Le NFP fait pression sur Macron pour gouverner - reportage #cdanslair 10.07.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- FerméeRéponse partielle
Est-ce qu'ils sont au moins d'accord sur la façon de le désigner?
- OuverteRéponse directe
Sont-ils sensibles à ce qu'on a entendu, porté par A.Hidalgo, R.Glucksmann, C.Delga?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- J.-L.MélenchonFait
« Nous sommes mercredi. Il y a 3 jours que le résultat des élections est connu et personne n'a été appelé pour former un gouvernement ni même appelé pour dire qu'il serait appelé. »
- F.RousselFait
« Mettre en oeuvre tout le programme, rien que le programme, tout de suite comme si on avait la majorité absolue, ce n'est pas faisable. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
En attendant, le Nouveau Front populaire fait monter la pression sur le président. J.-L.Mélenchon s'indigne qu'E.Macron n'ait toujours pas contacté le Nouveau Front populaire pour l'appeler à gouverner. - Plus les jours passent, plus l'humeur de J.-L.Mélenchon se dégrade. - J.-L.Mélenchon: Nous sommes mercredi.
Il y a 3 jours que le résultat des élections est connu et personne n'a été appelé pour former un gouvernement ni même appelé pour dire qu'il serait appelé. - Comme un coup de pression collectif. Hier déjà, l'ancien député A.Quatennens lançait les hostilités. ...
Agacée par le silence du président, une autre insoumise, C.Guetté, poursuit... ...
Hier soir, le Nouveau Front populaire publie ce communiqué accusant le président d'ignorer le résultat de l'élection. - M.Tondelier: J'ai l'impression que pendant 7 ans, on a été dans le "en même temps" et que là, on est dans son paroxysme.
Tout le monde a bien vu qu'on avait gagné dimanche et E.Macron nous explique qu'il n'a pas perdu. Il faut arrêter la plaisanterie. - La patronne de la CGT ne rit plus non plus et en remet une couche dans la presse. ...
La gauche s'impatiente, mais les représentants du Nouveau Front populaire mettent du temps, eux aussi, pour trouver un candidat à Matignon. Il y a l'hypothèse C.Guetté... - Je la trouve fantastique. - Et O.Faure... - O.Faure: J'ai dit que j'étais prêt. - Vont bon train.
Mais ce matin, A.Hidalgo a eu une autre idée. - A.Hidalgo: Je suis complètement aux côtés de R.Glucksmann pour ouvrir cet espace social-démocrate et écologiste qu'il a ouvert avec succès, je le rappelle. - Les tractations se poursuivent en secret.
Il s'agit de laisser le temps au temps, défend A.Corbière. - A.Corbière: On est 2 jours et demi après.
Ce n'est quand même pas un délai incroyable. Il a fallu combien de temps pour savoir que G.Attal devenait le prochain Premier ministre?
C'est un argument macroniste. - Même sur le projet politique? Car là aussi, les discussions se poursuivent et les avis divergent beaucoup. - M.Bompard: Les 150 mesures que nous avons défendues ensemble dans cette campagne des élections législatives...
Et nous sommes solidaires ensemble sur ces mesures. - Au même moment, sur un autre plateau, C.Delga plaide plutôt pour un compromis et un rapprochement avec le parti présidentiel. - C.Delga: La coalition va se bâtir autour des socialistes.
La centralité de ce bloc de gauche, qui va prendre nos alliés communistes, écologistes et des insoumis qui sont dans une logique de positif et de construction... - Donc ceux qui ont quitté LFI. - C.Delga: Et également le parti de Renaissance.
C'est indispensable pour une majorité. - 2 scénarios irrecevables pour leurs partenaires communistes. - F.Roussel: Mettre en oeuvre tout le programme, rien que le programme, tout de suite comme si on avait la majorité absolue, ce n'est pas faisable.
Nous n'avons pas la majorité absolue. Mais en même temps, dire "on va faire une coalition avec le camp macroniste pour faire un programme bique et bouc", ça ne passera pas. Les Français vont se dire qu'on se moque d'eux. - Dans les rangs du parti présidentiel, certains tendent la main à gauche.
S.Houlié, un des premiers marcheurs, claque la porte et appelle à la création d'un groupe - S.Cassini: Je ne sais pas...
Effectivement, ça rappelle des moments qui n'ont pas été forcément très glorieux dans l'histoire. On remarque que son appel à marcher sur Matignon n'a pas été vraiment repris. - C.Barbier: Il a dit à sa décharge "marcher vers Matignon".
Il peut s'abriter derrière ce mot pour dire qu'il ne voulait pas envahir Matignon. C'est plutôt vers l'Elysée qu'il faudrait marcher. C'est le président... - S.Cassini: Du coup, il n'a pas du tout été repris.
Ils sont plutôt en train de discuter sur quel Premier ministre nommer...
Ils se font prendre un peu de court. Ils tardent un peu. Ils ne sont pas du tout d'accord entre socialistes et insoumis pour aller vite. - C.Roux: Je peux vous poser des questions toutes simples?
Est-ce qu'ils sont au moins d'accord sur la façon de le désigner? - S.Cassini: Non, justement.
Pas du tout. C'est quelque chose de global. Il y a aussi un jeu de postures.
Depuis le début, les insoumis disent "c'est le plus gros groupe qui doit dire qui va être Premier ministre". Les autres disent que non, il faut faire un vote. Evidemment, car ils sont plus importants.
Dimanche, on est sur cette discussion. Derrière, il y a aussi à qui on attribue les postes régaliens au gouvernement. - C.Roux: Ils parlent de ça? - S.Cassini: La discussion est globale.
Elle n'est pas uniquement sur le Premier ministre. C'est là où est le jeu de postures. "Je mets la pression sur le Premier ministre parce que, derrière, je vais bien négocier Bercy, etc." C'est un attelage complet en discussion. - C.Roux: Sont-ils sensibles à ce qu'on a entendu, porté par A.Hidalgo, R.Glucksmann, C.Delga, qui consiste à dire "de toute façon, on n'y arrivera pas"? - S.Cassini: Là aussi, on est dans la posture.
Du point de vue des insoumis, pour l'instant, c'est "tout le programme, rien que le programme", même si on n'a qu'une majorité relative, avec le fait de dire qu'on jette la balle dans le camp Macron et qu'on lui demande de ne pas bloquer le Front populaire pour respecter le front républicain mis en place. Du côté de certains socialistes, on est plus souples. On nomme un Premier ministre de gauche, on nomme aussi des insoumis, mais on ne se prive pas de la possibilité d'ouvrir car on n'a que 200 députés maximum. - C.Roux: Là où les choses se compliquent encore plus, c'est qu'une partie des députés Ensemble disent que s'il y a un ministre LFI dans ce gouvernement, ils ne soutiendront pas et censureront le gouvernement. - S.Cassini: On n'en sait rien.
C'est de la posture aussi. - C.Roux: Mais pour l'instant, il faut écouter ce qu'ils disent.
Il n'y aurait donc pas de point de passage. - S.Cassini: Mais il peut s'en débloquer un.
Le Nouveau Front populaire va sûrement accélérer. Ils ont dit qu'ils proposaient quelque chose pour vendredi. Ils ne peuvent pas aller plus loin.
Ils se tirent une balle dans le pied. Ils étalent leurs divisions. C'est le problème.
Ils donnent du grain à moudre à ceux qui disent qu'ils sont incapables de gouverner car ils sont divisés. Mais si demain, ils proposent un Premier ministre socialiste... - C.Roux: O.Faure... - S.Cassini: Par exemple, hyper consensuel...
Quel va être alors le levier pour E.Macron de dire non?
Jean-Luc Mélenchon