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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 avril 2024 35 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Nous sommes la patrie de la liberté !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Les propos racistes sont interdits. Les propos sexistes sont interdits. La parole est libre dans le cadre de la loi pour nous comme pour vous. »
  • 14:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Nous défendons l'unité du peuple français parce que c'est cette unité qui est notre force. »
  • 16:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La liberté ne vit que si on la fait vivre, pas si on a peur et si on se cache. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à toutes et à tous. [acclamation] Moi, je vais commencer par vous dire que le sourire est quand même la plus belle des résiliences. Donc, gardez le sourire.

On a des raisons d'être en colère, mais on va essayer de répondre par autre chose que la colère ce soir. Je voulais commencer par vous remercier de votre soutien. Merci d'être aussi nombreux et nombreuses pour nous soutenir après cette actualité.

Merci de faire corps. Je vais vous dire que la censure est l'arme de ceux qui ont déjà perdu. C'est la politique de ceux qui ont échoué.

La politique de ceux qui pensent se sauver en faisant terre des voix dissidentes. On était invité avec Jean-Luc Mélenchon à expliquer le sujet palestinien et je dois dire que on est là aujourd'hui pour dénoncer le fait qu'on soit empêché de le faire. Donc je veux d'abord dire aux étudiants qui sont là et qui étaient inscrits à cet événement à quel point je regrette du coup de pas avoir eu cette occasion de pouvoir embrasser ce moment de pédagogie sur le sujet palestinien et j'espère surtout qu'on aura d'autres occasions parce qu'on va se battre autant que possible pour faire cette conférence et je donne rendez-vous aux étudiants très prochainement pour réorganiser cette conférence.

Comme je disais, ce sujet mérite explication et beaucoup de pédagogie et je veux encore une fois vous remercier de votre courage. J'ai eu l'occasion de le dire, je crois que le courage politique isole. Nous avons été courageux d'avoir été les premiers à demander le cesser le feu. [applaudissements][acclamation] C'est le feu.

C'est feu. [acclamation] Nous avons été courageux d'avoir été les premiers à nommer puis à dénoncer le génocide qui est en cours. Nous avons été courageux de nous reposer sur le droit international et d'en faire une boussole politique.

Ce soir, comme je disais, nous avons raison d'être en colère, mais précisément parce que la lutte que nous portons est plus grande que nous, la colère ne peut pas être notre seule réponse. Nous nous devons d'agir en responsabilité et avec dignité. Nous sommes dignes et nous ne sommes pas seul. [acclamation] Nous sommes dignes ce soir ensemble si nombreux et si nombreuses.

Nous sommes dignes de nous indigner. Nous sommes dignes de nous dresser face à cet arbitraire. Je vais juste finir par un truc que j'ai pas écrit et va qui correspond un peu plus à un récit et pas un discours politique.

J'ai toujours su d'une manière ou d'une autre, on présente souvent comme franco-palestinienne et comme une militante palestinienne. En réalité, j'ai pas une seule expérience professionnelle qui est liée de près ou de loin à la question palestinienne. J'ai travaillé sur d'autres sujets depuis que je suis diplômée.

J'ai toujours su d'une manière ou d'une autre que parler du sujet palestinien allait me coûter. que tôt ou tard ça allait me coûter et depuis l'année dernière et plus particulièrement depuis le 7 octobre, je dois dire que je me sens littéralement comme beaucoup d'autres voix palestiniennes ou de militants qui se s'inscrivent sur cette question en France et dans d'autres pays comme en Allemagne pour chasser non pas pour ce que je dis mais pour ce que je suis et nous devons dénoncer le racisme qu'il y a aussi derrière ce sujet et je veux vous remercier Je vais remercier la famille de la France insoumise que j'ai rejoint il y a peu d'avoir accueilli cette cause, de m'avoir aussi accueilli, de me soutenir. Je veux remercier tous les élus.

Je veux remercie, Jean-Luc Mélenchon, toutes les personnes qui portent cette cause depuis bien longtemps et qui me donnent de l'espace pour pouvoir le faire à leur côté. Donc je vais finir sur une cette injonction, très belle injonction de Stéphane Esselle. Indignez-vous.

Merci. [acclamation] [applaudissements] [rires] encore déjà mesdames messieurs que nous nous présentons rient s'exprimer à l'invitation. Je veux quand même saluer les camarades qui ont organisé tout ça au pied levés, y compris les micros.

Je disais alors qu'est-ce qui se passe ? Ça marche quand je le tape sur la table. Peut-être vous taper sans arrêt.

Je disais nous étions Rima Hassan et moi les deux personnes qui devaient s'exprimer devant des étudiants et nous nous dirigions vers eux. Nous leur devons, c'est-à-dire à leurs jeunes intelligents s'ouvrant sur le monde et cherchant merci. cherchant à connaître les arguments, à réfléchir comme c'est le cas parce qu'ils sont en étude de sciences politiques et qu'il est sain normal jusque dans ce type d'étude on entende les divers points de vue jusqu'au point où l'on se fera une opinion personnelle car telle est la grandeur de la liberté de l'esprit.

Et puis quand nous fumes interdits, nous nous sommes dirigés vers une salle privée et de nouveau nous fum interdit jusqu'à ce moment où nous vous rencontrons. Et voyez-vous, la certitude que vous seriez à l'appel dans les conditions extravagantes dans lesquelles cet appel a été lancé nous donner du courage et de l'alent. Nous nous présentons devant vous, entouré de ces personnes porteuses des charpes tricolores, les trois députés du nord, Adrien Cata, Hugo Bernalicis et David Guirot, la présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, Mathilde Panu.

Notre tête de liste, la femme courageuse qui a mis au défi tout le Parlement européen de son jeune âge comme présidente du groupe Mano Au Mesdames, messieurs, nous sommes pas seulement les personnes que vous voyez, nous sommes des candidats dans un nous interdire c'est un franchissement de seuil incroyable de violence politique. Il y a encore ici Marieame Rani député de Lesessonne, Louis Boyard député du Val de Marne, Jérôme Le Gavre député de Sopia Chikirou député de Paris Aurélien Saintou député des Hautes SC Pourquoi sommes-nous là ? avec nos échars et pardon à ceux que ma liste a omis de citer parce que nous sommes plus que nous-mêmes et moi encore il y a Nagère si peu de temps à qui 8 millions d'entre vous ont pensé qu'il était juste de confier le destin de la patrie commune lorsque j'étais candidat à l'élection présidentielle.

Nous sommes des millions à cette tribune et c'est pourquoi le maire de Fachumén et c'est pourquoi je le rappelle à cet instant la vie de la démocratie ce n'est pas seulement que tout le monde puisse dire ce qu'il a à dire bien sûr dans le respect de la loi. C'est le respect qui est dû à ceux qui ont été désignés par le peuple pour porter la parole du peuple. Les voici.

C'est eux qui sont offensés. C'est eux qui sont niés. Le peuple français les a élus.

Et quand il porte la parole qui est la leure, quand Mathil Panu à la tribune de l'Assemblée nationale réclame le cess et le feu, elle parle au nom du peuple français. Quand Mano obtient à la 3e ou 4e fois que le Parlement européen adopte un amendement qui demande le cesser le feu et la fin du génocide, elle parle pour le peuple qui l'a élu, le peuple français. Voilà le sens de la démocratie.

Ce n'est pas seulement que tout le monde a le droit de parler, c'est que nous parlons au nom du peuple et c'est sa parole qui à cette instant exprime devant vous. Vous ceux auprès duquel auprès desquels l'image et le son sont relayés au même moment. Nous étions invités par une association un lâche de cette variété humaine que l'on connaît tous, les délateurs, ceux qui aiment aller sussurer à l'oreille du maître lâcheter chiens.

Il y a un problème avec de cette association. Ah, il n'a pas demandé l'interdiction. Il s'est contenté de dénoncer que n'a-t-il pu le faire anonymement ?

Sa joie aurait été sans doute plus grande encore. Et bien sûr, derrière tous les chiens de garde se sont mis en mouvement. Il y a un problème avec le sigle de cette association.

Jusqu'à présent, il n'y avait aucun problème. Elle était reconnue, elle est légale. Ils ont tout fait dans les formes.

On m'a même dit que le président de cette association est un [acclamation] 2 est un garçon remarquable par son côté discipliné et respectueux de la loi. Il n'est pas si aussi insoumis qu'il en a l'air. Et bien nous avons été interdits.

On nous a dit parce que sur cette carte, on ne voit pas la frontière entre Israël et l'état de Palestine. Alors c'est une manière de nier l'État d'Israël. Vous ne nous connaissez pas.

Nous nous référons aux déclarations de l'ONU. Nous avons diverses idées sur ce qu'il faudrait faire, mais nous n'avons pas la prétention de dire aux Palestiniens ni aux Israéliens ce qu'ils doivent faire. à la fin qu'ils s'entendent, c'est ce que nous souhaitons.

Mais mais si on ne voit pas la frontière, c'est précisément parce qu'elle n'a pas été établie et que ce n'est pas à des jeunes étudiants d'une faculté d'aller décider où s'arrête Israël et où commence l'état de Palestine. [acclamation] [applaudissements] Autrement dit, ce n'est pas nous, ce n'est pas eux qui sont coupables du diable. Si je m'étais soucié d'aller regarder à quoi ressemblait le cycle de cette association, ni rima ni moi n'y a pensé.

Mais s'il y a un problème, il y a un problème avec le dénonciateur qui a étant lui-même cultivé, étant passé à l'université, ayant même été à l'ENAT, capable de comprendre pourquoi quand des frontières ne sont pas établies parce qu'elles sont disputées, précisément notre rôle est de ne pas les fixer à la place des belligérants qui un jour devront s'accorder pour qu'il y ait un état palestinien et un état israélien dans des frontières sûrs et reconnu avec des garanties mutuelles. Nos délateurs sont couverts d'infamie et les aboyeurs qui les relaient pendant des heures et des heures sur cette chaîne à femme qui s'appelle C News à qui l'organisme qui attribue des fréquences, j'espère aura le sursaut de dignité de la refuser. la prochaine fois puisqu'elle est en cours de renouvellement. 17 % du temps d'antenne consacré à nous insulter, à nous calomnier sans qu'une seule fois une personne sur ces plateaux dont c'est pourtant le métier et qui voudrait qu'on les appelle journalistes mais qui sont juste des répondeurs automatiques.

Ne leur disent ça suffit de parler comme ça. Vous n'avez pas le droit de dire que madame Rima Hassan ou que Jean-Luc Mélenchon sont des antisémites parce que si vous le pensiez, vous devriez porter plainte et vous ne le faites pas. Vous êtes donc juste là pour salir, pour insulter, mais au-delà de nos personnes pour créer une ambiance effroyable, celle où les Français viendraient à se regarder entre eux et deviner à la courbure des cheveux, à la légère coloration de la peau de quel côté vous vous trouvez.

La patrie des Français appartiennent à tous les Françaises et tous les Français, quel que soit leur religion, quelle que soit leur couleur de peau. Et nous défendons l'unité du peuple français parce que c'est cette unité qui est notre force. Jeunes gens qui m'écoutez, quand je vous parle de la patrie républicaine, je ne vous parle pas en nationaliste.

Je ne suis pas en train d'exalter en vous la haine de qui que ce soit. Mais l'attachement à une patrie qui est définie non par une ethnie, mais par une devise républicaine ouverte et offerte à chaque être humain dans le monde. Liberté, égalité, fraternité.

Liberté, [cri] égalité. fraternité, liberté, égalité fraternité. Voilà quelle est notre devise ?

Maintenant, nous sommes tous porteurs d'une histoire nationale. Nous connaissons les bassesses qui ont conduit la police française à faire la rafle du veldive sur les ordres des capitulars de l'époque qui étaient déjà couchés comme des chiens gémissants après avoir capitulé sans condition devant l'envahisseur nazi. Nous connaissons l'histoire de notre pays et c'est parce que nous la connaissons que nous nous méfions pas seulement des fascistes mais plus encore peut-être des lâches, des faibles ceux qui dans la chaîne interminable du mal signent un papier pour organiser un convoi SNCF qui signe des papiers pour donner des ordres à la police.

Moi, je n'ai rien fait, disait Aichman. Je n'ai fait qu'obéir à la loi telle qu'elle était dans mon pays. Alors, ils disent qu'ils obéissent à la loi et ils mettent en œuvre des mesures immorales qui ne sont justifiées par rien ni personne.

Celui qui a cédé, président de l'université dont on me dit que par ailleurs c'est un brave homme ce que je veux bien croire. Mais à l'instant où il avait à décider, il n'était plus un brave homme singulier. Il était le président d'une université, c'est-à-dire d'un lieu de la liberté de l'esprit. où il faut quoi qu'il en coûte tenir bon pour la liberté parce que c'est son drôle.

Alors, il s'est aplati, il s'est couché craignant pour sa réélection peut-être ou bien je ne sais dans je ne sais quelle salle migondi d'histoire entre chers professeurs qui se détestent et se concurrencent et pour finir sacrifient sur l'hôtel de leurs pauvres ambitions misérable la liberté et le devoir qu'ils ont devant vous jeunes gens. J'ai dit déjà, pas d'insolence, regardez-les dans les yeux. Pas un mot, regardez-les dans les yeux. et qu'il voit dans vos regards, vous êtes des lâches, nous vous méprisons.

Nous pensions que vous étiez nos maîtres, ceux qui allaient nous apprendre la liberté de l'esprit et vous êtes en train de nous de nous apprendre la lâcheté, la soumission, la disparition, la peur parce que vous avez peur. Vous avez peur de la rumeur, vous avez peur du candiraton. Vous savez parfaitement que ni Rima ni moi, jamais qui avons tenu des dizaines de conférences n'avons jamais prononcé une seule fois une parole qui est relevée de la punition de la loi.

Et vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes fondamentalement antiracistes, parce que nous sommes fondamentalement libertaires, égalitaires et fraternel. Qui pouvait croire que j'aurais à cette occasion devant des étudiants qui ne m'auraient pas fait de cadeau ?

Car je les connais les étudiants. Les étudiants ne sont pas racistes. Les étudiants ne confondent pas un juif et un sniper qui tire sur un enfant.

Les étudiants jugent comme nous-mêmes les personnes par leurs actes, pas par les images qui leur sont attribuées ni les étiquettes. Les étudiants n'auraient pas permis que l'on tienne devant eux des propos inacceptables en toute hypothèse. Alors si vous n'avez pas confiance en nous, au moins yez confiance.

Ce sont vos enfants. C'est vous qui les avez formés, c'est vous qui les avez éduqués. Vous pourriez au moins avoir la fierté de ce que vous leur avez renseigné.

Alors ni elle ni moi ni Alors qui méritait cette probe. Monsieur Xavier Bertrand s'est réveillé un matin et regardez comme les mots sont pervers. Évidemment, elle nous a classé antisémite.

Bien bien, j'en ai assez de me justifier sur ce sujet. Me voilà dans le club où il y a le pape. C'est une fréquentation inhabituelle pour moi.

Où il y a Edgar Morin le philosophe. Où il y a Antonio Gutérz, le secrétaire général de l'ONU et combien d'autres ? Ils les ont tous traités d'antisémite.

Pourquoi ? parce qu'au moment où il le faisait et à l'heure à laquelle nous nous rassemblons ici dans la tranquillité de la paix que nous allons défendre contre tous les porteurs de guerre en Europe et dans le monde, à l'heure où nous parlons des snipers tirent sur des enfants, des gens bombardent des hôpitaux, des pauvres tent dans lesquels sont réfugiés des gens. Voilà le massacre qui a lieu.

Et si nous sommes ici, c'est pour protester contre ce massacre parce que c'est tout ce que nous pouvons faire. [applaudissements][acclamation] Et comme c'est tout ce que nous pouvons faire, alors nous le faisons parce que nous portons la dignité. Exactement.

Criez cherz le feu. C feu. Czez le feu.

Cz [applaudissements][acclamation] assez de mort. Nous le sommes contre le racisme de ceux qui tuent à cette heure. Car nous les Français, nous de cette République, nous n'avons jamais accepté le concept de la responsabilité collective.

Alors quoi qu'on pense, aucun palestinien, quel été les choses que les uns ou les autres peuvent reprocher ne méritent d'être bombardé et assassiné. Aucun crime ne permet que des crimes plus grands soient commis ripost. [applaudissements] Telle est la morale de vie, telle est la conscience que nous avons et qui d'un seul trait refuse la punition collective et affirme que l'identité individuelle c'est la responsabilité individuelle des actes.

Alors ils nous ont interdit sans raison dans l'université. Voici les lâches qui signent les borderaux d'interdiction et se cachent et court. Non, je ne suis pas là, j'étais en vacances.

Le ministre de l'intérieur. Ah ben moi, il est 7h du matin ici là la Guadeloupe, je suis pas au courant. Alors vous n'êtes pas au courant monsieur le ministre.

Mais voici que le préfet nous a interdit deux pages. Je ne vous les lis pas. Au début, je me suis dit, je vais leur lire, mais je n'ai pas l'intention d'attiser votre indignation ni votre colère, car je sais pourquoi ils ont fait tout ça.

Ils ont fait tout ça pour qu'on surréagisse, pour qu'il y ait quelques scènes à nous reprocher, quelques paroles. Alors bon, moi j'ai l'habitude. Il y a la parole que j'aurais dû dire, celle que je n'ai pas dit et celle que j'ai dit et c'était une autre qu'il fallait prononcer.

Mais là maintenant ça commence à faire du monde à incriminer. Voilà ce qu'il voulait. Mais dans le pays, des gens de toutes opinions disent "ça va trop loin.

On interdit maintenant à des gens dans une salle privée de tenir une réunion dont les inscrits, dont les participants seront des inscrits à l'avance." Nous, on avait pensé que c'était bien de savoir qui viendrait. Et bien, ça nous est reproché. dans l'arrêté d'interdiction et le préfet prétend que nous avons fait des inscriptions pour leur cacher qu'il seraient là.

On en est là. On en est à ce niveau d'imbécilité, de bureaucratie aveuglée. Enfin, c'est la France ici.

Normalement, c'est la liberté. Et bien nous avons été interdits. Alors monsieur le préfet, je ne participe pas à vos réunions et je me fiche bien que vous recommandiez une certaine modération comme le président de l'université termine son interdiction en nous recommandant d'être modéré car sinon toi et moi nous glapi et sautés à pied joint sur la table quoi pour qu'il nous prenne.

Alors lui, il ne cite que Rima Hassan pour interdire la réunion. Ça sent mauvais, monsieur le préfet, quand tout ce qu'on a à trouver parce qu'on a peur, c'est de citer le nom d'une jeune femme dont le seul défaut et de porter une idée quand bien même on l'insulte du matin au soir, comme c'est le cas aujourd'hui sur les réseaux sociaux. et donc pas en seul [acclamation] pas en seul de ceux qui l'insultent, de ceux qui la menace de mort n'ont jamais été inquiétés, pas plus que pas un seul de ceux qui nous ont conduit à changer de numéro de téléphone parce qu'ils nous ont harcelé nuit et jour et nous sommes cinq ici dans ce cas.

Pas un seul de ceux qui nous ont menacé de mort n'a jamais été inquiété d'aucune manière. Mais dans l'ambiance actuelle, il aura suffi qu'un syndicaliste distribue un tracte à propos de ce qui se passe en Palestine pour que on voit surgir toutes sortes de gens avec des gilets par bales armés et des cagoules à 6h du matin pour le tirer de son lit et l'amener et le garder avec l'avis d'un juge qui a trouvé que c'était une bonne idée en garde à vue une demi-journée. Et pour finir, l'ont condamné à 1 an de prison avec surcis pour avoir distribué un tracte qui met en cause les événements qui ont lieu en ce moment en Palestine.

Et des exemples comme ça, je pourrais vous en donner. Ah ma patrie, ah mon pays, qu'est-ce que tu es en train de devenir ? Ils sont devenus fous. cinq interdictions de conférence dans une règle pour elle deux fois à Bordeaux sur 5 tr le fait du préfet le préfet le représentant de l'État ils ont donc des consignes de nous interdire nous les candidats de la liste de Manon Aubri consignes nous ne croyons pas qu'ils se lèvent le matin en disant tiens ça me paraît insupportable j'aiinterdit ils ont des consignes Mais alors de qui ?

Parce que le ministre de l'intérieur dit qu'il n'est pas au courant. Et le président de la République vient de dire que tout le monde a le droit de parler. Pardon monsieur le président, il est vrai que même quand vous dites la même chose que madame Le Pen, vous avez le droit de parler.

Mais tout le monde n'a pas le droit de parler. Les propos racistes sont interdits. Les propos sexistes sont interdits.

La parole est libre dans le cadre de la loi pour nous comme pour vous. Alors [cri] le président de la République non plus n'est pas au courant. Il pense que tout le monde doit parler.

Alors monsieur le président, c'est vous qui êtes le chef suprême de l'administration française. Qu'est-ce que ça vous coûtait de prendre votre téléphone ou de faire appeler par quelqu'un des vôtres autour de vous et dire "Écoutez préfet vous vous êtes trompé ? Ça arrive qu'on se trompe ?

Non, vous vous êtes trompé, il faut autoriser." Et aussitôt nous était autorisé. Ça ne demandez qu'un coup de téléphone.

Hypocrite, menteur, vous êtes là comme une pauvre cohorte à plus savoir quoi faire de loup parce qu'aux nous inspirons une peur à mon avis disproportionnée mais en tout cas bien réelle. Et aux autres quoi ? Pourquoi vous comportez-vous comme ça ?

À qui croyez-vous faire plaisir ? Dites-nous à qui vous croyez faire plaisir, vous autres qui nous traitez d'antisémite du matin au soir. J'ai dit une fois à votre avis, pourquoi à 70 ans je deviendrai antisémite ?

Pour qui connaît mon histoire, qui connaît ma famille, qui connaît mes amis, qui connaît ma manière de vivre ? Pourquoi ? C'est parce qu'a écrit un journalissime parce que vous cherchez à flatter [grognement] les quartiers populaires.

Ah bon ? Vous pensez que les quartiers populaires sont remplis d'antisémites ? c'est que vous n'y avez jamais mis les pieds parce que il y a pas d'antisémite plus que là qu'il y en a dans les quartiers bourgeois. [acclamation] [applaudissements] Ah oui, monsieur Mélenchon, mais on se comprend les quartiers populaires, où sont les musulmans ?

Parce que vous pensez que les musulmans sont antisémites, c'est que vous ne connaissez rien à l'islam. Ça se voit une fois de plus. [acclamation] Vous voyez, je dis les choses comme elles sont.

Je n'ai pas peur de parler et je vous demande de ne jamais avoir peur. Parlez, dites ce que vous avez à dire. La liberté ne vit que si on la fait vivre, pas si on a peur et si on se cache.

Voilà ce qu'il voulait. Autrement dit, l'accusation au prétexte de la lutte contre l'antisémitisme qui invente des antisémites là où il n'y en a pas. Ceux qui mèent ce type de combat, en réalité, c'est eux les racistes parce que c'est eux qui montrent du doigt une population au nom de son lieu de vie ou de sa religion.

Voilà la vérité. C'est pourquoi c'est pourquoi je vous demande à tous, entendez notre message. Celui de Manon, celui de Mathilde, celui de Rima, le mien, le nôtre.

Entendez notre message. Ne perdez jamais votre sang froid. Ne vous abandonnez pas à la rage que pourrait vous inspirer les comportements à femme qui vous accable.

Ne vous abandonnez pas à l'esprit de revanche, à la réposaille. Ne vous laissez pas aller à la violence qui vous est suggérée par la violence de ceux qui vous attaquent, par la grossièreté de leurs attaques. Toujours la raison.

Ce monde est chaque heure qui passe un peu plus dangereux. Israël a tapé l'Iran. L'Iran a tapé Israël et maintenant Israël va taper l'Iran.

Jusqu'où ? Jusqu'à quand ? Chacun dit "Ah, nous ne pouvons pas faire autrement." C'est la racine même de l'escalade.

Et quand il y a l'escalade, la guerre menace. La première guerre mondiale a démarré comme ça. Et en Ukraine, voici les bonnes âmes qui pensent que les autres peuvent mourir et qui sont prêts à se battre jusqu'au dernière ukrainien. en rajoute tous les jours alors que c'est la paix qu'il faut par la diplomatie et tous les jours les budgets de guerre augmente.

Alors dans cette ambiance, faites-vous filles et garçons de Jean Jorè assassiné pour sa conviction anti-guerre. Soyez leurs héritiers intellectuels, son héritier intellectuel, son dernier éditorial appelle à la raison, à l'intelligence. Alors, c'est avec lui que je vais terminer mon propos.

Voici par-dessus les gouffres du temps et de la mort, les phrases de l'homme dont nous devons nous inspirer. Mais j'aurais pu aussi bien vous citer du Louise Michel pour ce qui est du courage. Écoutez, voici la parole de celui qui est mort pour la paix, pour la liberté, pour l'égalité, pour le socialisme parce que tel était l'idéal qu'il s'était donné.

Il fut assassiné par un lâche qui lui a tiré dessus à travers une fenêtre qui bien sûr la misord d'état de se défendre. Qu'aurait-il pu faire ? Le courage Jean Jorè pour vous tous.

Courage de toutes les heures. Vous les papas, les mamans, les jeunes qui vivaient dans la précarité et la difficulté. Écoutez ces mots.

Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c'est de supporter sans fléchir les épreuves de tous ordres physiques, moral que prodigue la vie. Le courage, c'est d'être tout ensemble et quel que soit le métier un praticien et un philosophe, le courage, c'est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l'approfondir, de l'établir et de la coordonner. Cependant à la vie en général.

Commentaire. Aucune de nos vies n'a de sens en dehors de celle des autres. C'est la raison pour laquelle si nous sommes responsables de nous-mêmes, nous le sommes d'abord de nos relations avec les autres.

Et dans cette relation intervient tout ce que nous pensons de la vie, de l'ordre du monde. Et c'est pourquoi à chaque instant, il faut en avoir le courage, quoi qu'il en coûte. Et voici les derniers mots que je vais vous lire.

Le courage, c'est de chercher la vérité. et de la dire quoi qu'il en coûte, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant, le matraquage de ces news, le bourrage de crân de tous ceux qui vous répètent les pires infamies et vous donnent l'occasion de vous défendre. Que répondez-vous, madame Rimaassan, à ceux qui vous traitent de raciste, antisémite, que répondez-vous ?

Et répète dans leurs questions, les infamiliers s'étonnent qu'on en soit indigné. Qui êtes-vous pour oser me poser des questions pareilles ? Pour qui vous prenez-vous ? ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et ne pas faire écho, comme je vous l'ai dit il y a un instant de notre âme, de notre bouche et de nos mains au hués fanatique et aux applaudissements imbéciles.

Voici quelle est la leçon suprême que nous portons. Je vous appelle à cet instant qui n'est pas celui auquel les chiens de garde voulaient me faire appeler. À cet instant, je vous appelle à toute la force de l'intelligence, de la conviction, de ce que vous direz à l'homme ou à la femme que vous connaissez et avec qui vous connaissez les mots qu'il faut employer pour les convaincre de dire avec nous cesser le feu halte au massacre, ça suffit.

Assez de souffrance, assez de mort, assez de guerre, assez assez assez [acclamation] [applaudissements] raisonnez convainquer. Voilà, ce sera le mot de la fin. [acclamation] för