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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 7 mai 2026 89 min

🔴 Audition des maires des Croisilles et Marck par la commission d'enquête sur les accords du Touquet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

juste avant d'être élu député de la 7e circonscription du pas de calé donc entre 2017 et 2024. Merci monsieur pour vous être rendu disponible pour cette audition. Je dois vous rappeler avant tout que cette audition est ouverte à la presse, qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale.

Et avant de vous laisser la parole pour un propinaire, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative à au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité. Rien que la vérité, toute la vérité. Et donc je vais vous demander alternativement de lever la main droite et de dire je le jure.

Donc monsieur euh Gérard Duet, si vous voulez bien lever la main droite et dire je le jure le jure. Merci. Et monsieur Pierre-Henri Dumont, si vous voulez bien allumer votre micro, levez la droite, je le jure.

Merci beaucoup. Et donc je vais vous laisser la parole pour un propos liiminaire et donc je vais peut-être vous passer la parole monsieur Duet euh en premier. Donc si vous voulez bien ce faire ce proposiminaire et après nous donnons la parole à monsieur Pierre Henri Dumont et enfin nous vous posons un certain nombre de questions complémentaires.

Bien donc bonjour bonjour à tous. Euh oui, donc la proposition la le démontellement de la jalé, c'était en octobre 2016 et donc euh à l'époque le préfet cherchait un lieu d'accueil, [raclement de gorge] il était compliqué mais comme il savait qu'on avait une une ancienne épad qui était disponible, il nous a demandé notre avis. Donc nous avons répondu favorablement.

À l'époque, c'était pour 35 réfugiés euh dans le cas d' CR et bien sûr, on a eu des manifestation pendant une dizaine de jours. C'était un peu Chicago ici. On pouvait plus passer sur la place à partir de 17h.

Il y avait des membres du secteur des Namomon du Rassemble du Rassemblement national qui faisait signer une pétition. On a eu des manifestations assez houleuses. Euh, on a dû faire une réunion en salle des fêtes.

Bon, après de tr semaines, ça s'est un peu calmé. Donc, les réfugiés sont arrivés au en octobre 2016. Et ensuite, bon avec le CAO qui était des gens qui restaient un certain temps euh donc participé aux associations, les associations participé au CAO.

Donc, il y avait un lien qui s'était manifestement euh qui qui était qui avait bien fonctionné euh chose qu'on a plus aujourd'hui. Et ensuite, ça a évolué. Donc euh suivant les problématiques qui avaient sur calé, on est passé de 35 à 50, 80, 100 et jusqu'aujourd'hui autorisé 170.

Donc en moyenne actuellement nous avons 130 réfugiés sur les communes. Ça c'est une moyenne. On est déjà monté à 170 suivant ce qui se passe sur café ou la météo qui permet de plus de ne pas pouvoir traverser.

Euh globalement ça se passe pas mal, sauf que les gens bon il a toujours cette peur du réfugié, cette euh il faut il faut expliquer. Bon tant que donc c'est pas toujours facile dans dans la mesure où le centre est sur centre du village près des écoles. Donc il peut y avoir quelquefois on me signale qui vient un réfugié qui qui un peu bizarre. seré voir une population de couleurs différentes qui se promènent dans dans la commune.

Bon, enfin globalement, je veux dire que ça se passe pas trop mal. C'est des gens qui euh qui par exemple peuvent se retrouver à une vingtaine sur le stade de foot de foot. On a un petit terrain donc qu'on qu'on prête régulièrement hein.

Euh donc ils font ils font partie de il fait partie de des activités on dirait entre parenthèses mais ils sont ils restent dans leur monde aujourd'hui puisque c'est des gens qui sont censés ne pas rester. Donc on a vécu euh cet apport de population. Il y a des soudanis de l'époque de 2016 qui ont même acheté une maison ici puisqu'il travaillent au CES maintenant.

Euh ça fait il y a une activité économique qui je dirais qui s'est un peu développée autour de ça par rapport à la boulangerie, par rapport au bureau de tabac, par rapport au petit commerce local de Carrefour. Donc ça crée une activité mais bon il y a toujours cette crainte de l'étranger quoi. On va dire voilà.

Mais bon moi je comme ça fait vous avez répété ça fait une trentaine d'années que je suis mère donc les gens ils savent que que on suit ça tous les jours hein qu'on dès qu'il y a une difficulté ou dès qu'il y a on est en rapport constant avec une association qui gère ce centre. Euh donc j'y passe régulièrement et il m'appelle enfin on règle les problèmes au fur et à mesure. C'est jamais des grands gross problèmes.

Mais si un réfugié monte dans une voiture ou s'il touche la portière d'une voiture tout ou s'il y a un vol, c'est forcément un réfugié. Je vais vous expliquer aux gens ils n'ont pas intérêt à voler à quoi ça sert et que de toute façon ils n'ont pas de ils n'ont pas de locaux disponible. Euh mais bon, c'est toujours et et la crainte des autres villages, ça se passe bien.

À chaque fois, on me pose la question "Ça va que avec vos réfugiés Bah oui, ça se passe bien. Et enfin, c'est la peur de l'étranger, hein. Ça c'est on peut pas l'éviter et surtout qu'il y a une il y a des gens qui sont bien penseurs qui qui disent "Bah ces gens-là sont payés, ils sont nourris, logés, il faut ils font rien." Bon ça je pense que là c'est une erreur aussi de de ne pas plus avoir organisé un moment, on devait un peu organiser une association pour pouvoir faire travailler ces gens qui cherchent un peu de travail ou une occupation surtout.

Euh je pense que ça ça manque euh parce que moi pendant un moment par des billets diverses, il il me faisait des herbages des canivaux, bah les gens ils bossent, ils bossent bien et cetera mais dans la mesure on peut pas les occuper légalement. Euh c'est ça c'est un ça c'est un gros dommage. Voilà enfin globalement un peu résumé ce qui se passe sur la commune.

Très bien, je vous remercie monsieur Pierre Henri Dumond. Vous vous avez une double casquette puisque vous êtes maire d'une commune donc comme je l'ai dit tout à l'heure à proximité de Calé et en tant que parlementaire vous avez beaucoup travaillé sur la situation euh qui découle des accords du Touquet. Bien merci monsieur le président, madame le rapporteur, mesdames messieurs les députés, monsieur le maire en visioon évidemment c'est deux témoignages totalement différents puisque on a un maire, j'en dire des terres qui accueille depuis maintenant une dizaine d'années dans son dans son CAO des migrants et nous qui devons avoir une réalité, une priorité sur le territoire littoral, je pense que vous avez dû l'entendre dans la bouche de des softteurs en mer, des différents mères littoraux qui ont été auditionnés, c'est de sauver des vies et en réalité la position des maires littoraux a évolué. l'action des maires littoraux, l'objectif poursuivi par l'action des mené par les maires du littoral depuis maintenant plusieurs années qu'on subit ce phénomène migratoire a largement évolué parce que auparavant on avait pas du tout ce phénomène de small boss qui est quelque chose d'extrêmement nouveau et je pense que le vrai sujet aujourd'hui c'est que on a tous conscience que chaque départ d'un bateau en mer peut aboutir à un drame. les drames de novembre il y a quelques années, la semaine dernière, on a encore eu des drames dans dans le boulonnet et donc la logique qui prévaut aujourd'hui, c'est vraiment en tout cas pour ma part de tout faire pour éviter que sur la bande littorale qui me concerne et qui est en réalité la plus proche du Royaume-Uni, donc la plus à même d'accepter des départs de Smallbot de la part des passeurs, euh il y ait personne qui puisse partir pour sauver un maximum de vie.

C'est ça aujourd'hui l'enjeu. Sur la question des accords du Touquet. En réalité, moi je crois pas que ce soit les accords du Touquet qui euh cré la situation.

D'ailleurs, le camp de Sangat était un camp qui était euh créé euh de mémoire entre 99 et 2002 euh et les accords du Touquet ont été signés en 2003, mis en application en 2004. Et donc les accords du Touquet, c'est pas eux qui ont créé le camp de Sangat puisqu'ils n'existaient pas. La réalité c'est que le Calési, c'est le territoire le plus proche géographiquement parlant du Royaume-Uni et qu'il existe une barrière naturelle au passage entre la France et le Royaume-Uni qui est la manche.

Barrière naturelle qui n'existe pas quand sur le passage migratoire depuis la Syrie, l'Afghanistan, l'Iran, l'Irak, il y a moins de barrières. Il y a la mer ée qui en est une mais on peut passer par les terres. Et pour aller au Royaume-Uni, il y a pas le choix.

Ils sont obligés de traverser d'une manière ou d'une autre le bras de mer. Et que quand on est à Calé, à Marc, à Sangat, en fait, on voit les côtes de du Royaume-Uni et c'est pas de quand on a fait 5000, 6000, 7000 km à pied qu'on va s'arrêter alors qu'on voit tous les quat matins les falaises de Douvre juste en face. Donc c'est évident que c'est pas à quel que le sujet va être traité, mais on en subit les conséquences.

On a subi les conséquences avec le camp de Sangat, avec la jungle 1, la jungle 2, la jungle qui a été qui a fait l'objet de de l'ouverture lors du démantellement du CAO de mon collègue. Euh et aujourd'hui, voilà, des camps sporadiques que vous avez probablement dû voir lorsque vous avez pu vous vous déplacer. et une logique qui est la logique pour nous en terme de camp et qui est partagée sur l'ensemble du littoral en tout cas ce qui concerne au niveau du Calésie qui est celui de l'absence de points de fixation qui est absolument nécessaire puisque créer un point de fixation c'estàdire un camp plus ou moins organisé avec dizaines centaines de migrants à l'intérieur en fait donne de la chair à canon au passeur qui n'hésiterait pas à aller euh faire des démarches à l'intérieur du camp pour pouvoir trouver des gens qui sont prêts à risquer leur vie. [rires] Bon, donc voilà.

Donc donc il y a cette évolution et où nous en tout cas à Marc qui est une ville qui est un peu particulière puisque on n'est pas avec un front de mer urbanisé qui donne sur la mer mais on a un front de mer très sauvage qui est en partie partagée avec l'association de chasse maritime du Calési et donc avec en période de chasse une cohabitation où il peut y avoir des migrants qui traversent une zone de chasse avec des chasseurs de nuit dans des hutes où il faut éviter les drames hein Et donc c'est pour ça que l'action qui est menée par la la ville de Marc depuis très longtemps maintenant est celle d'éviter les départs depuis la côte. Et on a cette chance de pouvoir non enfin sans barbeliser le littoral par les fonds en particulier. On en a eu quelques-uns.

D'une part mettre des caméras euh avec le projet Terminus. Je évidemment à votre disposition les chiffres je les ai je les ai ramené. et on a installé l'année dernière ou un petit peu plus d'un an des barrières antipasseurs euh sur les deux grands accès qui étaient ceux qui amenaient à 1 ou 2 km du littoral euh sur ce qu'on appelle la rampe pol qui est une rampe d'accès au terrain de chasse mais qui était aussi utilisée par les passeurs et qui là été financé par les britanniques dans le cadre de Sanderst et qui a de façon drastique fait baisser les départs du du littoral chez nous maintenant, j'en parlais avant-hier avec le PSIG à Marc, on a une évolution des traversées où on est quasiment par arriver à 50 % de taxibot.

Donc le taxibot c'est quoi ? Je pense que vous le savez mais c'est quand on part depuis des lieux plus reculés dans la canche, parfois en Normandie, parfois donc les les passeurs ou les ceux qui conduisent les taxibotes, c'est pas forcément tous des passeurs, enfin c'est pas des petites mains, c'est des réseaux armés, mais qui peuvent naviguer pendant 10 15 18h le long des côtes, ne peuvent pas être interceptés euh parce qu'ils sont trop trop en mer pour être interceptés et se retrouvent là et donc avec des migrants qui qui traversent donc L'objectif une fois de plus pour nous, c'est d'éviter les drames et nous la stratégie qu'on a mis en place, c'est faire en sorte que les passeurs ne puissent pas délivrer les bateaux à la mer. Donc avec le le double cheminement qui est celui de la barrière antipasseur et de des caméras.

Et donc la barrière antipasseur forcément a un impact sur la population puisque'auparavant on avait des gens qui venaient euh qui était toléré parce que c'est un bail qui est sur le domaine public maritime normalement est uniquement au chasseur et qui parfois en fait laisser les personnes venir se balader. Là on peut plus venir se garer quand on n'est pas chasseur puisque il y a un numéro de téléphone que les chasseurs enfin avec leur téléphone appellent et ça ouvre la barrière. Mais tous ceux qui sont pas enregistrés avec leur téléphone ne peuvent pas accéder à cet endroit-là du littoral. peuvent accéder à d'autres endroits mais en tout cas ça fait un ça fait une petite répercussion sur les habitants mais qui se compense par le fait queon a évidemment beaucoup moins de passage et beaucoup moins de sorties et beaucoup moins de possibilités de drame au départ des côtes de la ville de Marc.

Donc voilà, c'est c'est un équilibre qui est global et voilà, je vous dis aujourd'hui pour moi le le cœur du sujet bah c'est que c'est la géographie quoi. On subit une géographie qui a été tout temps celle de la proximité du Calési avec la Manche. Jules César a voulu est parti envahir la la Grande-Bretagne depuis depuis l'écoulonnais.

Napoléon a fait un camp. Voilà. Donc on est dans cette situation qui qui ne va pas évoluer.

Et termine, je terminerai par là parce que j'étais un peu long, mais vous dire que il y a un point qui est essentiel pour nous euh qui est celle des contrôles justes à poser. Il faut pas oublier que le cœur du sujet des accords du Touquet, c'est aussi une part d'accord économique et que si on prend la litanie des accords qui se sont succédés, le tout début c'est le protocole de Sangat. Et le protocole de Sangat c'est un protocole qui vise à avoir des contrôles juste à posés au tunnel et dans les gares.

Et ensuite les accords du Touquet sont des accords qui étendent les accords juste à poser dans le port. le port de Calé, les ports enfin même en Normandie hein, Nquerc, Boulogne, Diep et cetera euh et que la réalité c'est que le le l'infrastructure par exemple du port de Douvre aujourd'hui en serré enfermé dans les falaises fait que sans contrôle jusqueé à l'entrée côté français, on perd un nombre important de traversé parce qu'on arriverait pas à évacuer côté britannique l'ensemble des flux qui sortiraient des bateaux et donc on per on perdrait énormément d'activité économique sur le territoire. Le port et le tunnel sont deux poumons économiques du Calési qui est un territoire qui souffre, qui a des difficultés d'un point de vue social euh et d'un point de vue travail.

Et euh donc ne pas oublier dans la dimension de votre étude la dimension économique et l'importance des contrôles juste à poser à la fois au port et au tunnel et en particulier pour la question port qui dépend directement du des accords du Touquet sur la partie britannique. J'en ai terminé et je réponds évidemment à vos questions. J'ai les chiffres si vous en voulez.

Merci. Euh [toux] alors, j'aurais j'aurai plusieurs questions. D'abord euh nous sommes tout à fait preneurs des chiffres que vous avez.

Euh donc peut-être pouvezvous les les exposer d'ailleurs tout de suite comme ça on fera les questions par la suite ? Bah écoutez donc nous si on prend ce qui a ce qui a été fait donc quelques éléments financiers. Donc nous en investissement sur la commune, la commune de Marc a en gros un budget de 15 à 16 millions d'euros par an avec un budget d'investissement en année normale à 2 3 millions.

Si on prend ce qui a été créé par rapport à la question migratoire, on est en gros à 1200000 € avec un reste à charge de la commune à un petit peu moins de 400000 € 378000 € sur la période des 10 dernières années. Donc c'est pas énorme. C'est pas énorme.

Et il y a aussi une question qui est une question de contrainte ou par exemple contrainte parfois on flirte un peu. Par exemple, si on a une maison vide, on a très peu de vacances commerciales à marque hein, très très peu de vacances commerciales. C'est une ville où les les logements partent très vite.

Euh là par exemple, je suis en train de de racheter une usine de dentelle pour créer un pôle culturel avec le PF. Bon, on a fait mur l'usine de dentelle pour éviter les squats. Quand on a une maison qui est une maison qui est avec un bien sans m ou des héritiers qui arrivent pas à se mettre d'accord, ça nous arrive dans toutes les villes.

D'abord, on mure et après on discute. euh parce que le temps de retrouver les héritiers et cetera, si on crée un point ou une fois une fois plus il y a un point de fixation qui existe, on va pas s'en sortir et ça risque de créer une situation qui est une situation très compliquée, en particulier avec la question des passeurs ou des petites mains des passeurs qui peuvent roder autour. Sur la question ensuite de Sunderst, donc Sunderst, nous on a beaucoup utilisé pour les questions terminus.

On a un sujet qui est un double sujet. Le premier sujet, c'est la question des appels à projet où nous on n' pas du tout été euh consulté sur ce qu'il fallait mettre à l'intérieur. Euh et donc on on fait des évidemment des actions qui sont de l'ordre de l'État, hein.

Quand de la police municipale fait de l'éviction de migrants sur les zones économiques Transmarc et c'est en explosion ces derniers ces derniers mois, on a on fait x fois 2 ou x 3 sur les évictions de migrants, la demande des entreprises parce que la zone aujourd'hui a été sécurisée, c'est une zone d'agglomération par les Britanniques et donc il y a que quelques points d'entrée. Donc les les évictions se font de plus en plus importantes et le littoral étant de plus en plus sécurisé, le recours aux entrées dans les camions augmente de plus en plus. Euh bah ça évidemment l'État nous le paye pas.

Le fait que la police municipale aille faire des des évictions hein si vous voulez les les chiffres. On était en éviction de migrants en 2023 à 155 migrants et vincés. En 2024 395 2025 32 donc c'est une stabilité.

Et là en 2026 du 1er janvier au 30 avril on est à 484 donc on a déjà forcément une augmentation. Donc ça c'est les chefs d'entreprise de la zone économique qui nous appellent euh parce qu'il y a beaucoup de camions qui stationnent. Vous êtes passé devant, je pense que vous avez dû les voir.

Et donc les migrants remontent à nouveau dans les camions. On a eu des drames. On a souvent des des migrants qui meurent qui parfois évidemment moins grave mais se casse une jambe, un bras mais on a eu des décès et on a des décès aujourd'hui sur la zone économique Transmarc migrants qui tombent des essieux qui se sont écrasés et cetera et cetera.

Donc c'est aussi important de faire en sorte de pas de pas laisser l'accès. Euh on a euh on a nous sur les caméras euh donc une prise en charge de la part de du fond Sanders via le programme Terminus qui est plutôt efficace. C'est simplement le les coûts de fonctionnement sont payés pendant 5 ans.

Donc les les premières vagues de caméra qu'on a posé en 2023 sur Terminus 1, bon on sait que dans 2 ans, ce sera à nous de les prendre en charge. Sur les barrières antipasseur qu'on a placé à l'accès à l'accès à la plage, on est sur des financements qui sont certes des financements britanniques qui sont remboursés, mais derrière on on a forcément un petit truc à mettre sur sur le delta de FCTVA. Euh donc voilà, on a estimé nous sur les dépenses de vidéo protection euh et euh de barrière antipasseur et de clôturation d'une école quand des migrants sont sont rentrés dans une école en 2016, on avait donc 1189861,54 € de dépenses en cumulant les fonds britanniques et le FCTVA, il nous reste à charge 378193 €.

Donc on est sur un à peu près 75 % de prise en charge par les Britanniques et le FCTVA et 25 % par la commune sur des montants qui sont en réalité pas pharamineux. Et après sur les dépenses de fonctionnement, c'est beaucoup plus compliqué forcément à juger. On a les fonctionnements des caméras, on a le fonctionnement des barrières qui est également prise en charge sur un temps donné par le fond Sundst.

Mais après, on sait que ce sera à notre charge. On doit encore installer six caméras qu'on vient d'installer là avant le 31 mars sur la commune dans le plan Terminus 2. Et là-dessus, faut bien se rendre compte que d'une part, l'État ne nous consulte pas, voir ou très très peu, mais en tout cas moi pas j'ai pas été consulté sur nos besoins euh en terme de fond Sanders.

Par exemple, nous on a une, je voulais dire, on a une plage qui est très étendue, parfois on a 1 voire 2 km dans certains cas pour atteindre depuis le rivage le le bord le bord de l'eau, hein, enfin entre le bord de l'eau et le début de la plage. Et donc bah nous notre police municipale, elle a un duster hein, donc elle est pas non plus hyper équipée pour aller sur l'eau. On a des véhicules de la police nationale qui se retrouvent parfois ensemblés.

Donc faut qu'on aille chercher les tracteurs pour les sortir. Donc par exemple, nous on aurait aimé dans les fonds on puisse mettre un véhicule adapté pour la police municipale à aller sur la plage. Nous à la base on a notre police municipale, elle a pas allé sur la plage de des M de Marque.

Bon bah là, elle y va parce que on est appelé parce que parfois on a besoin de renfort parce que on est l'intervention en premier quand il y a pas de force disponible. Et là-dessus, ça pas été pris en compte. Et il y a un deuxième point sur les fonds les fonds Sunderst et les fonds les fonds britanniques, c'est que en fait les appels à projet sont hyper courts.

Hyper court. On a la dernière fois je crois que c'était on a reçu l'appel à projet au mois d'août 25 et on avait une semaine pour répondre. Donc nous, on a forcément plein de projets dans les tiroirs, donc on sort tout de suite.

Mais sur une liste de projets qui est en tout cas une liste de choses finançables qui est assez réduite, il faut qu'on rentre dedans et surtout on n jamais de retour sur la suite des projets. Si c'est accepté, on sait que c'est accepté. Si c'est pas accepté, on sait pas pourquoi.

Mais la dernière fois, on a eu une semaine entre l'appel à projet de la préfecture et la réponse. Et le temps normal qu'on a, c'est un mois. Donc c'est quand même des délais assez courts si on veut monter parce qu'il faut trouver les devis et cetera.

Et les Britanniques sont très exigeants mais c'est tant mieux sur les installations. Nous dès que c'est financé on doit les installer avant le 31 mars dans tous les cas et par contre il payent rubi sur l'ongle. Ça nous on n'a pas de problème euh de récupération des fonds de la part des Britanniques, mais il y a une obligation qui est quand c'est financé sur une enveloppe X, il faut que ce soit installé opérationnel au 31 mars, ils viennent sur place, il vérifient.

Euh donc ce qui nécessite aussi d'avoir euh des services dans les communes qui fonctionnent et le fait c'est vrai que d'être une commune qui est quand même une taille moyenne 11000 habitants, qui est la deuxième commune la plus importante du territoire à côté de Calé, bah fait qu'on on peut on peut monter les dossiers. on a cette ingénierie nécessaire qu'on pas forcément les autres collectivités. Bien, merci beaucoup.

Euh donc euh monsieur Duet poserai la même question. Je vais poser les questions et puis comme ça chacun pourra pourra pourra répondre. Euh donc je vous demanderai aussi de nous donner un peu l'écoute engendrée par votre situation et ce qui est payé par l'État. savoir si l'État compense de manière satisfaisant les coûts qui incombat la commune.

Euh savoir l'un et l'autre comment s'articule l'action municipale avec les associations qui sont présentes sur le terrain. Euh présenter les principaux impacts pour les habitants. Monsieur Dumont, vous en avez parlé euh et pour les acteurs les les acteurs économiques locaux, alors peut-être les autres acteurs économiques que les que les transporteurs. [grognement] Euh comment vous qualifieriez vos relations avec les services de l'État dans cette gestion de de de la situation ?

Est-ce que vous avez des des relations permanentes et satisfaisantes ? Euh et enfin euh mais là c'est plus pour monsieur Dumont spécifiquement. Comment vous vous coordonnez avec les autres maires du littoral qui sont confrontés à des à des préoccupations euh similaires au vôtre ?

Monsieur Duet, je vous je vous passe la parole pour répondre aux questions auxquelles vous enfin qui vous concerne particulièrement, sachant que certaines d'entre elles sont spécifiques à monsieur Dubon. Donc là, bon, on a dû mettre en place pour ce que j'ai expliqué sur l'inquiétude des personnes, donc la mise en place de Cameros, qu'on souhaitais pas forcément euh mais comme il y a parfois des manifestations dernièrement, on a eu le 12 avril une manifestation de la nouvelle droite qui nous sont manifesté à samedi matin, donc c'est jamais agréable de voir une vingtaine de personnes qui manifestent avec fumugène et qui vous insultent. Donc on est quand même qu'un village.

Ensuite donc on a mis des caméras. Bon euh l'État nous aide pas mal mais on aura un coûte euh de 50000 € environ sur l'investissement et comme disait notre mon collègue alors là le fonctionnement la charge à plein pot quoi donc on pourrait estimer peut-être à 10000 € de entre 5 et 10000 € de fonctionnement pour lesquels ce sera à charge de la communaute. Ensuite je dirais que mensuellement on peut estimer entre 1500 et 2000 € de fonctionnement par notre personnel.

Bon, il faut aller il faut nettoyer parce qu'ils ont ils ont un mode de vie qui n'est pas forcément le notre hein. Par exemple, ils font des feux de camp dans la plaine dans dans petit bosquet que l'on a. Euh bon, il faut aller enver des tritus, il faut aller voir un peu ce qui se passe.

Bon, donc on a des personnages qui au coup par coup euh par la recherche où les signalements ont été faits par des personnes. Bon, du coup, on va voir tout de suite qu'est-ce qui se passe dans ce chemin, qu'est-ce qui se passe dans ce chemin piétonnier et cetera. Donc effectivement, [raclement de gorge] on peut estimer entre 1500 et 2000 € de charge de fonctionnement pour vérifier un peu un peu tout ça.

Euh ensuite, on a eu des problèmes de transport aussi parce que parfois le le le matin, ils repartent à 30 et donc là c'est des bus de transport scolaire qui passent sur les communes et il y a il y avait plus de place pour les élèves. Donc, on a dû prendre un accord avec la régie des transports pour qu'il mettent un deuxième arrêt, enfin deux bus qui s'arrêtent en même sur la commune de façon à pouvoir prendre ces réfugiés qui repartent le matin pour aller sur Aras, prendre le train ou des des gens qui qui viennent des passeurs qui viennent les chercher sur Aras pour remonter sur Calé. Bon, donc c'est c'est des bon c'est pas des grandes choses quoi mais ça crée un peu un dysfonctionnement.

Vous imaginez votre enfant part au collège, il peut pas monter en bus, donc ça revient à la commune. Euh ensuite, on a parfois aussi des difficultés à [raclement de gorge] organiser l'occupation des terrains de sport parce que ils sont une vingtaine pour leur expliquer, il faut qu'ils partent ou bien ils prenaient l'habitude de partir sur le terrain synthéticque en passant au dessus du grillage. Euh donc ça reste toujours même si c'est ponctuel, ça reste des images vi vis-à-vis de la population qui sont des arréables.

Et ensuite, on avait retenu un moment monsieur Macron était passé ici et on avait retenu que les collectivités rurales comme nous qui tout qui qui avons accepté de d'accueillir ces centres et qu'on ait une petite subvention annuelle euh ce qu'on a jamais vu on a jamais vu le jour. Bon sinon nous avec le avec la préfecture nous avons des liens régulier hein. Là aujourd'hui on a 133 réfugiés ce il peut en arriver 5 comme il peut en arriver 20 suivant la météo sur calée.

Donc voilà globalement notre coûte he ce que je vous dis c'est entre 1500 et 2000 € on va voir le fonctionnement des caméras. Euh voilà, chaque petit problème, c'est pas le problème de marque he bien sûr, on essaie de le régler journellement mais bon euh sinon ça se passe pas trop mal quoi. Et et des gens qui comprennent pas ce qui nous manque c'est une information qu'on pourrait diffuser je pense c'est [raclement de gorge] quand on me dit ils sont nourris, logés, blanchis, ils touchent de l'argent bon et c'est très peu.

Donc il nous manque une information qu'on pourrait par des dans notre bulletin expliquer comment ça fonctionne et que ces gens qui ont fait comme dit mon collègue 8000 km d'abord ils ont pas demandé à venir croiser il les courent il couvent la campagne et expliquer que bah ils sont sans rien quoi et et qu'il faudrait je sais que nous on a des entreprises locales on a l'école qui cherche et ils n'ont pas n'ont pas le droit d'aller travailler donc il y a des choses qui sont un peu que la population comprend paso Voilà. Très bien. Merci monsieur Duet.

Monsieur Dumont. Merci monsieur le président, madame la rapporteur. Sur la question du du coup pour la commune, en réalité les coûts de fonctionnement une collectivité comme la mienne qui qui est un peu plus grande que que la la communauté de de Croisie est plus diluée.

Vous comprenez bien que c'est compliqué. Par exemple, quand on installe un un réseau de vidéo protection pour nous en dehors de la question de de Sanderst euh et du programme Terminus, bon bah évidemment euh s'il y a des caméras qui filment la nuit des véhicules qui sont immatriculés en Allemagne, qui sont lourdement chargés, qui se dirigent vers la côte, sont nos caméras ville et qu'on a une réquisition de la part de la police nationale pour les bandes, bon bah c'est nos caméras qui sont pris en charge naturellement en réalité par la ville qui là permettent de pouvoir pouvoir après donner de donner des informations pour le travail d'enquête, de remonter des filières, des réseaux de passeurs et cetera. Donc, il y a un peu un mix qui se croise entre tout ça.

Euh et on avait cependant en 2020 fait une estimation du coût du personnel en par rapport au phénomène migratoire sur l'année de 2020. On avait estimé à peu près à 20 à peu près à 21993, 26 centimes le coût. C'est un à peu près très précis. euh de de de de des frais de personnel uniquement sur la question migratoire entre une côte part de police municipal par rapport aux évictions, aux présences, au visionnage de caméras, sortie de bande pour la police nationale et cetera et ce que faisaient les services techniques quand il devaient aller nettoyer sur la plage.

On avait envoyé un courrier ici cosigné par madame le maire de l'époque et moi-même en tant que député au ministre de l'intérieur le 24 septembre 2020. on n' jamais eu de réponse pour demander une prise en charge euh ne serait-ce que partiel de ces dépenses de fonctionnement. Je pense que le retour est à peu près le même pour mon pour mon collègue hein.

Donc ce qui évidemment est gênant. Maintenant, la question des ramassages sur la plage a été intégrée euh au fond britannique puisque c'est une association qui s'appelle environnement et solidarité qui est déléguée par le la préfecture pour pouvoir ramasser les déchets sur la plage. Quand on parle de déchets, c'est euh des restes de repas.

Euh par exemple, quand les associations fournissent des repas, euh bah il y a forcément des emballages plastiques, des euh euh moi quand je suis allé patrouiller avec la avec la gendarmerie dans les dunes, on avait des emballages de vachequirie, enfin voilà, des choses des choses comme ça, cité de marque pardon. Euh on avait des après il y a forcément des sacs de couchage, des vêtements, des smallbots qui ont été crevés qui restent qui restent sur place. Donc tout ça c'est évacué par l'association environnement et solidarité.

Donc c'est plus à la charge de la commune euh mais on voit quand même une évolution assez forte des tonnages où on était en 2023 à 10 tonnes qui avait été ramassé uniquement sur ma plage. 10,13 tonnes. En 2024 23,59 tonnes. 2025 25,87 tonnes et là en 26 sur les 4 premiers mois on est à 5,08 tonnes.

Donc on a moins de tonnage en proportion en 2026 mais qui est à mettre en relation avec l'explosion des taxibots où du coup il y a un peu moins de tonnage lié au en particulier aux smalls qui restent là et qui ne sont pas utilisés depuis les plages. Euh ensuite sur la question de l'impact économique local, bah l'impact économique local sur le Calésie sur Marc de façon génère c'est c'est la question de l'image du territoire. C'est toujours pareil, c'est-à-dire que euh quand on avait la jungle euh où c'était bah pardon mais euh il y a quand même des gens qui venaient visiter la jungle et qui disaient c'est la plus belle expérience sociale qui existait.

On avait euh sur Trip Advisor la petite échop afghan qui faisait du pain local qui était classé meilleur restaurant de calé. Enfin tout ça n'aide pas à l'image de marque MQE du territoire du du Calésie. Euh et c'est un travail de longue haleine euh de la part de l'ensemble des élus du territoire pour pouvoir euh pas invisibiliser le problème migratoire parce qu'il est toujours là mais de montrer qu'en réalité c'est pas l'alpha et l'oméga du territoire et que ce qui est une contrainte d'un point de vue migratoire la préximité avec le Royaume-Uni est aussi un atout en particulier dans un cadre post Brexit où bah une friction à la frontière fait que bah il y a forcément des douanes qui s'installent des ruptures de chaînes de charges et cetera pour les entreprises c'est évidemment extrêmement positif Mais ce qui veut donc dire que bah c'est un travail de très longue haleine qui peut être facilement réduit à néant si demain bah se reconstitue une jungle.

Voilà, façon de façon très claire. D'où la logique de lutte contre les points ce qu'on appelle de lutte contre les points de fixation sur les relations avec les services de l'État. Bon, je vous l'ai dit ça ça dépend du niveau de l'État.

Euh quand on parle avec la sous-préfet euh ou les sous-préfets précédents, euh extrêmement allant, euh très aidant, euh on a une très bonne coopération entre les élus locaux et la sous-préfecture, voir la préfecture. Quand on monte un petit peu euh voilà euh dans les strates, en particulier au niveau ministre, euh on entend bien qu'on n'est pas les seules préoccupations d'un ministre de l'intérieur. on l'a parfaitement on comprend parfaitement compris mais euh le problème existe toujours et c'est un peu le le comment dire le point d'équilibre entre ce que je vous dis tout à l'heure c'estàdire l'image du territoire c'està dire que nous on n'a pas non plus intérêt à en faire trop sur le fait queil y a un problème migratoire parce que ça nous pénalise quand des entreprises veulent venir s'installer créer de l'emploi sur un territoire qui est un territoire quelque fois plus qui est compliqué d'un point de vue emploi où on a subi une forte désindustrialisation où ça va mieux d'un point de vue économique mais on n'est pas encore au même niveau d'emploi que certains territoir Limitrophe.

Euh mais d'un autre côté, moins moins on en dit et plus à côté bah l'État peut nous dire "Oui, mais attendez, vous êtes gentil mais en fait vous on en parle plus beaucoup, vous n'en parlez pas et cetera." Donc c'est c'est un peu cet équilibre, cette scorde un peu raide où il faut trouver faut trouver le bon point. Et c'est pour ça que vous avez souvent des des des relations ou des coups de gueule qui sont poussés pour remettre sur le sur le devant de l'actualité.

Et le dernier exemple en date, c'est quand le ministre Nunes est venu euh il y a une semaine ou deux sur le territoire du littoral, bon euh il a appelé la mère de Calé la veille au soir en mode tiens coucou je t'ai pas je t'ai pas dit mais je passe le lendemain à Derkque. Bon bah c'est c'est bien gentil mais euh bah déjà c'est pas une manière de faire et d'autre part on aurait bien aimé être au courant auparavant. Le ministre New est aujourd'hui celui qui n'a pas reçu alors que ça fait quand même plusieurs mois maintenant qu'il est en poste les maires du littoraau du littoral qui se sont réunis.

C'est une question que vous posiez sur la coordination des maires. Donc on a fait des mes littoral qui se sont réunis pas en association une sorte de collectif et où on porte des on porte des revendications, mais on a toujours pas été reçu par le ministre de l'intérieur, ce qui était pas le cas de ces prédécesseurs. Voilà, sans faire de politique politicienne.

Euh voilà, c'est ce qui nous évidemment nous chagrine euh et nous pose un souci sur ensuite la question bah de de l'organisation. Euh la logique du littoral, faut bien comprendre que c'est un territoire qui est hyper maillé d'un point de vue transport. Vous l'avez vu quand vous allez de la côte belge à Boulogne sur mer, même vous descendez vers Étaple, vous voir vers la Normandie, il y a une autoroute qui fait tout le long qui est qui est la 16.

Euh vous avez euh un train qui fait euh d'uner que calé qui aujourd'hui est absolument vital pour desservir les entreprises dans le cadre de la réindustrialisation du dunker qui soit ditite en passant est beaucoup plus euh a beaucoup plus d'impact sur le territoire en tout cas d'un point de vue démographique du Calési d'Incarqua. Parce que quand on est à Bourbourg, quand on est à Graveline avec les deux EPR, quand on a Clerbout ou Saint-Pierre Brook, on est beaucoup plus proche par exemple de Marc que de Dunkerc. Euh et cette ligne aujourd'hui, au-delà du fait qu'elle est pas très régulière et qu'elle est qu'à une seule voix euh bah est aussi beaucoup empruntée par des migrants euh qui sont dans les camps euh dans le DAC et qui après se rapprochent euh des plages selon là où la pression est moins grande parce qu'il y a une adaptation quasiment au quotidien des réseaux de passeurs de savoir où est-ce qu'ils font passer les smallbotes ou est-ce que les taxibotes attendent au large enfin au large sur le rivage mais pas très loin. en tout cas en mer ce qui interdit de l'accès par les forces de l'ordre et et donc c'est pour ça que si on relâche la pression si impartez pendant une journée ou deux sur un point en particulier sur le point le plus proche du Royaume-Uni, on est certain que 3 jours après, on va avoir à nouveau beaucoup de départs de cet endroit-là.

Euh et ce qui implique par exemple nous à Marc, on a un projet de création d'une halte ferroviaire euh parce qu'on a sur la ligne qu'elle est d'inquerc et c'est vrai que pour l'instant on la freine parce que tant qu'à Grande Sainte ou à Dunker ou à Lou Plage, il y a des camps de migrants. Euh si euh à proximité de la voie de chemin de fer bah nous on crée une halte ferroviaire avec des migrants qui pourront venir là et traverser toute la ville pour après rejoindre les plages, bah ça va pas rassurer la population. C'est pas quelque chose qui est non plus positif pour la commune.

Donc ça c'est un impact extrêmement concret direct sur la la décarbonation, sur la réindustrialisation du DINERQ, sur nous les gens qui viennent habiter ma commune parce qu'on construit beaucoup de logements. Je suis très allant sur la construction de logement particulier du pavillon individuel. N'hésitez pas à venir acheter un petit piét à terre chez moi.

Euh et euh [rires] et euh et du coup il pourrait aller en transport en commun en train en particulier en ter euh vers les usines prologium d'usines de batterie et cetera qui se créent à 10 15 km de chez moi. Mais pour l'instant on freine sur la halte ferroviaire parce que on a ce problème migratoire et ça nécessite de la coordination des mers du Toral. Et je suis très très long, je m'arrêtais pas là. [grognement] Euh ah oui, un autre point que je v vous évoquer sur la relation avec l'État euh où où du coup bah euh c'est c'est quand même dommage qu'un projet comme ça qui est quand même dans l'air du temps qui est important pour le développement du territoire puisse pas se faire parce qu'on a une différence de vision sur le territoire entre certains maires du littoral où certains ont des camps et n'ont pas la même logique de zéro points de fixation euh que nous on peut avoir et où en fait on est aussi impacté dans les bus. par qu'on a des bus qui font des liaisons depuis le nord vers le Calaisie, le train, le téver et cetera. sur la relation avec l'État.

Je vous évoquer la relation qui va de la mairie à de la mairie à l'État, mais il y a aussi une relation qui va de l'État à la mairie. Nous, l'État préfecture sous-préfecture nous demande parfois de faire des travaux que eux peuvent pas prendre en charge pour éviter les questions des impacts négatifs des questions par exemple, je me souviens il y a quelques années quand un camp au niveau de la zone Transmarc Turcury a été démantelé qui était un camp quand même important, euh l'État nous a demandé de créer un merlon euh enfin c'est une douve une bute hein euh pour éviter d'une part l'accès euh au point de distribution des associations. Euh et d'autre part éviter du coup le la recréation d'un point de fixation de migrants.

Donc ça c'est nous qui l'avons pris en charge et on a été accompagné on va dire par l'État pas forcément sur cette création de Merlon mais sur une petite enveloppe supplémentaire via une DETR des SIL sur un autre projet une petite range. Voilà c'est c'est donc parfois c'est l'État qui nous demande les barrières antipasseur. C'est l'État qui nous a fortement incité à les mettre en place.

Donc nous on a pris en charge même si on n'est pas financé au retour à 100 %. Euh et donc voilà, c'est des choses qu'on fait et sur la question de distribution de repas parce que je sais que c'est un truc un peu polémique euh très sincèrement on peut pas avoir des distributions de repas sauvage. C'est c'est pas possible.

Distribution de repas sauvages pas cadré ou qui se font à proximité des camps crée de façon inévitable un renforce en tout cas les points de fixation qui pouvaient déjà exister auparavant. Et nous dans notre stratégie de zéro points de fixation parce qu'on a vécu sans gat la jungle 1, la jungle 2, la jungle et tous les munic c'est juste pas possible. Donc la distribution, oui, mais elle doit être cadrée dans des endroits qui sont safe pour les pour pour les pour les les migrants avec des associations qui sont mandatées et arrêter d'avoir des distributions sauvages telles qu'on peut avoir à certains endroits qui créent plus de problèmes que de bien.

Merci beaucoup. ou peut-être ma dernière question parce que euh madame la rapporteur a l'impression que c'est mon dada, mais euh quel est pour vous euh le changement qu'il y a eu entre avant et après le Brexit ? [grognement] Euh pour pour la commune de Croisille, la commune de Grandille, on n pas vu grand-chose de nouveau.

Ce que j'ai oublié de vous signaler tout à l'heure, c'est que euh pendant 2 années de suite, on a eu des réservistes qui sont venus sur la commune en vélo pendant 4 mois, mais depuis 2 ans, ça a été supprimé. Donc ça ça rassuré la population. Euh donc pourquoi on narrive jamais à avoir des réservistes tout le temps de mai en septembre ?

C'était ça ça ça nous manque cette continuité qu'il est pas possible de de faire avec les services service de gens à main. Oui. Bien.

Merci monsieur Lumont. Bah [grognement] sur la fin de je suis pas certain je pas certain qu'il y a eu un un impact concret. Il y a quelques petits impacts qu'on peut mesurer euh qui sont pour commencer d'ordre légaux hein.

C'est-à-dire que bah le le Royaume-Uni sort de du Royaume-Uni sort de l'Union européenne, pardon. euh et donc sort de Dublin et ne peut donc pas du migrants qui seraient rentrés illégalement sur son territoire euh qui pourrait donc repartir dans le pays de première rentrée selon l'application du règlement du blin. On a un vrai sujet avec le Brexit sur la question des mineurs puisque il y a une part du règlement Dublin qui est très très contraignant sur la question des mineurs et donc s'ils ont une part de famille dans un P X ou Y, ils sont quand même beaucoup plus protégés.

Et on a un vrai sujet, je sais pas s'il a été résolu, mais qui existait à la sortie au moment de l'application concrète du Brexit qui était la traversé des mineurs où dans le cadre de Dublin, ils pouvaient traverser sans avoir besoin de passer par des réseaux de passeur, des smallbots et cetera s'ils avaient un oncle, une tante, un cousin, un frère au Royaume-Uni. Et forcément bah la la sortie de Dublin fait que bah la traversée se fait de façon beaucoup plus compliquée, en particulier pour les mineurs et les mineurs qui ne sont pas accompagnés. La réalité c'est que le Royaume-Uni bah joue, j'ai enfoncé une porte ouverte he mais fait un peu le double triple discours entre on a besoin de migrants dans nos entreprises mais on le dit pas trop.

C'est facile d'être clandestin au Royaume-Uni parce que c'est une vie en communauté. Je suis afghan, je viens d'un petit village, je rejoins les Afghans qui de leur petit village de qui vivent au Royaume-Uni, je me demande jamais un papier d'identité. Euh et euh de l'autre côté, il joue les gros bras en disant on accepte que personne ne passe et cetera.

Donc voilà, il y a ce côté-là sur le sur le Brexit. Euh et euh sur la question euh sur la question, je vous dis, des mineurs, moi je pense qu'il faut faut qu'on trouve une solution en particulier pour faciliter le passage des mineurs qui qui ont qui qui ont de la famille au Royaume-Uni, quoi. Et c'est un deal au niveau international qui est un une question qui est absolument absolument, on veut pas accepter qu'il y ait des gamins qui vont rejoindre une mère au Royaume-Uni qui ont 10 piges qui se retrouvent sur un smallbot.

Alors, je connais pas les proportions, mais ce qui est sûr, c'est que le Brexit a créé ça. Et par contre, il y a un autre point qui est pas légal mais qui a une question d'appel qui est que les passeurs ont évidemment profité du Brexit, pas pour des questions ça ça rien changé sur la question de la traversée, la difficulté et cetera. Le point principal, c'est que bah le message qui a été envoyé à ce moment du Brexit, ça a été bah vous rendez compte, vous allez plus pouvoir passer.

Donc ça vous passez maintenant et on augmente les tarifs, on traverse même quand c'est très compliqué, quand les conditions météo sont pas bonnes et avec ces drames qu'on a pu avoir. Et donc tout ce qui évidemment et vous le savez, c'est un peu le truc un peu serpent qui se la queue, mais tout ce qui renforce la difficulté ou qui donne l'impression de renforcer la difficulté du passage fait augmenter les tarifs d'une part des passages et puis fait que les passeurs pressent. Euh s'il y a une échéance qui arrive dans un mois, 2 mois, 3 mois, une échéance x ou y d'un point de vue légal type Brexit, bah les passages et donc pousse un peu, force les passages avec une avec les drames à côté.

Euh et donc de ce point de vue-là, le Brexit a a forcément forcément créé à ce moment-là euh pas un appel d'air, mais en tout cas une situation qui fait que les passeurs en ont profité pour pouvoir probablement augmenter les tarifs et forcer des passages dans des conditions qui étaient beaucoup moins sûres que elle pouvait le le faire auparavant qui donc a pu créer malheureusement on est mort mais ça ce sera impossible à mesurer. Très bien. Merci madame la rapporteur.

Merci. Bonjour à tous les deux messieurs le maire les maires euh peut-être une question à monsieur Duet. Euh je voulais savoir comment a été accueilli par la population l'ouverture de du Vous m'entendez ?

Oui oui jeend Oui, pardon. Comment a été accueilli par la population de votre de votre commune l'ouverture du CAO ? savoir s'il existe des liens entre les exilés du CAO, même si je sais que parfois ils sont pas là très longtemps avec les habitants de la ville ou avec des structures de de la ville.

Et est-ce que vous estimez que l'État vous accompagne suffisamment dans la réalisation de ce projet ? Sinon, est-ce que vous avez des demandes particulières vis-à-vis vis-à-vis de l'État ? Et puis monsieur Dumont, j'avais une question, enfin plusieurs.

Je voulais savoir [raclement de gorge] si vous étiez parfois sollicité dans le cadre du protocole postnaufrage. J'ai vu que malheureusement il y a 2 ans, je crois, il y avait eu un naufrage sur les côtes de de marque, enfin sur Oui, sur les côtes euh enfin devant les plages de marque, pardon. Est-ce que dans ces cas-là euh vous êtes sollicité ?

Si oui, quelle réponse euh la ville la ville apporte. Je voulais savoir aussi dans la stratégie que vous mettez en place, je pense que vous êtes lucide là-dessus. Vous savez bien que ça ne fait que repousser ailleurs les autres personnes.

Beaucoup de mères font ça et [rires] c'est vrai pour les points de deal, c'est vrai aussi là dans le cadre des personnes qui cherchent à passer. Euh comment c'est enfin comment vous gérez ça avec vos collègues voisins euh ma mère ? Parce que j'imagine que dans le cadre du collectif des mèes du littoral, c'est potentiellement des choses qui sont qui sont évoquées.

Je sais que par le passé, vous avez fait une proposition que je juge un peu tonit truyante, voire anticonstitutionnelle, qui était de rétablir le délit de séjour régulier sur la bande littorale uniquement. Est-ce que ça c'est quelque chose que vous défendez toujours aujourd'hui comme maire de marque ? Je vous remercie.

Donc des questions assez différentes pour tous les deux mais qui prennent en compte aussi vos différences de territoire et vos différences tout courts. Bien donc sur sur sur la commune de Croisille, bon ça a été très difficile hein puisqu'on a comme je l'ai dit tout à l'heure des manifestations pendant une dizaine de jours. Euh première semaine c'était environ 200 personnes tous les jours he qui manifestaient devant devant la collectivité.

Bon après, je vais pas vous dire qu' il reste pas des traces, mais il y a quand même des gens qui sont à l'époque aujourd'hui, ils sont toujours un peu contre la municipalité par rapport à ce à ces étrangers, j'aime pas le terme, c'est comme ça euh qui qui sont qui sont pas arrivés chez nous. Les premières années comme c'était un CAO, les gens restaient un certain temps, pouvit rester un an. Donc on a fait beaucoup de choses avec les associations, avec toutes les associations participé, rentrer dans le CAO et euh il s'est créé des liens qui existent toujours d'ailleurs euh et on a des contacts avec les ce qu'on appelle les anciens ça fait 10 ans qui sont sur ARAS ou ailleurs, il y a des relations qui qui perdurent.

Aujourd'hui étant un CES, c'est des gens qui sont censés rester là 3 semaines, un mois, donc on peut pas on peut plus y arriver. Euh donc il y a toujours un petit noyau. On a des moi, j'ai une adjointe, j'ai des gens qui viennent donner des cours de français gracieusement hein.

Et donc il y a quand même quelques personnes qui arrivent à rentre enfin qui rentre encore actuellement pour pour des actions ponctuelles parce que ce qui nous manque un peu c'est euh par exemple des aides pour des infrastructures tel telle de jeu tel voilà on avait réussi par un autre jeu de faire un parcours de santé parce que c'est quand même des gens qui souhaitent avoir des activités physiques. Là, on n'est pas accompagné, il y a pas de position qui ne sont faites de façon à à pouvoir équiper la collectivité de d'équipement un peu sportif sportif, je dirais. On prête parfois la salle polyvalente, mais la salle polyvalente est très occupée aussi par nos associations.

Donc, il manque de structure de façon à pouvoir les accueillir, je dirais, dignement. Euh donc effectivement on n' pas d'aide supplémentaire parce qu'on a accepté de d'accepter on avait accepté à l'époque 35 sur l'année aujourd'hui je vous dis c'est autorisé 170 dès qu'il se passe quelque chose à calé on augmente on augmente on augmente sans par quoi nous le dire mais je comprends hein préfet il faut qu'il réagissent quand il y a eu le prêtre qui a fait grève on s'est retrouvé 50 réfugiés supplémentaires. Euh donc tous les jours, il y a des y gens il y a des gens qui repartent, il y en a qui arrivent.

Euh bon, les gens voient des bus des personnes de couleurs différentes. Bon donc il y a toujours une petite donc c'est pour ça qu'on a installé les caméras. C'est pour ça que je réclame toujours mes réservistes de façon à ce que cette période d'été où les les gens vont faire des feux de camp un peu partout où ils se promènent dans nos chemins d'andonné et cetera, une mini surveillance pas forcément pour eux mais pour rassurer les populations.

Donc ça ça je pense que ça nous manque une aide pour une aide annuelle qui ne serait pas énorme 20000 € par an. Je pense pas que c'est ça qui va ruiner par rapport au budget qui est fait sur la côte sur la côte. Euh donc globalement on essaie de d'intervenir immédiatement dès que on a un signal.

Par exemple, on s gère, ils ont pas ils ont pas le même comportement quoi. Ils sont capables de s'asseoir sur les tombes. Donc effectivement de suite on me signale en mairie pas compte, ils sont assis sur les tombes euh sur les trottoirs, ils s'assoit par terre.

Les gens croisés, il s'assoit par terre de l'école. Donc il y a des regards euh toujours inquiets euh où il se promènent dans le village, ils m'ont suivi pendant 100 m alors que les gens ils se promènent, vous voyez. Donc il y a il y a tout cette cette ambiance qui il faut essayer de d'effacer mais c'est c'est compliqué.

C'est compliqué. Donc voilà, c'était un peu donc il manque d'équipement euh j'ai pas demandé comment se construit une salle polyvalente mais il manque un peu même de l'équipement extérieur de façon à pouvoir qu'il puisse s'occuper et faire des sports ou s'occuper euh il semble que ce soit toujours la commune qui est obligé de mettre à disposition un terrain mettre à disposition une salle il faudrait il nous faudrait un ou deux équipements sur une petite subvention de façon à à parler à toute à tout coup qui nous tent comme ça et qu'on et qu'on sait pas on va pas téléphoner ce plafit en disant écoutez on a investi 3000 € il faudrait rembourser immédiatement donc ça c'est pas c'est pas faisable déjà non c'est c'est compliqué mais sinon bon moi ça fait 30 ans que je suis ici donc les gens me font confiance quo mais on voit bien qu'au moment des élections municipales quand même certain nombre de personnes qui qui restent opposé à cet accueil Voilà, monsieur Dumond. Oui.

Euh alors sur la question des sollicitations lors des protocoles postufrage, nous on est un peu moins concerné à Marc puisqu'on a pas de port en réalité et donc la NCNSM a dû vous dire que bah il débarque généralement là où il y a des infrastructures et donc les infrastructures c'est plutôt calé, c'est beaucoup Boulogne et Dunkerk où il débarque également. Donc nous euh la la question c'est plutôt que se passe-t-il ? pas en terme de naufrage, mais quand les des embarcations se renversent à quelques mètres du rivage, voilà, où les où il y a des smallbot qui sont interceptés par soit la gendarmerie maritime, soit la gendarmerie tout court avec des embarcations qui sont crevées.

Et donc là euh bah de façon très claire, nous on n'est pas on essaie de le gérer comme on peut le gérer. On n' jamais été sollicité pour ouvrir des gymnases ou des choses comme ça. La fois dernière, bon, j'ai la gérante d'un d'un bistro qui m'a appelé en me disant "Ah, on a des migrants qui se baladent sur la ville." Donc en fait, une embarcation qui s'était qui s'était qui s'était renversé donc dans le dans le hameau DM de Marc.

Bon, les les migrants étaient après sont réfugiés dans l'église le temps de se réchauffer. Donc bon, voilà, je suis allé les voir, on leur a dit "Bon bah, vous pouvez charger les téléphones, rester un petit peu." On était en lien avec la police, la police voulait pas intervenir.

J'ai trouvé une sorte d'un ou deux responsables à l'intérieur et puis j'ai fait évacuer tranquillement à l'église quelques heures après le temps qu'ils aient le temps de se reposer un petit peu, de se réchauffer, de faire sécher les vêtements, de recharger les téléphones et voilà, ça s'est fait plutôt en bonne intelligence. C'est pas forcément un protocole qui est mis en place parce que nous on n'est pas forcément concerné par l'endroit où les où les secours débarquent lors des des événements et des drames. Mais voilà ça ça nous arrive.

Et puis on a aussi dans le haut des M de Marc une sorte de particularité qui est que bah en fait la police peut pas intervenir et ça fait le lien avec la question sur le le délit de séjour régulier. La police peut pas intervenir si les migrants ne font que marcher. Donc en fait, on a on a un phénomène un peu étonnant où on voit traversant le haau des groupes de 50 parfois 100 migrants escortés par la police qui vont jusqu'à la plage donc qui marchent sur la route.

La police avec les pimpons sans le bruit mais juste avec les sirènes et qui du coup les accompagnent et les interceptent au niveau de du passage. avec la gendarmerie ou la police selon le lieu où ça se fait euh sur sur la la plage quoi. Donc [grognement] voilà, c'est c'est une sorte de particularisme où évidemment bah les les gens bah quand ils voient passer devant leur fenêtre sans migrant escortés par la police, ça fait un peu bizarre quoi.

Ils sont escortés par la police non pas pour partir loin des côtes mais pour aller [rires] [souffle coupé] pour aller à la côte. Mais il y a pas de cadre aujourd'hui d'intervention d'intervention légale sur la question de de la le fait d'étaler un peu la misère sur le sur le long de la côte, ce que vous évoquez madame le rapporteur. Bah oui, on a conscience, on sait mais c'est pour ça que c'est important que tous les maires tirent dans le même sens.

Et c'est vrai queà partir du moment où il y a certains maires qui ont euh des camps et qui acceptent avoir des camps euh dans leur commune et d'autres qui ont une stratégie de zéro points de fixation, que tout ce littoral est hyper relié par le train, par la voiture, par l'autoroute ou à pied parce qu'on n'est pas très éloigné après tout hein, que les passeurs aussi utilisent des petites mains pour faire transiter tout le monde. Bah oui, forcément que ça crée une difficulté. Moi je pense que ça irait beaucoup mieux si tout le monde tirait dans le même sens, si on avait pas de camp à Lune Plage, si on avait pas de camp à Grande Sainte et queon il y avait la même politique de zéro point de fixation surtout au littoral.

Bon maintenant moi je gère que ma ville he j'ai pas donné de consigne au maire. Chacun fait ce qu'il veut et en répond avec sa conscience et ses habitants et j'accepte parfaitement que les gens n'aient pas du tout les mêmes convictions que moi et estime que c'est important d'avoir un camp où il y a des curdes qui se tirent à la calashnikov dessus. Très bien.

Mais chacun Oui, chacun a euh a sa conviction. Bon, quand je dis ça, c'est qu'on a retrouvé des armes des armes de guerre dans certains camps, hein. Donc moi, je préfère ne pas avoir d'armes de guerre chez moi.

Euh sur la question ensuite euh du délit de séjour irrégulier, oui, moi je je suis absolument convaincu qu'il faut un délit séjour régulier. Je vous l'ai dit tout à l'heure, quand un une personne qui a fait 5 6 7000 8000 km arrive sur le littoral, c'est trop tard. Il va évidemment tenter la traverser.

Il voit les côtes, il appelle ses sa famille, ses amis, ses connaissances au Royaume-Uni. forcément qui va tenter d'une façon ou une autre dans un camion, dans un smallbot en payant un passeur très cher pour avoir une sorte de golden ticket dans des cashes très sophistiquées dans certains camions, il va tenter la traverser. Donc la seule solution et moi je le pense c'est d'avoir un rétablissement du délit de séjour irrégulier sur la bande littorale.

On a un dispositif qui évidemment n'est pas le même mais qui reprend quelques contours qui est sur la question douanière qui existe sur le littoral où on peut contrôler les coffres avec les douiniers dans un dans une bande littorale que j'avais introduite dans la loi immigration de de Gérald Darmanin à l'époque et qui n'a pas été censuré par le Conseil constitutionnel. Euh et donc c'est un point qui permet au moins de contrôler les accès des véhicules pour voir s'il y a pas du matériel smallbot et cetera dans dans les coffres. Et euh et je pense que oui, pour arriver à une situation où il y a une interdiction d'accès au littoral, il faut remettre le délit de séjour régulier.

On avait obtenu de la part du premier ministre Barnier euh dans ses propos la réintroduction du délit de séjour irrégulier. Malheureusement, il est arrivé ce qui est arrivé au gouvernement. Barni à savoir la censure et donc depuis on n pas entendu parler mais c'est évidemment une conviction qui est pas que la mienne he qui est portée par le collectif des des maires des maire du littoral et par en particulier Natacha Bouchard.

Et pour terminer le tour de votre question la question si je j'approfondis la question de la de l'étalement un peu de la misère sur le long du littoral l'autre question qu'il faut se poser c'est oui mais que se passe-t-il si on le fait pas ? Si on le fait pas, il se crée soit des camps et ça on sait ce que ça a fait. On a une expérience mémoriale à marque à calé.

Nous la jungle, la grande jungle de 2016, monsieur Dué, on est un témoin avec son cao. C'était quasiment un cheval entre Calé et Marc. C'était côté calé, mais on était vraiment à quelques centaines de mètres de de ma commune parce qu'il est du fort vertame euh et donc veut vraiment pas le revivre vraiment.

Enfin vraiment c'est ça a traumatisé tout le monde. Euh on on veut on veut vraiment pas nous en tant que riverin euh élu le le revivre. Et euh et la question sur euh cette cette misère qui est allée sur la sur la côte, c'est oui, une fois plus il y a des camps et si demain il y a plus les accords du Touquet, bon bah ça veut dire quoi ?

La question sous-jacente c'est bah en gros, je vais dénoncer les accords du Touquet, vous allez voir ce que vous allez voir. Bah les migrants ils vont passer puis bah les Britanniques, bah ils feront du pushback. il va se passer que les britanniques feront du pushback, qu'il y aura encore plus de drame dans la dans la manche, qu' aura un un effet qui fera que beaucoup plus de personnes vont venir sur le territoire.

Et et donc moi je suis absolument pas convaincu euh que je vais même aller plus loin. Je pense que ceux qui disent en levant les bras et en disant on va dénoncer les accords du Touquet en fait c'est un truc qui est hyper populiste, qui est hyper facile à dire mais qui apporte pas une solution hyper concrète au sujet parce que de toute façon je vous l'ai dit en introduction accord du Touqué pas accord de Touqué bah avant les accords de Touk on a eu Sang Gat et la dénonciation des accords de Touquet fera pas que tout d'un coup il y aura plus de bras de mer entre la Manche qui s'appelle la manche entre le pas de Calé, le Calésie et le Royaume-Uni. hein.

Donc il y aura toujours cette difficulté naturelle et plus il y a une difficulté naturelle et plus les passeurs sont payés. CF la mergé. Monsieur Defloriant, merci monsieur le président, monsieur le maire de Dué, monsieur le maire de Marc en Calaisie, monsieur le député, merci [grognement] de votre présence ici.

Je tiens à saluer comme vous, monsieur le monsieur le maire de de Marc enie, le le calme, la patience, la résilience des habitants de de notre territoire qui sont qui traduisent systématiquement leur leur leur volonté de mettre fin à cette situation, à cette crise migratoire de manière pacifique, dans les urnes, aux différentes échéances électorales et et sont absolument admirables en ce domaine. Je voudrais revenir, monsieur monsieur Dumont, si vous me le permettez, sur les moyens que vous utilisez comme maire au quotidien pour limiter l'impact de la la crise migratoire sur les sur les habitants de votre commune. Vous avez évoqué la question des barrières antipasseurs sur la rample notamment pour limiter le flux limiter le flux et l'accès aux plages pour pour les passeurs.

Vous avez évoqué également le travail législatif que vous aviez accompli avec l'amendement du Mont qui avait été qui permet la la fouille des coffres sur des des sur sur suspicion de de de trafic d'êtres humain. Et vous avez évoqué le dernier étage de de la fusée qui est celui du rétablissement d'élite séjour réguliers. Euh [grognement] c'est une proposition qui euh revient dans le débat public depuis euh plusieurs années.

Euh il vient également un un consensus qui émerge également sur la nécessité de passer par une modification constitutionnelle pour permettre son application effective. Est-ce que vous pouvez nous donner votre votre appréciation sur le sujet en sachant très bien que voilà un étage de la fusée, un deuxième étage de la fusée, s'il manque le troisème et bien alors et bien on est toujours on est toujours limité dans ces moyens d'action parce que bah les barrières antipasseur elles sont régulièrement débordées, elles sont régulièrement reconsolidées également et donc c'est retenir la marée avec du sable. Mais de fait les ce sont les moyens efficaces et efficients même s'ils sont limités des élus locaux.

Madame Bouchard fait la même chose à calé en en limitant en empêchant les points de fixation à proximité des zones résidentielles. Euh ça c'était le voilà le le le point que je voulais évoquer avec vous monsieur monsieur Dumont et puis euh monsieur monsieur Duet monsieur le maire de de Croisil euh vous évoquez effectivement la la longue expérience qui est la vôtre depuis l'accueil des CAO et désormais des des CAES dans votre dans votre commune. Vous évoquez également le fait et je l'aborde de manière non volontairement polémique.

Vous évoquez également le fait que la réticence qui existait il y a 10 ans avec des manifestations organisées par le Front National dont je dont je suis élu et je j'aurais probablement manifesté contre l'installation de ce centre si j'avais été engagé à cette époque-là. Euh comment est-ce que vous expliquez qu'après 10 années de euh d'implantation de ce CAO et désormais de ce CAES, euh il y ait toujours cette réticence ? On peut avoir cette position politique, elle est légitime à entendre de dire et bien en fait le vivre ensemble, la découverte de l'autre avec son mode de vie différent normalement apaise les tensions et met fin à à cette inquiétude initiale et vous dites qu'elle se maintient et qu'elle ne se réduit pas.

Euh et je je encore une fois de manière non polémique, je vois que vous avez le portrait de François Mitteran dans votre bureau derrière vous et qui disait "En 1989, il y a 37 ans, l'année de ma naissance en matière d'immigration, on a atteint le seuil de tolérance." Alors encore une fois, c'est pas polémique, c'est une discussion politique que je vous propose que je vous propose d'avoir. Euh voilà les deux questions que je voulais euh proposer euh monsieur le président, monsieur Duet, on vous rétablit le micro. [grognement] C'est c'est quand même des euh quand même des thèmes qui sont dans la bouche de vos collègues qu'on qu'on voit régulièrement sur les médiums.

Euh on il faut aborder. Moi, j'ai des gens qui disent "Ben, ils ont pas ils ont pas fait 8000 km pour qu'on les rejette." Et s'ils partent s'ils partent de chez eux, il y a des raisons qui sont peut-être dû à nos arrières arrières.

Et en plus quand vous parlez que des avent le seuil de l'immigration aujourd'hui euh nous sommes dans une région où il y a des Polonais, des espagnols, des portugais qui sont venus travailler dans dans Bassin minier hein. Et il y a quand même des populations qui sont toujours un peu contre bah oui, c'est des Polonais par exemple. Ça on l'entend encore aujourd'hui, on l'entend 50 ans après.

C'est pareil. Moi, il y a des gens qui se sont de couleurs différentes qui se sont intégrés très bien et moi je suis très fier quand ils viennent dans la dans l'école puis des jeunes enfants et que les enfants ne font pas de différence entre les couleurs et donc aujourd'hui cette résistance elle existe moi je pense à travers les réseaux sociaux à travers ce qu'on entend dans les médias régulièrement surtout sur certaines chaînes. Euh voilà.

Donc aujourd'hui, rien n'est fait. J'entends rarement des choses qui disent que l'immigration peut nous aider. Et la preuve c'est que en Italie, on est bien content d'accueillir 500 immigrés pour faire pour faire marcher l'économie.

Sur la région parisienne dans laquelle vous êtes régulièrement. Euh si on enlevait tous les immigrés, ben vous ne pourriez plus circuler, vous ne pourriez plus marcher sur les trottoirs, vous ne pourriez plus aller dans les brasseries puisque c'est c'est ces gens-là qui font tourner la boutique d'une manière parfois illégale mais qui font tourner. Donc là donc voilà donc nous on fait des efforts de façon à intégrer le plus possible puisquil a des gens qui ont deux familles qui ont acheté sur la commune et qui vivent très très bien.

Il vis-à-vis de ces gens qui s'installent et qui et qui travaillent les gens les acceptent très très bien. Et donc voilà, c'est tout ce que je peux vous dire hein. C'est c'est via tous ces réseaux sociaux, via tous ces médias qui je j'entends rarement ou jamais d'ailleurs des choses intéressantes, des choses positives sur ces personnes.

Merci madame le rapporteur, monsieur le député. Euh donc sur les moyens qu'on utilise nous en en mairie de marque, bon il y a il y a évidemment les investissements que j'ai pu évoquer. Vous avez vous avez rappelé sur la barrière antipasseur, ça fonctionne ça fonctionne plutôt bien.

On a quand même une très très forte baisse de départ depuis de la la plage des M de Marc alors qu'avant c'était quand même un spot extrêmement important de départ tel enseigne que le ministre d'Armanin était venu sur cette plage là il y a quelques années pour présenter les nouveaux moyens de de d'interception en terme de drone en terme de d'outils d'équipement des forces de police et de gendarmerie le long de la côte avec les réservistes payés par les fonds britanniques et Sanderst. Euh donc ça ça fonctionne honnêtement ses barrières sur la question de l'apport hein des smallbots sur la plage interdisant l'accès des véhicules ayant 2 km à faire forcément que c'est beaucoup plus pratique pour éviter que les les small bots arrivent. Maintenant, l'explosion des taxibotes crée aussi un vide juridique où il est nécessaire de pouvoir intervenir pour les forces de gendarmerie maritime sur les taxibot quand il commence à longer et qui font 10 15 heures de de route depuis la Normandie pour atteindre les côtes du littoral du Calési.

C'est quand même un peu un peu fort de café de voir qu'on peut pas qu'on peut pas les les intercepter auparavant. Euh donc nous voilà en terme en terme de moyens après bon il y a des dépenses de fonctionnement hein. On a un réseau de caméra vidéo protection qui est hyper dense sur la commune de Marc.

Vous le savez monsieur le député. Euh on installe via les fonds Sunders avec le programme Terminus euh qui euh pour les caméras Terminus sont reliés évidemment à notre CSU au niveau de la de la du poste de police municipale mais également au niveau de la police nationale à Aras. Donc ce qui fait qu'il y a un double flux des caméras.

Pour nous, nos caméras ville évidemment bah elles sont reliées que à notre CSU mais peuvent être demandées ensuite à postériori dans le cadre d'enquête de remontée de filière en particulier pour les passeurs par la police nationale ou par toute force de l'ordre. Euh et puis après donc on continue évidemment ce déploiement de police municipale de caméras. Donc on a prévu là d'équiper notre police municipale faire un référendum pour proposer aux habitants de la ville d'équiper d'armes à feu la police municipale puisque la police municipale est souvent en intervention avec la police nationale en opération conjointe sur des évictions de migrants, sur de la sécurisation et donc d'avoir des opérations conjointes PMPN avec d'un côté des policiers nationaux qui sont armés et d'autres une police municipale qui ne l'est pas forcément crée un danger pour les agents de police municipale de la commune puisque du bleu reste du bleu et l'objectif c'est quand même de protéger ceux qui sont censés nous protéger.

Donc on proposera le 4 octobre un référendum dans le cadre du CGCT qui est dans sur le port enfin sur l'armement létal de la police municipale sur la commune. ça fait partie des des questions et dépenses qui sont aussi des dépenses afférentes à la commune parce qu'il faut organiser un référendum dans le cadre le cadre cadre légal et puis après faire les dépenses d'achat d'armes létales et si c'est rejeté de taser puisqu'il faut quand même protéger nos agents et donc c'est aussi des dépenses supplémentaires. sur la question qui est la vôtre, monsieur le député de la révision constitutionnelle.

Alors, ça dépasse simplement d'anner mer oui quand on voit la la loi qui était la loi d'Armanin/BF/retaillot de 2023 fin 2023 qui était largement censuré par le conseil constite certains certains articles au titre des cavaliers d'autres au titre du fond euh en particulier je crois de mémoire sur la prise d'empreinte des migrants. Bah ça pose ça pose un sujet parce que si on peut pas prendre les empreintes des migrants et queon veut les dubliner dans le cadre de l'application de la loi, comment est-ce qu'on fait ? Donc là, il y a un projet, il y a un sujet forcément constitutionnel et ensuite, il y a un autre sujet que vous connaissez mon appartenance au républicain de tout le temps.

J'ai pris ma carte à 16 ans, même si on a eu différents noms depuis. Euh, et j'en suis resté fidèle euh contrairement à d'autres et euh et on s'est retrouvé dans une situation où bah oui, il y aura forcément une question de primuté du droit national sur le droit européen qui va forcément arriver. Euh et euh et donc nous, on a toujours été très clair, c'est qu'on est favorable à une révision constitutionnelle et je làdessus je suis l'ensemble de mon travail législatif additionné de mon expérience de terrain en tant que maire prouve queil faut évidemment revoir le cadre constitutionnel si on veut appliquer ce que moi je propose et ce que nous nous proposons au niveau des mères du littoral qui est le retour du délit séjour irrégulier sur une bande littoral, on pense que ça peut passer à cadre le constitutionnel constant.

Euh sur le territoire, ça peut pas passer à cadre constitutionnel constant. Pardon, moi je voudrais rajouter. Allez-y, monsieur, permettez [grognement] vous rajouter pas parce que on a l'habitude des mensonges et je veux que ça continue.

Euh quand vous parlez de monsieur Méran, vous parlaz de l'immigration, à l'époque, il y avait un taux de chômage assez important. Moi, je peux vous dire ici que ici on est en plein emploi. OK. il monte de emploi mais c'est deux périodes complètement différentes.

Et ensuite quand vous dites que la population pourquoi la population est toujours un problème fractère quand vous avez un député de votre parti qui vient devant le centre se mettre se photographier et raconter des histoires sur les réseaux sociaux je veux dire c'est c'est votre collègue qui alimente qui alimente en en en protection qui sont nourriogés gratuitement donc balayez devant votre porte et je pense que tout ira mieux de façon à ce que la population accepte les gens qui souffrent Oui. Enfin, on va pas faire une polémique euh politicienne là. On on poser la question un peu de de la réaction de la population par rapport euh par rapport à par rapport au CAO.

Euh je vais donner la parole. Voilà. Après, chacun a ses engagements politiques, ses convictions politiques, mais je voudrais pas qu'on puisse déraper, s'il vous plaît, sur sur un débat qui n'est pas le nôtre sur la commission d'enquête.

Donc, madame Dupont. [grognement] Merci monsieur le président. Messieurs les maires euh permettez-moi de réagir au propos de des maires de monsieur Dupont Dumont pardon euh ainsi que monsieur de Floriant.

Euh et je crois que l'instrumentalisation euh évoquée par monsieur le maire Duet c'est une réalité. Euh, je vais vous demander de poser les questions parce que si on si on si on commence comme ça euh on va me demander C'est pas moi qui ai commencé, j'essaie de temporiser, on va me demander [grognement] de pouvoir répondre et cetera. Donc moi, je voudrais qu'on revienne, on revienne vraiment euh aux questions de de la commission d'enquête euh sans par sans sans sans parler des positionnements politiques ou politiciens euh [grognement] des uns et des autres.

Là, on est face à une situation qui est très concrète. C'est vrai qu'il y a des des des conséquences sur euh des solutions, enfin des propositions euh euh de de de solutions euh avec des sensibilités différentes importantes. Mais là, je voudrais qu'on parle du concret.

Donc concrètement ce que monsieur Duet à quoi monsieur Duet est confronté, concrètement ce à quoi monsieur Dumont est confronté. Et puis si on se on profite des interventions pour se répondre les uns aux autres, je pense que on en a pas fini et la journée va être longue. Donc merci de poser la question madame Dupon.

Je je partage monsieur le président, mais bon monsieur de Floriant ayant commencé, je me permets de poursuivre, mais j'entends j'entends et on a des divergences réelle par rapport à vos propos monsieur Dumont qui n'ont pas été de même nature bien entendu euh sur vous avez qualifié de populiste ceux qui souhaitaient remettre en cause les accords du Touquet. Je pense que la réalité depuis 10 ans, ça fait quand même effectivement fort longtemps qu'on a ce type d'accord et l'année dernière, c'est tout de même 40000 personnes qui ont traversé vers le Royaume-Uni. Donc forcé de constater que les moyens mis en place euh par l'État français et le Royaume-Uni jusqu'ici euh ne font pas leur preuve et que c'est légitime du coup de se poser la question de la pertinence de ces accords.

Et pour ma part euh je pense que il mérite d'être revu en profondeur. Et quand vous évoquez aussi le fait que les dénoncés et les sépilés, grosso modo, induirait un pushback de la part du Royaume-Uni, bon c'est quelque chose, c'est une pratique illégale, vous le savez. Donc je j'entends bien que pour le Royaume-Uni s'écarte de la légalité lorsqu'il lorsqu'il refuse aux mineurs de rejoindre leur famille comme vous l'avez souligné.

Pour autant, je j'ose espérer qu'il n'irait pas jusqu'à s'écarter euh du cadre légal et du cadre légal international qui plus est en faisant enfin en en repoussant vers les frontières françaises des navires. Donc je pense que le nombre de passages plus le cadre international en matière maritime légitime le fait qu'on se pose la question de dénoncer ces accords et de les réviser. Euh sur la question que j'ai envie de vous poser, c'est sur les écarts de pratique qu'on a constaté depuis fort longtemps entre le département du nord et le département du pas de Calais.

Euh vous êtes du pas de Calais, monsieur Dumont et monsieur Duet. Euh aussi, je j'étais en train d'en vérifier tout à coup euh tout à coup, j'étais plus tout à fait sûr de moi. Euh mais vous êtes en proximité avec le Nord, donc vous connaissez forcément les réalités des politiques publiques mises en place. et j'aimerais avoir votre analyse sur les raisons qui amènent à c c c écarts hormis l'historique.

On sait bien que à quelle est ça a commencé donc bon des choses se sont mises en place mais maintenant les flux sont très importants aussi dans le dkererquis et et d'avoir des des écarts aussi importants de politique publique ça m'interpelle et je voudrais savoir si vous mesurez des conséquences dans vos communes de cet écart de politique publique. Merci. Alors madame Dupont euh oui, comme vous n'êtes pas régional de l'étape, euh en fait Crois est loin du littoral, hein.

Donc euh voilà, donc ça, je l'ai bien en tête, mais j'étais plus tout à fait sûr de son positionnement d'un côté ou de l'autre de la frontière départementale. Et et donc monsieur Duet euh ne connaît pas forcément la distinction entre ce qui se passe dans le nord sur le littoral nord et sur le littoral du Pas de Calis. C'est c'est la précision que je voulais vous apporter.

Ça, je n'avais pas de certitude mais monsieur Dumont connaît bien, je pense. Voilà, c'est ça. Donc voilà, monsieur Duet, vous êtes tout à fait excusé de ne pas connaître la politique qui est menée dans le département du Nor.

C'est donc monsieur plutôt monsieur Dumont qui peut répondre à ces questions. Bien. Bon, écoutez, je je suis né à Grande Sainte mais je suis arrivé à Marc en Calésie il y a 2 jours, donc j'ai plus beaucoup de souvenirs de mon accompagnement dans le nord pour pour commencer mais non sur la la différence de de alors pour qu'on soit précise, c'est par rapport aux conseils départementaux ou par rapport aux maires qui acceptent par exemple des camps sur certains territoires qui essaient de travailler ?

Non, excusez-moi, vous avez raison de me faire préciser. Je parle de la politique de l'État euh donc avec euh dans le pas de calet des mesures euh enfin des marchés publics passés avec des acteurs associatifs, vie active, enfin et cetera pour justement assurer la distribution de repas de façon encadrée de de l'hébergement, enfin des choses comme ça qu'on ne retrouve pas dans le DINERCO et du coup forcément enfin j'imagine que ça a des conséquences sur les flux et cetera. Alors vous dire que est-ce qu'il y a des gens qui sont dans des camps du Dincarquais qui viennent manger à Calé ou dans le Calésis sur des distribution de la vie active ?

Ça, sincèrement, j'en sais rien et je pense que ça doit être ça doit exister mais ça doit être des cas assez assez minimes en réalité hein. Faut bien comprendre une fois plus que le territoire du littoral est hyper maillé, hyper dense. D'un point de vue transport, c'est très facile d'aller de Dquerc à Calé, de Calé à Boulogne.

Voilà, on a toute une bande littorale qui est très facile d'accès, donc tant mieux pour nous, pour l'économie. Mais ce qui dans certains cas pose une difficulté et qui est là est une difficulté qui qui nous réunit aujourd'hui. Moi je je trouve que le fait d'avoir des distributions qui soient encadrées par une association, bon là en question la vie active par un opérateur de l'État, c'est quelque chose qui est très bien et que quand c'est fait dans des endroits qui sont des endroits adaptés avec une hygiène pour se laver les mains, pour s'y se reposer, avoir un quelque chose de chaud à boire, euh bon, c'est mieux que donner à manger dans la boue, dans des endroits qui sont pas adaptés.

Ça permet aussi euh pour des d'autres opérateurs de l'État, l'OFI par exemple, de pouvoir venir expliquer qu'il y a pour des personnes, je sais pas si si on a une euh une personne qui peut demander l'asile en France et qui peut être éligible à l'asile en France, il faut que le fille aille faire son travail, ils le font d'aller proposer la demande d'asile à la personne et pour ça, il vaut mieux avoir quelque chose qui est un peu organisé. Euh et moi je trouve que c'est plutôt bien. Maintenant, il faut le faire en dehors des zones d'habitation à proximité des axes de circulation.

Et il y a un correlaire à ça et moi c'est aussi une proposition que j'avais faite lorsque j'étais parlementaire qui est de dire que dans des endroits où il y a des distributions qui sont encadrées payées par l'État, on ne peut pas avoir à côté des distributions sauvages de la part d'associations qui pour la plupart ne sont pas des associations du territoire voire sont des associations étrangères et qui euh pour certaines en particulier pour les britanniques font du crowdfunding en exploitant le misérabilisme et la misère pour se financer avec de l'argent on a des circuits de transit d'argent qui sont pas excessivement clairs sur ces crowfunding et où euh il ils incitent par exemple des personnes comme je vous l'ai dit avec l'offi qui pourraient demander l'asile en France sont incités plutôt à prendre le risque de traverser en Angleterre et là il y a aussi une responsabilité de la part de quelques associations principalement les étrangères et principalement les britanniques qui viennent sur le territoire et qui font un un travail néfaste par rapport au travail des opérateurs de l'État. que ce soit dans la la question de la distribution des repas ou que ce soit dans la question du de l'office qui peut aller informer des droits des personnes des personnes migrantes qui sont sur le territoire et je pense que donc il faut qu'il y ait un corolaire et mais en tout cas que la situation de d'utilisation des opérateurs d'état pour la distribution des repas en question est quelque chose d'intéressant avec une question qui est la question de la fou à poule sur est-ce que c'est les repas qui font les camps les camps qui font les repas pour ceux qui sont les repas distribués par des associations qui sont non agréés par l'État. Moi en tout cas, j'estime que évidemment si on est distribution sauvage de repas non agréé par les associations non agrées par l'État, ça a tendance à créer des camps et à sur des petits campements qui peuvent déjà exister auparavant à les rendre plus importants comme ça peut être le cas au virfval à côté de de l'hôpital de l'hôpital de Calé.

Euh ensuite, vous évoquez la question qui est la question de et pardon, je terminerai par là. C'est pour ça que je pense qu'il faut qu'on ait aussi une logique, vous avez raison, d'harmonisation sur le littoral. Euh ça veut dire aussi une harmonisation sur la distribution des repas, vous l'avez dit, mais aussi sur la question sur les sanitaire mais sur la question des points de fixation aussi.

Euh très sincèrement, nous on pas non mais je reviens là, mais nous on pâtit du fait que à Grande Sainte à Lou Plage, il y a des camps quoi. Et forcément euh forcément pour nous ça veut dire qu'il y a bah des zones où les migrants bah en l'espace de 20 minutes peuvent être ramenés par des réseaux de passeur sur nos plages. Donc et c'est ça va je pense dans les deux cas.

Et sur la question de la dénonciation des accords du Touquet, j'ai pas dit que ceux qui dénoncent les ceux qui disent "On va dénoncer les accords du Touqu sont populistes." Je dis que c'est facile de le dire et que je moi je suis pas certain que quand on aura si on doit dénoncer les accords du Touquet, on aura résolu le problème. Moi je le pense pas.

Voilà. Je je pense que voilà, je pense que c'est avant tout un problème géographique et que le problème géographique sera pas résolu par la dénonciation des accords de Touquet. Derrière une fois plus les accords du Touquet entre la façon dont ça été signé en 2003 et la façon dont c'est appliqué aujourd'hui, c'est le jour et la nuit.

Il y a des choses totalement différentes qui ont été mises dedans. Cander, c'est ce qu'on met dans les accords du Touquet, c'est un indom, c'est pas enfin vous voyez, il y a plusieurs choses qui ont été voulées. Je vous rappelle vraiment, j'insiste là-dessus, nous c'est absolument vital sur le territoire qu'on garde les contrôles juste à posé. vraiment les contrôles juste à poser au port et au tunnel, c'est absolument vital pour faire tourner l'économie et pour faire en sorte que les deux poumons du territoire, le port, le tunnel continue de fonctionner.

Sans les contrôles juste à poser, on est en très grande difficulté économique, hein. Donc ça c'est faut faut faire attention à ça. Et il y a une faut bien faire une différence entre dénoncer les accords du Touquet et les réviser.

Réviser tous d'accord. Après, il faut savoir ce qu'on met dans le terme de révision. Pour réviser, il faut être deux.

Euh est-ce que les Britanniques sont d'accord ? Et euh sur la question des pushbacks, oui, bah les pushback, évidemment, c'est illégal. Maintenant euh vous vous disez comme moi les sondages au Royaume-Uni.

Euh la réalité c'est qu'il y a probablement autant de migrants qui traversent aujourd'hui qui il y en a qui traversaient hier dans les camions. Sauf que quand il y a trois migrants qui traversent dans un camion euh il y a 20 ans et qui atterrissent à Manchester, à Leeds euh ou à Glasgow, ça se voit un peu moins que quand il y a trois small bots qui arrivent avec 50 migrants à l'intérieur sur les codes britanniques. Et donc je pense qu'en terme de volume, on est globalement aux mêmes entrées et que il y a en fait un impact sur l'opinion publique britannique qui est que bah la logique voudra pour les britannique de dire on peut pas accepter ce qui s'apparente à une invasion d'un point de vue image avec toute l'imaginaire probablement collectif britannique qui est que c'est une île euh qui a repoussé les invasions historiquement en 1940 euh l'invasion napoléonienne et donc une mentalité britannique qui s'est forgée autour de l'ennemi venit de la mer.

Et donc forcément quand on voit des smallbots remplis de personnes qui arrivent sur les codes, ça fait un peu plus peur et c'est normal euh que quand il y a le même nombre de personnes qui viennent de façon diffuse aux quatre coins du pays dans des camions à par grappe de deux ou trois. Et donc c'est pour ça que je pense moi, je peux me tromper que les Britanniques arriveront à une situation qui est une situation de pushback dans la Manche, même si c'est évidemment en dehors du cadre du droit international. C'est pas la première fois qu'ils se mettent en marge du droit international hein, les Britanniquins.

Non, non. Euh le on est pris par le temps. Je vous propose je vous propose de continuer euh cette conversation euh peut-être euh en dehors de de de l'audition.

Merci messieurs. Merci messieurs les maires euh d'avoir pris ce temps pour venir nous répondre à nos questions et donc je vais suspendre la séance et nous reprenons à 14h dans la salle de la commission des finances comme nous le faisons traditionnellement hein. Merci monsieur Duet.

Bonne journée à vous. Monsieur Dumont. Au revoir.

Merci. Merci.