Grève du 31 Janvier : "Nous pouvons faire reculer Emmanuel Macron" atteste F. Roussel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous serez à l'Assemblée nationale ou dans la rue cet après-midi ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de cette prise de position à la veille de la journée de mobilisation ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les points que vous évoquez peuvent être encore modifiés dans le cadre du débat parlementaire ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez pouvoir gagner la bataille au Parlement ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez déposer un recours contre l'utilisation du 49.3 ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez une grève générale et un arrêt du pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Fabien RousselFait
« Le gouvernement le président de la République sont irresponsables. »
- 10:00Fabien RousselChiffre
« Les femmes devront travailler plus longtemps et même plus longtemps que les hommes avec cette réforme 9 mois de plus pour les femmes quatre mois pour les hommes. »
- 15:00Fabien RousselPromesse
« Nous demandons le retrait de cette réforme et si nous ceux n'ont pas le retrait de cette réforme d'abord nous demandons le retrait mais au moins qu'il y a un débat dans le pays et un référendum dans 6 mois. »
- 20:00Fabien RousselPromesse
« Nous allons très certainement oui déposer un recours au Conseil constitutionnel. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et notre invité politique ce matin c'est Fabien Roussel bonjour bonjour merci beaucoup d'être avec nous député du Nord secrétaire national du Parti communiste on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de westfrance bonjour Stéphane bonjour bonjour on va évidemment parler sans grande surprise de la réforme des retraites grande journée de mobilisation aujourd'hui à l'appel des syndicats on est mardi c'est le jour des questions d'actualité à l'Assemblée nationale du coup vous serez l'Assemblée nationale ou dans la rue cet après-midi Fabien Roussel je serai avec les Français mobilisés pour demander le retrait de cette réforme des retraites André chassen président du groupe sera présent à l'assemblée notamment pour intervenir sur cette grave question liée à la guerre en Ukraine puisque nous recevons le représentants du Parlement ukrainien non mais vous vous serez on l'a compris dans la rue alors hier soir veille de mobilisation Emmanuel Macron a dit soutenir Elisabeth borne sur le fait que les 64 ans étaient non négociables et il dit cette réforme est indispensable il était à La Haye donc il dit quand on voit ce qui se passe ailleurs en Europe très fort mais indispensable qu'est-ce que vous pensez de cette prise de position à la veille de la journée de mobilisation je considère que le gouvernement le président de la République sont irresponsables il sous-estime la détermination des Français qui très majoritairement et plus ça avance rejette cette réforme et en faisant le choix de refuser de bouger sur l'allongement de l'âge de départ et en disant que là-dessus ils sont bloqués et c'est eux qui bloquent le débat et bien ils prennent le risque de fracturer durement notre pays et sincèrement je pense que la France n'a pas besoin de ça en ce moment nous sommes en crise c'est dur pour tout le monde la guerre et là à côté pour les entreprises c'est dur aussi pour les Français qui ont pas vu leur salaire augmenter depuis un moment et qui voit l'inflation arriver franchement imposer une réforme comme ça avec violence et une réforme dure et bien c'est mettre en grave danger notre pays ils sont irresponsables vous êtes certain qu'il y aura plus de monde aujourd'hui dans la rue que le 19 janvier vous avez les signes un jamais certains quoi que ce soit on est certain d'une chose c'est que plus ça avance plus les Français sont convaincus que cette réforme est mauvaise pour eux ils ont raison on a plutôt des signes qui disent qu'il y aura plus de monde le nombre de bus ça feraitait etc il y a de plus en plus de personnes qui se mobilisent et notamment dans les sous-préfectures dans les villes de taille moyenne ça ça m'interpelle et dans la campagne présidentielle je me suis beaucoup adressé à la population des campagnes de la ruralité des villes moyennes en ce moment je fais un tour de France des sous-préfectures que j'ai entamais depuis le mois d'octobre je parle beaucoup à cette population où les services publics reculent ou c'est de plus en plus dur de vivre où on se sent abandonnés par l'État et bien regardez c'est là où ça bouge le plus vous imaginez que ça vient du tréfond de la France du pays cette colère qui monte ce sentiment d'être brutalisé par une réforme à qui on va demander à des Français pour qui la vie est déjà difficile de joindre les deux bouts avec des salaires qui permettent pas de vivre dignement avec des métiers difficiles on doit prendre sa voiture pour aller travailler loin à la campagne on passe du temps dans les transports en nous dit tous les jours arrêtez de prendre la voiture vous aurez plus le droit de rentrer dans les grandes villes avec des feux le prix de l'essence qui passe les deux euros et là cette réforme qui vous tombe dessus et vous travaillerez deux ans de plus et tout cela est vécu comme une injustice terrible il y a besoin aujourd'hui de produire des efforts supplémentaires pour faire face aux défis climatiques pour faire face à l'allongement de la durée de la vie tout le monde le dit nous aussi nous disons mais pourquoi c'est toujours sur les mêmes que l'on fait peser les efforts que la nation doit faire pour relever ses défis pourquoi c'est toujours aux travailleurs à ceux qui ont les métiers difficiles à aux femmes à ceux qui ont peu de diplômes que l'on fait peser le poids de des efforts pourquoi ce on ne s'adresse pas au capital à ses 82 milliards d'euros de dividendes versés en 2022 pourquoi on ne se bat pas pour une meilleure répartition des richesses au service de l'être humain du bien vivre et de réformes heureuses qui dit que avec cette réforme les petites pensions seront réhaussées qui ont des mesures pour les carrières hachées qui a des mesures pour les femmes et que du coup cette réforme elle s'adresse aux travailleurs modestes dont vous parlez non mais je vous réponds que dit le gouvernement c'est du c'est un mensonge pourquoi c'est un moment comment peuvent-ils dire que par exemple cette réforme est faite pour les femmes alors que tout dans le texte c'est pas c'est pas que nous qui le disons hein c'est pas que l'humanité qui a fait un numéro spécial sur la réforme des retraites qui est excellent que j'invite à lire qui qui le dit seulement mais tout le monde les économie ce même dans le document que nous avons à les nationales il est écrit que les femmes devront travailler plus longtemps et même plus longtemps que les hommes avec cette réforme 9 mois de plus pour les femmes quatre mois pour les hommes parce que par exemple les mois les trimestres supplémentaires qu'elles ont quand elles font un enfant elles ne pourront pas en bénéficier avec le recul de l'âge de départ à 64 ans si elles ont deux enfants et qu'elles ont le droit de partir avec 39 à nuités et bien elles pourront pas partir avec 39 annuités parce qu'elles devront aller jusqu'à 64 ans donc les femmes sont pénalisées par cette réforme comment la première ministre peut-elle oser dire dans l'hémicycle que regardez le cadeau que l'on fait aux femmes on ne touche pas à l'âge de 67 ans âge à partir duquel elles ont le droit de partir en retraite sans décote c'est un cadeau c'est une fleur de travailler jusqu'à 67 ans pour des caissières pour des agents d'entretien pour des aides à domicile qui ont eu des carrières hachées pour des aesh enfin vous vous rendez compte du mépris en direction de toutes ces femmes qui ont le gouvernement et vous renvoie l'argument dimanche il prenait l'exemple de sa mère qui est femme de ménage qui va partir à plus de 67 ans et qui dit la gauche a été hypocrite elle n'a jamais réglé les problèmes pour les femmes comme ma mère je salue pas la réforme Touraine ça vous aura pas échappé quand même non mais vous avez bien vu que quand même là-dessus nous avons des débats entre nous mais je ne me suis jamais satisfait que l'on puisse inscrire dans la loi que les femmes aux carrières hachées devront travailler jusqu'à 67 ans et comment lui peut-il le saluer sa mère qui a dû travailler jusqu'à 67 ans et bien bravo enfin c'est c'est terrible enfin moi je souhaite que nos mamans elles puissent bénéficier d'une retraite heureuse après surtout après avoir exercé des métiers pénibles quand même et pas à 67 ans bénéficier d'une retraite après nous on propose 37 années et demi de de cotisations mais enfin qu'elle puisse partir plus tôt que l'âge qui est prévu aujourd'hui est-ce que les points que vous évoquez ils peuvent être encore modifiés dans le cadre du débat parlementaire ou pas du tout est-ce que l'idée c'est de demander ce projet ou alors d'obtenir son retrait point barre nous notre souhait c'est bien sûr de s'inscrire dans le débat mais vous avez c'est pas nous qui c'est la première ministre qui dit on ne touchera pas à l'âge de départ aucune idée c'est d'obtenir de départ c'est ce qui fait le point de blocage aujourd'hui l'Inter syndical et tous les syndicats demandent le retrait de cette réforme parce que il y a ce recul de l'âge de départ de la même manière à gauche et y compris dans la majorité maintenant de plus en plus nous sommes nombreux à dire dans la diversité de nos opinions que ce recul de l'âge de départ en retraite est une injustice profonde vécue par les Français et donc c'est ce qui nous unit tous nous demandons le retrait de cette réforme et si nous ceux n'ont pas le retrait de cette réforme d'abord nous demandons le retrait mais au moins qu'il y a un débat dans le pays et un référendum dans 6 mois et qu'on laisse les Français décider démocratiquement après un débat instruit partout c'est cette minimum ça c'est pardon on va revenir sur la motion référendaire dans quelques secondes mais est-ce que vous pensez pouvoir gagner la bataille au Parlement est-ce que vous pensez que les députés rejetteront cette réforme mais d'abord nous souhaitons d'abord vous savez que le débat est contraint il est limité à 7 jours et demi à l'Assemblée nationale ça c'est la première chose cette journée 20 jours en première lecture 50 jours au total c'est 20 jours en comprenant les week-ends [Musique] au bout des 7 jours et demi et bien si le texte n'est pas épuisé il s'en va tel quel sans amendement sans rien c'est comme un 49-3 au Sénat donc c'est d'une brutalité sans nom les Français vont le découvrir un petit à petit là on est dans dans le le règlement de l'Assemblée nationale ça peut paraître un peu compliqué mais nous on voit on le sait nous c'est pour ça qu'on dénonce le choix qui est fait par le gouvernement de contraintes le débat en tout cas je vous annonce donc ici une chose nous nous ferons tout pour que le débat arrive sur l'article 7 nous ferons tout pour que l'article 7 qui est celui qui propose l'allongement de l'âge de départ en retraite arrive dans l'hémicycle et parce que nous voulons mettre chaque député face à ces responsabilités et que les Français puissent les interpeller ensuite qui va voter cet article 7 l'allongement de l'âge de départ en retraite à 64 ans qui ne va pas le voter nous à gauche c'est clair on ne le votera pas et nous prenons cet engagement vis-à-vis des Français que feront les républicains que feront la majorité et on verra là si il y a une majorité et oui on sent que ça branle dans le manche comme on avait demandé vous pensez pouvoir avoir la majorité sur cet article moi on espère nous pouvoir convaincre convaincre de l'injustice de l'inhumanité de cet article et qu'il ne soit pas voté quand vous dites on fera tout pour que ça arrive parce qu'avec le 47 ans du coup il peut y avoir un peu dans les arbres qu'est-ce que vous allez faire d'abord nous demandons à la Présidence de l'Assemblée nationale qui peut choisir l'ordre des articles nous lui demandons de ne pas le mettre à la fin ils sont suffisamment malins et tordu pour mettre l'article 7 le dernier le Parti communiste c'est les députés communistes à l'Assemblée ou c'est l'ensemble de la nu pas nous avons défini une stratégie commune les 7 groupes de gauche du Sénat et de l'Assemblée nationale nous avons tenu une quinzaine de réunions nous avons fait une vingtaine d'auditions on travaille ensemble depuis le mois d'octobre nous avons écrit des argumentaire commun nous avons décidé d'organiser j'ai la liste depuis hier soir 42 débats publics dans toute la France jusqu'au mois de mars pour donner des arguments aux Français 40 débats publics organisés avec l'ensemble des parlementaires de gauche écologistes qui vont aller expliquer aux Français ce qu'il y a dans le texte de loi quels sont nos propositions alternatives nous voulons se débat nous sommes ces invités dans ces dans ces circonscriptions vous allez débattre est-ce que vous invitez les parlementaires de la majorité concernée à venir débattre avec vous non ce sont les ce sont ça ce sont les débats que nous organisons ensemble pour donner nos arguments aux Français mais nous allons participer à des débats avec des députés des ministres de la majorité moi je souhaite je souhaite avoir un débat allons-y monsieur dussobe Monsieur le Maire madame borne je suis disponible quand vous voulez où vous voulez des bâtons en les yeux dans les yeux devant les Français à l'Assemblée puisque vous avez vous l'avez déposé vous les communistes et vous avez appelé dimanche je cite les centristes horizon le modem et les républicains appuyaient votre demande vous n'avez pas cité le rassemblement national hier à votre place on avait Jean-Philippe tanguil député à son national qui disait qu'il allait la voter c'est un problème pour vous mais je souhaite moi m'adresser au parlementaire de droite et de la majorité ou nous savons que là il y a du débat chez eux il y a du débat y compris chez certains qui défendent la réforme mais qui voudraient la faire bouger un petit peu ils sont pas opposer à l'idée qu'il puisse y avoir un référendum le dernier référendum qui a été mis en oeuvre c'est Jacques Chirac c'est le traité constitutionnel européen c'était courageux de sa part sur un sujet aussi important que celui là et nous avons eu un superbe débat dans tout le pays en 2005 mais pourquoi ne pourrait-on pas l'avoir aujourd'hui sur un sujet fondamental que les Français auxquels les Français s'intéressent beaucoup nous pourrions décrypter la loi article par arctique imaginez ici Public Sénat qui est une heure de pause syndicale et que l'ensemble des salariés se retrouvent et puis qu'ils étudient leurs droits qui se disent à bien tiens moi je partirai à quelle date avec cette réforme et sans la réforme qu'on fasse ça dans les usines qu'on fasse ça dans les services publics qu'on fasse ça dans les mairies que les députés du RN votre mention de censure votre notion de référendaire pardon je laisse les députés du rassemblement national faire choix ce n'est pas ma préoccupation ma préoccupation c'est d'obtenir ce référendum de faire comprendre notre président de la République que d'imposer cette réforme risque de fracturer la France longuement gravement nous pouvons faire rentrer là il prend le risque d'une fracture grave du pays démocratique je souhaite que l'on puisse en sortir par le haut de cette situation qu'il retire sa réforme que l'on ait un débat ou qu'il la mette devant les Français avec un référendum à la fin et cela pourrait garantir enfin de retrouver une forme de paix sociale et un débat serein cette idée de référendum vous l'avez émise il y a deux mois au début décembre vous avez lancé une campagne de terrain demandant un grand débat en parlant de ce référendum vous avez lancé une pétition également début décembre pour une sur une bonne retraite.fr vous êtes à ce jour à 24 845 signatures comment est-ce que vous expliquez que le nombre de signataires de compétition soit si faible mais moi après son lancement parce qu'il y a une pétition plus forte qui a été lancée par les syndicats et que d'ailleurs j'ai signé que je relais qui est je sais pas combien elle doit être maintenant 700 600 700000 et donc l'Inter syndicale qui a fait une pétition sur un mot d'ordre le retrait de la réforme c'est plus fort que ce que nous nous avons fait ou nous nous demandons le retrait mais aussi notre proposition de retraite à 60 ans etc vous voyez bien que ce qui mobilise aujourd'hui c'est d'abord le retrait de la réforme et nous et nous c'est c'est d'abord ça que nous voulons mettre en avant le retrait de la réforme c'est pour ça que je vous dis la chose que nous demandons aujourd'hui notre seul mot d'ordre c'est le retrait le référendum c'est une piste pour sortir de la crise juste pour terminer sur le référendum admettons qu'il passe à l'axe soit voté à la motion référendar sur voter à l'assemblée ça part au Sénat au Sénat elle sera pas voté votre votre cette motion référence je rappelle que des élections sénatoriales d'ailleurs bientôt au mois de septembre c'est une menace politique du coup pas du tout quelle mesure de menacer qui que ce soit je m'adresse aux grands électeurs qui élisent les sénateurs et les sénatrices ils retrouveront leur petit ou pas en fonction de qui aura voté quoi ben voilà c'est tout un dernier mot sur la procédure parlementaire est-ce que vous allez déposer un recours contre l'utilisation du 47 nous y réfléchissons parce que nous avons nous consultons de des constitutionnalisme qui relève utilisait un projet de loi de finance celui de la sécurité sociale pour modifier notre modèle social notre système de protection sociale n'est pas le la bonne voie porte atteinte à notre au Parlement enfin et donc nous allons très certainement oui déposer un recours au Conseil constitutionnel nous sommes en train de le regarder de rédiger cela l'ensemble des parlementaires de la nuque sur les blocages puisque enfin les blocages en tout cas sur votre appel ce que vous avez lancé un appel à fermer symboliquement les mairies aujourd'hui est-ce que ce matin vous pouvez nous dire combien de mer on suivait votre appel je pense que ça va être ça va être plusieurs centaines parce que il y a les mairies importantes connues qui le font savoir avec les déclarations de leur mère et puis il y a plein de villages de petites communes je reçois des messages l'association départementale des élus de la Moselle j'ai vu dans le Gard j'ai vu dans le nord de la France chez moi ça vient de toute la France donc je reçois des messages oui plusieurs centaines aujourd'hui feront le choix de fermer symboliquement leur mairie que l'on ne vienne pas me dire que c'est une atteinte à la continuité de nos services publics parce que bien souvent quand tu fermes symboliquement leur mairie derrière dans la mairie les agents qui ne font pas grève continue de travailler les services publics fonctionnent et donc quand les services publics si un service municipal ne fonctionne pas c'est parce que les agents tout simplement exercent leur droit de grève et ça personne ne peut le remettre en cause donc je vous recite le gouvernement là-dessus un Clément baume cette fois qui a dit dimanche juste après vous il était l'invité d'une émission juste après vous il dit que votre appel est surréaliste pas compréhensible une mairie qui choisit à la place de chacun qui fait grève c'est la confusion totale je trouve ça absolument scandaleux de décider à la place de tous Clément bonne il ferait bien de venir faire un stage dans le Nord et dans le bassin minier parce que je suis issu de cette histoire là j'ai souvenir que beaucoup de maires dans le bassin minier étaient parfois des délégués mineurs des anciens Métallos qui après quelques années au travail après avoir bien représenté les ouvriers de leur entreprise ou de là où ils travaillaient les mineurs et bien les habitants les choisissaient comme mère c'était des mers engagé qui avait des valeurs et qui se déplent se battaient pour leur population et quand je dis qu'il se battait pour leur population c'est qu'il faisait il gérait la mairie avec humanité mais en même temps il menait des combats politiques pour la dignité humaine parce que c'était dans leur gêne et bien je suis issu de cette histoire là et l'histoire de la commune en France l'histoire de la commune issue de la Révolution française elle vient de là les communes sont nées en 1792 pour empêcher la monarchie de revenir c'était ça donc la commune les mers les conseils municipaux sont les sentinelles de la République celle et ceux qui défendent nos valeurs de d'égalité et de fraternité et bien derrière cette réforme de retraite il y a une attaque fondamentale à notre à ses valeurs d'égalité et de fraternité alors oui je les soutiens pleinement tous ces élus et tous ces mers qui s'engagent contre cette réforme des retrait parmi la centaine de mères il y a des maires de centristes qui font le choix de s'engager par solidarité avec leurs agents parce qu'ils sent fait la colère est profonde et qui me disent moi je vais le faire j'espère que je serai pas tout seul et donc je ferme aussi ma mairie vous avez également appelé des des artisans et des PME à baisser le rideau est-ce que est-ce que vous stratégie votre idée c'est de c'est d'aller jusqu'à la grève générale mais vous savez si pendant 24 heures 48 heures les rideaux sont fermés sur la France c'est peut-être le seul moyen que le gouvernement que nous avons pour nous faire entendre du gouvernement et obtenir le retrait de cette réforme il vaut mieux fermer deux jours les rideaux et ne pas perdre deux ans dans notre vie avec cette réforme des retraites et donc c'est un choix moi maintenant chacun est libre de décider de ses moyens d'action d'agir mais je sais que chez nos artisans nos commerçants il y a beaucoup de colères liés à la crise que nous vivons l'inflation l'électricité c'est terrible moi je regrette que d'ailleurs qu'on en parle pas plus de ça parce que c'est entre le prix de l'essence et le prix de l'électricité il y a vraiment la coupe elle est archi pleine archi pleine et donc je peux comprendre et donc je pourrais comprendre que des artisans des commerçants des PME des TPE disent quoi en plus cette réforme des retraites et ben moi je vais aller avec mes gars hein et puis je vais aller passer deux heures à manifester et pendant deux heures on ferme je pourrais le comprendre et je les invite à le faire et est-ce que vous espérez est-ce que vous espérez une grève générale et une chance à l'arrêt mais chacun détermine ensemble c'est moyen d'action c'est pas moi qui dit faites comme si faites comme ça chacun le détermine en tout cas j'invite chaque Français qui n'aurait pas encore fait le choix de se mobiliser il est encore temps de le faire et les cutter du matin pour ce cet après-midi là où en fin de matinée allez-y car la puissance du mouvement que nous arriverons à faire grandir dans le pays déterminera comment le gouvernement réagira c'est la puissance de ce mouvement qui peut nous faire gagner moi je me bats pour gagner c'est à dire qu'il faut qu'on se dise la victoire est possible nous pouvons faire reculer Emmanuel Macron il faut se dire que la victoire est au bout de est à portée de main et pour cela la mobilisation la détermination doit être totale et j'appelle la manifester dans le calme pacifiquement pour montrer notre détermination voilà est-ce que selon la suite du mouvement est d'éventuelles blocages qui pourraient avoir lieu dans le pays des mouvements notamment pendant les vacances vous pensez qu'il y a un risque de faire éclater le front syndical qui est une niche comme un an pourquoi vous parce que les syndicats réformistes et les syndicats comme la CGT ne sont pas forcément sur la même ligne concernant la question des blocages la question ce sont des propositions et c'est à chacun de déterminer ces modes d'action ce qui est essentiel à mes yeux c'est que l'Inter syndical soit dure le plus longtemps possible et c'est à eux ensemble de déterminer les initiatives communes du mouvement non mais il décide ensemble de journées d'action après chaque syndicat chaque partie va décider de ce que l'on peut faire entre entre deux manifs quoi et c'est ça que nous faisons par exemple nous nous décidons de réorganiser des meetings dans toute la France voilà c'est ça veut dire divergentes nous nous décidons ensemble d'organiser des meeting toute la France il y a une autre dimension il y a aussi le vous évoquez la difficulté financière des Français est-ce que aujourd'hui appeler un mouvement qui durerait longtemps enfin qui serait qui s'inscrirait dans la durée c'est pas prendre le risque de voir le mouvement s'essoufflé simplement parce que les gens ont pas les moyens mais c'est de faire deux trois quatre cinq journées de grève c'est tout le débat qui au sein de la terre syndical de trouver le meilleur équilibre pour avoir les plus fortes mobilisations sans épuiser le mouvement sans attaquer le porte-monnaie des salariés parce que quand on fait grève une journée on perd une journée de salaire bien sûr que c'est difficile mais enfin c'est pour ça qu'il faut bien comprendre que s'il y a des manifestations aussi puissantes que le 19 janvier dernier c'est pas une partie de plaisir non plus pour ceux qui font grève et que il faut mesurer cette force cette cette colère profonde le gouvernement sous-estime ce qui se passe dans le pays un dernier mot rapidement un échange un peu animé on va dire entre le député communiste Sébastien Jumel et la présidente de la commission des affaires sociales est-ce que vous au parti communiste vous encouragez la CGT à couper l'électricité dans les permanences des élus qui soutiennent la réforme vous savez je les appelle les Robins des Bois de l'électricité ces hommes et ces femmes énergéticiens merveilleux qui aujourd'hui pour appeler à manifester justement pour attirer l'attention sur cette réforme des retraites font le choix surtout de mettre l'électricité gratuite dans les services publics d'abord je retiens ça d'abord ce qu'ils font ils rétablissent l'électricité à des gens à qui on l'a coupé alors que nous sommes en très hivernal il réta ils mettent l'électricité gratuite à des hôpitaux à des crèches à des médiathèques à des communes à des commerçants à des boulangers à Marseille bravo Sébastien menesplier qui est à qui est responsable des énergéticiens la CGT je lui décerne la Légion d'honneur pour assistance à personne en danger bravo sur les permanences d'élus sur les permanences d'élus il y a 12 millions de Français est-ce que c'est pas dans l'hémicycle doit se faire le 12 millions de Français en précarité énergétique aujourd'hui peut-être que si une permanence d'élus est coupée pendant une heure ou deux il vivront vis-à-vis et ce que vivent des personnes en précarité énergétique mais d'abord aujourd'hui ça ne s'est pas produit vous l'aurez vu donc on va pas parler de choses qui ne se sont pas produites mais ceux qui se produit c'est que c'est Robins des Bois de l'énergie rétablissent l'électricité à ceux qui en sont privés et mettent de l'électricité gratuite à des services publics indispensables aux Français le combat du progrès social il est de notre côté n'aversait pas les rôles merci Fabien Roussel merci beaucoup d'avoir été notre invité là une de Ouest-France et la réforme des retraites évidemment c'est autre pistes que le report de l'âge légal c'est à la Une de Ouest-France aujourd'hui merci beaucoup d'avoir été notre invité on passe au club des territoires
Fabien Roussel