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interviewSud Radio (sur YouTube)· 7 décembre 2025 23 min

Comment faire cohabiter plusieurs générations ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Saufo, pensez votre logement pour demain. Travaux, domotique, sécurité, bien-être. Sophinco présente Sud Radio, la [musique] vie devant nous.

Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de la vie devant nous. Alors, chaque dimanche avec nos invités, on vous donne envie de bien vivre votre âge avec le sourire et on l'a. Alors, cette émission, elle est faite pour vous. que vous soyez enfant, parents, grands-parents ou même arrière-grands-parents, parce que oui, c'est une première dans l'histoire.

Quatre générations cohabitent aujourd'hui. Il faut dire qu'on a gagné un peu plus de 30 ans d'espérance de vie en un siècle et puis ici, on partage les histoires de vie, des témoignages, des conseils qu'on cré pour mieux vivre ensemble à tous les âges de la vie et on donne la la parole à ceux et celles bien évidemment qui agissent. Alors aujourd'hui, nous serons avec Sandrine Morieu, la fondatrice de toutpollescom.

Il s'agit d'une plateforme de référence euh qui justement apporte des solutions pour aider les proches âgés à bien vieillir à domicile. Notre grande invitée de la semaine, Véronique Bess, députée de la 4e circonscription de Laavendé, une députée dont le travail est centré sur le bienveillir. Et enfin, nous serons avec maître Ludovic Froman, porte-parole de la Chambre des notaires pour voir si c'est une bonne idée d'hériter à 60 ans.

Alors, cette émission est la vôtre. On n'oublie pas de nous appeler pour poser vos questions au 0826 300 et tout de suite cape sur celles et ceux qui accompagnent au quotidien. Il y a pas d'âge pour apprendre.

Sur radio, la vie devant [musique] nous. C'est notre chronique il y a pas d'âge pour apprendre. Alors cette semaine, on découvre une plateforme indispensable pour tous les proches qui accompagnent un parent âgé.

Un tout pour les aidants. Alors t o t hein euh pour les aidants avec un s.com.

Avec nous euh sa fondatrice Sandrine Morieu. Bonjour Sandrine. Bonjour Laurent.

Alors Sandrine, comment moi j'aime bien poser toujours cette première question comment est née euh l'idée euh de ce site toutpoollaidants.com ? Bah l'idée est venue de mon parcours forcément un parcours qui m'a fait accompagner des familles très longtemps euh dans d'autres domaines d'activité.

Mais toujours à cœur en tout cas d'accompagner les familles dans des étapes de vie très importantes. Et un peu par hasard, il y a quelques années, j'ai intégré ce qu'on appelle la Silver économie. D'accord.

Voilà dans une entreprise voilà qui avait des alors Silver économie hein, c'est des entreprises qui sont spécialisées pour les seigneurs. C'est ça qui développent servic à destination des personnes âgées. Et donc c'est là que j'ai mis un pied dans cet environnement dans cet univers et voilà et l'idée germé petit à petit et surtout en en posant la question justement aux familles, aux acteurs de la Silver économie de savoir ce qui manquait. et et voilà et c'est là que cette plateforme a a germé.

Alors votre plateforme a référence en fait des dizaines de solutions pour faciliter le quotidien des aidants. Quelles sont les demandes les plus fréquentes ? Alors déjà elle a quand même pour vocation de référencer beaucoup plus.

On est effectivement dans les premières étapes de développement. Euh les c'est 20000 c'est ça ? Vous avez 20000 connexions par mois quasiment ?

Oui oui quasiment 20000 connexions par mois. La plateforme est encore assez récente, donc forcément il il y aura lieu effectivement de de d'avoir plus. Mais le principe c'est d'accompagner ces familles qui effectivement ont un prochaine, un ou des proches âgés qui habitent à domicile qui ne sont pas encore dans le parcours de soins ou de santé parce que bah l'avancée en âge est quand même très naturelle.

Donc on a un déclin moteur ou cognitif relativement naturel qui s'installe. Donc on a généralement pas tendance à aller voir son médecin pour essayer de palier en fait ce manque-là. Euh et malheureusement, on se retrouve dans des situations où le déclin euh est arrivé euh à un moment donné un peu trop loin et on se retrouve dans des situations d'urgence.

Donc nous, avec cette plateforme, le principe c'est euh d'adresser les familles qui accompagnent un proche qui n'est pas encore à ce niveau en fait de dépendance et de besoins et de leur proposer des des initiatives autant du lien social, de la mobilité au quotidien, des loisirs. Justement, qu'est-ce qu'est-ce qu'on retrouve en fait comme solution ? Donc on a l'adaptation du domicile peut-être.

Enfin, c'est c'est quoi les les questions les plus fréquentes que vous avez ? Ah bah c'est très vaste. Alors après, c'est vrai que vous avez des besoins qui sont très facilement identifiables parce que ce sont des des propositions qui sont faites de manière assez naturelle.

Donc l'adaptation du logement, la mobilité. En revanche, on pense finalement malheureusement encore trop peu à tout ce qui est bien-être euh global, donc qui ce qui va passer par la culture, le loisir. On parle beaucoup de lien social, mais au final on parle de lien social quand l'isolement est déjà bien installé.

Je pense que c'est bien de rentrer finalement chez les personnes âgées avant euh justement avec des solutions qui sont beaucoup plus agréables, positives, ludique euh pour après envisager de manière un peu plus sereine une adaptation du logement qui est aujourd'hui encore un peu trop refusée. Je je j'ai des questions. Mes parents voilà ont une difficulté par exemple de mobilité, ils peuvent plus conduire, ils peuvent plus conduire.

Je vais sur le site et donc et et je vais trouver en fait des solutions concrètes. C'est quoi ? C'est des blogs, c'est il y a une interaction avec d'autres aidants.

Il y a un forum qui est possible où on pour le moment pour le moment le principe c'est vraiment d'essayer de constituer une communauté en fait la plus exhaustive possible pour proposer en fait justement une variété de solutions aux familles parce que finalement chacun est différent. Donc c'est aussi euh euh très compliqué en fait de dire à son proche âgé voilà, j'ai trouvé euh la solution parfaite, ça n'existe pas. Euh donc moi, je crois profondément que la personne âgée devrait avoir la possibilité de comparer euh d'avoir une variété de solutions avec chacune leur différenciation, euh distinction et de pouvoir sélectionner.

Déjà pour moi, je pense que ce sera facilité la prise de décision des personnes âgées de commencer à rentrer un peu dans ce cursus là et ensuite bah c'est de pouvoir les accompagner au fur et à mesure des déclins avec des solutions peut-être un peu plus un peu plus avancé sur c'est intéressant ce que vous dites. C'est que vous parlez de la personne âgée et c'est un site pour les aidants. Donc donc c'est pour les deux.

Je je c'est pour les deux parce que en fait forcément par résultante dès l'heure que vous avez un proche qui avance grandement dans la dépendance ses proches sont très impactés en fait au quotidien. Donc le fait d'améliorer la vie des personnes âgées euh forcément améliorera la vie de toute la famille. Alors si vous deviez aller donner un un conseil simple à un auditeur qui devient aidant aujourd'hui, ça serait lequel ?

Le premier ? Ben le premier c'est des c'est juste de se dire voilà comment je peux faire plaisir à mon proche, comment je peux lui trouver quelque chose qui vraiment lui fait plaisir, dont il aura vraiment envie et pas spécialement ce dont il a besoin parce que je crois que ça c'est un un bien. On essaie en fait euh et ça c'est de la vraie bienveillance hein, mais on essaie de faire du bien euh en positionnant le besoin.

Sauf que la personne âgée, ça reste une personne, un individu avec ses envies, ses désirs. pas toujours ses priorités ne sont pas toujours au niveau de ses besoins propres mais en tout cas se faire plaisir ça fait partie du à mon avis une bonne une bonne porte d'entrée. Merci beaucoup Sandrine, c'est très intéressant.

Votre plateforme le montre bien et très dense. Ça s'apprend en fait et puis surtout ça s'accompagne et justement on continue à parler du bien vieillir puisqu'on reçoit maintenant notre grande invitée de la semaine. Sud [musique] Radio, la vie devant nous.

Notre grand invité aujourd'hui c'est Véronique Bess député de la 4e circonscription de la Vandée. Une élue de terrain reconnu pour son engagement profond en faveur du bienveillir de la proximité du lien social. hein, depuis des années, euh vous vous battez pour une société plus attentive, plus solidaire qui laisse ni les aînés ni leurs aidants sur le bord du chemin.

On en a parlé un petit peu avant et donc on va parler peut-être ensemble de conviction personnelles, de loi de projet tel concret et aussi ce qui reste à améliorer. Véronique Bess, bonjour et merci d'être avec nous. Merci pour votre invitation.

Alors, question plus personnelle toujours, c'est pourquoi avoir choisi en fait ou fait du bien viillir votre fil conducteur de votre engagement politique ? Alors, moi, j'ai découvert le domaine, si je puis dire, des personnes âgées quand j'étais concière général, ça s'appelait comme ça à l'époque, il y a quelques années et on m'avait confié la présidence de la de cette grosse commission. Euh et pendant 10 ans, j'ai assumé euh cette présidence avec beaucoup de bonheur et j'ai découvert ce ce domaine que je connaissais pas beaucoup et euh que que j'ai vraiment investi et que j'ai bien apprécié.

Et puis après euh peut-être un événement plus personnel, j'ai accompagné ma maman avec mes frères et sœurs mais à la maison. elle souhaitait rester à la maison et j'ai vu surtout tout le problème ou tous les obstacles qu'il y avait pour maintenir une personne âgée à la maison avec l'enchevêtrement des services qui viennent à domicile et cetera. Euh et puis aujourd'hui suis vice-présidente aussi de l'UNCA, c'est l'Union nationale des CCAS de France et donc euh j'ai euh voilà je je ça ça m'intéresse aussi à avec une autre vision et puis euh je préside le groupe d'études sur l'issement de la population à l'Assemblée.

Donc voilà, tout ça mi bout à bout fait que je c'est un domaine que je connais je pense un peu et que et que j'aime bien parce que il y a beaucoup à faire, il faut changer beaucoup de choses justement. Alors euh vous êtes une élue très très ancrée justement sur le terrain, très proche des mères. Qu'est-ce que les élus locaux vous remontent sur les besoins des seniors ?

Alors moi je crois beaucoup au terrain effectivement parce que aujourd'hui on sait bien que l'État a n'a plus d'argent euh que cette fameuse loi de programmation qu'on attend depuis des années, elle ne viendra pas. pas tout de suite du moins. Et donc bah il faut être très pragmatique.

Et en fait moi je quand je regarde ce qui se passe sur le terrain et j'avais entamé avant le Covid un Tour de France des initiatives un peu originales en matière de enfin pour accompagner les personnes âgées et en fait il y a plein de choses euh donc initiatives publiques via les communes ou les CCAS, les SIAS et puis des initiatives aussi privées notamment en matière de logement en fait. Mais je pense que c'est la démarche, elle doit être très pragmatique, un problème, une solution et elle doit être aussi pragmatique en mettant la personne âgée au cœur de notre réflexion et je crois qu'on le fait pas assez c'estàd qu'on pense à sa place. On fait à sa place.

Exactement. On lui il faut lui demander son avis. On voit bien que aujourd'hui plus de 85 % des personnes âgées de 75 ans et plus souhaitent rester à la maison. peut-être pas dans le domicile historique, mais il y a plein de choses qui peuvent exister et qui existent d'ailleurs.

Il y a de la colocation, il y a plein de choses originales pour que nos anciens vieillissent là où ils ont envie de vieillir. Il il y a trois axes he que vous revendiquez, c'est le lien social, la mobilité euh et puis justement la le l'habitat. l'habitat bien sûr, il faut faut effectivement penser à à nos cœurs de bourg et à nos cœurs de de ville pour que nos anciens euh qui peut-être habitent, je pense notamment dans le milieu rural, habitent dans des villages, dans des maisons qui sont pas toujours adaptées, ben puissent venir euh habiter au cœur des villes.

Euh et et moi je je préconise pourquoi pas, il y a des municipales bientôt en mars prochain, je préconise un élu euh et alors conseiller délégué ou adjoint, peu importe, dédié euh à aux personnes âgés. Alors, pas un élu aux affaires sociales, c'est différent. C'està-dire que quand un maire et une équipe municipale pense à des projets, mais que ça soit par exemple une salle de sport hein ou une piscine, qu'on se dise tiens et la personne âgée là-dedans, est-ce qu'elle a son mot à dire ?

Est-ce qu'elle pourra y accéder ? Voilà, qu'on ait ce réflexe parce qu'aujourd'hui on compartimente les personnes âgées, elles c'est elles sont un peu reléguées, vous savez. Euh on parle de l'accueil des jeunes enfants, donc c'est le mot est charmant, et on on parle de prise en charge des personnes âgées.

C'est terrible, ça veut tout dire. Ça veut dire que la personne âgée est une charge et notamment une charge financière. Et on lui demande pas son avis.

Euh on fait une courte pause dans un instant. Véronique Bess, on va parler justement de votre action à l'Assemblée nationale, les lois, les projets, les budgets 2026, mais aussi les sujets très concrets, les aidants, les services à la personne et les démarches administratives sans oublier le financement du bienvenir. Et puis nous poserons la grande question.

Faut-il hériter à 60 ans avec maître Froman ? Restez avec nous sur Sud Radio. Saufo, pensez votre logement pour demain.

Travaux, domotique, sécurité, bien-être. Saufco présente Sud Radio, [musique] la vie devant nous. De retour sur Sud Radio, vous êtes dans la vie devant nous.

Votre émission justement qui casse les clichés sur les seiors, mais pas que. Voici la seconde partie de notre entretien avec la députée Véronique Bess. Merci d'être resté avec nous Véronique Bess.

Nous sommes de retour et en tant que député, vous portez régulièrement des propositions sur l'autonomie. Justement, quel est selon vous le chantier législatif le plus urgent aujourd'hui ? Je pense que c'est tout ce qui est alors il y en a plusieurs hein euh tout ce qui est lié à l'habitat faut accompagner le domicile.

En fait, c'est pour répondre au souhait de nos anciens. Donc il faut mettre le paquet sur le domicile et le paquet sur la formation du personnel. Aujourd'hui, toutes les formations sont obsolètes.

On bricole en fait et il faut que le personnel faut déjà donner envie de faire ces métiers personnel. les services à la personne. Les services à la personne, il faut déjà donner aux jeunes qui ont qui cherchent en fait du sens dans leur futur métier, il faut leur donner envie de faire ces formations et de se lancer dans ces belles aventures.

Mais vous avez entièrement raison puisqueen fait les formations, il faut les valoriser beaucoup plus. Euh il y a un sujet de revenu et puis d'accompagnement pour la mobilité. Il faut voilà avec une voiture et cetera parce que c'est c'est un métier en fait qui est je trouve très beau mais qui est pas vraiment valorisé. pas valorisé financièrement et qui est pas valorisé dans la société.

En fait, c'est des petits des petits boulots encore aujourd'hui alors que ce sont des très beaux des très beaux services. Mais il faut que que les formations soient adaptées à chaque degré de perte d'autonomie de la de la de la personne. On va pas un projet de loi là-dessus.

Alors, on essae mais bon, c'est c'est un peu compliqué en ce moment. On est sur d'autres sujets. Mais moi, j'aimerais bien porter ce ce projet de loi parce que c'est c'est réel et il faut donner aux jeunes l'envie d'aller sur ces métiers. pour rendre ces métiers beaucoup plus beaucoup plus attractifs et et justement les alors les aidants parce que il y a les aidants qui sont ces métiers qui sont payés et puis il y a les aidants qui sont des bénévoles qui sont souvent des proches.

On il y a un peu plus de 11 millions d'ents en France. Que faudrait-il faire en priorité pour les soutenir vraiment ? Alors moi, j'ai porté euh alors déjà, il faut les reconnaître, faut une vraie reconnaissance aussi.

Euh il faut les détecter aussi ou les je sais pas comment on dit, les débusquer parce que souvent euh ils sont dans le déni, ils se croient pas, ils se disent pas aidant. Donc ça c'est la première chose et après il faut les valoriser. C'est un métier.

Alors moi je je je portais un amendement dans le dernier PLFSS, un amendement qui malheureusement n'a pas n'a pas été retenu parce que voilà il y a d'autres préoccupations mais sur le le fait que ça soit quand vous êtes reconnu aidant qu'on puisse bonifier des points de retraite. Voilà pour qu' une vraie reconnaissance c'est tout simple. Ça c'est une excellente idée puisque c'est la pénilité en fait et donc on pourrait partir donc c'est un trimestre de de gagnant.

On pourrait partir peut-être plus tôt à la retraite si on le souhaite. Exactement. Ça ça vous donne des points pour votre retraite à partir du moment où vous aidez un proche à la maison.

Et puis il faut mettre le paquet aussi sur la prévention. Ouais. On fait pas cette prévention en France.

Dans d'autres pays proche de nous, on en fait beaucoup plus. On agit beaucoup plus lorsqu'il y a une chute, lorsqu'on anticiper avec tout à la maison. Il y avait la domotique avec le comment alors il y a des petites choses hein sur savoir tomber, la prévention des chutes et cetera, mais il faut aller beaucoup plus loin et surtout il faut aussi penser très jeune il faut déjà peut-être anticiper sur notre futur logement, penser à plein de choses quand on change de maison par exemple ou d'appartement se dire "Bon, est-ce que je pourrais y vivre jusqu'à la fin de mes jours". et anticiper et anticiper aussi tout ce qui est euh les tout ce qui est maladie pour se faire suivre plus régulièrement et cetera.

On n pas encore vraiment cette cette réaction de la prévention en France et ça il faut vraiment la culquer très jeune. Et alors un autre projet peut-être de une future loi sur la mobilité parce que c'est vrai qu'il il y a de plus en plus de difficultés. Le permis à vie n'existe plus et donc il va y avoir un sujet de de se déplacer et si on se déplace plus on est prisonnier chez soi et c'est un sujet de lien social.

Est-ce que vous avez une idée concrète peut-être sur Là aussi, il y a le terrain qui fait des choses formidables. Il y a euh le transport à la demande par exemple qui existe dans beaucoup de euh beaucoup de communes sur la base du volontariat. Il y a des bénévoles qui se font rémunérer à temps du kilomètre hein.

Il y a des grilles déjà qui existent et qui vont chercher euh certaines personnes qui sont à la maison et qui les emmènent. Alors ça va du rendez-vous chez le médecin mais aussi aller acheter les cadeaux de Noël pour les petits enfants et cetera. Mais le structurer, je crois qu'il faut pas toujours attendre de la loi beaucoup de choses parce qu'on voit bien que c'est un peu engorgé et surtout c'est un je le dis comme je le pense he mais c'est un sujet qui n'intéresse pas forcément beaucoup de mes collègues à l'Assemblée nationale malheureusement c'est un sujet qui nous concerne tous pour on a fait on fait un appel à candidature pour les maires parce que je pense que c'est la solution.

Alors la dernière question parce que malheureusement on a on aurait on aurait besoin de beaucoup plus de temps pour c'est le financement. C'est un modèle de financement vous avez en tête pour la dépendance. la DPA, enfin la PA plus exactement qui qui accompagne la dépendance, faut peut-être la l'ajuster parce qu'aujourd'hui elle est pas elle est pas assez ajustée à à la perte d'autonomie et puis après il faut que les mutuels mettent je pense un peu plus la main au porte-monnaie et puis peut-être aussi que on en parle beaucoup alors a ça existe déjà des assurances autonomie dépendance bon peut-être que là aussi ça soit peut-être ça passe un peu plus dans ce serait plutôt peut-être peut-être plutôt voilà exactement qu'on commence à ces jeunes de mettre de côté euh pour nos vieux jours.

Merci Véronique, vous reviendrez hein euh pour votre présence et éclairage. C'est très concret ce que ce que vous proposez puis c'est très humain. Euh vous nous rappelez que bien c'est pas seulement un enjeu de santé ou d'aménagement, c'est un choix de société.

C'est une révolution qui doit être en marche en fait et puis forcément vous portez à la fois dans votre territoire et à l'Assemblée nationale et vous êtes trop peu. Merci encore d'avoir été notre grand invité de la semaine et on poursuit cette émission avec un sujet qui concerne toutes les familles. Tôt ou tard la transmission du patrimoine.

Place maintenant à notre chronique transmettre son patrimoine. Sud Radio, la vie [musique] devant nous. Bah parce que transmettre ce n'est pas seulement une question d'argent mais aussi d'équilibre familiale et de bonnes décisions.

Aujourd'hui, on aborde une question très actuelle héritée à 60 ans. Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? Alors pour en parler, on recevoit maître Ludovic Froman, notaire à la chambre de notaires de Paris.

Bonjour maître. Alors oui, je suis porte-parole de la chambre des notaires de Paris. Je suis notaire à mais c'est pas très grave.

Vous avez raison de préciser. On voit pas assez son souvent son notaire. On dit souvent justement qu'on qu'on hérite de plus en plus tard.

Pourquoi cet âge moyen euh de autour de 58 60 ans est-il devenu une norme en France ? La longévité de la vie. C'est ça exactement.

Bon ben alors est-ce que c'est un vrai problème d'hérité à 60 ans parce qu'aujourd'hui ça va être un standard. Alors est-ce que c'est un problème présenté comme ça faut participer ? Est-ce qu'il faut Alors euh je la réponse serait la suivante ?

C'est oui, non ça dépend. Vous êtes normand ? Non, pas encore. [rires] Mais la réponse l'est.

Alors, pourquoi ? Tout simplement parce que oui, vous l'avez dit pendant très longtemps, le le la retraite enfin en tout cas le la succession de la génération du dessus, c'était euh la retraite de la génération du dessous. Sauf qu'aujourd'hui l'âge avance encore un petit peu et on se trouve face à des situations qui sont assez hétérogène.

On a des gens qui ont suffisamment de patrimoine pour vivre parce que ils ont préparé leur leur retraite avec des revenus qui leur permettent de vivre au quotidien et qui peuvent se permettre de transmettre leur patrimoine. Et puis il y en a d'autres qui n'ont pas voulu ou qui n'ont pas pu euh constituer euh un capital ou des revenus ou se préparer et avoir des revenus qui vont leur permettre de bien vivre à la retraite. Et donc finalement cet apport aux 60 ans, c'est quelque chose de béni parce que ils peuvent récupérer soit un appartement, soit des revenus qui vont leur permettre de bien vivre leur retraite, en tout cas d'avoir un ballon d'air au minimum qu'il n'aurait pas sinon.

C'est étonnant hein ce que vous dites parce que euh il y a quelques années encore, on parlait d'une aide euh pour euh l'accession à la propriété pour les primos accédents. Enfin pour ma première euh ma première maison ou mon premier euh ça existe encore un peu. Euh il y a une réduction euh des taxes départementales quand on achète en primo accession.

Mais il faut bien voir que à l'heure actuelle, on est dans une période un petit peu étonnante, c'est-à-dire que jusqu'en 2040, il y a 9000 milliards qui vont 9000 milliards qui vont passer d'une génération à une autre. D'accord. qu'évidemment la répartition, elle n'est pas égalitaire.

Donc euh il y a beaucoup de gens qui vont fort heureusement qui vont avoir un patrimoine suffisant pour songer à une transmission à la génération future. Comme le disait madame le député, il faut anticiper, c'est toujours le maître mot, il faut prévoir. Il faut regarder ce qu'on aura à la retraite.

Il faut effectivement voir ses revenus, voir son capital et voir les besoins qu'on aura. Une fois qu'on a fait ça et uniquement une fois qu'on a fait ça, regarder si on peut transmettre quelque chose et s'il faut transmettre quelque chose. On peut renoncer à une succession.

Je vous pouvez hériter de vos parents, renoncer à la succession et ça va aller à la génération suivante si vous n'en avez pas besoin par exemple. Exactement. Si vous ne le souhaitez pas, mais tout ça, il faut bien le regarder.

Il faut en discuter avec son notaire. il faut faire un bilan de son patrimoine et des revenus qu'on va avoir à la retraite et à ce moment-là prendre sa décision en son âme et conscience euh avec toutes les cartes en main. Ouais, parce qu'il y a forcément les droits de succession parce qu'on a tous en tête euh que l'État prélève donc il faut encore plus anticiper à la fois pour soi si j'en ai besoin pour préparer ma retraite et et peut-être aussi pour mes petits-enfants si je veux pas que l'État peut-être prenne préempte un peu trop.

Exactement. le le le fisque enfin l'aspect fiscal c'est forcément quelque chose qui est au cœur des préoccupations mais il faut bien d'abord penser ce à ce qu'on veut faire économiquement. C'est ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire il faut d'abord savoir ce que je transmets et après on le fait en toute intelligence en préparant de façon à avoir le moins possible de frottements fiscaux, de façon à payer le moins d'impôts.

Mais pour ça, il faut d'abord voir où est-ce qu'on veut aller et ça c'est essentiel. Merci. Merci ma donc vraiment aller voir un notaire pour anticiper.

C'est le mot hein anticiper. Anticiper ça reste voilà pour vos conseils précieux. Voilà on fait pas d'études techniques à la radio hein, faut aller voir un notaire, c'est confidentiel donc et on retient que hériter à 60 ans c'est pas forcément trop tard.

Merci à vous tous de nous avoir écouté. Je vous laisse en compagnie de Christophe de Bien pour la planète demain sur Sud Radio. Rendez-vous dimanche prochain de 12h à 1230 toujours sur Sud Radio.

Et puis pour ceux ou celles qui souhaitent écouter ou partager l'émission La vie devant nous en podcast, en replay sur l'application Sudradio ou sur le site sudradio.fr. Bon dimanche, bon appétit, portez-vous bien.

Avec Safino. Pensez votre logement pour demain. Travaux domotique, sécurité bien-être.

Yeah.