscient non c'est plus que ça ça veut dire qu'on considère que comme la guerre est la pire des barbaries on veut absolument l'effacer la délégitimer entièrement la nier c'est pour ça que je pense qu'il y a une démarche délibérée il y a une volonté presque morale d'ailleurs et et on et on se flatte d'être capable de dire nous allons délibérément renoncer à la guerre mais oui sauf qu'en réalité c'est pas nous qui choisissons et que la guerre est un phénomène qui malheureusement je le pense est profondément lié à l'homme à la violence que l'homme a au cœur et puis à la vie des relations internationales ça veut dire que pour vous cette période de paix dans laquelle nous avons grandi voilà nous étions enfants adolescents nous-même à à la sort après la chute du mur de Berlin cette période de pine l'a vraiment elle n'a jamais vraiment existé oui je pense qu'elle n'a jamais vraiment existé en fait l'Occident en particulier l'Europe euh s'est enfermé dans une bulle assez virtuelle euh à l'intérieur de laquelle elle ignorait même où elle ne voulait pas regarder les conflits qui continuent à se dérouler partout dans le monde h euh alors que les États-Unis eux et c'est pour ça qu'il faut je distingue bien les Européens à l'Occident mais avec une vraie raison les États-Unis eux continuaient à se préparer à la guerre continuai à avoir une vision des relations internationales qui étaient fondées sur les rapports de force sur la puissance les Européens eux pour des raisons historiques qu'on comprend bien d'ailleurs parce que parce qu'effectivement le le suicide de l'Europe après les deux conflits mondiaux où ce qui avait failli conduire au suicide de l'Europe semblait être tellement terrible qu'on pensait par ailleurs par la construction européenne établir un modèle d'élaboration de quelque chose de politique très différent qui nous exonérerait de la guerre mais cette bulle virtuelle que vous évoquez elle a elle a explosé là avec la guerre en Ukraine la guerre aux portes de l'Europe la la prise de conscience elle est elle est arrivée là maintenant maintenant euh je l'espère mais mais vous savez je vous n'en êtes pas certain non parce que en 95 j'étais à sarayevo c'est même pas au portes de l'Europe c'est au cœur de l'Europe sevo et donc ça aurait dû exploser à ce moment-là euh et ça n'a pas explosé pourtant ce qui se passe en Syrie depuis tant d'années n'est pas si loin et je veux bien qu'on dise que l'Afghanistan c'est loin ce qui s'y passe parce que c'est vrai que c'est loin mais malgré tout ce qui se passe au Moyen-Orient ce qui se passe au Sahel c'est quand même tout près de chez nous tout près de chez nous et ça concerne d'ailleurs des populations qui ont des liens très puissants avec la France et les Français mais alors sans doute les déclarations du président de la République vont davantage veiller l'opinion publique quand Emmanuel Macron envisage l'envoi de troupe au sol il a réitéré sa position ce weekend à la tribune du dimanche dans Z économiste aussi en fin de semaine dernière cette déclaration euh est-ce qu'elle vise justement à tous nous nous secouer ou alors ça fait partie d'une stratégie qu'on n' pas encore compris alors je peux pas imaginer que vous n'ayez pas compris stratégie du président de la République mais si nétant plus chef d'État des armées j'ai du mal à en parler comme ça d'abord je pense que le Président de la République ne dit rien au hasard et évidemment dans son message il y a toujours plusieurs cibles il y a la cible internationale je me prononcerai pas sur cela c'estd qu'il s'adresse à la Russie notamment il s'adresse à la Russie s'adresse à partenaires européens il s'adresse un président de la République ça parle et c'est un discours qui porte très loin mais ça s'adresse également certainement à notre opinion publique ça c'est très clair et euh et je pense que c'est dans les démocraties le rôle des dirigeants que d'être capable quand il le faut parce qu'ils ont des informations des renseignements parce qu'ils doivent avoir un degré de conscience cont tenu une leur responsabilité qui n'est pas le degré de conscience de vous et de moi euh et bien c'est de leur rôle d'éveiller les consciences ça signifie que dans l'esprit du président de la République les Français ne sont pas prêts au moins à l'idée d'un conflit de haute intensité sur le sol européen est-ce que c'est prêt à l'idée d'un conflit de haute intensité sur le sol européen je ne saisien mais vous vous remarquerez que le Président de la République depuis qu'il a pris ses fonctions a relancé un effort de défense qui avait été complètement arrêté pendant plusieurs quinquena euh et donc déjà cet effort là la marque d'une prise de conscience de la classe politique du président de la République en particulier mais je me souviens quand il a été élu la première fois l'ensemble des politiques portait ce discours là et et cette volonté cette prise de conscience des politiques elle a été renouvelée depuis la réélection du président de la République 21 Ju qui aujourd'hui disent le contraire le 21 juillet 2021 vous quittez vos fonctions de chef d'état-major des armées 7 mois plus tard quasiment jour pour jour la Russie envahi l'Ukraine militairement est-ce qu' on était prêt à ce moment-là on y était préparé euh alors en fait la question ne se pose pas pour pour la France aujourd'hui parce que que comme vous l'avez dit la Russie envahi l'Ukraine pas la France mais la question c'est de savoir si quand Emmanuel Macron parle de troupe au sol est-ce qu'on en a les moyens tout simplement même si on a fait un effort avec un budget une loi de programmation jusqu'en 2030 qui donne 400 400 milliards de crédits à la défense est-ce qu'on a les moyens très bien je suis je ne suis plus chef d'État des armées donc je ne veux pas répondre à ces question là inviter le chef d'état major des armé poser lui la question il le fera voilà mais en revanche je reviens sur ce que je disais c'est l'Ukraine qui a été envahi la vraie question à se poser c'est est-ce que l'Ukraine était prêt à cette agression de la Russie et la grande surprise qui a été celle de tous les Européens et de tous les journalistes et de tous les observateurs et qui est à mettre une sorte de de d'admiration sans borne pour le peuple ukrainien qui a été capable de résister à cette agression de la Russie et qui a été capable de se mettre en situation de guerre et de défense tout moyen réuni avec sa jeunesse ça c'est tout à fait extraordinaire et c'est d'ailleurs ce qui me ce qui me fait ne pas désespérer parce que vous le dites depuis le début oui je me pose la question de savoir nous nous posons la question les politiques se posent de savoir quel est le la capacité de résistance de nos opinions publiques mais au-delà de nos populations et de nos sociétés l'Ukraine donne un exemple tout à fait extraordinaire d'une capacité d'un réveil et d'un réveil d'ailleurs d'un sentiment national ukrainien tout à fait extraordinaire François Lecointre on va continuer de parler de la situation internationale de votre livre aussi entre guerre chez galimar ce sera juste après le fil info dans une minute il est 8h40 Mathilde Romagnan un reporter sans frontière mène une action ce matin à Paris près de l'Arc de Triomphe pour protester contre l'accueil réservé au président chinois shijinping il est en visite en France pour 2 jours il est reçu ce matin par Emmanuel Macron à l'Élysée pour évoquer ensemble la réciprocité commerciale avec la Chine mais aussi la guerre en Ukraine il faut que l'État mette des moyens dans la ville de Sevran selon son maire Stéphane Blanchet dans cette commune de saine- Saint-Denis deux hommes d'une trentaine d'années ont été tués par bal hier soir moins de 48 heures après une fusillade qui a fait un mort des faits liés au trafic de drogue selon les autorités l'armée israélienne appelle ce matin les habitants de Rafa à rejoindre des zones humanitaires une opération d'ampleur limitée est prévue dans cette ville du sud de la bande de Gaza selon Israël le tunnel sous la Manche à 30 ans aujourd'hui long de 50 km il permet de ier la France et le Royaume-Uni par train il a été inauguré le 6 mai 1994 c'était à Calais par la reine ellisabeth II et le président François miteran France Info le 830 France Info Jérôme chapui Salia bracla et toujours avec le général François Lecointre ancien chef d'état-major des armées qui publie entre guerr chez galimar on a besoin de votre éclairage sur une question d'actualité François lecoindre est-ce que le fondement de notre dissuasion c'est l'arme nucléaire est-ce qu' attaquer un territoire de l'Union européenne c'est s'attaquer aux intérêts vitaux de la France je vous pose la question parce que s'attaquer aux intérêts vitaux de la France c'est l'une des conditions de l'utilisation de l'arme nucléaire alors d'abord il faut savoir que la doctrine de la disuation nucléaire française elle s'élabore à travers les déclarations publiques des prisons de la République successif et donc effectivement chaque discours d'un président de la République doit être scruté analysé avec beaucoup d'attention euh la France a jamais a toujours refusé de définir de façon trop précise ce quiétaient ses intérêts vitaux évidemment euh parce que c'est comme le principe de la ligne rouge si vous définissez précisément la ligne rouge que vous avez fixé euh et bien vous vous contraignez à une perte de liberté d'action le jour où cette ligne est franchie ou au contraire vous vous autorisez l'ennemi à aller jusqu'à l'extrême proximité de cette ligne rouge et avoir toute liberté d'action sans que vous-même vous agissiez puisque vous avez vous-même fixé une ligne rouge donc de la même manière dans la dissuation nucléaire les présents de la public successif conserve un flou et je pense que c'est inhérent au principe même de la disision et de la spéculation intellectuelle c'est l'ambigué stratégique dont on entend beaucoup parler en ce moment c'est une ambigué c'est c'est de toute façon le la dissuasion c'est un jeu de spéculation voilà euh par ailleurs la France a à plusieurs reprises et le président de la République l'a déjà fait depuis le début de son mandat euh rappeler dans des discours que on ne pouvait pas imaginer que les intérêts vitaux de la France ne soient pas liés aux intérêts de l'Union européenne et de l'Europe donc on peut le dire ensuite de plusieurs façons à plusieurs moments et donc c'est très important et vous avez raison de continuer à être attentif à ces discoursl et à ces messages mais moi ça ne me surprend pas ni ne me choque la difficulté ensuite c'est bien sûr quel est le signal qu'on envoie à un ennemi potentiel quel est le signal qu'on envoie à nos partenaires européens et comment l'accepte-t-il voilà donc ça c'est un travail qui est un travail préalable d'état-major de relation diplomatique qui fait que la France se tourne vers ses principaux partenaire de l'Union européenne et leur dit que pensez-vous si on dit ça et ça est-ce que vous l'accepteriez irions-nous plus loin bon c'est un travail constant moi je l'ai vu faire depuis le début du du quinen du premier quinen du président de la République donc quand le président de la République dit hier dans la tribune dimanche si la Russie l'emporte la seconde d'après il y a plus de sécurité possible en Roumanie en Pologne en Lituanie et plus non plus chez nous il en a déjà d'abord parlé avec avec ses avec les Européens avec les 27 il a parlé de la la dissuasion nucléaire avec eux je suis pas aujourd'hui dans dans le secret des discussions et des travaux d'État Maur dans la manière de fonctionner pour pour une telle communication je je pense que le Président de la République d'abord lui ses équipes les états-majors les ministères parlent en permanence et échange évidemment c'est pour ça qu'on a des réseaux diplomatiques ensuite ça n'empêche pas que le Président de la République est est aussi sa liberté de parole on est dans des relations internationales avec un vocabulaire avec une grande mère qui n'interdisent pas aussi que les déclarations publiques puissent être utilisé euh même si on en a parlé avant euh pour choquer pour surprendre pour étonner pour provoquer des réactions je me souviens très bien des réactions qui ont été provoquées par ce que disait le président de la République en évoquant le l'OT temp en situation de mort cérébrale ou je vous rappelez bon je ne sais pas si le président de la République avait été utilisé les termes auprès de tous ses partenaires de l'OTAN toujours est-il qu'il avait certainement évoqué et plus que certainement il avait évidemment évoqué les sujets de l'évolution de l'OTAN des difficultés de la de la finalité et des grandes orientations l'ANT avec tous ses partenaires avant d'utiliser ce qui est une façon aussi de réveiller de créer le débat y compris à l'international vous avez-vous vu évoluer pendant voilà tout votre mandat de chef d'état-major entre 2017 et 2021 vous avez vu évoluer le monde qui a encore beaucoup évolué depuis depuis 3 ans et notamment la place de la Chine on parle beaucoup du tour des empires le président chinois qui est arrivé hier en France c'est un ami de la France c'est un un rival pour reprendre les termes de la doctrine maintenant de l'Union européenne je je pense que c'est au-delà de ça enfin c'est ni un ami ni un rival c'est euh c'est c'est un acteur majeur du monde qui vient euh et je pense que ce que souhaitent les Européens c'est que le monde qui vient ne s'articule pas entièrement autour d'une confrontation entre la Chine et les États-Unis et que l'Europe et la France pensent avoir euh euh une voie àorter dans dans une relation qui doit être équilibrée et qui doit être aussi capable ou être aussi une une une une relation de négociation et pas seulement une une relation de confrontation la France le pense d'autant plus qu'elle est euh présente dans le Pacifique h h euh euh en Nouvelle-Calédonie en Polynésie et que donc elle considère je pense à juste titre ouis qu'elle peut avoir un rôle à jouer et précisément sur sur ces régions dont vous parlez votre livre parle de l'expérience du combat mais il y a d'autres forme de combat aujourd'hui une autre forme de guerre dont on parle beaucoup la guerre hybride et ce matin même il a il y a quelques minutes sur franceino Radio on publiait cette étude de la cellule investigation de Radio France voilà sur ce que la Chine la Russie ou d'autres puissances font en nouvelle calédonique vous évoquez cette guerre hybride aussi est-ce qu'on n'est pas parfois naïf euh par rapport aux intentions de la Chine notamment oui bien sûr enfin on est naïf en pensant que quand on est dans un monde de bisounour c'est que on va en permanence être gentil avec tout le monde et que tout le monde va être gentil avec nous par de la Nouvelle Calédonie je ne parle même pas de guerre hybride mais la guerre hybride existe bien sûr mais la protection de nos zones économiques exclusives bon et le pillage des ressources de nos zones économiques exclusives c'est un sujet très ancien qui nécessite évidemment que la France en particulier soit soit capable d'avoir une Marine nationale avec des moyens de contrôle de cette zone économique exclusive pour contrôler ses ses intérêts et ses ressources et les défendre est-ce qu'on peut dire qu'on est en guerre non on est pas en guerre en revanche ce qui est clair c'est qu'on est dans une relation de force dans laquelle il faut être capable de montrer sa détermination et montrer sa détermination c'est avoir les moyens de faire valoir sa volonté ça c'est très clair tout ce dont on parle beaucoup en ce moment les cyberattaques la désinformation vous considérez vous comme soldat que c'est de la Guer c'est une guerre ce que je considère c'est que de toute façon quand il y a une guerre tous les moyens sont mis en œuvre dans tous les champs possibles de la confrontation et que ce qui est vrai mais là aussi ça me gêne parce que je ne suis pas chefur des armées ce n'est plus à moi d'en parler c'est qu'on a vu s'ouvrir de nouveaux espaces de confrontation depuis 10 à 20 ans qui sont les fonds sous-marins parce que aujourd'hui il y a une activité humaine de plus en plus importante dans les grand fond sousar C donc qui y a forcément des confrontations là dans l'espace exoatmosphérique dans l'espace cybernétique donc oui de toute façon chaque fois qu'un espace s'ouvre à l'activité humaine en réalité s'ouvre la possibilité de confrontation de rapport de force et c'est ce qu'il faut que nous soyons capable d'assumer dans quelques semaines il y a des dirigeants du monde entier qui seront en Normandie pour le 80e anniversaire du débarquement s'il fallait aujourd'hui défendre le sol européen est-ce que vous seriez inquiet sur voilà sur ces alliance euh d'abord il y a des des obligations contractuelles et juridiques aujourd'hui mais que val-t-elle en situation de crise c'est là qu'elles sont éprouvées écoutez je suis pas Madame Irma donc j'ai du mal à vous dire je je pense que l'OTAN est une alliance extrêmement importante je pense que ce qui est important c'est que les Européens ne se fassent pas vassaliser au sein de l'OTAN et que ils soient capable de prendre vraiment leur part du fardau et qu'ils soient capable aussi dans des endroits dans des lieux et pour des circonstances dans lesquel l'OTAN n'aura pas à s'engager de s'engager eux-même de façon autonome et indépendante ça ça me paraî très important ou François Lecointre ancien chef d'état-major des armées on va vous retrouver on va continuer on va parler de votre livre notamment du rôle de l'armée du rôle d'un soldat aujourd'hui ce sera juste après le fil info il est 8h50 Mathilde Romagnan les habitants de Rafa appelé à rejoindre des zones humanitaires par l'armée israélienne ce matin environ 100000 personnes sont concernées une opération d'ampleur limitée est prévue dans cette ville du sud de la bande de Gaza selon l'armée israélienne on apprend ce matin la mort d'un adolescent de 17 ans à Marseille il a été tué par balle la nuit dernière dans le 13e arrondissement de la ville le ou les auteurs ont pris la fuite Athos a reçu quatre propositions financières pour son sauvetage et se donne jusqu'au 31 mai pour choisir le géant informatique français est en difficultés financièrees il a besoin de plus d'un milliard d'euros de liquidité Starliner le vaisseau de Boeing décolle ce soir pour la Station spatiale internationale un vol test du d'une semaine avec deux astronautes à son bord est crucial pour le géant américain après 4 ans de retard France Info le 830 France Info Jérôme chapui sia bracla toujours avec l'ancien chef d'état major des armées le général François Lecointre dans votre livre entre guerre publié chez galimar vous parlez longuement de de l'expérience rwandaise expérience d'impuissance dites-vous d'aveuglement de certains responsables aussi qui vaut à la France d'être accusé par certaines complicité dans ce génocide vous écrivez pour regretter en en partant là-bas nous allions combattre le mal c'est c'est ce que vous écrivez partir au combat avec des intentions morales c'est l'assurance de faire des erreurs alors là de toute façon on ne part pas au combat euh sans une réflexion préalable euh sur la finalité du combat h je pense que cette finalité doit être le mieux possible et le plus possible la défense de notre pays de ce qu'il incarne de ses valeurs et donc forcément il y a une petite dimension morale parce que la France elle est aussi un pays des droits de l'homme qui porte l'idée de la dignité de l'être humain et donc on va porter ça aussi quand on com fr vous avez toujours été en accord avec les les objectifs de guerre voulus par les dirigeants français à chaque fois que vous êtes vous êtes parti sur le front vous étiez d'accord moralement avec chaque intervention oui j'étais es d'accord avec chaque intervention euh euh mais sinon d'ailleurs je sais pas si j'aurais accepté d'y aller h euh je pense on pe refuser quand on est militaire on peut refuser de d'y aller au front on peut toujours démissionner mais ensuite c'est pas comme ça que les choses se passent en réalité en réalité il y a pas de dichotomie absolue entre un échelon politique qui commande et qui donne une grande orientation et qui ensuite d'ailleurs va pousser des pions sur le terrain et puis un échelon d'exécution il y a un travail constant de communication entre l'échelon politique et l'échelon de base et un travail constant d'initiative et de propositions à la base qui remonte par échelon successif au sommet et qui influe sur la perception qu'Al politique sur la perception qu'il a de notre capacité d'action et qui joue sur l'action qu'on va conduire le soldat n'est pas un être d'abord insensible c'est évidemment quelqu'un qui a les mêmes réaction les mêmes scrupules et les mêmes difficultés morales que n'importe quel citoyen et ensuite ce n'est pas un être passif et imbécile c'est donc quelqu'un qui va en permanence essayer lui d'apporter une réponse en fonction de ce qu'on lui a demandé de faire de ce qu'il comprend de la situation de ce que l'ennemi qui est en face de lui fait et donc l'initiative qui est une qualité extrêmement importante dans les armées va et la confrontation entre cette initiative et l'intention de l'échelon supérieur va produire quelque chose qui doit permettre d'emmener les gens dans combat mais ce qui se cache derrière quand même il y a cette idée de la guerre juste parce que j'imagine que vous sur le front à chaque fois vous avez dû vous poser votre question vous posez cette question le mal le bien est-ce que ce que je fais est-ce que je participe à une guerre juste vous êtes posé la question pour le Rwanda vous étiez aussi à sarayevo il y en a d'autres qui se sont posé la question pour la Libye qui a conduit du coup à la mort de Mamar Khaddafi cette question de la guerre juste vous vous la posez constamment oui d'abord on apprend à on apprend ça en école donc on se pose en question la question de en permanence la question de guerre juste c'est une question aussi droit international mais mais en revanche que que vous disiez tout à l'heure dans la question que m'avez posé la vraie difficulté pour moi ça n'est pas la guerre juste parce que je trouve que les conflits dans lesquels la France est engagée elle l'a fait en recherchant en permanence les conditions de la guerre juste en revanche ce qui pose c'est l'aspect moral de moraline si vous voulez c'est-à-dire je viens pour venger quelqu'un je viens pour venger l'indignation de mon opinion publqueération humanitaires qui ont été des opérations d'humanité alors ces opérations elles sont on peut comprendre que l'opinion publique les veuille mais il ne faut pas que le soldat qui s'engage dans ce type d'opération et qui est poussé par par cet élan d'indignation humanitaire et et d'humanité se laisse dérégler ou dérégler son jugement jusqu'à quand il est engagé vouloir se faire le porteur de l'indignation et de l'envie de vengeance de notre propre opinion publique et c'est ce que j'ai trouvé le plus difficile au Rwanda c'est le moment où en réalité comme on avait identifié le mal comme on pensait que le mal absolu était là finalement nous nous sentions portés Parunion publique par une opinion publique et nous pensions nous pouvions penser que aurait été justifié des choses qui auraient été en dehors du droit de la guerre c'est peut-être le moment le plus fort d'ailleurs de de de de votre livre ce moment où vous racontez que vous étiez voilà face à quelqu'un dont vous étiez à peu près convaincu qu'il avait été parti qu'il avait participé au génocide et là évidemment les soldats vous-mêm vous êtes traversé par des des des des pulsions des pulsions de mort quoi et vous devez les affronter le risque de basculer dans l'animalité c'est ce que vous dites h oui d'abord je je pense que euh le soldat le le soldat et la façon dont il va au combat et la façon dont il vit au sein de ses unités c'est une sorte de de condensée d'humanité voilà avec ce qu'il a de au cœur de l'humanité d'ailleurs c'est c'est précisément le fait que nous devions nous devrions être capable de domestiquer cette animalité qui a en nous cette bestialité voilà c'est que c'est que on peut pas prétendre faire l'ange on risqué de faire la bête et que c'est ça le drame de de l'humain et et sa capacité à surmonter ces instincts là que chacun de nous ressent mais que lui ressent parce que il est face à des situations de violence extrême auquel nous échappons nous cette capacité à surmonter cette violence et cette animalité qu'il a en lui euh il il la trouve euh dans le collectif il la trouve parce que il est d'abord un être social parce que il est d'abord ord relié aux autres et que c'est ça qui lui permet de retrouver de conserver sa dignité en fait on en revient à ce qu'on on se disait en tout début d'entretien c'est c'est vraiment l'objet de votre livre l'expérience du soldat sur le terrain qui est confronté à la violence à la mort au fait recevoir risquer la mort de de donner la mort c'est incommunicable vous avez pas l'impression de ne pas pouvoir transmettre ce que vous avez vécu à nos contemporains qui sont très loin encore une fois de tout ça c'est pour ça que j'ai écrit un livre je recommande de lire oui c'est très difficile mais je c'est d'autant plus difficile qu'aujourd'hui nous nous sommes enfermés dans une bulle dont nous pensons qu'elle nous préserve définitivement toute forme de violence moi je ne le crois pas et par ailleurs ce que je trouve paradoxal c'est que même si nous sommes dans cette bulle nous sommes très sensibles à tout ce qui est au sein de cette bulle peut représenter incarner la violence voilà donc je je pense absolument nécessaire de le communiquer à nos concitoyens pour qu'ils s'armment moralement qu'ils armment les pr et qu'il comprennent que c'est un effort sur soi individuel et collectif qui permet de conserver sa dignité h général pour terminer une dernière question puisque vous êtes aujourd'hui grand chancelier chancelier de la Légion d'Honneur Jacques Chirac avait remis en 2006 à à Vladimir Poutine la Grand Croix de la Légion d'Honneur est-ce qu'il faut la lui retirer c'est pas une décision du Grand Chancelier de la Légion d'honneur et ensuite décide c'est le président de la République ensuite la la la Légion d'Honneur quand elle est remise lors de visite officielle et c'est extrêmement protocolaire elle rentre en réalité dans la grand mer et dans le vocabulaire des relations internationales et donc que Jacques shirac a remis sa légion d'honneur à Vladimir Poutine que cela pose aujourd'hui la question de la lui retirer est une chose j'observe par ailleurs que le Président de la République a remis les insignes de Grand Croix de la Légion d'honneur au président jelensky et que celui-ci ne les a pas refusé et que donc dans cette gramèire et dans ce vocabulaire des relations internationales alors que le président gelenski aurait pu dire il n'en est pas question ou alors commencer par la retirer à Vladimir Poutine il l'a accepté voilà n pas ét condition que c'est que que c'est aussi toute la nuance du des relations internationales et de cette grand-mère pour Vladimir Poutine c'est pas vous qui décidez mais pour Gérard de par Dieu c'est vous c'est toujours le grand maître qui décide c'est-à-dire le président de la République merci beaucoup général François Lecointre entre guerre c'est chez galimar merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info et je vous laisse ENAG ia brqua les informer dans 5 minutes l'événement politique de la semaine c'est la visite du président chinois en France 2 jours pour évoquer la guerre commerciale mais aussi la guerre tout court celle aux portes de l'Europe en Ukraine avec la Russie on parle de des enjeux de la visite de shijinping avec Renaud del et ses informés dans un instant

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