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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 juin 2023 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéRetraitesEnvironnement & énergie

"Je m'attends à une dégradation" de la note de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le pire de l'inflation est derrière nous ou est-ce un simple répit ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les multinationales comme Coca-Cola profitent-elles de la crise pour augmenter leurs marges ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Le gouvernement peut-il agir contre les comportements opportunistes des entreprises ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    2 milliards d'allègement fiscal pour les classes moyennes, est-ce suffisant ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Une dégradation de la note de la France est-elle inévitable ?

  • 5:30OuverteRéponse partielle

    La réforme des retraites permettra-t-elle de dégager des marges de manœuvre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Eli CohenFait
    « l'inflation qu'on observe notamment celle sur les prix alimentaires est une inflation composite elle tient des facteurs très différents »
  • 0:45Eli CohenFait
    « Coca-Cola qui a profité de l'occasion pour augmenter ses marges »
  • 1:45Eli CohenFait
    « le gouvernement peut quand même convoquer les entreprises convoquer les distributeurs leur demander de rencontrer de se rencontrer et d'agir dans le sens de la modération des prix »
  • 5:45Benjamin SportoucheFait
    « le gouvernement français sur la longue durée ne manifeste pas une grande capacité à maîtriser les finances publiques »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour Eli Cohen bonjour on va revenir avec vous sur l'information de la journée on attend la dégradation potentielle de la dette de la France la note de la dette de la France par Standard and ports après celle de Peach mais d'abord je voudrais qu'on parle pouvoir d'achat parce que c'est la préoccupation majeure des Français avec une flambée des prix notamment dans l'alimentation inflation qui a cependant ralenti le mois dernier 5,1% sur un an après avoir atteint 5,9% en avril et plus de 6% en début d'année est-ce que ça veut dire que le pire est derrière nous ou est-ce que c'est juste un petit instant où on peut souffler l'inflation qu'on observe notamment celle sur les prix alimentaires est une inflation composite elle tient des facteurs très différents et pour beaucoup de ces facteurs ils ne sont pas maîtrisés par exemple ce qui se passe en Ukraine et l'impact que ça sur la rose du prix du blé et par conséquent sur toute la chaîne alimentaire derrière on sait pas très bien comment on va évoluer la guerre en U le fait par exemple toujours pour rester dans le domaine alimentaire sur les pattes il y a eu un accident climatique au Canada si vous voulez kiffer que le prix du blé dur a augmenté bon à côté de ça vous avez des comportements opportunistes comme ceux de Coca-Cola qui a profité de l'occasion pour augmenter ses marges donc voyez le panier de la ménagère il est fait d'une série d'achats qui renvoie à des causes géopolitiques climatiques économique et puis à côté de ça il y a quand même quelques bonnes surprises c'est-à-dire que ce qu'on craignait c'était que soit enclenché la fameuse boucle et on observe pas ça on voit que les Français pas simplement les Français les Européens acceptent relativement calmement une dégradation de leur pouvoir d'achat parce que quand vous avez une hausse des prix qui est à plus de 5 en France et à 8 en Europe et que les salaires augmentent beaucoup beaucoup moins vite ça veut dire que deux facto les gens enregistrent une certaine baisse de ce sont les ménages qui en caissent ce sont les ménages et donc il peut continuer à avoir une hausse des prix dans l'alimentaire à deux chiffres et l'icônes éventuellement vous me dit que c'est des facteurs exogènes donc il faut s'attendre à tout s'il y a cumulent de facteurs exceptionnels or malgré tout bon les perspectives en Ukraine sont en train de se débloquer et on constate premier effet que les prix de l'énergie sont retombées des niveaux astronomiques qui étaient les leurs je vous signale qu'au plus fort de la crise le prix du gaz avait été habillé par 10 que ça veut dire au niveau de l'énergie au prix d'avant la crise du covid les négociations ont repris entre les distributeurs et les industriels c'est c'est quand même pas rien parce que c'est compliqué pour eux de se mettre d'accord est-ce que ça veut dire qu'à un moment donné il peut y avoir aussi de leur côté un effort supplémentaire de la part des industriels et des fournisseurs certainement c'est à dire que les industriels dans le cadre des négociations qui sont engagées sont sous le regard scrutateur de l'État qui peut accepter que soit retransmises des hausses de prix qui sont fonctions des hausses et prix des matières premières mais certainement pas d'accepter des comportements opportunistes de reconstitution des marges et vous dites qu'ils en ont eu des comportements portés vous avez cité Coca-Cola j'ai cité ça a été rappeler à plusieurs reprises que certaines grandes multinationales donc ça échappe par définition au contrôle national certaines multinationales ont essayé de reconstituer leur marge à la faveur des cris successives qu'on a décrite crise énergétique crise géopolitique etc on sent qu'il y a une forme d'impuissance du gouvernement français puisque vous nous parlez de multinationales que peut faire le gouvernement à part c'est ce qu'on appelle le Naaman shame c'est-à-dire nommer ses marques qui font nous avons quand même ces marches qui est très caractéristique de la France c'est que le gouvernement peut quand même convoquer les entreprises convoquer les distributeurs leur demander de rencontrer de se rencontrer et d'agir dans le sens de la modération des prix ça c'est spécifique à la France un gouvernement qui convoque tous les grands acteurs du secteur qui leur dit mettez-vous autour d'une table et je veux que vous me manifestiez clairement que vous remettrez les prix et que pour les consommateurs il y a des perspectives de stabilisation des prix voire de baisse quand il y a eu des hauts excessives tout ça c'est une forme de dirigisme mais avec quelle efficacité ah bah une certaine efficacité c'est à dire que les entreprises sont là et négocient des congrès ou pas non mais est-ce qu'il y a eu une baisse des marges quand même ces derniers temps on parle dans la distribution les marges sont particulièrement fines donc il y a pas beaucoup de marge de manœuvre du côté des entreprises de distribution pour les industriels c'est qu'il leur a dit bon ok je comprends que vous avez des marges très fines mais on va définir des paniers de bien sur lesquels vous allez pratiquer une modération des prix particulièrement nette et c'est ce qui s'observe et l'icône près d'un Français sur deux d'y vivre avec moins de 200 euros à partir du 10 du mois dont un tiers avec au maximum 100 euros c'est une étude Ifop Emmanuel Macron veut donc du coup engager pour les classes moyennes d'ici la fin du quinquennat et bien 2 milliards d'euros d'allaagement fiscal ça paraît judicieux non logique qu'est-ce que vous diriez et où est-ce que c'est dangereux pour nous pour nos finances publiques non je dirais d'abord que 2 milliards de baisse d'impôts pour un état qui prélève et recycle plus de 1000 milliards d'euros par an ça fait un peu dérisoire franchement alors c'est plus il faut faire plus c'est que nous n'avons certainement pas de marge de manœuvre c'est ça que ça veut dire si le gouvernement veut agir sur le pouvoir d'achat et s'ils vont mobiliser l'arme fiscale et s'il ne peut mobiliser que demeure attendez le gouvernement dit qu'au cours de l'année passée entre les baisses d'impôts pour les ménages et les baisses d'impôts pour les entreprises c'est 50 milliards qui ont été consacrés s'ils ne dégages que 2 milliards vous voyez bien que c'est plus de l'action psychologique c'est de la communication politique plus qu'une décision économique et politique qui va avoir des effets structurants sur le portefeuille à peu près quoi 10 euros par ménage en moyenne cette baisse d'impôts selon la manière dont vous calculez donc franchement c'est pas c'est juste à mon avis un message politique qui est le gouvernement se soucie de votre pouvoir en tout cas la cible et la bonne les ménages qui touchent entre 1500 euros et 2500 euros c'est Manuel Macron qui a fait l'une des grandes critiques qu'on l'a faite à la grande vague de dépenses publiques depuis la crise du covid les 230 milliards d'euros qui ont été consacrés sous différentes formes au soutien du revenu des ménages au soutien de l'activité des entreprises et cetera c'est que ces mesures n'étaient pas suffisamment ciblées là on a un exemple typique de ciblage très précis avec un effet qui va être limité mais qui va porter sur ceux qui en ont le plus besoin parce qu'il faut expliquer que le SMIC étant indexé sur l'inflation les plus bas salaires ont pu suivre absolument de l'inflation en fait les plus bas salaires augmentent régulièrement par contre comme le reste de l'échelle des salaires n'évolue pas on a un tassement de la distribution salariale ce qui fait qu'on a une concentration de plus en plus des salaires je dirais entre le SMIC et la médiane des revenus ce qui est un effet effectivement pas très souhaitable parce que ça n'ouvre pas beaucoup de perspective de mobilité vous parliez des marges de manœuvre du gouvernement français on va parler justement budget de l'État dette de la France surtout puisque c'est l'actualité du jour et l'icônes économiste et chercheur et mérite au CNRS invités de France Info vous restez avec nous 8h40 c'est le fil info Valentine le test un bandeau noir et un message quatre influenceurs on l'obligation d'afficher ce matin sur les réseaux leurs sanction pour pratique commerciale trompeuse sans quoi avec la loi votée hier par le Parlement il risque jusqu'à 3000 euros d'amende par jour garde à vue levée pour le patron de casino Jean-Charles Naouri n'est pas poursuivi pour l'instant par le parquet national financier malgré des soupçons pour délits d'émissiés les très fortes réserves de l'assurance maladie sur une fusion de la carte vitale et de la carte d'identité cette mesure envisagée par le gouvernement pour lutter contre la fraude sociale et risquée sur le plan technique pour récupérer des montants minimes selon elle début du troisième tour à Roland Garros c'est déjà plus aucun Français en simple le dernier représentant tricolore Arthur rindernech a été éliminé hier soir par l'américain Taylor Fritz en 4 recettes France Info le 8 30 France Info Laurence [Musique] et directeur de recherche et mérite au CNRS et l'icône après la mauvaise note de Fitch inflicien infligé en avril à notre pays et bien on attend pour aujourd'hui la note de l'agence Standard de Tours sur notre économie est-ce qu'il que ce que vous vous attendez vous à une dégradation de cette note de AAA - c'est comme ça qu'on le dit oui je m'attends une dégradation pas tellement à cause de la performance récente des finances publiques françaises parce qu'on peut dire c'est que le gouvernement est assez fidèle aux engagements qu'il a pris perspective de déficit pour 2022 respecter perspective de chômage encadrement de l'évolution des prix avec les négociations qu'on évoquait tout à l'heure évolution de la dette conforme aux prévisions donc a priori on pourrait dire bon ben le gouvernement est dans pourquoi on va dégrader pour je dirais essentiellement trois raisons la première c'est que c'est pas une histoire une histoire déjà ancienne le gouvernement français sur la longue durée ne manifeste pas une grande capacité à maîtriser les finances publiques et à faire baisser durablement les dettes et les déficits et donc en gros on voit bien par exemple que l'objectif de déficit de 2022 a été tenu mais avec des dépenses supplémentaires et avec de bonnes surprises du côté des recettes alors qu'on aurait pu s'attendre à une baisse du déficit on a juste eu la réalisation de l'objectif de déficit annoncé donc les marchés peuvent estimer que la France n'a pas réussi à sortir de la tendance qui est la sienne qu'on peut résumer en un mot quand il y a un accident économique l'État intervient par plus de déficit et plus de dettes par contre quand on retourne à la normale on ne retrouve pas rapidement un niveau normal de baisse des déficits et des dettes par exemple c'est la première chose la deuxième chose c'est que le gouvernement ne manifeste pas non plus une très grande capacité à réformer des retraites vous avez vu que ça a été particulièrement laborieux d'ailleurs l'agence c'est pas terminé donc si vous voulez si une réforme qui aux yeux de nos partenaires à peu près pareil à peu près évident parce qu'elle a été faite pardon depuis longtemps etc etc bah si on n'arrive pas c'est le conduit le pays dans l'impasse et qu'il n'y a pas d'autres formes qui suivent et donc c'est pas suffisant pour ce qui est des réformes pour ce qui est des réformes on voit qu'il y a une certaine difficulté à réaliser et puis la troisième raison c'est que à court terme on continue à avoir des niveaux de déficit et de dette plus élevé que ceux de nos voisins et que la perspective du retour en dessous des 3% c'est si je comprends bien 2027 donc fin du quinquennat et puisqu'il est ce que les marchés observent c'est que un nouveau président annonce un programme très significatif de maîtrise des dépenses et des dettes et on constate qu'on a encore un niveau de dépense publique particulièrement v55% du PIB un niveau de dette qui atteint les 115 % et un niveau de déficit qui reste plus élevé de l'Allemagne etc il y a des pays quand même plus endettés que nous l'Italie ou la Grèce par exemple oui c'est vrai vous avez raison il y a l'Italie et la Grèce qui font pire que nous mais nous on avait plutôt l'habitude de nous comparer à l'Allemagne vous voyez et donc la niveau d'endettement de l'Allemagne c'est quasiment deux fois moins que la France autour de 60 par exemple on était au même niveau donc si vous voulez l'écart c'est creusé il y avait des programmes pour nous faire rattraper notre écart et ben non seulement on n'a pas rattrapé notre retard mais l'Allemagne après les crises reconstitue ses marges beaucoup plus rapidement que nous c'est donc acquis pour vous que la note va être à nouveau soyons sérieux deux minutes est-ce que quelqu'un croit que la France risque d'être un solvable parce que j'allais vous demander je vais vous poser la question avec quelle conséquence finalement le travail des agences de notation c'est d'essayer d'apprécier le risque d'un solvabilité et de le mesurer à rembourser ses dettes est-ce que quelqu'un de sérieux croit qu'il y a une quelconque perspective de ce type il y a une chose sur laquelle il y a un accord général sur les marchés financiers c'est que la France a un état solide un système fiscal qui fonctionne très bien et des citoyens qui payent rubis sur l'ongle leurs impôts et donc franchement la France c'est pas comme un ménage impécunieux la France est assis sur un gisement qui est les contribué c'est pas un problème d'attendre comme ça une notation d'une agence privée loin de nous dirigé par des intérêts financiers privés comme sur doracle qui va tout déterminer ce qu'il faudrait pas qu'on une agence de notation publique d'ailleurs on a des organes d'évaluation notre politique publique pourquoi attendre cela est-ce que c'est pas un problème les agences de notation ne sont ni au service de la France ni au service de l'Allemagne et ils ne prennent pas leurs instructions ni au prix ils ont des intérêts privés est-ce que ça vous paraît les agences de notation donnent un signal aux investisseurs il se tourne vers les investisseurs des agences de notation ne cherchent pas à induire des comportements vertueux de la part des États ou moins vertueux les agences de notation envoient des signaux aux investisseurs dans des économies libres ouvertes et il les investisseurs ont droit de prendre en considération ou de ne pas prendre en considération les signaux que leur donne agences de notation d'ailleurs qu'est-ce qui s'est passé après la précédente dégradation est-ce qu'il y a eu un impact sur l'esprit de taux pas du tout est-ce que ça a eu un impact sur le placement de la dette française pas du tout est-ce que la situation de la France est dégradée par rapport à l'Allemagne pas du tout alors là sur un impact est-ce que très concrètement sera un impact sur votre quotidien s'il y a une dégradation je ne crois pas il n'y aura pas d'augmentation des taux d'intérêt pour pour les empreintes par exemple la dynamique de hausse des taux d'intérêt comme vous le savez elle obéit à une dynamique beaucoup plus longue et beaucoup plus sérieuse nous sortons d'une période de près de 10 ans ou les taux d'intérêt étaient proches de 0 et où donc l'état c'est financé massivement à zéro c'est pas une situation très normale donc c'est la Banque centrale européenne qui a beaucoup plus d'incidences sur le absolument le coût de notre dette que les agences de notation absolument et d'ailleurs et d'ailleurs combien même il y aurait hypothèse que j'écarte comme il y a même il y aurait une situation dans laquelle la dégradation des la dégradation de la note française provoque des réactions de marché sur la dette française il est très probable que la banque centrale interviendra vous protéger la France comme elle l'a fait pour protéger l'Italie avant on parlait tout à l'heure des marges de manœuvre du gouvernement Benjamin sport touche rappelait que la réforme des retraites avait été faite justement pour essayer de dégager des marges de manœuvre cette réforme des retraites ce qu'on est en mesure de dire maintenant qu'elle a été votée combien d'économies elle peut permettre de réaliser maintenant ça varie tous les jours parce que non mais les économistes sont pas du tout pas du tout pas du tout parce qu'on ne sait pas non non la réponse que je vais vous faire est très précise quelle est la somme des mesures nouvelles de caractères social qui vont être prises par le gouvernement pour faire en sorte que cette réforme passe bien c'est à dire qu'elle est encore incomplète elle est encore incomplète et donc du coup il y a des évaluations périodiques qui sont faites et tout ce qu'on peut dire c'est que les évaluations périodiques montrent que l'effort de réforme plus les avantages sociaux qui sont envisagés font que on ne parviendra pas à un équilibre à l'équilibre qu'on souhaitait dans 5 ou 10 ans et qu'il faudra probablement en remettre une couche dans 5 ou 10 et une autre forme une autre réforme en augmentant le l'âge de départ à la retraite toutes sortes de mesures ou en reculant l'âge ou en augmentant les cotisations ou en dégradant les prestations vous savez que c'est un vrai piano sur lequel ou en augmentant la dette voilà en tout cas cette réforme des retraites vous le dit qu'elle est encore incomplète parce que le Conseil d'État a censuré une partie voilà ce qui était le la partie sucrée c'est comme ça que ça nous avait été présenté notamment en ce qui concerne l'emploi des seniors les mesures tout à fait retoquées c'était l'index senior et d'éventuelles contraintes si les entreprises ne mettaient pas en oeuvre des politiques au sein de leur entreprise pour améliorer la situation est-ce que ce sont des mesures qui étaient qui allaient dans le bon sens selon vous oui tout à fait moi j'avais écrit un article pour dire au moment où la réforme borne est sortie que l'effort qui était demandé était un effort limité et qu'il était compensé largement par les mesures sociales qui étaient prises j'étais complètement à côté de la plaque parce que cette mesure a été considérée dans l'opinion comme une mesure d'une violence particulière voilà donc le gouvernement fait de la politique il tient compte des réactions politiques et donc il essaye de faire en sorte que les mesures sociales d'accompagnement rendent la mesure plus acceptable enfin encore une fois quand on regarde autour de nous je veux dire penser que le la France a été mise en panne à plusieurs reprises parce que il y a une réforme qui fait passer l'âge théorique de départ à la retraite de 62 à 64 ans alors qu'en pratique les gens partent plutôt ou plus tard qui a que les Français ont déjà pris toute une série de comportements non certains partent plutôt également parce qu'ils font un arbitrage entre revenus étant qui est plus avant plus favorable au temps qu'aux revenu donc moi je crois que c'est la dernière réforme paramétrique violente on aura à l'avenir à mon avis plus de réforme qui permettront des capacités d'adaptation et l'icône vous restez avec nous économiste directeur de recherche et mérite au CNRS Twitter 51 c'est le fil info Valentine le test c'est une question de santé publique insiste sur France Info le directeur de l'association respire le Conseil d'État donne deux mois au gouvernement pour mettre en place le contrôle technique des deux roues une obligation européenne que la France repousse depuis des années la mort de Lindsay est un échec collectif affirme pas peine d'y aller le ministre de l'éducation nationale après le suicide de cette jeune fille de 13 ans victime de harcèlement scolaire la famille de l'adolescenta portait plainte contre Facebook contre le directeur du collège l'académie de Lille et les policiers pour non-assistance à personne en danger qui de Bordeaux du Havre ou de Metz remontera en Ligue 1 de foot les trois pensionnaires de la deuxième division joue la remontée ce soir à partir de 24 20h45 et à vivre en direct sur France Info mais seulement deux d'entre eux incarneront leur objectif votre bulletin météo s'enrichit à partir de ce soir avec une carte de vigilance au feu de forêt et un code couleur déjà bien connu des Français vers quand tout va bien rouge quand le risque est maximal l'idée c'est de prévenir les incendies après un été 2022 catastrophique France Info le 8 30 France Info Laurent Sénéchal Benjamin sportouche toujours avec hélicohen on parlait de la réforme des retraites des marges de manœuvre éventuelles vous nous disiez qu'il manquait le volet social qui est censé revenir dans les prochains mois est-ce qu'il faut on a évoqué déjà la situation des seniors est-ce qu'il faut aussi des mesures pour obtenir l'égalité entre les femmes et les hommes l'égalité pour corriger en tout cas les inégalités oui ça c'est un des éléments qui est apparu avec les études d'évaluation qui ont été faites sur la réforme on a découvert effectivement que non seulement les mesures appliquées dans leur brutalité créé un désavantage pour les situations des femmes qui avaient des carrières hachées des interruptions etc et qu'il fallait donc agir volontairement pour faire cette correction le gouvernement a déjà envisagé des mesures et elles seront prises je crois que c'est un des objectifs de la lutte contre les inégalités que de progresser la situation au profit des femmes contre les inégalités c'est aussi quelque chose qui peut être vertueux pour l'économie française ah oui oui tout à fait parce que c'est les économies au bout du compte non c'est pas ça c'est que ça agit comme un facteur d'incitation sur le retour au marché de l'emploi et donc sur l'élévation du facteur travail et ça contribution à la croissance vous savez que les données sur la croissance sont assez inquiétantes on a connu au cours des 10 dernières années une croissance médiocre mais surtout les gains de productivité sont proches de 0 et donc que devient la machine à innover accroître par l'innovation en gros ce qui fait la croissance aujourd'hui c'est les effets mécaniques du facteur travail et du facteur capital et pas du tout l'amélioration par l'innovation du mix productif la montée en gamme l'ouverture davantage de l'économie donc il y a un vrai impératif qui est de retrouver des marges de gains de compétitivité et de productivité parce sur la longue période l'élévation du salaire des salariés dépendra de ses gains de productivité oui c'est vrai ce que vous aviez surpris il y a quelques semaines l'icône en disant qu'une égalité salariale entre hommes pourraient être un coup supplémentaire pour notre économie ça avait choqué surpris que de rectifier l'inégalité salariale entre hommes et femmes et bien pouvait être un coup supplémentaire pour pour notre économie alors qu'au contraire on peut on peut trouver dans l'égalité salariale mécaniquement mécaniquement l'alignement des salaires des femmes sur celui des hommes bien entendu augmente les coûts salariaux dans l'entreprise mais au final ces vertueux mais au final puisque de toute façon l'objectif d'une économie et l'objectif d'un gouvernement c'est la prospérité des ménages et l'élévation reposer sur des entreprises et les animations du niveau général des prix alors qu'il faut trouver la formule qui permettent de tenir cet objectif politique et social majeur et en même temps ne pas dégrader formidablement la compétitivité des entreprises parce qu'à la fin du jour c'est la compétitivité des entreprises qui fait la croissance le développement et donc la capacité à ma faute il y a un rapport de Jean Pisany ferry que vous connaissez économiste également et c'est le Mama foot qui a été remis cette semaine à Isabelle borne et qui estime qu'il faudra faire des investissements massifs massifs pour lutter contre le réchauffement climatique 66 milliards d'euros supplémentaires par an d'ici à 2030 par an moitié privé moitié état donc quitte alourdir la dette est-ce qu'on a le choix quelque part je sais que vous êtes un défenseur vous de lutter contre les déficits la dette mais tout de même là il faut investir vous êtes d'accord avec ça effectivement il faut dire la totalité du message de mon ami Jean pisanie ferry il dit qu'il va falloir investir massivement pour gérer cette transition climatique mais d'abord investir dans le vide presque donc les premières années exactement il dit deux choses très importantes qu'on n'a pas suffisamment signalé dans le débat c'est que ces investissements à la différence des investissements classique ne crée pas plus de richesses plus de productivité et plus de croissance ce sont des investissements qui vont simplement se substituer à des investissements bruns passés qui vont être déclassés c'est-à-dire que des appareils de production qui pouvaient continuer à tourner et à produire vont être fermés ils vont être remplacés par des investissements verts dans de nouveaux processus productifs donc sans enrichissement global et sans aggravation de la dette du coup ou pas attendez et il dit en même temps et ça n'a pas assez dit que donc l'arbitrage consommation investissement va devoir se faire en faveur de l'investissement et d'une baisse relative de la consommation et d'un appauvrissement relatif des ménages alors après comment on finance les plus aisés 5%. alors dit deux choses il dit il faut accroître la dette parce qu'il dit c'est de la bonne dette sous-entendu nous avons beaucoup pratiqué la mauvaise date jusqu'à présent donc une chaussée de la bonne dette je suis d'accord avec lui c'est de la bonne dette et il ajoute et malheureusement il ajoute parce que c'est tout ce que les gens ont retenu c'est qu'il faut taxer les riches et alors vous en parler bien que c'est pas ça l'enjeu majeur de cette situation c'est pas les alors il propose un ISF qui va être beaucoup plus lourd que en une seule fois de 5 % ils font un effort ponctuel pour les 10% les plus aisés ça rapporte 150 milliards vous savez ce que c'est que prélever 150 milliards sur le patrimoine des ménages je sais pas si vous avez une résidence principale si vous avez une résidence principale par exemple je prends cet exemple non il dit qu'il faut s'assujetti il faut savoir sur les portefeuilles financiers et si votre portefeuille financier c'est l'assurance vie et que vous comptez financer votre traite par l'assurance vie je vous garantis qu'un prélèvement de cette ampleur vous le sentirez donc ça veut dire qu'ils peuvent partir c'est à dire que ces ménages les plus aisés il y a une crainte de d'existence fiscale qui pourrait nuire à notre économie non il y a d'abord un impact sur les patrimoine constitués il dit que ça doit être les patrimoine financiers si c'est les patrimoine financiers il faut dire les choses clairement c'est l'assurance vie des Français qui va premièrement deuxièmement le débat que nous avons eu tout à l'heure c'est que le rendement de l'assurance vie est proche de zéro donc quand vous avez un rendement proche de zéro que vous prélevez 5 %, ça s'appelle un prélèvement très significatif mais sur les plus fortunes sur ce que la défense du gouvernement c'est souvent dire oui mais c'est ça alors c'est là où je ne suis plus d'accord avec Jean Pisani Ferri c'est parce que bien entendu tout le monde dit ah mais ça ça va pas me concerner ça va concerner les plus riches c'est à dire une petite poignée les 43 mais en fait le patrimoine d'Arnaud avec les bénéfices d'Arnaud avec les taxes merci beaucoup on a plus de temps je suis désolé et économiste invité du vie 30 bonne journée à vous [Musique]