Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 9 septembre 2025 34 min

10 SEPTEMBRE, DÉMISSION DE BAYROU : "LE MACRONISME, C'EST FINI" LES VÉRITÉS D’ARNAULT, DÉPUTÉ LFI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. C'est une chute historique mais prévisible. Pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, un gouvernement est renversé par un vote de confiance.

Ce lundi 8 septembre, François Baou a engagé la responsabilité de son gouvernement sur une déclaration de politique générale. La confiance lui a été refusée par l'Assemblée nationale. Voici le résultat du scrutin.

Nombre de votant 573. Nombre de suffrages exprimés 558. Majorité absolue des suffrages exprimés 280.

Pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale. Conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement.

La séance est levée. Seul 194 députés ont accordé leur confiance au Premier ministre quand 364 ont voté contre. C'est une véritable gifle pour le Premier ministre qui a remis aujourd'hui cette démission à Emmanuel Macron.

Alors que la chute programmée du gouvernement par Baou et Macron avait vocation à couper l'herbe sous le pied du mouvement populaire leou. Prévu ce 10 septembre, elle lui offre une victoire avant son commencement qui reprendra le navire maudit qui mène les premiers ministres de Macron naufrage. Des noms circulent.

Le chef de l'État nommera son successeur dans les prochains jours a fait savoir l'Élysée dans un communiqué. Doit-on s'attendre à la dissolution de l'Assemblée nationale et à de nouvelles élections ? C'est ce que réclame Marine Le Pen, la chef de fil du Rassemblement national.

Emmanuel Macron pourrait-il recourir à l'article 16 de la Constitution qui confère au président tous les pouvoirs en cas de blocage des institutions ou bien sera-t-il destitué par la nouvelle motion de la France insoumise qui a été déposée ce 9 septembre à l'Assemblée nationale et comment articuler la bataille dans les institutions et celles qui s'annoncent tenace sur le terrain ? On en parle avec Raphaël Arnaud, député et la fille de la première circonscription de Voclus et porte-parole de la jeune garde antifasciste. [Musique] Bonjour Raphaël Arnaud.

Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors, avant de parler de la chute du gouvernement Bairou et de l'après avec le député, on aimerait demander au porte-parole de la jeune garde antifasciste où en est le recours contre la dissolution du groupe annoncé par le gouvernement le 12 juin dernier.

Oui, du coup, on a déjà merci pour l'invitation. Donc avec la jeune garde, on a porté recours devant le conseil d'État. C'était pas une surprise, on l'avait annoncé.

Ça a été du travail assez minutieux et assez important parce qu'en réalité le gouvernement vient nous interroger sur tout un tas de choses, notamment la modération des commentaires, ce qui est assez long à décortiquer et à chaque fois il faut prouver en fait ce que ce qu'avance le le ministre le ministère de l'intérieur et et caduc. Du coup, c'est du travail un peu long. C'est ce qu'on a fait notamment durant l'été.

On a enfin déposé ce recours devant le Conseil d'État et normalement on devrait avoir l'audience euh fin octobre début novembre. A priori ça devrait être dans ces dateslà. Euh du coup on avance sereinement.

Voilà. D'accord. Donc la décision devrait être tombée dans la à la fin de l'année très probablement.

Oui. Potentiellement avec un Bruno Rota qui ne serait plus ministre de l'intérieur. Voilà avec la petite petite particularité du moment politique qu'on est en train de vivre.

On se tiendra informé. Ça sera peut-être l'occasion de de vous recevoir de nouveau médias. Alors, on revient à la chute de François Baot, hein.

Le premier ministre emporte avec lui son projet de budget austéritaire bien sûr, mais également celle des membres du gouvernement qui sont les artisans de l'extrême droitisation de la politique. Le ministre de l'intérieur Retillo, le garde des saut Gérald Arrmanin. Un soulagement pour des millions de français, assure Mathilde Panot, la présidente du groupe La France insoumise dans sa réponse cinglante au discours de François Baïou.

C'était quelques minutes avant le vote de confiance des députés. Oui, aujourd'hui est un jour de soulagement pour des millions de français. Soulagement que vous partiez, monsieur le Premier ministre, après vos mensonges face au scandale Betaram qui a mis des générations d'enfants en danger.

Soulagement de ne plus avoir comme ministre de l'intérieur un homme qui parle comme pétin de français de papier et qui hurle la balle voile. Soulagement que vous emportiez dans votre chute votre projet de budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple de France. Raphaël Arnaud, quelles sont les raisons pour lesquelles il était évitable pour vous, député et militant de faire tomber François Baou ?

En fait, bon, c'était pas une surprise qu'on voulait faire tomber ce gouvernement puisque dès la chute du gouvernement Barnier, on a dit qu'il fallait certainement pas recommencer avec un barnier numéro bis, c'est-à-dire un baou qu'on a eu ensuite toujours dans la continuité de la politique macroniste avec une sauce extrême droite. On l'a bien vu avec Bruno Rotaillot qui est allé encore deux fois plus fort avec ce deuxième mandat, j'ai envie de dire en tant que ministre de l'intérieur. Donc nous dès le départ, on avait vocation à tout de suite faire tomber ce gouvernement.

Malheureusement, on n'a pas été suivi, notamment par d'autres forces de gauche qui est assez inquiétant. D'ailleurs, ça a posé aussi la question de la dissolution de la jeune garde c'est que c'était une menace qui avait été proférée à plusieurs reprises par le ministre de l'intérieur et le fait d'avoir maintenu ce gouvernement. Alors, il y a 1000 autres raisons pour lequelles les faire tomber, mais en l'occurrence, il y avait aussi celle-ci, notamment de laisser un ministre de l'intérieur reprendre les thématiques de l'extrême droite en en prononçant la dissolution d'un groupe antifasciste.

Du coup, rien que pour ça, on aurait dû se mobiliser et faire tomber ce gouvernement bien avant. Enfin bon, tout le monde nous disait que c'était impossible et manifestement ça allait puisque François Bairou est tombé ce 8 septembre. Euh il est évident que la mobilisation populaire annoncée euh durant l'été euh pour à la date du 10 septembre en réponse aux annonces euh du gouvernement Bairou pour le budget, notamment avec ces fameux de jours fériers, même si il y avait 1000 autres raisons encore une fois de le faire tomber.

Euh je pense que ouais, ça a créé une colère dans le pays qui faisait qu'il y avait pas d'autres solutions que de que de que de dégager ni plus ni moins ce gouvernement. Donc oui, on avait toutes les bonnes raisons du monde que de le faire partir et ensuite on a encore d'autres personnes à faire partir et je pense qu'on va y venir dans l'entretien. Exactement.

Alors qui pourrait succéder à François Bairou hein ? C'est la question que tout le monde se pose. La liste des prétendants à la succession euh à sa succession est longue.

Sébastien Lecornu, le ministre des armées, apparaît comme l'un des favoris. On entend également les noms d'Éric Lombard, l'actuel ministre de l'économie ou encore celui de Gérald Armanin le garde des saut. Catherine Vautrin excellent et actuel ministre de la santé.

De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste a estimé ce lundi que le moment est venu pour nommer un premier ministre de gauche. Il est d'ailleurs candidat au poste. Mais Jean-Luc Mélenchon a fait savoir hier au 20h qu'il ne soutiendra pas Olivier Fort comme premier ministre.

Une personnalité de gauche à Matignon, c'est toujours mieux qu'une figure de droite ? Non, quand on pose les choses de cette façon, oui, il y a pas photo. Euh évidemment, après, c'est dans quel contexte ? parce que c'est pas une histoire de nom finalement, c'est plus une histoire de qu'est-ce qui est porté, dans quel contexte on évolue et si c'est pour à nouveau maintenir le pouvoir macroniste en place et maintenir sa continuité politique, alors peut-être avec quelques petits arrangements, je vous avoue que j'ai peu d'espoir en la capacité du Parti socialiste à à fléchir la politique des Macronistes puisqu'ils ont tenté à plusieurs reprises. dire que c'est pas comme si c'était une nouvelle idée tout à coup du Parti socialiste que de proposer ce type de de choses.

En réalité, ils l'ont fait tout du long. D'ailleurs, au moment où je parlais, on avait la capacité de censurer ce gouvernement. J'ai d'ailleurs entendu Jérôme Gage il y a pas si longtemps que ça sur BFM qui disait "J'ai fait une erreur, c'est d'avoir fait confiance à à Bairou.

Euh je veux dire aller expliquer ça à justement à ces millions de Français qui ont été rassurés par le fait que ce gouvernement tombe que enfin qui avait confiance en Baou quoi. Enfin je veux dire c'est hallucinant pour un responsable politique. Moi des fois c'est ce qui me encore une fois ça fait pas longtemps que je suis dans ces dans cet hémicycle.

Ça fait pas longtemps que je découvre un peu les couloirs de de de voilà de de ce qui se trame dans au premier plan de la République disons. Et la chose qui me surprend plus, c'est à chaque fois des responsables politiques qui ont autant de bagag qui ont autant de entre guillemets de savoir sur stratégie que sais-je et cetera et qu'en fait qui juste n'y comprennent rien politiquement parce que des fois aussi il y a l'expérience de terrain et puis des fois il y a aussi un manque d'osure politique. Je dire ne pas comprendre dans la situation politique l'enjeu qu'il y a à se dépêcher pour proposer des sérieuses alternatives et non pas une continuité pour les libéraux qui sont en chute libre.

En réalité le macronisme c'est fini. Je veux dire tout le monde l'a en tête. Comment est-ce que ça va se finir ?

Est-ce que ça va être dans 2 mois avec la chute du président de la République ? Est-ce que ça sera jusqu'en 2027 ? Est-ce que on ne sait pas exactement comment ça va se finir, mais on sait que ça va se finir.

Tout le monde en a conscience, y compris les Macronistes de premier plan, les Gabriel Atal Pvé, tout le monde a conscience que ça va être la fin du macronisme. Et nous, bah je pense qu'on quand même en tant que a priori première force d'opposition et première force d'alternative parce que si on si on considère que le RN est une alternative, c'est quand même se mettre le doigt dans l'œil et ben on doit être on doit pousser justement les macronistes vers la sortie et dès qu'on en a l'occasion, on le fait. Euh et encore une fois, je parlais de dossatures politiques.

Lorsqu'on lit un peu les ouvrages historiques qui a pu avoir qui peut avoir lieu sur ce qui s'est passé au siècle précédent sur l'arrivée des fascistes au pouvoir. En tant que militant antifasciste, vous vous doutez, c'est ce qui m'anime le plus dans le combat qu'on est en train de mener, bah c'est justement ne pas faire cette erreur que de courir après les libéraux. C'est exactement ce qui s'est passé au siècle précédent, c'est qu'on a des socio-démocrates qui courent systématiquement après les libéraux en essayant de leur tendre la main.

Ces libéraux n'en ont que faire. à chaque fois, ils se prennent des portes et il continuent, il continue, il continue en faisant croire que peut-être le danger serait pas seulement que l'extrême droite, ce serait peut-être aussi la gauche radicale qui elle veut réellement imposer un projet de rupture aux libéraux. C'est terrible de revoir l'histoire se dérouler sous nos yeux, mais c'est pour ça que qu'il faut être ferme et et fort dans nos convictions.

Donc pas d'Olivier Fort de Oui, mais c'est pas parce que j'ai un problème avec Olivier Fort. Enfin, faut pas que ça se termine comme ça. C'est pas une histoire de nom encore une fois.

Euh peut-être que dans un autre contexte euh j'en sais rien, je je fais pas de de dans un tout autre contexte, ça se réfléchirait comment, pourquoi avec un programme du NFP qui est tenu par exemple euh avec ce qu'on avait proposé pour 2024 avec tous les partis qui seraient représentés dans un gouvernement là dans la situation. Sauf que c'est pas ça qui nous est proposé. La première annonce notamment du Parti socialiste, c'est de dire surtout pas avec les insoumis, on est prêt à faire des concessions avec les Macronistes.

Non. Alors là, comme ça, c'est sûr que non, Olivier Fort Olivier Fort, ça c'est sûr qu'on pas. Alors, hier soir sur LCI, votre camarade Glé Getté, député et responsable du programme France insoumise et vice-président de l'Assemblée nationale, assuré que les insoumis censuront tout gouvernement qui ne respectera pas le programme sur lequel vous avez été élu.

On l'écoute. Nous censurerons tout gouvernement qui ne respectera pas le programme sur lequel nous avons été élus. Nous ne voulons pas de petits bouts d'un peu moins d'austérité et je crois que c'est c'est d'ailleurs pas ce que les Français non plus veulent.

C'est pour ça d'ailleurs, je vais au bout de mon raisonnement. C'est pour ça d'ailleurs qu'à mon avis, le problème ne se situe pas à l'Assemblée nationale. La tripartition du champ politique français, elle existe à mon avis et et vous savez, nous le disons avec les insoumis, le problème, il est à l'Élysée, c'est monsieur Macron.

Alors, Raphaël Arnaud, j'insiste un petit peu. Doit-on comprendre que cette menace de censure pèse également sur un gouvernement socialiste ? Oui, encore une fois, je pense qu'il faut enfin, c'est terrible mais il faut de la clarté dans le moment, quoi.

Euh cette espèce de truc où en en fait, on a été élu à la fois effectivement sur le programme du NFP et avec cette idée euh sincère de il faut en finir à la fois avec le macronisme et à la fois être très ferme face à l'extrême droite et là il y a un jeu qui qui sent pas bon quoi. C'estàd d'essayer de faire des compromissions comme ça sur le programme. J'ai entendu des choses hallucinantes.

Ça peut paraître symbolique au milieu d'une flopée de choses d'ailleurs qui ont volé he par rapport au programme qu'on a proposé sur lequel effectivement s'est fait élire, c'est notamment le rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune. On sait que c'est quelque chose qui a été beaucoup mis en avant lors des gilets jaunes. C'est quelque chose de très symbolique mais qui parle à des millions de personnes à juste titre parce que encore une fois on en revient sur toute l'indessence que de la situation où les pauvres payent beaucoup plus que les plus riches et cetera et cetera.

Euh et ben ça typiquement revenir sur ce genre de mesure pour dire on serait prêt à gouverner dans ce cadre-là, c'est-à-dire en revenant sur j'ai envie de dire les bases de ce qui nous anime en terme de justice sociale, d'égalité et cetera, c'est juste pas possible quoi. Ça serait une forme de trahison envers les électeurs qui vous ont Ouais. En tout cas, il y a un truc qui va pas. il y a un truc qui va pas quoi.

Et puis euh euh moi ça me touche particulièrement parce que je viens d'une histoire politique. On est tout un tas de de jeunes, bon je suis plus très jeune, j'ai 30 ans aujourd'hui, mais en tout cas de jeunes politiques à à avoir délaissé le terrain électoral, avoir délaissé la politique partisane électoraliste et cetera parce que justement on avait subi tout un tas de trahisons, on y croyait plus. On disait que le changement par ce bilan là n'était plus possible.

Et là, tout à coup, on a une nouvelle force qui est venue montrer que ah il y avait peut-être quelque chose à jouer à nouveau des d'autres personnalités, d'autres façons de faire de la politique avec une certaine fermeté mais au sens noble du terme pour défendre nos convictions et cetera. Oer le mot radicalité. Ouais, le mot radicalité aussi bien évidemment au bon sens du terme, c'est-à-dire prendre les choses à la racine du problème.

C'est ça la question de la radicalité qu'on assume pleinement. Et c'est vrai que là ça enfin ça fait peur en fait. Ça fait peur et à la fois enfin à la fois ça fait peur et à la fois je me dis en vrai on s'en fiche parce qu'on sait que ça n'arrivera pas.

On sait que les libéraux n'en ont de toute façon rien à carré aujourd'hui de tout ce que peut à peu près représenter quelque chose de gauche. Ils sont dans une radicalisation telle on voit bien ils sont capables de de nommer des ministres comme Bruno Rotaillot de pactiser avec le RN et cetera. Donc en vrai, qu'on arrête cette mascarade et qu'on y aille plein faire euh et qu'on surtout on se détache pas de la colère qui est en train de naître dans ce pays, enfin qui est réelle d'ailleurs qui ne naî pas, qui est réel depuis des années et euh et qu'on soit avec les gens plutôt que dans des combines là-haut à l'Assemblée.

Moi perso, j'en ai j'en ai rien à faire. Voilà. Alors, le premier secrétaire du Parti socialiste ne semble pas prendre très au sérieux les menaces qui émanent de la France insoumise hein, quant à la censure d'un gouvernement de gauche, et met au défi Jean-Luc Mélenchon de le faire dans un contexte dans le contexte difficile que nous connaissons, on l'écoute.

Mais je mets au défi Jean-Luc Mélenchon de voter contre la taxe contre le taxe Zucman. Je le mets au défi de voter contre la suspension de la réforme des retraites. Je le mets au défi de voter contre une augmentation du pouvoir d'achat pour les salariés qui ont en dessous de 1020 €.

Vous le mettez au défi de Vous le mettez au défi de vous censurer. Mais bien sûr. Vous n'y croyez pas.

Vous pensez que une fois sur place, il ne pourrait pas appeler ses troupes à Comment voulez-vous aujourd'hui que les électeurs insoumis comprennent que Jean-Luc Mélenchon appellerait à censurer un gouvernement de gauche dans un moment où les femmes et les hommes de gauche espèrent précisément que les choses puissent changer ? Bien sûr que nous ne ferons pas exactement tout ce que nous avions prévu de faire. C'est une évidence.

Il y aura une échance pour ça c'est les présidentielles en 2027 mais dans l'attente il faudra bien que quelque chose se passe que les Français ne soient pas en train de se dire mais c'est la grande déprime on peut rien faire on peut pas avancer Raphaël Arnaud êtes-vous vraiment prêt à renoncer à ces quelques avancées qu'on vient d'entendre he qui valent mieux que rien selon Marine Tondolier la secrétaire nationale dev surtout en fait la la problématique dans laquelle on est c'est de se faire miroiter le fait que ce serait possible d'avoir un gouvernement de gauche actuellement enfin je veux dire moi moi je veux bien y croire tout ce qu'on veut et cetera, ce n'est pas possible. Ou alors un gouvernement de gauche qui mènerait la continuité, du coup ce ne serait plus un gouvernement de gauche qui mène peu importe le nom encore une fois qui mènerait la continuité de la politique macroniste. Enfin, je veux dire, on sort quand même d'élections législatives, on arrive certes pas à une majorité absolue mais quand même majoritaire.

La France insoumise, d'ailleurs à ce moment-là, tout le monde s'en souvient, fait des concessions énormes. Ça sera pas Mélenchon. Mélenchon dit "OK, je n'irai pas, j'accède pour l'unité, pour le au nom du programme qu'on a porté et cetera." Ensuite, c'était ça ne sera pas un nom insoumis. les toute la France insoumise y compris Jean-Luc Mélenchon dit "OK, on accepte, ce ne sera pas un nom insoumis qui dirigera ce gouvernement." Donc je veux dire tous les efforts ont été faits, toutes les concessions ont déjà été faites dans un sens.

Et ben même là, Macron a décidé de nier ce résultat des ures, a décidé de nier ce potentiel gouvernement de gauche. Donc y croire là maintenant, ce serait complètement dingue. Et derrière, moi je reprends un peu les termes de Olivier Fort qui dit "Je mets au défi".

Mais en fait, il y a pas de défi. C'està dire que tout le monde sait ce que fait la France insoumise. C'est peut-être ça le plus grand or des autres forces de gauche, c'est que à l'inverse pour d'autres pour d'autres forces de gauche, les gens ne comprennent rien ce qu'ils sont en train de faire.

Nous, tout le monde comprend ce qu'on est en train de faire. Si les gens n'appliquent pas la politique du NFP ou en tout cas dans les grandes lignes de la politique du NFP, alors oui, logiquement la France insoumise sera contre ce gouvernement si elle va dans la continuité du gouvernement chronise. Donc en cela, il y a ni menace, ni défi, ni que sais-je, c'est juste on va appliquer ce que les gens attendent que euh attendent de notre action.

Comme annoncé depuis plusieurs semaines hein, la France insoumise a déposé aujourd'hui une motion de destitution contre le président de la République, hein. C'est le seul moyen selon votre mouvement de débloquer la situation du pays. Alors, ce n'est pas la première fois où vous dégainez l'article 68, hein, de la Constitution.

Est-ce que vous y croyez vraiment, Raphaël Arnaud ? Parce que vous auriez besoin des voix du RN qui lui réclament la dissolution de l'Assemblée nationale et de nouvelles élections pour gagner des sièges ? Alors non, c'est pas le seul moyen et j'insiste là-dessus notamment par mon histoire militante mais aussi parce que la France Arsouise porte aussi ce projet-là, c'est que c'est pas le seul moyen euh parce que tout simplement c'est pas seulement une élection ou un président ou que sais-je qui va changer les choses, c'est aussi par la mobilisation des gens, y compris le 10 septembre.

Je pense que ça c'est un sujet qu'on va aborder. Mais oui, effectivement, je pense que nous en tant en tant que parlementaire, vu qu'on a un pied dans ces institutions, vu qu'on y participe, à quel point Macron est de fait le principal bloquant en réalité de tout ce qui se passe en niant le résultat des urnes, en tentant je ne sais quelle combine et cetera, en reculant sur rien, en brutalisant encore une fois une nouvelle fois ces mêmes institutions qui sont censées un peu les aider normalement. Euh bah là, on est dans une situation où ça y est, on est bloqué, on a fait le tour un petit peu là de potentialité, de gouvernement de gauche et cetera et cetera.

On sent bien que c'est ça tient pas quoi. Ça tient pas le négociateur à l'assemblée pour les macronistes. Euh Marine Le Pen qui nous parle du niveau nouvelle dissolution.

Mais pourquoi ? Pour au final se retrouver dans la même situation, c'est-à-dire d'un président de la République qui nit le résultat des urnes à nouveau ou alors que si l'extrême droite l'emporte là, on acceptera le résultat des urnes. Enfin, c'est pas tenable quoi comme situation.

Et donc effectivement, dégager Emmanuel Macron, c'est une étape parce que derrière il faudra emporter une présidentielle, il faudrait qu'il y ait des mouvements populaires massif et cetera. Tout un tas de de choses à à faire ensuite. Mais en tout cas, c'est une étape sérieuse pour espérer le déblocage du pays.

Et ce chaos orchestré là par euh par Emmanuel Macron et les Macronistes. Et le mouvement populaire, la bloquons tout prévu ce ce septembre. Il y a également cette grande mobilisation prévue le 18.

Pourrait vous aider destituer Macron ? Et si oui, comment ? Bah c'est pas nous aider nous en tout cas la France insoumise mais j'ai envie de dire aider voilà l'aspiration du pays à sortir du du du blocage en tout cas du pays.

Ça c'est certain. Le mouvement du 10 septembre en réalité plus que nous d'ailleurs députés à l'Assemblée nationale on a voté c'était très symbolique et il fallait le faire. Et si on a une autre part du travail parce qu'on maintient la pression depuis maintenant des mois on demande la censure de ce gouvernement depuis des mois.

Donc évidemment qu'on a eu notre rôle à jouer mais la l'annonce de la date du 10 septembre et d'ailleurs Bairou le dit hein dans une de ses interviews, il dit qu'en gros il avait pas envie de se coltiner ce moment social. Donc c'est bien que ça a pesé, c'est bien qu' encore une fois les mobilisations populaires, les mobilisations sociales en tout genre ont du poids sur ce qui est en train de se passer. Et moi je suis partisan de dire c'est ce que j'ai toujours défendu politiquement.

Ça fait partie de mon histoire militante et ce que je défendrai toujours politiquement. C'est l'idée que la politique et la démocratie ne deviennent saine que lorsqu'il y a des mobilisations et que les gens s'approprient euh l'objet politique et pas seulement attendre que ça soit seulement dans les institutions qui lui seraient dédiées euh de façon euh plus ou moins légitime et de façon plus ou moins brutale. Non, certainement pas. c'est quand les gens s'approprient l'objet politique prennent part au projet social citoyen dans lequel il se trouve et le 10 septembre s'inscrit d'une certaine manière là-dedans.

Donc oui, évidemment qu'on va participer à ce 10 septembre et évidemment que ça aura du poids sur la suite et plus les gens participeront plus Macron sera dehors évidemment. Ouais. Alors avant de poursuivre sur ce mouvement citoyen de grande ampleur qui a promis de de tout bloquer demain mercredi 10 septembre, j'ai encore une dernière question sur la dissolution qui est quand même un des scénarios les plus plausibles.

Enfin, Macron nous a déjà fait le coup l'année dernière donc on s'y attend. Alors en cas de dissolution, l'espoir d'une nouvelle coalition au sein de la gauche semble compromis. Olivier Fort a fait savoir qu'il n'y aurait plus jamais d'accord programmatique avec la France assoumise, ce qui risque de renforcer le rassemblement national.

Il me semble que c'est ce qui avait été dit à la fin de la NUPES. Peut-être que je me trompe. Donc voilà, on voit bien les suites dans une situation donné et et quelle responsabilité on dans laquelle on se trouve.

Moi, je suis pas là pour faire des prs de ce qui va jouer parce que on n est pas et que on a plein de choses à construire, y compris le 10 septembre par exemple, plutôt que se poser la question d'une d'une telle ou telle dissolution, même si on se tient prêt. Donc nous, on sera responsable évidemment pour empêcher les symboles d'arriver au pouvoir. Euh moi, en tant que militant antifasciste encore une fois, c'est quelque chose sur lequel je vais beaucoup insister.

Par contre, encore une fois, pour porter un véritable projet de rupture. Voilà. Et après, on verra à ce moment-là quelles alliances ont fait ou non avec tel ou tel telle ou telle parti, peu importe.

Le plus important c'est l'union qu'on est en train de créer de partout et j'en fais partie en réalité. Moi, je suis pas un militant de la France Arsouise à la base. J'étais encore moins un élu de la France Arsouise à la base.

Je suis un militant de terrain qui ont aventure. Je croise des gens à l'Assemblée, j'ai des collègues qui viennent de du milieu associatif dans les quartiers populaires qui viennent qui qui sont ouvriers agricoles, ouvrière agricole, peu importe. C'est la force de ce mouvement.

C'est justement on est déjà une union en tant que mouvement. J'ai envie de dire. Vous l'avez rappelé effectivement Raphaël Arnaud, on a beaucoup spéculé sur des scénarios possibles, mais il y a au moins une certitude he ce mouvement citoyen qui a promis donc de bloquer la France demain mercredi 10 septembre en partie des réseaux sociaux.

Le mouvement bloquont tout est soutenu par votre parti la France insoumise et les syndicats qui annoncent également une vaste journée de mobilisation bien distincte he de la journée de demain. Celle-là est prévue le 18 septembre prochain. On écoute Sophie Binet secrétaire général de la CGT.

Non mais la CGT a décidé il y a 2 jours de faire du 10 septembre une étape pour dénoncer le l'austérité. Mais en fait ce qui est très important c'est de se dire que nous sommes dans une complémentarité. Il y a des initiatives de nature différentes.

Le 10 septembre, c'est une initiative citoyenne et donc évidemment que la CGT a décidé d'y prendre sa part en construant la grève dans les entreprises. Mais pour l'intersyndical aujourd'hui, le sujet c'était de construire une grande journée de grève et de manifestation. Pour ça, nous avons décidé du 18 septembre.

C'est un jeudi, c'est beaucoup plus favorable pour la mobilisation. Ça permettra de donner des perspectives et des suites. Raphaël Arnaud, vous le dit, vous le dites, vous insistez, vous êtes d'abord militant, alors vous serez où demain ?

Et ben, a priori dans la rue. Je sais pas encore exactement où parce que c'est un fouttoir un peu généralisé mais quelque part tant mieux. Ça veut dire que ça foisonne, ça veut dire que il y en a de partout et c'est justement la force de ces mouvements et c'est d'ailleurs les premiers mots de responsable de la France insoumise, c'est dire, et j'étais parfaitement en accord avec ça, c'était de dire il ne faut surtout pas que le mouvement soit récupéré, qui garde son autonomie un maximum, que les décisions se prennent en assemblée générale citoyenne.

Après que des insoumis se trouvent dans ces assemblées comme pendant les gilets jaunes, tant mieux, tant pis, peu importe, mais en tout cas que le mouvement reste autonome de telle ou telle organisation politique pour justement y vivre le mieux possible. Il y a peut-être des actions avec lesquelles je serai pas d'accord, d'autres que je trouverai stratégiques, d'autres plutôt que oui, plutôt que non, peu importe. Croiser des militants d'extrême droite au sein de ce mouvement.

Comment vous le comment vous le viviez ? Bon, ça je sais pas dans quelle mesure, mais j'imagine que que que ils se tienneront loin aussi pour pour d'autres raisons. Euh mais euh mais bon, c'est une possibilité, c'est vrai, c'est un risque a priori moins fort aujourd'hui parce qu'on voit bien voilà l'extrême droite, on sait l'intérêt qu'ils ont à à squatter ces mouvements, c'est où pour attaquer frontalement les mouvements sociaux comme ça s'est vu d'ailleurs dans les gilets jaunes, ils ont attaqué à plusieurs reprises des cortèges et cetera très violemment, très durement.

Il y avait des images évidemment qui ont été beaucoup partagées que nous à l'époque, on a combattu très concrètement sur le terrain en les dégageant euh à force d'attaque successive de leur part. Euh et d'autre part, il y a une volonté de détourner les mots d'ordre. Voilà, on s bien que les gilets jaunes dès le départ, il y a une volonté de dire en gros, c'est de la faute de l'immigration, c'est de la faute des noirs, des arabes avec tout le contexte islamophobe et cetera.

Et puis là, on voit bien que les premières en tout cas revendications portées par le mouvement a priori ne plaisent pas trop à l'extrême droite. C'est-à-dire c'est de vouloir plus d'égalité, de justice sociale, plus de démocratie. C'estàd un inverse total de ce que porte euh le projet d'extrême droite qui est toujours plus d'enrichir les plus riches et de remettre le racisme au cœur de la question politique.

Donc a priori normalement on devrait moins avoir cette problématique là mais plutôt sur le sur le sur les modes d'action différents. Ouais c'était la question qui est la question suivante justement j'allais vous demander votre avis sur les moyens de d'action de contestation qui pourraient être véritablement efficaces. Ben, c'est parfait qu'on aborde cette question parce que euh le premier réflexe en tant que militant encore une fois de longue date, même si je suis encore jeune, mais bon, on s'entend avec pas mal d'expérience de mouvements sociaux et cetera, le le slogan bloc tout, je suis pas en désaccord avec, je suis pas du tout en train de dire ça, c'est juste qu'il a un peu effacé d'autres revendications de ce mouvement à la base qui était notamment d'appel au boycott de la grande consommation. hein, je parle dans les euh grandes surfaces euh boycott de retir et cetera et cetera.

En fait, faut pas trop nier ça. Faut pas trop nier ça parce que très rapidement, on se rend compte que lorsqu'on a des slogans bloquons tout et cetera qui sont très bénéfiques, je pense, pour la suite du mouvement, pour ce qui va se passer et cetera, il faut il faut passer par là, mais surtout prendre en compte que bah ça risque de réunir généralement les mêmes personnes un peu habituées, même si on voit bien que ce mouvement est plus large qu'habituellement, mais on va vite se retrouver dans des dans des vases un peu clos au bout d'un moment si on reste seulement sur ce type de revendication. En réalité, moi il y a tout un tas de personnes que j'ai rencontré sur des marchés lorsqu'on discutait 10 septembre qui étaient hyper fier qui n'ont probablement jamais participé à des mobilisations sociale qui était hyper fier de me dire mercredi 10 septembre c'est promis je n'irai pas consommer.

Ben en fait c'est déjà un premier pas dans l'action. C'est déjà un premier pas dans l'action et surtout bien se dire qu'on aura besoin du soutien populaire. les personnes qui vont être sur les pH gratuits, peut-être il y aura pas 20000 personnes pour faire des actions pH gratuit euh à un point donné he 20000 personnes en France, je pense bien plus.

Mais en tout cas, à un point donné, il y aura peut-être pas 20000 personnes sur un pège gratuit. Imagons qu'il y a 100 personnes sur un pège gratuit, mais déjà que des gens soient déjà dans une forme d'action politique, c'est-à-dire en allant pas consommer, ben forcément les soutiens seront d'autant plus grands lorsqu'il aura de la répression par exemple qui ont été plus ou moins annoncés. Peut-être sera un sujet abordé par par Bruno Rota.

Donc c'est certain que ces mots d'ordre là ont un sens. En plus de ça, pour moi, anticapitaliste dans un sens, c'est-à-dire de dire stop à cette consommation à outrance et cetera et cetera, on peut y mettre plein de choses. Euh on pourrait trouver ça trop passéiste et cetera, mais non, ça a énormément de sens.

Donc je pense que bloquons tout. Oui, il faut maintenir à fond ce mot d'ordre. Je suis pour ce mot d'ordre mais en tout cas pas nier toute la partie peut-être qui peut paraître plus passive mais qui aura énormément de sens pour la suite du mouvement.

C'est-à-dire la participation à toutes les à toutes les échelles, y compris par les gens qui pour l'instant ne sont pas prêtes à aller dans la rue et on comprend aussi des fois face aux menaces de répression. Effectivement, 80000 gendarmes mobilisés, aucune violence ne sera tolérée, prévient Bruno Rétaillot, le ministre de l'intérieur. Enfin, pour combien de temps d'ailleurs ?

Je vais reprendre là parce que là, il a posé la démission. Et ben en fait, il sera a priori en démissionnaire mais capacité d'action alors limité mais en capacité d'action jusqu'à un nouvel gouvernement. Très bien, je vais reprendre.

Ouais. 80000 gendarmes mobilisés, aucune violence ne sera tolérée, prévient Run Bruno Rétaillot, ministre de l'intérieur. La répression policière s'annonce sévère et risque de dissuader de nombreuses personnes à rejoindre ce de à rejoindre ce mouvement.

Oui. Ouais, c'est sûr que c'est c'est moi je dis aux gens que à l'inverse, plus on sera nombreux, moins la répression violente sera effective et possible. Euh on sait bien lorsqu'on est 10 face à des CRS violents par exemple, bah c'est pas la même chose que si on est 1000 forcément.

Euh là on annonce effectivement des chiffres complètement euh lunaires. C'est il me semble 80000 euh on en parlait ce matin euh avec ma collègue mais c'est c'est euh c'était au plus haut des gilets jaunes que 80000 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Donc on voit bien que dès le départ il y a une volonté de et on se souvient des images justement au gilets jaunes he qui a été extrêmement violente et puis qu'attendre d'un Bruno Rotaillo enfin je veux dire c'était une évidence quand on voit la brute épaisse que c'est voilà même à travers des images très symboliques.

Moi je me souviens de cette photo où il est avec un chien là à moitié en rage hyper fier. En plus, c'est d'autant plus insupportable que c'est des bourgeois qui sont jamais sortis de leur salon, qui n'ont jamais été dans la rue, qui sont prêts à commanditer des des horreur quoi, d'une violence, des mutilations euh enfin et c'est vrai que s'est passé quelque chose d'emprait jamais s'habituer à cette violence. Moi je me souviens de de ma mère qui, bon, on s'en fiche que ça soit ma maman ça aurait pu être quelqu'un d'autre mais qui était en pleur à une manifestation parce qu'elle avait extrêmement peur pour nous.

Je me souviens à l'époque, c'était pendant l'heure à travail. Elle a dit "Je n'ai jamais connu des manifestations comme ça." Pourtant, elle en a connu, hein, euh, toute sa jeunesse.

Elle a jamais connu ça. Elle a jamais connu une telle violence. Et de se dire qu'elle avait devant elle des jeunes qui potentiellement n'allaient pas revenir en en bon état, bah ouais, c'est pas drôle en fait et c'est pas quelque chose sur laquelle on devrait s'habituer.

Et donc encore une fois, la meilleure réponse possible face à ça, c'est la plus forte mobilisation possible d'un point de vue numérique dans la rue et derrière des relais possibles et du soutien. surtout on en aura énormément besoin euh sur toutes les actions. Voilà, soit travers des klaxones euh peu importe et se protéger, marcher avec de et se protéger.

Voilà. Et et là pour le coup, c'est un c'est un travail collectif de de solidarité. Pas il y a pas de superhéros dans la lutte, loin de là.

Et nous notre force c'est collectif. On n pas d'armes, on n'est pas des brut épaisses, mais c'est lorsqu'on est collectif et qu'on se tient, j' dire par par l'écoute que qu'on tient qu'on tient la barre. Voilà.

J'ai une dernière question euh Raphaë, toujours au sujet de cette violence. Alors nous, c'est vrai qu'on regarde plus la violence l'angle des violences policières, mais de l'autre côté il voit les violences euh des manifestants. Il a la question de savoir s'il condamnait la violence, hein, voici ce que Jean-Luc Mélenchon a répondu.

Je redis ce que j'ai toujours dit. La révolution citoyenne à laquelle j'aspire se fait par les urnes. Les méthodes d'action doivent être des méthodes d'action non violentes ou pacifiques.

Choisissez le mot que vous voulez. Merci. Et je pense que n'importe quoi d'autre, et je le dis dans les yeux à tous ceux qui m'écoutent, ne faites rien d'autre que des choses qui soient maîtrisé et calme parce qu'ils s'en serviront pendant des heures.

S'il y a un cage qui brûle quelque part, ils vont le filmer pendant des heures. Merci. Raphaël Arnaud, comment le militant antifaschiste se positionne sur cette sur cette question ?

Êtes-vous êtes-vous d'accord sur les moyens pacifiques que suggère Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de de ce mouvement ? Bah en fait, j'ai envie de dire, c'est pas trop nous qui décidons en réalité déjà partir de ce constat là. C'est pas nous qui imposons la violence sociale à tous les étages mené depuis des années alors par divers gouvernements mais accentués fois 1000 sous Macron.

Ça serait évidemment encore pire avec l'extrême droite. C'est pas nous à la base qui décidons de cette violence qui a imposée dans la société. C'est pas nous qui sommes aux commandes justement.

On vient en contestation de cette violence brutale et cetera. Déjà c'est partir de ce constat là. Ensuite c'est pareil sur les moyens d'action.

Aujourd'hui, quand on voit par exemple que des manifestations pour la Palestine qu'on pourrait juger pacifique étaient jugé comme illégal et ont été traités dans une répression féroce d'un point de vue judiciaire, d'un point de vue de la violence physique, on se demande du coup quelles sont les actions pacifiques encore autorisées ? Et donc là, la question en réalité de qu'est-ce qu'une action pacifique ? Qu'est-ce qu'une action violente ?

On sent bien qu'il y a plus de repère dans cette société et qu'à l'inverse eux par contre la violence ils l'utilise à tous les étages à tous les niveaux et peu importe le contexte et peu importe ce qui ce qui se trouve en face. Encore une fois je reprends ces exemples des manifestations pour la Palestine c'était inoui alors qu'on avait des manifestations qu'on pourrait y juger calme trop calme pas assez je m'en fiche mais en tout cas où il y avait aucune violence aucune menace pour l'ordre aucune menace pour l'ordre public que sais-je et cetera. C'était simplement un un cri euh d'espoir pour éviter les génocides qui allaient ensuite se dérouler à Gaza et cetera.

Donc euh voilà, la violence, elle vient de là tout simplement. Merci beaucoup Raphaël Arnaud d'avoir répondu avec beaucoup de franchises à nos questions. Je rappelle que vous êtes député la France insoumise de la première circonscription de Vosclus et porte-parole de la jeune garde antifasciste.

Et merci à vous de nous suivre sur la chaîne YouTube du média, sur notre site internet ou encore sur le canal 165 de la Freebox. On rappelle que le média, votre média, ne vit que des abonnements et des dons de celles et ceux qui l'aiment. Si vous le pouvez, aller sur lemediatv.fr/ssoutien et faire cela soutien et donnez-nous donnez-vous de la force.

Restez connectés au médias. [Musique]