Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 novembre 2023 10 min

Immigration : "Si nous sommes persuadés qu’une ambiguïté subsiste, nous nous opposerons à ce texte"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

monsieur le président monsieur le ministre monsieur le Président de la Commission monsieur le rapporteur chers collègues les désordres migratoires actuels sont sans doute que les prémisses de desésordres plus violents de secous thélurique beaucoup beaucoup plus violent qui sont à venir avec le dérèglement climatique je l'ai entendu tout à l'heure avec les dérèglements géopolitiques et et avec aussi les déséquilibres démographiques et d'ailleurs dans le monde occidental beaucoup beaucoup de gouver ement et de droite et de gauche durcissent considérablement leur législation nationale le dernier en date ça a été souligné c'est l'Allemagne c'est Monsieur Scholz qui a présenté un projet de loi il a d'ailleurs eu une déclaration fracassante que je cite au motamo en indiquant que il fallait expulser à grande échelle les gens qui n'ont pas le droit de rester en Allemagne et Joe Biden vient de poursuivre l'œuvre si j'ose dire de Monsieur trupp puisque il a décidé la continuation du mur sur la frontière mexicaine je rappelle simplement que Monsieur Biden est démocrate et que Monsieur Olaf Scholz est social-démocrate dans tous ces pays et dans tous les pays d'Occident en réalité la demande de fermeté elle vient des classes populaire elle ne vient pas des classes aisées qui ont les moyens de se protéger des conséquences du désordre migratoire en mettant leurs enfants dans les bonnes écoles et en habitant les beaux quartiers la réalité elle est là monsieur le ministre il y a quelques semaines vous aviez déclaré dans un journal du dimanche que sur l'immigration vous n'aviez aucun tableou je ne demande qu'à vous croire sur parole mais j'ai quelques doutes pourquoi autant d'atterermoimement pourquoi un accouchement aussi difficile avec un texte tant de fois promis et un texte tant de fois remis je pense au contraire que pour votre majorité pour votre majorité l'immigration reste un tabou un tabou d'abord sur le plan politique c'est le en même temps qui débouche sur un double jeu un tabou surtout sur le plan numérique la question du nom qui est fondamentale et un tabou sur le plan du droit la question du droit qui est aussi absolument essentiel d'abord le premier tabout c'est la question du du nombre tout nous y ramène tout nous y ramène absolument parce que l'échec de l'intégration vient du fait que on peut intégrer des petits nombres des individus mais comment intégrer des populations qui souvent sont peu désireuses d'adhérer à nos principes républicains et à nos modes de vie qui peut ici dire de façon sérieuse qu'il n'y a pas de lien entre tous ces échecs entre tous ces échecs et l'insécurité qu'il n'y a pas de lien entre tous ces échecs sur l'intégration et la multiplication des territoires perdus de la République qu'elle soit légale ou illégale le problème de l'immigration but sur la loi des grand nombres c'est la raison pour laquelle nous ne souhaitons pas cet article 3 qui est devenu certes un peu totéique mais je je voudrais y revenir quelques instants d'abord parce que on ne peut pas à la fois prétendre dans un texte lutter contre l'immigration illégale et ouvrir une brèche à l'immigration illégale la fraude ne peut pas être une voie de régularisation parce que alors là on ouvre encore une fois une facilité qui va créer un appel d'air la deuxè la deuxème raison la deuxème raison c'est que c'est une formidable capitulation que aller chercher une main d'œuvre bon marché quand en France il nous faut encore mobiliser une réserve extraordinaire de travail qu'on mobilise pas au momentù je vous parle il y a plus de 560000 étrangers qui eux sont en situation régulière et qui sont au chômage au moment où je vous parle il y a plus d'un million de jeunes qui sont ni en emploi ni à l'école 1900000 français qui sont au RSA et 3 millions qui sont au chômage qu'est-ce qu'on en fait qu'est-ce qu'on en fait et j'ajoute et je termine rapidement sur cet article 3 le travail l'activité professionnelle n'est absolument pas une condition qui permet d'éviter une radicalisation je voudrais citer l'attentat symboliquement de celui qui avait été perpétré à rambouiller Jamel gorchen il était en situation de travail il était chauffeur livreur ce que nous voulons nous c'est que le pouvoir discrétionnaire du préfet contrôle bien sûr l'activité réelle professionnelle mais que on contrôle dans ce pouvoir euh discrétionnaire aussi la capacité des individus à intégrer nos propres valeurs c'est ce qui est fondamental et c'est ce qui nous distingue de ce fameux article 3 il y a aussi le tabou je le disais du droit parce que nous avons depuis des années et des années abandonné les instruments juridique qui nous permettent de réguler l'immigration et tout ça débouche sur une impuissance extraordinaire une impuissance coupable que les Français constatent à chaque fait divers qui n'en sont plus des faits divers bien bien évidemment cette impuissance elle était organisée d'abord par le législateur qui a multiplié les protections les exceptions à la règle et les exceptions ont tué la règle et la règle peut tuer des Français on l'a vu à Ar ras bien sûr si c individus caucasien avait été expulsé le professeur Dominique Bernard serait toujours en vie bien évidemment et qu'importe sil s'il est arrivé en France avant son âge avant l'âge de de 13 ans nous ce que nous voulons ça n'est pas multiplier les exceptions aux exceptions ce que vous nous proposez ce que nous voulons nous c'est anéantir les exceptions pour que il y ait la règle vis-à-vis des expulsions et vis-à-vis des eqtf et que enfin on puisse aussi rétablir ce que Hollande avait dé faits c'est-à-dire le délu pour séjours irrégulierers pour bien marquer que un pays une nation une communauté nationale un corps politique c'est un dedans et un dehors tout simplement pour ce qui concerne c'est impuiss je voudrais revenir un instant sur un certain nombre de jurisprudence qui sont choquantes surtout lorsqu'elles font systématiquement en tout cas parfois prévaloir les droits individuels la protection des droits individuels sur l'intérêt général sur un cadre collectif sur le besoin d'un peuple de se protéger je pourrais prendre plein d'exemples je vais prendre des exemples que vous connaissez bien la condamnation par la CEDH de la France à la suite de l'expulsion de deux chetchînes radicalisé comme vous le savez et dangereux et là nous sommes condamnés parce que l'expulsion de ces individus encore une fois dangereux ne permettait pas d'avoir une garantie suffisante qu'ils éent dans leur propre pays d'origine un procès équitable mais qu'est-ce qu'il fallait faire protéger les Français ou protéger ces individus dangereux vous avez répondu d'ailleurs vous avez dit moi je préfère payer l'amende et vous avez bien fait monsieur le ministre vous voyez ce que je veux dire par là c'est que il faut trouver monsieur le rapporteur un juste équilibre entre les État de droit qui respecte les textes qui n'interprète pas dans des interprétations très créatives les traités et la démocratie la souveraineté populaire retourner les droits individuels systématiquement contre la souveraineté populaire ça n'est pas l'état de droit ça n'est plus l'état de droit évidemment c'est la raison pour laquelle nous voulons ce référendum une révision de la Constitution pour rendre aux Français cette capacité à décider par eux-même la politique migratoire Françis française président de la République a fait un pas il y a loin de la coupe aux lèvres on n'est pas des perdre de l'année le président du Sénat n'est plus là en tout cas moi je ne suis plus un perd de l'année et et nous attendrons de voir ce qu'il advient de cette révision constitutionnelle le le tabou politique un un mot simplement sur le le en même temps je disais que c'était un double jeu parce que il y a un non dit dans dans ce texte c'est le contexte de son élaboration il il a fallu que vous soyez écartelé entre une aile droite et une aile gauche le problème c'est que en même temps en matière migratoire ça ne marche pas parce que les signaux que vous allez envoyer au monde entier et que vont très bien percevoir les filières ce doit être un signal de grande fermeté tout l'axisme sera interprété comme un appel d'air et vous savez que en France nous avons des appels d'air on aura l'occasion d'y revenir en matière en matière de regroupement familial et cetera un ouvrage un ouvrage un ouvrage été rédigé par quelqu'un qui connaît très bien ces choseslà et qui s'appelle Didier leski et qui ne vient pas d'ailleurs de euh d'une sucursale de la droite pour terminer pour conclure monsieur le ministre pour terminer pour terminer et conclure je crois que je pense que l'UR est grave parce que on voit bien que jamais les risques les menaces euh de partition que les menaces de fragmentation communautaire non'ont autant fragiliser l'unité française et nous en sommes parfaitement conscients c'est la raison pour laquelle nous nous abandonnerons ni aux postures de ceux qui pourraient se contenter du yakafucon ou alors d'expédient de slogan mais on se contentera pas non plus de l'imposture de ceux qui qui appellent l'ambiguïé qui appellent les demi-mesure qui appelle finalement le en même temps nous voulons un texte efficace et nous voulons un texte utile on verra on commence l'examen de ce texte ou bien ce texte donne les conditions et nous ferons des propositions des nombreuses propositions d'amendement ou bien ces propositions sont reprises ou bien on durcit le texte ou bien on a la conviction intime d'aller dans le sens supérieur de la nation parce que les français demandent cette fermeté et les Français d'abord encore une fois d'en bas pas les Français d'en haut bien et alors nous pourrons voter le texte si en revanche si en revanche nous sommes persuadés qu'il y a une ambigué qui subsiste nous ne tricherons pas nous ne jouerons pas les faux semblants et nous nous opposerons à ce texte voilà notre position elle est claire elle est très très simple elle consiste à dire la vérité au français et je pense que cet enjeu il est énorme il est finalement si je devais réduire en quelques mots de faire en sorte que demain la République soit partout chez elle en France merci de votre [Applaudissements] [Musique] attention

Immigration : "Si nous sommes persuadés qu’une ambiguïté subsiste, nous nous opposerons à ce texte" — Bruno Retailleau · Pourquijevote