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Conférence de presseJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 janvier 2022 80 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Europe : conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 53 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Sur qui comptez-vous en Europe pour votre projet ?

  • 27:00OuverteRéponse partielle

    À quel chef d'État rendriez-vous votre première visite ?

  • 29:00OuverteRéponse directe

    Votre position sur la Russie et l'Ukraine ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    À qui rendriez-vous votre première visite en tant que président ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Appliqueriez-vous la règle de l'OCT à toutes les règles européennes ?

  • 9:00OuverteÉludée

    Que pensez-vous du pass vaccinal et de ses impacts économiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Personne ne considère une élection surtout d'une importance comme celle-là en France compte tenu des dispositions particulière de la 5e République. »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La présidence est en quelque sorte une sorte d'habillage du rolling agenda qui déjà en plus d'être à peu près incompréhensible la plupart du temps est d'un ennui mortel. »
  • 10:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Donner un prix à la nature, c'est donner tout simplement un prix à la vie elle-même. »
  • 13:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le marché carbone peut se lire comme un droit à polluer puisque comme vous le savez, il commence par des distributions gratuites de part de de droits à polluer. »
  • 16:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Les règles budgétaires, ça ira très vite et ça sera d'un mot. C'est un échec de plus pour les pays du sud. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci mesdames messieurs d'être là. J'interviens devant vous à la veille d'un meeting de la campagne présidentielle française qui aura lieu demain ici à Strasbourg et évidemment avec pour signification particulière la prise de parole demain d'Emmanuel Macron le président de M pays qui va exercer la présidence de l'Union européenne pendant les 6 mois qui viennent. [raclement de gorge] Mon mon premier mot à ce sujet sera pour regretter que l'on n'it pas reporté la présidence française comme ça avait été le cas auparavant lorsque monsieur Schreuder s'était trouvé dans la même situation et suivra un accord assez général dans les démocraties.

Personne ne considère une élection surtout d'une importance comme celle-là en France compte tenu des dispositions particulière de la 5e République. Personne disait "Je ne considère une élection comme une formalité administrative tel que un président sortant pourrait considérer que sa reconduction étant une affaire entendue, rien ne aucun problème ne se pose." Si un problème se pose normalement pour un démocrate et compte tenu du climat particulier de la France, on peut personne ne peut avoir la certitude que le président sortant sera le président entrant.

Dès lors, la présidence française commence avec un point d'interrogation durera-t-elle jusqu'au bout avec la même personne ? Et que se passe-t-il quand il y a un changement de titulaire en cours de route ? surtout si celui qui remplace l'autre n'a rien à voir avec les options politiques du précédent.

Alors, je pense que tout ça mérite réflexion et mieux que on passe aux affaires suivante qui est devenu trop souvent une habitude devant des incongruités de cette nature. Alors après cela, bon, j'ai moi-même été parlementaire, j'ai été ministre de l'enseignement professionnel qui, fort heureusement n'est pas de compéten communautaire et donc j'ai eu l'occasion de fréquenter les réunions directement liées aux décisions de du parlement, de la commission et des autres institutions. Donc je sais que en réalité le plus souvent la présidence est en quelque sorte une sorte d'habillage du rolling agenda qui déjà en plus d'être à peu près incompréhensible la plupart du temps est d'un ennui mortel.

Je vous parle là d'expérience hein. Bon peut-être que vous ça vous réjouit et que chaque fois que vous avez une page de plus dans le rolling agenda, ça vous réjouit. Mais j'ai toujours trouvé que c'était extrêmement obscur au niveau de l'Europe.

J'ai quand même passé 12 ans ici, pas tout à fait, de voir comme ça ce rolling agenda des décisions dont souvent on ne se rappelle plus d'où elles sortent, dans quel contexte elles ont été prises et qui arrivent ensuite en bout de course devant le Parlement européen. Alors, je sais très bien que la présidence d'Emmanuel Macron doit peu à l'inventivité d'Emmanuel Macron et à ses propres trouvailles. Ce sont des choses qui sont d'ors et déjà sous la forme de proposition législative et qui en toute hypothèse devait passer devant le Parlement européen.

Donc on peut imaginer que quelqu'un qui est complètement en phase avec cette majorité et avec la majorité de la de la commission ne se soucie pas trop de savoir si sa présidence va être interrompue. Mais pour moi qui est l'intention de l'interrompre, ça a évidemment beaucoup d'importance. Alors, je ne peux faire moins que de commencer par en quelque sorte la critique de la prochaine présidence, quel qu'en soit l'auteur.

Et vous savez vous tous, parce que vous connaissez assez bien l'Europe, que chaque pays qui accède à la présidence se fait en devoir d'expliquer à ses citoyens que il est l'inventeur de la totalité de l'agenda, que sans lui rien ne se serait fait et ainsi de suite. Pourquoi pas ? Là, commençons par le commencement, c'est-à-dire la directive sur le SMIC européen.

Alors, il faut dire qu'elle est dans un état d'esprit qui illustre bien ce qui se passe depuis le sommet de Gotesberg, je crois. Je c j'espère que c'est comme ça qu'on prononce et que je n'ai pas trop abîmé le mot. Alors, c'était déjà un sommet étrange.

Les Allemands n'y étaient pas et les gens qui étaient là, bon de toute façon, tout avait été convenu avant et se sont livrés à un bavardage qui nous pose problème puisque le socle qui en a été issu, qui a été adopté après ça est inférieur à la charte des droits sociaux qui avait été convenu auparavant sous la présidence de Jacques Deor. En particulier, j'ai trouvé significatif que toutes les références à l'idée de progrès social qui était explicitement mentionné dans l'ancienne charte été effacé ainsi que des références très précises de ces progrès qui étaient le temps de travail et les salaires. Tout ça est parti et il reste à la à la place une phrase qui parle de progrès mais dans un sens d'une telle ambiguïté que nous pourrions nous tout aussi bien les appeler des reculs. dit de avant la flexibilité nécessaire aux employeurs pour s'adapter rapidement au changement du contexte économique doit être garanti.

Auparavant, on disait le rapprochement dans le progrès des durées de travail des congés payés annuels et des protections concernant la santé des travailleurs. Alors le SMIC qui arrive là est pour 90 % de son contenu en l'heure et un un leur quasiment pur. Premièrement, personne ne sera obligé d'en établir un dans son pays s'il n'en a pas.

Premièrement donc curieuse nouveauté qui s'applique si on veut bien. Deuxème élément, il n'existe aucun critère qui permet de positionner ce SMIC par exemple par rapport à un revenu moyen. Je dis par exemple par rapport à un revenu moyen parce qu'un certain nombre d'oratrices et d'orateurs français en tout cas des différents groupes avaient fait des propositions de proportion depuis madame l'oiseau qui avait l'air d'oublier que la France est membre de l'Union européenne qui proposait que ce soit 50 % du revenu moyen.

On dit bien du revenu. Le revenu moyen he tout le monde le sait c'est pas le salaire médian. Le revenu moyen en France c'est 2000 €.

Donc madame l'iseau a proposé 50 %, c'est-à-dire 1000 € sans se rendre compte du recul que ça signifierait pour un travailleur français, un salarié français au niveau du du SMIC. D'autres comme euh monsieur Jadeau et le groupe des verts, je crois, avaient proposé 60 %, ce qui n'est guère mieux puisque ça nous amène toujours pas au niveau du SMIC français. C'est la raison pour laquelle nous autres insoumis et consort, si j'ose dire, nous avons toujours été très vigilants sur cette histoire du SMIC parce que nous savons très bien que si par erreur ou par distraction on laissait passer quelque chose au niveau de l'Union européenne, on aurait tout fait de nous dire ensuite en France "Ah ben vous comprenez, vous avez droit à un régime de faveur qui est d'autant de pour supérieur à celui de l'Union européenne comme on nous l'a fait à propos du maximum du temps de travail qui est de 48 he en Europe.

Europe, les Anglais avaient demandé la surt out ah merde opt out pardon, excusez-moi euh sur le sujet. Euh bon et on nous a régulièrement ensuite dit vous rendez pas compte le maximum en Europe c'est 48h et vous vous faites 13h [raclement de gorge] de moins. Bon alors voilà ça nous rend très vigilant donc nous ne sommes pas du tout d'accord avec une telle mesure.

On va même plus loin lorsque l'Union européenne s'est dirigée vers la formation d'une monnaie unique, elle l'a fait à travers deux étapes. La première a été le serpent monétaire européen qui obligeait une convergence des modèles économiques à partir de l'évaluation de la monnaie. Il nous en a cuit à nous français plus qu'à tous les autres parce que lorsque les Allemands ont fait la réunification, ils ont décidé sans rien demander à personne que un marque de l'Est égale un marque de l'Ouest que naturellement personne ne pouvait croire. et ils ont par des taux d'intérêt absolument inouis essayé et réussi à maintenir la stabilité de la valeur du marque de l'époque.

Mais dès lors que la la Bundesbank faisait de tels taux d'intérêt, tous les autres ont dû s'aligner dessus et nous français derrière. ce qui nous a coûté un bras et même deux jambes, c'est-à-dire un une somme pharamineuse qui n'avait pas l'air à l'époque d'ébranler le banquier central français qui était monsieur tricher qui trouvait que c'était très bien parce que ça oblige la France à une politique de francfort qui fut naturellement un désastre. Alors, puisque ça a été fait de cette manière-là, c'est-à-dire par des critères de convergence économique, si l'Union européenne qui interdit l'harmonisation sociale par décision du Conseil ou du Parlement et qui donc ne laisse ouverte qu'une seule et unique porte, la bonne volonté des différents acteurs devaient se soucier sérieusement d'arriver à un SMIC qui est quand même la question cardinale, celle du salaire.

Et permettez-moi encore une fois de faire une toute petite parenthèse, c'est que monsieur Baroso, alors président de la commission avait dit que puisqu'il était pas question de prélever davantage d'argent par l'impôt ni aux frontières ni par les contributions des États que on prenait déjà assez et bien monsieur Baroso avait dit et ben comme il y aura plus davantage d'argent pour les fonds structurels, les différents pays vont se payer eux-mêmes le rattrapage avec l'économie du reste de l'Europe par des investissements plus importants. venant du monde, tu parles, et du reste de l'Europe qui se ferait dans toute l'Europe. Et c'est donc monsieur Barroso qui a avoué ce jour-là que la ligne politique de la Commission européenne en matière de développement et d'harmonisation sociale, c'était la localisation généralisée.

Ça ça a été pour les entreprises. Et ensuite, on a mis sur pied le statut de travailleur détaché qui vide de sa substance les droits sociaux des travailleurs des pays les plus avancés. Il y a qu'à voir ce que ça donne quand des travailleurs détachés sont embauchés dans des pays où il a des droits sociaux.

Et puis pour terminer le tableau, il y a eu la lubérisation générale du travail qui fort heureusement a connu sous l'impulsion d'une des nôtre ici euh un coup d'arrêt récent euh avec la mise en la présomption de statut de salarié pour les salariés des plateformes. Donc si l'Union européenne voulait utiliser des méthodes moins barbares que celles qu'elle a utilisé, l'interdiction d'un côté, de l'autre côté la menace pour que les capitaux aillent dans les pays où il fallait rattraper le retard de production, et bien une autre méthode pourrait très bien s'imposer, celle des critères de convergence sociale. C'est-à-dire que zone par zone, on définirait à un niveau, par exemple une exigence de Smith par rapport au revenus moyens et que d'année en année, on irait vers l'harmonisation en élevant cette barre.

Personne n'a entendu dire que ça soit en train de se faire. C'est une grande erreur. Les critères de convergence sociale font partie des propositions de notre éventuelle présidence le moment venu après le mois d'avril.

Mais j'en profite pour vous dire que avant toute chose, nous-mêmes, nous pratiquerons une règle fusse et ce sera nécessaire par désobéissance aux traités actuels et nous la proposerons à tous les pays comme un mode de fonctionnement pour eux-mêmes. C'est la clause de non régression sociale. Chaque fois qu'une décision qui est prise conduite à réduire le niveau des prestations sociales et des conquêtes sociales acquises par les travailleurs d'un pays, elle ne s'applique pas. point bar alors qu'elle s'applique ailleurs si ça convient à quelqu'un mais elle ne s'applique pas à ceux qu'il ne le voudraient pas.

Nous ne sommes pas d'accord pour que nous soyons dans le domaine des conquêtes sociales dépouillées de notre souveraineté. La deuxième grande idée du rolling agenda épousé par monsieur Macron est la taxe carbone. Alors nous en récusons absolument tout et à commencer par le principe.

Le principe philosophique c'est que la nature aurait un prix et tout le monde a avalé sa Tour. avec la taxe carbone comme si c'était une évidence. Mais non, donner un prix à la nature, c'est donner tout simplement un prix à la vie elle-même.

Personne n'est capable d'évaluer quelque chose de cette nature. En effet, qu'est-ce qui est vivant et qui ne dépend pas de tout le reste. Je veux dire par là que si vous voulez évaluer le prix de l'écosystème dans son ensemble, il faudrait que vous le fassiez à partir de critères et nous attendons avec intérêt de savoir lequel.

Bon, nous croyons nous au contraire que tous les États devraient appliquer la règle verte, c'est-à-dire ne pas prendre à la nature davantage que ce qu'elle est capable de reconstituer parce que ça, on est capable de l'évaluer production par production tandis qu'on n'est pas capable d'évaluer le prix de la nature. Notamment là, nous parlons du prix de l'air. Le droit à polluer est une invention nord-américaine qui au départ était fait pour réduire la quantité de soufre qui se trouvait dans l'air et qui fait partie des hallucinés [raclement de gorge] du système du marché.

Donc tout est à marché, tout a un prix et à la fin, grâce à la main invisible bien connue de nous tous, les choses finissent par se mettre en ordre. Elles ne se sont jamais mise en ordre nulle part. Nulle part.

Tout au contraire, la seule chose que le marché carbone a engendré là où il a été appliqué, c'est une spéculation frauduleuse. Par conséquent, nous y sommes hostiles. Le marché carbone peut se lire comme un droit à polluer puisque comme vous le savez, il commence par des distributions gratuites de part de de droits à polluer.

Et c'est ainsi que pour ce qui concerne l'Europe, elle continuerait en distribuer jusqu'en 2033. Par conséquent, cette grande invention magique commencerait par une rasade de distribution, une tournée générale de droits à polluer. Par conséquent, nous sommes opposés à cette idée absolument et d'un bout à l'autre.

Alors, d'autant qu'elle va aboutir à un résultat paradoxal qui a été immédiatement repéré par mes amis qui travaillent sur les questions industriel, c'est que si vous taxez l'acier par exemple turc qui rentre en Europe, vous ne le taxez pas quand il rentre au Maroc et qu'il participe à la fabrication des véhicules Renault qui ensuite vont être vendus en Europe. tenter si bien que le résultat pratique le plus concret de cette grande invention serait tout simplement de favoriser la délocalisation. Alors, je vois bien qu'il y a des pays qui en seraient bénéficiaires et on peut s'en féliciter mais l'inconvénient de ce bénéfice c'est qu'il se fait au détriment des autres.

Dedans, il y a aussi la lutte contre la déforestation importée. Nous applaudissons dès demain à l'idée. Quant à la manière et à la formule qui a été trouvée, disons que ça ne nous convient pas du tout.

Pas du tout parce que certains produits y sont et pas d'autres. Alors voilà que on aura mis le bœuf comme étant une source de déforestation importée, mais on n'y aura pas mis les volailles, ni les canards, ni les oies, ni les poulets qui représentent 80 % des oiseaux vivants sur cette planète, je le rappelle pour mémoire et qui évidemment sont grandes consommatrices ces volailles de ces productions agricoles telles que le maïs ou autres ou le soja qui eux donnent directement lieu à la de déforestation. Je n'entre pas dans le détail de faire repérer que dans les forêts, on n pas compté les mangroves, ce qui se discute et qui fera certainement pas plaisir à tous ceux qui ont des mangroves et qui savent à quel point les mangroves sont partie prenantes de la conservation des littoraux et d'un certain nombre d'écosystèmes, ni les zones humides.

Par conséquent, on se demande ce que tout ça peut bien vouloir dire. J'ajoute que nous avons un grand soupçon et même nous pouvons lancer une accusation d'hypocrisie puisque comme vous le savez notre président français lui a un doute sur le mercour tel que négocié. Et bien nous allons renforcer ses doutes en lui disant que le résultat de l'élection au Brésil pourrait bien changer ses doutes et en tout cas il les débarrasser du poids des doutes puisque monsieur Loula qui est notre ami et notre camarade a évolué sur la question du Mercosour et que dorénavant ni les Argentins ni les Brésiliens ne veulent plus du mercour parce qu'ils ont enfin compris queil était pas seulement question d'importer leur production agricole que les Allemands leur ont cédé sans trop discuter mais qu'il était surtout question d'apporter les produits industriels qui viendraient d'Europe à commencer par celle de l'Allemagne et on comprend pourquoi elle a si facilement abandonné l'agriculture française.

Par conséquent sur ce point, je dirais que nous bloquerons tous les accords de libre échange si c'est à notre tour de présider et même si c'est pas à notre tour de présider, nous le ferons aussi. Les règles budgétaires, ça ira très vite et ça sera d'un mot. C'est un échec de plus pour les pays du sud.

Pourquoi ? parce que nous avons tous lu la tribune de monsieur Mario Dragi avec monsieur Macron. L'un et l'autre, monsieur Mario Dragui étant quand même un homme tout à fait remarquable puisqu'on peut dire que c'est son idée d'injection massive de liquidité dans les banques privées qui a sauvé l'Europe de la régression et de la crise de de la COVID.

Bon, ça ne suffit pas, il aurait mieux fait de verser directement aux États mais enfin on prend ce qui est à prendre. Donc, ce sont c'est un homme très averti de l'état réel de l'économie de l'Europe. J'en profite pour vous dire que la première économie de l'Europe est sans doute l'Allemagne avec ses obsessions, mais que la deuxème est italienne, la deuxème est française, la 3e est italienne et la 4e est espagnole.

Par conséquent, la richesse de l'Europe se produit au sud et donc on pourrait aussi écouter ce qui fait que le Sud a été performant dans sa capacité de développement et il ne l'a pas fait avec le le la doctrine, le dogme de l'ordolibéralisme cher aux Allemands. Et nous ne sommes pas le club maître de l'Europe et nous ne sommes pas [raclement de gorge] des romantiques comme le disait à l'époque des premiers pas du marché commun le négociateur allemand. Alors, vous savez que il a été dit par monsieur Dragy et par monsieur Macron qu'il souhaitait que l'on rediscute les règles du pacte de stabilité.

Vous l'avez lu comme moi. Et bien la réponse, ils l'ont déjà. Et vous observerez que le changement de majorité n'a rien changé comme on s'y attendait bien sûr à la politique de l'Allemagne puisque le ministre des finances allemands Christian Lindler a répondu, on pense que c'est un accord complet avec monsieur Olaf Scholz et ses alliés verts et socio-démocrates.

Il est temps de reconstruire des matches de manœuvre budgétaire. C'est pourquoi dit le ministre allemand, je défends fortement une réduction de la dette souveraine. Dans un instant, je vous dirai que moi aussi, mais pas par la même méthode.

Il dit ce mini, je ne pense pas qu'on puisse de façon réaliste s'attendre à des changements fondamentaux sur les critères de la dette et de déficit pour lesquels il faudrait une modification des traitées. Par conséquent, avant même que ça commence, la réponse de l'Allemagne est non. Alors, on sait que déjà ce fut de même à propos des glyphosates puisque les Français proposaient trois et que on dit 5 et que pour finir ce qui s'est imposé c'est 50 plus.

De la même manière, les Français proposaient, monsieur Macron avait proposé un budget pour la zone euro. Il est assez à notre avis aussi assez loufoc et la réponse que il n'y aura aucun budget de la zone euro et que cette revendication a purement et simplement disparue du rolling agenda du conseil de gouvernement depuis que elle a été présentée une première fois. Je viens pour conclure aussi rapidement que je le peux sur la question de la dette.

Il y a parmi tous les dirigeants européens, il y avait l'idée jusqu'à la 4e vague puisque tous espérait qu'il n'y ait que deux vagues, il n'y en a cinq. Peut-être il y en aura-t-il une 6e ? Et qui sait, si la grippe avière qui est en train de frapper durement aujourd'hui les élevages de volaille venaient à se transmettre aux êtres humains, nous aurons une autre pandémie.

Et tant qu'on aura les élevages de grandes concentrations comme ceux que nous connaissons, il y aura des pandémies et l'Europe n'a strictement rien fait. Au contraire, a échoué absolument pour lutter contre les pandémies. Alors, l'annulation de la dette revient sur le tapis grâce à nous.

Un certain nombre d'économistes ont posé aussi cette question, mais déjà les dirigeants hordaux libéraux, c'est-à-dire qui adhèrent à l'idée que l'économie est un monde dans lequel la politique n'a rien à faire, c'est-à-dire en définitive les citoyens, eux proposent de redresser les comptes par des efforts, par des économies, c'est-à-dire par la continuité de la destruction des services sociaux et des acquis des acquis sociaux des différents peuples de l'Europe. parce que il n'existe pas un seul exemple ou que ce soit du contraire à savoir que la politique telle qu'elle est produit un bienfait social et une amélioration des conquêtes sociales antérieures. En tout cas nous français, ce n'est pas dans nos moyens.

Je rappelle qu'il n'y a que quatre moyens. J'espère que c'est quatre quatre moyens de régler une dette. Premièrement, la rembourser, ce qui n'est pas possible.

Ensuite, il y a la guerre. On casse tout et on reconstruit. On a fait ça à plusieurs reprises.

Ensuite, il y a l'hyperinflation. On laisse l'inflation aller et la dette fond tout simplement à la vitesse de l'inflation. Quand vous avez une inflation de 10 %, j'ai connu ça dans ma jeunesse, c'est tout simplement magique.

En 10 ans, vous avez plus de dette. Et puis vous avez le dernier élément, c'est la banque. C'est-à-dire quatre fois le chaos.

Et nous ne sommes pas partisans du chaos. Par conséquent, il faut discuter sérieusement de la dette que doivent les États et refuser d'en discuter. C'est ça qui est pas sérieux.

C'est ça qui prépare la catastrophe. Si le moment du parce que c'est la décision des Français, c'est moi qui préside le pays, la dette sera remise sur la table et la discussion aura lieu en Europe. Nous ne sommes pas d'accord pour que sur une simple opinion du ministre des finances allemands, cette question soit enterrée et qu'on dise vous allez payer la dette.

Parce que sinon, je vous annonce que nous en avons pour 270 ans, nous autres Français, à payer le niveau de notre dett actuel. Je suppose que personne ne nous demande simplement de faire semblant de la rembourser, c'est-à-dire de racheter les parts de dettes à chaque fois que elle arrive à maturité. Ça, c'est ce que font tous les pays, hein.

Je trouve ça pas très orthodoxe. Simplement pour éviter que les taux d'intérêt montent, on applique des politiques d'austérité sociale. Donc nous ne ferons pas ça.

Nous ne le ferons pas. Donc si nous nous en tenons à ce que nous devons, il faudrait 270 ans avec tous les ans 10 milliards d'euros d'excédent. Tous les ans 10 milliards d'euros d'excédent et en 270 ans, on aurait fini de payer.

Quand vous pensez à ce qui est aujourd'hui le déficit du budget courant de l'État français, vous avez compris qu'à moins d'asphiquier tout le monde et de fermer la France pendant un an, il est absolument impossible de parvenir à un résultat pareil. Sinon, si nous avons une bonne croissance, comme on nous promet d'en avoir une, si on fait ce qu'on nous dit de faire, avec 1 et demi de croissance par an, ce qui est pas se trouve pas sous le pas d'un cheval, je ne parle pas des taux de croissance actuel qui sont du pur et simple rattrapage de l'effondrement de la période Covid. Et bien là, il y en a pour 248 ans.

Alors, ne me demandez pas comme responsable politique d'accepter une hypothèse où je mets 270 ans à payer d'un côté ou 248 de l'autre parce que ça s'appelle une farce. À moins que ça s'appelle un garau. À moins qu'il y ait un intérêt ou un autre, je ne sais à rabaisser la France, à la faire trimer, à la détruire morceau par morceau et la vendre par compartiment.

Ce n'est pas sérieux. Aussi longtemps qu'on a'ura pas rétabli des conditions dignes d'existence, nos pays tous autant qu'ils sont resteront frappés non seulement par la misère qui va croissante, non seulement par l'accumulation de fortunes choquantes et immorales, mais par un dégoût de l'existence qui fait que notre continent est en train de se dépeupler, qu'il y a une bombe démographique à retardement. qui est que partout inclus en France depuis la fin du dernier gouvernement de gauche, celui de monsieur Josepin. partout en et notamment en France, on est passé d'un taux de renouvellement de la population à un taux de décroissance avec un nombre de pays qui ont atteint des taux de 1,5 qui sont considérés par les démographes comme des taux irrattrapables.

Dès lors que cette intervention serve de sonnette d'alarme, c'est aussi une question que nous mettrons sur le tapis. Que ferons-nous dans les 6 mois qui restent si nous battons monsieur Macron ? Je sais bien qu'il ne pas possible en 6 mois de tout chambouler, tout révolutionner, mais premièrement des marqueurs devront être mis en place.

Nous nous battrons pour que la discussion recommence sérieusement. Est-ce que les Européens oui ou non vont accepter la levée des brevets sur les vaccins pour que la planète entière puisse se vacciner ? L'attitude actuelle est irresponsable et elle a à égard un côté méprisant qui est insupportable.

Quand je vois le président de mon pays dire qu'il va encore distribuer des doses de vaccin, il ne se rend pas compte que ce qu'on lui demande c'est pas la charité mais c'est l'égalité et la solidarité. Nous aurons le pouvoir d'empêcher le rétablissement en 2023 du pacte de stabilité parce que justement il est suspendu jusqu'à 2023. Nous aurons la possibilité d'accélérer le rythme qui permet de donner la priorité législative au dossier sur la protection des travailleurs des plateformes, ce qui nous permettra d'enrayer une bonne fois les délocalisations à domicile.

J'ajoute que deux conférences au moins sont indispensables et qu'il faut convoquer pour ne brutaliser personne et refuser une confrontation pure et simple des Français avec le reste de l'Europe. C'est évidemment la conférence soit sur le statut de la Banque centrale européenne soit sur la dette. Mais il ne peut être question qu'on continue comme si de rien n'était, c'est-à-dire un statut dont quelqu'un décide un jour tout seul ou à la suite de je ne sais quelle communication qu'il est suspendu parce que lorsque les dettes ont été rachetées dans les banques privées par la banque centrale et bien ce n'était pas ce qui était prévu dans l'esprit du statut actuel de la banque centrale européenne.

Alors on me dit vous voyez bien que c'est souple. Ben précisément, j'aime bien te le mettre maître de la souplesse et pas m'en remettre à d'autres parce que si c'est d'autres qui décident, j'aimerais savoir au nom de quoi et pourquoi je devrais leur faire confiance à eux qui ne sont élus par personne plutôt qu'à moi qui sera élu par le peuple français. Par conséquent, soit le statut de la Banque centrale européenne dont tout le monde voit qu'il n'a pas été respecté, il n'est pas le seul d'ailleurs.

On m'a agité la menace de je ne sais quoi qui me guêterait si je venais à appliquer la ligne politique qui est la nôtre. à savoir que nous ferons par-dessus tout notre programme et que si notre programme entre en contradiction et nous reconnaissons que c'est le cas avec des dispositions des traités européens et ben c'est notre programme qui s'appliquera et nous ferons optout des traités européens. C'est quelque chose qui est nouveau dans notre démarche mais qui permet de combiner l'idée du respect de la démocratie qui chez nous est vitale.

Je vous rappelle que je viens d'un peuple qui a été blessé, brutalisé, violenté lorsque en 2005, comme le peuple hollandais, c'est-à-dire deux des peuples fondateurs, après avoir voté non, se sont entendu dire que leur message avait été parfaitement traduit, que ce serait oui. Nous sommes un pays où la démocratie a été en quelque sorte faussée comme un membre peut-être faussé ou luxé. Et depuis 2005, nous traînons en France à un immense soupçon sur la légitimité des décisions, une immense méfiance à l'égard de toutes les institutions puisque la preuve a été donnée qu'elle pouvait mentir et tromper le suffrage universel.

Donc conférence sur la BCE, conférence sur la dette publique. Mon dernier mot sera pour une conférence des frontières. Alors là encore, la désinvolture, l'insouciance, le refus des réalités, l'arrogance qui fait qu'on se croit en toutes circonstances les plus forts sur tous les sujets fait qu'on ne regarde pas en face la réalité.

La première phase de cette réalité, vous la connaissez tous. l'effondrement de l'Union soviétique. J'ai bien dit l'effondrement.

L'URSS n'a pas explosé, elle a implosé sous le poids de ses contradictions internes et de son alignement sur la course aux armements que les États-Unis d'Amérique avaient réussi à lui faire adopter. Depuis, l'empire s'est effondré pour la première fois dans l'air moderne. Je dis bien dans l'air moderne, un empire s'effondre sans négociation, c'est-à-dire sans que soit ensuite discuté la place des frontières qui en résulte.

Lorsque l'Empire ottoman s'est effondré, lorsque l'Empire ottoman, l'empire austro-hongrois s'est effondré, lorsque la colonisation s'est effondrée, et bien partout, il y a eu des discussions, des négociations et on a défini le tracé des frontières et elles ont été discutées et acceptées. L'Union Soviétique s'est effondré, personne n'a parlé de rien. Si bien que ce qui hier tenait dans l'ensemble, et quand je dis tenais, c'est souvent faute de liberté que ça tenait.

Et bien tout ce qui tenait sous l'emprise de l'Union soviétique d'un seul coup s'est retrouvé à l'air libre chacun exprimant ses revendications d'une manière que vous connaissez et il y a eu ici là partout des enclaves dont plus personne ne sait comment démêler la relation à l'état central. C'est le cas des enclaves dans l'Ukraine de celles qui vous sont connues, c'est-à-dire des enclaves russophones. Mais rappelez-vous qu'il y a des enclaves qui ne vous sont pas connus et qui ne sont jamais sur la table.

Mais si vous croyez que l'histoire oublie la profondeur, c'est profondeur, c'est toujours une erreur. L'histoire vous rattrape toujours. Tout le monde sait que en Pologne, il y a bien des gens qui connaissent leur histoire et qui savent que en Ukraine, il y a des choses à voir pour les Polonais.

Et de même chez les Hongrois, on dit qu'il y a des choses à voir chez les Rouma et qu'elle pensent eux aussi qu'il y a des choses à voir chez les Hongrois. Pour l'instant, tout ça tient de vive force parce que c'est l'OTAN, mais tout le monde sait que un jour ou l'autre, cela pourrait revenir sur la table. Alors, pourquoi ne pas en parler ?

Pourquoi ne pas regarder ça avant que les crises aient lieu. Je vous ai pris des exemples à l'est, mais je pourrais vous prendre les mêmes au sud. Lorsque la Catalogne a déclaré vouloir être indépendante.

L'Union européenne a répondu que si c'était ça, la Catalogne ne serait pas intégrée à l'Union. Je j'entends parfaitement toutes les raisons que pouvait avoir l'Union de dire ça, mais vous voyez bien que c'est pas une réponse. Qu'est-ce que vous comptiez faire des Catalans dans les fiches dehors ou bien faire une enclave qui ne serait pas membre de l'Union européenne et de fait vivrait dans une sorte de blocus dans son coin ?

Ça n'est pas sérieux. Que se passerait-il si les gens qui dirigent la Flandre aujourd'hui, leur parti politique qui a plaidé de toutes les manières possibles pour leur attachement au Pays-Bas, voyez leur funeste projet aller jusqu'au bout. Alors nous français, nous n'aurions rien à dire qui sommes rivers.

Bien sûr qu'on aurait à dire et en particulier les Wallon aurait à dire. Si demain alors que le Royaume-Uni a quitté la grande a quitté l'Union européenne, les Écossais viennent à faire un référendum et se déclarent indépendant comme c'était leur intention encore récemment. Que se passera-t-il ?

Allons-nous dire "Ah bah oui, vous vous rentrez et pas les autres". C'est-à-dire que nous dirons à l'Angleterre le contraire de ce que nous avons dit à l'Espagne auparavant, à savoir qu'on est d'accord pour qu'elle soit dépessée. Et l'Irlande, on va laisser les choses aller comme ça.

Bref, je trouve que ce n'est pas sérieux. Le vieux continent a été le lieu de deux guerres qui sont devenues mondiales. Par conséquent, il est urgent de ne pas s'amuser avec l'histoire et de ne pas s'amuser avec les frontières.

Il faut traiter la question autrement qu'en pensant que c'est la force qui va régler le problème parce que c'est cette illusion qui a fait la première et la deuxième guerre. Alors, on ne recommence pas une 3e dans une absurde surenchère euh de avec la Russie aujourd'hui. Demain, je ne sais pas avec qui ce sera.

Le mot d'ordre pour moi, si j'exerçais la présidence française, ce serait la desescalade. La deses escalades, le retrait des instruments de guerre qui ont été déployés aussi bien sur la frontière de la Russie directement que ceux qui ont été déployés en Pologne avec les batteries de missiles antimissiles. Excusez-moi, j'ai été un peu long.

Je me suis efforcé de concentrer autant que je pouvais mon propos et évidemment maintenant je suis disponible pour les questions que l'on pourrait avoir envie de me poser. Je me permets de vous rejoindre monsieur Mélanchon monsieur Coltive. Si vous étiez élu, vous semblez vouloir insuffler un bon rébellion à à Bruxelles, même si vous vous l'avez rappelé, vous semblez être prêt à laisser une chance à lieu cette fois avec le plan A.

Sur qui vous pensez pouvoir compter par les voisins européens ? Est-ce que vous pensez que cette rébellion, cette insoumission, elle pourrait être suivie en Europe ? J'ai pas bien compris.

Qui tu prétends pouvoir compter en Europe ? Les alliés en place ton projet allié. Attendez, je vérifie si j'ai bien compris.

Est-ce que je pense pouvoir compter en Europe ? J'ai pas compris. Sur qui ?

Sur qui tu Ah, sur qui ? Parce que je croyais que c'était compté. Alors, je vous réponds quand même à la question que vous m'avez pas posé.

Il me semble que un pays qui représente 18 % de la richesse du continent et qui est la France de toute façon compte. Et je vais vous dire, je m'en vais bien rassuré dans cette tranchée parce que dans les traités européens qui ont tous les défauts, ils ont une qualité. Il n'y a aucune procédure prévue pour expulser les gens.

Par conséquent, il est impossible de nous le faire. Sur qui on peut compter ? J'ai pas à l'esprit les russes grossières du passé, en particulier du président François Hollande qui avait enfin compris que l'Europe ça ne pouvait pas être la douce romance avec les Allemands qu'on nous chante continuellement sur le couple franco-allemand que les Allemands avec beaucoup plus de réalisme appellent le moteur parce que c'est une matière qu'il maîtrise mieux semble-t-il et que C'était plus possible de continuer comme ça.

On comprend que les dirigeants allemands ont fait parfaitement leur devoir. Ils ont appliqué la politique pour laquelle ils étaient élus et dont ils ne se sont jamais cachés. Ils n'ont jamais caché à leur peuple le contraire.

C'est [raclement de gorge] pour ça qu'ils sont élus dans leur peuple que leur ligne c'était l'ordolibéralisme conformément à l'idée qu'ils font de leur histoire et tout ça hein. Bon alors la ruse de Hollande avait consisté à aller faire la tournée des popotes et à dire aux Espagnols et aux Italiens "Ah ben vous avez qu'à dire vous êtes pas content et puis moi je viendrai vous aider." Évidemment ça n'a duré que le temps que les gens aillent prévenir madame Merkel et dire "Bon qu'est-ce qu'on fait ?

Qu'est-ce qu'on fait chef ?" vu qu'à ce moment-là tout le monde était de droite. Bon, donc pas de ça.

Il s'agit pas de prendre en traître tel ou tel pays et notamment pas l'Allemagne. Je pense que les Allemands comprennent le discours du réalisme, c'est-à-dire que les Allemands ont pas envie d'appliquer chez eux la politique française et par conséquent, ils comprennent parfaitement que les Français ont pas envie d'appliquer chez eux la politique [raclement de gorge] allemande. C'est donc une base de discussion, mais ce qui est certain, c'est que nous devons faire enfin prendre conscience à l'Europe de l'Est et du Nord qu'un certain mépris, pas avoué mais qui existe de l'Europe du Sud est intenable.

Les économies des trois pays, Espagne, France, Italie sont fortement construites autour de l'État. Les trois, l'Espagne pour des raisons très discutables qui est le résultat du régime précédent, celui-ci. l'Italie parce que c'est la mer des mondes et que bon l'empire a fait ce qu'il fallait et bon bref on en est là tous même si tout le monde a mis beaucoup de décentralisation et d'autonomie dans son verre mais je crois que on peut trouver avec les pays de l'Europe du sud un certain diapason commun il faut prendre aujourd'hui je vais vous dire une chose si nous sommes nous en contradiction avec les règlements de l'Union européenne et les traités.

Je voudrais vous dire qu'il y a déjà 2903 cas d'autres pays dans lequel c'est déjà la question. Au demeurant, l'Allemagne vit depuis des années sans que personne ne lui dise rien du tout. en état d'excédent budgétaires et d'excédent du commerce extérieur surtout l'excédent budgétaire ça il y a rien à dire mais l'excédent du commerce extérieur si il y a à dire parce que dans les traités il est prévu que c'est pas permis de faire plusieurs années de suite des excédents avec les autres pays de l'Europe parce que ça signale un déséquilibre personne n'a rien dit nulle part et cette situation a duré jusqu'au point que le les Allemands ont pu comme c'était et leur intention réorganiser complètement leur dispositif et aujourd'hui 50 % du commerce extérieur de l'Allemagne ne se fait plus avec l'Union européenne mais avec le reste du monde.

Donc je crois que tout le monde est assez mur pour comprendre que ça n'est pas durable. Alors écoutez-moi, si personne ne veut rien entendre et bien personne n'entendra rien. Mais nous nous n'en ferons qu'à notre tête.

Parce que si nous ne pouvons pas convaincre, alors qu'est-ce qui nous reste comme recours ? Vous figurez quand même pas qu'on va obéir, qu'on va démonter notre pays comme ça pour faire plaisir à 4 c technocrates qui se font une idée de l'équilibre. Croyez-vous que nous ne sachions pas nous français comment la règle des 3 % a été établie ?

Mais nous le savons parfaitement. Il s'agissait à l'époque de trouver une règle qui fasse distraction parce que nous venions d'arriver au déficit pardon de 100 millions ou 100 milliards, je me rappelle plus. On ne sait plus avec les millions, les milliards et les les francs et les euros.

Bon, alors euh pour parler d'autres choses, on a dit "Ah bah tiens, on va mettre un maximum de déficit." Ça tombait bien, on était pas dedans. Et qui a inventé la règle ?

Un inspecteur général des finances qui s'appelle monsieur Abeille et qui dit "On a discuté ça sur un coin de table. Quelqu'un a dit "On, non, c'est pas sérieux." L'autre a dit "On 5, c'est pas sérieux, donc on va mettre trois." Et il le dit lui-même et il dit "Nous n'avons pas eu une minute de discussion théorique." Alors, peut-être qu'à l'époque ça allait.

Si vous voulez, c'était une manière de se donner de la souplesse pour maintenir envers et contre tout les mécanismes de convergence économique. Surtout cette méthode-là coûter rien à personne puisque tout le monde était en dessous. Mais maintenant, on vient d'avoir deux immenses chocs.

Vous savez très bien que après 2008, sans Mario Dragui, l'Europe sombrait dans la stacflation. C'est-à-dire s'il avait pas fait le contraire de ce qui était prévu par les traités européens et le statut de la banque centrale européenne. Donc tout le monde voit bien que ça peut pas continuer.

Vous croyez que les règlements sur l'immigration peuvent continuer ? La règle de Dublin ? Alors celui qui est là prend ceux qui arrivent.

Et ben non, nous on n'est pas d'accord avec ça. Ça ça veut dire que c'est l'Europe du Sud qui prend en charge toutes les vagues migratoires qui arrivent de de l'Europe du Sud. Et qui est responsable de ces vagues migratoires si ça n'est pas l'Union européenne elle-même aussi avec ses traités inégaux.

Quand vous avez acheter tous les poissons que vous trouvez au large du Sénégal, quand vous avez acheté tous les poissons qui sont au large de l'île Maurice, vous allez vous étonner que les gens qui sont à côté ensuite n'ont plus d'activité économique. Ils vont en ville et de la ville, ils émigrent. Qui est responsable de ça ?

Qui a inventé la suppression des droits de douane avec les pays qui autrefois avaient un accord qui était exactement contraire ? sur ce terrainl. Donc ça peut pas durer.

C'est ça que je dis. C'est pour ça que j'ai dit dans une interview que l'Europe était à la veille d'un grand bouleversement parce qu'on peut discuter des sujets vu qu'on est sur la base d'une expérience. Donc moi ce que je fais c'est que je refuse un débat idéologique.

Personne n'est contre l'amitié européenne. Personne n'est pour la concurrence. Je n'en connais pas.

Il y a pas un pays où un responsable politique dit "Moi, je peux pas blairer tel ou tel peuple et je ne veux pas être avec." Donc mettons ça de côté, tâchons d'être concret, pragmatique, réaliste. Les règles dans lesquelles nous vivons ne fonctionnent plus.

Et puis il y a une grande interrogation dans la civilisation humaine qui était inconnu au moment du traité de Bastrich. Certains les connaissaient mais c'était pas encore un sujet. Vous savez de quand date la première COPE hein ?

De 1992. 1992, c'est le moment où on vote le traité de Mastrich. Regardez si dans le traité de MRI vous trouvez un écho quelconque de ce qui était en train de se préparer qui était le sommet de Rio.

Rien. Personne n'avait jamais parlé de ça. C'était pas un sujet dont on pensait qu'il pouvait devenir un sujet d'intérêt général.

Alors donc il faut changer les règles pour faire face à ces défis. Voilà comment nous nous citons et nous espérons que on nous comprenne bien qu'on aille pas pour des commodités de polémique caricaturer notre propos comme ce fut le cas. On va souvent attribuer l'intention de sortir de l'euro au motif que j'ai dénoncé la le caractère particulier de cette monnaie qui ne permet pas d'encaisser les différences de choc de productivité entre les pays.

Voilà ce que nous avons critiqué depuis le début en y opposant des règles d'harmonisation sociale et d'harmonisation fiscale. Tout le monde nous a envoyé balader et ben maintenant vous avez le résultat sous les yeux. Il y a rien qui marche.

Voilà. et l'euro et ben il est continuellement normalement assis sur une stabilité des prix qui est plus le cas aujourd'hui. Et alors nos amis allemands reviennent et disent "Ah ben si c'est comme ça, il faut arrêter ça tout de suite hein en tour de vis ?" Bah non, on n'est pas d'accord, on donnera pas un tour de vis au peuple français.

On ne le fera pas. Alors voilà sur qui je peux compter, je vous ai répondu ça. C'est aussi vieux que l'Europe hein.

Bon les pays du sud ont un intérêt commun plus net que les pays de l'Est qui sont très profondément inclus dans l'organisation de l'appareil économique allemand que ne le sont les pays du sud. Voilà. Alors bon pour les autres comme vous savez que nous nous opposerons à toutes les nouvelles adhésions à l'Union européenne aussi longtemps que les critères d'harmonisation sociale auront pas été décidés parce que sinon nous savons très bien que chaque pays qui arrive est un argument de plus pour recommencer le chantage et le dumping social.

Voilà même si dans les pays qui doivent entrer ou qui veulent entrer, il y a de bons amis de très longues dates de la France. Euh bon comme la Serbie, mais il est certain qu'il est absolument inenvisageable que la Turquie devienne membre de l'Union européenne parce que le dumping social serait faramineux compte tenu du statut social des travailleurs turcs et en plus parce que la Turquie est dirigée par un gouvernement qui peut pas être considéré comme un allié ni comme un ami. Voilà, je pense que pour ce discours maintenant le dernier point, mais on va l'évacuer rapidement, je pense que j'aurais pour principal allié les peuples parce que quand je dirais qu'on ne détruit pas les régimes de retraite, je suis certain que partout où ils ont été établis, les travailleurs veulent les défendre.

Mais je ne veux pas donner un argument qui en quelque sorte surchargerait politiquement un raisonnement qui au départ essaie de fonctionner essentiellement dans le concret, le pragmatique. Bonjour appar si vous voulez bien enlever votre masque parce que pour moi c'est une torture affreuse ces masques. On est d'accord.

Vous faites cette conférence de presse à la veille de ce que vous avez appelé un meeting d'Emmanuel Macron demain ici à Strasbourg. qu'on a fait autant ce matin pour parler Europe. Est-ce que vous avez l'impression de tomber dans le piège tendu par Emmanuel Macron qui souhaiterait dit-on réinstaurer ce ce clivage qui avait plutôt réussi en 2017 entre d'un côté les Européens responsables qu'il souhaitent incarner et ceux qui voudraient tout bousculer, tout casser ici à Strasbourg ou à Brosselles.

Est-ce que pas le sentiment d'être de donner de l'eau au moulin du président ? Alors, vous avez raison de soupçonner monsieur Macron d'en être capable euh parce que bon oui, bon bah c'est un rue de guerrier, hein, on va pas dire le contraire. Euh sur la scène telle qu'elle est aujourd'hui euh politique en France dans cette élection, pour nous le considérons à peu près comme le seul adversaire organisé.

Le reste fait ce qu'il peut. Bon, et il est extrêmement bien organisé. Mais permettez-moi de renouveler ma condamnation morale de l'utilisation d'une position qui ne le concerne pas lui, mais qui concerne notre pays, la France.

Si la France veut exercer une belle présidence, il faut qu'elle le fasse dans les meilleures conditions possibles, c'est-à-dire avec l'assurance qu'elle aura le même leadership d'un bout à l'autre pour tenir sa parole et la porter. Vous avez raison de dire que son intérêt et comme il l'a fait de manière de plus en plus brutale de tracer des lignes de clivage absolument inoui. La dernière fois il voulait être la science et la raison.

Bon alors non au pays de carte la science et la raison sont mieux partagés que le croit monsieur Macron et il est pas sûr qu'il ait toujours lui la bonne part. Bon oui, il en est capable. Bah, échec et il vous aura suffi, je suis sûr, de m'écouter avec attention pour se rendre compte que ça ne sert plus à rien puisque euh ma position ne peut plus être assimilée à une position de frexite, ce que nous ne sommes pas et que nous venons de démontrer, mais nous faisons quelque chose qui est un piège pour eux, pour eux tous, autant qu'ils sont, à faire des promesses à la campagne présidentielle française en sachant parfaitement que les traités européens rendent impossibles ces promes.

Alors, c'est nous maintenant qui leur disons "Ah, très bien, très bonne idée, c'est parfait. Comment comptez-vous faire ? Ce n'est pas possible avec les traités.

Voulez-vous vous aussi comme nous sortir des traités ?" C'est-à-dire faire sortir les traités ? En réalité, nous proposons [raclement de gorge] pas tant que nous on sorte des traités, que les traités sortent de l'Europe et que les choses s'organisent autrement.

C'est eux qui sont dans le piège et euh je commencerai par le plus facile, c'est-à-dire euh ceux qui sont considérés ou qui se considère comme nos concurrents parce qu'ils sont de la gauche traditionnelle. Fort bien, nous avons entendu euh que l'un l'autre propose toutes sortes de choses euh sur les pesticides euh qui sur le service public de l'électricité après avoir voté exactement le contraire ici, n'est-ce pas ? qui avec nous propose institutionnaliser le droit à l'IVG mais qui vote ici pour élire une présidence qui fait le contraire et cetera et cetera.

Nous leur disons "Mais comment comptez-vous faire tout ça ?" Nous nous avons une réponse, elle est là, voilà, une méthode, l'optute, les rapports de force, les choses qui sont désobéies et dans un cadre qui n'est pas un cadre de de choc frontal. Mais vous, je sais ce que ça va faire.

Ça fera comme les autres fois si c'est pas moi. C'est-à-dire que vous irez trottinant derrière monsieur Olaf Scholz comme on avait vu monsieur Hollande trottiné derrière madame Merkel et ensuite il rentre dans un bureau et la question qu'ils ont à poser c'est où est-ce qu'on signe ? Parce qu'ils sont incapables de faire autre chose.

Voilà ce qu'ils vont faire. S'il recommence, si on leur fait confiance une nouvelle fois. Quant à monsieur Macron, il en va de même, il nous a dit qu'on arrêterait progressivement le glyphosate quand ?

Et que va-t-on faire du fait que la population française est empoisonnée au glyphosate puisque 90 % des urines en France contiennent du glyphosate. Que va-t-on faire des dérivés du glyphosate qui s'est décomposé dans la terre et qui souvent comme dérivé sont aussi et même peut-être plus dangereux que le glyphosate lui-même ? Que va faire l'Union européenne ?

Si elle veut trouver une source d'inspiration, qu'elle aille voir ce qui s'est passé dans les territoires et départements d'outreemers français avec le chlore d'écon où 99 % de la population est deanavant contaminé, engendrant d'autres maladies ou créant des facteurs de comorbidité. Ce sont des grandes questions qui ne peuvent plus continuer à se régler comme ils l'ont fait en renvoyant tout ça la prochaine fois. On verra.

Alors oui, on a dit, on a demandé mais malheureusement on a obtenu qu'un accord intermédiaire et je ne sais quoi, toutes sortes de choses dont on nous a absolument saoulé pendant toutes les années qui viennent de de s'écouler. Donc s'il y a aujourd'hui non pas un piège, moi je tends pas de piège. Je pense qu'il faut pas le faire.

Je pense qu'il faut faire les choses bien clairement hein et bien proprement. Donc je dis bien proprement à tous ceux qui font des promesses qui ne sont pas compatibles avec les traités, vous êtes des menteurs. Alors choisissez ou vous êtes d'accord avec moi et ma méthode ou bien vous assumez le statut de menteur.

Et il y en a assez de mentir au peuple français parce que c'est comme ça qu'à la fin, il ne croit plus à rien et notamment plus à aucune institution internationale et croyez-moi, ça nous coûte parce que personne ne peut voir avec tranquillité surgir un bloc d'extrême droite aussi puissant en France sans être très inquiet. des conséquences que ça peut finir par avoir, hein. Ce sont des sujets graves.

J'espère vous avoir répondu. Si vous pouvez demander à monsieur Macons comment il compte faire pour sortir du piège de Mélenchon, ça m'arrangerait bien. Monsieur Mélenchon, bonjour menace de la FM TV.

L'AFP vient de tweeter à l'instant "Les mouvements de troupe russes" dit Washington ou Belarusse sont une nouvelle menace pour l'Ukraine. Vous dites dans votre entretien monde qu'on avoir une une politique antirusse en Europe n'est pas dans notre intérêt. Est-ce que vous pouvez développer votre pensée et notamment par rapport à la situation d'Ukraine aujourd'hui ?

Alors merci pour cette question parce que en effet elle doit permettre selon comment elle se résoudra qu'on comprenne mieux la portée des politiques. Que se passe-t-il ? Les États-Unis d'Amérique, sans avoir demandé l'opinion des États européens a décidé qu'il fallait étendre la frontière de l'OTAN jusqu'à la porte de la Russie.

C'est-à-dire que les fonctionnaires des différents services de sécurité américains qui ont fait leur vie et leur carrière sur la lutte contre l'Union soviétique la continue contre la Russie, contre tout bon sens. Pourquoi contre tout bon sens ? Sans être trop tordu.

Trouvez-vous intelligent au moment où on met en cause, les États-Unis mettent en cause la Chine qui est devenue, que ça la plaise ou pas la première puissance économique du monde ? Parce que si son PIB ne permet pas encore de le vérifier, ce qui est absolument certain, c'est que le PIB des États-Unis d'Amérique contient une telle dose de service que ça n'est plus le premier PIB du monde. Que voulez-vous ?

Un contrat d'assurance n'aura jamais le même poids qu'une pelle, une pioche, un mur de brique, une turbine, un train ou en avion. Or, tout ça se fabrique en Chine et pas aux États-Unis d'Amérique. Dans ces conditions, les États-Unis d'Amérique pensent qu'ils vont maintenir leur leur domination en [raclement de gorge] intimidant tout le monde et ils le font à l'égard des Russes.

Ce qui a eu pour premier et exclusif résultat, la formation progressive d'un bloc eurasiatique composé d'une part de la Russie, d'autre part de la Chine. Dites-moi quel est l'avantage pour les Européens et pour nos pays dans tel bloc ? Quel intérêt y trouvons-nous ?

Deuxièmement, quel intérêt pouvons-nous trouver à provoquer sans arrêt les Russes ? Parce que déplacer les frontières de l'OTAN, c'est provoquer les Russes. Les déplacer en Geéorgie, les déplacer en Ukraine, c'est provoquer les Russes.

Installer des bases de missiles antimissiles en Pologne. Ce que les Français n'auraient jamais dû accepter. Le président Hollande s'est contenté de dire "Mes réserves ont été entendues.

Les Nord-Américains se moquent absolument des réserves de tout le monde. Le système qui a été installé en Pologne, les Russes disent qu'il menacent 75 % de leur système défensif. Que font ?

Pourquoi les Français ont-ils accepté une chose pareille ? Nous ne pouvons pas accepter que le territoire de l'Europe redevienne un terrain de conflit. C'est la ligne constante de toutes les présidences françaises depuis la le début de la 5e République.

Et bien moi dans ce domaine, je ne fais que continuer la ligne française qui est le refus de transformer l'Europe à nouveau en un champ de bataille. Et c'est exactement ce qui est en train de se faire. Quant aux Russes, permettez-moi de dire la chose suivante.

J'espère pour avoir observé le comportement du président russe dont j'ai toutes les raisons de me méfier pour le reste puisque comme vous savez notre mouvement est solidaire du front de gauche en Russie qui est un petit parti mais qui a le mérite d'exister que dirige Chergey Hudalsov qui a fait 4 ans et demi de prison pour sa participation à des mouvements de révolte contre la destruction du régime de retraite en Russie. Et bien, j'ai observé par exemple comment la Russie avait réagi avec sang frroid au moment où a été abattu un de ses avions de chasse parce qu'il avait survoler une petite partie du territoire de la Turquie en passant d'un endroit à l'autre en Syrie. J'ai donc quelques raisons d'être confiant et de comprendre que dans le bras de fer qui s'organise, les Russes veulent montrer aux Américains que rien ne les intimide.

Alors, ils déplacent sur leur territoire des troupes et il n'existe aucun règlement international qui interdit à un pays de déplacer des troupes sur son territoire. On ne peut que imputer aux Russes des intentions. J'espère qu'on les impute à tort et je veux croire que c'est bien à tort que c'est fait parce que rien de bon ne viendrait et certainement pas des gesticulations du président de mon pays quand il a dit qu'il avait l'intention de préserver l'intégrité physique de l'Ukraine comme s'il était acquis que cette intégrité était mise en cause et que à ce moment-là nous aurions à réagir.

Si les mots ont un sens, madame, c'est d'une gravité extrême. Je pense qu'on pourrait en parler quand même au moins une fois au Parlement français. Les Français sont-ils prêts à entrer en guerre pour protéger les frontières actuelles de l'Ukraine ?

Et ben, c'est pas mon cas. Et je préfère le dire franchement et clairement, les enclaves russophones de l'Ukraine doivent traiter doivent régler par la négociation leurs problèmes. Nous n'avons pas intérêt à toucher aux frontières, mais je reviens à ce que je vous disais tout à l'heure, une conférence des frontières ne serait pas trop en Europe.

Et toutes ces gesticulations me donnent l'occasion de redire quelle importance j'attache à cette idée de conférence des frontières. J'adure qu'on ne joue pas avec la question de la paix et de la guerre. La Russie est équipée de 6000 ogives nucléaires, de milliers de batteries de missiles et ce ne sont pas les quelques militaires français qui ont été disposés en Letonie qui sont de taille à changer quoi que ce soit à cette situation.

Alors bon, les Russes font des mouvements de troupe, les Américains font des mouvements diplomatiques, tout ça se vaut. J'espère que ça retombe. Les Français devraient intervenir, pas seulement pour aboyer derrière les États-Unis d'Amérique.

J'espère que vous êtes aussi humilié que nous le sommes nous de voir que monsieur Poutine et monsieur Biden discutent de la sécurité en Europe sans qu'il y a un seul européen qui donne son avis dans cette histoire et en particulier nous français qui assurons tout seul notre souveraineté et notre défense par la dissuasion nucléaire. Tout ça c'est le vieux monde qui essaie de se survivre. avec des méthodes qui sont celles du vieux monde et qui n'ont jamais produit autre chose que des dévastations et des guerres.

Il est temps de tourner la page et de passer à une autre manière de faire. À mes yeux, les Russes sont des partenaires et non des ennemis. Alors, en partenaire difficile mais il y en a d'autres.

Voilà, il y en a d'autres dans le monde et personne ne peut s'attendre, sauf s'il a une volonté plusérile de toute puissance à ce que tout le monde cède à ses caprices dès l'instant qu'il les a formulé. Voilà. Bon bah, la Russie est une réalité.

Ne pas le comprendre nous emmène à des dangers. Har Bénedit de RTM depuis plusieurs mandats, les présidents sortants, je crois pas les présidents arrivant à l'Élysée, pas seulement France Hollande, je crois ont rendu une première visite à au Chancelier ou à la chancelier vous président. À qui rendriez-vous sa première visite ou quel chef d'état au gouvernement inviteriez-vous en premier à Paris ?

Bon, faut voir quelles sont les coutumes. Bon, les coutumes prévoient ce type de visite. On verra le moment opportun pour le faire.

Il vaut mieux se rencontrer quand on a quelque chose à se dire que de se rencontrer alors qu'on a rien à se dire et que en tout cas bon, rien n'est préparé. J'imagine quel choc psychologique ce sera pour les socio-démocrates allemands de me voir. À mon avis, ils seront pas les seuls.

Et bon, bah oui, comme ils ont déjà annoncé la couleur, ils ont déjà dit queon changera rien à rien et qu'il continueraient leur politique. Et encore, je pourrais me référer à leurs autres décisions. un nom si tu as ça parce que comme d'habitude, j'aurais perdu mon papier.

Des vidéos. Je cherche. Ah non, je l'ai là.

Voilà. Alors, austérité budgétaire. Monsieur, c'est prévu.

À partir de 2023, nous limiterons l'endettement et nous demandons, nous respectons les les exigences du frein à l'endettement. Je vous rappelle que c'est une coalition entre guillemets progressiste composant des sociaux-démocrates et divers et puis des libéraux. Et comme vous le savez, ce gouvernement ne fera pas davantage que ce que les libéraux peuvent supporter sinon il y a plus de gouvernement.

Par conséquent, en dépit de leur faiblesse, les libéraux sont les maîtres du jeu. C'est pourquoi en France, il vaut mieux que ce soit moi qui en soit le maître que de s'abandonner à des coalitions qui par la force des choses tourneraient exactement au contraire de ce qu'on veut faire. Je parle de dans l'espace de gauche.

Ils veulent le rétablissement du pact de stabilité et de croissance. Ils disent nous voulons renforcer le libre échange réglementé fondé sur la base de normes sociales et écologique, ce qui ne veut rien dire, et défendre une politique commerciale allemande et européenne contre le protectionnisme. C'est exactement le contraire de ce que nous voulons faire.

Il nous parle d'une écologie de marché à laquelle nous ne croyons pas du tout car nous avons déjà dit que dans le capitalisme vert, le problème c'était pas le vert, c'était le capitalisme. Et que l'écologie sans la lutte contre le capitalisme financier, ça porte un nom s'appelle le jardinage qui est une activité extrêmement utile mais qui n'est pas aussi fondamentale qu'on souhaiterait. Et enfin, l'alliance transatlantique est un pilier central de l'OTAN, c'est pas notre avis.

Et encore, j'espère vous avoir fait la démonstration tout à l'heure que c'est pas des sujets annexes. Par conséquent, les Allemands et nous aujourd'hui, nous sommes au debord d'une alors il faut commencer par discuter. Je vois pas l'intérêt qui a se précipiter les gens sur chez les autres pour aller se dire des choses désagréables.

Il faudrait donc que les diplomates se rencontent. Par contre, il y a des tâches d'urgence et il me semble que pour nous français, les tâches très urgentes, en attendant mieux hein, notamment avec les Allemands, il y a tout ce que je vous ai dit tout à l'heure, plus le fait que nous avons un énorme souci dans la mer méditerranée et que cette fois-ci, on peut plus traîner. Dès lors, je pense que les Italiens sont des inter, quel que soit le gouvernement, c'est pas le sujet, sont des interlocuteurs assez prioritaire pour nous.

Et puis nous avons une abrication euh économique et industrielle avec les Italiens qui mérite qu'on fasse un peu le point général de savoir où on en est, hein, et puis qu'on se donne des encouragements mutuels euh pour aller plus loin. Vous savez qu'on a signé il y a pas longtemps le traité nouveau traité du Latran. J'y attache beaucoup d'important, j'y crois.

Je déplore que dans le passé, on est un peu bêtement abrogé l'Union latine qui était une idée qui était après tout pas si inintéressante que ça. J'ajoute que compte tenu du contexte migratoire notamment, il y a urgence à une nouvelle conférence du 4+ 5, c'est-à-dire les pays Rivrin membres de l'Union européenne de la Méditerranée avec les pays Rivrins du Maghreb sur la Méditerranée. Voilà à mon avis les priorités et mais ça ne veut pas dire du déda ou de la mise à l'écart de la relation franco-allemande, hein.

Ça veut dire que ça vaut la peine que si c'est pour que ça donne quelque chose. Si c'est juste pour montrer que on continue à faire vivre une fiction qui à mes yeux n'a pas de sens. Et hélas pour moi, comme je l'ai dit devant vos caméras et devant vous qui le notez, vous imaginez, j'imagine d'avance que vous me direz.

Si vous voyez me vous me voyez me précipiter à Berlin le lendemain de mon élection, vous direz "Mais monsieur Mélenchon, on vous voit dans une posture d'hypocrisie qui ne vous pas coutumière et cetera et cetera et j'aurai une déforme de ça. Je serai trop malheureux." C'est bon, il y a une question là encore.

Ah oui, pardon, excusez-moi. Bonjour. Tir pour contexte.

Je voudrais sûr de bien comprendre, vous appliqueriez la la règle de l'OCT absolument à toutes les règles européennes et dans ce cas-là, ne preniez-vous pas des réactions négatives de la part de vos partenaires et que feriez-vous face à des éventuelles sanctions ? Alors, c'est une question qui a toute son importance parce que quand nous avons bougé notre curseur, ce que les observateurs français ont tous noté, mais parfois comme c'est nouveau, on n' pas bien compris tout ce qu'on voulait dire. Nous sommes passés d'une d'une position qui avait sa logique et sa cohérence dont on garde la trame hein mais qui avait un trop fort contenu idéologique et dans ce sens elle nous obligeait continuellement à une attitude défensive.

Bon alors, il fallait sans arrêt se défendre du fait que non, il était pas question de détruire l'euro et de semer le chaos dans l'Union européenne, que non, il était pas question de faire le frexit. Donc nous avons eu une réflexion collective. Je ne vous cache pas que la formation d'un groupe insoumis, d'une délégation insoumise au Parlement européen a aussi modifié nos manières de faire comme en France le fait d'avoir une un groupe à l'Assemblée nationale.

Dès lors que nous avions ici quelques-uns de nos dirigeants et non des moindres, que ce soit Manuel Bonpard qui est le coordinateur de la délégation et qui était jusqu'à au moment où il a été élu était le coordinateur du mouvement insoumis aujourd'hui le directeur de la campagne. personnage assez central du dispositif que nous avons mis en place où Manon Aubri qui est la coprésidente du groupe de la gauche et qui naturellement joue un rôle absolument essentiel dans l'animation de la direction du mouvement en tout cas dans toute cette direction européenne et puis aussi la pratique de Yunus Omargi comme président de la commission régie. Tout ça, comme vous le comprenez facilement, nous a permis d'entrer plus dans le dans le détail de la mise en œuvre de ce qu'on racontait.

Si bien qu'on a fini par s'apercevoir que notre intérêt était plutôt de partir, comme c'était ce qu'on voulait faire dès le début, de la volonté du peuple français que de partir d'une construction abstraite qui nous mettait dans un choc frontal avec tout le monde. Bon, alors mais néanmoins, ça ne change pas le but. Je vous l'ai dit tout à l'heure, il faudra que l'Europe sorte des traités tout simplement parce qu'ils sont plus adaptés, qui ne correspondent plus à la réalité, pas seulement à la réalité française.

Alors, comme j'ai je voudrais d'abord remercier le ce ce journal français, le monde qui m'a fait publier une interview qui je que j'estime intéressante, mais comme il y avait un changement de de position, euh on l'a résumé en disant que c'est une opposition au cas par cas, ce qui est assez juste. mais ne répond pas bien à l'idée que l'objectif reste quand même qu'on que les traités sortent. Mais néanmoins, la formule a un mérite de clarification, c'est que nous nous attaquons au traités sur les points qui contredisent la politique que nous voulons mettre en œuvre.

Donc nous n'arrivons pas dans l'Union européenne en disant retrait les jeter par les fenêtres parce que c'est pas notre affaire. Non, nous disons faites bien ce que vous voulez mais nous aussi nous ferons ce que nous voulons. Donc j'espère que ce point au moins est clair.

J'envens à la 2è partie. À quoi dois-je m'attendre ? Et ben, l'Union est un espace de fraternité.

Personne, j'espère n'a eu dans l'Union l'idée qu'il était possible de domestiquer les Français. En tout cas, pas moi, en tout cas personne. Je pense pas que ce soit l'état d'esprit.

Donc, que feront les autres ? Ils diront "Mais qu'est-ce qui vous arrive ? Pourquoi est-ce que vous nous demandez ça ?

Ben écoutez c'est ce qu'on a voté chez nous. Et d'ailleurs je dirais aux Allemands, mais vous quand vous n'avez pas voulu privatiser, soumettre à la concurrence les entreprises qui produisent de l'eau en Allemagne, vous avez désobéi au traité. Je dirais aux Hongrois et aux Polonais, vous désobéissez au traité en matière de droit de l'homme.

Nous, on est absolument contre ce que vous faites, mais vous désobéissez. pas nous demander à nous d'obéir. On dira au Pays-Bas avec avec total respect, on leur dira "Écoutez euh quand même pour ce qui est de la législation fiscale, vous avez rarement montré l'exemple et puis nous français on a quand même des raisons de penser que c'est pas très bien que des entreprises de notre pays aillent mettre leur siège social chez vous juste pour avoir un meilleur régime d'impôt. si bien que les Français qui ont cotisé pendant plusieurs générations se voi frustrés aujourd'hui du fruit de leur efforts.

Donc moi, je crois que tout le monde nous comprendra "Bon bah les Français, ils ont l'air plus déterminés à faire valoir leurs intérêts." Des sanctions, personne ne peut l'imaginer. Il y a déjà 2900 cas de désobéissance.

Donc moi, je ne vois pas ce qui pourrait se passer d'autre qu'une discussion. Et puis au terme de la discussion, bah il y aura des conclusions et il ne peut pas y avoir de conclusions que la France accepte pas. Donc comme ça la chose et pu c'est pas nouveau.

Le général lui, bon c'était son temps, hein. Il y avait deux Allemagnes donc il y avait des choses plus faciles qui étaient divisées par deux comme embêtement et donc il pouvait faire la chaise vide. Moi, je vais pas faire la chaise vide, hein.

On fera la chaise bien remplie et très occupée. Et je vous garantis que nous avons dans nos rangs les personnes qui sont capables d'argumenter avec une grande et profonde connaissance des traités et de nos partenaires européens. que ce soit Yunou Somarg, que ce soit euh Manon Oubri ou que ce soit Manu Bompard, maintenant ce sont des grands familiers de l'Europe et je ne suis plus le seul à y connaître quelque chose parce que j'ai été député et je dois reconnaître bien noblement qu'ils sont beaucoup plus expérimentés que moi désormais dans ces domaines.

Je ne me fais aucun souci. On prend encore une question. Est-ce que s'arrête une dernière Une question sur la politique française.

Euh qu'est-ce qui s'est passé pendant que j'étais pas là ? Le ministre de l'éducation cet après-midi a une question au gouvernement a regretté la symbolique de ces vacances à Iissa. Alors est-ce que c'est suffisant selon vous ou est-ce que vous faites part vous feriez partie de ceux qui l'appellent à démissionner ce qui se produirait probablement dans certains pays européens en par cas ?

Oui, la plupart des insoumis souhaitent ça et la plupart des enseignants, beau ça ne changerait pas grand-chose à la pagaille que monsieur Blancaire a déjà semé mais disons que moralement et symboliquement ça aurait une portée qui montrerait qu'on est quand même quand même sensible aux questions de la morale d'une certaine manière de se comporter. Voyez-vous, je me trouvais pour ma part en campagne aux Antilles et j'ai fini ma campagne euh aux alentours du je sais plus combien du mois de décembre 19 et ben je suis rentré et pourtant euh je serais volontiers resté au soleil mais je me suis dit bah c'est que mes camarades les uns les autres et les vacances qu'ils veulent on n'est pas non plus tous condamnés à au Monaca auquel j'ai choisi de vouer ma vie, mais il m'a semblé que ça serait pas bien compris et éventuellement. Voilà la raison pour laquelle j'ai plié mes bagages et je suis rentré alors que il faisait si beau à Martinique et qu'il faisait si moche à Paris.

Donc je pense que vous voyez quand on exerce certaines fonctions, faut toujours penser à celui ou à celle qui lui n'a pas le choix ou elle n'a pas le choix. Et bon, il faut essayer de faire en sorte que ce que vous faites ne pas ne soit pas des braves à l'égard des autres. Il a eu tort.

Il a eu tort et ça serait bien qu'il s'en rende compte. Maintenant, [grognement] je pense que profondément, il s'en fout. Monsieur Macron aussi, ces gens-là pensent qu'ils font partie de ceux qui ont réussi dans la vie et que les autres sont des rien.

Et finalement, je l'ai dit une fois que il était bien utile parce qu'il arrivait à mettre tout le monde d'accord contre lui. Je vais pas renouveler les appréciations que j'ai porté sur lui, mais disons qu'à cette étape, je pense que je suis moins seul à le penser. Si on continue sur les questions de politique française.

Du coup, je me lance concernant le pas vaccinal, il y a le conseil tout va y passer le conseil d'analyse économique qui a estimé ce matin que le pass vaccinal avait réussi à réduire le avait en tout cas évité 4000 décès en France et parce qu'il avait permis 13 points de plus de vaccination dans notre pays et qu'en terme économique pour le PIB ça faisait 06 % de plus du PIB. Ah ! est uniquement politique.

Là, on voit qu'il a tout de même eu des vertus scientifiques ou en tout cas médicales avec 4000 décès évité. Qu'est-ce que vous vous en pensez à tout ça ? Le jour où l'économie sera une science, le jour où l'économie sera une science, vous reviendrez m'en parler.

Mais jusqu'à présent, aucun modèle économu de son caractère scientifique. Je dis bien aucun. Le caractère scientifique dans lequel on convient d'habitude [raclement de gorge] en science, c'est que à une cause A correspond toujours à un effet B.

Au début du 20e siècle, on a introduit le principe d'incertitude qui fait que la probabilité quand on a une cause A est plus ou moins forte d'avoir un résultat B. Ça n'est le cas dans aucune étude d'analyse économique. Le mieux qu'on peut faire, c'est d'écrire des grandes tendances.

Laissez-moi vous dire que ma réponse à l'idée qu'il y a eu une protection de 0,06 points du PIB français, ma réponse est un éclat de rire et parce qu'un tel raisonnement ne mérite rien de mieux. Mais nous vivons à une époque où une technocratie et une certaine, comment dire fascination pour une approche magique [raclement de gorge] des mathématiques. Je dis ça en présence d'un docteur en mathématique à côté de moi.

C'est une attitude magique. Si vous dites un chiffre, ça vaut mieux que n'importe quel raisonnement, hein. Je pense que grâce à la distance qui nous sépare, madame, dans le cas où je serai contaminé, nous avons réduit d'environ 100 % et peut-être même 120 % le risque que vous soyez contaminé.

Quant à moi, je l'aurais augmenté en me tenant à leur côté peut-être de 0,70. Vous n'avez aucun moyen de vérifier ce que je vous raconte et je suis obligé de vous dire que je dis n'importe quoi. Et sur les 4000 décès que se passe vaccin à l'oratilité, je n'en crois pas un mot mais je suis prêt à l'entendre avec beaucoup de joie parce que si 7000 personnes ont vu leur vie allongée, tant mieux.

Mais je demande quand même qu'un peu de raison viennent là. J'aimerais savoir comment ils ont trouvé un résultat pareil. Et tiens, ça va être ma réponse.

Je leur demande de nous démontrer comment ils ont fait et je leur dis écoutez, envoyez-moi deux, allez même trois d'entre vous qu'il viennent et puis nous ferons un débat avec deux ou trois d'entre nous, économiste, spécialistes de la santé qui viendront discuter avec vous et nous verrons ce qui restera de vos magnifiques affirmations. Je trouve que c'est une pratique écœurante que d'essayer d'hypnotiser les gens avec des chiffres. Et vous savez, on en a enduré depuis le début cette conversation sur à l'Assemblée nationale quand on s'est entendu dire des dizaines de fois par des ministres que à cause de notre comportement parce qu'on discutait, on mettait en danger les Français comme si les les Français étaient en danger du fait des grèves d'enseignants ou du fait des discours à l'Assemblée nationale et pas du fait du virus.

Cette attitude là, elle est pas acceptable. Mais bon, s'il y a des bonnes nouvelles, prenons-les. Moi, j'en ai des meilleurs et je vous ai dit, je leur lance un défi.

Voilà, qu'ils viennent et nous discuterons. Ce n'est pas sérieux et ma réponse est un éclat. Monsieur Mélchon, encore oui, vous voulez me tuer ou quoi ?

Ah, pardon, excusez-moi. Dernière. Alors, je sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais apparemment Arnu va se retirer de la course présidentielle.

Qu'en pensez-vous ? Espérez-vous quelque chose d'armement bourg de ces troues ? À vrai dire, [raclement de gorge] je me suis déjà demandé ce que j'en penserais le cas échéant puisque cette situation était assez largement préfigurée dès le départ à mon avis, mais comme vous savez, je me suis moi-même qualifié de tortu à gaz électoral.

Donc une certaine habitude et une connaissance des personnages me faisait penser qu'il y avait une assez forte probabilité ça se termine comme ça et je me demandais ce que j'en penserais. La vérité, c'est que j'en pense rien et que même en faisant des efforts, je n'arrive pas à trouver une idée. En même temps, je me sens un peu retenu parce que je ne voudrais pas être désagréable.

Comme vous avez remarqué, je ne polémique avec personne qui se ressec clam de de l'espace de gauche, y compris quand ils sont extraordinairement agressifs avec moi. Non, ce qui m'a plutôt fait réfléchir aujourd'hui comme fait nouveau dans la campagne présidentielle, c'est l'apparution. Alors, j'ai toujours mauvaise mauvaise conscience à citer les sondages puisque ça fait partie des choses auxquelles je ne crois pas.

Je suis on dit bourdivignant à propos des sondages. C'està-dire je pense comme lui que l'opinion publique en tant que matière scientifique n'existe pas. Mais bon, je connais le pouvoir de prescription.

Je ne sais pas comment. Alors là, il y a une nouvelle méthode. Je ne me permettrai pas de la commenter.

Je n'y crois pas plus qu'aux autres. Mais voilà que ce ce truc est publié, je crois par euh par Marianne, c'est ça, c'est ça que tu m'as dit. Enfin bref, la semaine dernière, je crois déjà nous étions à 12 et demi et je vois que mon camarade Fabien Roussell arrive à de et des fois même à trois et que si on nous additionne po on est au deuxème tour.

Donc ça oui, ça me fait réfléchir et je profite de votre question totalement inopinée et non prévue entre vous et moi et dans un endroit qui n'était pas prévu pour ça. Pour dire que m'adressant aux militants communistes que contrairement à ce qu'il a été dit, je ne suis pas et je n'ai jamais été leur adversaire. Je les considère comme des camarades.

Je les considère comme co-auteur des deux très beaux résultats que nous avons obtenus en 2012 et en 2017. même s'il y a eu des hauts, des bas, des tensions que je ne commande pas et je leur redis que si nous étions ensemble à cette heure, nous changerions complètement la face de la préparation d'élection présidentielle. Et puis comme ce n'est pas le cas, et bien je n'ai rien d'autre à faire que de continuer à tracer mon chemin avec mes amis en convaincant, convaincant et convaincant et donc en travaillant et en faisant campagne.

Ça ne me rend que plus facile à critiquer l'attitude de cette prétendue primaire populaire qui passe le plus clair de son temps à désespérer les gens et à exercer sur nous des pressions qui ne sont pas acceptables. Si j'en juge que j'ai vu dans une petite vidéo où le responsable de cette organisation prétendait nous empêcher d'avoir un prêt, nous couler dans les sondages comme ça aussi froidement que ça. Une attitude pareille est absolument inconcevable quand on passe son temps à dire que la gauche va mal.

Si la gauche va mal, ben il y a qu'une chose à faire, c'est qu'elle aille mieux. Et pour qu'elle aille mieux, la seule chose qu'elle a à faire, c'est pas des carabistouilles d'arrangement, c'est d'aller convaincre des gens de voter pour elle. Bref, de respecter le suffrage universel.

Euh je suis je tiens à vous redire très solennellement que je ne veux être impliqué d'aucune façon dans cette histoire qui en plus commence à avoir de drôles d'aspects puisque c'est beaucoup de renseignements qui ont été donnés en même temps que les adresses mail que maintenant il est question de donner des numéros de carte bancaires. Donc nous n'avons rien à voir avec tout ça. Et deuxièmement, je ne sais pas qui sera désigné par cette méthode invraisemblable car vous savez que ce n'est pas une élection, c'est même pas une investiture, c'est un choix préférentiel.

Bon, je ne sais pas qui va être désigné, mais en tout cas nous, quelle que soit la situation, nous n'incluirons jamais dans nos comptes de campagne les dépenses qui auront été faites là et nous n'incluirons jamais les 18 ans plein de permanents politiques que cette association a embauché pour faire cette campagne. Je préfère le dire clairement pour que tout le monde le sache. Nous n'avons rien [raclement de gorge] à voir avec ça, ni fichiers, ni finance, ni quoi que ce soit.

Et si on comprend parfaitement que beaucoup de françaises et de Français ayant ou bien des souvenirs émouvants et justes sur l'Union ou bien une vision un peu simple de la politique qui croit qu'on fait des additions, je ne peux pour autant pas accepter de complaisance avec des méthodes pareilles. Personne n'a jamais utilisé des méthodes ni tenu des propos d'une telle brutalité, d'une telle violence, ni n'a tordu le bras aux gens comme le font cette équipe. puisque je me trouve de force dans un scrutin dont je ne veux pas.

Si je voulais aller à ce scrutin, j'y serais allé, je l'aurais fait drapeau et musique en tête. Je n'y vais pas en contrebande et je n'espère pas naïvement que quoi que ce soit tourne en ma faveur. D'ailleurs, je n'en veux pas et je demande vraiment, je vous remercie de m'avoir posé la question qui n'avait aucun rapport avec ça, mais qui m'a rendu possible cette mise en garde à cet instant.

Voilà, si vous voulez bien, on en reste là. Merci à toutes et à