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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 3 avril 2012 16 min

Les Matins de France Culture - Nicolas Dupont-Aignan

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h et 42 minutes c'est donc une semaine hautement politique que nous poursuivons ce matin après avoir reçu hier Jean-Pierre Mercier soutien de Natalia Artaud Frédéric bail soutient de Jacques Cheminade nous accueillons dans la première partie ce matin Nicolas Dupont-Aignan pour Debout la République qui ne recevront ensuite Jacques Généreux soutien de Jean-Luc Mélenchon bonjour Nicolas Dupont-Aignan bonjour vous êtes député de l'Essonne et mère de la commune de Hyères gaullistes pas tantay revendiquée souvréissent si l'année après avoir passé plusieurs années au sein du RP et de l'UMP vous avez fondé votre propre partie Debout la République un mot vous dites que vous n'êtes pas du tout un petit candidat mais vous insistez beaucoup pour dire que vous êtes le candidat des petits oh c'était une une boutade puisque nous sommes revenus sous l'Ancien Régime il y a les grands candidats et il y a le tiers état les petits alors je dis que souvent les grands sont très petits et peut-être que un jour les petits deviendront grands est-ce que ce n'est pas dû à la constitution de l'homme que vous admirez tant Charles de Gaulle ce dont vous venez de parler c'est-à-dire les petits et les grands candidats comme ça il y en aura que deux et vous n'en ferez pas partie mais vous n'en savez rien d'abord parce que moi je crois au suffrage universel et puis vous savez un pays l'histoire d'un pays se forge à travers des combats et l'histoire de France est toujours forgée à travers les combats de Jean libre tout le monde sait aujourd'hui que la France part à la dérive tout le monde sait les Français les premiers qu'ils sont mal gouvernés ça dure depuis 30 ans deux parties se succèdent la tour de rôle j'allais dire deux clans ce succès à la tour de rôle leur bilan est accablant et il faudrait il faudrait obéir il faudrait dire amen il faudrait dire très bien en continu la même politique moi je vous dis une chose très clairement si Nicolas Sarkozy ou François Hollande sont élus nous aurons le destin de la Grèce et de l'Espagne et je n'accepte pas de voir mon pays obéir à des forces étrangères à la Commission de Bruxelles au marché financier et voir mon pays sombrer dans le chômage de masse et la régression sociale je ne l'accepterai jamais est-ce que ce que vous venez de dire n'est que nous allons avoir le destin de la Grèce puisque l'un des deux à toutes les chances d'être élus et donc vous vous posez comme homme de recours pour après vous n'en savez rien d'abord parce que jamais l'électorat n'a été aussi déçu de la politique jamais l'électorat n'en a eu assez hier j'étais dans un déplacement et c'est pas moi qui le dit c'est à militant même pas un militant simple citoyen qui dit de ses Guignols et je suis absolument convaincu que notre pays a des atouts magnifiques que le peuple français contrairement à ce qu'on veut faire croire n'est pas fainéant et que la France a un modèle à défendre et je suis donc convaincu qu'une autre politique est possible et mon boulot mon devoir je suis une mère depuis 17 ans je suis député depuis 15 ans j'ai été élu trois fois mais trois fois député au suffrage universel j'estime que mon devoir est de proposer cette autre voix point et je ne pose pas tous les matins la question de savoir si c'est mon intérêt personnel qu'est-ce que la qu'est-ce que serait votre politique économique avec une version 2012 du gaullisme Nicolas du puisque vous vous revendiquez toujours gaullistes vous savez ma politique économique ce serait d'abord de gouverner en fonction de l'intérêt des Français et non pas de l'intérêt des puissances des puissances extérieures ou des puissances intérieures vous savez c'est comme là aussi dans toute l'histoire de France quand l'État est faible il est soumis il est d'abord la société de l'euro ça veut dire plusieurs choses ça veut dire d'abord la protectionnisme mesuré intelligent ça veut dire quoi protectionnisme intelligent ça lui veut dire on joue au libre-échange quand il y a concurrence loyale j'accepte la concurrence loyale je n'accepte pas la tricherie cela veut dire des barrières douanières sur les produits importés à partir de l'esclavage humain cela veut dire quand on achète avec l'argent du contribuable les achats publics de privilégier la qualité égale les produits français ce qui n'est plus le cas cela veut dire oui de retrouver notre liberté monétaire pour échapper au marché financier et pouvoir financer comme ça a été fait pendant des dizaines d'années par la République les grands investissements d'avenir par la Banque centrale la Banque de France à 0% d'intérêt j'économise ainsi 20 milliards d'euros de dépenses 20 milliards d'euros de dépenses par an sur les 50 milliards de taux d'intérêt que nous payons et ainsi je peux recruter les fonctionnaires qui manquent je peux les remplacer il s'agit pas d'en ajouter je peux surtout baisser les charges sur les PME qui investissent en France tout mon projet est de reprendre le pouvoir payer plus vous ne pouvez plus payer les dettes de la France et bien sûr que si pourquoi je ne peux plus payer les dates de la France je rembourse simplement je rembourse en empruntant auprès de ma banque centrale qui est la banque de la centrale des Français à 0% je substitue une dette qui a des intérêts par une dette qui n'en a pas je vous dis une chose très claire tous les pays le font en ce moment tous le font sauf la zone euro Angleterre monétise chaque année 100 milliards de livres tous les pays du monde tous les pays du monde parce que la banque centrale appartient au peuple tous les pays du monde que ce soit la Chine que ce soit le Brésil l'Argentine l'Angleterre tous les pays qui ont leur propre monnaie finance passer par les marchés financiers une part de leurs dettes une part pas tout parce qu'il faut pas financer les dépenses de fonctionnement comme ça il faut financer les dépenses d'investissement sinon on crée de l'inflation et ça veut dire quoi ça veut dire que la France s'est placée dans un corner économique et social et on le voit bien ce qui se passe en France est exactement ce qui s'est passé en Grèce en Italie en Espagne nous n'avons pas la force économique de supporter une monnaie qui est calquée pour l'Allemagne ça ne veut pas dire j'aime pas les Allemands je ne veux pas que les Allemands m'imposent un modèle je ne veux pas non plus comme Mélenchon imposer le modèle français aux Allemands nous pouvons coopérer construire une belle Europe sans pour autant être uniforme c'est mon message et le jour où on reprend notre liberté économique et vous pouvez lire sur mon site internet le détail chiffré de mon programme c'est très précis avec des économistes qui nous ont appuyé le jour où on reprend notre liberté économique et bien le pays se remettra en marche parce qu'on ne sera pas dans ce malthusianisme permanent c'est-à-dire cette récession cumulative qui étouffe le pays Hubert verte ce protectionnisme mesuré dont vous parlez il semble quand même que dans son discours Nicolas Sarkozy est fait un pas dans cette direction est-ce que vous avez apprécié ce pas vous qui n'est pas tendre avec le président moi je n'ai pas de combat personnel contre le président de la République j'ai un désaccord non j'ai un désaccord de fond et je n'aime pas la duplicité c'est à dire je n'aime pas qu'on dise des choses avant les élections et qu'on fasse le contraire après alors c'est quand même curieux que le Président de la République soit toujours d'accord avec moi la veille des élections et jamais le lendemain ça m'étonne alors je dis simplement comme je suis un peu méfiant mettant fait avoir une fois je veux peser au maximum politiquement pour dire aux Français danger il faut se protéger mais ça sert à rien de se protéger trois semaines avant les présidentielles et d'avoir signé parce que c'est quand même lui qui l'a signé avec les socialistes les socialistes sur cette affaire sont complices de tout ils ont signé tout ce qu'a proposé le président de la République ils ont voté tout ce qu'a fait le président de la République sur le piège européen tous donc parti socialiste UMP voyait que je ne suis pas dans un combat personnel avec le Président c'est exactement la même chose après ils peuvent que gesticuler mais ça veut dire que vous vous devez vous sentir parfois très seul parce que niveau Hollande ni Jean-Luc Mélenchon ni Nicolas Sarkozy ni même la patronne du Medef expliquez-nous ce que vous avez voulu dire au fond c'était hier chez nos amis de France Inter moi c'est Parisot qui me fait peur bah écoutez je le bilan de Madame Parisot et très mauvais elle défend pas les chefs d'entreprise elle défend pas les chefs d'entreprise elle défend les patrons du CAC 40 moi je vois le tissu de chef d'entreprise que je connais bien qui gagne pas beaucoup qui sont meurtri de voir leurs entreprises fermées le BDF ne défend plus les entreprises françaises c'est tout c'est j'allais dire un mot trop méchant donc je ne dis rien Le Monde daté de ce 3 avril dit titre social la crainte d'un tournevis après l'élection et puis on a vu sur Twitter évidemment beaucoup de membres notamment de l'UMP dire à quel tournevis c'est juste une vue de l'esprit vous le craignez vous ce tournevis ou pas et sur quoi il reposerait il faut il faut regarder en face les choses pourquoi d'ailleurs ils ne veulent pas de débat ni François Hollande ni Nicolas sarkozymes mais il faut savoir pourquoi ils ne veulent pas débattre l'un comme l'autre ne veulent pas débattre puisque ils savent très bien qu'ils devront faire une autre politique que celle qu'il promette aux Français ils le savent très bien puisqu'ils sont soumis à une politique qui ne décide plus eux-mêmes donc j'ai décidé à Bruxelles qu'il y aura c'est un coup de massue ils ne vont pas changer de politique il va donc y avoir quelque soit les deux candidats et Monsieur Bayrou aussi d'ailleurs tous les trois un coup de massifis scal un coup de massue de réduction de dépenses totalement d'ailleurs contre-productif moi je ne suis pas contre les économies budgétaires il y a beaucoup de gaspillage dans notre pays je suis maire d'une ville qui était en faillite je l'ai dressé donc je sais qu'on peut éviter les gaspillières dans les sols on peut éviter les gaspillages en revanche ce que je ne veux pas c'est faire la politique de Laval en 1935 et c'est ce qui nous prépare alors vous comprenez que c'est facile de se disputer sur la viande halal sur le mariage homosexuel sur le tanazi parce que c'est quand même pas les préoccupations quotidiennes des Français mais en revanche dire franchement voilà on va supprimer ça dans la sécurité sociale on va ne plus indexer aux pensions de retraite c'est proposé par la Cour des comptes ne plus indexer les pensions de retraite ça c'est ce qui va arriver demain si on continue la même politique alors ça on en parle pas surtout pas on s'amuse on amuse la galerie avec des sujets de diversion et moi ce que je dis c'est que tant que la France ne reprendra pas sa liberté vis-à-vis de Bruxelles tant qu'on ne remettra pas à plat l'ensemble des traités européens nous nous enfoncerons le continent européen dans la récession terrible et on voit que les États-Unis repartent on voit que l'ensemble du monde à la croissance pourquoi nous nous serions condamnés à cette politique suicidaire je le refuse de toutes mes forces Raphaël Enthoven oui dans son discours de Villepinte le candidat Nicolas Sarkozy a voulu sortir du enfin prétendu sortir du du système binaire droite-gauche et le remplacer lui substituer la France du oui la France du nom qu'il prétendait donc réconcilier dans son discours est-ce que vous adhérez à cette nouvelle façon d'envisager le paysage politique qui prospère depuis 2005 au fond depuis le depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen est-ce que la la division du du pays en oui non vous semble plus pertinente que c'est l'endroit de gauche le bien évidemment vous avez tout à fait raison Nicolas le vrai clivage il est entre ceux qui ref cette logique mondialiste suicidaire et ceux qui s'y plient le grand paradoxe du Président c'est qu'il est le premier à saillette plié il a fait adopter le traité de Lisbonne contre la vie du peuple français et je vous rappelle que ce traité de Lisbonne il faut que les Français le sachent suppriment le droit de veto de la France sur les négociations commerciales donc quand il se plaint de l'Europe passoire c'est lui qui a supprimé la possibilité pour la France de la refuser donc moi je regarde les actes j'ajoute que là aussi Hollande n'a rien à envier Hollande a mis bontebourg comme matrap nigaud devant parce que mon tobour a dit ce que je dis pendant toute la primaire mais c'est Monsieur Lamy patron de l'OMC qui va diriger donc encore une fois venons au vrai clivage les Français avaient tranché en 2005 ils avaient eu la présence d'esprit ce n'était pas un vote contre l'Europe j'insiste là-dessus parce qu'on me caricature toujours c'était à vote pour une autre Europe car le continent européen pour moi Jacques Chirac en fait service plutôt des avouer que le Président de la République à ce moment-là pourquoi Jacques Nicolas Sarkozy n'a pas fait un nouveau référendum moi j'accepte tout à fait que le peuple français me disent à vous et revienne sur son choix mais c'est au peuple de trancher et le malaise de notre vie politique moi je le vois sur le terrain chaque fois je me balade combien de personnes à chaque fois me renvoie ce en disant mais on a voté en 2005 c'est très profond dans le pays et c'est ce qui explique le malaise démocratique de notre de notre nation aujourd'hui dans l'Audi de la France par exemple mais les Français ne sont plus consulter ils sont méprisés par leur classe dirigeante méprisée tous les jours mais comment voulez-vous que quelqu'un de mépriser un peuple méprisé soit heureux parce qu'il dirige et c'est ces deux parties qui ne veulent pas de débat parce qu'ils veulent surtout pas que des gens comme moi ou d'autres émergent il faut nous cantonner dans dans le folklore et eux les affaires soi-disant sérieuses alors qu'il gouvernent si mal donc Nicolas Aignan compte tenu du vrai clivage que vous venez de définir et de rappeler et de souligner est-ce qu'on peut dire que vous êtes plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Nicolas Sarkozy ou François Hollande je ne refuse de rentrer la danse que je n'aime pas dans Jean-Luc Mélenchon même s'il part d'une scène colère et notre analyse est souvent proche comme elle peut être proche avec des personnes dans l'analyse mais pas dans les solutions Jean-Luc Mélenchon croit qu'il va arriver il va augmenter le SMIC de 300 euros dans un monde ouvert et qui va aller voir Madame Merkel en disant c'est très simple on change le fonctionnement de l'Europe sauf qu'on est circonscription il y aura un candidat je veux bâtir en France un patriotisme républicain si les patriotes sont si émiettés c'est parce que l'UMP le PS ont joué avec le Front national depuis 20 ans et dans le France d'aujourd'hui on pouvait être pour le système ou Front National et bien moi on va pouvoir être patriote et républicain ça va être le grand changement de cette élection présidentielle et vous verrez que je vais convaincre des millions de Français à la fois la présidentielle et ensuite au législatives vous allez dans le RER pour donner une conférence de presse c'est pour cela que vous nous quittez d'ailleurs vous allez prendre vraiment le RER le je le prends est-ce que de ma ville et desservie par le RER c'est à calvaire pour des millions de Français le train aujourd'hui réservé au plus riche les tarifs sont exorbitants c'est une honte le TGV ce qui se passe on a transformé la SNCF en une entreprise publique qui fonctionne comme un monopole privé tout ça parce qu'on a imposé à la SNCF des règles impossibles à tenir vous le savez de séparation des réseaux en vertu là aussi d'une directive de Bruxelles qui est totalement aberrante et qui subit ce sont nos millions de concitoyens qui prennent les transports publics je vais dire là aussi une autre politique est possible alors vous êtes où à 8h30 je serai gare du Nord RER D le D qui 700 000 personnes qui vivent un enfer tous les jours ça fait des années que je me bats comme mère comme député et je veux attirer l'attention là aussi des Français sur sur la capacité de faire autre chose

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