Un an après la découverte des crimes commis à Boutcha.
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« Fin mars 2022, lorsque l'Ukraine a repris le contrôle de ces villes, le monde entier a pris connaissance avec horreur des exécutions sommaires de civils, de tortures, de viols, d'enlèvements et de déportations d'enfants perpétrés par les troupes russes. »
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« L'agression russe a en effet conduit à une systématisation des crimes de guerre contre l'Ukraine et contre sa population. »
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« La France n'oublie pas et n'oubliera pas Boutcha comme elle n'oubliera pas les crimes commis à grande échelle sur le territoire ukrainien depuis plus d'un an, à Izioum, à Marioupol, à Olenivka. »
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« Nous avons ainsi déployé sur le terrain, dès les premières semaines de la guerre, des équipes de médecins légistes, de gendarmes qui aident à la collecte de preuves et à la documentation des faits. »
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« Nous avons fait don à l'Ukraine de deux laboratoires mobiles d'analyses ADN, des outils de haute technologie qui apportent un concours très efficace au recueil des preuves. »
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Monsieur le Président, cher Volodymyr, Mesdames et Messieurs les chefs d'Etat et de Gouvernement, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les directrices, directeurs généraux d'Organisations internationales. Nous sommes réunis aujourd'hui pour commémorer le terrible anniversaire de la découverte des crimes commis par l'armée russe à Boutcha, Irpine, Borodianka et dans de nombreuses autres communes ukrainiennes libérées de l'occupation russe. Fin mars 2022, lorsque l'Ukraine a repris le contrôle de ces villes, le monde entier a pris connaissance avec horreur des exécutions sommaires de civils, de tortures, de viols, d'enlèvements et de déportations d'enfants perpétrés par les troupes russes.
L'agression russe a en effet conduit à une systématisation des crimes de guerre contre l'Ukraine et contre sa population. Et loin de sanctionner ces crimes contraire à toutes les lois de la guerre, les dirigeants russes ont laissé faire, voire les ont encouragés, au mépris du droit international et avec pour objectif clair de soumettre la nation ukrainienne par la violence. La France n'oublie pas et n'oubliera pas Boutcha comme elle n'oubliera pas les crimes commis à grande échelle sur le territoire ukrainien depuis plus d'un an, à Izioum, à Marioupol, à Olenivka, dans toutes ces villes du pays dont les infrastructures civiles ont été méthodiquement ciblées par la Russie tout l'hiver.
Chaque semaine qui passe nous apporte son lot d'atrocités. Aucune exaction, aucune violation du droit international, aucun crime de guerre ou crime contre l'humanité ne doit être oublié, car il n'y a pas de paix sans justice. Depuis le début de l'agression russe, la France apporte tout son concours à l'Ukraine en matière de lutte contre l'impunité.
Notre soutien passe d'abord par un appui aux enquêtes engagées par les juridictions ukrainiennes. Nous avons ainsi déployé sur le terrain, dès les premières semaines de la guerre, des équipes de médecins légistes, de gendarmes qui aident à la collecte de preuves et à la documentation des faits. Nous avons fait don à l'Ukraine de deux laboratoires mobiles d'analyses ADN, des outils de haute technologie qui apportent un concours très efficace au recueil des preuves.
Nous contribuons également à la formation des procureurs ukrainiens sur les crimes de guerre. Notre coopération sur le déminage participe également à la facilitation des enquêtes sur le sol ukrainien, de nombreuses scènes de crime étant aujourd'hui difficiles d'accès en raison de la dissémination des mines dans tout le pays. Cet engagement se traduit également par un soutien aux juridictions internationales, à commencer par la Cour Pénale Internationale.
Nous continuerons de lui apporter un soutien déterminé sur les plans humain, matériel et financier, et nous continuerons aussi d'avoir une coopération étroite avec l'Ukraine et plusieurs partenaires internationaux afin de réfléchir à la mise en place d'un mécanisme permettant de juger le crime d'agression. Nous devons nous doter d'une instance qui dispose d'une légitimité internationale suffisante, et qui joue un rôle complémentaire par rapport aux outils internationaux déjà en place. La libération du territoire ukrainien et la mise en échec de l'agression russe constituent évidemment le premier pas vers une paix juste et durable.
Tout notre soutien est tourné vers ce but. Cela fait un an déjà, mais si le temps passe, la douleur et la mémoire restent. La France est et restera donc aux côtés de l'Ukraine et de son peuple afin de lever le voile sur les crimes d'hier et d'aujourd'hui, et de contribuer à ce que justice soit rendue pour l'Ukraine.
Car sans justice, il ne pourra y avoir de paix durable. Je vous remercie.
Emmanuel Macron