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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 24 octobre 2019 13 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSantéRetraites

MACRON ABANDONNE DÉFINITIVEMENT LES PAUVRES | LE CHILI DEBOUT CONTRE LE NÉOLIBÉRALISME

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « 22 millions de français qui n'auront pas un euro de plus de pouvoir d'achat. »
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    « L'impôt sur le revenu baisse de 5 milliards. »
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    « Le gain moyen a été évalué à 350 euros pour les ménages soumis à la première tranche du barème. »
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    « Ce sont 3,5 milliards que l’État devrait verser dans les caisses de la Sécurité sociale. »
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    « La vérité c'est que ce sont vos choix que l'ensemble des assurés paient. »
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    « Si Emmanuel Macron et Édouard Philippe n’avaient pas supprimé l’impôt sur la fortune, l’État aurait pu à la fois baisser l’impôt sur le revenu et compenser le manque à gagner de la Sécurité sociale. »
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    « Le Chili va organiser du 2 au 13 décembre, la COP 25. »
  • 8:30Fait
    « On ne peut pas parler écologie en même temps qu'un gouvernement fait tirer sur son peuple. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ah ! Il y a un trou dans la caisse. La question c'est de savoir est-ce que vous l'avez ou pas dans votre poche? 22 millions de français qui n'auront pas un euro de plus de pouvoir d'achat.

Cette baisse d'impôt va profiter surtout au secteur étranger. Un gouvernement ne peut pas parler d’écologie Et dans le même temps faire tirer sur son peuple. Je ne fais pas de lien entre cette crise et la participation de la France à la COP 25.

Le vote du budget et les tours de passe-passe du gouvernement, la crise sociale au Chili et la diplomatie française, Emmanuel Macron cité en exemple par la droite chilienne. C’est dans le numéro 50 du P’tit coup de Bourbon. Mardi soir, les députés ont voté en première lecture la première partie du budget de la nation.

Celle qui concerne les recettes. On l’oublie souvent, mais le vote du budget est l’acte le plus important qu’accomplissent le Sénat et l’Assemblée Nationale. Entrons dans la philosophie de ce budget, élaboré par Bercy.

L’impôt sur le revenu baisse de 5 milliards. Une disposition voulue par le chef de l’État. Bruno Lemaire la présentait en ces termes, le 14 octobre, à l’ouverture de la discussion au Palais Bourbon.

Faisons d'abord le choix du travail, et de mieux rémunérer les Français qui travaillent. C'est le sens de la baisse de l'impôt sur le revenu qui vient compléter toutes les mesures qui ont été prises depuis 2 ans. Les salariés vont donc gagner plus, nous dit le ministre.

Enfin, pas tous. Ce qui est très important dans cette réforme c'est que ne bénéficient de cette baisse que les Français qui par définition paient de l'impôt sur le revenu. Donc c'est-à-dire qu'il y a 22 millions de Français qui n'auront pas un euro de plus de pouvoir d'achat.

Ces 22 millions de Français, si vous le ramenez, supposons qu'ils soient célibataires ils ont moins de 1300 euros par mois. C'est ces Français-là qu'il faut soutenir si on veut vraiment avoir une vraie relance de la croissance économique de notre pays, par la consommation. Ces personnes-là elles consommeront pas plus sur leur territoire.

Ces territoires vont s'appauvrir, ça veut dire que ça va creuser les inégalités territoriales. Ces questions-là elles auront un impact macroéconomique que vous constaterez d'ici un an voire un an et demi. 22 millions de Français seront donc écartés des bénéfices de cette politique fiscale.

Soit. Mais pour les autres ceux qui sont assujettis à l’impôt sur le revenu, ça reste une bonne nouvelle. Le gain moyen a été évalué à 350 euros pour les ménages soumis à la première tranche du barème.

Et il est de 125 euros en moyenne pour une personne seule. Voilà qui va relancer la consommation, dites-vous aussitôt. Et, par voie de conséquence, créer des emplois.

Hélas, ce n’est pas si simple. Le problème c'est que concomitamment on a plutôt tendance à augmenter les impôts dits indirects, ceux qui sont sur le tabac, ceux qui sont sur l'essence, la TVA, la TIBP. Ces impôts indolores que nous payons tous les jours et qui viennent pour le coup grever considérablement le pouvoir d'achat des Français.

Magnéto Aubert 1 Et puis, il y a les dépenses contraintes, les transports, l’énergie… On va vous baisser, effectivement, votre impôt peut-être de 200 ou 300 euros par an, je prends un particulier, et de l'autre si votre facture d'électricité augmente de 30 ou 50 euros et que de l'autre à la pompe vous payez 20 euros de plus par semaine ou par mois, finalement l'un dans l'autre vous n'aurez pas vraiment vu votre revenu augmenter. Quant à la relance qu’entraînerait ce surcroît de pouvoir d’achat, il ne faut pas trop y compter. En l'état nous sommes un pays qui est devenu largement importateur de beaucoup de biens de première nécessité ou des biens de consommation.

Cette baisse d'impôt va profiter surtout au secteur étranger. Qu’importent ces objections pour le gouvernement. Ce budget est d’abord une opération de communication politique.

Il s’agit de faire croire à l’opinion qu’il redistribue du pouvoir d’achat. En fait, il ne fait que déshabiller Pierre pour habiller Paul. Comme le démontre son refus de compenser le manque à gagner de la sécurité sociale après les exonérations et allègements de cotisations sociales consenties en décembre dernier.

Je vous en ai parlé dans le P’tit coup de Bourbon de la semaine dernière. Si l’on retient la plus faible des estimations, ce sont 3,5 milliards que l’État devrait verser dans les caisses de la Sécurité sociale. La commission des Affaires sociales, qui a examiné le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, s’est prononcée pour la compensation.

Mais dans l’hémicycle, la majorité présidentielle a encore la majorité. Et dans la nuit de mardi, le gouvernement a réussi à imposer la non-compensation dans la loi de financement de la Sécurité sociale. Vous avez compris le tour de passe-passe.

D’un côté, je diminue l’impôt sur le revenu de 5 milliards, mais de l’autre, je ne paye pas les 3,5 milliards que je dois à la Sécurité sociale. Bingo ! Mais pour la République En Marche, il n’y a pas de problème.

Voici la réponse qui nous a été apportée lors du point de presse hebdomadaire du mouvement. La question c'est de savoir si vous avez un billet de 10 euros dans votre poche que le billet soit dans votre poche gauche ou dans votre poche droite est-ce que pour vous ça fait une différence ? La question c'est de savoir si vous l'avez ou pas dans votre poche ?

La question c'est de le rapporter aux français. Eh bien si, il y a une grosse différence entre la poche gauche et la poche droite. On écoute Adrien Quatennens.

Alors que nous étions appelés l'an dernier à nous réjouir d'un retour à l'équilibre de la Sécurité sociale, nous sommes cette fois appelés à constater le retour du fameux trou de la Sécu. Mais de quoi parle-t-on ? On parle de 5 milliards d'euros, 0,2% du PIB.

Mais d'où vient donc ce nouveau dérapage des comptes sociaux qui justifierait que l'on resserre la vis de nouveau. Si l'on en croit l'histoire racontée à qui veut bien l'entendre, c'est la faute aux Gilets Jaunes. N'ont-ils pas bon dos, ces Gilets Jaunes ?

Car la vérité c'est que ce sont vos choix que l'ensemble des assurés paient. La Sécurité sociale est un ensemble géré par les partenaires sociaux, à partir des cotisations des salariés et des employeurs. Et lorsque l'État décide de baisser les cotisations, il est logique qu'il prenne à sa charge le manque à gagner pour la Sécurité sociale.

Vous venez ici déplorer les conséquences de ceci, via une technique finalement bien connue. D'abord, on creuse un trou dans la caisse, puis on vient s'en étonner. Ah !

Il y a un trou dans la caisse. Puis comme il y a un trou dans la caisse, vient l'habituel refrain selon lequel il faut faire des économies. Et le tour est joué, et la voie est libre pour le démantèlement de la Sécurité sociale.

Mais il faut bien que quelqu’un paye à la fin, me direz-vous. Et vous avez raison. Bien que le Parti socialiste n’ait pas été avare en cadeaux aux entreprises, notamment avec le CICE, certains de ses porte-parole semblent avoir retrouvé les fondamentaux de la gauche.

Écoutez à nouveau Valérie Rabault. Il y a une forme d'insincérité politique parce que vous faites peser soi-disant sur le mouvement des Gilets Jaunes le futur déficit de la Sécurité sociale puisque dès le départ il manque 3,5 milliards d'euros. Or Madame et Monsieur le Ministre, vous avez pris des décisions bien avant quand vous avez supprimé l'ISF, vous faites rentrer 3,5 milliards d'euros en moins dans les caisses de l'État, qui vous manquent effectivement pour pouvoir compenser la Sécurité sociale.

ça c'est un acte politique. Autrement dit, si Emmanuel Macron et Édouard Philippe n’avaient pas supprimé l’impôt sur la fortune, l’État aurait pu à la fois baisser l’impôt sur le revenu et compenser le manque à gagner de la Sécurité sociale. C’est le principe des vases communicants !

Et ça marche mieux que les théories exotiques sur le ruissellement. Ruissellement qui n’est jamais venu, d’ailleurs. Depuis une semaine, le peuple chilien est dans la rue.

Un soulèvement provoqué par la hausse des tarifs du métro et qui s’est rapidement élargi à d’autres revendications sur la santé, l’éducation ou les retraites. L’état d’urgence a été proclamé dans la presque totalité du pays et l’armée s’est déployée dans les rues. C’est elle, qui pour une durée limitée à 25 jours, remplace l’autorité civile.

Le couvre-feu est en vigueur. Officiellement, 18 personnes ont déjà trouvé la mort dans ces émeutes, dont deux, c cédille majusculeau moins, tuées par des soldats. Plusieurs centaines de manifestants ont été blessés, dont un grand nombre par balles.

Et des milliers ont été arrêtés. Les témoignages sur les mauvais traitements se multiplient. Malgré la répression, les manifestations continuent.

Mercredi, un appel à la grève générale a été lancé tandis que le président Sebastian Pinera cherche une issue. Il a ajourné la hausse des transports et promet la revalorisation des salaires et des pensions de retraite, la baisse du prix des médicaments, le gel des tarifs de l’électricité et des tranches d’imposition plus importantes pour les hauts revenus. Pour autant, les militaires n’ont pas été renvoyés dans leurs casernes.

Alexis Corbière a interpellé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur la situation au Chili et l’action de la France. Ce contre quoi proteste le peuple chilien, finalement, c'est 30 ans de politique libérale. C'est des conséquences concrètes, des mesures mises en place par Augusto Pinochet le terrible dictateur.

L'eau a été privatisée, la santé, l'éducation, le système des retraites. C'est contre cela aussi que le peuple chilien manifeste. Aujourd'hui un système de retraite par capitalisation, vendu aux fonds de pension, mis en place par un homme nommé José Pinera, le frère de l'actuel président du Chili, a des conséquences terribles.

Contre tout cela, nous devons bien sûr affirmer notre sympathie pour le peuple chilien mais nous ne pouvons pas nous mêler de la vie interne de ce pays. Toutefois, vous le savez, le Chili va organiser du 2 au 13 décembre, la COP 25. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, on ne peut pas parler écologie en même temps qu'un gouvernement fait tirer sur son peuple.

Pouvons-nous suspendre la participation de la France tant que le gouvernement chilien utilise l'armée pour réprimer son peuple ? L'armée doit retourner dans les casernes et tant que ce n'est pas le cas, je vous demande de suspendre la participation de notre pays à cette COP25. Et voici la réponse du ministre La France regrette évidemment les violences qui sont intervenues car elles ont donné lieu à un bilan humain particulièrement lourd.

Ceci étant, je ne fais pas de lien entre cette crise et la participation de la France à la COP 25. D'abord parce que l'enjeu de la COP 25 est extrêmement important, c'est un enjeu qui prépare la convention de 2020 qui se tiendra à Glasgow et qui doit aboutir à une prise de conscience collective pour le rehaussement de l'ambition des enjeux de lutte contre le réchauffement climatique. Je ne le fais pas non plus parce que le Chili a pris la responsabilité de se substituer au Brésil qui avait renoncé à organiser la COP 25 strictement politique et le Chili a pris cette responsabilité avec le soutien de la France, et nous aidons à l'organisation de la COP 25 avec beaucoup de détermination.

La COP 25 doit débuter le 2 décembre. La menace d’une absence de la France pourrait aider à ce que le Chili trouve rapidement une issue pacifique et démocratique à la crise. Mais l’époque est au renoncement de la diplomatie française.

On l’a bien vu avec l’agression turque contre les Kurdes, nos alliés dans la lutte contre Daech. Sans doute Emmanuel Macron se serait bien passé de cet hommage. Lundi dernier, Rodrigo Galilea, sénateur chilien pro Pinochet, a entrepris de justifier les mesures répressives prises par le président de la République, Sebastian Pinera, état d’urgence, intervention de l’armée, en les comparant à celles prises par Emmanuel Macron pendant le mouvement des Gilets Jaunes.

Nous ne sommes pas les premiers à traverser cette situation. Je vais simplement rappeler ce qu’il s’est passé il y a une paire d’années en France, pays démocratique comme nous, pays également néolibéral comme diraient certains sur les bancs de l’opposition. Ce pays s’est trouvé confronté aux Gilets Jaunes.

Et vous savez ce que demandaient les Gilets Jaunes : augmentation du salaire minimum, impôt sur la fortune, revendications sur les services de base, référendum d’initiative citoyenne et destitution du président Macron. Bon. Dans un pays comme la France, les choses se sont résolues de la même façon qu’elles doivent se résoudre au Chili.

Le président Macron a dû faire appel à la police et à l’armée. Personne n’aime faire ça, mais il a dû le faire. Le président Pinera doit le faire aussi car son devoir fondamental est la sécurité de ce pays.

Il va le faire, bien sûr, avec toutes les limites qui sont requises." Macron et Pinera, même combat ? Si c’est la droite chilienne qui le dit, on est bien tenté de la croire.

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