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InterviewÉlysée (sur YouTube)· 14 octobre 2019 5 minComplaisantFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprises

Questions à Bill Gates | Lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi d’investir en priorité sur l’amélioration de la santé dans les pays en développement ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Mettre fin au VIH, au paludisme et à la tuberculose d’ici 2030, est-ce un objectif réalisable ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    L’implication du Président français est-elle à la hauteur dans ce combat ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Quel avenir pour le Fonds mondial ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Chiffre
    « un enfant né dans un pays en voie de développement est 50 fois plus susceptible de mourir qu’un enfant né en France ou aux États-Unis »
  • 0:45Fait
    « Avec une petite partie des ressources mondiales, on peut acheter des moustiquaires, des médicaments contre le VIH ou la tuberculose »
  • 1:15Fait
    « Le Fonds mondial a été lancé en 2002 »
  • 1:45Chiffre
    « 32 millions de vies ont été sauvées »
  • 3:00Promesse
    « Mettre fin au VIH, au paludisme et à la tuberculose d’ici 2030 »
  • 4:30Chiffre
    « Obtenir 13 milliards serait bien »
  • 5:00Fait
    « Le Président Macron est un leader incroyable »
  • 7:00Fait
    « nous avons de nouvelles moustiquaires qui bloquent les moustiques résistants »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dans votre lutte contre les inégalités, pourquoi avoir choisi d’investir en priorité sur l’amélioration de la santé dans les pays en développement ? Je pense que la plus grande inégalité dans le monde est qu’un enfant né dans un pays en voie de développement est 50 fois plus susceptible de mourir qu’un enfant né en France ou aux États-Unis. Et changer la donne est pourtant si peu coûteux… !

Avec une petite partie des ressources mondiales, on peut acheter des moustiquaires, des médicaments contre le VIH ou la tuberculose. Ça veut dire que parce que ces personnes ne vivent pas près de chez nous, on ne réalise pas la grande tragédie qu’elles vivent. Donc quand le Fonds mondial a été lancé en 2002, nous étions très enthousiastes, nous ne savions pas si cela fonctionnerait, c’était un nouveau concept pour amener les gens à travailler ensemble.

Le Fonds mondial a du apprendre à réduire les prix des produits de première nécessité, à savoir comment les livrer dans les pays qui en ont besoin et à trouver où les moustiquaires étaient nécessaires. Nous sommes aujourd’hui là, 18 ans plus tard, et 32 millions de vies ont été sauvées. Vous savez, si je vous montrais la photo d’une des personnes que nous avons sauvé, vous auriez une réaction.

Mais ce n’est pas une seule personne, ce n’est pas des centaines ou des milliers, ni-même un million, c’est 32 millions de personnes sauvées. C’est donc une bonne cause, nous sommes fiers d’en faire partie et fiers de travailler avec la France pour lever cette incroyable somme d’argent. Mettre fin au VIH, au paludisme et à la tuberculose d’ici 2030, est-ce un objectif réalisable ?

Oui. Ce qui est incroyable c’est que, parce que le Fonds mondial achète les meilleurs outils et sait comment les utiliser au mieux, ça nous incite à augmenter les financements pour la recherche afin d’améliorer ces outils. Et à finalement créer des outils aussi incroyable que le vaccin contre le VIH.

Notre fondation est un grand donateur dans ce domaine, il y a des scientifiques fantastiques. Nous ne l’aurons pas du jour au lendemain, ça prendra 5 à 10 ans avant de l’avoir mais, grâce au Fonds mondial, nous savons que dès qu’il existera, il aura immédiatement un effet gigantesque. Cette année, nous avons de nouvelles moustiquaires qui bloquent les moustiques résistants, nous avons de nouveaux médicaments contre le VIH qui fonctionnent aussi sur les personnes qui ont développé des résistances aux médicaments.

Nous avons donc des avancées en recherche et développement et c’est pourquoi cet incroyable objectif de se débarrasser de ces maladies est réaliste. L’implication du Président français est-elle à la hauteur dans ce combat ? Le Président Macron est un leader incroyable.

Il est convaincu que les pays doivent travailler ensemble, il est positif et idéaliste quant au fait que nous devrions nous attaquer à ces problèmes. Il m’a beaucoup inspiré et il a mis tellement d’énergie dans ce combat. Vous savez j’étais l’un de ceux qui disaient « Obtenir 13 milliards serait bien ».

Et il disait « Non, non, non, je vais aller plus loin encore et encore et y arriver ». Je regarde mon tableur et je dis « Ok, nous n’y sommes pas encore ». Et il dit « Ok je vais faire ce qu’il faut ».

Il a passé beaucoup de temps là-dessus, il en a fait un bel événement. Nous sommes très reconnaissant non seulement du temps qu’il a passé mais aussi de l’approche positive qu’il a eu. Quel avenir pour le Fonds mondial ?

Ce que fait le Fonds c’est qu’il examine tous les nouveaux outils et qu’il est capable de faire des choses comme s’engager à en acheter beaucoup afin d’en réduire le prix. Quand nous avons eu ces nouvelles moustiquaires qui bloquent les moustiques résistant aux insecticides, au début le volume était faible et le prix allait être très élevé. Mais le Fonds mondial a pu se projeter sur ses besoins sur 5 ans, aller à l’usine et dire « Ok si nous nous engageons à acheter tel volume, ne pouvez-vous pas obtenir un prix assez proche de ce que nous avons jusqu’ici payé ? » Et donc, la recherche, dans laquelle notre fondation est très impliquée, et le Fonds mondial ont pu se coordonner pour s’assurer non seulement d’avoir le bon prix mais aussi d’avoir ce matériel aussi vite que possible.

La R et D travaille sur plein d’excellentes choses. Des choses arrivent dans 3 ans, d’autres dans 5 ans, c’est un combat sur le long terme mais au cours de la prochaine décennie, le Fonds mondial va avoir de très bons outils.