L'intégrale d'Apolline Matin du mercredi 5 août 2026 - 7h/9h
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Vous écoutez RMC et Apolline Matin. RMC, il est presque 7h. Tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clara Gaby. Bonjour Clara.
Bonjour Rémi, bonjour à tous. Une douloureuse reconstruction commence en Gironde, dans la commune du Porges. Des psychologues auprès au chevet des sinistrés, alors que dans le Var, c'est la piste intentionnelle que privilégie le parquet pour expliquer la reprise du feu. Nous serons aussi dans le Jura, où à cause de la sécheresse, un village est obligé de se faire livrer de l'eau potable. Et puis Thomas Ramos sera bientôt un joueur du Racing 92. C'est officiel, l'arrière du 15 de France s'apprête à vivre sa dernière saison sous les couleurs du Stade Toulousain.
Clara, un difficile retour à la vie d'avant pour les sinistrés de Gironde.
Certains ont retrouvé leur maison intacte, d'autres sont en pleine démarche administrative auprès des assurances. L'incendie est fixé depuis plusieurs jours. Le traumatisme, lui, est omniprésent pour certains, notamment les habitants du Porges, où 183 maisons ont été détruites dans l'école primaire de la commune. Une cellule d'urgence médico-psychologique est disponible pour aider les familles à avancer, et en particulier les enfants, Lucas Laubert. À la maison, Jonas, 9 ans, ne peut s'empêcher de parler de l'incendie, des maisons des voisins et d'amis, pour certaines touchées par les flammes.
On a des copains où leur cabanon, il était en fer, et on ne sait pas comment il est défendu, mais on ne l'a pas vu.
Ce n'est pas toujours évident d'aborder la réponse à ces questions ? Oui, oui, c'est ça.
Ah oui, moi j'en ai eu.
Le petit frère, Maxence, lève le doigt.
Il y a deux copains que leur maison ont brûlé. Et toi, ça t'a fait quoi ? Euh, je ne sais pas. C'est donc pour les aider à parler que Jérôme, leur père, les a emmenés ici, dans l'école, à la place des professeurs, des psychologues.
Chacun d'entre nous a été entendu individuellement. Ils sont très consignants à l'écoute, et ça fait du bien d'en parler.
Ça aide aussi à utiliser les mots justes avec les enfants, selon lui.
On leur a expliqué qu'on ne joue pas avec le feu, que ça peut être très grave, et qu'on les a protégés au maximum en essayant de s'éloigner des feux, tout simplement.
Lui aussi a pu parler, maintenant il regarde devant.
Il faut avancer, donc on laisse les choses derrière pour avancer dans la vie, pour rebâtir un nouveau porn.
Pouvoir aider ses proches plus durement touchés aussi, et grâce au soutien psychologique, savoir comment leur parler. Reportage de Luc Alaubert, l'un de nos envoyés spéciaux en Gironde, où pour tous les salariés des TPE et PME évacués, comme ceux des Landes, l'État va prendre en charge intégralement les indemnités d'activité partielle, annonce le ministère du Travail. Dans le Var, la reprise du feu vendredi dernier pourrait être intentionnelle, selon le parquet de Draguignan, qui dit envisager sérieusement cette hypothèse des mises à feu volontaires, qu'a aussi dénoncé le préfet du Var, Simon Babre.
Il y a encore des incendiaires qui se sont manifestés, avec un départ de feu dont l'origine volontaire est peu contestée, c'était sur Montfort, sur Argence, et puis de nouveau, un autre départ de feu, avec une origine volontaire, du côté de Parjol. On sait que nous avons un problème d'incendiaire, que nous avons besoin de tenir la zone, d'éviter que des candidats incendiaires puissent se présenter, notamment dans les jours qui viennent, qui sont des jours à haut risque.
Le préfet du Var qui indique également que la journée d'hier a été plus calme que les précédentes. Dans la Drôme, les pompiers luttent aussi toujours contre les flammes. 280 hectares partis en fumée autour de Bellegarde, en Dioua. Deux pompiers ont été légèrement blessés, des conditions météo défavorables attendues aujourd'hui.
Et notamment à cause de la chaleur, vigilance orange canicule dans dix départements du Sud-Est.
Alors que la France est déjà frappée de plein fouet par la sécheresse, le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré, annonce Météo France. Et dans plusieurs régions, la situation est critique. Dans le Jura à Villers-Saint-Sauveur, la mairie a dû affréter un camion citerne pour éviter la pénurie d'eau potable. Le reportage de Vincent Chevalier.
Tant bien que mal, le camion citerne tente de se frayer un chemin jusqu'au château d'eau de la Pérouse. Pour la première fois de l'été, il faut remplir la cuve avec l'eau du village voisin. Ce hameau de Villers-Saint-Sauveur risque la pénurie.
Aujourd'hui, nous avons 1,77 m d'eau. Alain Rinaldi, le maire de la commune. Le réservoir, on peut aller jusqu'à 4 m. On a un point critique, on arrive au fond du réservoir, parce qu'après ça va très vite.
Il suffit qu'il y ait une grosse consommation pendant un jour ou deux, puis là, on ne peut plus. Une livraison de 32 mètres cubes qui sera vite épuisée par les résidents, rejoints pour les vacances par leurs proches et par des touristes. Stéphanie a rejoint la maison de famille il y a quelques jours.
Toute petite où je me baignais dans la fontaine, la fontaine coulait à flot. C'est vrai que sur les toutes dernières années, on ressent vraiment que c'est de pire en pire. Là, la fontaine, elle ne coule plus. C'est un peu triste et ça fait un peu peur.
Désormais, chacun ici sait que l'eau est plus précieuse qu'ailleurs et qu'il faut faire attention. On ne peut pas non plus s'empêcher de vivre, on a deux enfants assez jeunes. Il faut se laver, il faut aussi se rafraîchir comme on le peut. Une opération très coûteuse pour la commune, 1500 euros, sans compter le prix de l'eau facturée un peu plus tard. C'est chasse historique, on vient de l'entendre. Clara est dans un instant. Jean-Claude Guéennec, qui est le vice-président de Légumes de France, sera avec nous parce que les maraîchers sont en crise.
Une personne activement recherchée par les secours. En Haute-Savoie, après avoir été emportée par les eaux à Sixte-Ferre-à-Cheval, près de Samoen, la rivière a débordé. Après un violent orage et a provoqué une coulée de boue, une dizaine de personnes ont été évacuées par hélicoptère. Le chef cuisinier Jean-Himbert a passé la nuit au dépôt du tribunal judiciaire de Paris. Transféré hier soir, après que sa garde à vue a été levée, le vainqueur de top chef visait par au moins trois plaintes de ses ex-compagnes pour violences conjugales.
Dans la Manche, un sauvetage d'une rare ampleur.
Plus de 170 migrants secourus au large de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais. Aucune victime n'est à déplorer, Victor Girard. Il tentait de rejoindre le Royaume-Uni et leur embarcation a pris feu. 173 migrants entassés les uns sur les autres à bord d'un small boat, ces embarcations gonflables de fortune. Mais cette fois, ce qui change, c'est la taille du bateau, bien plus grand que d'habitude, partie lundi des côtes normandes. Alors qu'il approche des eaux britanniques, son moteur prend feu à un incendie qui oblige les passagers à se jeter en pleine mer. C'est à ce moment-là qu'un important dispositif de secours est déployé.
Des navires français, mais aussi britanniques, mobilisés pour les ramener à terre. Une opération hors norme, explique Théo Lamblin, bénévole à la protection civile.
Le nombre est assez conséquent. D'habitude, on peut intervenir sur un dispositif de 13 personnes. Donc le nombre est plus réduit. Ici, ça fait prendre de l'ampleur au dispositif.
Alors arrivés sur le quai de Boulogne-sur-Mer, les exilés sont conduits en bus vers des centres d'accueil et suivis par des associations, dont Utopia 56. Angèle Vettorio, sa coordinatrice, alerte sur l'évolution des traversées. On voit de plus en plus des plus grandes embarcations avec plus de personnes à bord. Et ce qu'on craint, c'est que ça soit une dynamique qui arrive de plus en plus dans le futur, avec toujours le risque de mourir en mer. La coordinatrice d'Utopia 56 s'inquiète notamment de la présence de plus en plus fréquente de femmes et d'enfants à bord de ces embarcations par rapport aux années précédentes. Une nouvelle menace de Donald Trump.
Les Iraniens seront frappés très fort si le détroit d'Hormuz n'ouvre pas rapidement. Déclaration faite ce matin à la chaîne Fox News. Il ajoute que pour le moment, les pourparlers ont bien avancé et assurent que Téhéran voulait passer un accord. C'est un été assez compliqué pour les usagers des transports parisiens. Le réseau de la capitale en plein travaux. Le maire insoumis de Saint-Denis, Bali Bagayoko, demande à la RATP et la SNCF des solutions concrètes pour pallier ces interruptions sur certaines lignes, notamment le RER B qui desserre l'aéroport Charles-de-Gaulle.
Il y a certes moins de monde grâce aux vacances, mais Alexandre Thibault, et vous l'avez constaté par vous-même, pour ceux qui travaillent, c'est une vraie galère. À peine sorti du bureau, Cyril a les yeux rivés sur les horaires de train sur son portable.
Les applications sont les amis du forçat des transports. Mon prochain RER, c'est à 19h07.
Ce chef de projet informatique prend normalement le RER B de Massy-Palaiso jusqu'à Gare du Nord pour rentrer chez lui en Seine-et-Marne. D'habitude 1h20, mais cet été, avec les travaux sur le RER B, c'est 2h05 changements. Les correspondances sont très courtes entre chaque transport, donc ça m'arrive souvent de courir. Première étape, le tramway, il arrive, mais 3h plus tard.
Donc là, il est 18h55, on est bloqué à Chilly-Mazarin. Je crains que le 19h07 ne passe au mai.
Cyril sort de la rame désabusé et court prendre un bus. Il arrive chez lui 3h après être parti. Travaux, renouvellement de voie, maintenance, impériple que Robin.
Pour être au travail à 8h30, je dois partir de chez moi à 6h moins le corps.
On a assez de subir quotidiennement.
Aujourd'hui, ce qui est difficile à accepter, c'est d'avoir l'impression de payer toujours plus cher, alors que les conditions de transport restent très compliquées. Moi, je suis fatigué, je suis énervé, je suis écureu par cette situation.
Et Robin et Cyril vont devoir être patients. Des travaux sur une autre portion de la ligne sont prévus à partir de vendredi. Le reportage d'Alexandre Thibault. Un préavis de grève chez EasyJet pour le mois d'août. Et jusqu'à début septembre, des stewards et hôtesses de la compagnie low cost dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail.
Clara, en rugby, Thomas Ramos s'apprête à vivre à sa dernière saison, déjà sous les couleurs du stade Toulousain.
Et oui, c'est officiel. L'arrière du 15 de France rejoindra les rangs du Racing 92. La saison suivante, en 2027, Wilfried Templier, les deux clubs l'ont confirmé.
Oui, un communiqué du stade Toulousain tout d'abord, dans lequel Thomas Ramos a parlé d'une décision difficile à prendre, mais aussi de respect, de reconnaissance et d'attachement envers son club de toujours. De son côté, le président toulousain Didier Lacroix évoque un départ jamais anodin, mais qui fait partie de la vie d'un club. De cette façon, les deux parties ont désamorcé cette bombe pour mieux se tourner vers la dernière saison de Ramos à venir. 200 matchs en rouge et noir et meilleur réalisateur de l'histoire du club, mais pas sûr pour autant que cette séparation ne laisse pas de traces chez le joueur et le club. Quoi qu'il en soit, le Racing 92 peut se frotter les mains.
Après la Coupe du Monde en Australie, il va récupérer un des tout meilleurs joueurs français qui reste un compétiteur hors normes après avoir déjà tout gagné avec Toulous.
En football, l'OL partira avec un point de retard la semaine prochaine au Groupama Stadium, battu hier soir 2 buts à 1 par le Sparta Prague au match allé du troisième tour préliminaire de Ligue des Champions. La déception de Pauline Ferrand-Prévot sur le Tour de France Femmes, elle est un peu plus de deux minutes de retard désormais sur le chrono, battu au terme d'un contre-la-montre emporté par la Suissesse Marlène Reusser, aujourd'hui cinquième étape dans le Beaujolais.
Et puis c'est un nouveau tournoi auquel ne participera pas Carlos Salcaraz, le numéro 2 mondial de tennis devait revenir à la compétition pour le Masters 1000 de Cincinnati, mais l'Espagnol est toujours gêné par sa blessure au poignet.
Merci beaucoup. Clara, prochain journal, ce sera à 7h30. Allez, on va au 32-16. Jean-Claude est avec nous. Bonjour Jean-Claude. Oui, bonjour. Merci d'être avec nous dans un Pauline Matin sur RMC, RMC Story. Vous nous appelez depuis Perpignan, Jean-Claude. Oui, c'est bien ça, oui. Et vous voulez ce matin nous parler d'un sujet qui touche tout le monde. On l'a tous remarqué en allant faire son plein. La hausse des prix des carburants, en tout cas, ne le baisse pas, ça reste très fort. Vous roulez avec quel type de véhicule, Jean-Claude ? Moi, je suis routier, donc c'est avec un camion. Alors là, c'est dur. Et à titre personnel, avec un véhicule diesel. Bon.
Jean-Claude, vous êtes salarié de l'entreprise de transport ? Oui, oui, je suis salarié. D'accord. Qu'est-ce que vous dites votre patron ? Le patron, il est horrifié du prix du gasoil. Il est horrifié du prix du gasoil, parce que c'est un des postes les plus importants dans le coût mensuel d'un camion. Il faut savoir que moi, quand je fais le plein en Espagne, et puis quand je fais le plein en France, en gros, c'est 400 euros de différence sur un plein. Et un plein qui me dure deux jours. C'est énorme. C'est énorme. Est-ce qu'il y a des craintes au sein de votre entreprise ? Des craintes pour l'emploi, notamment ? Il y a des craintes, évidemment, mais il y a surtout des mesures prises.
C'est-à-dire ? Avec l'augmentation du parc en baissant, qui est un carburant alternatif, qui est de l'huile. Et en fait, l'investissement est en accéléré pour doter ce parc de tous ces camions qui fonctionnent. Donc l'entreprise a encore les capacités, par rapport à certaines, financières, d'investir dans d'autres... C'est une grosse entreprise. Il y a mille camions, donc c'est une grosse entreprise. Donc elle a les moyens de le faire, mais les petits, ils n'ont pas les moyens de faire. Oui, c'est ça. Et à titre personnel, Jean-Claude, vous, en tant que rouleur, automobiliste, je vois le prix du baril baisse. Pierre Rondeau est à mes côtés, notre économiste. On est à 70... 78,41 dollars.
Voilà, on a été... À 90, voire 100. Voilà, exactement. Et pourtant, les prix, notamment du diesel, sont très hauts. Comment vous l'expliquez, Jean-Claude ? Moi, ce que je peux expliquer, par rapport... Moi, j'habite à 8 kilomètres de l'Espagne, donc si vous voulez, il y a trois semaines, parce que je suis parti un petit moment sur la route, trois semaines, j'ai fait le plein 1,339 euros en Espagne, alors que c'était à 2,07 en France. Moi, depuis 10 ans, je constate qu'on a un écart d'à peu près 30 centimes. Je crois que ça s'explique, notamment, pas que, mais notamment par les taxes. En France, on est assez doués dans le domaine. Jean-Claude, merci d'avoir été avec nous.
Belle journée du côté de Pompignan. Et vous continuez à nous appeler au 3216, RMC, 7h13.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Juillet 2026, le mois, le mois le plus chaud jamais enregistré en France, avec une sécheresse historique, c'est ce que nous dit Météo France. 99 départements sous restriction, ce sont les cultures qui souffrent. Les salades, les tomates, les haricots, les melons, les maraîchers parlent d'une crise jamais vue. Il faut assouplir les restrictions d'arrosage. C'est le parti pris de Jean-Claude Guéennec, maraîcher dans les Yvelines, vice-président de Légumes de France. Il est avec nous dans un instant. A tout de suite sur RMC, RMC Story. RMC, Apolline Matin. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Rémi Barret.
RMC, 7h15, juillet 2026, c'est le mois le plus chaud jamais enregistré en France. C'est ce que nous dit Météo France, avec près de 70% de déficit de pluie. C'est l'un des plus secs depuis 1900, cet été, sécheresse record. Et toute la France sous restriction, il faut assouplir les restrictions d'arrosage. C'est le parti pris de ce matin et c'est le parti pris de Jean-Claude Guéennec. Bonjour Jean-Claude Guéennec. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC, RMC Story. Vous êtes maraîcher dans les Yvelines, vice-président de Légumes de France. Jean-Claude Guéennec, les pertes sont monumentales pour le secteur. Oui, tout à fait. Les pertes sont très, très, très importantes.
Aujourd'hui, on ne peut pas encore chiffrer. Mais si je prends par exemple le cas de la Bretagne, il y a plus de 50% de pertes, voire 60% à l'heure où je vous parle. Mais les conditions climatiques continuent et on n'a toujours pas d'eau. Toute culture confondue, 50% de pertes, toute culture confondue. Alors, c'est toute culture confondue. Alors, celui qui peut arroser peut arriver à sauver une petite partie. Il y a une baisse de rendement de 50%. Mais la Bretagne, ça ne représente que 15% de l'irrigation. Et ailleurs en France, certains arrosent, d'autres n'ont plus d'eau. Il y a un an, je sais que certaines personnes n'ont plus d'eau sur certains sites.
Donc derrière, c'est éminemment compliqué. Et en plus... Concrètement, Jean-Claude Guéennec, oui, en plus, continuez, continuez. Oui, en plus, si vous voulez, sur certains départements, on a des restrictions d'arrosage concernant nos cultures. Et ça, c'est de l'alimentaire. Si on n'a pas d'eau, les légumes, on ne peut pas les faire pousser. Donc, je dirais, les Français risquent d'avoir une rentrée relativement difficile. Et c'est le cas chez vous, dans les Yves-Dines notamment, au niveau des restrictions ? Tout à fait. J'étais hier avec le préfet des Yves-Dines. Et on essaye de regarder comment on peut s'adapter. Mais il est impossible de nous interdire d'arroser.
Même en pleine journée, les salades, ils sont en train de crever. Et donc, on est obligé de les mouiller. Et pourtant, c'est le cas. Les horaires, c'est quoi ? C'est 10h, 18h ? C'est ça, si je ne me trompe pas ? Ça dépend si on est en zone renforcée, si on est en zone... Mais vous, dans les Yves-Dines, par exemple, prenons un exemple concret. Concret, moi, aujourd'hui, je risque d'être en zone renforcée. Donc, il va y avoir des restrictions de 9h à 20h. Donc, tout ça, on ne fait pas de choix. Voilà, pour nos cultures. On a essayé de négocier avec le préfet hier. Mais la situation est alarmiste. Parce qu'il n'est pas possible. Qu'on comprenne bien, Jean-Claude Guéennec.
Moi, je ne suis pas maraîcher. Je suis jardinier du dimanche, comme on dit. Moi, on me dit toujours qu'il faut arroser très tôt le matin ou très tard le soir, quand il fait très chaud. Mais vous, c'est des cultures qui nécessitent d'arroser tout le temps ? Alors, non. C'est-à-dire qu'on ne peut pas arroser tout en même temps. On est obligé de faire des choix. Et donc, derrière, on ne peut pas arroser tout la nuit. On plante de la salade. Je vais planter de la salade d'aujourd'hui. Et donc, je vais être obligé de la mouiller aussitôt. C'est-à-dire qu'à 16h, elle est finie de planter. Je suis obligé de la mouiller derrière. Sinon, elle crame carrément. Elle crame immédiatement sur place ?
Immédiatement. Ça dépend des terrains. Ça dépend des sols. Ça dépend de la plante. Vous savez, comme vous, si vous n'avez pas, vous êtes en plein de soleil. Au bout d'une heure, si vous ne buvez pas, vous allez vous déshydrater. Les plantes, c'est exactement pareil. Et le préfet des Yvelines, il en est conscient ? Qu'est-ce qu'il vous répond ? Bien sûr qu'il en est conscient. Mais le problème, c'est qu'il faut regarder par rapport à l'environnement. Je dirais, les Français et les Françaises regardent en disant, vous arrosez en pleine chaleur. Ce n'est pas possible. Vous gaspillez de l'eau. Non, on ne gaspille pas de l'eau. On fait comme on peut. Est-ce qu'on va manquer de légumes cet hiver ?
Là, on manque déjà. Je sais que déjà, pour trouver des salades dans certains coins, c'est la croix et la bannière. Mais à moyen terme, est-ce qu'on va manquer de légumes cet hiver ? Alors, je pense que déjà, la rentrée, ça va être éminemment compliqué. C'est-à-dire septembre-octobre. Et les effets vont continuer tout le courant de l'hiver. Et donc, on risque d'avoir une situation qu'on n'a jamais connue. Moi, à 50 ans d'expérience, je n'ai jamais connu. Une situation comme ceci. Sachant qu'en 76, j'ai commencé déjà mon activité. Derrière, je peux vous dire, là, aujourd'hui, on a des températures beaucoup plus chaudes que 76. Et on a du vent. Vous voyez, hier soir, j'ai mis un arroser.
Qui assèche tout. Et qui assèche tout. Là, ce matin, il y a encore du vent. Et donc, c'est extrêmement délicat. Il y a le rôle aussi des distributeurs, des supermarchés, hypermarchés, etc. qui vous demandent des calibres bien précis pour les légumes. Par exemple, il y a un grammage, je crois, de 350 grammes. Ça, c'est pour la salade, c'est ça ? Et or, vos salades sont petites à l'heure actuelle à cause de la sécheresse. Et on vous les refuse ? Oui, il y a tous les cas de figure. Il y en a qui ont de la petite, il y en a qui ont de la grosse. Et derrière, il y a des palettes qui sont complètement refusées. On les coupe et ils sont complètement refusés.
Est-ce qu'il y a un rôle à jouer de la part des distributeurs ? Est-ce qu'ils doivent faire des efforts aussi ? Oui, les distributeurs aujourd'hui ne sont pas conscients, ne sont pas du tout conscients de la situation. On les a alertés, on va encore les alerter aujourd'hui. Ils font et continuent à faire des promos, je dirais, dans les magasins. La semaine prochaine, j'ai entendu qu'une ancienne allait faire une promo en salade. Ce n'est pas possible. On marche complètement sur la tête. Ils veulent des prix, des prix, des prix, au détriment du monde agricole. Et nous, ce n'est pas possible. Moi, je suis en fin de carrière. Ce n'est pas le problème, mais les jeunes.
J'ai appris hier, dans mon secteur, il y a deux jeunes qui vont arrêter. C'est ce que j'allais vous poser comme question, Jean-Claude Guénèque. Moi, j'ai un ami qui est maraîcher bio dans le Nord. Je suis allé dans ses champs il y a deux semaines. Je sentais que ça commençait à être difficile pour lui. Est-ce qu'il y a certaines entreprises qui vont mettre la clé sous la porte ? Tout à fait. Au niveau français, j'ai eu le président de Prince de Bretagne hier au téléphone. Les gens sont désespérés. C'est-à-dire que derrière, ils ne veulent même pas emprunter. En disant, on prend déjà ce qu'on a et on arrêtera. Donc, ce n'est pas possible.
Il y a une situation où les jeunes ne peuvent plus continuer. Tu peux faire l'État ? Alors, aujourd'hui, il est trop tôt de voir ce qu'il est possible de faire. Parce que je pense qu'on est qu'au début de la crise. Il va falloir faire un plan Marshall, un plan pour redresser la filière légumes en France. Et Jean-Claude Guénèque, on le sait, vous le savez, ce type d'événements, de situations va se multiplier dans les mois, les années à venir. C'est le dérèglement climatique. Tous les spécialistes nous le disent. Les épisodes de sécheresse vont se multiplier. Est-ce qu'il faut aussi changer de modèle ? Alors, changer de modèle.
Déjà, il va falloir, quand l'eau tombe l'hiver, il faut la récupérer. Et donc, absolument, il faut qu'on puisse avoir une aide de ce côté-là pour nos produits. Les produits, il faut savoir. Ça, ce sera dans la loi d'urgence agricole qui est du côté. Mais la loi d'urgence, le temps que ça se pète en place, il va falloir investir. Qu'est-ce qui va payer ? Qu'est-ce qui va nous aider ? Donc, si les gens ont déjà la frésorité complètement à plat, et comment on va faire pour investir ? Le problème, c'est de regarder dans le temps. Jean-Claude Guéennec, merci beaucoup d'avoir été avec nous, Maraîcher des Yvelines, vice-président de Légumes de France.
Allez, dans un instant, le meilleur d'Arthur Chevalier, l'historien d'Apolline Matin, l'économie avec Pierre Rondeau. Pierre, la France continue de creuser son déficit, et pas qu'un peu. Pas qu'un peu, on va voir. C'est quand même assez énorme et assez catastrophique. Allez, à tout de suite sur RMC et RMC Story. Bon réveil à tous. RMC, Apolline Matin. RMC, Apolline Matin. RMC, il est 7h22, Pierre Rondeau est là.
RMC, le chiffre du jour.
Pierre Rondeau, notre économiste. Pierre, 107 milliards, 107 milliards d'euros, c'est le déficit cumulé de l'État depuis le début de l'année. C'est énorme, on parlait de sécheresse. La France est à sec. La France est à sec. Je ne vais pas dire qu'on va droit dans le mur, mais on s'y approche. 107 milliards, vous l'avez dit Rémi, c'est seulement pour le premier semestre 2026. L'année n'est pas finie. Donc le déficit à 107 milliards a augmenté de 6,4% par rapport à 2025. Alors même que l'année dernière avait été une réussite en termes de réduction du déficit. La correction semble avoir pris fin et on se dirige pour 2026 vers une année catastrophique sur le plan comptable et financier.
Le déficit augmente et cela aura des conséquences fâcheuses pour notre économie. Rigueur, méfiance, désintérêt ou encore ralentissement. Tu l'as dit Pierre, l'année 2025 avait été une réussite. Alors qu'est-ce qui explique cette augmentation, cette explosion du déficit ? Alors tout simplement deux choses. Je pourrais en racheter une troisième avec les sécheresses, les canicules et des règlements climatiques. Mais pour l'instant, on a deux choses. Le coût de la dette et les dépenses militaires. Parce que la santé financière de la France s'est détériorée, nous avons perdu la confiance des investisseurs qui ont peur de nous prêter de l'argent. Et quand on a peur, qu'est-ce qu'on fait ?
On augmente les taux d'intérêt, c'est un cercle vicieux. Il faut dorénavant payer plus d'argent pour rembourser seulement les intérêts de la dette publique. Le coût de la dette a augmenté de 19% par rapport à l'année dernière. Cercle vicieux, plus on s'endette, plus on inspire de la méfiance. Plus ton intérêt augmente et plus le coût de la dette augmente. Enfin, dernier élément, le secteur militaire. Les dépenses militaires ont considérablement augmenté entre 2025 et 2026. Du fait de la programmation militaire et des surcoûts opérationnels, il faut financer les aides pour la guerre en Ukraine et les investissements nécessaires en matière de défense.
Le Parlement a d'ailleurs voté récemment une hausse du budget des armées de 36 milliards d'euros d'ici 2030. Tout cela pèse sur le déficit. Résultat, 107 milliards pour le seul premier semestre 2026. Face à cette situation, certains réclament une année blanche, ne pas revaloriser notamment les pensions de retraite ou encore les prestations sociales. Et tout à l'heure, à 8h40, nous serons avec Philippe Juvin, c'est le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale. Merci beaucoup. Pierre, on se retrouve après le journal de 8h. Pierre, tout de suite, c'est le meilleur de l'historien Napoli de Matin, Arthur Chevalier, et on parle de chien.
L'histoire est claire de notre actualité, comme chaque matin, avec Arthur Chevalier. Bonjour Arthur. D'après deux études parues cette semaine dans la revue Nature, la domestication des chiens serait beaucoup plus ancienne que ce qu'on pensait.
Et oui, jusqu'ici, les plus anciennes traces qu'on avait des chiens remontaient à 10 900 ans. Mais des chercheurs ont donc découvert des traces ADN en Turquie, des traces d'un chien qui aurait vécu il y a 15 800 ans. Et a priori, c'était une femelle.
Donc, c'était déjà un animal domestique ?
Oui, en tout cas, il vivait déjà auprès de l'homme. Les chiens, c'est une race qui descend du loup. Et ils se sont effectivement très vite rapprochés de nous. Dans l'Antiquité, le chien avait à peu près la même fonction qu'aujourd'hui. un compagnon, mais aussi et surtout un animal qui nous protégeait. Figurez-vous qu'à Rome, devant les maisons des particuliers, il y avait des pancartes où était inscrite la phrase suivante. Cave Canem, c'est du latin. Et en français, ça veut dire attention, chien méchant. Donc, on n'a rien à mentir.
Extraordinaire. Le chien va ensuite devenir l'animal de compagnie des puissants de ce monde.
Et oui, petit à petit, l'aristocratie va s'enticher de ce petit animal obéissant et fidèle. Le chien devient même un animal de cour. Prenez le roi de France, Louis XIV. Il avait des dizaines de chiens. Sa race préférée, c'était les braques. Et alors, attention, ça ne plaisantait pas avec les chiens du roi. Puisqu'ils avaient un pavillon juste pour eux, dans les jardins du château de Versailles. Le cuisinier du roi leur faisait à manger. Et Louis XIV avait même demandé à son peintre de les représenter.
Les chiens vont ensuite être persécutés.
Oui, alors ça, ça se passe au XIXe siècle. Le problème, c'est que des chiens, il y en avait de plus en plus. Et en fait, beaucoup trop. Notamment dans les villes où les chiens errants deviennent un vrai problème. Un fléau. Du coup, les pouvoirs publics s'en emparent. Et c'est à cette époque qu'on institutionnalise les fourrières. Et les chiens errants, c'était un problème mondial. Et ça va donner lieu à une invention totalement morbide. Puisque pour s'en débarrasser, on crée les toutes premières chambres à gaz pour chiens. La première était à Mexico.
Et pourtant, les chiens vont s'avérer aussi très utiles en temps de guerre.
Eh oui, la première guerre mondiale, c'est l'heure de gloire. Des chiens sur le front, on en compte à peu près 100 000. Leur rôle sera déterminant. Alors, il y avait des chiens qu'on appelait sanitaires. En fait, c'était des chiens ambulanciers. Leur mission, c'était d'aller retrouver des blessés en survie dans les tranchées. Ou d'apporter des médicaments. Il y avait aussi des chiens transporteurs. Eux, ils apportaient de la nourriture et des munitions. Et on saura leur rendre hommage. Puisqu'en 1917, certains de ces chiens reçoivent une médaille militaire. Qui s'appelait la médaille de l'éclaireur. Et c'est le président de la République de l'époque en personne, Raymond Poincaré.
Qui leur a remis à Paris au cours d'une cérémonie solennelle. Donc, je crois qu'on peut le dire à Pauline. Aux chiens, la patrie reconnaissante. Arthur Chevalier, retrouvé en podcast sur l'appli RMC. Et dans un instant, la météo et le journal de 7h30. A tout de suite.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. RMC, Apolline Matin. Et tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clément Bouyd. Bonjour Clément. Bonjour Rémi, bonjour à tous. Une vallée coupée du monde. Des habitants évacués par hélicoptère. Une personne portée disparue près de Samoan, en Haute-Savoie, après des violents orages hier soir. La piste criminelle, sérieusement privilégiée par le parquet de Draguignan pour la reprise de feu dans le Var. Et l'Olympique lyonnais rate sa rentrée. Défaite hier soir de Buzyn face au Spartaprague lors du troisième tour préliminaire allée de la Ligue des Champions. Une personne portée disparue après des intempéries en Haute-Savoie.
Le déluge a tout emporté sur son passage près de Samoan. L'eau est montée en quelques minutes et a piégé de nombreux habitants. Plusieurs évacuations ont été menées. Un épisode particulièrement violent, Lou Garnier.
Depuis son balcon, Esteban assiste impuissant à la montée des eaux de la rivière du Giffre à quelques mètres en contrebas.
C'était assez rapide. J'avais passé de transparente à noire. C'était de la boue qui coulait tout le long. Il y a eu beaucoup, beaucoup de débit. On a vu quand même quelques arbres passer. C'est impressionnant quand même. Ce n'était pas des petits troncs d'arbres, c'était carrément des arbres en tue.
Des troncs d'arbres dans l'eau et un débit qui s'accélère. Une personne a été emportée par les flots. Elle est toujours portée disparue. Capitaine Julien Legrand. On a des zones identifiées en Haute-Savoie. On sait qu'avec les intempéries, potentiellement, c'est des zones qui peuvent monter. Mais là, je pense qu'il y a eu un effet de surprise.
L'orage est arrivé à vite.
Un peu plus haut, une coulée de boue se déverse au pied du cirque du fer à cheval. Une zone très prisée des randonneurs. Avec deux rotations d'hélicoptères. On a mis en sécurité 15 personnes, dont deux bébés. Toutes les personnes qui étaient sur le chemin ont été évacues. Sur place, une cinquantaine de pompiers sont mobilisés, ainsi que des drones et des sauveteurs en vivant.
Juillet 2026 restera comme un mois hors norme. Une température moyenne de 25 degrés du jamais vu en France. Conséquence, la sécheresse s'aggrave et les incendies se multiplient. Mais justement, Clément, l'incendie dans le Var n'est toujours pas fixé, mais stabilisé. Et cette reprise de feu vendredi dans le secteur de Coran serait d'origine criminelle. C'est en tout cas, Célestin Bougère, la piste privilégiée par le parquet de Draguignan. Et ce ne seraient pas les seuls actes volontaires. Oui, dans la nuit de lundi à mardi, les autorités ont dû gérer de nouveaux départs de feu volontaires.
À Barjol et à Montfort-sur-Argent, le parquet de Draguignan a déjà ouvert 24 enquêtes depuis le début de l'été dans sa juridiction, rien que sur le secteur du Gros-Bessillon. Six actes intentionnels ont été dénombrés par les autorités depuis le 24 juillet. Pour en éviter de nouveau, les gendarmes surveillent les massifs. Une mission très compliquée selon le colonel Grégory Goumain, commandant de la gendarmerie dans le département. On a des lisières qui font plus de 200 kilomètres de long. Il est en trajet qui sont importants du nord au sud du feu du Gros-Bessillon. Le terrain qui nous revient de quadrillé est plutôt très étendu.
Donc on allie à la fois des moyens techniques et des moyens humains pour surveiller ces zones. Pour retrouver ces incendiaires, 80 gendarmes mobiles, mais aussi un hélicoptère et deux drones ont été déployés. Les autorités s'appuient aussi sur les témoignages des riverains. Un homme de 23 ans a été interpellé le 25 juillet dernier et placé en détention provisoire. Suspecté d'une dizaine de départs de feu, il en court jusqu'à 15 ans de prison et 150 000 euros d'amende. Près de 300 hectares parcourus par les flammes dans le secteur de Bellegarde-en-Dioua, dans la Drôme.
Un syndicat blessé deux pompiers, les sapeurs, qui craignent une nouvelle journée difficile en raison d'une météo défavorable. Des sapeurs-pompiers clément qui manquent de moyens, c'est ce que disent leurs syndicats. Nous ne voulons pas des médailles mais des moyens, voilà ce qu'ils disent. Stéphane Lecire, porte-parole du syndicat Sud-Sdys, sera notre invité tout de suite après le journal. RMC 7h33, un projet de ferme géante de saumon fait polémique en Gironde. Elle verra le jour au Verdon-sur-Mer. 280 millions d'investissements, des milliers de tonnes de saumon produites chaque année. La préfecture a donné son feu vert, une autorisation dans un cadre environnemental strict.
Pas de quoi rassurer Esther Dufort, directrice de l'ONG de défense des océans systémiques.
On est sur une usine de saumon qui est Stanesque. Pour traiter l'ensemble des rejets, les fesses des saumons, on a besoin d'une grosse station d'épuration. Et cette station d'épuration, c'est l'équivalent d'une ville de 100 000 habitants. Donc il y aura de l'azote et d'autres contaminants qui vont venir polluer l'estuaire. On nous dit qu'il y a un comité de suivi mais qui est sollicité à l'initiative de l'industriel. Donc c'est Pure Salmon qui décide quand ce comité serait mis et s'il le souhaite. Ça paraît complètement affligeant et aberrant de valider ce type de projet. Il n'y a aucun cadre, il n'y a rien de contraignant pour l'industriel.
Après l'affaire Liana, le bilan choc du réexamen des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. C'est Gérald Darman qui donne ce nouveau chiffre sur le réseau X. 1424 suspects de viol ou d'agression sexuelle sur mineurs d'hommes en prison depuis le 8 juin. Date à laquelle le ministre de la Justice avait demandé au magistrat de reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants face à l'indignation nationale après la mort de Liana, 11 ans dans le GR. C'est Sonia Gobry du service politique des RMC. Ces nouvelles investigations commencent à porter leurs fruits.
Oui, près de 2000 informations judiciaires ont été ouvertes ces deux derniers mois. C'est cette phase d'enquête qui permet de rassembler les preuves à charge ou à décharge. Et donc 1424 suspects ont été incarcérés pour viol et agression sexuelle sur mineurs. Gérald Darmanin ne précise pas si certains dossiers dormaient dans un tiroir ou avaient pris du retard. Le garde des Sceaux, vivement critiqué par des magistrats, qu'il l'accusait de les avoir jetés en pâture dans l'affaire Liana, les remercie pour leur travail acharné.
Puisqu'au total, près de 70 000 dossiers de violences sexuelles sur mineurs ont été réétudiés ou sont en cours de réexamen, auxquels s'ajoutent plus de 15 000 plaintes qui, je cite, ont été découvertes par les services enquêteurs depuis le 8 juin.
88 nombres de migrants décédés en ayant tenté la semaine dernière de rejoindre Ceuta en Espagne depuis le Maroc. Bilan donc revu à la hausse. Cette crise migratoire a provoqué des tensions entre les pays européens qui se sont réunis hier en urgence. Justement, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a confirmé le renforcement des contrôles aux frontières. Pour la frontière franco-espagnole, j'ai donné le chiffre qui reste évidemment en actualité. Ça a été un renfort immédiat de 334 personnes.
Il y a cinq forces mobiles actuellement qui assurent un contrôle des 37 points de passage autorisés qui existent sur la frontière franco-espagnole entre le département des Pyrénées-Orientales et le département des Pyrénées-Atlantiques sur toutes ces linéaires. Et ils sont renforcés par la mise en œuvre de la force frontière d'intervention rapide qui va mobiliser 186 personnels supplémentaires qui vont être affectés au contrôle de la frontière. 15 morts et 27 blessés cette nuit à Kiev et ses alentours après des frappes russes. Des entrepôts ont également été visés, annoncent les autorités ukrainiennes.
Et attention, si vous prenez l'avion avec EasyJet, une grève des hôtesses et Stewart pourrait perturber les vols au départ de la France pendant un mois. Des perturbations qui pourraient débuter ce vendredi jusqu'au 7 septembre. Ils demandent de meilleures conditions de travail. RMC 7h37, l'OL puni sur la pelouse du Sparta Prague. Défaite hier soir. De Buzyn lors du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions et Valentin Jamin, les Lyonnais, devront faire mieux mardi prochain pour espérer jouer les barrages.
Oui, sur la pelouse, regardant le vide après le match, les Lyonnais écoutent les supporters tchèques chanter. Eux sont sonnés et déçus car malgré une ouverture du score inespérée grâce à un but contre son camp adverse, la défaite est méritée selon le défenseur Clinton Mata. Ce qu'on a affiché techniquement, c'était pas à la hauteur de ce qu'on peut faire. En deçà de ce qu'on a déjà montré, c'était insuffisant. C'est à nous de mieux faire et de montrer notre vigace. Lyon a semblé parfois perdu en manque d'automatisme inférieur au vice-champion de Tchèquie qui a aussi eu deux buts refusés. Même si l'OL, dominé, aurait aussi pu mener 2-1 quand le capitaine Tolisso a raté son pénalty.
Lyon a fini par pousser un peu, alors l'entraîneur Paulo Fonseca y croit avant le match retour.
Ce sera difficile, mais ce ne sera pas impossible. Nous devons être positifs parce que nous avons la possibilité, à notre maison, avec notre supporteur, de changer les choses. Mais c'est vrai que nous devons défendre mieux qu'aujourd'hui. Lui aussi a fait des choix qui n'ont pas payé. Il sera attendu alors que son équipe n'avait jamais perdu contre le Sparta Prague en six rencontres. Match retour mardi prochain à Lyon. À suivre sur RMC, place à la cinquième étape du Tour de France Femmes. Aujourd'hui, c'est à vivre sur RMC. Ta plombe de 140 kilomètres entre Mâcon et Belleville en Beaujolais. Marlène Ressler a remporté hier le contre-la-Monte et endosse le maillot jaune.
Saint-Malo, la cité des Corsaires. Le quintet s'y déroule sur l'hippodrome de Saint-Malo et ce sera à 18h30. Le pronostic de la Dream Team, leur favori le 6, l'or de Delo, leur outsider le 14, Oratus Della. Merci beaucoup Clément. Et le prochain journal, ce sera à 8h. Patrick est avec nous au 32-16. Bonjour Patrick. Bonjour Rémi. Merci d'être avec nous. On est dans l'Héros à Saint-Just. Oui, Rémi, je suis très content de te voir avec ton émission. Tu te rappelles, j'étais venu à l'époque d'Éric Brunet dans vos anciens locaux pour parler des retraites, justement. Exactement. On avait passé un très très bon moment, effectivement, sur RMC. Et je vois que tu es resté fidèle.
Merci beaucoup, Patrick. Je me prends à te tutoyer, tu vois. Mais puisqu'on s'est déjà vu, je me le permets, Patrick. À l'époque, tu nous parlais des retraites. C'est encore question de retraite. Mais là, tu veux nous parler du déficit. Pierre Rondeau nous a parlé tout à l'heure. Pierre Rondeau, notre économiste qui est à mes côtés, nous a parlé du déficit record de la France. Là, on est à plus de 107 milliards. Sur le premier semestre. Le seul premier semestre, entre janvier et juin 2026. Qu'est-ce que tu en penses, Patrick ? D'abord, c'est ce qu'on a eu de prévoir à la base, un budget en déficit.
Je veux dire, si les entreprises, les associations ou les familles gérées comme ça, ce serait la cata. On est loin du bon père de famille. Il y a une incompétence complète de nos gouvernants. Et ensuite, il faut revoir complètement, complètement le budget dépense du pays avant d'envisager les recettes. Et avant de taper et geler les retraites, continuer de diminuer les remboursements sécu et compagnie, il y a d'autres choses. Les 80 à 100 milliards d'agences d'État, on se demande à quoi ça sert, sinon recaser les copains. L'aide médicale d'État aussi, ça suffit. Il faut commencer à taper là-dedans.
Les aides au développement, les 15 à 1 milliard qui sont développés, qui sortent de France, il y a peut-être ça à regarder avant. Le problème, Patrick, Pierre Rondeau, le problème, c'est que personne n'est d'accord. Ça n'avance pas, c'est le bon sentiment. À chaque fois, chacun se lâchera pour sa paroisse. Allez dire, supprimez les agences ou l'aide médicale d'État. À chaque fois, à ce niveau-là, on dira, soit c'est très peu de dépenses, parce que l'aide médicale d'État, par exemple, c'est seulement 2 milliards. Et le reste, quand on a 107 milliards de déficit, supprimer les agences d'État, ça ne va pas nous permettre d'annuler le déficit. Patrick ? D'accord, Pierre.
Mais à ce moment-là, il va petit à petit. Parce que, parlons de choses comparables. On parle des médicales d'État, c'est moins de 2 milliards. D'accord. Mais quand on baisse des remboursements sécus pour gagner 400 millions, les 400 millions, on les a. Donc, ces agences d'État, voyons exactement leur utilité. Et peut-être que sur les 80 milliards, on va trouver 60, 30 ou 40 milliards à supprimer. Il faut regarder point par point. Patrick, j'espère que tu resteras avec nous jusqu'à 9h, à l'écoute d'RMC et d'RMC Story. Tout à l'heure, à 8h40, Philippe Juvin, député LR, qui est rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, sera avec nous. Lui, il est contre l'idée d'une année blanche.
Pour faire simple, l'année blanche, c'est qu'on gèle, on indexe plus sur l'inflation, les pensions de retraite, les prestations sociales, y compris les barèmes de l'impôt sur le revenu, ce qui fait qu'il y a un peu plus de monde qui va payer l'impôt sur le revenu. Donc, tout ça, ça permet d'engroger, de récupérer ou en tout cas de moins dépenser. Patrick, est-ce que toi, l'année blanche, tu es pour ou contre ? Je suis contre. L'année blanche, c'est une baisse de revenu, une baisse pour les Français qui vont contribuer et compagnie. Avant, éventuellement, un jour, on peut penser une année blanche, mais après, avoir analysé l'ensemble du budget d'État.
Et quand on aura fait ce nettoyage, et effectivement, s'il faut encore un peu d'argent, il y aura des choix à faire. Mais la première priorité, c'est d'épurer le budget dépense général, et après, on verra. Je ne veux pas qu'on commence par une année blanche, c'est trop facile. Patrick, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Patrick, il nous a appelé depuis Saint-Just dans l'Hérault, et merci de ta fidélité. RMC, 7h42.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Beaucoup de messages sur le WhatsApp de l'émission 06 12 424 424. Victor Pourchet est là pour lire vos messages. Victor, on parle notamment des prix des carburants. Et on a d'abord Yannick, je vous fais voyager, tiens, ce matin, qui nous dit je suis très heureux d'habiter à la frontière, comme Jean-Claude, notre auditeur précédent du côté de Perpignan, quand je vois les tarifs. De l'autre côté de la frontière, je paye le sans-plomb 98 à 1,50€. Christophe, lui, est actuellement en vacances en Tchéquie, et il fait un petit relevé pour nous également. C'est 1,70€ pour le sans-plomb 95, oui, mais voilà.
Et nous, on est bien en France, comme Pascal, qui nous dit chez moi en Moselle, c'est 2,33€ le litre de gazole, ça devient pratiquement un luxe de rouler en voiture, nous dit Pascal. Et puis Jérémy, lui, espère une baisse prochainement, parce que oui, il part en vacances dans 2 semaines, 800 km au programme, donc il commence déjà à compter, compter combien ça va lui coûter ce long trajet des vacances. Vous continuez à nous envoyer vos messages sur le WhatsApp RMC au 0612 424 424. Merci Victor. Des pompiers obligés de poser des congés pour partir en renfort sur les incendies, pas de GPS dans les camions d'intervention.
Un beau veau de la sécurité civile lancé en 2024 qui n'a toujours rien produit. L'intersyndical des sapeurs-pompiers est en colère. Stéphane Lecire, porte-parole du syndicat Sud-Sdys, est notre invité dans un instant sur RMC, RMC Story. RMC, Apolline Matin. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Rémi Barret.
RMC, 7h46, on ne veut pas être traité en héros, on veut juste les moyens qu'il faut. Et pendant que le feu fait toujours rage dans le Var, l'intersyndical des sapeurs-pompiers vient de publier un communiqué cinglant. Il refuse que le mot héros serve à masquer, serve à masquer le délitement de la sécurité civile. C'est ce qu'ils disent. Bonjour Stéphane Lecire. Bonjour RMC. Merci d'être avec nous sur RMC, RMC Story. Vous êtes le porte-parole du syndicat Sud-Sdys, les centres d'incendie et de secours. Les pompiers ne veulent pas des médailles mais des moyens. Pourquoi se communiquer ? Pourquoi ces mots ?
Alors, tout d'abord, pour vous dire déjà que ce que l'on réclame aujourd'hui, on le réclame depuis des mois et des années, ce qui a fait le bon voie de la sécurité, c'est que ce qu'on dénonce arrive cet été et que c'est le moment de montrer que ce qu'on a dit était vrai et qu'il va falloir prendre des décisions tout de suite et pas attendre la présidentielle. C'est quoi, on va être concret, les manques de moyens aujourd'hui pour les sapeurs-pompiers, notamment pour les milliers de sapeurs-pompiers qui ont lutté ces derniers jours contre le méga-feu en Gironde, mais aussi qui continuent de lutter aujourd'hui contre les flammes dans la Drôme ou encore dans le Var, notamment.
Moi, la semaine dernière, sur RMC, j'avais un de vos collègues qui nous disait, par exemple, que, ça me paraît hallucinant, que dans les camions d'intervention, il n'y a pas de GPS. Non, il n'y a pas de GPS, mais on va déjà parler justement des moyens qui manquent. Et les premiers moyens qui manquent, c'est les moyens de l'État, en fait, puisque l'État ne finance pas les services départementaux. Ils sont financés uniquement par les communes et par les départements. En gros, à la hauteur de 50-50. Le reste du financement, il y a déjà une taxe sur les assurances qui existent et qui est reversée au département. Donc là, l'État est collecteur, mais l'État ne prend pas sa part.
Alors, ils peuvent vous dire qu'ils ont proposé 250 millions en 2022 pour acheter des Canadair. On ne les a pas vus, en fait, pour le coup. Et là, on est sur le sujet de régaler, en fait. La sécurité des Français, c'est aussi cette sécurité-là. Et il faut à tout prix que l'État mette la main au portefeuille. Alors, je suis un peu gêné de vous dire ça, parce que juste avant, j'ai entendu l'éditeur que vous avez fait sur la dette publique française que je connais. Ne vous inquiétez pas. Oui, c'est vrai. Mais dans tous les cas, il faut de l'argent aujourd'hui. J'ai envie de vous dire, moins de héros et plus d'euros. C'est ça, c'est vraiment ça le besoin.
Et l'État, tant que l'État ne jouera pas son rôle, les départements sont à la gorge, en fait, aujourd'hui. Toutes les missions qu'ils ont ne peuvent pas y arriver, en fait. Après, il y a aussi des moyens sur intervention. Pourtant, il y a quelques jours, à l'occasion des incendies en Géronde, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est dit sidéré par les polémiques concernant les moyens alloués. Selon lui, il n'y a jamais eu autant de moyens alloués aux sapeurs-pompiers. Oui, mais de toute façon, dès qu'on ose imaginer que le travail que fait l'État, le gouvernement n'est pas correct, forcément, ils sont sidérés.
En fait, ils n'ont pas le courage politique de regarder réellement la situation. Et ils préfèrent dire qu'en fait, on exagère sur tout. Mais à un moment donné, de toute façon, la réalité reviendra. Et les citoyens, ils comprennent, de toute façon, voient très bien qu'on est dans la panade. Et ils ne pourront plus dire cet argument aussi idiot. Vous savez, ce que j'entends de nos élus nationaux, c'est la même chose que quand j'entends que les professionnels sont contre les volontaires. C'est aussi idiot, aussi idiot, et c'est surtout pas fondé. Donc, on peut nous dire qu'on a multiplié par deux le budget, c'est vrai. Pour le coup, président Macron, on ne ment pas.
On est passé de 400 à 800 millions de souvenirs. Donc, on ne ment pas, mais c'est multiplié par deux, mais par rapport à quoi ? Par rapport à quel besoin ? Ça fait 20 ans qu'on n'a pas réformé la sécurité civile. Sachant qu'en prime, votre nombre d'interventions a explosé. Mais notre nombre d'interventions a explosé, tout à fait. Mais vous savez combien c'est, en gros, par mois et par habitant ? C'est 8 euros par mois et par habitant. Consacré au secours. Exactement. C'est entre 80 et 100 euros par an. C'est moins qu'un abonnement sur une plateforme de streaming. Donc, à un moment donné, on doit défendre notre pays, en fait. Et là, aujourd'hui, on ne le fait pas, en fait.
Et on joue juste sur la bonne volonté et sur le fait que des citoyens, 250 000 en France, pas des héros, des citoyens, s'engagent pour la nation parce qu'on a ça en nous, en fait. Je retiens, en tout cas, ce que vous avez dit. C'est une phrase choc, mais en tout cas, elle est très parlante. Pas des héros, mais des euros. Voilà ce que vous réclamez. Merci, Stéphane Lecire, porte-parole du syndicat Sud Sdys, des sapeurs-pompiers. Merci d'avoir été avec nous sur RMC, RMC Story. Merci. RMC, 7h50, dans un instant, le protrait du jour. Pour Victor Courchet, on parle de quoi ? Le genre de jeu vidéo qui compte faire basculer la présidentielle à droite toute.
Allez, à tout de suite sur RMC et RMC Story. Bon réveil à tous. RMC, Apolline Matin. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Rémi Barret.
RMC, 7h52, le portrait du jour avec Victor Courchet. Ce matin, Victor, tu nous présentes Sardoche, une personnalité d'Internet que s'arrache la droite et l'extrême droite. Qui est annoncé en grande pompe aux universités d'été du parti Reconquête ? Qui dit aussi à nos confrères de BFM Tech qu'il sera à celle du candidat à la présidentielle David Islisnard ? C'est Sardoche, le streamer. Sardoche, l'ultra-libéral qui décrit par exemple les retraites comme un système pour débiles qui ne savent pas économiser, ce sont ses mots. Pour Reconquête, il accepte par admiration pour Sarah Knafo, pour David Islisnard, par soutien.
Il doit vaincre en 2027 et il le fera, écrivait-il en avril en parlant de l'actuel maire de Cannes. Et il y a les autres. Il se dit prêt à accepter une invitation du Rassemblement National, dirigé, dit-il, par le « très socialiste » Bardella, comme il l'appelle, prêt aussi à se frotter en débat à Jean-Luc Mélenchon. Même si éviter d'appeler ses partisans la vermine et les fistes pourrait peut-être faciliter le contact. En tout cas, le jeune homme l'assure, il veut peser sur la prochaine présidentielle et si ça ne tourne pas dans son sens, il quittera le pays. Alors dans ce cas, que perdra la France ? Un streamer de 33 ans, dont une décennie, a joué aux jeux vidéo en live sur Internet.
Dix années jalonnées de polémiques pour Andreas Oné, c'est son vrai nom. D'abord parce que son audience, il l'a construite sur la culture de la rage, c'est-à-dire sa propension à s'énerver, à fracasser des claviers ou encore à finir en larmes au point d'être suspendu de la plateforme de live Twitch pour comportement autodestructeur. Polémique ensuite autour de propos ouvertement sexistes, lui-même dit les regrettés aujourd'hui, autour d'insultes et d'accusations de cyberharcèlement. Sa manière de livrer des personnes à la vindicte de ses 600 000 abonnés sur X, c'est très rare, répond-il, et ce n'est que pour ceux qui, je cite, le méritent.
Tout cela lui vaut de ne plus être invité à des événements caritatifs en ligne qui lui tiennent pourtant à cœur, mais faire de la politique, même sans se présenter, c'est faire des choix. Un personnage, merci beaucoup Victor, pour chez RMC. Il était 7h54. Tout l'été des reportages près de chez vous, quatre mois après les élections municipales.
RMC, dans vos villes.
Et ce matin, Sonia Gobry, on nous emmène dans les Corbières, en Occitanie, où un incendie a dévoré une partie du massif. C'était il y a un an, le 5 août. Une femme y était décédée. L'incendie a touché 14 communes, dont Ribot, dirigée par un maire sans étiquette. Sonia, c'est ici qu'est parti le méga-feu dévastateur.
Le massif reste défiguré par cet incendie baptisé l'Ogre des Corbières. Sur les collines, l'herbe jaunie contraste avec les squelettes d'arbres carbonisés. Le maire de Ribot, Philippe Estrade, me donne rendez-vous à la sortie du village, près d'un ancien tunnel ferroviaire.
C'est probablement aux alentours de ce tunnel que le feu a démarré. Là, vous voyez là-haut, il y a des marquages. Ce sont les enquêteurs qui ont essayé d'analyser les premières combustions. On a vécu quelque chose de dingue avec cet incendie qui a été en même temps un spectacle et une terreur. Au commande, à ce moment-là, l'ancien maire Alain Coste reste très marqué. Quand je suis arrivé sur place, wow. Franchement, le premier sentiment, on est dépourvu. On voit vite les conséquences. On essaye de ne pas s'affoler, de parer au plus pressé.
Puis il a fallu préparer la reconstruction, monter des dizaines de dossiers d'aide, de subvention.
Maintenant, des mois et des mois, on ne vit qu'à travers le feu, que pour le feu. On a fait ce qui nous semblait être bien après.
Il y a eu le verdict des urnes battues au municipal. L'ancien maire défendait un vaste projet de parc photovoltaïque qui a divisé le village. Son successeur, Philippe Estrade, qui s'y oppose, estime que l'incendie a changé les regards.
Le feu a été l'occasion quand même de faire en sorte que chacun doive avoir l'obligation de faire la synthèse sur ce qu'il pensait de la gestion de l'espace naturel. La question qui est vraiment utile de se poser, c'est pourquoi ce départ de feu-là a fait tant de mal.
Sylvie Bagevillier a vu ses 6 hectares de vignes partir en fumée. C'était notre vie, notre passion et de tout perdre comme ça en une demi-heure, c'est très impressionnant et très décourageant. Pour elle, les conséquences de cet incendie, certes d'origine humaine, étaient prévisibles. Dans les réserves déjà, la vigne n'avait déjà plus d'eau. Du coup, elle crevait déjà de soif, ça se voyait déjà visuellement depuis le début de l'été. Habituellement, une vigne, ça ne brûle pas. En tout cas, ça fait coupe-feu et là, ça n'a pas tenu du tout. De l'autre côté de la vallée, Claude Vialade, une autre viticultrice, a fait des travaux pour protéger son domaine.
Ici à droite, si le feu arrive du Cerce ici, donc on a ces vignes, mais ici on a des bois. On a dégagé sur 60 mètres, on a coupé tous les arbres pour faire une ceinture pour le feu. C'est-à-dire que le feu ne puisse rien manger. Initiative saluée par le maire Philippe Estrade.
On est iraillé entre les encouragés à entretenir leur espace naturel dont ils sont propriétaires. Et en même temps, ne pas les stresser trop. Je crois qu'on est suffisamment traumatisés.
Françoise, habitante de Ribot, reste en effet hyper vigilante depuis ce méga-feu. On a eu peur quand même. On a un bois juste sur le chemin là, qui n'est pas entretenu. Et il est entre les maisons. Alors on écrit au maire parce que la personne ne s'en occupe pas, la propriétaire. C'est pour que le maire rappelle que le débroussaillage est obligatoire en zone à risque incendie.
Merci beaucoup Sonia Gobry. Allez dans un instant sur RMC, RMC Story, Canal 23 de la TNT, le journal de 8 heures. Avec à la une la piste criminelle qui est désormais privilégiée pour les incendies dans le Var. Et puis juste après l'écho avec notre économiste Pierre Rondeau. Pierre, la bourse ça marche et ça marche même très fort. Ça marche très bien. Si vous voulez gagner de l'argent cette année, il fallait prendre des risques et jouer en bourse. Allez, à tout de suite. Bon réveil à tous.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. RMC tout juste 8h. RMC, Apolline Matin. Tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clara Gabier à la une. Clara, la piste criminelle privilégiée par la justice en ce qui concerne la reprise d'incendies dans le Var.
Alors que le feu n'est toujours pas fixé sous les yeux, très inquiet des habitants reportage dès le début de ce journal. Des salades de plus en plus rares dans les rayons. La sécheresse plombe, la production et puis la cinquième étape du Tour de France Femme dans le Beaujolais aujourd'hui. Pauline Ferrand-Prévot tentera de rattraper son retard après sa contre-performance hier.
Clara, les reprises de feu dans le Var pourraient être d'origine criminelle.
C'est une hypothèse que le parquet de Draguignan dit envisager sérieusement. Mise à feu volontaire potentiellement à l'origine de la reprise d'incendies vendredi dernier. Contre lequel luttent toujours les pompiers. La journée d'hier a été plus calme que les précédentes, indique le préfet. Mais les fortes rafales de vent et la canicule prévues aujourd'hui inquiètent grandement les habitants de Montfort-sur-Argent. Reportage de notre envoyée spéciale Rachel Sadodine. Installés sur des chaises devant leur maison, des retraités se retrouvent pour évacuer leur stress qui peine à redescendre depuis le début de l'incendie. Jeanne, 84 ans. Ça fait deux semaines, ça fatigue.
Est-ce que vous avez peur que ça reprenne ? Vous savez, on n'est pas trop tranquille. Vent tournant, chaleur, les conditions météorologiques font craindre des reprises de feu. Et dans ces conditions, Martine et son mari Georges peinent à trouver le sommeil. On regarde un peu avant de se coucher. Vous réussissez à dormir sur vos deux oreilles ? Il y en a un qui veille. Sur les deux oreilles, bon, c'est vrai qu'on en a marre. On a toujours un peu d'angoisse. Et Martine s'interroge aussi sur les causes de ces feux, inquiète d'une potentielle origine criminelle. Dans le village, elle surveille. Qui monte le long du chemin, voilà. Et elle n'est pas la seule.
Une autre habitante, préférant elle rester anonyme, promène son chien avec une vigilance accrue. Il y a eu un avis de recherche sur un véhicule, donc je cherche plutôt ce véhicule-là. On est à l'abri de rien. Plusieurs enquêtes sont en cours et la préfecture l'assure. Les gendarmes sont mobilisés pour arrêter le ou les auteurs de ces actes incendiaires. En Gironde et dans les Landes, l'État va prendre en charge intégralement les indemnités d'activité partielle versées aux salariés des TPE et PME des zones évacuées, annonce hier du ministère du Travail. Une grande vigilance aussi dans la Drôme, où la météo pourrait jouer des tours aux pompiers.
Deux ont été blessés dans l'accident de leur camion-citerne. Hier, près de Bellegarde en Diwa, 280 hectares partis en fumée dans ce secteur difficile d'accès.
Et le mois de juillet a été le mois de tous les records.
Le plus chaud jamais enregistré en France et l'un des plus secs de son histoire, selon Météo France. Et ça continue. 66 départements en état de crise sécheresse, selon Vigio. Et les cultures souffrent, en particulier celles des salades, très gourmandes en eau. Elles sont de plus en plus difficiles à trouver en magasin et sur les marchés. Vous l'avez constaté en région parisienne, Philippine Boulet. Sur l'étal de Martin, deux petites cagettes de salades seulement.
J'ai un cinquième de ce que j'ai habituellement. Ce matin, j'ai pu avoir uniquement de la sucrine verte et que de la sucrine rouge. C'est tout ce que j'ai pu avoir. Les stocks de son fournisseur sont vides. Pour les salades, on va chercher à Rungis. Et je n'ai pas pu avoir ce qu'on a d'habitude de Batavia, laitue.
La faute aux canicules à répétition depuis le début de l'été. Un exemple concret. Direction les champs d'Arnold Ulrich, cultivateur dans les Yvelines. Difficile de distinguer ses plans de salades méconnaissables.
La ligne, là, c'est que des salades quand il fait 35 degrés pendant plusieurs jours et que les nuits, elles sont tropicales. Ça envoie un message à la plante de se reproduire, de faire des petits. Plutôt que de faire des feuilles, en fait, elle va monter à graines.
Les plantes ressemblent alors à des petits buissons et sont impropres à la consommation. Les rares qui résistent dépassent à peine la taille d'une main.
On a une perte de calibre. Plutôt que d'avoir une salade qui va faire 400 grammes, on a des salades qui vont faire 200, 250 grammes.
Sur la récolte de juillet, le manque à gagner s'élève.
450 euros, ça représente à peu près 300 salades.
Alors, ils plantent à nouveau, arrosent davantage et espèrent qu'une autre vague de chaleur ne réduira pas une nouvelle fois ces semaines de travail à néant.
Vous-même, vous l'avez peut-être constaté, vous avez peut-être du mal à vous procurer des fruits et des légumes ou alors vous estimez que les prix sont exorbitants. Racontez-nous, vous nous appelez au 32-16.
En Haute-Savoie, une personne recherchée par les secours, emportée hier par les eaux à Sixte-Ferre-à-Cheval. C'est près de Samoins. La rivière a débordé après un violent orage et a découlé en une coulée de boue. Une dizaine de personnes ont été évacuées par hélicoptère. On vous en parlait hier matin sur RMC. Deux randonneurs de 14 et 21 ans frappés par la foudre dans les Hauts-de-Pyrénées, sur le sentier du GR10, près de Cotteret. Selon les premiers éléments de l'enquête, ils n'ont pas été imprudents. Marion Gauthier, ils sont ce matin hospitalisés l'un à Tarbes, l'autre à Pau. Dans la région, les circonstances de cet accident interrogent beaucoup. Particulièrement touchés, les marcheurs.
Ceux nombreux qui empruntent les mêmes routes que les victimes. La première réaction, c'est un choc. Jean-Noël se désole près de l'hôpital de Pau. Là, deux jeunes quand même, 14 ans, 21 ans, être foudroyés comme ça. Les familles reliaient deux refuges dans la journée. C'est une zone, il n'y a pas d'abri. Ça fait des montées assez costauds, c'est que de la pierre. Si vous n'arrivez pas au refuge, vous êtes très exposés. On peut dire qu'ils pouvaient être piégés. Et l'orage est venu vite et fort, raconte Valérie, qui habite la montagne. On a l'habitude, mais c'est impressionnant. Ça cogne fort, ça gronde, ça tourne et le compteur a sauté. La foudre est tombée.
Le groupe était à 20 minutes à pied de son point d'arrivée, regrette le major Jean-Michel Rodé du PGHM des Hautes-Pyrénées. On ne peut pas dire qu'ils aient commis une imprudence, ils étaient en transit. À un moment, ils sont quand même obligés de changer de refuge. Il n'y avait pas vraiment une alerte maximum sur la zone. Et puis sur chaque zone, on ne peut pas prévoir l'endroit précis ou tomber à l'orage. L'une des victimes a perdu connaissance. L'autre ne pouvait plus bouger ni sentir un membre inférieur, détaille le gendarme de Haute-Montagne. Leur pronostic vital n'est plus engagé. Impossible en revanche de déterminer déjà les conséquences de cet accident sur leur santé.
Reportage de Marion Gauthier. 173 migrants secourus au large de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Hier, ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni quand leur embarcation a pris feu. Aucune victime n'est à déplorer.
Clara, un nouvel ultimatum signé Donald Trump.
Qui demande ce matin à Téhéran de rouvrir très bientôt le détroit d'Hormuz. Sans quoi l'Iran serait frappé très fort, dit le président américain. Déclaration qu'il n'est pas de nature à faire espérer une baisse des prix à la pompe. Alors que le prix du baril avait pourtant baissé. On est à 2,20 euros le litre de gazole. Plus de 2 euros pour l'essence en ce moment. Inès Zegloul, à quoi faut-il s'attendre pour les prochains jours ? Les automobilistes, les haussiens qui prennent la route dans les prochains jours pourraient en tout cas voir les chiffres affichés à la pompe fléchir, fondre de quelques centimes.
Il y a une station à côté de chez moi. J'ai déjà vu que le prix de l'essence a baissé un tout petit peu.
Jean-Pierre Favenec tente de rassurer. Il est spécialiste en énergie.
On devrait dans les prochains jours revenir à des prix qui sont de l'ordre de 1,80 à 1,90 pour l'essence et de l'ordre de 2 euros pour le gazole.
Une baisse qui ne s'annonce pas drastique donc et puis un équilibre qui reste précaire. Négociation, pas de négociation avec l'Iran. Ouverture ou fermeture du détroit d'Ormousse, tout dépend, ironise le professeur, des humeurs de Donald Trump.
Monsieur Trump dit « Demain, je bombarde l'Iran 10 dollars de plus au prix du pétrole. Non, finalement, je négocie avec l'Iran. Le prix du pétrole baisse. On reste quand même dans une situation de tension. Ça ne baisse pas d'un seul coup en général. »
D'autant qu'en attendant, conclut-il, les distributeurs continuent, eux, de réaliser des marges. Ce qui explique que la baisse du prix du baril de pétrole ne se répercute pas immédiatement à la station essence. Le chef cuisinier Jean Imbert a passé la nuit au dépôt du tribunal judiciaire de Paris, transféré hier après sa garde à vue dans l'attente des suites judiciaires concernant les plaintes de ses ex-compagnes. Le vainqueur de top chef visait par au moins trois plaintes pour violences conjugales. Un préavis de grève chez EasyJet pour le mois d'août des stewards et des hôtesses de la compagnie low cost qui dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail.
Pauline Ferrand prévaut en difficulté sur le tour de France Femmes.
La tenante du titre a perdu gros hier. Elle a pris beaucoup de retard sur ses rivales pendant le contre-la-montre en Bourgogne. Mais Pierre Thévenet, elle n'a pas dit son dernier mot. Oui, malgré une décevante 34e place sur cette quatrième étape, la Française garde le sourire. J'ai donné le meilleur de moi-même, ce n'était pas assez. Mais voilà, je suis fière de m'être battue comme je me suis battue aujourd'hui, ce que j'ai tout donné. En tous les cas, je donnerai le meilleur de moi-même pour essayer de grappiller ces 2 minutes 15.
2 minutes 13 exactement, c'est son retard sur la leader Marlène Reusser. Mais le tour n'est pas fini, rappelle son manager Roger Tyson.
C'est sûr qu'il y aura une plus grande différence de temps au Ventoux. Parce que le climat est plus brutal, c'est long, c'est raide aussi, c'est tout ça à la fois. Donc ça va creuser l'écart au classement et ce sera bien plus important qu'une ou deux minutes, c'est sûr.
La Française est capable de créer des écarts. L'an dernier, elle s'était imposée avec plus de 3 minutes d'avance sur ses concurrentes lors de l'ascension du col de la Madeleine dans les Alpes. Cette étape du Ventoux sera un parfait terrain de jeu.
J'aime bien un peu ce scénario de devoir aller les chercher plutôt que d'être la favorite aussi. Donc ça va être un beau challenge.
Avant même l'arrivée au sommet vendredi et le dernier week-end décisif, on pourrait voir la tenante du titre à l'attaque cet après-midi dans une très difficile étape parcourant le Beaujolais.
Et ce sera évidemment à vivre sur RMC. En football, l'OL devra faire nettement mieux la semaine prochaine au groupe Amas Stadium. Début de saison compliqué pour les Lyonnais. battu hier soir 2 buts à 1 par le Sparta-Prague au match allé du 3ème tour préliminaire de la Ligue des Champions. Et puis c'est un nouveau tournoi auquel ne participera pas Carlos Alcaraz, le numéro 2 mondial de tennis, qui devait revenir à la compétition pour le Masters 1000 de Cincinnati. Il n'y participera donc pas. Mais l'Espagnol est donc toujours gêné par une blessure au poignet.
Merci beaucoup, Clara. Le prochain journal, ce sera à 8h30, RMC 8h09. Vincent est avec nous au 3216. Bonjour Vincent. Oui, bonjour Rémi. On est à vous parler le matin, après vous avoir parlé chez Estelle à l'époque. Ah bah oui, vous savez, c'est un des luttes qu'on a sur RMC. Et je le dis sincèrement, c'est qu'on est multicarte et on n'arrête pas de changer. Enfin non, on n'arrête pas. On peut changer régulièrement de l'émission et ça, c'est un vrai plaisir. Et plaisir de parler avec vous, Vincent. Vous nous appelez depuis le Mans. Oui, voilà. Vous faites quoi dans la vie, Vincent ? Je suis infirmier depuis quelques années. Et puis je voulais, enfin, j'ai réagi sur le sujet des pompiers.
Oui, on avait le représentant syndical sud des sapeurs-pompiers qui est avec nous à l'instant et qui dénonçait le manque de moyens. Je reprends son expression parce qu'elle est marquante. Il nous disait, on ne veut pas de héros, on veut des euros. Parce qu'il réclame des moyens. Oui, exactement. Après, moi, c'est ce que je mettais. En fait, ça me rappelle exactement la période Covid pour nous. Au moment du Covid, on nous a applaudis comme des héros, tout ça. Et puis après, c'est revenu à la normale. Les professions essentielles. Effectivement, c'est ce que je mettais. Je suis passé il n'y a pas longtemps, un matin, tout ce qui est régalien.
De toute façon, tout ce qui est infirmier, pompier, prof et tout ça. Et depuis le Covid, pour vous, vos conditions de travail n'ont pas évolué en mieux ? Non, très peu, très peu. Après, on a été un petit peu revalorisés par M. Macron. C'est un des seuls qui l'a fait. Donc voilà, on peut lui dire ça. Mais s'il n'y avait pas eu le Covid, il n'y aurait rien eu. Et du coup, c'est surtout les gens en général. C'est vrai qu'on nous a applaudi. Nous, on ne demandait pas du tout ça. On faisait juste notre travail. Et les pompiers, c'est exactement la même chose. Ils font juste leur travail. Vous allez voir, dans quelques temps, on continuera à leur geste des cailloux dans les banlieues et tout ça.
Donc voilà, c'est ça. Les gouvernements sont qui succèdent. Et puis, c'est toujours la même chose. Après, on manque de pompiers, on manque d'infirmiers, on manque de profs. Et on se pose des questions. Il va falloir trouver des solutions. Ça, c'est clair. Parce que ce type de crise va se reproduire, notamment en ce qui concerne les incendies. Merci beaucoup, Vincent, d'avoir été avec nous depuis le moment. Au 32 16, RMC, 8h11. Là, cette fois, si vous habitez...
RMC, jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Si vous habitez en Ile-de-France, vous ne partez pas en vacances. Eh bien alors, bonne chance. Le RERC, coupé. Le RERD, coupé. Le RERB, coupé. La station Nation, fermée. Idem pour République, sur la ligne 8 du métro. 4 milliards d'euros de travaux. Deux mois de galère pour des dizaines, voire des centaines de milliers de voyageurs. Pourquoi tout faire maintenant en même temps la journée et pourquoi pas la nuit ? Arnaud Bertrand, président de l'association d'usagers et plus de trains, est notre invité dans un instant sur RMC, RMC Story. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Rémi Barret.
RMC, 8h15. Ça ne concerne pas que la région parisienne, ce type d'événement. Mais là, quand même, ce sont 10 millions d'usagers qui sont concernés. Le RERC, coupé jusqu'au 22 août. Le RERD, interrompu entre Gare du Nord et Gare de Lyon. Le RERB, fermé. Sans compter toutes les lignes de métro en travaux. Cet été, en Ile-de-France et Ile-de-France Mobilité, la RATP et SNCF Réseau, investissent près de 4 milliards d'euros pour moderniser le réseau. Alors, c'est bien de moderniser le réseau. Mais pour ceux qui travaillent cet été en région parisienne, c'est la galère. Sans compter les touristes et les voyageurs de passage. Bonjour, Arnaud Bertrand. Bonjour, Rémi.
Merci d'être avec nous sur RMC, RMC Story. Vous êtes le président de l'association d'usagers plus de trains. Des semaines horribles. C'est ce qui remonte de la part de vos adhérents. C'est ce qu'ils vivent en ce moment. Oui, c'est vraiment, pour le coup, une grosse galère. Alors, c'est fréquent que ce soit compliqué l'été. Parce qu'il y a bien un moment où il faut faire les travaux. En revanche, là, on est dans un été qui bat tous les records en termes de difficultés. Puisque vous l'avez dit, il y a trois des principaux RER qui sont fermés. Notamment le B, qui est le deuxième le plus chargé. Et donc, il y a une sorte de trop-plein.
C'est-à-dire qu'à un moment, même s'il y a un peu moins de monde l'été, bien sûr, on ne peut pas faire avec des lignes aussi structurantes en Ile-de-France qui vont être fermées. Donc, on comprend. Vous, vous ne contestez pas la nécessité de ces travaux. On est d'accord. Non, il faut le dire clairement aussi. Il faut faire des travaux. Et il faut faire des travaux, pourquoi ? Pour éviter d'avoir des pannes le reste de l'année. Et on préfère que les travaux aient lieu en plein été plutôt qu'au mois de novembre quand on est très nombreux dans les transports. En revanche, il y a une limite à tout. C'est-à-dire que, même s'il faut faire des travaux l'été, il faut déjà bien choisir ces semaines.
C'est-à-dire que la semaine de fin juillet, la semaine dernière, il y a encore beaucoup de gens en Ile-de-France qui sont là. Et c'est juste à partir du 1er août, donc depuis lundi à peu près, qu'on observe une baisse de l'ordre de 30% du trafic. Et c'est à partir de lundi que ces travaux auraient dû commencer, et pas avant. Parce qu'avant, il y avait trop de monde et on a vu des situations effroyables de la gare du Nord ou au sud de Paris. Moi, d'ailleurs, j'habite dans le Nord, mais je suis usagé justement du métro pour me déplacer dans Paris, notamment de la gare du Nord.
Moi, je ne l'ai pas vécu, mais j'ai vu des vidéos hallucinantes où on voit des quais bondés, mais c'est même dangereux, des gens qui descendent sur les quais pour traverser les voies, enfin qui descendent sur les voies pour traverser. J'ai un ami qui me racontait qu'il a fallu, alors ils ont déployé des agents SNCF, mais il a fallu un quart d'heure, et ça paraît interminable, pour sortir les gens de certaines rames et faire rentrer les autres. C'est apocalyptique et c'est potentiellement même dangereux. Oui, oui, alors tout à fait. C'est-à-dire qu'en fait, ensuite, il y a des effets en chaîne, des effets boules de neige qui se produisent, qui sont exactement ceux que vous décrivez.
C'est-à-dire que quand la RATP et la SNCF font des travaux qui se cumulent, qu'il de France Mobilité, qui est censée être l'autorité organisatrice, laissent faire ce trop-plein de travaux, on arrive à ce genre de situation, donc c'est vraiment comme des effets entonnoirs ou boules de neige. Tout le monde se retrouve au même endroit, au même moment. Voilà. Et donc là où vous décrivez des situations où un quai se décharge en un quart d'heure, ça devrait être fait en 3-4 minutes, en temps normal. Simplement, il y a des gens qui rentrent, des gens qui sortent, donc ça passe dans des sortes de goulots d'étranglement, et peu de gens peuvent passer, et c'est l'embolie. C'est vraiment la situation.
Et donc ça devient très dangereux. Les gens, certains ont peur, d'autres ont des comportements qui ne sont pas normaux, on ne va pas sur les voies de train, c'est hyper dangereux. Mais c'est comme ça, et ça devient hyper galère, et ce n'est pas acceptable. Arnaud Bertrand, la question que se pose tout le monde, pourquoi tout concentrer en juillet et août, et surtout, pourquoi ne pas faire ses travaux la nuit, et pas le jour ?
Alors, la SNCF vous dirait ça mieux que nous, ils nous disent qu'ils font déjà beaucoup de travaux la nuit, mais vous avez raison, il y a une bonne question, c'est-à-dire qu'il faut faire ses travaux, il y a des travaux, quand vous vous remplacez des ponts, des choses comme ça, vous ne pouvez pas faire ça la nuit, parce qu'il faut vraiment couper pendant une dizaine de jours pour arriver à faire les gros travaux. En revanche, là où vous avez raison, c'est qu'il y a une vraie différence d'organisation entre ce que fait la SNCF et ce que fait la RATP.
La RATP, qui est une entreprise encore assez unifiée, elle a encore le sens vraiment du voyageur, et elle va parfois faire de gros travaux, c'est le cas par exemple sur la ligne 13 en ce moment, jusqu'à Saint-Denis, qui se cumule aux autres fermetures pour aller à Saint-Denis, mais elle va le faire pendant 10 jours, et hop, c'est quasiment la seule coupure de l'année.
La SNCF, elle a une méthode beaucoup plus, alors ils vont qualifier ça d'industrielle, mais nous on dit beaucoup plus pénalisante pour le voyageur, où elle va avoir tendance à fermer une nuit sur deux, un week-end sur trois dans l'année, c'est colossal, ça fait plein de gens assignés à résidence quand ils veulent se déplacer le week-end dans l'année, et puis fermer par exemple le RERC pendant 6 semaines tout l'été, vous voyez, donc des périodes hyper longues. Et c'est là où nous, on tire un peu la sonnette d'alarme, en disant à la SNCF, pensez aux voyageurs. Sur le TGV, vous nous faites extrêmement rarement des fermetures. C'est bizarre. C'est très très rare qu'un TGV soit un type joyau.
Est-ce que c'est un rapport par hasard avec le fait que le TGV, c'est hyper rentable pour la SNCF ? C'est une bonne question que vous posez, c'est possible, c'est au-delà de la question de la rentabilité, c'est aussi que pour la SNCF, le TGV, c'est ce qui se fait de plus beau, de plus efficace, de plus impressionnant, et les trains de lieux, ils sont peut-être oubliés. A la RATP, il n'y a pas de TGV. Arnaud Bertrand, très concrètement, à l'heure actuelle, moi j'ai payé mon passe-navigo le 1er août, je l'ai payé au même tarif que d'habitude. Je parle pour les abonnés des Transports en Commun en Ile-de-France, est-ce que vous demandez un dédommagement ?
Alors, quand il y a des travaux habituellement acceptables, on ne demande pas de dédommagement, parce que comme on se l'est dit, il faut faire ces travaux. Quand il y a, de notre point de vue, des erreurs, c'est-à-dire trop de travaux qui ont été permis, notamment sur la dernière semaine de juillet, avec vraiment ces situations dangereuses, là, de notre point de vue, il y a une erreur des opérateurs et de l'autorité de l'Ile-de-France qui organisent, et donc là, on doit dédommager au moins cette semaine ou ces 10 jours qui, de notre point de vue, ne sont pas acceptables.
Donc, on en parlera en septembre avec Valérie Pécresse et la région Ile-de-France, avec d'autres associations d'usagers, vous savez, on est plusieurs là-dessus à avoir ces débats-là, à dire, écoutez, là, on pense que c'est trop, et donc là, il faut qu'il y ait un geste. Ensuite, vous voyez, on ne va pas, enfin, probablement qu'on n'obtiendra pas des remboursements trop colossaux parce que les transports, ça coûte très cher, ça coûte deux à trois fois plus cher que le prix du passe-navigo, le reste, c'est les impôts qui viennent combler et donc souvent, la région est réactive à faire des remboursements trop forts.
En revanche, il y a un sujet, c'est-à-dire que quand on fait un trop-plein, on pousse les gens, si vous voulez, à juste utiliser les transports, à prendre des Uber qui coûtent cher, voilà, le télétravail, vous savez, c'est beaucoup moins facile d'obtenir qu'à 3-4 ans. Donc les gens sont obligés de se déplacer, les patrons les attendent sur place. Et donc vous demandez quoi concrètement ? On demandera sans doute que vous voyez, je ne sais pas, il y ait un tiers de mois ou un demi-mois qui soit remboursé parce que de notre point de vue, là, ça a été trop compliqué. Merci beaucoup Arnaud Bertrand d'avoir été avec nous, président de l'association d'usagers Plus de Trains RMC 8h22.
Pierre Rondeau, notre économiste, était toujours avec nous à son plus haut niveau historique. Ça marche, la bourse, le CAC 40 bat des records et rassure les investisseurs. Les investisseurs et les épargnants, oui, le CAC 40, la place boursière parisienne qui recrouve les 40 plus grandes sociétés cotées en bourse, a atteint un niveau historique mardi en fin de séance à 8 666 euros. En un an, le CAC a augmenté de 13,56% et depuis janvier dernier de 4,90%. Et ce n'est pas propre au marché français puisque toutes les bourses européennes ont connu des variations positives à Londres, à Francfort, à Amsterdam. Tout le monde est dans le vert.
Idem côté américain, les bourses américaines ont atteint des niveaux historiques. C'est 8 666 points. Point, oui, pas euros. Pas euros, parce que ça ne ferait pas beaucoup, ça ne ferait pas lourd. Comment expliquer ce constat, Pierre ? Alors déjà, la croissance résiste. On nous annonçait la récession il y a quelques mois et pourtant, les économies tiennent. Il y a une forme d'euphorie collective. Individuellement, la plupart des entreprises du CAC 40 ont connu de très bons résultats financiers comme Kering qui voit son cours augmenter de 29% ou Schneider Electric. Son cours a augmenté de 36% en un an.
Puis, le conflit en Iran qui semble, semble s'apaiser avec un baril qui passe sous la barre des 90 dollars. Enfin, les investisseurs reprennent confiance sur les marchés tirés vers le haut par l'IA et les nouvelles technologies. Les valeurs ne cessent de monter, promettant rentabilité et succès économique. Reste à savoir si cela va durer. En tout cas, en attendant, les épargnants sont gagnants. Ah oui, pour tous ceux qui avaient parié sur un PEA, un plan épargne d'action ou une assurance vie et sont allés vers des produits financiers sur la bourse, ils sont gagnants.
Ils ont pris un risque mais ils sont gagnants parce que si vous avez parié sur la bourse, sur le CAC 40, vous avez techniquement gagné en un an 13,56%, soit quasiment 7 fois l'inflation. Mais c'est le jeu, il fallait prendre un risque, il fallait prendre ce risque que tout le monde ne prend pas. Si vous avez préféré le livret A ou le LDDS, certes, votre épargne est garantie, immédiatement disponible mais rémunérée à seulement 1,7% moins que l'inflation. Si vous voulez gagner, il fallait miser sur le CAC 40. Merci beaucoup Pierre Rondeau. Allez, on va se détendre un peu. Il a pris quelques jours de vacances mais nous a laissé son meilleur, Arnaud Demanche.
Et c'est tous les jours qu'Arnaud Demanche est avec nous. Bonjour Arnaud.
Hola, buenos dias, amigos. Hola, tabienne à la casa des RMC. Un peu de soleil, ce mal-drain, voilà. Apolina, Géraldina, Virginia, Matteo. Alors je ne sais pas ce que vous faites ce week-end mais si vous cherchez une occupation sympa, France 3 Normandie diffuse les Grandes Marées au Mont-Saint-Michel 24h sur 24 jusqu'à dimanche. C'est génial ! Enfin un programme qui nous changera de la frénésie moderne de l'inspecteur d'Éric. Alors ça porte un nom, ce truc, ça s'appelle de la slow télé. On avait déjà eu le Bram du Cerf. Ah oui, le Bram du Cerf. ça va être duré 160 heures de 155 heures de direct avec la mère qui va et qui vient. Et qui va et qui vient. Et qui va. Avec bien la sieste.
À un moment donné, il va se passer un truc. Un dauphin qui fait un salto, un cargo de la CMACGM qui fait ou un happening du Capitaine Haddock. Et en fait, non, rien. C'est toute la beauté de la chose. Alors sachez que pour son prochain épisode de Slow TV, les caméras de France 3 filmeront la grande transhumance des bigorneaux de Péros Girek pendant 170 heures. C'est quoi ? Je peux regarder un truc pareil ? On peut se cocher devant. J'adore ! Amusez-vous, il y aura aussi le film de la lente croissance des cheveux d'Edouard Philippe. Non, ça, je ne savais pas le regarder. Il y a de la science-fiction aussi. Oui, il y a de la barbe et tout.
Avant de se poser dans le bureau de François Bayrou à la mairie de Pau, une sorte de remake du loft mais en plus lent avec l'épisode de la piscine qui sera dans le pédiluve du bassin municipal de Pau avec le pied le pied de François Bayrou qui effleure celui de sa première adjointe. Il y avait une histoire de pied chez les politiques. Pardon, allez, je me trompe. Allez, dans un instant, la météo, le journal. Avant ça, je reviens vers toi, Pierre Rondeau, notre économiste. J'ai oublié tout à l'heure, j'ai fait l'erreur de te poser la question sur le prix et je sais si c'est important, le prix des carburants là en ce mercredi. Bien que le baril baisse, c'est quand même important.
Le prix de l'essence au litre augmente. On était à 2,04 euros hier. On est à 2,021 euros. Le gazole, ça stagne mais à un niveau extrêmement élevé 2,238 euros. Le baril, je l'ai dit, ça continue à baisser donc peut-être que dans les prochains jours, prochaines semaines, le prix de l'essence va baisser. On est à 78,41 dollars et le gaz augmente aussi à son tour, 52,22 euros. Allons-y. 5,22 euros, pardon. Merci Pierre Rondeau. Allez donc, dans un instant, la météo, le journal et puis l'invité des RMC à 8h45, le député LR, Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale. Le déficit de la France se creuse, il devient abyssal.
Faut-il une année blanche, gelée, notamment la hausse des prestations sociales et des retraites ? C'est dans un instant sur RMC, RMC Story. Bon réveil à tous. RMC, 8h30. RMC, Apolline Matin. Tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clément Gouidz. Clément, après l'incendie en Gironde et le retour des sinistrés, l'heure est aussi à soigner les traumatismes. Une cellule d'urgence psychologique mise en place dans une école du Borge. Objectif, libérer la parole des enfants. RMC est allé à leur rencontre. Projet XXL de fermes de saumon en Gironde validé par la préfecture. Une annonce qui irrite les ONG. Et cette fois, c'est officiel. Le rugbyman Thomas Ramos change de club.
L'arrière du stade toulousain va porter le maillot du Racing 92 après la Coupe du Monde 2027. Clément, psychologue, médecin, mobilisé après le retour des sinistrés au Borge. L'heure n'est plus seulement au nettoyage de la commune, il faut aussi réparer les blessures psychologiques. Notre envoyé spécial RMC, Lucas Laubert, s'est rendu dans une école primaire où une cellule d'urgence a été mise en place pour libérer la parole des enfants.
À la maison, Jonas, 9 ans, ne peut s'empêcher de parler de l'incendie, des maisons des voisins et d'amis pour certaines touchées par les flammes. On a des copains où leur cabanon, il était en fer et on ne sait pas comment il est. Il est fendu mais on ne l'a pas vu.
Ce n'est pas toujours évident d'avoir des réponses à ces questions.
Ah oui, moi j'en ai eu.
Le petit frère, Maxence, lève le doigt.
Il y a deux copains que leur maison ont brûlé. Et toi, ça t'a fait quoi ? Je ne sais pas. C'est donc pour les aider à parler que Jérôme, leur père, les a emmenés ici dans l'école à la place des professeurs, des psychologues.
Chacun d'entre nous a été entendu individuellement. Ils sont très consignants à l'écoute et ça fait du bien d'en parler.
Ça aide aussi
à utiliser les mots justes avec les enfants selon lui.
On leur a expliqué qu'on ne joue pas avec le feu, que ça peut être très grave et qu'on les a protégés au maximum en essayant de s'éloigner des feux, tout simplement.
Lui aussi a pu parler, maintenant il regarde devant.
Il faut avancer. Donc on laisse les choses derrière pour avancer dans la vie, pour rebâtir un nouveau porche.
Pouvoir aider ses proches plus durement touchés aussi et grâce au soutien psychologique, savoir comment leur parler.
Le gouvernement reconnaît officiellement les incendies de Gironde et des Landes comme un sinistre de grande ampleur. Un arrêté publié ce matin en journal officiel permet aux propriétaires forestiers de couper immédiatement les arbres incendiés. Cela évite les formalités habituellement imposées par le code forestier. La piste criminelle sérieusement privilégiée par le parquet de Draguignan pour la reprise de feu dans le Var. L'incendie dans le secteur de Corrance n'est toujours pas fixé mais compte tenu, le retour du Mistral aujourd'hui et demain inquiète les autorités. RMC 8h32, la salade victime du climat. La chaleur et le manque d'eau mettent les cultures à rude épreuve.
Conséquence, laitues, mâches, roquettes se font rares cet été dans les rayons. Pas de pénurie pour le moment mais pour Cyril Pogu, co-président de la Fédération de Maraîchers, la situation touche l'ensemble du secteur. Il y a des légumes qui sont plus impactés. Déjà, ceux qui se trouvent en plein champ comme on dit, en extérieur. Les légumes feuilles comme la salade sont des plantes quand même relativement fragiles qui ne sont pas du tout prévues pour résister à des températures comme on a eues. Les tomates aussi sont impactées. Cette semaine, on a de grosses baisses de volume en tomates. En artichaut, en brocolis, je sais qu'en Bretagne, c'est des pertes quasiment complètes.
Ce qu'on a suivi est quand même quelque chose de complètement inédit et d'une intensité extrême. Donc, clairement, c'est toute la filière qui est impactée. 66 départements sont en état de crise selon Vigio. La plupart du pays soumis à des restrictions d'eau. Un projet hors normes fait polémique en Girondeur. La préfecture donne son feu vert à une méga-ferme terrestre de saumon au Verdon-sur-Mer. 280 millions d'investissements et Lou Garnier, c'est un projet inédit en France qui divise.
Oui, elle serait la première usine terrestre de saumon en France. 14 hectares, 10 000 tonnes de poissons produits par France qui en ferait même l'une des plus grandes en Europe. Une aberration pour Géraldine Becker. Elle est chargée de plaidoyer pour l'association de protection animale Well Farm. Les saumons vont être élevés dans des sortes de grosses bacilles, dans des surdensités extrêmes. C'est l'équivalent de 100 poissons de 150 grammes chacun dans une baignoire de 200 litres. La préfecture défend la création de 250 emplois et la production nationale d'un poisson à 99% importés. Une autorisation sous conditions comme la préservation de la biodiversité ou la gestion des odeurs.
Pas de quoi rassurer les ONG. En termes de prélèvement en eau, ça pose un problème. En termes de consommation énergétique et de bilan carbone, c'est l'équivalent du besoin d'une ville de 40 000 habitants. Le groupe Pur Salmon, lui, assure, je cite, que sa technologie éprouvée garantit un impact maîtrisé sur la biodiversité.
Un bateau surchargé, un incendie en pleine Manche et plus de 170 migrants secourus. L'embarcation a pris feu pendant la traversée vers l'Angleterre au large de Boulogne-sur-Mer. Fort heureusement, aucune victime n'est à déplorer. Victor Gérard.
173 migrants tassés les uns sur les autres à bord d'un small boat. Ces embarcations gonflables de fortune. Mais cette fois, ce qui change, c'est la taille du bateau bien plus grand que d'habitude. Parti lundi des côtes normandes alors qu'il approche des eaux britanniques. Son moteur prend feu à un incendie qui oblige les passagers à se jeter en pleine mer. C'est à ce moment-là qu'un important dispositif de secours est déployé des navires français mais aussi britanniques mobilisés pour les ramener à terre. Une opération hors norme explique Théo Lamblin, bénévole à la protection civile.
Le nombre est assez conséquent. D'habitude, on peut intervenir sur un dispositif de 13 personnes. Donc le nombre est plus réduit. Ici, ça fait prendre de l'ampleur au dispositif.
Alors arrivés sur le quai de Boulogne-sur-Mer, les exilés sont conduits en bus vers des centres d'accueil et suivis par des associations dont Utopia 56. Angèle Vettorio, sa coordinatrice, alerte sur l'évolution des traversées. On voit de plus en plus des plus grandes embarcations avec plus de personnes à bord. Et ce qu'on craint, c'est que ça soit une dynamique qui arrive de plus en plus dans le futur avec toujours le risque de mourir en mer. La coordinatrice d'Utopia 56 s'inquiète notamment de la présence de plus en plus fréquente de femmes et d'enfants à bord de ces embarcations par rapport aux années précédentes.
La nouvelle menace de Donald Trump. Les Iraniens seront frappés très fort si le détroit d'Hormuz n'ouvre pas rapidement. Déclaration faite ce matin à la chaîne Folk News. Il ajoute que pour le moment, les pourparlers ont bien avancé et assurent que Téhéran voulait passer un accord. Naruto et Safine fixés sur leur sort aujourd'hui. Le tribunal de Nice rend sa décision concernant ces deux streamers accusés de violence et d'humiliation en ligne entre 2023 et 2025 sur Jean Pourmanov mort en direct l'été dernier dans l'indifférence sur la plateforme Kik. RMC 8h36, Clément, un séisme dans le monde du rugby.
L'international français Thomas Ramos va quitter le stade Toulousain direction le Racing 92. Il portera le maillot du club francilien après la Coupe du Monde 2027 et Wilfried Templier. Les deux clubs ont officialisé ce transfert. Oui, un communiqué du stade Toulousain tout d'abord dans lequel Thomas Ramos a parlé d'une décision difficile à prendre mais aussi de respect, de reconnaissance et d'attachement envers son club de toujours. De son côté, le président toulousain Didier Lacroix évoque un départ jamais anodin mais qui fait partie de la vie d'un club. De cette façon, les deux parties ont désamorcé cette bombe pour mieux se tourner vers la dernière saison de Ramos à venir.
200 matchs en rouge et noir et meilleur réalisateur de l'histoire du club mais pas sûr pour autant que cette séparation ne laisse pas de traces chez le joueur et le club. Quoi qu'il en soit, le Racing 92 peut se frotter les mains après la Coupe du Monde en Australie. Il va récupérer un des tout meilleurs joueurs français qui reste un compétiteur hors normes après avoir déjà tout gagné avec Toulouse. La contre-performance de Pauline Ferrand-Prévot sur le Tour de France femme.
La Française a perdu du temps sur les favorites hier lors du contre-la-monte et compte ce matin 2 minutes 13 de retard sur le maillot jaune Marlène Ressert gagnante de l'étape place à la cinquième étape aujourd'hui entre Mâcon et Belleville en Beaujolais et il faudra encore patienter pour voir Alcaraz sur un cours de tennis. L'Espagnol toujours gêné au poignet ne fera pas son retour en masseur 1000 de Cincinnati la semaine prochaine. Le quintet à présent avec Saint-Malo l'hippodrome de Saint-Malo où se déroule ce quintet à 18h30. Le pronostic de la Dream Team leur favori et le 6 l'or de Dello l'or Outsider le 14 au Ratus Della.
Merci beaucoup Clément Clément Gouidz le prochain journal ce sera à 9h. Christian est avec nous au 32-16. Oui bonjour Christian on est dans le Var on est à Toulon Oui on est à Toulon là où il fait chaud en ce moment. Oui notamment vous faites quoi dans la vie Christian ? Là je suis retraité avec mes 66 ans cette année et puis j'ai été formateur FLE et je continue.
Formateur FLE et vous voulez français langue étrangère Ah très bien d'accord D'accord aux migrants qui viennent de Ceuta et de la RER par exemple non de la RER Christian vous voulez surtout justement nous passer un coup de gueule ce matin sur l'antenne des RMC RMC Story à propos des incendies Oui oui à propos des incendies donc oui c'est une chose c'est surtout à propos des mineurs des mineurs qui ont été je ne sais plus 129 ou 142 142 bah allez donc je trouve 142 mineurs qui ont été interpellés sur plus de 300 personnes qui sont suspectées d'être à l'origine de départ de feu 142 mineurs donc deux fois plus de parents je veux dire un père une mère qui devrait être responsable à qui devrait falloir infliger une grosse amende pour qu'il y ait un impact je veux dire il faut absolument j'entendais qu'hier je crois qu'un des mineurs aurait seulement un bracelet électronique au pied pour un suivi je crois qu'il faut un choc un choc véritable sur ces mineurs sur ces enfants et les mettre quelque part enfermés pendant un temps ne serait-ce que un mois ou je ne sais quoi enfin il faut vraiment qu'il y ait un choc derrière l'image des amendes monstrueuses pour les parents et qu'en fait aussi si possible les médias reprennent derrière ça pour un suivi que ça soit connu que ça soit compris merci en tout cas le coup de gueule est passé Christian sur l'entente des RMC merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis Toulon dans le Var RMC 8h40 dans un instant le choix de la rédaction la sécheresse ses conséquences dans le Jura une commune a dû faire venir de l'eau potable en camion-citerne pour éviter la pénurie dans un instant sur RMC RMC Story RMC à Pauline Matin RMC 8h42 le choix de la rédaction avec Vincent Chevalier aujourd'hui notre correspondant à Lyon après 4 canicules depuis le début de l'été beaucoup de sources de cours d'eau sont à sec une centaine de départements sont concernés par des arrêtés sécheresses ou des restrictions de consommation s'appliquent une cinquantaine de départements ont même atteint le niveau crise c'est notamment le cas du Jura à Villars-Saint-Sauveur la mairie a même dû faire venir de l'eau en camion hier pour éviter une pénurie d'eau potable dans un hameau Vincent tant bien que mal le camion citerne tente de se frayer un chemin jusqu'au château d'eau de la Pérouse pour la première fois de l'été il faut remplir la cuve avec l'eau du village voisin ce hameau de Villars-Saint-Sauveur risque la pénurie aujourd'hui donc nous avons 1m77 d'eau Alain Rinaldi le maire de la commune
le réservoir on peut aller jusqu'à 4m 4m verticaux donc d'eau on a un point critique on arrive au fond du réservoir parce qu'après ça va très vite il suffit qu'il y ait une grosse consommation pendant un jour ou deux il ne faut pas qu'on désamorche le réseau puisque
après c'est plus compliqué la mairie a parfois dû distribuer des packs d'eau aux habitants alors elle préfère désormais anticiper la sécheresse
la source qui alimente ce réservoir est bloquée est arrêtée et donc on est obligé de remplir le réservoir puisqu'on n'a aucune liaison extérieure avec ce réservoir donc j'ai de le remplir
avec des citernes d'eau une livraison de 32 mètres cubes qui sera vite épuisée par les résidents rejoints pour les vacances par leurs proches et par des touristes Stéphanie a rejoint la maison de famille il y a quelques jours
j'ai des souvenirs de quand j'étais toute petite où je me baignais dans la fontaine la fontaine coulait à flots et là c'est vrai que sur les toutes dernières années on ressent vraiment que c'est de pire en pire la fontaine elle ne coule plus c'est un peu triste et ça fait un peu peur
désormais chacun ici sait que l'eau est plus précieuse qu'ailleurs et qu'il faut faire attention
les douches courent puis les douches en temps que l'eau tempérée arrive je récupère l'eau dans un seau qui est le fini aux toilettes donc ça économise des chasses d'eau
on essaie de faire attention mais on ne peut pas non plus s'empêcher de vivre on a deux enfants assez jeunes voilà il faut se laver il faut aussi se rafraîchir comme on le peut il faut s'hydrater aussi donc voilà selon le maire à la Rinaldi ces opérations ont un coût supplémentaire important pour la commune alors que les finances sont déjà tendues
on fait deux voyages de 2 x 16 mètres cubes et ça va nous coûter en plus du prix de l'eau mais au prix du voyage c'est 1500 euros l'après-midi quoi location du camion monter l'eau et voilà et l'eau facturée en plus c'est pas rien c'est pas rien non ça fait mal surtout que c'est la première intervention de l'année et il y en aura d'autres déjà une la semaine prochaine au minimum s'il ne pleut pas d'ici là
seul espoir désormais relier ce château d'eau à un autre voisin directement alimenté par Suez budget près de 500 000 euros et dont le financement reviendrait pour moitié au village merci Vincent Chevalier 107 milliards de déficit publics sur le premier semestre la France vit plus que jamais au-dessus de ses moyens une idée revient l'année blanche gelée les retraites les prestations sociales le barème de l'impôt pour 2027 c'est non pour le député LR rapporteur du budget Philippe Juvin il vaut mieux travailler jusqu'à 67 ou 68 ans et ça c'est pas vraiment populaire on en parle avec lui dans un instant sur RMC et RMC Story bon réveil à tous RMC jusqu'à 9h Apolline Matin
Rémi Barret
RMC 8h47 107 milliards d'euros c'est le déficit de l'Etat juste pour le premier semestre de cette année ça explose comparé à l'an dernier alors le gouvernement pourrait ressortir une vieille recette l'année blanche le ministre des comptes publics David Amiel a laissé entendre qu'il y était favorable pour 2027 ça veut dire quoi l'année blanche c'est par exemple geler la hausse des prestations sociales on ne l'indexe pas sur l'inflation même chose pour les pensions de retraite et puis pour le barème de l'impôt sur le revenu ce qui permettrait de faire payer l'impôt à davantage de monde bonjour Philippe Juvin oui bonjour merci d'être avec nous vous êtes député LR des Hauts-de-Seine rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale Philippe Juvin l'année blanche c'est une bonne ou une mauvaise idée ?
c'est une idée qu'il faut utiliser qu'il faut appliquer parce que le problème est le suivant c'est que désormais on a un déficit qui est tellement important que toute une marge de manœuvre au lieu d'aller dans les hôpitaux l'éducation et la recherche on les met ces marges de manœuvre dans le remboursement de la dette donc il faut pour résoudre la question de la dette dépenser moins et avoir plus de recettes alors pour dépenser moins il y a plusieurs techniques une des techniques c'est l'année blanche c'est à dire qu'on met fin à l'indexation automatique de certaines dépenses on dit la dépense de 2027 sera la dépense de 2026 on ne l'augmente pas c'est valable pour les retraites ça serait valable pour les prestations sociales ça serait valable pour le barème de l'impôt ça serait valable pour les subventions aux associations c'est pas très intelligent mais c'est très efficace une question Philippe Juvin est-ce qu'il n'y a pas un effet pervers potentiel à l'année blanche c'est à dire que les prestations sociales ne sont pas indexées on venait de le dire les pensions de retraite donc c'est moins d'argent pour les consommateurs français et donc la consommation baisse et c'est un peu le serpent qui se mord la queue oui alors vous avez raison la seule discipline budgétaire c'est à dire dépenser moins ça ne suffira plus elle peut même effectivement faire baisser la croissance par la baisse de la consommation on l'a vu en Italie et donc il faut il faut accompagner tout ça simultanément de transformations structurelles très radicales très massives par exemple simplifier le cadre réglementaire pour stimuler la compétitivité des entreprises le marché du travail mobiliser l'épargne des français etc oui ça ne suffit pas mais aujourd'hui on est vraiment dans une impasse et si on ne baisse pas la dépense on ne peut pas y arriver il faut baisser la dépense et il faut augmenter les recettes Pierre Rondeau notre économiste est resté à mes côtés Pierre en ce qui concerne l'augmentation de la TVA je crois que c'était une proposition qui avait été faite de la TVA sociale pour financer les mesures d'indexation des pensions de retraite sur l'inflation est-ce que c'est une chose en tout cas c'est une idée sur laquelle on peut aller je pense que toutes les idées doivent être regardées compte tenu de la gravité des choses moi je suis favorable en fait à une grande réforme mais qui ne peut pas se faire très ponctuellement avec une recherche simplement d'efficacité budgétaire il faut que ça soit global et qu'on ait une réflexion sur les effets sur l'économie française je pense que l'augmentation de la TVA est une manière d'agir plutôt que taxer le travail franchement plutôt que taxer le travail il faut mieux taxer la consommation Philippe Juvin rapporteur général du budget à l'Assemblée Nationale député LRD Haute-Seine est avec nous une question Victor Pourchet pour vous Philippe Juvin qui nous parvient sur le Whatsapp de l'émission au 0612 424 424 parce qu'il y a un mot qui revient énormément énormément dans les messages qu'on reçoit sur le Whatsapp d'RMC notamment de Kevin qui nous dit on n'arrivera pas à combler ce trou béant sans toucher aux retraites attaquant une politique claire pour changer ce système de retraite votre interlocuteur a raison quand je dis il faut baisser la dépense publique il faut bien voir ce qu'est la dépense publique la première dépense publique c'est pas le train de vie de l'Etat comme on le croit ce sont les retraites deuxièmement c'est la santé donc si on ne touche pas à la question des retraites si on ne touche pas à la question de la santé on ne peut pas baisser significativement la dépense publique donc comment on fait pour que les retraites coûtent moins cher à la collectivité on travaille plus longtemps on travaille jusqu'à 67 68 ans moi dès cette année au prochain budget je vais faire une proposition qui va consister à revenir sur le gel de la réforme des retraites qui était décidée l'année dernière il faut absolument qu'on travaille plus longtemps de toute façon enfin on voit bien il n'y a plus d'enfants dans les écoles donc expliquez-moi comment on va faire pour financer tout ça vous connaissez parfaitement le sujet Philippe Juvin le problème c'est qu'en France on n'arrive même pas à travailler jusqu'à 64 ans l'emploi enfin le chômage des seniors il est phénoménal ouais mais moi je vais vous dire si on ne dit pas la vérité aux français en fait on les trompe et on les emmène vers une grande paupérisation il y a 30 ans il fallait une quinzaine d'années pour doubler son revenu quand vous commencez à travailler au bout de 15 ans vous doubliez votre revenu vous voyez vous pouviez faire des projets acheter une maison etc aujourd'hui il faut 140 ans pour doubler son revenu pourquoi ?
parce qu'en fait la paupérisation du pays est-elle à cause de ses dépenses que tout l'argent qu'on devrait mettre dans l'appareil productif on le met dans des prestations sociales des retraites etc donc on peut effectivement faire l'autruche mettre la tête sous le sable et dire ça va bien se passer non non ça ne va pas bien se passer baisser les dépenses et augmenter les recettes c'est-à-dire la productivité travailler plus aussi si on ne travaille pas plus on ne peut pas non plus y arriver nous sommes le peuple de l'OCDE qui quand vous prenez la population totale en âge de travailler vous la divisez par le nombre de l'heure travaillée et bien nous sommes ceux qui travaillons le moins de tout l'OCDE donc il faut travailler plus aussi Philippe Juvin il y avait une réforme des retraites dans les tuyaux bonne ou mauvaise en tout cas il y avait une réforme des retraites dans les tuyaux elle a été suspendue arrachée par les socialistes en échange d'une non-censure du gouvernement est-ce que c'est ça aujourd'hui qui nous coûte très cher ?
ça coûte très cher et ça va coûter de plus en plus cher au fur et à mesure que les années passent c'est pour ça que dès cette année je vais proposer de revenir sur cette suspension par voie d'amendement je vais faire une proposition au budget de toute façon je vais vous dire celui qui vous dit qu'on peut ne pas travailler plus longtemps en fait quel que soit le processus qu'il choisira il vous ment il vous ment tout simplement puisqu'on connait la courbe démographique donc oui il faut travailler jusqu'à 67-68 ans probablement les Suédois ont mis en place un système qui dit qu'il n'y a plus de débat sur l'âge de la retraite l'âge de la retraite augmente automatiquement en fonction de l'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé un an d'espérance de vie en bonne santé 8 mois de travail c'est ça qu'il faut faire une dernière question Philippe Juvin sur les incendies que l'on connait qu'on vient de connaître en France et qu'on connait encore les pompiers tout à l'heure j'avais l'un de leurs représentants syndicales avec nous nous disent qu'ils sont à bout ils n'ont pas les moyens ils demandent un plan Marshall pour les services de secours et d'incendies en France Eric Coquerel d'ailleurs réclame un budget ratificatif en urgence il le rappelle du Parlement dès ce mois d'août pour la sécurité civile est-ce qu'on en a les moyens est-ce qu'il faut se donner les moyens pour nos sapeurs-pompiers ?
Mais c'est tout le drame c'est tout le débat actuellement en fait comme tout notre argent disponible toutes nos recettes fiscales elles vont essentiellement au remboursement de notre dette et bien on n'a plus d'argent pas à mettre dans les services publics c'est valable pour l'école c'est valable pour l'hôpital c'est valable pour les incendies donc moi je veux bien que les gens disent on veut plus de moyens pour les pompiers et moi-même j'en souhaite j'ai été officier chez les pompiers de Paris donc c'est un truc que je connais bien et il faut plus de moyens mais aujourd'hui je suis désolé je ne vois pas où on trouve les moyens à moins de travailler plus dans ces églages il faut se donner les moyens de pouvoir répondre à ces besoins et travailler moins ailleurs merci Philippe Juvin d'avoir été avec nous député LR des Hauts-de-Seine rapporteur général du budget à l'Assemblée Nationale merci d'avoir été avec nous sur RMC RMC Story RMC il est 8h55 dans un instant c'est le meilleur des grandes gueules et nous on se retrouve demain dès 7h et même dès 6h avec Victor Porchet à demain