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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 29 mars 2021 38 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Climat : soyons députés du peuple humain tout entier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Locuteur 1Fait
    « Nous voici appelés à discuter d'une loi, peut-être la seule qu'on aura discuté sur ce thème pendant cette mandature, sur le climat. »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « Comment peut-on faire une loi sur le climat sans dire un mot du moratoire sur les accords internationaux tels que CTA, Jefta, Mercosour qui sont des invitations surpuissantes au sacage de la planète. »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « les représentants de ce gouvernement n'étaient pas présents le jour du jugement à propos du permis sur la montagne d'or »
  • 6:00Locuteur 1Chiffre
    « les citoyens de la convention vous ont donné 2,5 comme note sur 10 à propos des conclusions auxquelles vous êtes arrivés »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « Nous sommes certains de passer à + 1,2 d'élévation de la température depuis le début de l'heure industrielle. »
  • 8:00Locuteur 1Chiffre
    « 1 million d'espèces menacées. L'élévation du niveau des océans est commencé »
  • 9:00Locuteur 1Chiffre
    « 25 millions de réfugiés climatiques dans le monde. Il y en aura 250 millions d'après l'ONU. »
  • 11:00Locuteur 1Chiffre
    « Le plastique qui est produit pèse deux fois plus que l'ensemble des animaux vivants à la surface de la planète. »
  • 14:00Locuteur 1Chiffre
    « 1 % les plus riches polluent deux fois plus que la moitié de tout le reste de l'humanité la plus pauvre. »
  • 15:00Locuteur 1Chiffre
    « Quatre banques françaises ont chacune une empreinte carbone supérieure à celle de la France elle-même. »
  • 16:00Locuteur 1Fait
    « Le capitalisme détient une action en moyenne 22 secondes dans le marché globalisé. »
  • 18:00Locuteur 1Promesse
    « Il faut dépolluer. Le glyphosate doit être interdit. Point final. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

présidente, ministre, au combien rapporteurs et rapporteur 11 en plus du temps de parole de la ministre et des 9 heures auxquelles aura droit à la République en marche dont nous connaissons maintenant tous les détails de la pensée sur le sujet mais ça ne fait pas trop. Nous voici appelés à discuter d'une loi, peut-être la seule qu'on aura discuté sur ce thème pendant cette mandature, sur le climat. L'ampleur du sujet mérite d'abord méditation sur la nature de la réponse qui est attendue de la représentation nationale lorsqu'on l'interroge.

Car si le climat s'intègre dans la géographie, il en est partie prenante. Pour autant, il ne connaît pas les frontières ni les nations qu'elle délimitent. Tentez si bien qu'à cette heure, conscient de la globalité du problème qui nous est posé, nous ne délibérons pas tant en députés du peuple français qu'en députés du peuple humain. notre délibération aura une influence, un impact direct non pas seulement sur nos compatriotes mais sur l'humanité tout entière.

Parce que les uns dépendants des autres, nous sommes définitivement instruits du fait que l'espèce humaine est une et indivisible en réalité dans l'écosystème dans lequel elle s'intègre qui lui-même étant est indivisible et que s'il est probable que les araignées, les abeilles et les verrs de terre puissent vivre dans d'autres écosystèmes sans êtres humains, il est absolument certain que les êtres humains eux ne peuvent vivre dans aucun autre écosystème que celui où ces bêtes se trouvent. Nous n'allons pas prétendre avoir quelques monopoles que ce soit de la conscience écologique au moment où nous rejetterons ce texte. Nous croyons que doren avant tous les partis sont préoccupés du contexte écologique tous sans exception.

La discussion ne porte donc pas sur le fait de savoir qui est plus ou moins, mais de savoir comment on l' C'est bien sûr à nos yeux une discussion qui a un fondamental idéologique absolument certain car au fond nous discutons de la façon dont s'organise la société humaine et la forme qu'elle prend dans sa relation à la nature. Mais ce n'est pas sur ce terrain qu'a lieu le débat législatif. Il a lieu sur le terrain de la comparaison des mesures concrètes.

Le concret est à nos yeux le cel le plus révolutionnaire qu'on puisse mettre dans la cuisine politique aujourd'hui. Nous allons rejeter cette proposition parce que elle ne comporte pas les mesures concrètes indispensables qui sont à notre portée et que vous avez décidé de ne pas prendre. Ce qui compte, c'est moins ce que vous proposez de faire que ce que vous décidez de ne pas faire qui se trouve dans ce texte.

Comment peut-on faire une loi sur le climat sans dire un mot du moratoire sur les accords internationaux tels que CTA, Jefta, Mercosour qui sont des invitations surpuissantes au sacage de la planète. Comment peut-on faire une loi sur le climat et la réduction des émissions à gaz de gaz à effet de serre sans un plan pour le ferroviaire à qui il manque 3 milliards par an et de même sans interdiction d'agrandir les aéroports qu'à l'étroit que vous avez prévu de limiter de toute façon se fiche bien de la réglementation que vous êtes en train de proposer. Comment peut-on faire une loi sur le climat et la réduction des émissions de gaz à essai de serre sans interdiction de location des passoirs thermiques que sont temps de logement ?

Comment peut-on le faire sans abolition de la publicité sur les produits polluants ? Comment peut-on le faire sans un mot sur le 100 % renouvelable ? Comment peut-on le faire alors même que les représentants de ce gouvernement n'étaient pas présents le jour du jugement à propos du permis sur la montagne d'or ?

J'en passe et sans doute des pire. Tentez si bien que non pas moi Mélenchon ni les insoumis qui ont tous signé une pétition pour demander une véritable loi sur le changement climatique mais cela même que vous aviez convoqué c'est-à-dire les citoyens de la convention vous ont donné 2,5 comme note sur 10 à propos des conclusions auxquelles vous êtes arrivés et enfin cette loi a été jugée insuffisante par 110 organisations écologistes plus le Haut conseil pour le climat. Ce qui est insuffisant en matière écologique est sans doute inutile.

Mais après tout, pourquoi pas ? C'est surtout c'est dangereux ne pas être à l'heure. C'est dangereux car le changement climatique, le moment écologique est placé sous le signe de l'urgence.

Le changement climatique est commencé. Nous sommes certains de passer à + 1,2 d'élévation de la température depuis le début de l'heure industrielle. Nous sommes dans la 6e extinction des espèces et donc la réduction drastique de la biodiversité. 1 million d'espèces menacées.

L'élévation du niveau des océans est commencé et nous savions tous que cela se poserait car dès la convention COP 21 à Paris, les représentants des États ilens étaient venus protester contre le fait que le document qu'on leur proposait ne les protégeait pas du fait que leur nation serait rayée de la carte par la montée des eaux si l'on en restait à l'élévation de la température prévue. Et c'est parce qu'ils sont intervenus de cette manière que les dirigeants français ont compris qu'il fallait prendre l'initiative de changer le niveau de l'élévation de la température proposée par la COP 21. Pourtant à la sortie, nous avons tous vu que dans les documents d'engagement des États, ce n'était pas 1°,5 qu'il prévoyait pour eux-même, mais plus 3,5.

Autrement dit, la consommation assurée de la catastrophe. Des dizaines d'îles sont déjà englouties, 12000 le seront prochainement. Il y a déjà 25 millions de réfugiés climatiques dans le monde.

Il y en aura 250 millions d'après l'ONU. Tant et si bien que c'est cette urgence qui frappe à notre porte n'a rien d'idéologique. Elle est concrète.

Quand des masses humaines se mettent en mouvement parce qu'il n'y a plus d'eau dans le lacade. Quand des masses humaines se mettent en mouvement parce qu'ici ou là la montée de la mer fait que les terres sont acidifiées, il n'y a plus aucune raison ni frontière qui tient contre la faim, la soif et la volonté de protéger sa famille et ses enfants. Les gens se déplacent ignorant les frontières, ignorant les règles et par conséquent provoque des tubau géopolitique que nous aurons tous à affronter.

Tout cela ce n'est pas de l'idéologie au sens strict dans notre débat entre nous. C'est du concret que faisons-nous concrètement pour porter notre action au niveau ? C'est-à-dire, est-ce que nous assumons oui ou non et une bonne foi que l'humanité et la planète toute entière est entré dans une ère nouvelle ?

Le grand homme qui est Paul Cruten qui est mort il y a peu avait dans les années 80 provoqué la première convention mondiale qui est impliqué toute l'humanité à propos des dioxydes d'azote qui faisaient des trous dans la couche d'ozone et c'est la première fois que tout le monde s'est accordé pour prendre des mesures pour empêcher que ce trou n'aille plus au-delà. On a vaincu cette difficulté et doréavant on nous dit que ce trou se réduit. Le problème n'est pas réglé mais il est en voie de bonne évolution.

Paul Cruten avait proposé cette définition de l'aire actuelle comme è de l'anthropocène. Les premières fois que ce mot a été utilisé, il provoquait beaucoup de surprises parce qu'après le pléistène, l'anthropocène. Donc disent que il ne faut pas l'appeler anthropocène parce que ce qui serait en cause ce n'est pas l'être humain mais le régime économique dans lequel il vit, c'est-à-dire le capitalisme.

Je prends l'anthropocène à la mémoire de Paul Cruzzen et de son travail et qui commençait par le fait que comme dans la numérotation des Anglo-saxons, on calcule deorna avant les résultats des examens que l'on fait au carbone 14 d'après une date considérée comme BP before present. Le pris, c'est l'année 1950 où on a pu constater pour la première fois une quantité de matériel radioactif présent à la surface de planète en quantité qui ont modifié en quelque sorte la minuscule particule supérieure et nous faisait entrer dans une nouvelle ère. Depuis, on a vu qu'il n'y avait pas que les produits radioactifs.

Peut-être serons-nous l'air des ailes de poulet parce que 80 % de la des oiseaux qui vivent sur terre aujourd'hui sont des poulets ou des canards d'élevage. Tant et si bien qu'un scientifique a proposé qu'on appelle ça l'air du poulet. Mais on pourrait aussi bien citer le plastique que l'on retrouve dorénavant dans à peu près tout et notamment dans la mer en très grande quantité mais jusque dans le corps des êtres humains et en particulier des êtres humains à naître.

Tel est le present, l'empreinte humaine dans la géologie. Elle est absolument incroyable. Le poids de ce que les êtres humains ont fabriqué surpasse désormais. celui de tous les êtres vivants.

Le plastique qui est produit pèse deux fois plus que l'ensemble des animaux vivants à la surface de la planète. L'être humain est dorénavant une force d'érosion et de transformation de la géologie plus grande que n'importe quelle autre force de la nature, le vent, la pluie, les rivières, les fleuves, la mer, l'être humain est donc entièrement radicalement absolument responsable de son destin comme l'annonçait dans le livre de la dignité de l'homme pic de l'amirandol et les fondateurs de l'humanisme qui disait "Ne comptez pas sur la providence pour régler vos destins. Comptez sur vous-même votre intelligence parce que c'est tout ce que vous avez pour faire face aux situations." Nous sommes en train de franchir des points de Je suis heureux de l'hilarité et l'enthousiasme que ça déclenche mon collègue parce que il est bon de rire dans les cimetières.

Nous sommes entrés dans le moment de bascule. Les moments de bascule sont ceux des 10 prochaines années qui arrivent. Certains phénomènes sont irréversibles.

Nous n'y pouvons plus rien. Vous avez cité tout à l'heure, madame l'événement de la vallée de la Roya et je vous approuve parce que l'évaporation de la mer méditerranée qui est une sorte de lac avec une ouverture de seulement 13 km sur l'océan mondial se déroule plus vite que les autres mers du monde. Tant et si bien que pour chaque degré supplémentaire, c'est 7 % de pluie supplémentaire qui arrivent et de condensation. si bien que toute la façade est condamnée à des chutes d'eau torrentielle que ni la nature qui n'était pas prévue pour ça à ce moment-là, ni les installations humaines ne sont capables d'amortir.

Le moment de bascule, elle est où ? Ça vient attendez en 2022. voter pour moi et vous l'aurez tout de suite.

Oui, mais alors je vais vous signaler un détail qui a l'air de vous échapper. On me demande où est l'ordonnance Mélenchon sur le climat. Je vous signale un détail qui a l'air de vous échapper.

Je suis dans l'opposition mais je ne demande qu'à gouverner. Est-ce que vous vous en alliez hein ? à tout, je vous aime bien mais à changer de ligne politique et garder votre humour à deux balles pour vous foire.

Le moment de bascule, c'est celui où la fonte de la calotte glacière de l'Antarctique et du Groenland modifie le tapis roulant des mers, le GSAM, en sorte que toutes les civilisations qui sont le long de ce tapis roulant, depuis les Amériques, en Afrique, en Europe, avec les animaux, les cultures et tout ce qui s'y attache, tout est menacé, tout est transformé, tous les repères sont changés. Que se produira-t-il ? Un ami géologue à qui je demandais où était passé le dou là où il a disparu, m'a dit "Il est là-dessous." Et puis on parle et je lui dis "Alors, qu'est-ce que tu me recommanderais de faire ?

Est-ce qu'il faut interdire l'imperméabilisation des sols ?" Il me dit "Oui, pourquoi pas ?" Mais écoute bien, nous sommes entrés dans une phase ou pendant peut-être une décennie ou deux, tous les paramètres seront incertains.

Nous entrons donc dans l'air de l'incertitude quant à la décision. C'est pourquoi le principe de précaution doit nécessairement s'appliquer avec plus de vigueur peut-être que dans le passé et par conséquent toutes les mesures de protection mutuelle d'entraide et de précaution doivent être déployées évidemment discutés car il n'est même pas certain qu'elle suffise. Le déplacement de la mousson ouest-africaine et indienne vont mettre en mouvement des millions de personnes à qui sont fallait condamner à mort.

Il faudra bien aussi proposer une autre issue. Mais c'est le moment de dire que ce que nous défendons ce n'est pas la nature. La nature se passe de nous.

Tel qu'il est, l'univers continuera de rouler dans le silence glacé de son infinitude et les terres, les planètes qui évoluaient. Il y aura d'autres animaux sans doute. Ce que nous défendons, ce n'est donc pas la nature, c'est l'écosystème compatible avec l'être humain.

Celui-là et celui-là seulement parce que nous ne savons pas en défendre d'autres. C'est ce que Carl Marx appelait le corps inorganique de l'homme. Vous pouvez lire Carl Marc, c'est pas interdit.

Vous savez, moi je lis tout, hein. Vous l'avez lu, ça m'étonnerait. ça vous aurait rendu plus intelligent là.

Voyons maintenant les cycles fondamentaux de l'espèce humaine qui sont perturbées par ce que nous vivons et vous y rapporterez les mesures qui sont dans le texte pour voir si elles y répondent. Pas un petit peu, si elles y répondent totalement. Le cycle de l'eau, c'est celui que je viens d'évoquer rapidement en parlant de la fonte des glaces, du changement du régime du Golfstream, les deux étant liés, la montée des eaux, cela va ensemble, la séfilation de ces eaux, ça va ensemble mais surtout la transformation de sa qualité qui fait que la quantité des pesticides et du plastique que nous y avons déversé nous revient.

Non seulement les plastiques que nous jetons dans la mer qui reviennent sous forme de microparticules dans les neiges et dans les glaces au point qu'au grenand on interdit aux femmes enceintes de consommer des poissons parce que ceux-ci contiennent du plastique que l'on retrouve dans les fétus humains. Le cycle de l'eau est intégralement perturbé. Personne ne sait comment nous allons faire alors que le 1 % seulement de l'eau disponible sur la planète et de l'eau potable.

La question de l'eau potable va se poser à nous tous. Il faut donc des mesures terribles pour empêcher dès maintenant que cette eau aille se perdre de toutes les façons qu'on sait ou qu'elle soit gaspillé ou qu'on ne règle aucun conflit d'usage pour faire plaisir à toutes sortes de clientèles dont le problème n'est pas tant qu'il se battent même pour vivre mais qu'il soient obligé de recourir à de tels moyens pour le faire qui nuisent à ceux des autres à la vie des autres. Le cycle de l'air est entièrement déréglé dès lors qu'un décès sur 5 constaté lié à la pollution de l'air.

Alors évidemment, on va dire c'est le diagnostic mais bien sûr, mais il faut le faire et jusqu'au bout. Jusqu'au bout. Mais je ne parle pas qu'à vous chers collègues qui ne vous intéressez pas à ce que je dis mais peut-être à ceux que ça pourrait intéresser sous frit qu'il y ait une opposition.

En tout cas, ce qui est certain, c'est que il faut revenir à cette idée pour qu'on comprenne et faire comprendre aux autres le danger qu'il y a. L'atmosphère terrestre telle qu'elle est compatible avec la vie humaine est le résultat d'une pollution qui a eu lieu il y a quelques centaines de millions d'années, peut-être de milliards lorsque le carbone qui s'y trouvait majoritairement était transformé en oxygène par des bactéries. mécanisme inverse est sous nos yeux et nous savons que ça peut se produire de nouveau à cause de nous êtres humains comme ce fut le cas auparavant à cause de bactéries.

Tant et si bien que les scientifiques nous alertent il faut empêcher le processus qui conduit à la raréfaction de l'oxygène. Et pour cela, il faut interdire la destruction des puits de carbone qui existent et il faut le mettre maintenant dans la loi. C'est-à-dire que les coupes races n'ont pas de sens.

Non seulement parce qu'elles épuisent un puit de carbone, non seulement parce qu'il faut 60 ans pour reconstituer la fertilité du sol qui est dessous alors qu'on en replante pour 40 ans. Ce sont ces cycles économiques qu'il faut rompre et cela ça se décide maintenant. Car le cycle de la terre, il y a bien aussi dans notre assemblée des paysans qui savent où nous en sommes sur le sujet.

Nous en sommes à ce que la part de la matière organique dans la terre que nous travaillons, car ce n'est que cela la terre a réduit de 50 % et que en 50 ans, la fertilité des sols a baissé de 23 %. Et tout cela concerne la survie de toutes sortes de bestioles qui s'y trouvent et qui ne meurent que de ce qu'on y met, c'est-à-dire ces tonnes de pesticides qu'il faut interdire maintenant, tout de suite, pas après-demain. Le cycle de la terre, le cycle de l'air, le cycle de l'eau et bien aussi ce dont nous sommes plus directement responsables encore par nos législations, le cycle du jour et de la nuit.

Car c'est aussi celui de la veille et de l'éveil. La baisse du temps de sommeil sur la planète est passée de 10h à 6h30. Un/4 de la planète est éclairé en permanence.

Tentez si bien que tous les cycles sont bouleversés et que 50 % du fond sonore animal de la planète a disparu. Le cycle de la génération enfin qui est tout de même celui auquel les êtres humains peuvent quand même attacher peut-être plus d'importance qu'à d'autres puisqu'il est plus immédiat et qu'il il concernne leur parent en 50 ans baisse de la moitié de la fertilité pour les hommes européens. C'est pourquoi on en vient à dire pour souligner l'urgence collègue.

Et c'est pourquoi je suis revenu sur ce diagnostic dont m parmi vous disent qu'ils en sont parfaitement informés. Et bien je le crois très volontiers. Je suis certain que vous en êtes parfaitement informé.

Et c'est la raison pour laquelle quand on va entrer dans le débat de la loi article par article, c'est sous le drapeau de cette urgence que chacun tranchera et prendra ses décisions. Oui, parce que vous allez rejeter ma motion de rejet, je le sais, mais cette figure existe. Il existe une motion de rejet.

Vous parlez à 12, je peux bien parler quand c'est mon tour à la motion de rejet. La civilisation humaine est aussi menacée par trois aspects que j'évoque d'entrée. Premièrement, le modèle économique qui a consisté à vouloir faire baisser tous les prix comme argument essentiel d'accélération du cycle de la marchandise et de l'argent.

Bref, le capitalisme fait que pour cela on a fait ces élevages ultra intensif qui sont les premiers et principaux foyers des eauoses depuis que les êtres humains font de l'agriculture puisqu'on les a constaté pour la première fois dans les premières villes qui ont été constituées. à présent, c'est à échelle de masse, à échelle d'une économie globalisée où un virus apparaissant quelque part est absolument certain de se répandre de manière endémique sur toute la surface de la Terre. Ce sont ces élevages qui sont la cause de la transmission accélérée des épidémies dont le nombre augmente depuis 15 ans.

Il a triplé en 15 ans les villes qui constituent aujourd'hui l'habitat essentiel des êtres humains. Les villes sont menacées par la montée des eaux puisque les plus grandes villes du monde sont directement installées au bord de l'eau. Voilà pour l'habitat.

Ensuite, plus terrible encore, si l'on peut dire, les réseaux. À notre époque, ce sont les réseaux qui font les villes, les villes qui font les peuples. Et les réseaux collectifs sont une nécessité absolue pour produire et reproduire l'existence matérielle des gens.

Or, les réseaux ne sont pas compatibles avec le déchaînement de la violence du changement climatique. Un réseau d'électricité à haute tension. à 40° de température et avec un vent de 170 km he n'ont plus aucune solidité.

On a pu le vérifier aux États-Unis d'Amérique où le résultat était des incendies gigantesques. Je ne donne que cet exemple et puis ça intéressera sans doute d'aucun. Voici que le changement climatique est considéré aussi comme une menace sur le système économique dominant lui-même puisqu'il est entièrement global globalisé et entièrement financiarisé.

La Banque centrale européenne, une succursale du Parti communiste français sans doute vient de dire que le changement climatique était un des risques systémiques qu'il fallait prendre en compte. Un risque systémique, c'est le genre d'événement qui se produit comme en 2008 et qui fait s'effondrer la planète financière sur le dos des pauvres gens, appelé ensuite à leur emplumer. Voilà.

Alors, on peut parler de principe et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu faire ce diagnostic, pas pour vous apprendre quelque chose, j'ai commencé par dire que j'étais certain que vous le saviez. Mais comme vous le savez, ça ne vous fait que plus responsable et plus coupable. de tout ce que vous ne faites pas.

Nous avons résumé notre ligne politique en une phrase. Nous visons à faire vivre une société de l'harmonie entre les êtres humains et la nature. Entre les êtres humains et entre les êtres humains et la nature.

Car oui, l'harmonie entre les êtres humains, c'est-à-dire la réduction des inégalités sociales est une contribution directe à la préservation de la planète. Les inégalités sociales, ça tue, ça pollue et ça rend bête. Mais surtout ça pollue. 1 % les plus riches polluent deux fois plus que la moitié de tout le reste de l'humanité la plus pauvre.

Quatre banques françaises ont chacune une empreinte carbone supérieure à celle de la France elle-même. C'est de cela dont on déduit les principes fermes et pas toujours populaires auxquels il faut se raccrocher pour organiser l'action publique. Premièrement, ne pas prélever sur la nature plus de ressources que ce qu'elle peut reconstituer.

Cela s'appelle la règle verte. C'est un défi pour tous nos ingénieurs, nos techniciens partout trouver le moyen de procéder de cette manière sobre en consommation énergétique et en capacité de renouvellement. Enfin, c'est la synchronie. synchronie entre les cycles de l'activité humaine et ceux de la nature.

Pour cela, il faut récupérer la propriété collective du temps collectif qui aujourd'hui est approprié par le cycle du temps court qui est celui du capitalisme. La propriété collective du temps, c'est remettre à l'ordre du jour la planification, la prévision dans le délai, pas par idéologie, mais tout simplement parce que c'est concret. Le capitalisme aujourd'hui vit exclusivement dans le temps court.

Le capitalisme détient une action en moyenne 22 secondes dans le marché globalisé. Le capitalisme, c'est ce temps court, celui de la nature, c'est le temps long. Une forêt de feuill 180 ans pour se renouveler.

L'industrie coupe tous les 40 ans. Le temps de l'industrie, c'est le temps long. C'est entre la décision de le faire et le lancement du premier TGV.

Le temps long, c'est celui de la génération, 13 ans pour amener un jeune enfant du début de ses études à l'école jusqu'au bac. La vie humaine comme celle de la nature est faite de cycles longs et le droit d'intervenir sur ces cycles longs ne doit pas être réservé à ceux qui le possèdent par petite tranche dans le temps court où leur argent gouverne tout. C'est de cela dont on déduit les mesures ensuite.

Nous avons besoin de temps long pour maîtriser le cycle de l'eau. Nous perdons 1 litre sur 5. On me dit "Ah ben tant mieux comme ça retourne dans la nature." Oui, mais il retourne pas de la même manière.

Auparavant, il aura lavé les sols plein de pesticides. Il faut arrêter cette perte. Rénover les réseaux d'eau au rythme auquel nous allons aujourd'hui, ça demanderait 150 ans.

Nous n'avons pas 150 ans de patience à propos de l'eau. Et c'est la raison pour laquelle nous organisons en ce moment même cette votation citoyenne sous l'autorité de ma collègue Mathilde Panneau et d'une série d'associations pour la propriété collective de l'eau et l'inscription de ce droit à l'eau dans la Constitution comme l'avait proposé notre ami et camarade EV Morales à la séance plinière de l'Assemblée des Nations- Unies. Il faut dépolluer.

Le glyphosate doit être interdit. Point final. et trouver d'autres techniques.

Les jeunes ingénieurs, femmes et hommes d'Agros sont prêts à inventer ces techniques. Il faut les exiger parce qu'en 2022, il faut dire il n'y aura plus un gram de glyphosate de la nature. Il faut arbitrer les conflits d'usage de l'eau et il faut dire en bonne discussion avec la paysannerie qu'il faut libérer du poids des dettes qu'elle a dû contracter pour se mettre en ligne avec ce modèle agricole actuel. en la libérant de ce poids, l'appeler à développer toute la créativité que la jeune génération compétente est capable de développer.

Je l'ai dit tout à l'heure, les forêts, puisque c'est le deuxème massif d'Europe, nous y pouvons quelque chose. Bon sang, c'est depuis le 18e siècle qu'on sait le rapport qu'il y a entre les forêts et le climat. Ce n'est donc pas une invention du moment.

On retrouve ça très bien expliqué dans Buffon. Vous pouvez lire le livre Les colères du ciel qui raconte toute cette histoire évidemment avec les abus qui étaient faits de cette croyance mais son intérêt pour la réflexion. Les forêts, nous devons interdire les couperas, nous devons embaucher plus d'agents pour l'ONF et leur garantir un statut stable et leur accorder tout ce que la loi leur permet d'avoir et qui aujourd'hui leur est refusé.

La société pour laquelle nous battons à propos du défi écologique qui ne se résumera jamais à tel ou tel ensemble de règles, même s'il faut évidemment qu'on en parle, qu'on en décide. C'est la société de l'entraide et du partage. Cette histoire va mal tourner, nous le savons tous.

Et dans ces mauvais moments, nous connaissons ce que l'anthropologie nous apprend. Et si l'humanité est toujours l'humanité en dépit des mauvaises habitudes qu'elle a prise sous le régime actuel, en général sur la planète, de l'égoïsme, de la compétition permanente et de l'aspiration à la jouissance de biens inutiles, si l'humanité reste ce qu'on l'a vu être pendant des millénaires, alors on sait que dans la difficulté, ce qui l'emportera, comme en ce moment d'ailleurs, c'est la volonté d'entraide, d'aide mutuelle. Une société de l'entraide, c'est possible.

C'est celle des services publics. C'est celle de la décision pour l'intérêt général qui ne croit pas qu'il résulte seulement de l'addition des intérêts particulier. La France, elle peut faire beaucoup de choses dans ce domaine pour le bien de l'humanité et d'abord mettre en partage les savoirs dont elle dispose.

Est-ce que ce ne serait pas une grande mesure écologique que de créer une université des océans puisque nous sommes le deuxè territoire maritime du monde et que dans cette université on accueille tous ceux qui venant d'où ils veulent dans le monde viendraient étudier apprendre savoir comment explorer et valoriser cette ressource au lieu de s'abandonner au tripotage de l'Union européenne qui achète le stock aliotique les vide et pousse les populations rivrenes à la misère. Société du partage, société de l'entraide. La France peut beaucoup La plus grande éolienne en mer au monde a été construite en France.

Les satellites français sont là qui se sont mis au service par exemple d'une campagne de dépollution des océans en Indonésie. La France parce que le CNRS qui a mieux à faire que d'aller surveiller les islamogauchistes est capable de diriger comme c'est le cas la coalition mondiale pour valoriser les algues. Oui, il faut que j'achève à nouveau par qu'à notre sens, nous étions en ce moment les députés du peuple humain.

C'est le moment de reconstater cette unité de l'espèce humaine. C'est le moment de renouveler pour nous tous qui sommes républicain, en tout cas pour ceux qui le sont, le lien que nous avons avec l'idée humanisme dont j'ai parlé tout à l'heure. Oui, c'est un nouvel humanisme qui est appelé par la période dans laquelle nous vivons.

Au fond, dès le début, il y a eu deux branches. les uns disant les êtres humains sont des animaux comme les autres, ce qui leur a valu bien débûcher. Et nous ne pouvons pas avoir raison comme disait Dolbach contre la nature.

Dolbach 18e siècle. Et puis il y avait les autres qui disaient tout ça a été fait pour nous, c'est écrit dans le livre et par conséquent il faut nous rendre comme maître et possesseur de l'indure. Oh, je détesterais qu'on ramène des cartes à cette seule phrase parce que bien sûr le doute méthodique qu'il nous a enseigné l'avait lui aussi rapproché du bûcher.

Mais c'est avec ce type de formule qu'il faut rompre. Nous n'avons pas à être maître et possesseur de la nature. Nous avons au contraire à penser l'harmonie que nous pouvons avoir avec elle, ce qui nous ramène au myth fondateur.

Les dieux avaient décidé de munir les vivants de qualité diverses. Il confie cette tâche à épimé dont on dit qu'en grec le mot veut dire celui qui pense après. Il lui faut que la catastrophe ait lieu pour qu'il se mette à y réfléchir.

Et donc et pimeté a distribué les talents. Tel animal courait vite, l'autre avait des grosses griffes et cetera. Arrive l'être humain, il y a rien pour lui.

Alors survient, promettez celui qui pense avant, une sorte de planificateur en quelque sorte. Et celui qui pense avant dit et bien ceuxlà je sais pas quoi leur donner. On va leur donner l'intelligence. et du coup il leur donne la technique avec et il les rend auteur de leur propre histoire.

C'est ça qui a au point de départ de nous tous parce que l'idée républicaine est née à ce moment-là et cet humanisme qui était d'abord philosophique est devenu tout de suite un humanisme philosophique. J'espère être à la hauteur de la dignité qu'il a inspiré à tant d'autres avant moi et sans doute en même temps que moi à cet instant. Il faut être ceux qui sont prométéens, c'est-à-dire ceux qui réfléchissent avant et qui se souviennent de cette anecdote.

Car une fois que les êtres humains ont tuent ce talent, il semblerait que bien vite, ils l'ont employé à s'entreduire. À quoi, par la faveur des dieux, il fut décidé que pour régler ces problèmes, ils en discuteraient entre eux. Et pour cela, il y avait la démocratie.

Le principal obstacle auquel nous nous heurons, ce ne sont pas les êtres humains. L'obstacle auquel nous affront, c'est le capitalisme parce que c'est lui qui intrèquement est responsable de cette nécessité qui éprouve contre toute raison les gens d'accumuler sans cesse et de consommer pour les uns et de pâtir sans rien pour les autres. Ce n'est pas un bon signe que nous recevons des jours dans lesquels nous vivons quand nous voyons que votre gouvernement, votre Union européenne vote à l'Organisation mondiale du commerce contre l'universalisation des vaccins.

Et comme je suis désolé de voir que mon pays qui jusqu'en 1959 ne permettait aucun brevet sur les vaccins n'ait pas été le premier à proposer l'accès libre à la production de ces vaccins. Tant et si bien qu'aujourd'hui le sujet est discuté où ? Chez monsieur Biden.

Alors comme vous en êtes les fidèles caniches souvent, vous finirez vous aussi par le faire s'il décide de le faire. Amen. Mais voilà pourquoi Oui oui oui mais ça c'est la vie réelle.

Tout ça est de mauvais augure. L'universalisation de l'humanité se vit aujourd'hui au quotidien dans sa créolisation des mœurces, des habitudes, des langues. Mais pour ce qui concerne les sciences et les techniques, puisqu'il a été décidé stupidement de mettre des brevets partout, c'est-à-dire de faire des fruits de l'intelligence, une propriété privée comme on avait pas connu dans le passé.

Et bien alors tout reste à faire. C'est en libérant la société de cette chaîne et des comportements qu'elle induit. Que nous nous libérerons tous qui que nous soyons, quelle que soit notre couleur de peau, quelle que soit notre religion ou notre genre.

Au fond, ce dont il est question à travers des débats comme ceci, c'est que s'il y a un peuple humain de fait, encore faut-il qu'il le soit dans sa conscience de lui-même. S'il y a un peuple humain, s'il y a un peuple terrien, s'il l'est pour lui-même, alors nous aurons fait œuvre utile au sens où nous aurons reprenant l'ancienne injonction qui était sur le fronton du temple du soleil à Delf où toute l'humanité pensante de l'époque pour la région européenne se rassemblait pour méditer, devenir le peuple humain, c'est appliquer une bonne fois cette idée. individuel.

Connais-toi toi-même, tu es d'abord humain, semblable aux autres.