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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 17 octobre 2024 5 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiBudget & impôts

Quel bilan pour la politique économique d’Emmanuel Macron ? - L’édito de Patrick Cohen - C à vous

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    M.Barnier met-il fin à la politique de l'offre suivie par E.Macron depuis 2017 ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette politique a échoué ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette politique est un échec ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on gardera des années Macron le déficit de l'Etat ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    La politique de l'offre, ce n'était pas une mauvaise stratégie au départ ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00P.CohenFait
    « Cette politique a été amorcée dès 2012 par F.Hollande et J.-M.Ayrault, avec la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. »
  • 4:00P.CohenChiffre
    « Le budget Barnier opère une véritable marche arrière avec près de 30 milliards de hausse prévus l'an prochain. »
  • 4:00P.CohenChiffre
    « Dont 17 milliards qui seraient ponctionnés sur les entreprises avec une hausse des cotisations sociales et une hausse de l'IS. »
  • 6:00P.CohenChiffre
    « Le chômage a reculé de plus de 2 points. »
  • 6:00P.CohenChiffre
    « Le taux d'activité des 15-64 ans a atteint son plus haut niveau depuis le début des mesures de l'Insee il y a 50 ans. »
  • 6:00P.CohenChiffre
    « 3 % de croissance cumulée en 7 ans contre 0 % en Allemagne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h: T.Ardisson, qui célèbre l'âge d'or de la pub dans un livre et un documentaire.

Il a écrit son 1er slogan publicitaire à 16 ans seulement. Et on est ravis d'accueillir A.Fleurot.

La saison 4 de "HPI" vient de s'achever sur un énorme carton. On commence par L'Edito de Patrick. 2 questions à notre invité: M.Barnier est-il en train de mettre fin à la politique de l'offre suivie par E.Macron depuis 2017?

Est-ce que cette politique a échoué? - P.Cohen: Rappelons ce qu'est cette politique qu'on appelle probusiness.

C'est l'idée que, pour favoriser la croissance et l'emploi, les entreprises doivent bénéficier d'un cadre fiscal et normatif favorable avec moins d'impôts et plus de flexibilité. Ca leur permet de gagner en compétitivité, en rentabilité, donc d'investir et d'embaucher. Cette politique a été amorcée dès 2012 par F.Hollande et J.-M.Ayrault, avec la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi.

En 2016, il y a eu aussi la loi Travail mais elle a été prolongée. Cette politique est amplifiée sous Macron avec la baisse de l'impôt sur les sociétés en 2017 et la baisse des impôts de production dès 2021. Ca nous a rapprochés des standards européens mais pas encore sur les impôts de production, qui sont toujours plus loin ici qu'ailleurs.

Une partie de la gauche considère ces allégements comme des cadeaux au patronat et aux plus riches. En réalité, les baisses d'impôts réalisées depuis 2017, dont l'impact a été estimé pour l'an dernier à 62 milliards d'euros par la Cour des comptes, ont profité pour moitié aux ménages et pour moitié aux entreprises. 30 milliards de chaque côté.

C'est donc 62 milliards de manque à gagner annuel dans les caisses de l'Etat. C'est dans ce contexte que le budget Barnier opère une véritable marche arrière avec près de 30 milliards de hausse prévus l'an prochain. Dont 17 milliards qui seraient ponctionnés sur les entreprises avec une hausse des cotisations sociales et une hausse de l'IS.

La France, étranglée par ses déficits, tourne la page d'une décennie de politique de l'offre. Vous nous direz si c'est aussi votre façon de voir les choses. - A.-E.Lemoine: Est-ce que cette politique est un échec? - P.Cohen: L'échec est d'abord celui des finances publiques.

Ce grand dérapage qui conduit à un grand tournant de la rigueur. Cette politique n'a pas été maîtrisée budgétairement. Voici la courbe bien connue de la dette publique, qui s'est envolée avec la crise du covid et qui a poursuivi son ascension après.

Une étude de l'OFCE montre que les crises covid et énergie sont à l'origine de plus de la moitié de l'aggravation de la dette. Nous sommes maintenant à plus de 3200 milliards. Pour le reste, le chômage a reculé de plus de 2 points.

Le taux d'activité des 15-64 ans a atteint son plus haut niveau depuis le début des mesures de l'Insee il y a 50 ans. La croissance est restée positive sur toute la période, sauf en 2020, année du covid. 3 % de croissance cumulée en 7 ans contre 0 % en Allemagne.

Le pays demeure attractif pour les investisseurs étrangers. C'est souvent présenté comme positif mais notre commerce extérieur reste plombé. Question pour l'avenir, pour la postérité de ce président: est-ce que les années Macron ne nous laisseront que des dettes sur le plan économique? - J.Pisani-Ferry: Bon...

Vous avez raison de poser cette question. - A.-E.Lemoine: Avez-vous la réponse?

Est-ce qu'on gardera des années Macron le déficit de l'Etat? - J.Pisani-Ferry: On gardera certainement ce souvenir.

Ca fait partie de son héritage. Il n'y a pas lieu d'en être fiers. - A.-E.Lemoine: On ne retiendra pas les 2 millions d'emplois créés? - J.Pisani-Ferry: J'espère qu'on les retiendra aussi.

Ce qui se passe avec le budget de M.Barnier, c'est qu'il a heureusement fait sauter le tabou sur les impôts. Il a pu faire une consolidation budgétaire qui s'appuie en partie sur les impôts, en partie sur la baisse des dépenses. - A.-E.Lemoine: La politique de l'offre, ce n'était pas une mauvaise stratégie au départ?

Pourquoi ça n'a pas marché? - J.Pisani-Ferry: Ce qui n'a pas marché, c'est l'idée que la politique de l'offre, à elle seule, suffirait à créer des recettes budgétaires.

Le taux d'emploi a fortement augmenté. Le chômage a baissé. Tout cela a généré des recettes, mais relativement faibles.

Parce que beaucoup d'emplois qui ont été créés sont des emplois peu qualifiés, avec des gens qui ne payent