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interviewRNJ 5 ème Circonscription du Pas-De-Calais· 27 août 2023

📹 Premier entretien avec Antoine Golliot, conseiller municipal RN de Boulogne-sur-Mer

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Antoine Goliou, c'est un premier entretien pour moi, je vous remercie de m'accorder ces quelques minutes, j'ai un certain nombre de questions à vous soumettre. Je répondrai à vos questions avec plaisir. Antoine Goliou, on vous connait en tant que membre élu local du Rassemblement National, quel est rapidement votre parcours et quelles sont précisément vos fonctions ?

Je suis avant tout un militant du Rassemblement National, j'ai intégré le Front National à l'époque à l'âge de 25 ans et je suis candidat depuis 2011 globalement à toutes les élections locales. Et depuis 2014 je suis élu à Boulogne-sur-Mer et élu à la CABE, tant qu'élu d'opposition face à la majorité socialiste. Je pense incarner une opposition constructive et sérieuse et je pense la plus crédible au sein de ces deux assemblées.

Et bien sûr notre objectif c'est de faire gagner les idées du Rassemblement National et d'accéder à des responsabilités notamment au niveau de la municipalité de Boulogne-sur-Mer. Lors des précédentes élections législatives de juin 2022, vous étiez candidat à la cinquième circonstitution du Pas-de-Calais. Quelle analyse pouvez-vous faire de vos résultats ?

Vous avez obtenu 48,97% ? Eh bien écoutez, ces législatives, d'une manière générale, c'était déjà un très grand succès pour le Rassemblement National puisque maintenant nous disposons de 89, 88 députés exactement à cette assemblée. Eh bien avec ce groupe important, l'audience de notre formation politique s'est considérablement renforcée au niveau national.

Il est désormais beaucoup plus facile pour le RN que d'interpeller par exemple le gouvernement et de faire prospérer nos idées. Alors effectivement dans cette cinquième circonscription malheureusement, c'est le candidat du système qui l'a emporté. J'ai perdu cette élection à 730 voix.

Je dirais que la principale cause de cette défaite c'est une abstention qui a été un peu trop élevée par rapport à d'autres circonscriptions voisines. Mais en tout cas, il y a des choses extrêmement positives dans le cadre de cette cinquième circonscription. C'est que les principales villes, eh bien je les ai remportées, excepté la commune de Saint-Martin-Boulogne.

J'ai quelques exemples. Par exemple au Portel, j'ai obtenu 60,33%. A Outreau, j'ai obtenu 58% des suffrages.

Et je pense que l'un des enseignements de ce scrutin, qui est comme une législative, ça a une teneur comme assez locale, c'est que Boulogne, j'ai gagné la ville principale avec 50,28%. Donc ça je pense que c'est le principal enseignement de ce scrutin. Il faut savoir qu'au niveau de la région, Boulogne-sur-Mer, c'est la seule commune de plus de 30 000 habitants où le candidat RN aux législatives a gagné, si vous voulez.

Donc je pense que cela c'est très porteur d'espoir. Et en tout cas, pour le combat politique que nous prenons entre Boulogne-sur-Mer, eh bien c'est extrêmement positif pour l'avenir. Lors des émets urbaines qui ont secoué le pays début juillet, notre territoire a été touché par ces événements violents.

Le quartier du Chemin Vert, à Boulogne-sur-Mer, a été victime d'un saccage d'une ampleur inédite et inquiétante. Quelle est votre analyse après ces événements dramatiques ? Écoutez, en tout cas, j'ai un certain nombre de choses à dire sur ce sujet.

Ce sont d'abord des faits qui sont extrêmement graves. d'une violence, d'une gravité qu'on n'a jamais vue auparavant. Alors ces émeutes, ces émeutes à Boulogne, elles ont commencé précisément fin juin.

Et pendant, il y a eu trois nuits d'émeutes quand même. Elles se sont manifestées essentiellement dans le quartier du Chemin Vert, comme vous l'avez précisé. Mais d'autres quartiers ont été concernés, notamment le quartier Navarin-Clocheville.

Alors ce sont des violences, bien sûr, malheureusement d'un niveau que l'on n'a jamais vu. Il s'agit quand même d'une centaine de délinquants qui ont semé la terreur dans ce quartier pendant trois longues nuits. Alors c'est beaucoup de véhicules qui ont été incendiés.

C'est du mobilier urbain qui a été détruit. Ce sont aussi de nombreux commerces qui ont été vandalisés et qui ont été pillés. Et puis ce sont aussi des commerçants qui ont été attaqués par ces délinquants.

Moi je pense par exemple au patron du coccine à l'exprès, ce soir vert, qui s'est fait tabasser par ces délinquants, par des délinquants qui ont profité de ces émeutes à coups de barre de fer. Vous voyez, d'ailleurs, je voudrais bien sûr, ce commerçant, mais il y a d'autres commerçants qui ont été attaqués. En plus des pillages, il faut rappeler bien sûr, malheureusement, que les forces de l'ordre ont été aussi prises à partie par ces délinquants.

Et d'ailleurs, un groupe de défense des commerçants s'est constitué lors de la troisième nuit des émeutes dans le quartier du chemin vert. C'est dire la situation d'insécurité qui peut exister dans le quartier du chemin vert. Alors moi je voudrais bien sûr saluer le travail de la police et de la gendarmerie, qui ont fait un travail avec les moyens et les ordres qu'ils avaient pour rétablir la sécurité.

Et bien sûr, je voudrais apporter mon soutien aux habitants et aux commerçants qui ont le sentiment de se sentir abandonnés. D'ailleurs, les commerçants ont pour objectif de créer une association, justement pour pouvoir être entendus, puisqu'ils ont réellement le sentiment, et je pense que c'est une réalité, de se sentir complètement abandonnés, que ce soit par la municipalité ou par l'État. Et on peut dire que d'ailleurs, deux mois après ces événements au chemin vert, et bien le quartier ne s'est toujours pas remis de ces émeutes, puisque par exemple, il y a le magasin de Lidl qui n'est toujours pas ouvert.

C'est dire les conséquences graves que cela peut avoir au niveau de la vie de ce quartier. Et puis, moi je... comment vous dire cela ?

Il faut bien sûr redonner de la confiance aux habitants et aux commerçants. Au-delà du préjudice matériel qu'ont subi les commerçants, c'est surtout un traumatisme qu'ils ont subi là-dessus. Il faut vraiment leur apporter un soutien le plus total.

Si on peut faire un bilan, il serait intéressant de savoir un peu qui sont ces émeutiers et d'avoir un peu leur profil. Malheureusement, on peut dire que la plupart de ces émeutiers sont finalement en liberté. Aujourd'hui, ils vivent comme si de rien n'était.

Ils bénéficient certainement d'un logement social ou des aides sociales. Et finalement, tous les ingrédients, vous voyez, sont prêts pour que cela recommence. Car en réalité, on a toujours cette même politique qui est appliquée.

C'est une politique laxiste. C'est une politique totalement inefficace. En tout cas, en matière d'insécurité, où les émeutes finalement pourront reprendre demain.

Voilà, c'est ça un peu le drame dans cette situation. Et je dénonce un peu quand même la presse et puis le système politique local qui considèrent finalement cela comme un fait divers et qui ont tourné la page et qui sont passés à autre chose. Alors que malheureusement, rien n'est réglé.

Et surtout, on a une municipalité socialiste qui, lorsqu'il s'agit de sujets d'insécurité, sont très mal à l'aise et ne veulent pas agir dans ce domaine. Et ce sont les habitants du quartier qui souffrent finalement. La ville de Boulogne, son maire, n'est pas dotée d'une police municipale.

Quel est votre avis sur ce sujet ? Écoutez, la police municipale, je pense qu'elle est devenue plus qu'indispensable pour cette commune de 40 000 habitants. Et d'ailleurs, l'insécurité ne date pas des émeutes.

L'insécurité, elle date depuis déjà des dizaines d'années et elle a considérablement dégradé la situation en Boulogne-sur-Mer. C'est une demande en tant que rassemblement national que nous faisons au conseil municipal depuis 2014. Alors, oui à une police municipale.

Bien sûr, il faut un réseau de vidéoprotection qui soit très surnie, très présent, en poule écartée dans les zones stratégiques de la ville de Boulogne avec un CSU, un centre de supervision urbain qui permettra justement de collecter toutes ces données en temps réel pour donner ces informations à la police municipale, à la police nationale pour que leur mission de sécurité se réalise dans les meilleures conditions. Comme vous le savez, enfin comme les gens le savent malheureusement, on a un cadre de vie qui se dégrade à Boulogne et je pense d'ailleurs que la crise des commerces est liée à cette insécurité et à ces incivilités du quotidien car quand un commerçant se fait braquer son commerce deux fois, trois fois et qu'il voit en permanence des actes d'insévilité, ses clients déjà n'ont même plus envie de venir dans les intercommerçantes au vu de la situation grave de l'insécurité. Et puis le commerçant, il a peut-être plus spécialement le moral que de subir au quotidien toutes ces insécivilités non plus.

Donc je pense que la sécurité, c'est quelque chose qui va peut-être devenir une priorité pour les politiques locales notamment. Il faut absolument restaurer un cadre de vie serein pour redonner justement la sérénité aux habitants et puis pour aider, je pense, les commerçants qui ont besoin de se sentir en sérénité dans la ville de Boulogne-sur-Mer. En tout cas, à la rentrée, au Conseil municipal, le groupe Rassemblement national déposera une nouvelle motion pour demander plus de sécurité à Boulogne-sur-Mer et demander la création d'une police municipale à Boulogne-sur-Mer.

On sait malheureusement que la majorité de gauche qui dirige cette ville ne prend pas, malheureusement, est toujours un peu dans l'aveuglement et ne veut pas se saisir de ce sujet de l'insécurité. En tout cas, nous, au Rassemblement national, on fera tout ce qui est dans notre pouvoir que de rétablir la sécurité à Boulogne-sur-Mer. En tout cas, les habitants peuvent compter sur le Rassemblement national pour, par exemple, le développement d'une police municipale et pour redonner une vie meilleure à Boulogne-sur-Mer.

Merci Nantongolio pour cette réponse. Je vous dis à bientôt pour un nouvel entretien. Je vous remercie.