Chercheurs: l'Europe et la France annoncent de nouveaux budgets pour la recherche et la science
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur Chapur, tout d'abord, merci de m'avoir invité. C'est un tel honneur d'être ici présente parmi vous dans la Sabonne si renommée entourée de certains des esprits les plus brillants que nous avons dans le monde. Mais monsieur le président cher Emmanuel, vous avez dit une première fois que avant d'être une université, la Sorbonne était une idée une idée de ce que pouvait être l'excellence scientifique, la collaboration et si je puis ajouter à cela une idée de d'opportunité et aucune autre histoire ne représente mieux ce concept que celle de Maria Slanoméa Schlodovska Curry que l'on connaît sous le nom de Marie Curry dans son pays natal, la Pologne qui était autrefois de l'occupation russe, les femmes n'avaient pas le droit d'aller à l'université.
Donc elle et ses sœurs cadettes ont rejoint une école du soir clandestine et rêvait de la liberté, de la connaissance et de l'accès à celle-ci. Et ceci était à la fin du 19e siècle. Et ceci là petit à petit mené jusqu'à la Sorbonne où elle avait le droit de travailler, de faire de la recherche et finalement elle a révolutionné la médecine et la physique.
Maria Aslodovskinui est devenue la première femme à recevoir un prix Nobel, la première personne à recevoir deux prix Nobel et la seule personne à avoir reçu un prix Nobel dans deux catégories différentes. Ses découvertes, son travail sur les radiations ont sauvé des millions de vies. Alors, je vais commencer par vous mentionner ces histoires, pas parce que nous sommes ici à la Sorbonne ou même pas parce que cela montre que l'excellence scientifique peut changer le cours de nos destinées, mais parce que ceci est également une histoire de liberté.
La liberté d'apprendre, la liberté d'inventer. C'est une histoire d'ouverture, d'ouverture et de possibilité de transformer les idées en découverte qui change la face du monde. Et c'est une un bon exemple de collaboration au-delà des frontières.
Et c'est exactement ce que l'Europe et le monde ont besoin plus que jamais parce que je suis convaincu que la science reste le moteur du progrès et de la croissance pour nos sociétés. Sans les idées et les découvertes qui viennent de la gère scientifique, le progrès finit par s'arrêter. Et je crois que ce que nous avons évoqué ici aujourd'hui, malheureusement, nous voyons que le rôle de la science dans le monde d'aujourd'hui est remise en question.
Les investissements dans la recherche fondamentale libre est mise à mal. Quelle erreur de calcul ! Parce que moi je crois que la science offre la clé de notre futur en Europe, sans quoi nous l' nous n pas pouvoir faire face aux difficultés d'aujourd'hui que ce soit dans le domaine de la santé, du réchauffement climatique, des océans, juste pour en mentionner quelques-uns.
Et quand je regarde cet auditoire et tous les jeunes qui sont présents ici aujourd'hui, je sais que nous ne m'prons pas de nouvelles idées, d'esprits brillants et la vérité c'est que oui, vous êtes jeune certes, mais il ne faut pas sous-estimer cela et des esprits jeunes et brillants. Et nous n'avons pas encore été plus loin que juste la surface de ce que la connaissance peut nous offrir, la connaissance scientifique. Plus que jamais, nous devons nous battre pour la science, une science qui est universelle, partagée par toute l'humanité, une science qui réunit parce que la poursuite de la connaissance et le désir de comprendre comment les choses fonctionnent, ce sont des valeurs qui nous rassemblent en tant qu'être humain comme ça a été le cas aujourd'hui.
Nous vouvons tous convenir que la science n'a pas besoin de passeport, n'a pas d'attribution de genre, n'a pas d'ethnicité, n'appartient à aucun parti politique et en tant que tel, elle joue un rôle crucial qui est celui de rassembler les gens, les leur permettre de se connecter et de créer un avenir dans ce monde euh fractionné qui est le nôtre aujourd'hui. Et nous pensons que la diversité est un actif pour l'humanité. et que la lumière que nous offre la science est un des actifs les qui a le plus de valeur qui doit être protégé.
Et c'est la raison pour laquelle je suis là aujourd'hui, je suis ici pour dire que l'Europe va toujours choisir la science et que l'Europe va toujours défendre le point de vue des scientifiques pour qu'ils choisissent l'Europe. Il y a eu tous les efforts des scientifiques de Pythagore, d'autres à Galilée, à Copernic au cours de la Renaissance, de coche à Pasteur au cours du dernier siècle. La plus ancienne université en Europe a été fondée à Bologne où l'enseignement a commencer en 108 et l'Europe était là où il y a eu une révolution scientifique qui a transformé l'histoire de manière considérable grâce à des découvertes dans les mathématiques, la science, l'astronomie et dans d'autres domaines.
En fait, cette transition se poursuit aujourd'hui. L'Europe a déjà la seconde plus importante production scientifique dans le monde. Il y a plus de 2 millions de chercheurs en Europe, c'est-à-dire un/art de tous les chercheurs dans le monde.
Nous sommes dans le fleuron de le Greentech, la science, le business, l'économie, les sciences sociales. Nous excellons dans la recherche scientifique et des technologies qui sont essentielles pour notre avenir. l'aérospace, la robotique, l'industrie automobile, l'ingénierie, la biotechnologie, la connaissance pharmaceutique pour n'en mentionner que quelques-uns.
Et nous avons toutes sortes d'avantages naturels euh qui nous servent. Le premier d'entre eux qui a été mentionné au cours euh de la résumé, c'est les investissements constants et soutenu des États-membres euh de l'Europe. L'Europe a le plus grand programme Horizon Europe qui a un pouvoir de frappe de 93 milliards d'euros.
Au cours des 40 dernières années, l'Union européenne a financé les travaux de 93 lauréat de prix Nobel et rend possible les découvertes dans le séquençage génétique et dans l'ARN messager ses vaccins. Elle a permis le développement de microprocesseurs d'avant-garde et les premières images du trou noir. Ces exemples ainsi que bien l'autre démontrent ce que nous savons tous, c'est que le retour sur investissement dans la science n'a pas son équivalent.
Nous avons une infrastructure, une infrastructure pour les recherches qui est sans comparent de la physique moléculaire, de l'exploration physique à la fusion nucléaire. Ceci permet à l'Europe d'être le fleuron de la recherche fondamentale. Nous avons une infrastructure Euro HPC qui est le fleuron du support compusion et nous investissons dans la physique et le les ordinateurs quantiques et l'intelligence artificielle.
Mais ce qui est plus important, c'est que nous avons également une tradition dont nous sommes très fiers de sciences ouvertes. C'est collaborative. Nous maintenons les principes de sciences ouvertes, d'éducation pour tous et de partage des données sous les conditions qui viennent d'être énoncé.
Vous avez mentionné le Conseil de recherche européen qui est dirigi non par des politiciens mais par des scientifiques. Pour des scientifiques. Notre programme Horizon Europe attire les investissements européens et la collaboration de l'Europe et au-delà que ce soit la Corée du Sud ou des pays européens.
De plus en plus de pays veulent nous rejoindre et nous voyons des scientifiques qui viennent de partout ailleurs collaborer ici en Europe. Prenez le CERNE comme un exemple qui a été fondé il y a 70 ans pour réaliser une recherche d'avant-garde que qu'aucun pays individuel ou pouvait mener tout seul. Alors, le CERNE aujourd'hui est le premier euh laboratoire pour la physique des particules et les technologie qui en découlent et les rechercheurs de plus de 100 différents pays de différentes nationalités travaillent ensemble pour le bien de l'humanité au sein du CERNE et c'est comme ça que la science doit fonctionner.
C'est la raison pour laquelle la liberté scientifique et la collaboration doivent toujours être au cœur de nos institutions et au cœur de nos infrastructures. Mesdames et messieurs, l'Europe dispose de ton nous avons besoin pour permettre à la science de fleuriller. Nous avons les investissements constants et stables.
Nous avons l'infrastructure, nous avons la possibilité d'ouvrir une recherche collaborative et nous avons un marché d'économie et les sciences sociales qui permet de donner accès au bon enseignement et au soins de santé. Mais en même temps, nous avons besoin de travailler sur nos points faibles. Nous savons encore que l'Europe est confrontée à une bureaucratie trop lourde ou trop complexe ici en Europe comparé à d'autres régions du monde.
Nous savons que le chemin qui va de la recherche fondamentale au marché et à travers en passant par les affaires n'est pas une ligne droite et n'est pas nécessairement assez rapide ici en Europe. Nous savons que nous avons besoin d'offrir les meilleures perspectives de longue durée aux scientifiques et nous sommes prêts à nous y attaquer. Nous voulons que l'Europe continue d'être à l'urplan de la recherche fondamentale.
Nous voulons que l'Europe soit un leader dans les technologies prioritaires de l'intelligence artificielle, les micropulces, les génomiques, la santé numérique et toutes les technologies emploi nous volons des chercheurs et des travailleurs qui sont très qualifiés qu'ils choisissent l'Europe et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui je présente les premiers éléments de notre initiative dénommée Chouser. dont la priorité essentielle et la principale est de s'assurer que la science en Europe reste ouverte et accessible à tous et libre. Ceci est vraiment notre atout principal.
Nous devons tout faire pour maintenir cet atout et plus encore que maintenant qu'auparavant. Nous voulons renforcer euh le mouvement des connaissances à travers l'Europe comme nous le faisons pour les biens, les talents et la capitaux. à travers notre marché unique et nous voulons euh cellerer la liberté de la recherche scientifique dans notre législation dans un acte un nouvel acte européen parce que il y a des menaces partout dans le monde et l'Europe ne va pas accepter de compromis sur ces principes.
L'Europe doit rester le cœur des valeurs scientifiques libres. Le deuxième élément de du programme Choose Europe est le financement. La science requère des investissements et nous devons offrir des mesures d'incitation approprié.
Et c'est pour ça que je suis fière de la lancer que nous allons mettre sur pied un nouveau package 500 millions d'euros pour le bianium de 25 à 27 pour rendre l'Europe un aimant pour les chercheurs qui permettra de financer la meilleure recherche et les meilleures scientifiques en Europe et d'ailleurs dans le monde. Nous voulons créer un une nouvelle bourse de une super bourse de 7 ans qui couvre 7 ans sous le Conseil européen et le Comité de recherche européen et à travers ce comité qui soutient déjà le retour des scientifiques vers l'Europe à travers des bourses et dont nous doublons le montant qu'ils pourront recevoir cette année. Et je voudrais d'ailleurs euh étendre ce soutien financier à l'année 2026 et à l'année 2027 et en même temps, nous devons également nous concentrer sur la génération suivante.
Et c'est la raison pour laquelle nous sommes encore nous sommes en train d'augmenter euh le soutien financier que nous donnons à des jeunes scientifiques à travers notre programme Choose Europe sous le parrainage de Marie Curry. Ceux qui choisiront l'Europe auront davantage de subsid contrats et nous allons étendre ce soutien financier qui leur a donné au-delà des deux années euh prévues à travers des frontières plus grandes sur la la l'intelligence artificielle. À moyen terme et à long terme avec nos États-membres, nous voulons atteindre la cible de 3 % du PIB investissement dans la recherche d'ici 2030.
C'est nous là allons mettre sur pied des propositions très ambitieuses sur le financement de la recherche et de l'innovation dans nos prochains budget parce que nous savons qu'un investissement dans le domaine de la science est le meilleur investissement possible dans notre futur. La troisème partie ou le troisème principe de Cho de d'aller plus vite, c'est-à-dire depuis l'innovation, les découvertes jusqu'à jusqu'aux innovations qui transforment la vie et d'opportunité de business. C'est pour ça que nous allons mettre sur pied un acte européen sur l'innovation ainsi qu'une stratégie pour financer les start-up et leur permettre de grandir pour dépasser les barrières réglementaires et leur faciliter l'accès au capital risque pour toutes les start-ups européennes et toutes les anciennes start-ups qui grandissent. en dernier lieu qui est et ce n'est pas un moindre élément, nous devons rendre l'Europe encore plus attirante pour les scientifique et nous allons soutenir les scientifiques avec les institutions scientifiques.
Nous allons accélérer le processus qui permet aux entreprises d'entrer en Europe et d'y rester. Nous avons déjà une plateforme qui relie les scientifiques avec d'autres scientifiques dans le monde qui donnent des opportunités d'emploi et facilite les visas. Mais maintenant, nous voulons soutenir les partenariats publics et privés pour avoir des scientifiques de haut niveau et pour accélérer et faciliter l'entrée en Europe de rechercheur du meilleur niveau parce que ramener ce qu'il y a de meilleur dans le monde va permettre de produire ce que l'Europe a de meilleur.
Donc mesdames et messieurs, l'Europe a fait son choix. Nous choisissons d'entrer dans une nouvelle ère d'invention euh et de découverte. Nous voulons mettre la science et technologie au cœur de notre économie.
Nous choisissons d'être le continent où les universités sont des pilés de nos sociétés et de notre mode de vie. Nous choisissons d'être un continent où l'innovation sert l'humanité. où les talents de partout dans le monde sont bienvenus parce que l'histoire de la sorbonne et que nos excellentes universités prouvent que le progrès est nourri par la liberté, l'ouverture et la collaboration.
Donc à chaque chercheur ici ou ailleurs, à chaque jeune femme ou jeune homme qui rêve d'une carrière dans la science comme Maria Slodovska Curry l'a fait autrefois, notre message est très clair. Choisissez la science et choisissez l'Europe. Merci beaucoup.
Merci madame la présidente de la Commission européenne. Je vous propose maintenant d'écouter monsieur Emmanuel Macron, le président de la République [Applaudissements] française. Madame la présidente de la Commission européenne, chère Ursoula, madame la ministre d'État, monsieur le ministre, mesdames, messieurs les vice-présidents exécutifs de la Commission européenne, madame la commissaire européenne, mesdames et messieurs les parlementaires français européens, madame la rectrice, mesdames et messieurs en vos grades et qualités, mesdames et messieurs les chercheuses et chercheurs, Merci de vos discours de votre discours et de votre engagement et très important de vous avoir avec nous aujourd'hui.
Avoir accepté de plancher aujourd'hui est défendu à cause qui est la leure et qui est la nôtre. Je vais m'exprimer en français. Euh je suis très heureux de si je puis dire revenir à la Sorbonne.
Plusieurs fois ici nous avons parlé ensemble d'Europe et de cette Europe de la liberté, de la prospérité, de l'humanisme, du savoir. Et au fond, je voudrais commencer par là, c'est véritablement ce qui est en jeu aujourd'hui et vous l'avez rappelé par euh vos résumé des discussions de ce matin, madame la présidente, à l'instant et vous le portez tous, mais je pense qu'il ne faut pas réduire ce qui se joue aujourd'hui. Personne n'aurait pu imaginer il y a quelques années qu'une des plus grandes démocraties du monde allait supprimer des programmes de recherche sous prétexte qu'il y avait le mot diversité dans ce programme.
Personne ne pouvait penser qu'une des plus grandes démocraties du monde allait bifer d'un trait la capacité à avoir des visas de tel ou tel chercheur, parfois de ceux qui avaient contribué à sa propre sécurité numérique. Personne ne pouvait penser que cette très grande démocratie du monde dont le modèle économique repose si fortement sur la science libre, sur l'innovation et sur sa capacité d'ailleurs durant les trois décennies passées à avoir innové davantage que les Européens et avoir diffusé plus cette innovation qu'ils allaient faire une telle erreur. Mais nous en sommes là.
Et en commençant par les enjeux, il faut mesurer que nous sommes à un moment de rupture très profond où l'impensable est au cœur de notre actualité. Au fond, c'est comme si depuis la pandémie du Covid-19, nous vivions constamment dans des temps où les les impensables se succédaient. Rupture géopolitique, rupture économique, rupture des repères politiques.
Mais c'est le monde auquel nous sommes livrés. Alors quand je disais que ce qui est évidemment en jeu, c'est le cœur de ce que nous sommes, je le dis dans ce lieu, j'ai eu l'occasion de le dire d'ailleurs il y a quelques semaines à l'université du KER, c'est encore plus vrai pour l'Europe. Parcourz l'Europe et vous avez fait référence à Bologne, les lieux les plus anciens, les institutions les plus anciennes qui nous tiennent sont nos universités.
Et l'Europe de la Renaissance puis celle des Lumières s'est construite par cette volonté de comprendre le monde, d'avoir une science libre, de pouvoir former les meilleurs esprits et de pouvoir comprendre le monde à la mesure de l'homme au sens générique du terme. Et tout ce qui nous lit repose sur cette capacité de former des individus libres et rationnels et libres parce que rationnel parce qu'ayant accès justement à cette sens libre ouverte à la possibilité de débattre mais à partir de fait de vérité à un moment scientifiquement établi puis ensuite qui seront peut-être désavoués par d'autres chercheurs jugés à chaque fois par leur père. C'est tout ce qui nous lit et ce qui nous tient.
C'est ce qui a conçu nos modèles et c'est ce qui tient notre rapport à la connaissance mais aussi notre rapport à la démocratie et notre rapport à l'efficacité économique et la compétitivité. sans science libre, nous nous perdons ces trois piliers de nos sociétés, ce qui fait le cœur même des démocraties libérales occidentales. Et d'abord ce rapport en effet à la vérité.
Si on considère que la vérité est révélée, si on considère qu'il y a des recherches interdites, si on considère qu'il y a du bien et du mal dans la recherche et qu'on peut décider de ces financements ou les interdire, alors on perd cette capacité de ne pas être d'accord ensemble comme disait Voltaire. C'est-à-dire, c'est la possibilité même de savoir et d'avoir une liberté d'opinion solidement établie. Rien moins que cela.
Et donc oui, chérissons la science libre, ouverte qui est au cœur de nos sociétés et refusons un dictate qui consisterait à dire qu'un gouvernement, quel qu'il soit puisse dire il est interdit de chercher ceci ou cela et qu'il serait interdit de chercher sur la santé des femmes, qu'il serait interdit de chercher sur les cyclones ou le climat parce qu'à chaque fois ce sont là aussi des vies qui sont mises en jeu parce que Là, à chaque fois aussi, ce sont les progrès de notre humanité qui sont remis en cause. C'est un impératif moral et humain, mais c'est la base même de notre Europe, de nos sociétés. Et vous l'avez dit madame la présidente à l'instant, le standup for science qui a été poussé par beaucoup de chercheurs et je veux essayer leur dire toute notre gratitude est relayé aujourd'hui par ce Choose Europe for Science qui a pour vocation d'accompagner cette initiative et au fond de permettre aux chercheus aux chercheurs du monde entier qui croient dans cette science libre ouverte pour toutes et pour tous de rejoindre l'Europe et de pouvoir En effet y travailler, il cherchait, y enseigner eux et leur famille en toute liberté.
La deuxième chose c'est que il n'y a pas de démocratie qui tiennent longtemps s'il n'y a pas une science libre ouverte. Comment débattre dans nos sociétés si le rapport au fait et à la vérité est remise en cause soit par une espèce de relativisme absolu, de scepticisme complet, soit au fond encore une fois parce qu'il y aurait une vérité révélée parce que le pouvoir politique d'un moment donné pourrait dire ceci est vrai, ceci est faux. la possibilité même de nos démocraties et de débattre mais de débattre sur des faits qui sont un moment solidement établi et où il y a une autorité scientifique et beaucoup ici sont plus éminents que moi pour le dire mais où il existe une autorité qui a une légitimité légitimité reconnue par les pères celle d'avoir plus étudié lu plus de livres d'être reconnu d'avoir ainsi gravi les échelons d'un grand organisme de recherche d'une université d'avoir été habilité à diriger les travaux des autres et à pouvoir enseigner.
À côté de la liberté académique, il y a en effet une autorité du savoir, mais elle est essentielle pour nos démocraties parce qu'elle départit le vrai du fou. Elle permet de dire ce qui est un fait, ce qui n'en est pas. Sinon, nous vivons, nous maîtrons à vivre.
Peut-être ils sommes nous déjà dans des démocraties liquides où démêler le vrai du faux devient impossible et qui est au fond le lit des complotismes. Du coup des émotions puisqu'il n'y a plus de relation véritables au réel ou au fait. Et ce faisant, nous mettons en danger le cœur même de démocratie, de nos démocraties dans leur racine, c'est-à-dire la possibilité d'avoir un débat public et des opinions publiques ainsi forgées.
Et enfin, cette science libre est la condition de notre compétitivité. Vous l'avez rappelé dans vos propos. Je sais que vous l'avez défendu ce matin et au fond la meilleure démonstration de cela, c'est le modèle américain qui a tant étant fondé sa science libre, qui a eu un des modèles les plus efficaces au monde de transmission de la recherche fondamentale à la recherche appliquée et qui par sa ses spécialités sectorielles et ses capacités de financement a diffusé massivement ces 30 dernières années de la science et de la recherche dans son modèle économique.
Ce qui d'ailleurs a fait que ce modèle a été plus efficace que le modèle européen durant les trois dernières décennies. il a créé deux fois plus de recherche par tête. C'est ça que nous voulons rattraper nous européens, ce en quoi nous croyons.
Mais vous le voyez au fond, cette autonomie stratégique à laquelle nous croyons n'est pas possible sans sans une science libre, ouverte, sans un investissement massif et durable dans la recherche fondamentale et évidemment dans la recherche appliquée, dans la capacité ensuite à la transmettre du public au privé. Et c'est pourquoi il est si important dans nos sociétés, dans nos démocraties de garder cette science libre et ouverte dans nos universités, nos organismes de recherche, de permettre à celles et ceux qui sont menacés de rejoindre notre Europe comme en quelque sorte un port d'attache nouveau. Et l'exemple de Marie Curry est admirable à cet égard.
Mais il y a beaucoup de Marie Curry à venir, j'espère, dans cet amphithéâtre à coup sûr dans nos laboratoire et dans les laboratoires du monde entier. Et je veux ici dire ma reconnaissance à toutes celles et ceux qui ont ces dernières années cherché sans relâche pour améliorer notre compréhension des grands sons marins, des dérèglements climatiques, des cyclones à venir qui ont cherché sans relâche pour avoir une approche libre ouverte indépendante de la compréhension des algorithmes, de l'indépendance de nos sociétés face à ces modèles qui se sont aussi privatisés et qui en quelque sorte considèrent que oui, nous avons besoin d'avoir en quelque sorte cette science libre et ouverte parce qu'elle est un trésor de l'humanité, ce qui nous ce qui nous permet d'avoir simplement un ordre mondial qui ne soit pas la propriété de quelques-un qui soit offert à tous pour la liberté de chacune de chacun. C'est cela ce que nous défendons.
C'est cela ce en quoi nous croyons. Et c'est cela ce que nos pères fondateurs et mère fondatrice, même s'il y a moins de femmes autour de cet amphithéâtre, qu'il n'y en aura, je l'espère demain quand on fera ainsi les grandes figures de la recherche et de la pensée européenne, mais c'est ce pourquoi ils se battent et c'est ce pourquoi nous devons continuer de nous battre. Alors dans ce contexte, nous avons fait ensemble beaucoup ces dernières années.
Dès 2017, oseraiis-je rappeler que face au scepticisme climatique, nous avions lancé un programme Make Our Planet Great Again. Je sais que ce matin quelques-unes et quelques-uns l'ont évoqué qui avaiit permis d'accueillir les meilleurs chercheuses et chercheurs avec des conditions d'accueil dont je veux féliciter nos universités organismes de recherche et ce qui a permis de continuer certains programmes qui étaient menacés. Au nom de cet universalisme scientifique, jumeau de l'universalisme européen, en 2017, le programme PAE sous l'impulsion du Collège de France a été créé.
Nous avons déjà engagé 33 millions d'euros pour accueillir près de 600 scientifiques et l'État continuera à soutenir cette ambition à travers ce programme comme à travers d'autres propositions y compris législatives visant à mieux protéger les réfugiés scientifiques et avec eux la liberté académique. Et être un refuge suppose aussi d'être attractif et compétitif. Beaucoup de choses ont été faites, je pense aux chers de professeur junior qui ont permis de recruter sur 600 lauréat 60 % de chercheur étrangers ou exerçant à l'international, ce qui est six fois plus que ce qui a court d'habitude dans nos recrutements.
Alors, contrairement à ce que laissent entendre les esprits chagrins et maltusiens, il n'y a pas d'effet d'éviction, mais au contraire une émulation, une complémentarité. Et toutes les chercheuses et chercheurs qui sont là dans cet amphithéâtre le savent. La science se nourrit justement de cette émulation de confrontation d'une capacité aussi à attirer les meilleurs talents qui permettront de former nos meilleurs talents et d'attirer les meilleurs talents chez nous.
Et pour l'État, ce sont des moyens supplémentaires qui sont annoncés. Et je veux ici aussi clarifier beaucoup de choses que j'ai pu entendre. Entre 2020 et 2025, grâce à la loi de programmation pour la recherche qui est une première dans l'histoire de la nation, nous avons augmenté les budgets de plus de 6 milliards d'euros en cumulés et à l'horizon 2030, ce seront ainsi 25 milliards d'euros qui ont été ajoutés au budget de la recherche.
En matière de rémunération depuis 2020, les primes des enseignants chercheurs et des chercheurs ont déjà plus que doublé et en 2027 bénéficieront d'une revalorisation moyenne de 6000 à 8000 € par an supplémentaire par rapport à 2020. et l'Agence nationale de la recherche soutient plus et mieux les projets. En plus des budgets des ministères, France 2030 engage plus de 8 milliards d'euros à travers l'ensemble des actions menées en faveur de l'enseignement et de la recherche dont 4 milliards d'euros investis dans de très nombreux dispositifs et programmes de recherche dans tous les secteurs quantique, hydrogène, batterie, intelligence artificielle, maladie infectieuse, santé numérique où nous continuons de réinvestir ces moyens pluriannuels qui couple revalorisation, soutien bottom up comme on dit et programme thématique sur nos priorités nous permet de poser les bases de notre stratégie.
Est-ce que pour autant c'est suffisant ? Non. Et je soutiens grandement au gouvernement et des ministres qui veulent ici créer les conditions pour consolider cette trajectoire et avoir pour l'année prochaine et l'année suivante les marches qui conviennent et qui sont ainsi programmées.
Le gouvernement fera bientôt des propositions en ce sens. Elles sont indispensables car c'est grâce à ces efforts et au moyen que nos organismes et universités renforcent que nos stratégies nationales justement se consolident. Et ces efforts se doublent aussi d'une transformation en profondeur de notre organisation de recherche indispensable tout autant.
Transformer nos organismes en agence de programme, consolider les 29 pôles universitaires, avoir su consolider aussi des sites qui depuis trop longtemps étaient divisés, je pense à l'exemple de sa clé au combien illustratif. aller plus loin aussi dans nos contrats d'objectif, de moyens et de performance de nos universités qui jusqu'alors n'était qu'une infime part du budget de celle-ci et qui pour les premières dès l'année prochaine couvrira 100 % justement de leur capacité de financement. Nous avons besoin en effet d'une réforme en profondeur dans notre organisation du système de recherche et d'enseignement supérieur d'assumer celle-ci en même temps qu' nous continuons d'y investir et que nous continuons d'attirer les meilleurs.
C'est un ensemble, il est cohérent et il doit être défendu comme tel. Alors, au-delà de ces efforts, sur la base de ce que vous venez d'annoncer, madame la présidente, et de ce que nous voulons faire au niveau national, nous allons continuer d'avancer, de bâtir notre avenir et d'investir dans l'excellence. D'abord pour les chercheurs et enseignants chercheurs, face aux menaces que j'ai décrit à cette appréhension internationale, l'Europe oui doit devenir un refuge et le programme de 500 millions que vous venez d'annoncer, les simplifications, les chares supplémentaires, les dispositifs d'accueil sont des éléments extrêmement importants de cette attractivité européenne.
Dans le contexte international que nous connaissons, un grand nombre d'établissements français, je veux les en remercier, ex-Marseille université, le CNRS, Central Supé, PSL, bien d'autres ont lancé des programmes visant à faire venir les chercheurs sans attendre. Notre Europe doit faire plus, c'est le programme que vous venez d'annoncer, Choose Europe for Science avec des actes, des financements, des principes. Et au fond, le message est simple.
Si vous aimez la liberté, venez nous aider à rester libre, à chercher ici, à nous aider à être meilleur, à investir dans notre avenir. C'est aussi le sens de Chose Friends for Science que nous avons lancé il y a quelques semaines qui a suscité plus de 30000 connexions dont un/ers depuis les États-Unis, plusieurs centaines de dossiers ouverts. Et l'objectif est du doctorant au prix Nobel en passant par les postdoc, les professeurs juniors, d'accueillir autant que de besoins et avec une seule exigence de qualité des candidats.
Des moyens supplémentaires seront mises en place. 100 millions d'euros que l'État apportera à travers France 2030. Et je remercie les équipes et le secrétaire général ici présent.
Et je le dis avec force, un chercheur étranger ne remplacera pas un chercheur français ou un chercheur européen. C'est l'esprit même de la science de chercher cette coopération, cette émulation, cette conversation. C'est pourquoi ce sera un financement spécifique qui est ainsi déployé et annoncé aujourd'hui.
Voilà aussi pourquoi c'est un appel au cofinancement de tous les dispositifs locaux par les entreprises, les fondations, tous ceux attachés à notre indépendance et à la liberté pour mettre en place ce mécanisme d'attractivité des chercheurs et des enseignants chercheurs. Ensuite, l'autre enjeu, ce sont les plateformes de collaboration et des données et ne le sous-estimons pas. Il y a l'accueil en effet des chercheurs en quête des libertés, mais il y a l'environnement, les collaborations, la mise à disposition des données nécessaires.
Et au-delà des trajectoires individuelles, ce qui est remis en cause aujourd'hui, principalement compte tenu du rôle pivot des États-Unis pour la science mondiale, ce sont les grandes plateformes de recherche structurantes à l'échelle planétaire, les bases de données essentielles en épidémiologie, en climatologie qui risquent d'être arrêté, rendu inaccessible, voire dans certains cas irrémédiablement perdus pour la science. Et ce sujet n'est pas des moindres. Un montre sans rapport du JC pour dire la vérité du changement climatique ne serait pas le même.
Et en effet, le JC, l'IPS sont aujourd'hui menacés, je ne parle pas de Noa ou d'autres ou des bases de données du NH et de plusieurs autres grandes structures. La France et l'Europe ne peuvent pas laisser faire cela. C'est pourquoi il nous faut d'urgence mettre à l'abri où recréer ces bases de données pour prendre le relais.
Et dans le cadre des programmes que nous sommes en train de bâtir et c'est là où nous avons besoin de toutes et tous, il nous faut justement construire les financement et les coopérations pour récupérer et sécuriser ces bases de recherche, ces plateformes de collaboration pour permettre à nos chercheurs et nos laboratoires qui souvent d'ailleurs y ont contribué en partageant leurs données et leurs recherches mais qui en ont besoin pour la recherche future puisse continuer ses travaux. Et donc je souhaite que dans les prochains mois, nous puissions finaliser les initiatives essentielles pour préserver ces bases de recherche, leur financement au niveau européen. Nous avons commencé dans ce sens et c'est exactement la philosophie de ce que nous avons lancé en matière d'intelligence artificielle Cher avec le soutien de la Commission européenne et là aussi un financement public privé pour créer ces commun du numérique en matière d'intelligence artificielle.
En effet, ce current AI, la fondation que nous avons mis en place a exactement cet objectif et a commencé à sécuriser des bases de données, des plateformes coopératives pour sur l'intelligence artificielle ne pas dépendre de quelques acteurs privés et créer ses mécanismes de coopération, de recherche ouverte, de sécurisation des données au service de l'intérêt général. Mais en matière de climat de connaissance de la planète, en matière de science du vivant, nous avons besoin de poursuivre ce travail, de consolider les plateformes et d'avancer. Réfléchissons collectivement à la lourde tâche d'archivage de certains savoirs spécifiques.
Je pense aux travaux aussi de Software Heritage qui ensemble en France archive l'ensemble des logiciels créés dans le monde avec une initiative européenne à construire sur le sujet. Mais je souhaite au-delà de la question de notre capacité à attirer chercheurs, enseignant chercheurs, que nous ayons aussi une capacité à préserver, consolider, attirer plateforme de collaboration et données au service de l'intérêt général. Cet investissement massif dans notre recherche doit être aussi pensé en européen et à travers nos programmes.
Je l'ai dit et c'était d'ailleurs au cœur du rapport de Mario Dragui que vous aviez commandé madame la présidente. Il n'y a pas d'indépendance de notre Europe, pas d'autonomie stratégique sans une science libre et forte en Europe. Et choisir la science c'est en quelque sorte c'est même résolument aussi refuser la vassalité.
Et je le dis ici parce que je vois beaucoup et nous avons toujours eu cette hésitation en Europe. Regardons les dernières années. Ici même en 2017, j'ai plaidé pour une Europe plus souveraine en matière scientifique.
Je vais être honnête avec vous, je n'ai pas toujours été totalement suivi. Et nous avons parfois échoué parce que c'était tellement confortable d'être main dans la main avec les Américains. Il y avait une conviction forte de beaucoup d'Européens.
Jamais on sera lâché. Et puis c'est comme si c'était nous. C'est pas vrai.
Le cloud, nous avons tenté, la France a beaucoup poussé. Nous avons fait, je pense une erreur très profonde de ne pas avoir un vrai cloud européen. Et d'ailleurs, nous devons nous réatteler à cette tâche.
Nous ne pouvons pas dépendre de quelques entreprises américaines pour avoir un véritable cloud parce qu'il en va aussi de l'intérêt général européen. C'est une nécessité. Et à chaque fois que nous avons des dépendances, nous créons une vassalité.
Nous avons eu raison de préserver l'accès libre et souverain des Européens à l'espace. Nous avons eu le tort de laisser une certaine partie de la couverture satellitaire à des acteurs privés. Nous l'avons encore vu avec les menaces faites en Ukraine il y a quelques semaines.
Je vais le dire ici très clairement. Il n'y a pas de vassalité heureuse. Il peut y avoir une vassalité inconsciente quelques instants.
Il peut y avoir un côté agréable à ne pas faire l'investissement qui suppose de redevenir indépendant. Mais à la fin, on finit toujours par le payer. Et le réveil stratégique que nous vivons depuis quelques mois ne doit pas être en quelque sorte vécu comme un simple mauvais moment à passer.
C'est un réveil stratégique. Nous devons donc retrouver partout dans tous les segments de la recherche et de notre industrie cette cette autonomie stratégique qui est indispensable. Et je veux une Europe pour ma part où la capacité à chercher, comprendre, enseigner, innover ne dépend ni de la Chine ni des États-Unis d'Amérique quand il s'agit des algorithmes qui rythment nos sociétés, qu'il s'agisse de l'accès à l'espace, de la compréhension de nos océans, de la compréhension du climat, des semi-conducteurs et cetera et cetera.
Et nous avons tout pour le faire. Simplement parfois il faut nous organiser. Simplement parfois il faut accepter de retrouver du financement et de la compétitivité européenne.
À ce titre, il nous faut pour ça simplifier. On a commencé à le faire. On doit aller beaucoup plus loin.
Ça fait partie de ces réformes indispensables pour le paysage français. Simplifier la gestion des laboratoires, simplifier les partenariats entre laboratoires et secteur privés. C'est aussi ce que vous poursuivez au niveau européen.
Allons-y éviter fort. La deuxième, responsabiliser pour que chacun conduise une politique scientifique ambitieuse dans le cadre d'une discussion stratégique unique avec tous les partenaires. Puis la troisième, c'est de consolider cette volonté en européen.
Ce que vous avez rappelé, madame la présidente, est essentiel. Horizon est un programme Horizon sont un levier essentiel. RC Synergie, c'est un trésor et beaucoup ici sont issus de ces programmes qui financent les meilleurs projets.
Je pense que nous pouvons passer à plusieurs initiatives supplémentaires. Nous avons su faire en France qui a été un trésor inventé il y a une quinzaine d'années, les Labex. Initiative qui permet de soutenir les laboratoires d'excellence sur plusieurs années.
Nous voulons la prolonger au niveau français. Nous devrions plusieurs ici, on poussait pour cela. Je vous les en remercier.
Nous devrions porter au niveau européen une capacité à financer des labex, c'est-à-dire pas simplement des projets, mais des équipes pendant plusieurs années au niveau européen avec des financements européens. C'est plus de simplicité, plus de visibilité et ça repose sur un jugement et une évaluation des paires. C'est comme ça que nous créerons plus de compétitivité pour nos recherches.
Nous devons aussi mieux définir nos ambitions programmatiques dans les domaines critiques. Et en même temps que nous finançons la recherche bottom up, nous devons assumer, comme on l'a fait avec les PIC sur quelques grands projets, de se de se dire que nous avons peut-être une dizaine de chantiers du siècle sur lesquels il faut assumer d'investir massivement, de prioriser et de créer des synergies en matière de santé, maladie infectieuse, vaccinologie, zoonose et transmission à l'homme en matière spatiale qui s'agit agiss d'accès à la Lune ou des missions d'observation en matière de quantique, en matière d'intelligence artificielle, en matière d'économie circulaire qui est si importante pour la souveraineté de notre Europe. Nous qui n'avons ni des énergies fossiles, ni les minera et terrares dont nous recré sur lesquels nous recréons des dépendances pour faire notre transition écologique.
L'économie circulaire est clé pour ça. En matière de vieillissement et de régénération, défi immense de nos sociétés, en matière de nucléaire, d'énergie, de fusion, en matière de climat qu'il s'agisse de la compréhension de la terre ou de la recherche sur nos océans en matière d'électronique et des puces les plus avancées. et pour en citer un 10e en matière d'esprit critique et de lutte contre la désinformation qu'il s'agisse de la santé, du climat ou des sciences.
Je n'ai cité là que 10 chantiers du siècle. Je ne suis sans doute pas exclusif mais je pense que ces 10 chantiers sont fondamentaux sur lesquels il nous faut investir massivement en européen. Dans ces 10 chantiers, il y a les défis de nos sociétés.
Société, nous le savons, qui vieillit. Une société qui est dépendante d'énergie fossiles et de matériaux et terres rares qu'elle ne produit pas et une société qui peut créer des dépendances sur les transitions de demain sur quelquesunes de ces ruptures technologiques et une société qui veut préserver son esprit critique et sa liberté académique. Sur ces 10 grands secteurs, investissons massivement, lançons 10 grands programmes européens et essayons aussi de bâtir des coopérations entre pays.
Nous allons commencer dans quelques jours à le faire avec nos partenaires allemands, mais ouvrons-le aussi à tous nos partenaires hors de l'Union européenne, nos voisins britanniques qui veulent au combien revenir avec nous, mais de l'Inde à d'autres grands pays engageons plus largement autour de l'Europe la capacité à penser ces thématiques. Au-delà de ces programmes, après donc les chercheurs, les plateformes, les données, il y a la question des infrastructures et l'innovation. Vous l'avez rappelé madame la présidente, nous avons parmi les plus belles infrastructures au monde le CER, le synchroton en effet nos accélérateurs, nos réacteurs expérimentaux qui ont permis de magnifique succès industriel.
Il nous faut réinvestir dedans et ne pas oublier que ces magnifiques instruments de recherche là aussi coopérative ouverte où le monde entier est autour de la table sont des trésors. Nous avons à bâtir des infrastructures aussi de demain en même temps que nous avons à réinvestir sur ces dernières. Vous avez annoncé il y a quelques semaines à Paris lors du sommet sur l'intelligence artificielle votre volonté justement de financer des supercalculateurs européens ouvert pour la recherche publique.
Ce sont des infrastructures indispensables. Nous avons besoin aussi de bâtir des infrastructures de stockage pour les sciences du système terre pour les activités d'observation situe de l'océan. Nous y reviendrons lors de l'UNOC ou en biosanté sur le génome notamment et qu'il s'agisse de la terre, de son observation, des océans, leur compréhension de la santé, du génome, là aussi nous avons des infrastructures extrêmement coûteuses que nous avons à financer et sur laquelle nous devons créer de la pérennité, de la stabilité.
Et puis enfin, au-udelà de ces infrastructures, il y a le système d'innovation et son efficacité. Au fond, ça repose sur des choses assez simples. Les talents, le capital et la capacité à aller vite.
Je crois que vous l'avez parfaitement résumé ce matin et c'est ce que grand chef d'entreprise et chercheurs qui sont là savent parfaitement. Alors, continuons à accélérer sur l'Européenne Initiative Council que vous avez lancé, madame la présidente. Assumons des programmes plus indépendants et plus risqués afin de mobiliser aussi d'autres façons de procéder.
Simplifions et accélérons la capacité à transmettre entre la recherche fondamentale, la recherche appliquée et les débouchés industriel. Là aussi, simplifions avec des contratypes de coopération entre industriel et laboratoire parce que nos procédures, on le sait, sont trop longues, sont encore trop hétérogènes en Europe. Simplifions et accélérons toutes les procédures de transmission.
Nous sommes encore beaucoup trop longs, je pense aux essais cliniques et à d'autres. Regardons, on peut pas avoir 6 mois aux États-Unis et 2 ans ou 5 ans en Europe. Et c'est pas de l'argent ça, c'est simplement de la simplification, de la capacité à aller vite.
Les meilleures équipes peuvent arriver sur la base de justement cette simplification et cette accélération. Et puis il nous faut investir et ça c'est de l'argent public et privé pour améliorer aussi certains segments de la recherche finalisée et leur capacité à se transférer en innovation et accélérer. Le plan DIPtech dans le cadre de France 2030 a permis la création de plus de 1500 start-up dicttech en 5 ans doublant le rythme annuel de création qui atteint plus de 380 start-ups en 2024.
Là aussi, je pense que nous devons et pouvons viser haut au niveau européen avec des plans de financement de la DIPTtech et avec des plans aussi massifs de financement de la croissance de nos start-ups. Nous avons il y a 2 ans lancé ce Scale up Europe qui avait pour vocation de en quelque sorte européaniser ce qui avait très bien fonctionné en France avec notre capacité à amener beaucoup plus d'argent du secteur privé sur l'innovation et sur la création de start-up mais aussi la croissance de ces dernières. C'est une révolution que nous avons à gagner au niveau européen et pour ça la base c'est en effet de mobiliser notre épargne sur plus de financement en fond propre et plus de financement risqués.
C'est au cœur de l'urgence des prochains mois et de votre agenda la titrisation, la mobilisation des fonds privés, le marché unique de l'épargne et du financement européen ou capital market union en bon français. En tout cas, sur chacun de ces leviers, c'est une Europe qui innove davantage et qui accélère le transfert de technologie qui s'impose. Voilà, mesdames et messieurs, les quelques axes sur lesquels il me semble que nous devons nous engager et nous voulons nous engager avec madame la présidente de la Commission européenne, madame les vice-présidentees et commissaire, mais également avec tous nos collègues en Europe car cette aventure est européenne et nous engage tous.
Et au fond aujourd'hui, c'est un appel de la Sorbonne que nous voulons lancer au-delà de ses financements, de ses annonces, de ses priorités. Un appel de la Sorbonne qui s'adresse à tous les esprits libres qui veulent œuvrer pour la science et défendre notre modèle, qui veulent faire le choix d'un certain modèle de société contre un autre, qui ont une certaine idée de la liberté, un modèle fort d'une vision de l'égalité entre les femmes et les hommes, fort aussi de la place du rôle de la science, fort de la fraternité entre les peuples pour trouver des réponses au défis du siècle. Nous croyons très profondément que notre robe s'est faite de la renaissance aux lumières par cette capacité à nous émanciper de tous les dogmes et à créer la seule liberté vraie, celle qui commence là où l'ignorant s'arrête pour paraphraser Hugo.
Et donc, j'appelle toutes les chercheuses et les chercheurs du monde entier à rejoindre ce grand projet européen, à s'unir pour et avec l'Europe parce que nous croyons très profondément, oui, que nos démocraties sont plus fortes et que ce sont elles qui ont le mieux lutté contre le Covid il y a quelques années par les controverses, les débats ouvertes, mais une science aussi qui avance à ciel ouvert en cherchant, en tâonnant, en innovant, en créant. En se contredisant et en contredisant, nous ne croyons pas à un modèle de décision qui ne serait basé que sur le dictate de quelques-uns ou les décisions basées sur une science révélée ou les choix de l'une ou de l'autre. Et donc rejoignez cette Europe qui croit en effet que les démocraties seront de mains plus fortes pour éradiquer le cancer, pour permettre la transition climatique, pour mieux comprendre l'espace comme les grands fonds marins et au fond bâtir une connaissance au service du progrès humain.
Unissez-vous pour ce modèle de liberté, de savoir, de connaissance qui est cette espérance européenne ? Ce modèle, c'est celui dans lequel nous croyons et cet appel est un appel aux chercheuses et aux chercheurs du monde entier mais un appel aussi à la jeunesse. Oui, j'appelle ici tous les jeunes à rejoindre et à s'engager pour la science et en particulier un appel aux jeunes filles.
Notre nation a besoin d'attirer tous les talents vers la science et en particulier d'attirer davantage de jeunes filles et de jeunes femmes vers les filières scientifiques et techniques. Et c'est un appel pour cette science libre. indépendante à laquelle nous croyons, pour la lucidité, la raison pour ce continent qui a su former plus de 500 prix Nobel et qui continuera d'en former encore davantage.
L'Europe continuera de bâtir son indépendance, sa solidité, sa force par le savoir, la recherche libre ouverte et par les jeunes d'aujourd'hui et de demain qui le rejoindront. Cet appel de la Sorbonne aujourd'hui que nous lançons avec madame la présidente et avec vous toutes et tous, c'est au fond l'affirmation profonde que nous croyons dans ce qui nous a fait. Le savoir, la liberté, la capacité à ce que les plus jeunes dans nos nations continuent de revenir parfois sur les dogmes dans lesquels nous croyons, soit constamment mené par le doute, réinterroge les fondamentaux qui étaient les nôtres, mais le fasse de manière libre dans un dialogue permanent avec leur père dans le monde entier et le face au service de cette vision que nous avons de l'universalisme et de rien d'autre.
Vive la recherche, vive la science libre, ouverte. Vive l'Europe, vive la République et vive la France. Merci beaucoup.
Merci à vous. Merci à vous. Merci monsieur le président de la République française.
Merci madame la présidente de la Commission européenne. Merci également à tous les invités
Emmanuel Macron