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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 juin 2023 34 min

Paris / Province : la problématique répartition des migrants

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le débat de ce club consacré à la politique migratoire Emmanuel Macron qui souhaiterait partir les migrants sur l'ensemble du territoire une décision qui fait débat on va le voir que pensent les habitants et les élus des territoires concernés que faut-il attendre de la loi immigration et cette question va-t-elle être au cœur de la campagne des sénatoriales on va débattre de tout ça avec vous chaque message Bruno bonjour bonjour patriars bonjour merci d'être là vous êtes président du groupe RDPI au Sénat et sénateurs de la majorité présidentielle voilà elle dit pire Renaissance allez les sénateurs de la majorité présidentielle même si tout le monde vous connaît on précise quand même on va évidemment parler de la politique migratoire et de ce souhait d'Emmanuel Macron Audrey manuel Macron qui souhaite une meilleure répartition des étrangers dans les espaces ruraux qui sont en train de perdre de la population je cite qu'est-ce que ça veut dire ça s'appelle l'orientation directive et ça existe déjà Oriane mais a très petite échelle d'abord il y a un constat je vais vous montrer une carte on voit que 46% des demandeurs d'asile se concentrent en Île-de-France qui ne représente pourtant que 19% des capacités d'accueil de notre territoire on comprend donc que ça coince alors que vous le voyez aussi il y a des zones beaucoup plus claires je regarde la Bourgogne Franche-Comté le centre Val de Loire et de la Loire ou la Bretagne l'idée c'est de proposer à ces demandeurs d'asile principalement des familles une orientation directive vers d'autres régions je m'est proposé entre guillemets car s'il refuse il perd de leur allocation journalière de demandeurs d'asile de 14,20 d'après un rapport d'information de l'Assemblée nationale très récent ça a concerné 48230 demandeurs d'asile sur les années 2021 et 2022 30402 ont accepté de rejoindre un nouveau lieu d'hébergement d'après mes divisions ça représente donc 1270 demandeurs d'asile par mois répartis dans 10 régions de France les Hauts-de-Seine n'ont pas d'impératif en raison de la pression migratoire déjà observée et la Corse n'a pas de centre pour demande d'accueil pour demandeurs d'asile sur son territoire Oriane une dernière question est-ce que vous savez de quand date cette idée que le président veut donc généraliser pas avant de lire votre chronique maintenant je le sais parce que j'ai la réponse des années 70 à l'époque pour accueillir les réfugiés chiliens qui fuyaient le coup d'État de Pinochet l'idée prend de l'ampleur en 2016 sous la houlette de Bernard Cazeneuve à le ministre de l'Intérieur au moment du démantèlement de la jungle de Calais mais j'ai regardé dans nos archives et j'ai remarqué que cette idée avait été défendue un an plus tôt en 2015 donc monsieur patriarche au moment de la crise des migrants en Europe par un homme d'un autre bord politique que Bernard Cazeneuve est-ce que vous saurez deviner qui sait autour de cette table pour l'eau non pas loin un ministre un premier ministre un ancien Premier ministre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin que je vous propose d'écouter on ferait en sorte que l'étranger au lieu de venir déranger il vient sauver un territoire il participe à une dynamique et si c'est ta dose qui sont des doses humainement acceptables par les uns et par les autres l'intégration était globalement réussi voilà c'est une idée qui date chacune de ces genres c'est pas une bonne idée pour vous mais le sujet c'est que quand monsieur Raffarin parlait de ce sujet on en était pas là où nous en sommes aujourd'hui je pense qu'on peut pas comparer une réflexion qu'on peut avoir il y a 15 ou 20 ans qui est effectivement plus ou moins maîtrisé les flux migrateurs étaient plus ou moins je l'ai dit aujourd'hui on a des féminatoires qui ne sont absolument plus maîtrisés c'est vrai que vous avez rappelé à juste titre et moi je suis élu dans la région parisienne que 50% en gros des problématiques des migrations sont concentrées à Paris en Île-de-France mais mais c'est pas par hasard vous savez quand vous vous allez quand voyager vous voyez bien que les grandes villes et les capitales elles concentrent l'essentiel des difficultés par le monde voilà aujourd'hui c'est la première question qu'il faut se poser par rapport à parce que vous parlez bien de demandeurs d'asile voilà on parle de demandeur d'asile on sait qu'aujourd'hui de la demande d'asile sont complètement détourné car tout le monde demande tout le monde demande un titre d'asile et on sait très bien que l'essentiel est débouté donc la question de fond c'est réformons regardons comment aujourd'hui on peut gérer ces demandes d'asile qui ne sont pas remises en cause en tout cas par nous je veux dire la France a toujours accueilli celles et ceux qui étaient mis en danger dans leur propre et c'est pas le sujet sauf qu'aujourd'hui cette demande d'asile elle est totalement détournée tout le monde allemand donc le temps que toutes les instructions soient faites et que les gens soient dégoûtés ça prend effectivement de plus en plus de temps sur la répartition la répartition après ça se fait pas alors aujourd'hui effectivement on a les Jeux Olympiques qui arrivent il de Paris soit beau propre émerveilleux ce qui est pas tout à fait aujourd'hui bah écoutez pourquoi c'est énervé là aujourd'hui on peut se poser la question parce que c'est pas nouveau quand même les gens qui dorment sur le trottoir moi je pense qu'il y a rien de satisfaisant à Paris d'avoir des gens qui dort sur une réalité qui n'est pas d'hier donc aujourd'hui on veut répartir mais d'abord ça ne peut pas se faire sans l'accord des mères ça ne peut pas se faire sans que les mères soient informés ça ne peut pas se faire tant qu'il n'y a pas de projet de territoire parce que allez mettre à l'abri pour effectivement faire en sorte que des gens dorment dans d'autres lieux que des trottoirs parisiens j'entends mais pour faire quoi comment repeupler les villages d'abord ce mot je ne supporte pas qu'est-ce que ça veut dire repeupler les villages enfin je veux dire c'est c'est pas une belle enfin je trouve que c'est pas une belle phrase et ça doit se faire avec un projet territoire avec les élus parce que mettre à l'abri c'est bien mais est-ce qu'il y a après des possibilités de logement des possibilités d'emploi difficulté que nous avons en Île-de-France parce que c'est une réalité voilà donc tout ça et vraiment joli mais tout ça c'est une espèce de façade qui veut cacher une vraie difficulté d'intégration de ces vagues migratoires et de ces personnes qui sont ici dont on ne sait pas quoi faire c'est d'abord l'expérience montre et j'ai l'expérience de mon village de 1600 habitants qui a été installé il y a 6 ans qui ne pose aucun problème aujourd'hui première chose donc voyez en Bourgogne donc vous avez ok il y en a et il y a eu des difficultés au départ il y a eu des manifestations le RN est venu manifester il y a eu des gens le maire était très courageux il a assumé situation la population est beaucoup de bénévoles s'en sont occupés et ça fonctionne non déjà les CADA il y en aura sur d'anti régions en France il s'agit pas de repeupler je pense pas que l'objectif de repeuplé soit le réel il s'agit dans un premier temps de mettre à l'abri des gens qui sont en situation difficile et en danger il s'agit de mieux traiter plus vite leur document administratif il s'agit d'apporter des solutions en fin de compte de savoir où on les traite après certains qui sont demandeurs d'asile seront dans des sites adéquats ceux qui sont aussi irrégulière vont dans des structures qui sont faits pour les régulières et ceux qui sont en occutaires doivent être expulsés et partis et là c'est difficile je vais vous la connais alors quand vous dites maîtriser c'était plus maîtrisé non c'était pas plus maîtrisé il y a 20 ans il y a pas de plus de maîtrise c'est qu'il y avait beaucoup moins d'immigrés parce que le changement climatique parce que les flux migratoires étaient moins longs étaient pas plus ça l'a jamais été maîtrisé réellement et alors on peut avoir deux choses un il y a d'abord le phénomène que l'on constate tous une immigration massive importante qui augmente le côté le traitement pour moi faut-il les traiter faut-il les traiter humainement ou inhumainement la solution qui est proposée elle est faite avec des associations bénévoles sur le territoire avec une présence 24 heures sur 24 avec un accompagnateur pour 15 personnes ce sont des solutions transitoires ce que j'ai pu voir chez moi c'est que la population des élus municipaux des gens s'occupent des gens à prendre le français son bénévole ça crée des problèmes dans les écoles madame oui c'est vrai on a eu des problèmes dans les écoles en voyant arriver beaucoup de jeunes de la Corne de l'Afrique qui sont arrivés mais il n'empêche que ce qui s'est passé à Saint-Brevin est dramatique c'est un épi phénomène sur le panel c'est un phénomène dramatique dans beaucoup de cas où ça se passe pas si mal que ça vous me parlez d'une expérience d'un petit village une quinzaine de glucins de personnes mais on en est plus là j'entends bien mais on en est plus là je veux dire on en est plein moi je suis persuadé qu'à Paris on est incapable de nous donner le chiffre de demandeurs d'Asie de personnes en situation régulière enfin quand on vit à Paris on voit bien la difficulté que nous avons à gérer cette problématique d'étrangers en situation irrégulière dont on ne sait pas quoi faire vous vous évidemment dans un petit village quand vous avez 60 personnes à gérer et que la population fait l'objectif comment vous allez gérer ces milliers ces milliers de personnes qui sont alors il y a Paris qui en concentré énormément mais il y a pas que Paris vous avez la même chose dans des grandes villes de province à Toulouse à Marseille partout partout à Bordeaux il y a des difficultés à Lyon n'en parlons pas donc je veux dire on [Musique] quelle est la gouvernement en matière pas elle date de 2017 alors maintenant ça se passe mieux c'est ce que nous expliquer François Patriat mais au début chez vous aussi ça ne s'est pas très bien passé bonjour oui exactement bon on nous a imposé ces migrants sans aucune concertation sans aucune discussion l'État a décidé d'acheter un insigne Formule 1 et du jour au lendemain aujourd'hui avertis comme quoi en allant le recevoir une centaine de migrants lorsque j'ai eu cette bonne nouvelle j'ai demandé tout de suite rendez-vous à Monsieur le Préfet monsieur bouillon qui m'accordait ce rendez-vous et j'ai organisé rapidement avec ma population qui était comme on peut l'imaginer contre cette ce projet nous avons fait une réunion publique où là les gens ont exprimé leur inquiétude leur peur le fait qu'on nous impose ça sans aucune discussion d'une façon très autoritaire Monsieur le Préfet a répondu à toutes les questions et bon à relativement calmer l'atmosphère qui était vraiment un bon très tendu actuellement actuellement ces migrants sont là ils sont situés dans un parc d'activités à peu près 3 km du centre-ville ceux qui n'est pas le plus gênant ils ont les transports ils partent beaucoup sur les villes voisines les grandes villes qui sont au panneau Marseille donc nous chez nous ça se passe relativement bien voilà mais c'est vrai que j'ai constaté que nous avons plus de lignes c'est à dire que il y a plus de lignes ni avec la préfecture ni avec qui que ce soit c'est à dire que ces gens-là sont là c'est pas le nombre exact c'est pas leur nom on ne sait pas leur origine nous sommes dans le plus complet et on est ici à gérer cette difficulté de la façon la plus sympathique voilà ce que je veux dire rester avec nous on va faire réagir François Patriat et Jacqueline salvinho qui auront peut-être d'ailleurs des questions à vous poser François Patriat quand vous entendez ça d'abord le problème de méthode et puis les difficultés actuelles la façon dont ça c'est passé à Gémenos salut Monsieur le Maire de Gémenos c'est la même façon que ça s'est passé dans la commune où j'habite le maire a été prévenu qui avait d'anciens locaux gendarmerie au bord de l'autoroute qui était libre on a mis dans le genre de le maire au lieu de immédiatement il faut des populations a pris choses il y a eu un accompagnement [Musique] on a prévenu nous en disant vous avez des locaux nous allons les installer chez vous et prévu de pouvoir récupérer ce locaux on va le faire travailler ensemble et nous avons travaillé ensemble la préfète le préfet la sous-préfet de son du travail avec nous les forces de l'ordre aussi travailler avec nous quand il y a eu quelques difficultés au départ non mais ce que je veux dire le problème non c'est d'agit il s'agit pas de mettre 60 par ci par là il s'agit de mieux répartir sur le territoire des gens qui sont concentrés aujourd'hui dans une région parce que si bien je lis de dire il faut supprimer la colline du crack mais où on met les gens parce que moi moi j'entends bien j'entends bien un homme le constat que vous faites on peut le partager j'entends bien les récriminations que vous avez je les entends mais j'attends vos solutions j'attends vos solutions alors si vos solutions bien entendu elles seront les mêmes que nous c'est d'empêcher l'immigration massive d'accord mais après donnez-moi la solution pour mieux traiter sur les immigrés qui arrivent en France au détriment des drames qui est arrivé la semaine dernière ça peut satisfaire qui qui est 80 personnes qui me rendèrent comme hier parce qu'on peut pas crier est-ce qu'on peut pas parfois un sentiment d'humanité un peu malgré tout alors qu'est-ce qu'on fait des gens qui arrivent sinon de trouver les solutions pérennes je vous rappelle quand même des chiffres dans les livres d'urgence depuis 1000 depuis 2015 et 700 lits d'urgence compte par mois il y en a eu 22000 créés par ce gouvernement 22000 c'est dur d’accueil d'urgence en 2022 et maintenant c'est 2000 personnes par mois qui vont aller vers la province voilà non mais on peut pas j'entends vous me parlez des drames et qui peut se satisfaire des drames en Méditerranée c'est pas le sujet c'est pas le sujet aujourd'hui d'abord Monsieur le Maire là il a bien expliqué on lui a pas demandé son avis on lui a imposé donc voilà enfin la réalité elle est là c'est si vous estimez que quand on vous dit il y a 100 100 hommes parce qu'en général il y a que des hommes sans personne sans homme souvent il y a quand même que des hommes on va bien Marie ce qui se passe il y a essentiellement des hommes mais bon il y a pas que des hommes il y a essentiellement bon bah vous allez avoir demain chez vous une centaine de personnes dans des seuls locaux j'appelle pas ça de la concertation c'est une méthode on vous l'impose et vous faites avec et là exactement expliqué Monsieur le Maire ce qui se passe c'est à dire que cette population une fois qu'on l'a que l'État et ça va se passer comme ça partout l'État va peut-être faire de la concertation un peu mieux qu'avant parce qu'avant il y en avait pas pour dire vous allez accueillir 50 60 migrants et après l'État s'en va on voit bien ce maire il s'est il gère plus il connaît pas la population qui est dans sa commune mais elle est gérée financièrement par l'État pas pour leur donner un toit point c'est moi j'appelle pas ça ne connaît même pas le statut des gens qui sont là est-ce qu'ils ont été déboutés de droit d'asile est-ce qu'ils ont le droit de rester encore là et de toute façon dans la journée ils vont comme je les ai tout à l'heure dans les grandes villes parce que dans les villages une en dehors du fait de les héberger ce qui est déjà bien pourquoi pas c'est pas le sujet il vieux viennent quoi est-ce qu'il y a du travail dans ce village est-ce qu'il y a des solutions de sortie pour les héberger dans ce village une fois par exemple qu'ils ont qui sont qui sont leurs dossier d'asile et qui sont reconnus ils vont pas rester l'un définitivement il faut les reloger il faut leur donner du boulot est-ce que dans ces villages il y en a probablement bas et donc ils vont dans les grandes villes et on en rajoute dans les grandes villes périphériques parce qu'on a un problème global de d'une immigration qui est de moins en moins maîtrisée nous accueillons des flux migratoires pas uniquement des pays d'Afrique du Nord moi dans le Val-d'Oise il y a des communautés qui viennent de tous les pays donc avec lequel on n'a pas de lien particulier donc voilà donc c'est ça la réalité c'est qu'on peut pas se contenter de leur dire on leur donne à toi point puis après débrouiller ce qu'on pense le maire François patri a 20 ans qu'est-ce que vous pensez de ce que ce que vient de dire François Patriat et Jacqueline ne se fait jouir Monsieur le Maire bon moi je pense c'est vrai que ces gens-là sont laissés appris à eux-mêmes bon hein nous localement il y a une association qui s'est créée et j'ai un bénévole qui justement s'occupe de ces gens-là et à part ces bénévoles je ne pense pas que ces gens soient pris en charge c'est un peu livrés eux-mêmes bon après je colle au bois mais c'est très difficile de juger puisque on n'a pas de d'information c'est heureusement heureusement qu'il y a des gens bénévoles qui s'en occupent aussi la Croix-Rouge qui leur permet d'écrire et de s'intégrer difficilement mais de s'intégrer alors je pense aussi que vous voyez je pense aussi que la théorie et la réalité c'est souvent deux choses différentes mais après il faut voir dans quel état sont les logements quel est leur occupation journalière quels font-ils toute la journée je crois que ce genre de question il faut se poser parce que c'est peut-être dans cette voie qu'on pourra résoudre le problème et puis ensuite je crois il faut y aller nous je vous cache pas que ça se passe relativement bien comme je vous le disais ça se passe bien parce que le lieu est vraiment excentré et ces gens-là préfèrent aller dans la grande ville ou dans les grandes villes pour trouver certains occupations qui n'ont pas dans mon village merci Monsieur le Maire merci beaucoup d'avoir été avec nous moi je voulais savoir est-ce que ce sont essentiellement des hommes ou ce qu'il y a des femmes et des hommes ou est-ce que ce sont essentiellement des hommes alors au début c'était que des hommes et ensuite là actuellement mais je vous dis bon par rapport à ce que l'on sait bon c'est pas on a quelques couples et nous avons quand même scolariser les enfants au frais de la collectivité parce que c'est un droit et donc on a quelques enfants qui ont été intégrés dans les écoles paternelles et primaires merci il doit y avoir à peu près 3 ou 4 couples d'accord merci merci beaucoup d'avoir été avec nous un Roland Gilberti merde de Gémenos dans les Bouches-du-Rhône on va aller en Ille-et-Vilaine maintenant voir un autre exemple du côté de brume ou là la mobilisation de la population et peut-être à l'origine du fait que finalement l'État est revenu sur son projet on voit ça c'est Fabien Ricard qui s'est rendu sur place c'est un terrain en friche appartenant à la SNCF en mars dernier l'état informe le maire de la commune de Bruz qu'il va construire ici un centre d'hébergement pour migrants et sans abri venus de la région parisienne c'est cette parcelle là en fait qui serait qui serait retenu il y a pas d'ombre il y a pas d'armes puisque c'est pour lui donc il y a rien qui pousse à part quelques herbes coincé entre une voie ferrée et un pont routier sur lequel passe plusieurs milliers de voitures par jour le terrain est pollué aux hydrocarbures et aux métaux lourds impensable pour le maire d'y accueillir 50 personnes dont des enfants comme le prévoit leur la préfecture Bru comme la Bretagne c'est une terre d'accueil je veux dire on a toujours été une terre d'accueil d'ailleurs on accueille nous aussi des immigrés les exilés des personnes qui sont en attente de régularisation de leur situation on n'a jamais dit qu'on voulait pas accueillir de de personnes simplement on veut les accueillir dans des conditions dignes pendant plusieurs semaines Philippe salmon tente de faire valoir ses arguments auprès de l'État sans succès mais quelques minutes après notre interview coup de théâtre un communiqué de la préfecture vient de tomber on vient de recevoir un communiqué de presse de la part de la préfecture donc le secrétaire général adjoint m'a envoyé ce communiqué de presse constatant que l'emprise foncière SNCF de Bruz d'abord envisagé nécessiterait de trop lourds investissements notamment du fait de la pollution du terrain l'État a décidé de ne pas recourir à cette parcelle ça veut pas dire que l'État cherche pas encore il cherche effectivement il est bien indiqué un foncier appartenant à l'État sur le territoire de la métropole le soir même monsieur le maire a invité les habitants à une réunion d'information nous est arrivé cet après-midi la préfecture a renoncé à mettre sous ça c'est l'hébergement sur le terrain SNCF on n'est pas non plus sortie de la boucle on dit comme les 43 autres communes si le site de la SNCF est abandonné le centre d'hébergement verra donc le jour sur un autre lieu du territoire la commune voisine de Montgermont vient d'ailleurs d'accueillir provisoirement un premier groupe de 100 abris dans la salle certaines voies se montrent plutôt hostiles à l'arrivée de nouveaux migrants il y a pas les capacités des structures d'hébergement il y a visiblement pas les conditions d'accueil et de formation qui devraient être actées pour pour l'accueil de ces gens-là la plupart des habitants reprochent surtout à l'état une méthode brutale c'est très dommageable pour les intéresser eux-mêmes on a vraiment l'impression de paquets qu'on déplace d'un endroit à un autre pour que la Ville de Paris soit propre au moment des Jeux Olympiques et humainement c'est juste inacceptable l'association locale d'accueil des réfugiés redoute quant à elle par son action mise à mal par un projet mal préparé sans aucun travail préalable on a appris comme ça que un sas allait être installé avec 50 personnes toutes les trois semaines à débarqué dans la plus grande dans la plus grande préparation nous comme association tout le travail associatif qu'on fait avec des initiatives de ce type ça remet beaucoup en cause et ça prend de plein fouet tout ce qu'on a pu mettre en place sur la commune dans son projet le gouvernement prévoit 500 places d'hébergement répartis dans 10 régions et veut éviter le retour à Paris des personnes déplacées en Bretagne comme ailleurs il va falloir user de plus de pédagogie vous entendez François Patriat c'est le problème de méthode l'inquiétude des habitants alors première chose sur la méthode en l'occurrence l'État a préparé son erreur c'est vrai préparer hâtif mal préparé il s'est rendu à la raison lorsque les arguments quand il y a de bons arguments ici un seul pollué déshydrocarbures une emprise entre les serres entre la loi pour l'État dit à la fin effectivement vous avez raison on va chercher ailleurs mais ce que dit des habitants dans le même temps disent écoutez c'est comme les prisons les prisons il faut beaucoup plus de prison en France mais pas chez nous pas chez nous donc les immigrés bah faut pas mal les accueillir mais pas chez nous j'entends bien or je réponds à Madame Stach aussi que quand les gens deviennent en situation régulière et c'est arrivé chez moi trouve du travail à la campagne il y a besoin de bras il y a des artisans des menuisiers des plombiers des charpentiers du BTP qui cherchent des gens et ces gens-là trouvent du travail et moi maintenant je vois dans mon village des gens qui étaient arrivés toi qui ont été naturalisés qui accueillis dont maintenant il y a des femmes et des enfants dans la commune qui vont qui vont à l'école bien sûr ça pose quelques problèmes mais enfin c'est une solution parce que moi je veux bien qu'on refuse celle-là qui est une solution qui me paraît pas pour dégager parler de jeux olympiques on voit bien à Paris ce qui se passe sous les ponts on a vu avant hier soir les gens qu'on a mis devant le Conseil d'État vous avez vu dramatique il faut éviter les situations de dramatique il faut mettre les gens hors de danger en amour à quoi ça répond ça à traiter plus humainement des gens qui aujourd'hui sont en danger bien sûr que ça pose toujours des problèmes on est bien d'accord mais ce que je veux voir c'est les solutions en dehors des solutions aujourd'hui de stopper l'immigration d'aller mieux traiter les pays dans les pays d'où ils viennent de freiner l'arrivée d'accord mais après j'attends de l'opposition qu'elle nous donne des des solutions peut-être meilleur mais j'attends toujours les propositions alors moi je voudrais revenir sur un chiffre qu'on a entendu à la fin de votre portable l'état prévoit 500 places 500 j'ai entendu le chiffre 500 il y en a combien à Paris des milliers d'accord donc on nous fait une espèce de politique poudre aux yeux pour 500 places en province parce que de toute façon il y a pas il y a très peu d'équipements qui sont prêts pour les accueillir rapidement alors qu'il y a des milliers et des milliers de personnes à sur Paris en situation ou de son papier ou de demander un asile donc c'est un sens et la poudre aux yeux du gouvernement voilà après tout à l'heure chers collègues vous avez je pense que c'était peut-être pas le meilleur argument parler de la colline du crack en disant je suis sûr que quand les élus de province vont se dire on va peut-être recevoir les toxicos et trafiquants de crack à Paris je suis pas sûr qu'ils sont ravis de les accueillir parce que tout à l'heure vous faites le rapprochement mais c'est vous qui avez dit la colline de aladjubère régler la police la colline du crack avant les Jeux Olympiques parce que c'est vrai que c'est pas une belle image de Paris non mais clairement clairement il y a tout ça derrière parce que moi je veux bien que on se voilà on se renvoie là-bas par exemple sur la colline du crack revenant là-dessus entre la mairie de Paris qui veut se confronter au gouvernement et c'est pas très malin non plus sur ce sujet là mais la coloning là qu'est-ce qu'on a fait on a déplacé dans Paris mais ils sont toujours là le réseau on connaît très bien les réseaux de trafic du crack on sait très bien qu'il y a derrière on a fait quoi donc voilà le problème c'est que cette espèce de politique de dire on va prendre le sujet à bras le corps et puis quand on va au bout bah il se passe rien moi je répète eu en dehors des Jeux Olympiques quelle est la ligne du gouvernement en matière migratoire pour que à court moyen et long terme on en soit plus là parce que je sais très bien qu'on va pas régler ça en trois jours mais quelle est la volonté aujourd'hui pour faire qu'effectivement Paris Paris vous savez l'image de Paris c'est dégradée les touristes à Paris il y a pas une femme qui a pas son sac devant parce qu'il y a un lien entre l'immigration et voilà même si c'est pas si ça plaît pas la question que vous lui posez quelle est la politique du gouvernement j'essaie de reprendre les arguments à part à nos messages première argument vous dites en fin de compte ça va être 600 personnes que c'est 610 alors d'un côté vous dites c'est dramatique on voyait les gens la campagne vous rendez pas compte les gens vont être malheureux puis après vous dites maintenant c'est pas grave il y en axissant non faut savoir est-ce que c'est grave qui au début vous avez dit on va envoyer les gens là-bas bon est-ce que c'est grave puis après vous dites c'est pas grave il y en a pas beaucoup ensuite j'ai dit c'est de la poudre aux yeux c'est différent c'est la même chose non pas du tout la même chose pas du tout ensuite ensuite vous dites vous dites qu'est-ce que fait l'état qui est de la politique je viens de vous le dire Madame 22000 places d'hébergement créées en 2022 je trouvais pas qu'une politique qu'est-ce qui a fait est-ce que vous avez fait aussi bien à l'époque 22000 places en 2022 7 à 800 par mois aujourd'hui et on va envoyer là c'est pour 3000 c'est 2000 personnes 2000 personnes par mois qui vont partir dans les SAS 2000 personnes par mois c'est pas si simple c'est 2000 par mois alors voyez c'est ça le chiffre aujourd'hui donc il faut mais j'attends toujours madame stage je vous entends constater je vous entends critiquer je vous entends parler un peu à tort des Jeux olympiques mais j'attends toujours vos solutions ah non mais donnez-nous une solution nous on a alors c'est facile dans l'opposition c'est on assume notre place et nous avons fait des propositions en matière de loi immigration on attend que on en a fait le projet de loi immigration il a été repoussé X fois que le gouvernement on y est pour rien nous dans dans le projet Asie l'immigration on a proposé des choses très claires on verra ce que le gouvernement veut décider veut inscrire dans cette loi qui devrait nous arriver au mois d'octobre on verra bien c'est pas une solution face aux gens qui sont dans Paris il faut bien une solution et vous allez aller dire aux gens dans Paris attendez on va déposer une loi ça va aller beaucoup mieux après vous n'allez pas régler vous n'allez pas régler si trois jours parce que les Jeux Olympiques arrivent 10 ans de laxisme sur l'immigration dans ce pays ça fait plus de 10 ans qu'on dit à tous les migrants venaient en France une fois que vous êtes arrivés vous repartez jamais c'est quand même ce qui se passe non mais regardez les chiffres non mais regardez les Ch'tis Madame Moustache dans les chiffres moi moi je suis objectif dans les chiffres regardez les chiffres on n'a jamais eu autant de demandeurs d'Asie on a jamais dû autant de flux migratoires et on n'a jamais autant de gens qui se disent une fois qu'on est à Paris on ne part jamais c'est ça la dragué ne faisons pas espèce de poudre aux yeux en disant on va en mettre quelques uns en province pour régler le problème des Jeux Olympiques parce que Monsieur Darmanin a dit qu'il y aurait plus aucun problème de délinquance pendant les Jeux Olympiques tant mieux pour Paris mais voilà nous réglons pas ça comme ça c'est quand même pour terminer on va écouter Marine Le Pen parce qu'elle elle fait de cette question de la répartition des migrants un thème de la campagne sénatoriale et elle appelle les maires les élus locaux a voté pour les candidats du RN on écoute le Pacte des migration de l'Union européenne proposait d'instaurer dans toute l'Europe des relocalisations forcées de migrants et bien Emmanuel Macron annonce vouloir l'imposer sans attendre dans toute la France dans le moindre village le plus reculé dans le moindre hameau nous sommes prévenus l'immigration submersion c'est eux qui l'a choisi mais c'est vous qui la subirez ce mépris pour les élus locaux cette négation de l'identité territoriale de vos communes jamais des sénateurs du rassemblement national ne l'accepterait est-ce que cette proposition est faite d'abord parce qu'ils sont mensonges d'abord parce qu'ils sont caricaturaux caricaturaux et ensuite que c'est le fonds de commerce de Madame Le Pen je regrette madame le stage contenant les propos boutonnés avant vous alimentez le discours de madame vous avez dit tout à l'heure nous pour nous les SAS c'est pas une solution c'est ce qu'elle dit et vous dites quand même si vous avez pas dit que c'est la poudre aux yeux c'est pas une solution dans la stratégie globale de la pétine gratuit il y a deux choses il y a le traitement d'urgence de gens en situation dramatique de gens situation irrégulière qu'il faut faire et le gouvernement qui attaque à bras le et puis comment est-ce que vous dites comme solution comment il s'attaque à bras le corps aujourd'hui je pense que aujourd'hui d'abord on excuse beaucoup plus de gens du temps vous étiez au gouvernement beaucoup plus de gens beaucoup plus trois fois plus on explique plus 3 mais si c'est vrai trois fois je vous donne des chiffres vraie ensuite madame je veux dire je vous donne vous dites ça pour le traitement d'urgence et ensuite pour l'avenir une loi mais il y a une loi qui est Monsieur Darmanin prépare et une loi qui est équilibrée et efficace et qui va rendre et parce que vous vous êtes dans la loi extrême aujourd'hui vous voulez supprimer la me plus rien du tout vous voulez qu'il n'y ait pas de gens qui viennent s'installer ici parce que il y aura des contrats de travail futur vous ne voulez pas c'est une ligne rouge donc je vois bien dans votre loi votre loi elle est excessive inapplicable et contraire au droit de l'homme elle est surtout réaliste et elle tient compte de la réalité de ce qui se passe dans ce pays sans sans dogme et sans voilà vous voulez faire une politique de régularisation ça c'est la ligne rouge dans le magasin vous savez venez dans le Val-d'Oise vous allez voir ce que vous allez faire en régularisant tous les écosystèmes qui sont dans nos gouvernement comme ils l'ont fait agir avec le regroupement familial et nous on a une responsabilité c'est le chantage n'existe pas en matière d'immigratoire et nous tiendrons cette ligne et nous avons effectivement des propositions concrètes pour essayer de d'endiguer ce phénomène et qui favorise le Fond national d'ailleurs vous ne réglez toujours pas le problème actuel avec évidemment c'est un sujet qui va qui va continuer donc c'est normal dans le débat politique on regarde si elle est une de nos quotidiens les gens voudraient [Musique] et encore une fois c'est le climat la météo à la une de nos quotidiens avec un chiffre d'abord 41,6 c'est la température enregistrée hier à l'ombrage Ajaccio un record pour un mois de juin nous apprend Corse-Matin un épisode de canicule généré par un coût de Sirocco une chape de plomb qui coïncide avec un pic de pollution aux particules fines causé par les poussières venues du Sahara rien que ça tout devrait revenir à la normale avec des pluies attendus aujourd'hui ça c'est ce qui se passe actuellement la Dépêche du Midi s'interroge aussi sur ce qui pourrait se passer plus tard avec ce titre orage et si le pire était à venir ces phénomènes violents et très localisés risques de se répéter et c'est ici que les supercalculateurs de Météo France entre en jeu ils tiennent mieux compte du relief de la nature des sols pour resserrer les prévisions à quelques dizaines de kilomètres autre quotidien autre prévisions le Dauphiné Libéré joue l'anticipation en se demandant à quoi ressemblerait l'Isère avec 4 degrés de plus puisque c'est le scénario annoncé pour 2100 c'est pas réjouissant un climat méditerranéen dans les montagnes des pics de chaleur entre 45 et 50 degrés et la disparition des glaciers à 90% et puis Oriane je vais terminer par une idée d'activité pour finir sur une note de lit légèreté c'est le retour des joutes sur le doux sachez que ça fait partie de l'histoire locale ça remonte au Second Empire je vous rappellerai rapidement les règles puisque vous avez peut-être envie d'y aller ce weekend lorsque deux embarcations arrivent à proximité il faut faire tomber l'adversaire avec un plastron tout est à faire de technique et danse dissipation nous explique le Journal de Saône-et-Loire voilà on vient de le faire vidéo d'avoir été avec nous merci Audrey on se retrouve demain et pour voir ou revoir ce débat et cette émission c'est sur notre site internet public sénat.fr très bonne journée à demain [Musique]