Bruno Gollnisch, vice-président du Front national : Pour l' - RTL - RTL
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Bonjour Bruno Golnich.
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Les militants du Front National désigneront à la mi-janvier un successeur à Jean-Marie Le Pen.
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Vous êtes candidat, Marine Le Pen l'est également.
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Conviendriez-vous ce matin, Bruno Golnich, d'un mauvais climat à l'intérieur du Front National à l'occasion de cette guerre de succession ?
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Jean-Marie Le Pen dit que vos procédés de campagne sont odieux.
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Il ne vous a rien dit. Alors, écoutez...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il y a des frictions qui naissent inéluctablement de toute compétition. »
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« Ça ne me paraît pas du tout dramatique. »
- 0:47PrésentateurFait
« On vient d'apprendre que l'un de vos soutiens, Édouard Le Bourgeois, avait été exclu. »
- 0:51PrésentateurPromesse
« Jean-Marie Le Pen dit que vos procédés de campagne sont odieux. »
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« En papier du Figaro, Guillaume Perrault. »
- 1:22PrésentateurPromesse
« Jean-Marie Le Pen se dit choqué par des procédés odieux et des manières dolosives de votre camp. »
- 1:44PrésentateurPromesse
« Si Bruno Golniche était élu, ce serait un choc très grave pour le Front National. »
- 4:18Invité politiqueChiffre
« Qu'est-ce qui vous différencie de Marine Le Pen, alors ? »
- 5:14Invité politiquePromesse
« Je crois que la seule boussole, ça doit être l'intérêt de la France d'abord. »
- 5:29Invité politiquePromesse
« S'il s'avérait que Marine Le Pen puisse recueillir davantage de suffrages et aussi exercer la fonction, parce que ce n'est pas seulement le tout d'être candidat. »
- 5:48Invité politiquePromesse
« Je ne l'exclus pas, mais je ne confonds pas les échéances. »
- 5:56Invité politiquePromesse
« Pour le moment, je suis candidat à la présidence du Front National, auprès de ces gens que je crois tout à fait admirables. »
- 6:14Invité politiqueChiffre
« Nous ne donnons pas habituellement les chiffres de nos adhérents, mais je pense que ça doit se situer autour d'une vingtaine de mille pour le moment. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Malheureusement, beaucoup de gens ont adhéré une fois en pensant qu'ils adhéraient pour toute leur vie, et nos adhésions sont renouvelables. »
- 6:34PrésentateurChiffre
« Il y a donc environ vingt mille militants au Front National aujourd'hui. »
Temps de parole
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Il est 8h moins 10, c'est donc ce matin sur RTL Jean-Michel Apathy, vous recevez le vice-président du Front National. Bonjour Bruno Golnich. Bonjour M. Apathy. Les militants du Front National désigneront à la mi-janvier un successeur à Jean-Marie Le Pen. Vous êtes candidat, Marine Le Pen l'est également. Et entre vous deux, la campagne interne est dure. Conviendriez-vous ce matin, Bruno Golnich, d'un mauvais climat à l'intérieur du Front National à l'occasion de cette guerre de succession ?
Non, je crois que c'est globalement correct. Il y a des frictions qui naissent inéluctablement de toute compétition. Ça ne me paraît pas du tout dramatique. Et je crois que, quel que soit le vainqueur, celui qui ne sera pas choisi s'inclinera au nom de l'intérêt supérieur de la cause que nous servons.
On vient d'apprendre que l'un de vos soutiens, Édouard Le Bourgeois, avait été exclu. Lui-même n'y allait pas avec le dos de la cuillée, il faut bien le dire, pour critiquer Marine Le Pen. Jean-Marie Le Pen dit que vos procédés de campagne sont odieux. On a connu quand même des climats plus sereins.
Les miens, ça m'étonnerait fort, parce que je suis d'une parfaite correction. Il l'a dit. Il l'a dit. Quand ça ? Il ne me l'a pas dit à moi, en tout cas. Je l'ai vu il y a deux jours, il ne m'a rien dit tel.
Il ne vous a rien dit. Alors, écoutez...
Vous m'étonnez fort. Je l'ai vu il y a deux jours et l'entretien a été assez cordial.
En papier du Figaro, Guillaume Perrault. Jean-Marie Le Pen se dit choqué par des procédés odieux et des manières dolosives de votre camp.
Ah, de mon camp, oui. Non mais ça, moi je ne suis pas... Non, non, non, non, absolument pas. A votre camp vous engage pas ? Non, il y a des milliers de gens qui soutiennent ma candidature. Moi, je suis responsable, par exemple, de ce qui est publié sur mon site golniche.com. Je suis responsable de mes propos. Mes propos, mon site, sont parfaitement corrects à l'égard de Marine Le Pen. Et Jean-Marie Le Pen, d'ailleurs, ne l'a pas contesté.
Jean-Marie Le Pen, en 15 octobre, si Bruno Golniche était élu, ce serait un choc très grave pour le Front National.
Je ne le pense pas, au contraire. Je crois qu'il faut que nous ayons quelques motifs de divergence à l'égard d'un homme exceptionnel auquel je conserve mon estime et mon affection. Il ne vous l'a pas dit il y a deux jours ? Non, non, non, non, non, non, il ne me l'a pas dit. Il ne vous dit pas tout. Eh bien, il ne me dit pas tout, oui, c'est vrai. Tout ceci n'est pas très grave.
Qu'est-ce qui vous différencie de Marine Le Pen ?
Eh bien, il faudrait le demander d'abord à Marine, puisque son ascension s'est faite sur le thème de la modernisation, de la dédiabolisation, de la déringardisation, et je ne sais toujours pas très bien en quoi ça consiste. Moi, je crois avoir manifesté une solidité, une résistance à ce qu'il est convenu d'appeler le politiquement correct, qui est en fait le politiquement dominant. C'est quoi le politiquement correct ?
Le politiquement correct, c'est le discours dominant, par exemple, qui voudrait que, par exemple, parce que les Français auraient ruiné le tiers-monde lors de la colonisation, ils doivent accepter tous les flux migratoires chez eux, par exemple, qui voudrait qu'au nom de la réconciliation européenne, nous abdiquions notre indépendance nationale, par exemple, qui voudrait que quiconque défend la famille traditionnelle se rende automatiquement coupable d'homophobie, comme c'est arrivé au député Van Est, qui voudrait que... Je peux continuer comme ça longtemps, monsieur Apathy.
Dire que l'extermination des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce n'est pas un point de détail, c'est politiquement correct ?
Eh bien, justement, le politiquement correct interdit tout discours en vertu d'une loi communiste, ce qui a suscité, y compris, des protestations au Parlement russe, en faveur de Jean-Marie Le Pen ou de moi-même, Et c'est ça qui a fait que Jean-Marie Le Pen a été... Attends, allez, monsieur Apathy, si vous faites les questions et les réponses... Non, mais alors c'est bien... Bon, alors, laissez-moi vous répondre, je vous réponds, j'écoute vos questions avec beaucoup d'attention.
Effectivement, il est interdit, au nom de la loi Guesso, d'une loi communiste, ce qui est incombe, alors que les communistes étaient les alliés des Allemands au début de la guerre, de discuter librement de l'histoire contemporaine. Il est interdit, au nom de la loi Pleven, de parler de l'immigration pour autre chose que pour en dire du bien. Et il est interdit, au nom de la loi Perben, comme l'a appris le député UMP Van Est à ses dépens, avant que d'être blanchi avec éclat comme moi par la Cour de Cassation, notre juridiction suprême, il est interdit de défendre la famille traditionnelle. Je trouve qu'il y a des lois liberticides.
Et votre différence avec Marine Le Pen, c'est qu'elle, elle sacrifie aux politiquement correctes, c'est ça ?
Je n'ai pas dit cela, je dis que moi, j'ai manifesté dans ce domaine une résistance tout à fait exceptionnelle. Qu'est-ce qui vous différencie de Marine Le Pen, alors ? Entre autres, je crois que je suis peut-être plus attaché aux identités provinciales. Je dispose également de la confiance de nombreux mouvements patriotiques en Europe et même hors d'Europe. Je crois avoir plus de possibilités que Marine, mais ce n'est pas la dénigrer du tout, de réunir, de rassembler et d'élargir notre famille d'esprit.
Ce que je crois essentiel, je dirais, depuis ce que j'appellerais la droite sociale jusqu'à la gauche patriotique, ce qui peut faire un socle autour duquel viendront s'agréger beaucoup de Français.
Si vous étiez élue présidente du Front National à la mi-janvier, le résultat sera connu lors du congrès du Front National qui aura lieu le 15 et 16 janvier à Tours. Si vous étiez élue présidente du Front National, c'est Marine Le Pen qui serait la candidate. Vous pourriez vous y engager à l'élection présidentielle de 2012 ?
Je ne m'y engage pas, mais je ne l'exclus pas. Je crois que la seule boussole, ça doit être l'intérêt de la France d'abord, et puis celui, évidemment, de la cause que nous servons et de notre formation politique. S'il s'avérait que Marine Le Pen puisse recueillir davantage de suffrages et aussi exercer la fonction, parce que ce n'est pas seulement le tout d'être candidat, mieux que moi, je ne considérerais pas du tout comme déshonorant de présenter sa candidature dans cette échéance si importante.
Si vous étiez élue, vous, présidente du Front National,
vous n'excluriez pas d'être candidat à l'élection présidentielle ? Je ne l'exclus pas, mais je ne confonds pas les échéances. Pour le moment, je suis candidat à la présidence du Front National, auprès de ces gens que je crois tout à fait admirables, injustement diabolisés, privés de représentation au Parlement, ce qui est un véritable scandale. Voilà, c'est auprès d'eux pour le moment que je fais campagne.
Ce sont les militants du Front National qui choisiront, ils le feront par correspondance. Combien de militants votent pour cette élection, Bruno Golnich ?
Nous ne donnons pas habituellement les chiffres de nos adhérents, mais je pense que ça doit se situer autour d'une vingtaine de mille pour le moment. Malheureusement, beaucoup de gens ont adhéré une fois en pensant qu'ils adhéraient pour toute leur vie, et nos adhésions sont renouvelables. Donc nous le saurons au dernier moment, ayant mis chacun en mesure de se mettre à jour de sa cotisation.
Il y a donc environ vingt mille militants au Front National aujourd'hui. Avez-vous vendu le paquebot, l'ancien siège du Front National à Saint-Cloud ?
Non, je ne suis pas en charge de ce dossier, il n'est pas encore vendu. Vous êtes vice-président ? Oui, il n'est pas encore vendu, et c'est vrai que nous avons des difficultés financières, mais elles sont à notre honneur. C'est que nous n'avons jamais touché de prébande, ni de l'argent de la corruption, et nous honorons les engagements, et nous honorons... Vous n'avez pas les seuls, nous non plus. Non, non, je n'avais pas dit que vous l'aviez fait, monsieur Lafati. Le Front National est... Ne prenez pas ça compte à vous. Et de surcroît... Non, mais ce n'est pas un exploit de ne pas avoir été corrompu. Non, non, dans la vie politique, si. Dans la vie politique, si.
Il n'y a plus de gens qui ne sont pas corrompus que de gens qui sont corrompus.
En ce qui concerne les formations politiques, certainement pas. Le Front National a-t-il été mal géré ces dernières années, Bruno Volnich ? Le Front National a été bien géré, mais il doit faire face aux aléas de la vie politique, et il honore les factures de ses créanciers. Ça n'est pas le cas de tout le monde.
Oui, peut-être pas le cas de toutes les factures de créanciers non plus, si on a bien suivi. Non, pas du tout, non, non. Bon, bon. Vous allez rester au Front National, si vous êtes battu, c'est ce que vous avez dit au début.
Je continuerai de servir, la cause que j'ai toujours servi dans le mouvement auquel j'appartiens.
Bruno Volnich, candidat à la succession de Jean-Marie Lepin et Télévité RTL ce matin.
Merci à vous.
Bonne journée. Bonne journée à vous.
Bruno Gollnisch