CLIMAT, NUCLÉAIRE, GUYANE, AGRICULTURE, SOUFFRANCE ANIMALE, ÉCOLOGIE - Mélenchon au #PandaLive
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 72 %Attaque 15 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça change pour vous cette question climatique dans votre projet politique ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Est-ce que vous proposez aujourd'hui, en tant que candidat à la présidentielle, de mettre la règle verte dans la Constitution ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment faites-vous pour sortir du nucléaire ? Et quel accompagnement pour les salariés concernés ?
- 35:00OuverteRéponse directe
EDF doit faire face à un mur de dettes. Comment comptez-vous assurer l'avenir d'EDF en tant qu'entreprise publique ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Si vous êtes président, est-ce que vous bloquez les projets Total en Guyane et la Montagne d'Or ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
La pollution de l'air tue 48 000 personnes par an. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, la sortie progressive du diesel ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« La température moyenne de la planète a été en 2016 supérieure de 1,1°C à la moyenne de l'époque préindustrielle. »
- 1:10:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« La pollution de l'air tue 48 000 personnes par an. »
- 1:30:00Jean-Luc MélenchonPromesse
« Nous allons passer à l'agriculture dite bio. Nous allons le faire, nous allons planifier ça. »
- 1:40:00Jean-Luc MélenchonFait
« Les droits de pêche ne seront pas transmissibles, accumulables d'un bateau à l'autre. »
- 0:10MélenchonFait
« Des gens qui acceptent de traiter les animaux de cette manière-là »
- 0:35MélenchonFait
« Il n'y a pas d'obligation à se comporter d'une manière indigne. »
- 3:00MélenchonChiffre
« une entreprise 100% publique mais 100% fossile ou une entreprise 100% privée mais 100% énergies renouvelables ? »
- 4:30MélenchonFait
« Il ne sert à rien à l'Homme de gagner la Lune s'il vient à perdre la Terre. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pascal Canfin : Bonjour à toutes, bonjour à tous, Nous sommes ensemble pour presque une heure avec Jean-Luc Mélenchon. Bonjour Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon : Bonjour c'est le troisième Pandalive qu'organise le WWF pour cette campagne. Le premier était avec Emmanuel Macron, le second avec Yannick Jadot le troisième avec vous et le quatrième sera le 7 avril avec Nicolas Dupont-Aignan Et d'autres candidats qui voudraient, d'ici l'élection évidemment, se prêter à cet exercice.
Nous avons donc une petite heure ensemble, organisée autour de trois séquences. La première séquence qui vous permettra de présenter votre vision de l'écologie dans cette campagne d'une part, mais aussi, surtout, dans votre programme et votre projet. Une deuxième séquence qui permettra de répondre à un certain nombre de questions, nombreuses, que vous nous avez envoyées sur Facebook ou sur l'adresse mail pandalive@wwf.fr Cette adresse mail vous pouvez continuer à l'utiliser pendant ce live, continuer à poser vos questions qui continueront à alimenter le flux de questions pour Jean-Luc Mélenchon.
La deuxième séquence c'est donc des questions précises. Vous le verrez, on rentrera en détail sur la question du diesel, du nucléaire, de l'agriculture, de l'alimentation et d'autres sujets, et notamment la Guyane, grand sujet d'actualité. Et puis une petite dernière séquence rapide sur plus des questions personnelles.
Vous avez vous-même parlé de votre passion pour le quinoa à un moment donné, je pense qu'on y reviendra. Donc on va commencer, avant de cibler le quinoa, on va commencer d'une manière très large avec deux premières questions qui sont plutôt des rappels de chiffres d'actualité que vous avez sous les yeux, l'une sur le climat et l'autre sur la biodiversité. Un chiffre, que vous connaissez et que je vais vous demander de commenter pour savoir comment il irrigue ou pas votre projet politique.
La température moyenne de la planète a été en 2016 supérieure de 1,1°C à la moyenne de l'époque préindustrielle, donc le XIXe siècle, battant ainsi le record de dérèglement climatique établi l'année précédente à savoir un réchauffement de 1,04. On est donc déjà sur la... malheureusement, on a dépassé la moitié du chemin vers les 2°C.
Qu'est-ce que ça change pour vous cette question climatique dans votre projet politique ? JLM : Alors...
Pour moi on va voir, mais pour tout le monde c'est clair que ça va tout changer. Les gens ont pas l'air de comprendre que le changement climatique EST commencé. On a tendance à en parler au futur, mais si j'ai lu...
J'ai lu les commentaires...
JLM : J'ai oublié l'agence de l'ONU qui s'appelle... l'Agence mondiale de météorologie PC : Météorologie mondiale oui qui dit "La planète est entrée en terrain inconnu." JLM : Pourquoi ?
Parce que les phénomènes dont nous parlons ne sont pas à progression linéaire. Et par conséquent, bien malheureux celui qui croirait que ça va se réchauffer chaque fois un petit peu plus et s'il est un peu frileux il s'en réjouirait. Hein ?
Non. Chaque étape du réchauffement provoque une modification d'ensemble du climat et prépare une phase suivante après un moment de palier qui est d'une violence de plus en plus grande. Des conséquences, on va en avoir, pour ceux qui ne veulent admettre aucun fait, ils vont y être confrontés.
La montée du niveau de la mer, ça, c'est déjà bien engagé. Les phénomènes climatiques extrêmes, alors nous les Français, on est à la fois concernés par le nombre des terres françaises qui sont dans les océans, qui sont des îles mais également en métropole. Je voudrais rappeler qu'en 1999, des creux de 7 mètres et un vent de 140 km/h, s'il n'y avait pas eu un ingénieur pour se dire "Cette histoire-là va mal tourner, je coupe la centrale du Blayais" PC : Près de Bordeaux JLM : nous avions droit à un incident nucléaire de première grandeur à 50 km d'une capitale régionale.
Donc, sans vouloir affoler je n'aime pas faire l'affoleur, mais enfin il faut quand même bien dire les réalités. Alors après, ça c'est pour la réponse très précise à la question très précise "Qu'est-ce que ça change ?" Je l'annonce à tout le monde : Ça va tout changer pour vous et ne croyez surtout pas que ce soit un pur thème philosophique.
Et maintenant ça m'amène à venir sur la vision que ça doit....
Le changement de regard que ça doit nous conduire à avoir notamment en matière de construction idéologique, de vision du monde. Alors, déjà là on a une vérification. Si la température change, c'est parce que les activités humaines ont introduit dans l'air une proportion de CO2 qui a modifié la composition de cette atmosphère.
Donc l'être humain est un facteur de modification de la réalité physique de la planète. Nous sommes donc bien dans l'anthropocène. C'est-à-dire une nouvelle étape de l'histoire globale de la planète.
Je dis ça parce que... j'ai des petites coquetteries alors je me flatte d'avoir été un des premiers à évoquer le mot "anthropocène" que j'avais trouvé par hasard en lisant des livres de vulgarisation et j'avais trouvé que l'idée était assez frappante.
Mais c'est seulement en décembre dernier qu'il a été convenu que ce serait le nom de cette nouvelle période. Alors elle fait l'objet d'un enjeu de réflexion philosophico-politique. PC : Court, quand même.
JLM : Ma réponse ? PC : La réponse. PC : L'enjeu est long mais la réponse courte.
JLM : Oui d'accord mais enfin, il faut prendre la chose dans sa complexité. PC : Absolument. JLM : L'idée c'est que...
C'est un phénomène politique que le dérèglement climatique. Il est lié à un mode de production et d'échange et de consommation Ça n'est donc pas une malédiction liée à la calamité que serait l'espèce humaine par elle-même. Donc suivant la date à laquelle on fait commencer l'anthropocène évidemment le regard qu'on porte est différent.
Donc si c'est un problème politique, alors qu'est-ce que ça change pour moi ? Eh bien ça a déjà changé. J'appartiens à une tradition où le progrès était identifié au développement des forces productives sans réflexion sur le contenu de ce développement ni sur la nature des forces productives qu'on mettait en mouvement.
Cette vision conduisait à pointer une contradiction comme étant celle qui faisait l'histoire, la lutte des classes, la lutte pour l'appropriation des richesses. La question se trouve reformulée différemment, et en tout cas pour moi idéologiquement je l'exprimais dans le livre "L'ère du Peuple". Je pense que le principal phénomène de dynamique de l'Histoire est d'abord la fluctuation du nombre des êtres humains.
Plus ils sont nombreux, plus ils développent des techniques et plus leur prédation sur la nature est grande. Dès lors, la contradiction principale c'est celle qui va opposer cette prédation à la survie de l'espèce. Donc il y a bien un intérêt général humain, ce qui était inadmissible dans les anciennes conceptions.
Ça passait pour de l'idéologie. Clairement, cet intérêt général humain s'oppose aux intérêts particuliers du productivisme. Alors, nous comment on peut faire atterrir tout ça sur un concept politique opérationnel ?
C'est ce que, avec d'autres et après d'autres, j'ai appelé "la règle verte", qui est un concept qui est d'abord né dans le mouvement écologiste et pas dans le mouvement socialiste auquel j'appartenais à l'époque. Cette règle verte, qu'on opposait à la règle d'or, hein. La règle d'or de l'économie budgétaire et blablablabla tout ça.
PC : Les fameux 3% et tout ça JLM : La règle verte ça revient à dire : "Nous ne prendrons pas plus à la nature que ce qu'elle peut reconstituer". JLM: Ce qui est un défi technique...
PC : Alors justement ! JLM : Et ça on se propose de le mettre dans la Constitution. PC : Est-ce que vous proposez aujourd'hui, en tant que candidat à la présidentielle, de le mettre dans la Constitution ?
JLM : Dans le processus constituant. PC : Concrètement PC : Concrètement, demain vous êtes Président de la République, ça veut dire quoi la règle verte dans la mesure où cette règle, si j'ai bien compris, PC : c'est "Je ne prelève pas plus à la nature que ce qu'elle est capable d'apporter" ? JLM : Oui oui.
Or, la France aujourd'hui et les Français PC : consomment en moyenne plus d'une planète JLM : Oui. PC : Donc ça veut dire quoi, concrètement, demain matin si vous êtes Président la République, dans la vraie vie de chacun d'entre nous votre règle verte ? JLM : Alors, déjà, voyons ce que ça ne voudrait plus dire c'est qu'on ne pratiquera plus de politique de l'offre.
On ne dira plus "Ecoutez, produisez ce que vous voulez" "quand vous voulez, comme vous voulez, et où vous voulez du moment que ça ne coûte pas cher." "pour pouvoir à vendre à plein de monde, et si on n'arrive pas à en vendre assez on fera de la pub" "pour créer le désir des objets que vous aurez produits". Donc je n'ai jamais caché que c'était un changement fondamental d'orientation économique et culturelle.
C'est pourquoi j'appelle ça une révolution citoyenne, c'est la reconquête du pouvoir par le grand nombre sur ces questions. Donc si c'est le grand nombre qui commande, ce n'est pas celui qui a investi et qui décide qu'on fera des castagnettes JLM : ou qu'on fera que sais-je encore de telle ou telle production PC : Alors qui décide ? Ça veut dire que partout, tout le monde est appelé à l'action, parce que ce n'est pas "une" voie qui nous permettra d'aboutir à la règle verte.
Il n'y a pas une chose à faire, il y en a toute une série : la sobriété énergétique, le recul du consumérisme, la relocalisation des productions, la politique du "zéro déchet" C'est un ensemble de mesures. Ce que je voudrais, c'est le défi. Et ensuite que nos ingénieurs, techniciens, femmes et hommes tout ça s'y mettent.
Et je trouve que c'est très excitant. Il n'y a que vraiment des gens qui sont très bourrins qui croient qu'une politique écologique c'est "On retourne tous à la caverne s'éclairer avec des bougies de suif". Non, ce n'est pas du tout ça c'est le contraire.
Il faut au contraire sans cesse développer des sciences et des techniques qui nous mettent... mais la science et la technique ne sera pas la réponse à elle seule, je veux dire, je ne suis pas en train de passer dans une nouvelle illusion technicienne.
Donc la règle verte c'est surtout un défi et je me garderais bien de vous dire qu'on peut y parvenir autrement que par la planification écologique. C'est à dire le fait qu'on mette en rapport les différents compartiments de la production, de l'échange et de la consommation les uns avec les autres à travers de la planification. Par exemple, si on dit "On sort des protéines animales", dont on connaît la prédation qu'elles conduisent à exercer sur la nature ou bien qu'on sort des énergies carbonées prenons un exemple : On se dit ben on va, pour répondre à ces 2 questions, en partie hein ! eh bien on va produire des protéines végétales à partir des algues donc on voit ce qu'il y a à faire et à partir du moment où on se met à produire ça, ben on va d'un côté avoir des plastiques d'origine végétale et de l'autre côté des protéines végétales mais peut-être que tout le monde sera pas emballé au début par la mode des algues hein, comme du quinoa ou du reste.
Mais tout ça ce sont des habitudes culturelles ... alimentaires.
Si on prend l'exemple de la consommation de viande, c'est tout à fait caractéristique : à aucun autre moment on n'a mangé autant de viande qu'on en mange aujourd'hui. Et si on en mange autant aujourd'hui, c'est parce qu'il y en a beaucoup. Et s'il y en a beaucoup, c'est pas pour des raisons de viande.
C'est pour des raisons d'élevage, les usines de 10 000 vaches etc. JLM : Donc vous voyez, j'essaie de montrer que PC : On va revenir sur la question agricole hein L'adversaire - si j'ose dire - productiviste ayant un cadre global, c'est à nous d'en créer un alternatif. PC : Ok. bon.
JLM : C'est ça la règle verte JLM : Je dis pas qu'on va y arriver en 6 mois. PC : Et qu'est-ce qui relève, justement, avant de passer aux sujets thématiques, PC : qu'est-ce qui relève dans votre vision, à la fois la règle verte plus la planification, qu'est-ce qui relève du normatif, de la coercition ? Parce que c'est des questions qui reviennent régulièrement dans le stock de questions Facebook sur le diesel et sur le zinc, qu'est-ce que vous imposez ?
Sachant que vous êtes parfois vu comme étant, justement, un planificateur et qu'est-ce qui relève, vous disiez par exemple vous évoquiez la publicité, la surconsommation. Certes, mais donc vous interdisez la production de certains produits ? Vous interdisez la consommation de certains produits ?
Vous demandez aux gens de manger moins de viande ? Jusqu'où vous mettez le côté coercitif ? JLM : Bon, je vais vous dire on découvre en marchant.
D'abord la planification ça ne peut plus avoir le même sens que ça a eu au XXe siècle aussi bien dans l'ancienne Union Soviétique que dans tous les pays dits de l'Ouest qui planifiaient tous, hein. Mais la planification à cette époque avait nécessairement un caractère bureaucratique quasi-obligé, puisqu'il fallait tout faire remonter de manière pyramidale vers un centre qui décidait et l'absurdité de de ces systèmes c'est précisément qu'il faille un centre pour décider de combien vous allez planter de blé, ou de radis ou de carottes ou de... bon.
Maintenant il suffit de se référer au fonctionnement des plateformes pour se rendre compte que la plus grande souplesse est possible sans que ce soit jamais un obstacle à la cohésion d'ensemble. Bon, moi je le vérifie en politique avec une plateforme jamais personne n'aurait cru, y compris parmi mes proches, qu'une plateforme était capable de régler les neuf dixièmes des problèmes qui produisent de la bureaucratie en politique. Donc là, on peut, on peut dire qu'une fois que l'objectif est donné, mais le plus important c'est qu'il faut qu'il soit donné et consenti, c'est pas tout qu'il soit donné, c'est qu'il faut qu'il soit compris et consenti.
Le process de révolution citoyenne fait que c'est la multiplication des initiatives qui est le régulateur. PC : Ok donc on va venir justement sur les différents sujets, on va passer...
JLM : Mais attendez, la coercition existe, je veux pas non plus laisser croire que chacun fait comme il le sent et qu'il y aurait un marché des désirs qui finirait par régler le problème. Non ily a des moments où on dit "Ben ça c'est interdit, c'est terminé on ne le fait plus." PC : Alors, parmi les choses que vous souhaitez de fait interdire, puisque vous voulez en sortir, c'est le nucléaire.
Première question, qui est celle d'Agathe : Vous voulez parvenir à 100% d'énergies renouvelables en 2050, donc JLM : 2050. C'est négaWatt qui nous propose la date PC : donc 0% de nucléaire PC : Comment faites-vous pour sortir du nucléaire ? Et deuxième question qui est, je pense très intéressante compte tenu de votre parcours également, Quel accompagnement pour les salariés concernés ?
Puisque, concrètement, un certain nombre de syndicats ne sont pas favorables au 0% de nucléaire et même au 50%. Comment vous gérez cette tension? JLM : Alors...
La transition c'est un sujet maintenant... totalement bateau parce qu'il y a tellement d'équipes qui ont travaillé là-dessus que ce soit la coalition pour le climat, que ce soit négaWatt, bon...
Dans un gouvernement, il suffirait d'en nommer un Haut Commissaire parmi eux et ça y est la machine se mettrait en route. Bon. Ce qu'on peut dire hein.
Oui parce qu'ils savent le faire, parce qu'ils ont travaillé enfin. Ecoutez on va pas avoir la prétention d'arriver les derniers et de dire écoutez, j'ai trouvé tout seul avec mes copains comment on allait faire, c'est pas vrai. Je n'ai fait que recopier ce qu'écrivaient ces héros...
PC : Ok mais votre responsabilité en tant que président si vous êtes élu, c'est de le mettre en oeuvre. JLM : Ce serait de le mettre en oeuvre JLM : Ah bah oui ! PC : Comment vous dépassez ces blocages ?
JLM : D'abord il y a une décision : Si vous votez pour moi on sort du nucléaire. Voilà, c'est clair. Y'a pas de...
La décision c'est le bulletin de vote qui le dit, donc on sort du nucléaire. Comment on fait ? Tout le monde sait qu'on ne va pas appuyer sur un bouton et toc ! y 'a plus de nucléaire, bon...
Donc on fait une sortie en sifflet, on ferme les centrales, on commence par Fessenheim JLM : Toutes celles qui arrivent à 40 ans d'usage...
PC : Qui décide ? JLM : Ben comment qui décide ? JLM : Eh bien l'Etat !
Nous sommes actionnaires d'EDF...
PC : Toute centrale qui arrive à 40 ans est fermée ? JLM : Ah bah oui. PC : C'est ça votre... le raisonnement JLM : Il y a 18 réacteurs qui arrivent aux 40 ans pendant la durée du quinquennat.
Ben déjà ceux-là c'est fait fini. PC : Et qu'est-ce que vous dites...
JLM : Et ainsi de suite, on compte jusqu'à 2025 pour arrêter la totalité des réacteurs, donc c'est un peu plus qu'un quinquennat. Si on peut aller plus vite, attention parce que d'un côté on arrête, mais de l'autre côté il faut une montée en puissance des énergies renouvelables. Il y a des gens qui n'ont pas l'air de se rendre compte du boulot que c'est. parce que on va aller chercher par exemple beaucoup d'énergie renouvelable en mer.
Parce qu'on a là-dedans 75 fois la quantité d'énergie dont on a besoin, donc c'est normal qu'on court d'abord là. Alors ça veut dire des éoliennes, des hydroliennes, bon. Des hydroliennes on peut aussi en mettre à terre hein, c'est un nom savant hydrolienne mais autrefois ça s'appelait "moulin". donc on sait le faire, on peut en mettre partout.
Mais la montée en puissance, quand vous dites par exemple un champ d'éoliennes, 2 champs d'éoliennes, 3 champs d'éoliennes... toujours rien de fait en France hein.
En mer, vous avez aussitôt les ports qu'il faut transformer, les navires de service à construire... trimballer les installations parce que une pale d'éolienne c'est 90 mètres.
Donc c'est pas rien tout ça. Donc ça c'est un travail énorme, il va falloir mettre bouchées doubles et il va falloir bosser beaucoup. PC : Alors ça veut dire combien ?
C'est à dire est-ce que vous avez chiffré le scénario énergétique ? JLM : Oui ben c'est pas moi qui l'ai chiffré, c'est eux hein. Ça roule tout seul.
PC : Vous prenez celui de négaWatt, c'est ça ? JLM : J'ai compté que le total du plan de relance de l'activité ben c'est plus 100 milliards. Alors les autres ils sont pour enlever 100 milliards, moi je suis pour rajouter 100 milliards.
Et dessus, 50 milliards à la transition énergétique et la marche vers le 100% renouvelable. Mais je vais redire quelque chose qui va vous surprendre, c'est que c'est pas facile à dépenser 100 milliards et c'est pas facile à dépenser 50 milliards. Il s'agit pas... on fait pas de l'argent hélicoptère hein.
On va pas picheter les billets sur les gens en disant "Bah allez ! Consommez !" Non, il faut un temps pour mettre en place les machines, il va falloir un peu... un peu tordre quelques bras, hein.
Peut être qu'il n'y aura pas les mêmes délais, qu'on devra changer la loi sur les marchés publics Moi je suis pas d'accord pour qu'il faille 5 ans pour construire un lycée, alors imaginez-vous si c'est pour construire une éolienne. PC : Alors justement, revenons aux bras qu'il faudrait tordre PC : Il y a la question de Pierre JLM : Attendez parce qu'il y a le personnel PC : Exactement. PC : C'est la même question de Pierre que j'anticipais tout à l'heure.
Ensemble : La majorité des syndicats, PC : bon je vous laisse la lire JLM : Oui, s'opposent à la fermeture de Fessenheim, concrètement qu'est-ce que vous dites à ces militants ? Vous vous trompez mes amis. Et je voudrais bien connaître vos raisons Parce que les miennes sont que les installations nucléaires, on va pas jeter la pierre à ceux qui les ont fait vivre, ni à ce qui les entretiennent aujourd'hui, dans des conditions qu'il faudrait discuter...
Car discutez avec la CGT et les personnels qui assurent la sécurité et l'entretien et vous verrez que il y a des raisons de s'inquiéter. Mais vous vous trompez, voilà. Le nucléaire maintenant nous savons que c'est dangereux, que c'est TRES dangereux, et par conséquent on fermera les centrales.
Alors après quant à ce qui vous concerne vous, Comprenez-moi bien ! Démonter une centrale c'est extrêmement compliqué je crois que celles qu' on a commencé on y est toujours 15 ans après. PC : Absolument.
Donc qui va les démonter ? Ben ceux qui les faisaient tourner ! C'est quand même les mieux placés pour savoir comment on s'y prend, de quelle façon on va travailler et donc la totalité du personnel, personne ne perdra son emploi.
J'ajoute que c'est dans les bassins d'emploi où se trouvent les centrales nucléaires que seront installées les productions et les chaînes de production des énergies alternatives, si bien qu'on ne perdra pas en capacité et d'emploi. Je dis ça parce que, si EDF, qui a une tactique très précise pour tuer les innovations qui consiste à acheter des entreprises pour leur piquer des brevets et faire cesser le travail Bon, nous avions une chaîne de production à Nexcis je crois, qui fabriquait des panneaux, qui était écologiquement soutenable et qui travaillait à la luminescence..
Une chaîne de production, il faut du monde dessus, enfin il y a du travail quoi ! la France coule chaque année mille... blop, un million pardon de mètres carrés de vitres et de façades.
Donc il y a même pas besoin de faire un décret pour l'y obliger il y a qu'à dire "Tout mètre carré de verre sur des façades sera forcément luminescent" et donc ça y est, c'est parti, on aura des milliers de gens à mettre au travail mais je redis aux gens : vous vous trompez et je vous souhaite que jamais nous n'ayons à nous mordre les doigts de ça. Mais, prenez compte du fait, que si nous avons un accident, ce qu'on ne peut pas souhaiter, franchement la catastrophe est absolument incommensurable, incommensurable...
Donc voilà...
Alors ce qui est pas sérieux, c'est de dire "On va arrêter le nucléaire" comme l'a fait le... quelques uns, là, de ceux qui gouvernent et puis personne prévoit rien, n'annonce rien à personne, et ne prévoit aucune relève d'emploi.
Alors ça non, ça c'est pas sérieux. Moi je vous ai prévenus à l'avance : on fermera. Par conséquent on créera d'autres chaines d'activité... - Des emplois... - Pas de souci.
PC : Alors parmi les "bras à tordre", je reprends votre expression, il y en a un deuxième c'est sans doute celui d'EDF. Il y a une question de Jérémy. EDF doit faire face à un mur de dettes.
Si vous êtes chef de l'État, comment comptez-vous assurer l'avenir d'EDF en tant qu'entreprise publique ? Sachant qu'EDF aujourd'hui s'oppose encore largement à une proposition qui serait celle du 0% nucléaire. JLM : Déjà on fera pas...
Alors EDF a rendu des services au pays mais maintenant on est dans une situation absurde. Expliquez-moi voir pourquoi on s'en va construire une centrale en Angleterre ? Indépendamment du fait que c'est une centrale nucléaire, que c'est un EPR...
Pourquoi on fait ça ? Est-ce qu'on a créé une compagnie d'électricité pour fabriquer des centrales à l'étranger ? C'est pour ça qu'on l'a créée, on l'a créée pour que tout le monde ait accès à l'énergie.
Donc EDF aurait dû être le moteur de la transition écologique, du genre "ça y est on a bien fait la première tranche du boulot, il y a de l'électricité partout" alors maintenant on se pose des questions, comment on va faire pour sortir du nucléaire ? Parce que c'est ça qu'on attend d'un service public ! ou d'une entreprise où l'état est dedans.
Donc la première chose qu'on va faire, c'est arrêter toutes ces fadaises avec les points, bon, l'EPR de Flamanville tout ça. ça a coûté déjà assez cher comme ça donc on arrête. PC : Donc vous arrêtez l'EPR ?
JLM : Ah bah oui. Ah bah oui. Sinon qu'est-ce qu'on va faire ?
PC : Ok très bien je vous fais préciser les choses...
JLM : On va pas continuer à jeter de l'argent comme ça c'est du gâchis. PC : Et donc comment vous assurez l'avenir d'EDF ? JLM : Alors EDF sera une des entreprises qui auront à travailler sur la transition énergétique.
Quant au mur de dette d'EDF celui de la SNCF et le reste c'est un seul et même problème. Celui des murs de dettes en général. Bon.
On peut pourvoir bien sûr au paiement de la dette. Il y a mille manières de le faire, il y a mille techniques, on en connait quelques-unes, je vous rappelle comment ça s'est passé pour le Crédit Lyonnais. On crée des structure de défaisance et on met dedans toutes les dettes pourries et tout ce qui... et bon, on le nourrit petit à petit et on peut les transformer.
On pourrait d'ailleurs faire que les dettes de cette nature soient rachetées et dévaluées. Voilà, c'est une technique. Mais vous savez les gens, moi je dis toujours pareil : personne paiera la dette globale.
Arrêtez de chercher des martingales pour savoir comment vous allez payer cette montagne de dettes, personne ne la paiera jamais, elle est devenue trop grosse. Ni celle des états, ni une partie des dettes privées. Et par exemple si vous allez, parce que là on parle d'EDF comme ils sont gros on voit qu'eux mais si vous voulez faire la transition écologique dans la paysannerie, vous pouvez demander aux paysans de nous aider à changer de système.
Outre qu'il va falloir en trouver 200 000, qu'on les a pas sous la main mais en plus il va falloir les libérer des dettes qu'ils ont ramassées...
PC : On va en parler, il y a un sujet agriculture. Alors on va...
JLM : Non mais la dette étant... voilà PC : ... changer PC : C'est un sujet euh... complexe qu'on n'a malheureusement pas le temps de traiter.
JLM : Oui mais attends, qu'on dise quand même chose la dette doit être éteinte. Donc le responsable politique que je suis dit : "Je vais travailler à éteindre ces dettes, et à redéployer EDF dans une nouvelle direction", et on le fera comme ça pour tous les secteurs qui sont en train de s'étouffer sous le poids d'une dette absurde vouée à des objectifs grotesques. PC : Donc en tout cas, la mise en oeuvre de votre proposition pour EDF c'est je crée une structure de défaisance et je gère les actifs qui sortent...
JLM : Les administrateurs de l'Etat qui sont avec EDF vont changer de musique. D'ailleurs on les changera eux-même et on mettra d'autres administrateurs de l'Etat que je prendrai ou à négaWatt ou chez vous ou ailleurs pour être bien sûr que la volonté politique soit respectée. PC : Très bien, on change totalement d'univers, on passe d"EDF à la Guyane.
Vous savez évidemment qu'il y a une grosse actualité sur la Guyane, il y a une question de Sandrine sur deux gros projets en cours en Guyane qui constituent une menace pour l'environnement, je cite la question : Total, sur un projet d'exploration pétrolière off-shore et le projet dit "de la Montagne d'Or", un projet de mine d'or industrielle. Si vous êtes président est-ce que vous bloquez ces deux projets et est-ce que c'est ce que vous dites aujourd'hui aux personnes qui manifestent en Guyane ? D'abord je commence par dire que la Guyane, qui n'est pas une île comme nous le savons tous, qui est sur le territoire du continent Sud-Américain, pour nous c'est une des dimensions de l'universalisme français.
Deuzio, donc nous ne sommes pas une nation occidentale et européenne, nous sommes une nation universaliste. Deuxièmement, euh...
C'est l'occasion...Je veux pas que ce soit l'occasion ratée... parce que dans la Guyane il y a quelque chose de magique, c'est le Nouveau Monde.
Et c'est encore un monde neuf même si on y tire des fusées, qui est le centre de Kourou qui est l'avant-garde de l'humanité quand même, hein, c'est la porte d'entrée de l'espace, donc euh, c'est magnifique. Mais on aurait en Guyane la possibilité de faire vivre un monde entièrement neuf. Avec des bâtiments éco-positifs, avec une agriculture qui soit réellement une agriculture bio, qui nourrisse la population locale.
Donc avec un plan d'autonomie alimentaire, un plan de souveraineté énergétique...
Au lieu de tout ça qu'est-ce qu'on fait ? Vraiment, les méthodes du 19ème siècle, un gros trou pour sortir du pétrole de l'eau alors qu'on sait tous, que si jamais il y a le moindre incident, personne ne sait faire face à ce genre d'incident on a comme ça dégueulassé tout le Golfe du Mexique et ainsi de suite. Donc bien sûr qu'il faut arrêter tout ça.
Quant à la mine d'or que ceux qui ont donné l'autorisation se mordent les doigts et qu'on donne leurs noms, c'est absurde. C'est vraiment la...
PC : Vous avez un nom à donner ? JLM : Ben je crois qu'il y a eu des ministres qui ont été...
Non pas des ministres tiens, des personnels de l'Elysée. Mais mon cher, ça a été vos collègues alors je voudrais pas me fâcher avec vous. PC : Hahaha ce n'est pas à ce titre que je suis là.
JLM : Je sais bien, je sais bien Non puis à tout pécheur miséricorde hein. Bon. Donc euh...
Mais c'est pour dire PC : Ce que vous avez en tête c'est que c'est Emmanuel Macron, pour que ce soit clair, qui selon vous a donné l'autorisation de la mine JLM : Le plus drôle c'est que quelqu'un comme moi laisse échapper "A tout pécheur miséricorde" dans une émission de télé. Bon, bref, c'est pour dire. Il faut pas faire ça.
L'exploitation de la mine d'or nous savons d'ores et déjà que c'est un scandale écologique. Si seulement on nous avait dit "Ah ben ça y est, on a trouvé un moyen extraordinaire, on va prendre l'or sans tout casser, tout démolir et tout dégueulasser." Bon je parle de la mine hein, parce que l'orpaillage c'est encore une autre question.
Et évidemment que, quand on combine la cupidité, l'appât du gain, le trésor présenté à tout le monde d'un côté, de l'autre côté l'État qui s'effondre parce que comme ils sont loin, l'Etat s'est dit "Ben très bien, ils avaient l'habitude de rien avoir on va leur enlever encore un peu" Eh bien on a une société qui s'écroule et c'est ça qui arrive à la Guyane, donc c'est la violence partout. Et c'est contre ça qu'ils protestent. C'est une violence économique, sociale, sanitaire...
Dans tous les domaines ! Mais le cœur de l'affaire, le cœur de la pourriture c'est le règne aveugle de l'argent. Voilà.
Alors par exemple, vous voyez sur le pétrole. Pour une collectivité locale, voir arriver le pétrole c'est la bonne chose parce que vous avez des royalties. Eh ben non les amis, vous vous trompez.
C'est pas comme ça qu'il faut faire. PC : Donc, vous êtes président, il n'y a ni plateforme off-shore Total, ni montagne d'or en Guyane. Oui ça me fait 2 ennemis de plus là grâce à vous.
Ils ont le bras long ces gens-là hein. PC : Et alors, il se trouve qu'une question d'Erwan qui suit, qui fait référence, puisqu'on parlait d'Emmanuel Macron, à ce qu'il a dit ici à votre place pendant son Panda Live. qui était qu'il était favorable à l'interdiction de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures sur l'ensemble du territoire français terrestre et marin et donc, de fait, aussi en Guyane sur cette plateforme off-shore.
JLM : Il a dit ça ? PC : Il a dit ça. JLM : C'est bien !
PC : Voilà. Et donc est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? JLM : Avec les choses sensées oui j'ai pas de problème.
Je suis pas dans cette attitude intellectuelle insupportable "Si c'est machin qui le dit, comme c'est machin je m'occupe pas de ce qu'il a dit" Non ça c'est des sophistes, on les combat depuis depuis le 5ème siècle avant notre ère mais il faut... il faut...
Dire ça, c'est une chose, après il faut être...Comment dire...
Constructif. C'est à dire, si on dit qu'on n'exploitera pas, alors on dit que on va mettre en place les énergies renouvelables avec une énergie, nous-même, terrible parce que c'est pas rien ne se passer de ça. C'est pas rien.
C'est pas juste pour faire plaisir à une émission de télé où on dit "Oui oui allez on supprime tout, on arrête tout et tout" donc oui alors vous êtes d'accord les gars ? Il faut passer à autre chose.Très bien, comment vous faites ?
Où vous trouvez l'argent ? Donc il faut les 100 milliards dont je parle tout à l'heure. PC : Ça vous fera au moins un point commun avec Emmanuel Macron.
JLM : Oui ben il y en a d'autres ! Il a 2 bras moi aussi, 2 yeux....
Si, si, il y a beaucoup de points communs ! PC : On poursuit ce panda live avec Jean-Luc Mélenchon. On va maintenant passer à des questions sur la santé et l'agriculture.
Deux sujets que vous portez beaucoup dans cette campagne. Question de Sarah : La pollution de l'air tue 48 000 personnes par an. Vous avez dit que vous souhaitiez une sortie progressive du diesel.
Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Est-ce que je ne pourrai plus acheter de voiture diesel ou rouler avec mon véhicule diesel ? A quelle échéance ?
Parce que la sortie du diesel effectivement ça peut tout dire et ne rien dire. Donc concrètement, qu'est-ce que vous avez en tête ? JLM : On me dit qu'est-ce que ça veut dire concrètement, mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement de me demander si on va le faire ou pas ?
Parce qu'à la ligne du dessus il y a écrit que ça tue 48 000 personnes. Donc on a une première option, c'est s'en foutre. Et considérer qu'on peut encore en tuer 48 000 Je ne préjuge pas de la... bon, voilà.
La question c'est : Si on le fait vraiment en référence à ce que vous disiez...
JLM : C'est une manière de réfléchir....
Moi je pars toujours comme ça, je dis "Le prix du malheur c'est combien ?" Parce qu'après il y a plein de gens qui demandent combien ça coûte. Oui mais ne pas le faire ça coûte combien ?
Ça coûte 48000 personnes, qui nous manquent. Je veux pas entrer dans des comptes sordides mais elles nous manquent beaucoup, de toutes les manières possibles que ça veut dire. Est-ce que je ne pourrai plus acheter de véhicule diesel ?
Ben non, en effet. Parce que si on veut arrêter et sortir du diesel, ben il faut arrêter de produire des véhicules diesel donc on va discuter avec l'industrie automobile pour leur dire "Ecoutez les gars, c'est fini." Trouvez autre chose, il y a autre chose hein, donc on va passer à autre chose.
Deuzio. Est-ce que je vais vous empêcher de rouler avec mon véhicule diesel ? Ben oui, au bout d'un certain temps vous aurez pu le droit de rouler avec...
Mais on va donc vous aider, il y a des sous pour ça. La niche fiscale sur le diesel c'est 6 milliards. Donc ça va, il y a de quoi prendre les choses tranquillement, on peut se donner un horizon j'ai vu qu'il y avait des dates qui tournaient.
Pourquoi pas, on dit 2025. Eh ben va pour 2025 ! Mais après il faut un planificateur.
Donc...
Non mais je vous dis ça les gens parce que le nombre de ceux qui sont venus me chauffer sur le fait que la planification c'était l'URSS...
Bon d'abord c'est pas vrai. Tout le monde planifiait. Puis deuxièmement, comment vous faites pour prendre ce genre de décision, si vous ne planifiez pas ?
Comment vous faites ? Donc, il faut planifier...
PC : Ben justement, justement, je pense que la question était de dire JLM : La question est pas de culpabiliser les pauvres gens qui ont pas le moyen de se changer de voiture. On leur a dit "Achetez du diesel ça vous coûtera moins cher" ils l'ont fait et maintenant on leur annonce...
PC : Ok donc vous ne les culpabilisez pas d'un côté, mais d'un autre côté vous leur dites : "En 2025, vous n'avez plus le droit ni d'acheter ni de rouler au diesel" c'est ça la réponse à la question ? JLM : Vous savez, les gens ils s'en foutent, hein, de rouler au diesel ou à autre chose, du moment qu'on leur dit, les gens sont braves, vous dites "Ecoutez ça ne peut plus durer, il tue des gens on va mettre autre chose" ben oui ben la personne de vous dire "Mais attendez, mais moi j'ai pas choisi cette voiture par goût ! On m'a dit que c'était pas cher !" Et ben très bien, voilà, on vous aider à en acheter une autre ! - Ok - Et puis ptet qu'on aura, au cours d'ici à 2025, j'espère aussi qu'on aura fait des progrès dans d'autres domaines de la production automobile, parce que jamais personne ne se passera de la liberté de se déplacer.
On ne va pas dire "Ah ben on va interdire toutes les automobiles pendant qu'on y est" J'ai entendu ça, ben je suis pas d'accord avec ça. Mais d'autres véhicules seront là. Et on le fera de manière responsable.
J'entends tout le monde faire des sauts de cabri et dire "les véhicules électriques très bien vous êtes au courant pour un million de voitures électriques il vous faut une centrale nucléaire de plus" donc vous réglez pas le problème des voitures s'il vous réglez pas le problème de la production énergétique vous devez planifier. Ok. Première question sur le sur l'agriculture de Myriam Benoît Hamon et Emmanuel Macron veulent un Grenelle de l'alimentation.
Êtes-vous pour aussi ? Pourquoi pas ? Si c'est le bout par lequel le prendre.
Mais...
Qu'est-ce que vous mettriez dedans ? Bah c'est ça, parce qu'un Grenelle c'est une manière de se débarrasser des problèmes, alors oui, tout le monde va parler, donc très bien tout le monde va parler et on va trouver des idées moi j'en suis tout à fait partisan, mais il faut quand même annoncer la couleur - Alors allez-y - Bon alors on annonce la couleur. Il y a un modèle alimentaire qui dépend d'une agriculture absolument nuisible qu'est l'agriculture chimique, donc on doit déjà dire : Nous allons sortir de ce modèle Agricole.
C'est important de le dire, et pas seulement de dire "Nous allons développer le bio" On n'est pas pour qu'il y ait 2 agricultures, une agriculture dégueulasse et une bonne , hein. Parce que je connais la musique, je sais qui est-ce qui va manger les produits de la bonne agriculture et qui c'est qui va devoir se contenter de l'autre. Donc on veut un seul modèle agricole.
D'accord ? Et c'est terrible qu'on soit obligé de préciser "l'agriculture bio", c'est les autres qui devraient dire "l'agriculture chimique" parce que ce qui est normal, d'une certaine manière, dans le domaine agricole, c'est que le paysan renouvelait l'outil de travail en même temps qu'il produisait. D'accord ? et puis un jour on lui a dit "Ce n'est plus la peine, il n'y a qu'à jeter dessus des sacs de ceci et de cela." Alors un, le paysan meurt en cours de route du cancer et après c'est vous une fois que vous avez mangé des produits remplis de ça.
Donc il faut pas seulement dire "On va faire un Grenelle parce qu'à la fin tout le monde sera gagnant-gagnant" parce que c'est pas vrai. Il y a des gens qui vont y perdre, le lobby chimique va y perdre et donc il va falloir lui tenir la bride très court. Alors comment on fait ?
Bah va essayer de créer le marché qui va booster définitivement la production bio. Alors ça c'est des décisions de l'État. On peut dire une chose, par exemple... euh...
Toutes les cantines de France et de Navarre, tout le monde mange bio. Point. Donc pour manger bio, forcément vous relocalisez la production agricole et vous créez la pente en même temps que le marché pour la production vivrière. - Pas forcément.
Ben oui parce que sinon ça veut rien dire - Ben sinon c'est importé, c'est le cas aujourd'hui justement. - Ben oui alors à quoi ça sert ? - Précisément.
Et puis on reprend le problème par un autre bout. - Et donc du coup, justement, le modèle agricole... - Donc bravo pour les Grenelles mais les décisions c'est en cours Une des grandes décisions du futur président de la République ce sera la réforme de la PAC, la Politique Agricole Commune, 9 milliards d'euros par an et nous au WWF, on lance début avril une campagne justement À destination à la fois la Commission Européenne puisque c'est en ce moment même qu'il y a une consultation sur l'avenir de la politique agricole pour tous les sujets dont on a déjà parlé - Qui a déjà changé hein - Oui mais qui doit rechanger encore, si on veut aller vers ce que vous évoquiez à l'instant. et deuxièmement le futur Président de la République qui négociera cette nouvelle Politique Agricole Commune.
Donc concrètement, vous êtes Président de la République, les 9 milliards de la PAC vous en faites quoi ? Ouais. Bon, ce qui sera très intéressant, c'est que dans tous les domaines on sera en situation de crise.
Par conséquent, plus moyen de faire des atermoiements et des arrangements de demi-mesure. Donc moi ma position elle sera connue tout le monde connaît ma tête dure, tout le monde sait sur quelles bases j'aurais été élu, Donc nous les français, nous allons passer à l'agriculture dite bio. nous allons le faire, nous allons planifier ça, ouvrir les lycées qu'il faut, recruter des gens... commencer à re-répartir la terre, vous entendez bien, différemment de ce qu'elle est aujourd'hui....
Voilà ce qu'on va faire. Par conséquent, il ne peut pas être question qu'il y ait une Politique Agricole Commune qui aille contre ça. En particulier, on ne peut pas accepter que tout devienne un marché.
Alors ceux qui pleuraient contre les quotas laitiers dans les années 70 Parce qu'on allait les empêcher de traire, je me souviens des campagnes hein, ben maintenant ils ont compris à quel point sans quotas laitiers sont abandonnés aux cycles alors une année, ça marche du feu de Dieu tout le monde fait du lait, comme tout le monde fait du lait, l'année d'après pouf ! Le cours s'effondre et ainsi de suite. C'est le système qui est arrivé avec les cochons et avec tout ce qu'on libéralise.
C'est absurde. Depuis que l'humanité est humanité, on fait des stocks et on prévoit ce qu'on va produire donc on va revenir à ça, on va revenir à des méthodes plus saines comme celle-là. Donc dans la négociation sur la PAC, toute idée de libre-échange de produits agricoles dans le monde recevra de la part de la France un accueil extrêmement désagréable.
Voilà. Nous ne ferons pas ça. Nous ne sommes pas d'accord pour que le lait soit d'abord un produit d'export.
Nous ne sommes pas d'accord. Nous ne sommes pas d'accord pour que l'on trouve dans chaque bateau qui sort d'un port rempli de blé l'équivalent en subventions d'un lycée à construire. On n'est pas d'accord avec ça.
Et donc les subventions doivent venir pour encourager exclusivement l'agriculture qu'on appelle nous "paysanne et écologique", on va dire paysanne, hein. (PC) : Donc les 9 milliards sont remis sur le modèle agricole. (JLM) : Bah oui !
Les autres font ce qu'ils veulent mais leurs produits ne rentreront pas en France (PC) : Oui mais même, il n'y a pas que des agriculteurs bio en France me semble-t-il. (JLM) : Non mais attendez, les agriculteurs en France ils auront beaucoup de travail. Je ne sais pas si on va trouver le monde pour le faire.
Je vous ai dit, le plan de de l'agriculture écologique et paysannes c'est " + 200.000 paysans" Il va falloir les trouver ! On me dit qu'il y en a déjà, peut-être bien !
Mais je vois pas qu'il y en ai plus de 100.000 Donc il va falloir en trouver 100 000 autres. Vous n'allez pas proposer à ces 100.000 là d'aller mener la vie extrêmement dure de ceux qui sont aujourd'hui à la campagne Par conséquent, il faudra tout changer !
Je préfère le dire, parce que sinon ... c'est pas honnête, ce sont des paroles verbales : " Ya qu'à..., faut qu'on..., l'agriculture bio, etc." Si vous n'êtes pas capable de résister et de commencer à dire tout produit agricole qui rentre et qui vient d'une exploitation de type "ferme des 100.000 vaches à l'allemande" ne rentrera pas en France.
Voilà, point ! (PC) : Pour faire simple, pour aller au bout du raisonnement, pour faire ça, il faut évidemment sortir de l'Union Européenne... - Non - ...puisque vous introduisez, vous cassez le marché unique européen, ce qui est...
Mais non ! On peut aussi obtenir un marché unique agricole avec des productions de qualité et un marché unique bio ! Pourquoi les gens feraient que des cochonneries ?
Personne demande à faire des horreurs.. (PC) : Dans l'hypothèse où vous avez toujours la ferme à 100.000 vaches en Allemagne ...
Eh ben ils finiront par les fermer ! (PC) : L'étape d'après, c'est de ...
Mais on peut parler avec les gens ! Mais attendez, Pascal Canfin, Pourquoi vous prenez les autres pour des brutes ? - Je ne prends absolument pas les autres pour des brutes... - C'est pas parce que c'est des Allemands qu'ils aiment faire des fermes de 100.000 vaches enfin !
Si on dit : "Ecoutez, c'est complètement fou ce que vous faîtes..." (PC) : ... c'est à front renversé ! (JLM) : Comment, à front renversé ? (PC) : Non, je plaisante ... (JLM) : Non, sans blague !
Ce que je dis là peut être entendu par une personne censée Pourquoi les gens le font-ils ? Parce que ça leur rapporte des sous. Si vous leur montrez que ça rapporte des sous en travaillant autrement, alors ils feront autrement !
Ils n'ont pas une affection particulière pour aller ramasser les pets des vaches et pour faire du gaz méthane et du lait qui est pourri de produits qui rendent les gens malades et de viandes d'abas qu'on fait manger aux gens - "d'abas", je veux dire d'équarrissage, une fois que la bête a terminé son cycle. Les gens comprennent que ça va pas ! Et les Allemands aussi le comprennent !
Vous manquez d'enthousiasme... (PC) : Pas du tout, j'essaie justement de modérer le vôtre ! (JLM) : Pourquoi faire ? (PC) : Pour apporter un équilibre ! (PC) : Ensuite... une question qui n'a rien à voir, de Fabrice, que j'évoquais tout à l'heure au début de cet échange : "Mon père est pêcheur à Boulogne sur Mer, il y a de moins en moins de poissons, (ce qui est factuellement vrai) et ce n'est pas facile, économiquement parlant Que lui proposez-vous ?
Quel est son avenir, si vous êtes président ? " (JLM) : Déjà, je prends une précaution : Les droits de pêche ne seront pas transmissibles, accumulables d'un bateau à l'autre. Parce que, si je fais ça, si je laisse faire ça, alors je dois reconnaître que le précédent ministre, le maire de Boulogne - Cuvilliers - il a bien bossé, parce qu'il a empêché que les gens qui commençaient à se frotter les mains qui imaginaient qu'on accorde des quotas des droits de pêche à une embarcation, ... ce que je comprends !
Parce qu'il y a des gens qui n'en peuvent plus, ils sont crevés, en plus on arrête pas de leur dire : "Ecoutez, ça va pas, vous n'avez pas le droit de prendre plus que telle quantité puis si vous prenez plus, il faut le ramener", enfin bon...
Ils ont raison, c'est vraiment un enfer Donc il faut faire plus d'allers-retours avec le bateau ou alors il faut changer de bateau mais ça demande des sous Donc je comprends. Mais je sais qu'il y a des gens qui me disent : "Ecoutez, laissez-nous vendre ça" Mais si je vous laisse vendre ça, Qu'est-ce qui va se passer ? Vous allez regrouper les droits de pêche sur des grosses unités Vous allez voir arriver les fonds de pensions qui n'ont ont rien à foutre - une semaine ils produisent des chaussettes, la semaine d'après, ils s'en vont acheter un bateau, et comme disait Isabelle Autissier, il vaut mieux qu'ils s'occupent des chaussettes, parce que, quand les chaussettes les intéressent plus on peut continuer à en faire tandis qu'une fois qu'ils ont mis dans la pêche et qu'il n'y a plus de poissons il n'y en a plus pour personne Donc il faut protéger, déjà, la méthode.
A chaque embarcation des quotas, et ils ne sont pas transmissibles. Sinon aux propriétaires, bien sûr, de l'un à l'autre. Deuzio, il faut qu'on les aide, beaucoup beaucoup, à changer les navires ça c'est le plus urgent parce que la flotte a beaucoup vieilli.
Du coup, - pardon avec mes obsessions - il faut planifier qu'on démonte, et qu'on remonte, et qu'on construise, Aujourd'hui, c'est pas sûr qu'on sait le faire, à l'échelle de masse. Il y a, à peu près, 3.500 bâteaux, m'a-t-on dis qu'il faut démonter et remplacer par d'autres, parce que la flotte a vieilli Après... voilà, j'ai répondu à peu près à la question.
Je suis opposé, je le redis, aux pêches dévastatrices notamment en eau profonde on a réglementé ça alors on remonte progressivement nous voilà rendus à 800 mètres à 400 mètres, ... ...
ça s'améliore *en gros*. La profession, il faut le dire, c'est une des professions qui accepte des contrôles comme peu de métiers en acceptent Parce que vous savez, un poisson aujourd'hui, Il commence sa vie dans la flotte et ensuite il commence un parcours administratif extrêmement intéressant parce qu'il est étiqueté, numéroté Il y a un type à Bruxelles qui sait exactement combien de poissons se pêchent chaque jour C'est quelque chose ! (PC) : En même temps, les quotas, la traçabilité, le bio, ... (JLM) : C'est bien ! (PC) : ...
ça implique ce genre de (JLM) : Ah bah oui ! Mais c'est pour dire bravo aux pêcheurs, Les garanties qu'on se donne sur la façon dont les animaux sont étourdis Donc les réponses elles existent, je suis très tranquille, on les trouvera on n'aura qu'à aller les chercher. sur la partie plus idéologique de votre parcours : comme Gazprom ou Saudi Aramco Là comme ça dans l'instant, je vous réponds sans aucune hésitation Le pire des capitalismes ou le meilleur des stalinismes ?
L'un détruit la planète et peu me chaut Bon, comme ailleurs ce sont des grands patrons. Je ne crois pas au privé, ni au marché capable de régler la crise économique. Donc vous consacrez un livre thématique spécifique à l'espace Est-ce que vous pouvez lire la citation de François Mauriac qui a été sélectionné pour vous ? - Dans votre livret... - Elle est marrante oui. - Allez-y je vous le laisse Chaque fois qu'on avance... - Merci pour lui - Ben écoutez, franchement...
C'est... si vous ne voulez pas être tout le temps en train de reprocher tout à tout le monde Il faut aller de l'avant, il faut y aller à coup d'enthousiasme. faite dans les formes qui sont celles d'une économie durable, "Il y a de moins en moins de poisson" - ce qui est factuellement vrai - "et ce n'est pas facile économiquement parlant" "Que lui proposez-vous ?
Quel est son avenir si vous êtes président ?" Déjà, je prends une précaution. Les droits de pêche ne seront pas transmissibles, accumulables d 'un bateau à l'autre.
Parce que si je fais ça, si je laisse faire ça, Alors je dois reconnaître que le précédent Ministre, le maire de Boulogne en plus... - Cuvillier - Ouais, Cuvillier a bien bossé parce qu'il a empêché que les gens qui commençaient à se frotter les mains...
Imaginez qu'on accorde des quotas, des droits de pêche à une embarcation, hein. C'est tant. Alors on va plus vendre ça, ce que je comprends, parce qu'il y a des gens qui n'en peuvent plus, qui sont crevés en plus on n'arrête pas de leur dire "Ecoutez ça va pas" "Il faut 100%...Enfin il faut 0...
Vous avez pas le droit de prendre..." "plus que telle quantité, et si vous prenez plus il faut le ramener" enfin bon.
C'est vraiment...Ils ont raison hein, c'est un enfer.
Donc il faut faire plus d'aller-retours avec le bateau, ou alors il faut changer de bateau mais ça demande des sous, donc je comprends. Mais je sais qu'il y a des gens qui me disent "Ecoutez, laissez-nous vendre ça" Mais si je vous laisse vendre ça, qu'est-ce qui va se passer ? Vous allez regrouper les droits de pêche sur des grosses unités vous allez voir arriver des fonds de pension qui n'en ont rien à foutre, une semaine ils produisent des chaussettes, la semaine d'après ils s'en vont acheter un bateau, hein, Et comme le disait Isabelle Autissier, vaut mieux qu'ils s'occupent des chaussettes Tandis qu'une fois qu'ils ont mis dans la pêche et qu'il n'y a plus de poisson, il n'y en a plus pour personne. parce que quand les chaussettes ne les intéressent plus on peut continuer à en faire.
Donc il faut protéger déjà la méthode, hein. A chaque embarcation des quotas, et ils ne sont pas transmissibles. Sinon aux propriétaires, bien sûr, de l'un à l'autre.
Deuzio, il faut qu'on les aide beaucoup beaucoup à changer les navires. Ça c'est le plus urgent parce que la flotte a beaucoup vieilli. Du coup, pardon avec mes obsessions, il faut planifier qu'on démonte et qu'on remonte et qu'on construise.
Aujourd'hui c'est pas sûr qu'on sait le faire hein. A échelle demain, il y a à peu près 3 500 bateaux, m'a-t-on dit, qu'il faut démonter et remplacer par d'autres. Parce que la flotte a vieilli.
Alors après, bon voilà quoi, j'ai répondu à peu près à la question. Je suis opposé, je le redis, aux pêches dévastatrices. Notamment en eaux profondes, on a réglementé ça, alors on remonte progressivement, nous voilà rendus à 800m, à 400m enfin bon.
Ça s'améliore en gros. La profession, il faut le dire, c'est une des professions qui accepte des contrôles comme dans peu de métiers on accepte. Parce que, vous savez, un poisson aujourd'hui il commence sa vie dans la flotte, et ensuite il commence un parcours administratif Parce qu'il est étiqueté, numéroté... extrêmement intéressant hein.
Il y a un type à Bruxelles qui sait exactement combien de poissons se pêchent chaque jour, c'est quelque chose hein. En même temps les quotas, la traçabilité, le bio, ça implique de là... - C'est bien !
Ah ben oui ! Non mais c'est pour dire bravo aux pêcheurs, parce que c'est la profession qui a fait les plus gros efforts pour accepter la protection de la réserve. ( C'est pas le cas des autres sauvages. - Mais s'il n'y a plus de poisson... - Je veux dire que ceux qui viennent pêcher dans nos eaux Je dois dire que ceux qui viennent pêcher dans nos eaux sans notre autorisation doivent s'attendre à un accueil différent si c'est moi le Président de la République Française.
Et nous aussi quand on va surtout pêcher dans les eaux des pays du Sud, ce qui est quand même le cas le plus fréquent - Mais moi je suis contre. Attendez parce que... - Non mais on va...
Non mais je pense que... - Non mais c'est une question européenne !
Je ne veux pas citer tous les prénoms, parce qu'ils sont très nombreux. Simplement, une qu'on a sélectionnée et qui est celle de Marc "Dans votre livret sur l'agriculture, vous dites viser une meilleure maîtrise" "tout en adaptant ces derniers à la présence de telles populations." Wow.
On dirait du Macron. - C'est la question, c'est la question - "Etes-vous pour la réintroduction d'ours par exemple ?" Alors là, bon. je trouve que c'est une phrase qui est destiné à prendre en compte le problème comme on dit Ca ne soulève pas le même type d'ours....De...De problème. donc je comprends bien que la question comme elle est posé si je réponds très précisément.
Bon. Alors. Bon.
Avec qui je vais me fâcher en répondant à ça ? je connais pas la réponse est-ce qu'il y en a une quantité suffisante pour que la ête s'adapte et que si on ne réintroduit pas d'ours notamment dans les Pyrénées, certains nombre d'entre eux on a une extinction - Et qu'est-cce qu'ils disent les gens ? - Il y a la moitié de.... - Depuis quand un type, parce qu'il est candidat à la présidentielle, sait combien il faut mettre d'ours? - Combien on peut supporter d'oies, comment je le sais ? - C'est une question de principe.
Bon. Moi ma référence dans le domaine agricole c'est la confédération paysanne, c'est pass un secret quand je le dis. Ils sont dedans.
Donc euh...
Aujourd'hui elle dit "C'est pas compatible", vous l'avez vu comme moi monsieur Canfin. Bon, eux ils disent "C'est pas compatible". Non mais si vous trouvez, moi ce que j'aimerais c'est que quelqu'un dise - C'est exactement ce qu'on dit - J'ai fait la part, monsieur Canfin, j'ai fait des choses parce que je vous ai raconté tout à l'heure je m'occupais des pages du Jura rural du journal "Les Dépêches".
Donc dans Jura, je vous garantis qu'il n'y a pas de loups. massacrés par des chiens de ville. Donc je fais la part des choses et souvent je me dis "Peut-être qu'on s'énerve.".Mais comme les paysans vous disent "Mais non monsieur Mélenchon, " on m'a raconté ça avec mon copain qui s'appelle Pierre Montoya qui est là bas, Et si les loups mangent les moutons, on ne peut pas élever les moutons, et il n'y a plus d'économie locale. - Parce que, à qui voulez-vous que je me réfère d'autre ? - On en reparlera. - Alors une question - Je ne vous dis pas que j'ai raison, je dis qu'il faut un peu de modestie Une question sur laquelle je suis absolument certain, vous avez la réponse.
Sur l'Europe. Aujourd'hui 80% de la législation française en matière d'environnement est d'origine européenne - c'est factuel. Quelles conséquences pour l'environnement en France et en Europe elle concerne 3 questions, pas 50. le Traité des interdits donc je suis pour qu'on fasse sauter ce verrou parce que c'est ce qui produit des délocalisations, parce qu'ils sont tous en compétition et maintenant la nouvelle trouvaille des travailleurs détachés de mieux en mieux comme absurdité. de dire que finalement non c'est une bonne idée qu'il n'y en ait pas.
Hein, bon. bon donc voilà, c'est ça mes problèmes, et le statut de la banque centrale indépendante. c'est pas la législation sur l'environnement. nous on dit les Français nous voulons plus d'un certain nombre de choses nous en sortons.Mais on n'a pas dit qu'on ne voulait plus de rien, parce que pardon monsieur Canfin mais cette législation elle est française c'est-à-dire qu'elle est rentrée dans le droit français.
Absolument, maintenant elle est française. et de savoir si ça nous convient si on peut améliorer, bon. si on invente une règle, vous savez avec un cliquet, c'est à dire on ne pourra jamais faire moins que ce qu'il y avait dans la loi machin, et ainsi de suite. donc mon rejet des traités européens il faut le mettre à sa place. et les politiques d'austérité parce que sinon, je ne peux même pas commencer la planification écologique dont j'ai parlé tout à l'heure si j'en reviens au sujet déjà large qui nous occupe aujourd'hui, Vous dites "Nous de toute façon on met un effet cliquet" - un effet cliquet dans le droit français qui est issu de l'environnement - Ah bah oui. - qui est issu de l'Europe, pardon de faire une révision générale de tout le droit écologique de notre pays, - Je suis sûr -Enfin vous le savez mieux que moi !
Haha je suis sûr qu'on sera partants parce qu'on est constructifs. avec Jean-Luc Mélenchon des questions plus personnelles après avoir dressé le tableau dans de nombreux domaines. on a beaucoup entendu parler de votre salade de quinoa à une certaine époque.
C'était l'été dernier je crois. ouais alors le quinoa c'était une façon... euh... et qu'est-ce que vous avez à dire sur la consommation ?
Mais il faut savoir faire avancer une idée. Boah tout le monde s'endort, qu'est-ce qui'il raconte? Oui bon qu'est-ce que ça veut dire ?
Bon, bref. et vous dites "Ah bah attendez, le quinoa ça donne beaucoup de protéines, ce sont des protéines végétales" parler de protéines animales. Et du coup ça faisait le lien avec la question de la souffrance animale, parce que Des gens qui acceptent de traiter les animaux de cette manière-là, Regardez, Pascal Canfin je suis arrivé petit à petit, j'ai ma part d'autres ont fait le travail avant, moi j'ai rien inventé là-dedans Regardez l'autre jour la marche de du 18 mars dans mon discours il fallait que je le dise, c'était mon devoir.
Première fois vous entendez ça dans un discours d'un homme comme moi, de ma famille politique. Et moi, ce qui m'a stupéfait figurez-vous, c'est pas que je le dise, moi je me connais. Les gens ont adhéré mais immédia...
Alors ça ça veut dire que l'idée elle ne venait pas de moi vers eux.C'était pas "Ah formidable, qu'est-ce qu'il vient de nous faire découvrir !" c'est que eux le pensent, et qu'il y a donc une conscience politique extrêmement profonde en faveur de la lutte contre la souffrance animale. franchement, Pascal Canfin, je préfère venir sur les protéines animales par la salade de quinoa, et venir à "les animaux ne sont pas des choses" de cette façon-là.
ça veut pas dire qu'on va...
Alors est-ce que moi je mange moins de viande ? et je suis devenu moins carnivore que je ne l'étais mais je ne suis pas parfait je ne réclame aucune sainteté, mais autour de moi je vois notamment dans mes jeunes collaborateurs - Et moi j'y suis pas encore arrivé - Absolument, c'est un phénomène de société et je pense que c'est effectivement très bien qu'on mange moins de protéines animales. c'est pas que une alimentation pour l'homme.
Si vous étiez un animal, question qui a été posée à tous les candidats avant vous, Ecoutez, j'aimerais être une bête. euh... dissuasive et sociale.
Donc plutôt un éléphant. - Hahaha - Si vous voyez un éléphant, Oui oui eh bien pour quelqu'un qui vient du Parti Socialiste mais non mais je préférerais être un éléphant il semble que c'est tout de suite plus intéressant, bon, on est toute une bande de copains, on va, on vient...
Vous parliez, alors va revenir sur un autre sujet, on alterne les sujets plus ou moins graves on arrive à la fin de ce Pandalive, Qu'est-ce que vous pouvez dire concrètement, notamment sur les abattoirs ? - Je sais pas, je pense qu'on... il faut que tout le monde comprenne qu'il y a un problème.
Bon, ça progresse très vite. Là par exemple, qu'allez-vous faire par rapport aux abattoirs ? Je sais pas mais vous peut-être vous le savez. alors je vous dirai "Bon, comment on fait ?' Des gens vont me dire "Ah bah nous on sait, alors arrêtez c'est pas la peine de vous gratter la tête".
On sait il faut faire ci, il faut faire là il faut faire là. bon je suis sûr que il existe...
Il n'y a pas d'obligation à se comporter d'une manière indigne. Il n'y a pas d'obligation. Avant de passer à la dernière citation que vous avez sous les yeux, une question qui boucle avec ce que vous avez dit au tout début, Est-ce qu'aujourd'hui vous préférez une entreprise 100% publique mais 100% fossile ou une entreprise 100% privée mais 100% énergies renouvelables ? l'entreprise 100 % énergies renouvelables - Donc privée Ça me rappelle les débats de ma folle jeunesse au milieu des clopes, on discutait qu'est-ce qui vaut mieux c'est des question à la noix, qui vous font... enfin je n'hésite plus une seconde. qu'il soit le public ou je sais pas quoi, en plus Gazprom laissez-moi rigoler hein; Tout ça ce sont les oligarques qui tiennent tout ça d'une manière ou d'une autre.
Donc une entreprise privée qui réussirait cet exploit d'être 100 % renouvelable je la féliciterais. Et ce n'est pas parce qu'elle est privée que d'entrée de jeu je vais y être hostile. Ça, on l'a bien compris, mais je crois que c'était important de préciser.
Alors on arrive à la toute dernière question, qui est une citation, d'ailleurs vous en avez parlé à l'instant quand on parlait de la Guyane et de Kourou, dans lequel vous dit de vouloir "relancer la découverte de l'espace", je vous cite. Elle est pas mal : Il ne sert à rien à l'Homme de gagner la Lune s'il vient à perdre la Terre. Et là on va tous dire "Oui oui oui".sauf que c'est un peu nunuche.
Bien sûr que ça sert à rien.Mais si, ça sert à quelque chose ! alors allons manger ça, ça va pas, vous vous faites si, c'est pas bien.
Bon. C'est donc en quelque sorte l'aval qui va vous permettre de réorganiser l'amont. par exemple, l'économie de la mer respectueuse de la mère elle-même, bon, elle nous oblige à changer la terre.
Bon, vous comprenez ? Parce que, écoutez moi, vous allez pas balancer dans la mer les phosphates qui arrivent de la terre ! Ben là c'est pareil !
La conquête de l'espace nous permet de nous comporter mieux, et je vais vous dire que quand un être humain.... - Vous êtes sûr de ça ? - Mais oui !
Quand un être humain voit une photo de la planète bleue, et bah tout d'un coup il se dit "Oui bah finalement, au fond nous sommes tous semblables" et nous n'avons qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine. déjà dans sa tête ça va mieux. et du coup, la question qui est sous-jacente, est-ce que aujourd'hui la nouvelle conquête ce n'est pas de reconquérir notre planète ?
Ah ben évidemment, non mais ça c'est clair, ça c'est la tâche numéro 1, vous allez à Petaouchnok là dans la galaxie, déjà on sait même pas ce qu'il y a dans la mer. Alors on connaît moins le contenu des océans que la planète Mars. Mais en même temps, n'opposons pas les choses.
Il faut... l'humanité ira dans l'espace en masse C'est déjà commencé.
Eh ben tant mieux, c'est une belle aventure pour l'esprit, pour les techniciens, les ingénieurs, on doit le faire ! On va trouver un autre moyen de propulsion j'en suis sûr, celui-là il coûte trop cher. - On ne va pas continuer à faire SpaceX - Et peu écologique - Quoi ? - Peu importe ok, merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon, - Il est peu écologique vous avez raison, mais faut trouver mieux !
Merci beaucoup, on est au terme de ce Pandalive, merci beaucoup de nous avoir suivis
Jean-Luc Mélenchon