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AutreRassemblement National (sur YouTube)· 15 septembre 2011 27 minAutoproduitMixte

Discours de Steeve Briois lors des "Journées d'été de Marine Le Pen"

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Présentateur

Tout candidat élu l'est grâce à son talent, mais aussi grâce aux talents nombreux et variés de ses militants. Et donc pour Marine Le Pen, en l'occurrence, grâce à vous. Depuis près de 20 ans, il est implanté dans sa commune et y a mené avec Marine le front au plus haut et aux portes de la victoire, en faisant qui plus est tomber la mafia socialiste locale. Il est un de ceux qui mouillent la chemise pour prouver que le travail paie. Le Front National, un appareil au service de la campagne, Pour nous en parler, j'appelle le secrétaire général du Front National, Steve Briouat.

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Steeve Briois

Chers amis, chers camarades, Après un été maussade qui nous fait relativiser le réchauffement climatique, quel plaisir de se retrouver à Nice entre militants par un temps superbe. Au moment où je vous parle, les pizzaïolos de l'UMP se réunissent pour lutter contre Marine Le Pen à quelques mètres d'ici. Ils n'ont donc que cela à faire, nos ministres et parlementaires UMP. 5 millions de chômeurs réels, 8 millions de pauvres, un déficit abyssal, une immigration arrogante, une insécurité généralisée, une fiscalité record et une économie au bord de la faillite. Pour autant, le seul danger qui préoccupe vraiment et les mobilise vraiment, c'est Marine Le Pen.

Leur gesticulation politicienne, à rebours du travail qu'ils devraient faire, les disqualifie. Ils sont au pouvoir. Ils disposent de tous les moyens, de tous les leviers, mais préfèrent consacrer leur temps et leur énergie à combattre celle qui apparaît aux yeux des Français comme la seule opposante au crédible système.

Faut-il qu'ils aient, à ce point, peur de perdre leur place et leur prébande, ces petits marquis de droite, ces tartuves d'un gouvernement impuissant et inutile, jugés plutôt, escrosis, ministres d'une industrie qui n'existe plus, Xavier Bertrand, ministre du chômage, Jean-François Copé, qui pense plutôt à 2017 au lieu de penser à la France et utilise l'UMP au service de ses petites ambitions. Courageux, mais pas téméraires, escrosis. Ils préfèrent fanfaronner devant les militants plutôt que d'aller affronter Marine Le Pen droit dans les yeux.

C'est ainsi, et vous serez ravis de l'apprendre, que le maire de Nice a finalement refusé le débat de France 3-Côte d'Azur face à Marine Le Pen après l'avoir accepté. Estrosi était en réalité un déserteur et un lâche. Chers amis, nous étions, il y a trois ans, à la même époque, à Evian, réunis dans une salle d'hôtel. Il pleuvait. L'ambiance n'était pas à la fête. Tant les difficultés électorales et les conséquences financières nous accablaient. La presse titrait sur la faillite politique et financière du Front National. Sarkozy fanfaronnait en estimant qu'il avait tué le Front National. Nous étions siphonnés, marginalisés, renvoyés aux confins de l'échiquet politique.

Et pourtant, durant cette période ô combien difficile, nous avons continué à faire brûler cette petite flamme tricolore que nous portons tous dans notre cœur. Cette flamme de l'espérance. Dans les épreuves, nous avons tenu bon, fidèles aux exigences de notre combat pour la France et les Français. Cette période difficile est maintenant derrière nous. Que de chemins parcourus en effet depuis. Au régional de mars 2010, le phénix renaît de ses cendres. Après avoir suscité l'espoir, Sarkozy déçoit terriblement ces millions de Français patriotes qui ont cru qu'il appliquerait une partie de notre programme.

Cette lame de fond en faveur du Front National a redoublé de vigueur cette année en se transformant dans la foulée de notre congrès de Tours en vague bleu marine lors des élections cantonales. Avec 19% des suffrages, le Front National obtient le meilleur résultat de son histoire. Tout scrutin confondu. Mes chers amis, je vous le dis simplement mais clairement, le Front National est un trésor. Un trésor certes imparfait, mais un trésor tout de même. Un trésor de militants dévoués et représentatifs de la France. Dans ma région, par exemple, l'ouvrier de Renaud Douai colle des affiches avec le directeur des ressources humaines d'une usine voisine.

Chez nous, Daniel Jansens, ancien adjoint maire socialiste de Le Forêt, travaille avec Patrick Auchard, ancien militant UDF, et avec Charles Fontaine, militant communiste historique, aujourd'hui au Front National. C'est d'ailleurs ce que nous aimons au Front, ce vaste rassemblement populaire. Chez nous, c'est naturel. On n'a pas besoin de faire peuple. On ne ment pas, on ne fait pas semblant. Car nous sommes le peuple français. Et c'est d'ailleurs pourquoi nous n'avons pas peur d'ouvrir largement les portes de la maison Front National aux Français, à tous les Français.

Qu'ils viennent de gauche, de droite, ou encore du bataillon des nombreux abstentionnistes qui ne croient plus aux partis du système, personne ne leur demande ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils n'ont pas fait hier. L'essentiel, c'est ce que nous ferons ensemble, parce que nous avons la France chevillée au cœur et à l'âme. Si le Front National et son appareil sont un trésor, c'est d'abord et avant tout à Jean-Marie Le Pen que nous le devons. Sans lui, nous ne serions pas là. Par sa constance, sa pugnacité et son charisme, il a su installer durablement le Front National à ses idées dans la vie politique française.

Je voulais lui rendre hommage aujourd'hui, en votre nom à tous, pour la somme des sacrifices personnels qu'il a consentis envers et contre tout pour servir inébranlablement la France et son peuple. Si le Front est un trésor, nous le devons aussi à la maturité de nos adhérents et de nos cadres. Le Congrès de Tours fut une magnifique démonstration de notre capacité à mener un débat serein, à réfléchir sur notre stratégie et nos méthodes en conservant, malgré la compétition légitime, un sens profond de la camaraderie. Nos adversaires ne peuvent pas en dire autant.

Au PS, leurs élections internes ou leurs primaires consistent en plusieurs mois de guerre intestine, de coups bas et de petites phrases. Quant à l'UMP, le débat et la démocratie n'existent pas, puisque le secrétaire général du parti est désigné unilatéralement par Sarkozy dans son bureau à l'Elysée. Nous, nous savons que dans cette campagne, on aura besoin de beaucoup de monde. Nous pouvons, vous pouvez être fiers de cette campagne interne, qui fut une démonstration implacable de la maturité de notre mouvement. Merci à Bruno Golnisch pour sa loyauté et l'ardeur. Merci à Bruno Golnisch pour sa loyauté et l'ardeur qu'il a mise au service de l'unité du Front National.

Mes chers amis, ne vous y tombez pas. Nous sommes le seul appareil politique à être en ordre de bataille. L'UMP, c'est un appareil au service de Copé, dont on sait qu'il n'a pas l'intention de faire réélire Sarko. Au PS, c'est le bobo nommé Désir qui sert provisoirement de premier secrétaire. Arlem Désir qui donne des leçons de morale à Guérini. On aura tout vu. Arlem, se reprise justice, condamné dans des affaires de corruption et qui se lâche aujourd'hui contre la mafia socialiste. On aura décidément tout vu au PS. C'est d'ailleurs un peu comme si Strauss-Kahn donnait des cours d'éducation sentimentale. Au Front National, nous sommes guidés avant tout par l'intérêt national.

Nous n'avons pas le goût des petites phrases assassines et des choses-trappes entre nous. Nous avons de nouvelles échéances électorales, mesdames et messieurs, très importantes, dans notre ligne de mire. Dans huit mois auront lieu les élections qui seront cruciales tant pour l'avenir de notre mouvement que pour celui de notre pays. L'élection présidentielle tout d'abord, en avril et mai 2012. Clé de voûte de la Ve République, cette élection s'annonce sous les meilleurs auspices pour le Front National. D'ailleurs, vous avez pu constater que les derniers sondages sont très encourageants. Nous avons des sondages qui placent marine entre 17 et 24 % d'intention de vote.

Ils seront sans doute encore plus nombreux dans quelques jours, tant les Français savent que le choix est clair, ou bien continuer dans l'inaction, dans l'incompétence et la malhonnêteté, ou bien choisir la seule candidate qui a à cœur de défendre en priorité les Français, Marine Le Pen. Quelques semaines plus tard, en juin, auront lieu les élections législatives. Même si nous souffrons toujours d'un mode scrutin inique qui permet à l'UMPS et à leurs alliés de s'accaparer la totalité de la représentation nationale, c'est une raison de plus pour montrer que le Front National est en mesure de gagner même au scrutin majoritaire.

Nous y sommes parvenus symboliquement dans deux cantons lors des dernières cantonales. C'est donc possible à plus grande échelle aux élections législatives, puisque le mode scrutin est exactement le même. Et cette fameuse barre des 12,5% des inscrits, pour pouvoir accéder au second tour, se retournera une fois encore contre l'UMP. C'est ce qu'on appelle l'effet boomerang avec leurs tripatouillages électoraux. Par cette manœuvre d'ailleurs, ils voulaient empêcher en réalité le Front National d'être présent au second tour. Résultat, 400 candidats à FN qualifiés pour ce second tour, tandis que l'UMP était disqualifié dans 360 cantons. C'est ce qui s'appelle, M.

Copé, se tirer une balle dans le pied. Pour les deux scrutins de 2012, les talents et la force de persuasion de notre présidente seront un atout indéniable. Mais le succès n'est pas possible s'il n'y a pas une organisation solide, structurée et mobilisée. Chacun d'entre nous, mesdames et messieurs, a un rôle important à jouer. Les fédérations devront être en ordre de marche. Nous nous y employons en veillant à ce que des milliers de nouveaux adhérents trouvent évidemment pleinement leur place dans notre organisation. Chaque fédération a été considérablement renforcée depuis un an. Cela doit permettre à une intensification du travail de terrain sur l'ensemble de la France.

J'en profite d'ailleurs pour remercier les secrétaires départementaux du travail qu'ils accomplissent quotidiennement et bénévolement. Car ils sont le rouage indispensable, gage de l'efficacité du Front National dans les départements. Vous le savez, nous traversons une crise politique majeure, dont nous étions les seuls à avoir dénoncé les causes et à avoir prédit les conséquences en temps et en heure. Il y a quelques mois encore, nos prédictions, tristement réalistes, suscitaient ricanements et mépris de la part d'une classe politique usée. En cœur, l'UMP et le PS affirmaient avec arrogance que nous étions en train de sortir de la crise. Et oui, ça se voit d'ailleurs.

Les Français en réalité sont désabusés, écoeurés. Ils ont raison de ne plus croire en cette classe politique. Au niveau économique et social tout d'abord, celui qui prétendait être le président du pouvoir d'achat était en réalité le président de la crise, le président du chômage, le président de la précarité. Le mondialisme n'en finit plus de faire des ravages. Les délocalisations continuent sous le regard passif et complice de l'État UMP et des collectivités socialistes. Les travailleurs français sont livrés à la fois à une concurrence des travailleurs du monde entier, mais aussi à la discrimination positive qui est en réalité une préférence étrangère.

Les travailleurs français ne peuvent pas non plus compter sur des syndicats qui sont les idiots utiles du système. Seul le protectionnisme raisonné proposé par le Front National et la relocalisation de nos industries pourront protéger nos emplois. Quant à la croissance de l'économie, invoquée par les gouvernements comme la solution miracle à tous nos problèmes, elle est désespérément en berne. Madame Lagarde, alors ministre de l'économie, à vrai dire, nous a assuré au mois de mai dernier que la France avait retrouvé le cercle vertueux de la croissance dont elle disait qu'elle atteindrait au minimum 2,1% en 2012.

A peine un mois plus tard, la même Christine Lagarde, devenue entre-temps directrice du FMI en remplacement du Casanova des Sofitels, expliquait à la presse internationale que la France péchait par excès d'optimisme sur son taux de croissance à venir en annonçant cette fois-ci un nouveau chiffre, celui de 1,7%. Il n'existe plus qu'une seule manière de sortir de cette crise, dans laquelle les dirigeants UMPS nous ont enfermés par leur faiblesse, leur absence de clairvoyance et leur lâcheté.

Pour que la France puisse demain se prémunir des dangers de la mondialisation, pour qu'elle puisse retrouver une politique industrielle, pour qu'elle puisse défendre les services publics, elle doit avant tout maîtriser son destin. La France doit garder la maîtrise de son budget, de son déficit, de sa dette, de sa monnaie et de ses frontières. Ce n'est pas en mutualisant la misère que l'Europe réussira à nous sortir de la ruine, mais au contraire, c'est en redonnant aux États les moyens de lutter à armes égales contre la concurrence des autres pays du monde entier. Et ces moyens, vous le savez, ne peuvent être que nationaux.

En attendant, le taux de pauvreté dans notre pays grimpe, à tel point qu'aujourd'hui, c'est un Français sur sept qui vit dans la misère. Plus de 4 millions de nos compatriotes vivent avec moins de 770 euros par mois, alors que dans le même temps, les étrangers bénéficient des prestations sociales diverses et variées, dont la scandaleuse AME, qui coûtera aux Français plus de 600 millions d'euros en 2011. Ainsi, à l'heure où les médicaments sont déremboursés, où le coût des soins sociaux est de plus en plus élevé, les immigrés clandestins peuvent se faire soigner gratuitement dès lors qu'ils ont mis un pied sur le sol français.

De même, les étrangers réguliers, qui n'ont jamais ni cotisé, ni travaillé en France, peuvent bénéficier d'une retraite équivalente à la retraite de la sécurité sociale, dont les Français ne bénéficient qu'après avoir, eux, cotisé pendant 42 années. Quel scandale ! Quelle injustice ! Toujours au détriment des Français, qui sont toujours les derniers servis dans leur propre pays. Parce que la patrie est une mère, et qu'une mère nourrit en priorité ses enfants, avant de s'occuper de ceux des autres, un État responsable doit plus que jamais prendre en considération le sort des Français en priorité.

Plus que jamais, nous défendrons avec force la préférence nationale dans les deux combats électoraux à venir, les nôtres avant les autres. Parce que nous aimons notre pays, nous voulons qu'il soit libre et qu'il retrouve sa souveraineté. Nicolas Sarkozy a beau jeu d'envoyer ses lieutenants tentés de nous concurrencer sur la sécurité ou sur l'immigration. Leur échec est total. En dix ans, l'immigration a explosé avec les conséquences que l'on connaît et le coût financier que cela engendre. Les expulsions d'immigrés clandestins restent marginales en comparaison aux arrivées.

Quant à l'immigration réelle, elle représente 203 000 personnes par an depuis 2007, alors que, sous Jospin, il n'y en avait que 124 000. Eh bien, M. Sarkozy, où sont donc passées vos belles promesses sur la fin de l'immigration subie ? Parce que l'on ne demande pas aux immigrés de s'assimiler. Certains tentent maintenant, aujourd'hui, de nous imposer leur mode de vie, foulant d'ailleurs aux pieds nos valeurs républicaines et la nécessité pour servir des revendications communautaristes. Seul le Front National et Marine Le Pen s'opposent à ces remises en cause de notre identité, de nos lois, de nos traditions et de notre mode de vie. Mais la réalité est là.

S'il y a une crise économique, il y a aussi une crise démographique et identitaire. Alors que plus personne ne songe à évoquer le carême au nom de la laïcité, le matraquage médiatique concernant le ramadan n'a suscité aucune réaction particulière. Les démagogues, d'ailleurs, s'en servent pour racoler cette clientèle électorale. Quant à la sécurité, le bilan de Sarkozy est accablant. Fermeté dans les paroles, parole-parole, lâcheté dans les actes, voilà comment on peut résumer au mieux l'action de Nicolas Sarkozy, ou plutôt son inaction. D'ailleurs, un rapport récent de l'Observatoire national de la délinquance révèle qu'entre 2010 et 2011, les atteintes aux personnes ont augmenté fortement.

Depuis 2002, Sarkozy est en charge de la sécurité des Français, comme ministre de l'Intérieur entre 2002 et 2007, puis comme président de la République. Son bilan est sans appel, mesdames et messieurs. En 9 ans, les violences contre les personnes ont bondi de 45 %. Le laxisme pratiqué ces dernières décennies nous amène aujourd'hui à une situation critique. Les zones de non-droit se multiplient et les forces de l'ordre sont littéralement débordées. Certaines banlieues sont à présent contrôlées par des bandes, par des dealers ou des groupes politiquaires religieux qui ont remplacé la loi de la République par leurs propres règles.

Maintenant, ce sont les lycées et les collèges qui sont devenus le terrain de jeu des voyous. Chaque semaine, des jeunes Français se font agresser, raqueter ou tuer, ou bien même parfois se suicident. Sarkozy avait promis le karcher, mais les caïds, ce sont eux qui font en réalité la loi dans les cités. La vérité, mes chers amis, c'est que dans la France de Nicolas Sarkozy, on est moins inquiété quand on vend de la drogue que lorsqu'on roule à 53 km heure en ville.

Claude Guéant, ou plutôt Claude Néant, au vu de son bilan, venu il y a 15 jours à Marseille, avait beau jeu de bomber le torse pour, après avoir remplacé le préfet à la sécurité, le soir même, un jeune homme était blessé par balle lors d'un règlement de compte. Ce n'est pas à Guéant de virer les préfets, c'est aux Français de virer Sarkozy et sa clique d'incapable. La France doit aussi retrouver son indépendance diplomatique et son autonomie militaire en exposant la vie de ses soldats que lorsque l'intérêt national l'exige. La France doit se libérer de la tutelle américaine et du carcan de l'OTAN.

La France a un autre destin et une vocation bien plus exaltante et bien plus ambitieuse que celle de subletif docile des Américains jouant les gendarmes du monde au gré de leurs intérêts financiers ou pétroliers. Il est insupportable, insupportable de voir des fils de France mourir en Afghanistan alors qu'on n'a rien à faire dans cette guerre. La France a vocation à être une nation libre, maîtresse de son destin. Si nos dirigeants veulent jouer les vatans-guerres, et bien qu'ils y aillent, mais qu'ils ne sacrifient pas la vie des jeunes Français. Alors, chers amis, qui mieux que Marine peut instaurer l'honneur et la gloire de notre pays ?

Qui mieux que Marine peut aider les Français à redresser la tête et aspirer à une vie meilleure ? Aucun des candidats du système a l'évidence. Beaucoup de candidatures qui se lancent dans la bataille présidentielle sont le résultat d'arrangements et de combinations. Des candidats sans troupe, comme Mélenchon, qui passent son temps à tenter de faire cohabiter au sein de son mouvement différents soutiens issus des chapelles de l'extrême gauche. Au PS, le candidat désigné, qu'il s'agisse de Hollande ou Aubry, ne pourra compter que sur un soutien aléatoire de l'appareil socialiste tiraillé entre courant, tendance et surtout ambition personnelle.

Sarkozy lui-même ne pourra pas compter sur un soutien total de l'UMP que, il est vrai, Copé phagocyte au service de ses prétentions futures. Quant aux députés UMP, cela ne fait aucun doute. Ils consacreront sans doute beaucoup plus d'énergie à sauver leurs strapontins ou leurs peaux dans leur circonscription qu'à tenter de faire rélire Sarkozy. Voilà pourquoi nous devons être de ce combat. Voilà pourquoi nous ne devons pas baisser les bras. Voilà pourquoi le Front National a un rôle capital. Parce que nous sommes les seuls à faire les bons constats, mais surtout les seuls à proposer de bonnes solutions.

Nous devons être le plus efficaces possible au niveau médiatique, mais aussi au niveau militant. Notre structure doit être une machine de guerre, parfaitement huilée. Certains n'ont pas encore compris, visiblement, que le combat ne pouvait pas être mené en dehors du Front, que toute tentative dissidente était vaine. Il n'y a qu'un Front, mes chers amis, le nôtre. Le seul parti attaché à la nation est capable de la défendre. Marine a besoin de nous tous, de notre soutien, de nos efforts, de notre unité. Sachons nous en montrer dignes, car nous ne pouvons pas rater ce rendez-vous avec la France et avec le peuple français.

Nous ne pouvons pas laisser notre pays et nos compatriotes cinq ans encore aux mains de ces gens-là. C'est en étant présents partout aux sorties des usines que les travailleurs français prendront conscience du soutien que nous leur apportons. C'est en réagissant immédiatement dans chaque quartier aux faits divers qui les accablent que les citoyens français constateront notre réalisme. C'est en allant à leur rencontre sur les marchés qu'ils viendront vous faire part de leurs préoccupations et que vous pourrez leur exposer nos solutions. C'est en étant aux côtés des Français, même en dehors des périodes électorales, que nous prouverons notre courage et la force de nos convictions.

C'est pourquoi, dès aujourd'hui, nous devons nous mobiliser, mobiliser toutes nos forces vives, parce que notre formation politique se veut être un pôle de rassemblement pour tous les Français qui ont envie que les choses changent. Aucun effort, aucune compétence, aucun talent, aucune bonne volonté ne doivent être mis de côté. Mes chers amis, nous savons pourquoi nous nous battons. Pas pour les places, mais pour la France. En arrivant hier à Nice, j'ai vu le drapeau tricolore qui flottait sur la promenade des Anglais. Nous ne voulons pas la voir se transformer demain en promenade des Algériens.

Lorsque je suis dans ma ville d'Élimbeaumont, je pense chaque jour à mon grand-père qui trimait dans les mines, délégué CGT, qui aujourd'hui doit se retourner dans sa tombe, en voyant combien la gauche a trahi les ouvriers français. Lorsque nous allons à Verdun, dans un esprit de résistance, lorsque nous allons à la cathédrale de Reims commémorer Clovis, lorsque nous allons à Don Rémy pour Jeanne d'Arc, c'est que de toutes nos forces et nos tripes, nous voulons rester français. Nous voulons rester français à part entière, des français fiers, des français libres, des français insoumis, des français rebelles. Militants frontistes, vous êtes l'avant-garde de la France.

Militants frontistes, défendez-vous, levez-vous, battez-vous pour la France et les français. Allons, militants frontistes, le jour des gloires est arrivé.