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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 13 mars 2017 121 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

MÉLENCHON - Esprit de campagne spécial 18 mars (version complète) - #18mars2017

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 81 %Attaque 14 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonFait
    « l'Assemblée constituante devra définir la méthodologie. C'est-à-dire est-ce qu'on a le droit de le faire plusieurs fois dans le mandat ? ou juste une fois comme ça existe dans certains pays ? »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « ça suffit à l'ère de la technologie, à l'ère d'une population qui est très informée, d'être infantiliser par un système qui nous convoque pour voter puis ensuite où on a ce personnel politique, on l'a dit, qui oint de nos suffrages a comme devise non pas "liberté-égalité-fraternité" comme nous mais "personne ne peut m'obliger" »
  • 8:00Natacha PolonyFait
    « il n'y avait pas de souveraineté du peuple sans souveraineté de la nation c'est-à-dire que si, on va dire, la volonté des citoyens est enfermée dans un système européen qui s'assied sur cette légitimité »
  • 12:00Jean-Luc MélenchonFait
    « nous allons d'abord désobéir parce que nous voulons mettre en œuvre l'avenir en commun car nous savons bien que ces mesures-là ne sont pas applicables dans le cadre si nous devions également respecter les règles européennes »
  • 16:00Léonie SimagaChiffre
    « 80 % des cours d'eau aujourd'hui en France sont pollués ! de bénéficier d'un air qui ne soit pas vicié »
  • 24:00Juan BrancoFait
    « un paysan aujourd'hui n'a pas le droit d'utiliser ses propres semences ! Ce qui signifie qu'on le met dans les mains de grands semenciers, de lobbies... »
  • 32:00Natacha PolonyFait
    « le système de sondage qui est manipulatoire puisque nous savons que aujourd'hui il a une commission des sondages qui n'applique pas la loi de 77 sur les sondages »
  • 36:00Juan BrancoFait
    « Antoine Deltour a été condamné par la justice luxembourgeoise, parce que le droit luxembourgeois leur permettait de le faire ce qui est quand même délirant ! Et la France, là-dessus, n'a pas joué son rôle »
  • 44:00Raquel GarridoChiffre
    « nous augmentons l'âge de scolarité obligatoire, nous la faisons passer à 18 ans, et inversement nous descendons donc le droit de vote à 16 ans »
  • 52:00Bastien LachaudChiffre
    « il faut compter d'un bon pas, un quart d'heure mais c'est ça, c'est quand il y a personne. (rires !) mais là, avec le monde, beaucoup plus donc au moins, au moins 40 minutes »
  • 2:00Jean-Luc MélenchonFait
    « c'est à mi-chemin entre un événement lié à une campagne qui elle-même a un contenu et un programme mais c'est un événement politique en France. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La marche elle-même fait... Porte une onde de choc, fait réfléchir, démontre, et tant qu'on ne sera pas venu à bout, il y aura des marches pour la 6e République »
  • 6:00Jean-Luc MélenchonFait
    « on va de la révolte, la rébellion, la révolution À La Nouvelle République. »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Moi je suis pas candidat à être monarque présidentiel, j'ai qu'une hâte c'est que le retour du pouvoir par la nouvelle Constitution rende le peuple souverain »
  • 10:00Jean-Luc MélenchonFait
    « c'est une crise de la civilisation humaine les amis ! faut pas croire que c'est juste une histoire française ! »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[ musique ] -Salut à tous esprit de campagne en direct sur les réseaux sociaux l'émission de la campagne de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon en public s'il vous plait. Bonjour à tous ! -Le 18 mars prochain, samedi prochain, nouvelle démonstration de force de la France insoumise avec cette campagne qui va une nouvelle fois encore s'accélérer.

Et croyez-moi, cet événement s'annonce d'ores et déjà historique. Nous serons des milliers ce 18 mars avec vous, j'en suis sûr, à défiler entre la place de la Bastille et la place de la République. Pour réclamer quoi ?

Pour réclamer une 6e République ! C'est ce que Jean-Luc Mélenchon fera au lendemain de son élection car c'est la proposition phare de l'avenir en commun. portée par la France insoumise et son candidat.

Une 6e République ça sert à quoi et quelles en seront les conséquences ? Comment va s'organiser ce défilé du 18 mars prochain ? Encore une fois on vous dit tout !

Voici esprit de campagne spécial 18 mars, spécial 6e république. Avec vos questions à tout moment sur les réseaux sociaux et ce hashtag #18mars2017 Et sur ce plateau ! Quel beau plateau aujourd'hui !

Bonjour, merci d'avoir répondu à notre invitation : Charlotte vous la connaissez Charlotte Girard responsable du programme l'Avenir en Commun avec Jacques Généreux, Raquel Garrido, avocate au barreau de Paris, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et auteure de ce petit guide : Guide citoyens de la sixième République, publié chez Fayard. On va bien sûr en parler. Juan Branco : un CV de 6 pages, j'ai juste sélectionné quelques bribes : ex-assistant du procureur de la Cour pénale internationale, ancien conseiller d'Aurélie Filippetti pour la campagne de 2012 et aujourd'hui, entre autres, conseiller juridique de Julian Assange. - oui, bonjour - c'est bien ça ? - C'est à peu près ça. - et vous avez 26 ans ? - 27 ans - 27 ans !

Comment me complexer ? Je vous laisse, je m'en vais ! Merci en tout cas d'être ici avec nous !

Et Léonie Simaga vous avez passé 10 ans à la Comédie-Française, vous avez un talent fou ! Comédie-Française que vous avez décidé de quitter, il y a quelques semaines. car vous vouliez être plus utile pour la société. - Oui, ça fait un an, un peu plus d'un an, mais oui oui, globalement on peut résumer ça comme ça. - Et vous avez décidé de vous engager un petit peu plus, on va bien sûr y revenir et Natacha Polony est-il encore... -Faut-il encore vous présenter ? - Mais, oui ! - Essayiste, journaliste - Il y a des gens qui n'ont pas la télévision et tant mieux pour eux !

Merci beaucoup en tout cas Natacha d'être avec nous en ce dimanche ! Avant de rentrer dans le fond du sujet on voulait mettre à l'honneur l'une des nombreuses initiatives citoyennes qui fleurissent comme ça un petit peu partout sur le territoire pour faire comprendre le programme l'avenir en commun de tous ! Il y a eu la BD, il va y avoir un jeu vidéo.

Et là, regardez ce court-métrage réalisé par un collectif de cinéastes. C'est succulent ! Regardez.

Voix de JLM : "Marchent devant nous les poêtes, les musiciens et avec eux, les ouvriers, les ouvrières hautement spécialisés, tous ceux qui font tourner la maison du matin au soir. Parce que ce que nous voyons aujourd'hui, c'est que nous n'y consentons plus ! La loi nous parait sans cesse un abus.

Et souvent, elle l'est. Comment peut-on avoir pu voter la loi El Khomri alors que NI les Français, NI les gens dans la rue, NI les députés, NI personne n'en voulait ! Avec six 49.3 ! [ huées ] A bas la monarchie présidentielle !

Il faut que ce soit une 6e République décidée par une Assemblée Constituante et qu'ensuite le peuple français ratifie par référendum et non pas une trouvaille en petit comité octroyée au peuple. [ applaudissements ] Et dans cette Constitution, vous ferez rentrer les droits sacrés, qui sont dorénavant ceux de la liberté individuelle ! Mais surtout !

Vous devez veiller à conserver votre pouvoir en permanence. On m'a dit : "Ah mais votre histoire, ça sera le bazar !" Parce que c'est quoi aujourd'hui s'il vous plaît à part le bazar ?

C'est parce qu'il se voit pas ? Que c'est pas le bazar ? Bien sûr que c'est le bazar !

C'est ce qu'il y a de plus odieux C'est d'être obligé de respecter des lois dont on sait qu'elles sont iniques et odieuses ! Parce que personne ne les a jamais votées ! Parce qu'elles sont le fait du prince et de la cour du Cac40 qui l'entoure du matin au soir avec ses lobbyistes !

Je veux qu'on entende bien mon message ! Nous avons tous un devoir d'insoumission aux réalités économiques qu'on prétend supérieures aux réalités humaines et à celles du coeur ! [ musique] Bravo bravo bravo pour l'ensemble de ces initiatives !

Bravo et continuez évidemment. On continuera à mettre à l'honneur l'ensemble de vos initiatives qui fleurissent comme ça, un peu partout sur le territoire. On va d'abord faire un constat et démontrer que la 5e république est désormais révolue !

On a beaucoup parlé de mise en examen, ces derniers temps. On va mettre examen la 5e république avec, vous le savez, la première des choses à faire dans le passage à cette 6e République sera de convoquer une Assemblée Constituante. On va en parler dans le détail.

Mais d'abord regardons notre Constitution à nous qui permet de réaliser des choses absolument incroyables ! On a pu le voir dans ce quinquennat. Comme par exemple l'utilisation du 49-3 qui a été utilisé, Raquel, à plusieurs reprises durant ce mandat. -Effectivement, l'article 49.3 devenu archi célèbre désormais tout le monde en parle ! même ses anciens défenseurs !

On a vu que pendant la campagne des primaires du PS même Manuel Valls a décidé qu'il n'était plus pour le 49-3. Alors je rappelle juste que l'article 49-3 est un article qui permet à l'exécutif d'imposer au législateur l'adoption d'une loi, même sans discussion et de toute façon sans vote ! Et alors cet article est devenu un objet de discussion dans la société.

Alors que normalement une constitution ça ne se discute pas ! La base d'une constitution, ce qui fait sa force c'est qu'on est tous d'accord avec ! Elle permet la diversité de nos opinions, elle permet de confronter nos opinions politiques et trouver des manières de décider.

Mais normalement on n'en discute pas ! Et là, plouf ! on voit que le 49.3 il vient dans le débat citoyen.

Ca veut dire que la Constitution est tombée de son pied d'estal ! Ça veut dire qu'elle est largement contestée dans la société. -Nous sommes en démocratie et pourtant c'est une arme antidémocratique on peut dire ça Natacha ? -Alors, ça dépend comment est construit l'équilibre entre les pouvoirs.

C'est-à-dire que là ce qui pose problème c'est pas le 49-3 en lui-même ! C'est le fait que l'Assemblée Nationale fonctionne de telle manière que personne ne va aller voter une motion de censure contre le gouvernement. Or le principe du 49-3 au départ c'est que l'opposition a la possibilité de voter une motion de censure, de mettre en ballotage ce gouvernement !

Parce que la clé, en fait, de la constitution de la 5e république c'est l'article 20 ! L'article 20 qui dit que c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation. Normalement c'est PAS le chef de l'État.

C'est le gouvernement. Et le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale. Mais si l'Assemblée nationale est constituée de godillots?

Si, en plus, le mode, le scrutin ultra majoritaire fait que c'est UN parti qui truste l'ensemble de l'Assemblée nationale alors qu'il ne représente pas plus de 20% du pays, là ça commence à poser problème. Donc, en fait, la question, elle n'est pas seulement celle du 49-3, c'est le déséquilibre auquel est arrivé la 5e république et qui fait que cette stabilité qui était intéressante au départ, qui permettait de sortir de toutes les affres de la 3e et de la 4e République, eh bien, cette stabilité est devenue le moyen de maintenir un pouvoir qui n'est plus perçu comme légitime par les citoyens. C'est une façon de bétonner totalement quelque chose qui ne tient plus.

Donc, c'est pour ça qu'il faut revoir les institutions. -Mais, avant, personne ou presque ne connaissait ce 49.3 sauf si on est très attentif à l'actualité politique et là on en a beaucoup entendu parler.

Est-ce que finalement ça n'a pas permis une certaine prise de conscience auprès de la population pour dire à un moment donné, là, cette chose-là, on arrive au bout de notre République et peut-être faut-il en changer. -Oui, enfin, on ne va pas non plus remercier Manuel Valls d'avoir fait un usage aussi... - S'il y a prise de conscience pourquoi pas ? - Oui enfin bon ! -Manuel Valls ET Emmanuel Macron.

Je rappelle que dans ce quinquennat, le premier à avoir utilisé le 49-3 pour une loi, c'est quand même Emmanuel Macron ! Madame El Khomri, c'est ensuite ! -Non non non!

C'est le président, j'allais dire le président du Conseil, c'est le premier ministre qui prend la décision, donc c'est Manuel Valls. Mais il l'a fait à l'occasion de deux lois, les 2 lois scélérates du quinquennat, à savoir la loi Macron d'une part. Il l'a utilisé trois fois pour la loi Macron et pareil pour la loi El Khomri, il l'a utilisé également trois fois ce qui fait un total de 6 !

Un beau record quand même qu'on peut attribuer à ce quinquennat ! -Un mot Léonie Simaga sur l'utilisation de ce 49-3 et peut-être une des premières limites de cette 5e république. -Je pense qu'effectivement le problème se pose, comme dit Natacha Polony, entre la question d'un régime présidentiel, qui de toute façon a été problématique dès 1958.

Tout de suite, dès la naissance de cette constitution, elle a posé problème. Et puis ce qui serait un régime parlementaire qui redonnerait de la force au parlement. Mais en l'occurrence, quel Parlement ?

Effectivement donc tout de suite on passe à comment on construit ce Parlement ? Quel mode de scrutin ? Pourquoi la proportionnelle ?

C'est-à-dire que le 49.3 est effectivement la porte d'entrée d'une réflexion qui devient tout de suite extrêmement complexe. Enfin, complexe, je suis pas sûre mais en tout cas dense, qui porte sur le fonctionnement, le choix qu'on doit avoir en tant que citoyen. -Juste je réagis à ce que dit Léonie, c'est absolument vrai.

C'est-à-dire que c'est une porte d'entrée pour parler, ce que tu disais aussi Natacha, c'est une porte d'entrée pour parler de la question de l'équilibre entre pouvoir exécutif d'une part et pouvoir législatif d'autre part. Et là on voit bien que tout est favorable à ce pouvoir exécutif qui est complétement hypertrophié sous la figure du président de la République. C'est lui qui incarne effectivement cette prise de pouvoir et on se retrouve avec des députés godillot, et un parlement qui globalement est à la remorque de la volonté exécutive.

Ce n'était pas obligatoire au départ parce que l'article 20, en fait, n'a jamais fonctionné qu'à un seul moment dans cette 5e république, c'est sous la cohabitation, où, là, réellement on voit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Mais le reste du temps, cet article est violé. -Le 49-3 a mis à mal quelque part notre démocratie et cette 5e République.

Il y a d'autres exemples qui mettent à mal notre démocratie et qui permettent par exemple le cumul. Le cumul des mandats. Les cumulards, c'est comme ça qu'on les appelle : ils sont 82 % de députés et 77 % de sénateurs qui cumulent leur mandat de parlementaire avec un autre mandat.

Ces parlementaires qui devraient finalement nous représenter. Je sais pas, Juan, quand tu regardes l'Assemblée nationale, est-ce que tu te sens représenté ? Moi personnellement j'ai un petit peu de mal...

Il y a une question à la fois de dévalorisation de l'Assemblée nationale et du Parlement en général, parce qu'on parle de l'Assemblée nationale mais parlons du Sénat qui est redevenu complétement inutile, notamment on l'a vu justement sur ces débats où finalement il n'arrivait pas à porter une contradiction à l'Assemblée nationale alors que c'était des majorités différentes De droite pour le Sénat et de gauche théoriquement pour l'assemblée nationale mais de façon générale je pense que ce quinquennat c'est...

Il y a eu un vrai problème de difficultés de distinction entre la fonction présidentielle qui est quand même sensée, quoi qu'il arrive dans tous les États du monde, le chef d'Etat a une fonction principalement d'incarnation très forte et de direction des grandes affaires de la nation et de gouvernement. Quand on élit un président de la 5e République, on n'élit pas un chef de gouvernement. On élit un "père" de la nation qui va nous permettre de tracer les grandes orientations, en l'occurrence, Jean-Luc Mélenchon, propose notamment dans ses grandes mesures le changement de Constitution.

Mais on élit pas un gouvernement qui va appliquer dans le détail un certain nombre de décisions. Or, ce quinquennat s'est révélé comme étant celui de la confusion entre cette fonction de l'incarnation et cette fonction de gouvernement et donc là il y avait une situation qui ressemblait un peu à la fin de la Chiraquie, ce qui explique aussi pourquoi à la fin de la chiraquie, il y a eu cette utilisation du 49-3 avec le CPE sous le gouvernement de Villepin, en l'occurrence parce qu'il y avait un affaiblissement de la fonction présidentielle. Là cette fois, c'était parce qu'au contraire, il y avait une confusion des fonctions du premier ministre et de la présidence, qui est liée à toute une série de facteurs, le quinquennat etc qui font qu'on se retrouve avec un cumul de choses qui font que le système se grippe et on est pris en otage d'un système qui ne fonctionne plus et dans lequel les différentes Institutions ne jouent pas leurs rôles.

Ce qui pouvait apparaître comme étant équilibré, il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, a atteint une sorte de phase terminale de laquelle il n'arrive pas lui-même à sortir. Et l'état actuel des élections et des difficultés que l'on connait dans cette élection sont directement liés et sont directement la conséquence de cette situation antérieure et le fruit en fait de cette dégradation progressive. Il n'y a pas de séparation entre les difficultés à gouverner et la difficulté à se faire élire et à faire vivre une élection et un temps démocratique. -Avec une classe politique qui est de plus en plus vieillissante et une inégalité femme-homme qui perdure, Charlotte.

Oui, alors ça c'est le grand drame de la parité. On se retrouve avec un système peu représentatif aujourd'hui et pas seulement par défaut de parité c'est aussi par défaut de représentativité des élus parce que il y a un effet sociologique y compris de cumul qui aboutit à une concentration des mandats dans les mains de quelques-uns. Et en particulier, les hommes, blancs, âgés, etc, et d'une classe élevée CSP. -C'est le cas également dans les partis politiques, c'est le cas dans nos différentes assemblées mais c'est le cas aussi, Natacha Polony, au centre des partis politiques.

C'est le cas dans toutes les strates supérieures de la société parce qu'il y a une rupture de l'ascenseur social, une rupture du brassage des élites qui est absolument nécessaire en démocratie ! Une démocratie ne peut pas vivre en piochant ses élites dans 25%, voire 10% de la population ! Ça ne peut pas marcher ! - C'est plus 10% quand même ! - Oui, c'est plus 10% Et je pense, que vous évoquiez en dernier ce qui pour moi est crucial, le fait que certes il n'y ait pas d'égalité femme-homme, bien sûr que c'est embêtant mais le pire c'est l'uniformité sociale de l'Assemblée nationale !

C'est le fait qu'il n'y a pas d'ouvriers, il y a pas de paysans. J'avais un vieil ami qui me disait : " Mais rendez-vous compte l'assemblée Nationale est constituée d'avocats, de médecins et d'enseignants c'est-à-dire des gens qui voient des délinquants, des gens qui voient des malades et des gens qui voient des enfants". "Comment voulez-vous qu'ils aient une idée de ce que sont les citoyens dans leur diversité ?" Bon c'est une boutade, mais en tout cas, il y a une absence de renouvellement des élites qui commence dès l'école et qui fait que, à aucun moment, quelque chose est fait pour que n'importe quel citoyen puisse se dire qu'il pourrait à un moment donné gouverner.

Or, Le principe d'une démocratie c'est que tout citoyen peut être à un moment donné un gouvernant et il doit pouvoir le penser! C'est fondamental. -Et ça, ça nous amène...

Parce que normalement, il n'a pas de sélection des élites pour l'assemblée nationale. C'est un procédé qui pour le coup est démocratique, normalement, puisqu'il s'agit de voter et que tout le monde a le droit de vote, enfin tout le monde...

Pas les étrangers...

Bref c'est un autre sujet Mais tout le monde peut voter. Donc comment se fait-il que même par le vote on trouve une espèce de ségrégation sociale ? c'est bien qu'il y a donc un désintéressement, une dépolitisation, j'en suis pas sûre de ça, au niveau populaire et là, du coup on pose la question de ... ...l'investissement citoyen.

Comment redynamiser démocratie participative ? Mais moi je voulais revenir sur ce que tu disais sur la question du statut du président de la République par rapport à cette question constitutionnelle. Ca voudrait dire qu'il faudrait poser que le président de la République n'a pas pour vocation constitutionnelle de diriger le pays, d'impulser une politique.

Qu'il est là pour donner des grandes directions, qu'il ne doit pas avoir un programme, qu'il doit avoir une vision...

Ca nous amène lentement vers un discours qu'on connaît bien et qui peut poser problème : celui de Macron, pour ne pas le citer, et donc et parallèlement il y a ce...

ça c'est une question que je vais poser : est-ce que les Français sont très attachés à l'élection du président de la République au suffrage universel ? Est-ce que c'est effectivement un grand moment de décision politique ? Est-ce que c'est quelque chose qu'on doit retirer au peuple français ?

Est-ce que ça c'est une avancée politique ? Voilà ça je pense que c'est un grand enjeu et je ne suis pas sûre d'avoir la réponse, personnellement. -Je suis d'accord avec ta remarque Léonie, d'autant que c'est vrai que la marque actuelle de cette campagne précisément c'est que ce sont des hommes politiques, des candidats, qui se présentent sans programme ou alors avec des programmes vraiment flous.

Certains changent d'avis, d'un jour sur l'autre, donc un jour c'est universel, le lendemain, c'est pas universel...

Et le problème, c'est pas seulement que ça manque de respect vis-à-vis du citoyen, c'est qu'en fait ça vicie l'opération électorale elle-même car je rappelle qu'une campagne électorale c'est quoi ? Dans le fond c'est la confrontation de programmes que les citoyens doivent pouvoir étudier et une fois qu'ils se forgent une opinion politique sur la base de cette confrontation de programme ils vont faire valoir cette opinion politique dans l'urne et ce faisant, donne un mandat. Donc les hommes politiques qui se présentent sans programme, en fait veulent gouverner SANS mandat.

Et on en revient au problème dont on parlait tout à l'heure, qui est en fait la question de la responsabilité en politique et de l'impunité. C'est le mot qu'on n'a pas utilisé depuis tout à l'heure. Le président de la République française en France, sa marque de fabrique, c'est qu'il vit dans une impunité la plus totale!

Et cette impunité, elle rejaillit en cascade sur toute la classe politique, y compris les députés godillots qui du coup se laissent faire, ou sont absentéistes, ou finalement sont consentants en permanence. Prennent quand même leurs indemnités, hein, pardon, les 6000, ils les prennent même pour aller voter comme on leur dit et du coup les citoyens, c'est-à-dire que la question d'aller vraiment avoir du pouvoir, tout le monde se dit "ben y'en a pas donc je reste chez moi" Et c'est ça qui fabrique l'abstention, l'expulsion massive des citoyens de la démocratie ! - Quand on pense à la 5e République on pense à ces mots-là "impunité", "népotisme" aussi, "corruption"!

Il y a énormément de choses à dire là-dessus, Juan Branco. -Juste pour rebondir la dessus, Évidemment, pour moi c'est évident que l'élection présidentielle est viciée en France ! Et qu'il y a évidemment un problème de capacité de captation par des candidats qui viennent complétement du système en se prétendant en dehors du système comme Macron, qui réussissent à, justement, en jouant sur les insuffisances de ce système institutionnel à capter une partie de l'électorat, qui sent bien qu'il y a un problème de décalage entre ce qu'on leur vend, c'est-à-dire une élection qui est sensée permettre une incarnation seulement et la réalité c'est-à-dire à la fin l'application d'un programme de gouvernement etc .

Sur la question de la corruption et de la verticalité du pouvoir c'est un vrai sujet parce que évidemment les responsabilités du président découlent en fait, il y a une forme de capacité du coup à irresponsabiliser l’ensemble de la classe politique qui est assez forte, et qui fait qu'il va y avoir une course à l’échalote, pour essayer soit d'être président, soit d'être proche du président, pour bénéficier de cette immunité. Nous on l'a vécu de façon assez violente avec wikileaks et Julien Assange, au moment où on avait fait les révélations de la NSA en 2015 comme quoi la NSA espionnait les communications présidentielles de à la fois Hollande mais auparavant Sarkosi et Jacques Chirac. Et on avait été en contact avec François Hollande pour essayer de négocier un éventuel asile politique offert à Julien Assange.

Et on s'était rendu compte qu'évidemment, tout le pouvoir était entre ses mains et que c'était lui qui de façon complétement unilatérale et sans argumentaire quelconque pouvait décider soir d'évacuer ce sujet soit au contraire de l'accueillir et d'en discuter. Et donc, je m'étais retrouvé à échanger des textos avec François Hollande, de façon non protégée en plus ! Il y a une question quand on en arrive à un système où tout l’État essaie de se protéger en sécurisant ses communications en créant des règles extrêmement dures qui permettent de sanctionner n'importe qui, qui ne respecte pas des critères minimum, et après on se retrouve avec le président de la république et ses proches, parce qu'ils n'ont aucune responsabilité devant personne qui font n'importe quoi, qui n'en n'ont strictement rien à faire et qui en l'occurrence se comportent presque de façon traitresse vis-à-vis de la nation française et son état.

Et donc je m'étais retrouvé à négocier par texto quand même d'un sujet d'une importance vitale, à la fois symboliquement mais même factuellement, la vie d'une personne, avec quelqu'un qui du jour au lendemain a décidé de ne plus répondre et de disparaitre et c'était fini ! Et il n'y avait plus rien à faire, pas droit de recours, pas de possibilité d'en parler non plus ! Rien !

On était bloqué ! -C'est une anecdote absolument incroyable et ce n'est même pas en plus une anecdote, mais c'est absolument incroyable ce que vous êtes en train de nous raconter ! c'est une vraie maladie de notre 5e république, là où on se retrouve à négocier avec un président sur un sujet aussi important, Natacha. -On a vu de toute façon l'irresponsabilité totale de ce Président mais sans doute des autres.

Mais pour ce président-là, on l'a vu dans le livre de Davet et Lhomme., Où on voit qu'il est capable de montrer des documents de passer des coups de téléphone à Vladimir Poutine devant des journalistes ! Ce qui me semble absolument ahurissant ! (**Un président ne devrait pas dire ça, Davet et Lhomme, Stock) Et en effet je pense que c'est lié aussi à cette notion d'irresponsabilité totale du président de la République !

En gros c'est une carrière, c'est un curriculum et une fois qu'on a atteint le sommet, on a gagné le pompon, la queue du Mickey. On est content et on se fiche de savoir exactement ce qu'on incarne. Et en effet je pense que les institutions viciées de la 5e république aboutissent à ça et je partage totalement ce que vous disiez toute à l'heure Juan, sur la question du déséquilibre créé par le quinquennat par l'ensemble des distorsions qui petit à petit ont modifié le fonctionnement de cette république.

Parce que, en effet un président qui incarne une vision, c'est pas un président sans programme ! Le problème est pas "programme ou pas programme" d'autant plus qu'on a actuellement dans cette élection des candidats en effet dont on dit qu'ils n'ont pas de programme alors qu'ils en ont un très clair ! C'est simplement qu'il suffit de regarder leurs options économiques pour savoir où est le programme économique.

Le problème c'est qu'on est face à des politiques qui de toute façon ont renoncé à une part de leur pouvoir. C'est-à-dire qu'ils ont renoncé à exercer ce pourquoi ils sont élus, ils ont renoncé à la souveraineté de la nation. Or, il n'y a pas de souveraineté du peuple s'il n'y a pas de souveraineté de la nation !

Donc à partir du moment où ils ont décidé qu'il y avait des choses sur lesquelles ils n'agiraient pas, comme par exemple de remettre en cause les règles économiques de la Banque centrale européenne, de l'ensemble de la Commission européenne, à partir du moment où on n'agit pas sur la globalisation néolibérale, c'est sûr qu'on est privé de... - alors qu'ils ont le pouvoir de le faire ? - alors qu'ils auraient le pouvoir de le faire, c'est une question de volonté politique !

Comme ils y renoncent volontairement, il ne leur reste plus que la représentation et une campagne devient un jeu de dupes où à aucun moment on va aborder ces sujets-là et du coup, on se contente d'un jeu de petits comptables : alors moi je pense qu'il faut créer tant de fonctionnaires, moi je pense qu'il faut en retirer tant etc. Ce n'est pas ça l'enjeu de la nation. Ca, ça vient après !

Oui enfin ça me semble être aussi un programme en soi c'est-à-dire que le fait de ne pas agir sur ce genre de levier, c'est un programme ! C'est pas un non programme, c'est vraiment une option politique tout à fait nette. (NP : ) oui c'est que je disais, on dit qu'il n'y a pas de programme, mais si il y en a un et il est clair !

Il est clair et ça s'appelle du conservatisme d'un certain point de vue, puisqu'on conserve un ordre tel qu'il est. Mais moi je rebondis sur ce que vous disiez, Juan, puisqu'on se vouvoie apparemment sur ce plateau, j'assume ! ça dépend, ne soyez pas trop attachés à cela, ça dépend ! (rires) Alors Juan...

Non je vais vous tutoyer tous parce que je trouve ça plus sympa. Tu disais tout à l'heure et je suis absolument d'accord avec ça ! C'est-à-dire l'idée que il y ait une sorte d'exemplarité de l'irresponsabilité c'est la marque de fabrique de la 5e et finalement, non seulement les présidents en place ont joué le jeu mais j'allais dire les impétrants monarques jouent le jeu aussi pour certains d'entre eux.

En particulier je pense à François Fillon ou Marine Le Pen dans ses attitudes par rapport à la justice qui est quand même incroyable ! C'est à dire que il y a quand vraiment des candidats qui déjà ont anticipé les effets prochains, peut-être, de leurs fonctions si jamais ils y accèdent. Donc on voit comment il y a une forme de projection, y compris dans la campagne en préalable, mais une projection sur ce que pourrait être le mandat présidentiel sous la 5e.

En tout cas, moi je trouve que de ce point de vue-là, c'est utile aussi de mettre le doigt dessus et de dire : c'est en effet ce que permettra la 5e république si jamais vous êtes élus. Moi je pense qu'il faut quand même faire une distinction entre l'impunité et l'irresponsabilité. C'est à dire que l'impunité c'est ne pas être obligé de répondre de crimes ou de fautes qu'on aurait commises.

Et l'irresponsabilité il me semble que pour faire l'avocat du diable, hein Il peut y avoir une vertu, peut-être, je sais pas, je pose la question, mais le président peut-être de la République peut de ne pas devoir être responsable parce que. il est garant d'une certaine stabilité. il est garant d'une certaine continuité.

Le problème que pose le principe de révocabilité dont on va peut-être parler, dans la proposition pour la 6e république, c'est que si tout le monde est révocable à tout moment, on va tomber, on peut tomber, dans des problèmes institutionnels tel que la 4e République en a posé et donc c'est bien pour ça que la 5e, elle a été construite. Il faut penser à ça aussi ! Et aussi il faut quand même bien distinguer sur cette question du président est-ce que oui ou non il doit avoir un programme ou pas ?

Qu'il y incarne-t-il ? parce que c'est lui qui nomme le Premier ministre donc le premier ministre Conduit la politique de la République donc il y a bien un rôle politique, il doit bien avoir un rôle politique identifié C'est évident mais il y a un problème clair d'inversion du calendrier, je pense qui a l'air d'être un truc technique sans aucun intérêt mais le fait que les législatives interviennent après les présidentielles Alors que le gouvernement va être issu de la majorité politique élue à l'Assemblée nationale. C'est à l'Assemblée nationale d'incarner cette force politique et là on a une sorte de confusion sur laquelle, encore une fois, des candidats comme Macron vont jouer de façon opportuniste en prétendant jouer que sur l'Incarnation alors que par ailleurs on sait très bien qu'il a des orientations idéologiques très marquées et qui vont orienté à son tour la politique de sa future éventuelle majorité s'il est élu et il y a une sorte de prise en orage qui est extrêmement forte de l'électorat qui fait qu'on nous incite à voter pour un produit c'est-à-dire un visage, une marque, une carrière, un destin éventuellement, tout en écrasant en fait tous les enjeux politiques, qui eux, sont renvoyés aux législatives, tout en sachant très bien que les législatives vont suivre le résultat de la présidentielle.

Et on est toujours dans la photo de cette 5e république, des problèmes que cela engendre et ce pourquoi on va passer à la 6e, on va vous expliquer pourquoi, juste pour être encore un peu plus précis sur cette photo de cette 5e république et peut-être la limite où on est aujourd'hui c'est l'abstention ! Raquel tu en parles dans ton livre, c'est un vrai cancer de notre démocratie où on ne peut presque plus peut-être parler de République. Effectivement, la souveraineté c'est la caractéristique de celui qui n'a pas de maître et un peuple c'est un groupe de personnes qui exercent ensemble le pouvoir politique.

Donc si nous n'exerçons pas tous ensemble ce pouvoir politique, nous sommes une multitude, nous sommes des individus, qui nous faisons une guerre économique pour les miettes que nous laisse le système ultralibéral Et l'enjeu il est là ! c'est à dire vous avez certaines organisations politiques qui font de la politique avec seulement ceux qui participent oubliant totalement que si la moitié ne participe pas, on ne mérite pas le terme de démocratie. Et nous, nous inversons le problème et nous disons il faut d'abord s'assurer que toutes les voix comptent, que toutes les voix soient présentes dans l'exercice du pouvoir et de la décision.

ça c'est centrale et donc nous avons un discours par rapport à l'abstentionnisme qui n'est pas culpabilisateur C'est pas :"ah Madame ! alors nos anciens ont gagné le droit de voter donc c'est très très mal!! " c'est à dire ce qu'on entend partout de la part des mêmes gens. qui dégoutent les citoyens !

C'est ça ! Les électeurs sont dégoutés de la politique Nous avons des dégoutés et nous avons des dégoûtants ! alors les dégoutants parlent aux dégoûtés en leur disant "mais pourquoi vous n'allez pas voter madame ?" bon Et dans le fond, c'est terrible parce que les personnes sont rationnelles.

Ils sont allés voter une fois en 2005 pour voter NON au Traité constitutionnel européen, ils sont allés voter peut-être Nicolas Sarkozy qui avait promis qu'il n'augmenterait pas la durée de cotisation des retraites au-delà de 60 ans ! Ils sont allés peut-être voter François Hollande qui avait promis de renégocier le traité Merkosy ! A la fin quand nous on dit : "venez voter", ils disent "C'est bon quoi !" donc c'est pour ça que notre perspective n'a pas été d'être culpabilisante.

Elle a été d'intégrer la rationalité de ce comportement et de proposer des choses, mais on y viendra tout à l'heure. Le droit de révoquer les élus par exemple qui est une vraie garantie c'est-à-dire nous ne sollicitons pas la confiance, on ne dit pas : "Fais-moi confiance", on dit "fais-TOI confiance" parce que tu garderas le pouvoir. Et puis on dit aussi, prendre en compte toutes les voix les votes blancs les votes nuls parce que ça suffit aussi des gens qui prennent le pouvoir et qui se disent représentatifs alors qu'il ne le sont pas !

Et on rappelle que le vote blanc a concerné environ 2 millions d'électeurs tout de même en 2012 ce qui est considérable ! ils sont comptabilisés mais non reconnus ? Non, ils ne produisent pas d'effet finalement la 5e République...

Attendez, ça mérite quand même d'être souligné : François Hollande n'a pas obtenu 50 % des votants ça n'était arrivé qu'une seule fois en 95 avec Jacques Chirac et donc si le vote blanc avait été comptabilisé François Hollande n'était pas élu ! On a l'impression finalement, Léonie, que dans cette 5e république on n'arrive plus à capter l' expression politique des citoyens est-ce qu'on peut dire ça ? Oui, ou plutôt les citoyens, enfin...

Ça peut être plus grave que ça ! ça peut être que une très grande parti des citoyens n'ont plus d'expression politique audible. C'est pas forcément, heu...

Ils en ont, mais elle n'est pas audible ? Je suis pas sûr. Qui en a ? qui n'est pas audible et qui n'en a pas ?

ça par exemple voilà on ne le sait pas. C'est compliqué à déterminer. Mais moi effectivement j'étais très frappée En tant que ancienne étudiante en histoire de cette formule, qui en fait est une vérité, à savoir qu'aujourd'hui on est dans un système censitaire.

Qui se tait, en fait, c'est-à-dire que c'est simple il n'y a que les classes sociales privilégiées qui votent. Enfin majoritairement. Et donc ça veut dire que ceux qui décident de la politique de tous, du sort de tous sont les élites !

Donc ce n'est pas un régime démocratique ! Récemment j'ai eu un espèce de coup de foudre, je me suis dit : "mais en fait oui" et alors la question c'est comment on capte à nouveau, comment on identifie les gens sui sont sortis et comment les capter à nouveau ? moi je pense qu'effectivement il n'y a pas d'autre solution, de la même manière que je crois aux quotas etc, pour les femmes, pour les non-blancs, pour les etc, je crois qu'il y a que le vote obligatoire et je vois pas quelle autre solution.

Et en plus sachant qu'il sera obligatoire pas sous peine de prison etc, ce sera une incitation effectivement. Mais je pense que c'est au moins le premier pas constitutionnel qu'on peut avoir Moi je dirais plutôt qu'on est dans un système censitaire au niveau de la capacité à être élu plus que la capacité à être électeur. Mine de rien, quoi qu'il arrive, on a quand même 80% des personnes qui votent à chaque élection présidentielle, même si une partie vote blanc etc.Par contre la capacité.

à se faire élire, aujourd'hui elle est tributaire même d'un cens électorale très particulier qui sont les 500 parrainages. Rien qu'à ce niveau-là il y a quand même une censure dans la capacité d'accès à l'élection la plus importante, celle qui va permettre d'avoir une visibilité par la suite et de créer des groupes politiques et des mouvements. Ce qui explique pourquoi il n'y a pas de renouvellement politique en France alors que dans quasiment tous les autres pays qui nous entourent en Espagne, Portugal, en Italie etc Même au Royaume-Uni d'une certaine façon, il y a eu des mouvements qui se sont créés, qui ont réussi à s'imposer, à avoir des élus, peut-être pas nécessairement à gouverner immédiatement, Mais en tout cas à créer des nouvelles forces qui sortent du système.

Aujourd'hui, pour être candidat à la présidentielle, il faut avoir été dans le système pour entrer. Et quand on dit qu'Emmanuel Macron n'a pas été dans le système, c'est complètement faux ! il a coché toutes les cases du système, mais toutes les cases et les plus importantes !

Inspecteur des finances...

Plus vous rentrez, plus vous connaissez le fonctionnement de la technocratie Française de l'Intérieur. Vous savez qu'il a non seulement été énarque mais inspecteur des finances, ce qui est l'énarque de l'énarque mais même à l'intérieur de l'inspection des finances, il a été chef de mission, chargé de mission pardon du chef de l'inspection générale des finances. qui était un certain Jean-Pierre Jouyet qui est parti dans le gouvernement Sarkozy alors qu'il était de gauche ce qui a amené Emmanuel Macron à avoir ses fonctions par intérim. et donc à avoir la capacité de placement de l'ensemble des nouveaux énarques dans l'ensemble de l'oligarchie du pays.

C'est comme ça que vous expliquer en fait un parcours qui tout d'un coup de l'extérieur apparait fulgurant, incompréhensible etc. Quand vous comprenez quelles sont les modalités de reproduction et de création des alliés, vous comprenez que cette personne comme les autres. comme les autres, est là depuis, littéralement, 20 ans !

Ce cas-là nous explique en fait qu'il y a une porosité entre les élus et la haute administration qui est profondément malsaine et là aussi on ne peut pas rêver réformer les institutions ou même faire la révolution, si on ne s'attaque pas à cette question du pouvoir de la haute administration en France et de la façon dont cette haute administration se promène dans le privé et revient. Pourquoi ? Parce que du coup la collusion entre les intérêts privés et, on va dire, le bien commun est totalement dévoyée et c'est-à-dire que par exemple prenons le cas de François Fillon puisque, vous l'avez évoqué tout à l'heure, il a des ennuis judiciaires, d'accord, je pense que la question de l'articulation des pouvoirs aussi là devrait faire...

Enfin j'espère que les citoyens vont se décider en fonction de ça et en fonction des programmes politiques parce que c'est aussi très important mais simplement pour moi ce qui est le plus grave dans le parcours de François Fillon : bien plus que cette histoire de Pénélope gate qui est gênante, qui est même profondément malhonnête, mais le plus grave qu'est-ce que c'est ? C'est d'avoir fondé une boîte de conseil trois jours avant le début de son mandat de député parce que quand on est député on n'a pas le droit. Il a déposé les statuts trois jours avant Pour pouvoir vendre son carnet d'adresses à des multinationales et faire du lobbying !

ça, tant qu'on n'aura pas mis fin à ce genre de chose tant qu'on n'aura pas contrôler les lobbies de façon drastique, on pourra faire toutes les constitutions qu'on voudra ça ne marchera pas. il faut donc changer les règles du jeu., on va vous expliquer comment Changer les règles du jeu en passant à la 6e République.

Et de cette 6e République, ce sont les élus parfois qui en parlent le mieux ! Regardez Il y a beaucoup de choses qui sont scandaleuses, dans les institutions de la 5e République. On a une 5e république qui est en train d'agoniser.

La 5e république est devenue petit à petit une monarchie présidentielle les valeurs du triptyque Liberté, Égalité, Fraternité sont complétement perverties La fragilité des institutions, l'impunité, le présidentialisme accentué, les relans autoritaires La 5e République c'est la possibilité pour un seul d'imposer ses choix à la représentation nationale et à tout un peuple. on a aujourd'hui une oligarchie qui a confisqué le pouvoir et qui s'auto-reproduit une démocratie représentative qui ne représente plus qu'elle-même Ce qu'il y a de plus terrible aujourd'hui pour les gens, c'est ce sentiment que leurs destins nous échappent qu'on ne décide plus du sort, que ça se passe à Bruxelles, que ça se passe à Francfort elle tient à l'écart un nombre grandissant de citoyens Les interdits de vote comme les étrangers, les non-inscrits et tous les citoyens mal représentés Un mot ? je dirais déliquescence. la 5e république c'est la République vermoulue à bout de souffle monarchie présidentielle. rouillée confiscation Une 6e République c'est ça doit être un régime démocratique qui permette aussi des formes de prise en main du pouvoir par le peuple c'est une république dans laquelle la politique ne serait plus jamais une carrière, un métier Mais uniquement un engagement et dans laquelle toute et tous pourraient participer à être un jour élu Je pense qu'il faut un pan très important pour les droits sociaux et économiques Parce que sans cela il n'y a pas de démocratie véritable et il faut qu'on avance aussi pour une justice indépendante et des médias pluralistes ce qui suppose de prendre des mesures qui soient assez radicales et qui permettent d'avancer dans ce sens il faut aussi des nouveaux pouvoirs d'Initiative législative pour les parlementaires, pour les élus locaux pour tous les citoyens une mesure importante c'est d'abord la reconnaissance du vote blanc : les gens qui sont pas d'accord avec aucun des candidats en présence, avec aucun des programmes présentés Ont le droit de voir leur désaccord reconnu et c'est pour ça que c'est important de reconnaître le vote blanc et bien rendez-vous le 18 mars Le 18 mars, on marche pour la République. samedi 18 mars rendez-vous à la Bastille Moi je serai.

J'y serais ! Et vous ? La 6e république dans cette spéciale esprit de campagne 6e République. il en sera grandement question samedi prochain, samedi 18 mars, pour cette grande marche pour la 6e république entre la place de la Bastille et la place de la République.

Vous y êtes conviés ! nous allons être, nous serons des milliers c'est sûr ! comment on change de république ? comment on fait pour changer de République ? est-ce qu'on pourrait pas dire qu'on fait de nouvelles lois pour mettre des pansements en quelques sortes sur les maux dont on vient de parler ?

Pourquoi est-il si important et nécessaire de changer de République au-delà de simplement apporter et faire voter de nouvelles lois Charlotte. Parce que ça ne suffira pas juste de changer des lois. Ça peut quand même déverrouiller un certain nombre de choses, je pensais en particulier tout à l'heure on évoquait la question de l'abstention Je pense que par exemple répondre au problème de l'abstention n'est pas dissociable de la question sociale. si on traite pas la question sociale, on traitera pas non plus bien la question de l'abstention.

Et la question sociale on peut la traiter par des lois qui seraient l'inverse en fait des lois travail qu'on a eu récemment par exemple. Cela dit, sur le fait de changer de République ce que nous souhaitons faire c'est pas seulement un rafistolage de la 5e le cadre et la logique de la 5e produisent des effets Et elle produit des effets depuis 1958 qui se sont aggravés, qui se sont amplifiés jusqu'à aujourd'hui. donc notre idée c'est que on a aussi été des observateurs quand même assez assidus de cette république et on s'est rendu compte que quoique vous fassiez dans ce cadre-là vous ne pouvez pas inverser la tendance.

Ou si vous l'inversez, alors il faut le faire de manière radicale Auquel cas il faut complètement sortir de cette logique et surtout impliquer un maximum les gens qui sont les premiers concernés c'est-à-dire le peuple. Et pour impliquer, on convoque donc une assemblée constituante. qu'est-ce que c'est qu'une assemblée constituante, Raquel ?

C'est une assemblée, comme son nom l'indique, qui a une fonction unique qui est d'élaborer un nouveau texte constitutionnel. ça se différencie de l'Assemblée nationale qui gère le tout-venant législatif abstraction faite de la discussion que Nous venons d'avoir sur le fait qu'en France, dans le fond, c'est l'exécutif qui marque le tempo puisque les députés n'ont même pas la maîtrise de leur propre ordre du jour. je ferme cette parenthèse.

Donc, l'Assemblée constituante elle est mandatée pour décider de quelles seront ces nouvelles règles, elle doit délibérer. Et dans la proposition que nous avons avec France Insoumise Dont les modalités de convocation de la Constituante seront présentées dans un livret programmatique qui est coordonnées par Charlotte Girard et Mathieu Dupain. On a auditionné des experts on a beaucoup beaucoup réfléchi donc les modalités vont être présentées, je sais pas si tu veux les présenter Charlotte ?

Oui, oui, ce qu'on peut dire c'est ce que tu expliquais, à savoir que cette assemblée constituante elle aura essentiellement un mandat donc le mandat constituant exclusivement un mandat protégé, qui évite toute contamination par les institutions de la 5e et qui permettra donc de produire un texte qui réponde vraiment à la question enfin à la volonté de changement Concrètement, ça veut dire je souligne, aucune personne ayant été élue dans les assemblées pendant la 5e République n'a le droit même de se présenter à l'élection pour la 6e République, pour la constituante et comment ils sont choisis ? Ils sont tirés au sort ? comment se passe la constitution de cette assemblée constituante Charlotte ?

La proposition qu'on fait c'est d'avoir une partie des citoyens qui sont élus sur un projet de future constitution et une partie qui sont tirés au sort avec à ceci près que nous ne répondons pas, nous qui faisons cette proposition à la question de savoir quelle proportion de citoyens seront tirés au sort. Nous remettons cette responsabilité là et cette décision aux électeurs eux-mêmes Qui vont au moment où ils décideront de qui ils porteront dans cette assemblée constituante soit leur voix sera confiée au tirage au sort, soit leur voix sera confiée à une des propositions de future constitution c'est-à-dire voilà des électeurs, pardon, à des élus qui seront candidats à porter un tel ou tel projet. Concrètement, il y a les bulletins, France insoumise par exemple, avec des candidates et des candidats qui proposent par exemple le droit de révoquer les élus Et à côté de toute les autres listes, un bulletin tirage au sort et donc en fonction du score de ce bulletin, ce sont les Français eux-mêmes qui décident de la quotité du pourcentage de personnes qui seront tirées au sort à l'Assemblée constituante.

Quel effet produira le passage à cette 6e république et donc la convocation de l'Assemblée constituante sur les citoyens ? Je pense que aujourd'hui, étant donné l'état du pays, étant donné en effet le degré d'abstention, de dégoût, il faut de toute façon un choc. Il faut quelque chose qui s'apparente à une révolution.

Justement si on peut réussir à faire une révolution qui ne soit pas violente, qui ne sois pas sanglante mais qui ait la force et la puissance d'une révolution Parce que ce système ne peut pas être réformé il doit être transformé. Alors en effet ça peut rendre de l'espoir. Mais simplement il y a une chose : moi je ne vais pas discuter de toutes les propositions de la France insoumise sur la forme que doit avoir cette 6e République, il y a une chose qui me tient à cœur : nous avons parlé tout à l'heure de la façon dont le pays centralisait tous les pouvoirs sur le chef de l'État.

Ce pays centralise aussi tous les pouvoirs à Paris. Et bien je pense que il ne peut pas y avoir de révolution S'il n'y a pas de retour au local parce que le local est ce qui permet ensuite de se porter vers l'universel donc ça nécessite de reconstruire des bassins Économiques et sociaux de vie et ça nécessite aussi de redonner du pouvoir aux régions. là il y a une date formidable dans la Révolution française c'est le 14 juillet 1790 ça s'appelle la fête de la Fédération c'est toute la diversité française qui se réunit.

Et bien, la France, elle est aussi grande de cette diversité et de la façon dont elle va articuler le multiple avec l'un c'est-à-dire la République. Voyez le pouvoir que vous avez le 23 avril prochain en allant voté la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon car on est là finalement dans un Processus révolutionnaire. Jean-Luc Mélenchon va maintenant nous en dire un mot justement.

C'est ça, Jean-Luc, en passant à cette 6e République, en convoquant une assemblée constituante écrivant une nouvelle Constitution, on est donc là finalement dans un réel processus révolutionnaire, une révolution citoyenne. Oui, alors ça c'est la leçon que les hommes et les femmes de ma tradition ont tirée du passé et des tâches qui se présentaient pour le futur. D'abord la nécessité de la rupture qu'évoque Natacha Polony et d'autres ici On peut pas passer aux tâches qu'on a à accomplir en s'imaginant qu'on va le faire en continuité ou un rafistolant le navire précédent.

Donc il y a des ruptures et c'est des ruptures sur le plan de l'organisation juridique, sur le plan de l'organisation sociale et sur le plan culturel qui est pas la plus facile à réaliser mais qui doit avoir lieu et cette stratégie de rupture elle est consubstantielle au projet. On peut pas avoir le projet d'une 6e république sans la rupture et c'est pas pour un changement de numéro, c'est un changement de toutes les composantes. Et c'est en cela que consiste une révolution, parce que le mot révolution est encombré d'imageries, qui au fond n'ont jamais été celle du camp progressiste C'est nos adversaires qui nous ont peint comme ça, Comme une bande de barbare. hirsutes, regarder le tableau de Delacroix "la Liberté guidant le peuple" c'est un tissu d'absurdités.

Vous avez un type qui a perdu son pantalon au premier plan, on voit ses poils On se demande ce qu'il foutait à poil sur la barricade, cette femme est à moitié dépoitraillée, on se demande pourquoi ! L' enfant qui est à côté complètement dénaturé, il est avec des revolver. On dit : "ah ben non c'est le petit Gavroche" !

Pas du tout ! Il existait pas Gavroche au moment où le tableau a été fait. Donc c'est une vision violente, dénaturée, bestiale, de la Révolution qui est le fait de nos adversaires !

Pas ce que nous avons fait réellement dans le temps.Nous avons subi cette violence et on en a été le plus souvent victime. Bon ! donc l'idée de révolution citoyenne, c'est un terme qui montre comment le processus, le moyen qu'on tient à la fin, ce qui est une vision différente des idées qu'on se faisait du passé de la Révolution socialiste par exemple La révolution socialiste c'était une rupture juridique, social, culturelle mais à travers un parti...

Là il ne s'agit plus de ça. Et donc la révolution citoyenne est la stratégie révolutionnaire du 21e siècle. Elle a une radicalité totale parce que c'est la restitution du pouvoir non seulement au peuple en tant qu'entité collective mais aux individus en tant que citoyens participants du processus de reconquête de la décision.

J'espère que je suis pas trop abstrait mais nous parlons donc bien une stratégie révolutionnaire. Alors, pour vous dire, que il m'arrive de parler avec des amis d'extrême gauche ou d'autres je leur dis : mais bon voilà la mienne de stratégie révolutionnaire ! La vôtre, c'est quoi ?

En quoi consiste le grand rêve auquel vous aspirez ? Comment vous faites ? et en général j'ai pas de réponse !

On me répond des choses métaphysiques ! La classe ouvrière surgirait tout d'un coup je ne sais pas d'où et aurait, comme ça, un projet révolutionnaire qu'elle aurait trouvé je sais pas où non plus Et ainsi de suite Donc , c'est quelque chose qui est fumeux, qui n'a pas d'assise concrète tandis que ce que nous faisons nous en disant si nous gagnons l'élection à la prochaine élection présidence. Nous convoquerons l'assemblée constituante.

Le peuple s'en saisira et nous on va s'appuyer sur ce qu'on a vu faire ailleurs. Je termine là-dessus. Je l'ai vu faire en Équateur, je l'ai vu faire au Venezuela, je suis pas en train de vous vendre un bilan positif de ces deux pays, c'est pas le sujet mais le processus m'intéresse.

En Équateur, ils ont même changé le lieu, c'était pas dans la capitale qu'ils ont mis le siège de la Constituante et les gens venaient par délégation. Au Venezuela ils imprimaient les paquets de pâtes et de riz avec dessus des articles de la Constitution pour que les gens discutent, voilà. Ce qui pose question c'est que en France finalement les constitutions, les républiques elles ne sont jamais nées qu'après un effondrement.

En 1791, en 1848, en 1946 et avant il y a eu... c'était après la commune, non ça c'est 48... enfin, ce que je veux dire c'est que...

En 1871 Oui voilà La question c'est aussi de savoir est-ce que maintenant nous sommes dans un effondrement de cette cinquième république. Il y a une permanence française de Comment dire ? ...

On ne change vraiment les choses que quand on est obligé de le faire, que quand il y a plus rien, le vide devant nous et donc là, la crise bien sûr qu'elle y est Je pense que tout le monde est d'accord là-dessus mais l'événement ? est-ce que l'élection présidentielle, cette élection qui est D'ailleurs tellement embrouillée Comme une espèce de marais dans lequel on n'arrête pas de s'enfoncer, est-ce que cette élection présidentielle-la va permettre, va constituer cet événement-là ? Cet événement susceptible de rassembler cette constituante, qui, oui, serait une renaissance évidemment puisque à partir du moment où on redéfinit les règles du jeu alors la partie sera nouvelle.

Mais comment faire pour y arriver vraiment à ça ? Je ne peux parler que en témoignant à partir de l'histoire. En effet c'est toujours dans des ruptures en France que ça s'est produit et c'est pas surprenant c'est parce que le parti de l'ordre en France, s'est toujours arc-bouté sur les structures anciennes parce qu'il a toujours eu peur du peuple !

Depuis 1789, la hantise c'est de voir revenir les Jacobins, les Sans-Culottes, enfin...

À chaque génération c'est une variété différente. Donc le parti de l'ordre a toujours été plus rigide, moins souple, moins porté au compromis, parce que ayant toujours la peur d'être aspiré. La commune de paris par exemple quand on en parle, on oublie que c'est pas qu'à Paris Dans tout le pays, il y a eu des communes !

Donc les possédants savent qu'il y a un danger avec ce peuple-là. Pourquoi ? parce qu'il est travaillé par son histoire, quelles que soient les générations Quelles que soient les origines C'est pour ça que je dis que nos ancêtres sont pas les Gaulois, c'est les sans-culottes !

On a tous hérité de cette tradition d'ailleurs dans le comportement quotidien Donc je témoigne pour l'histoire et je termine. La rupture, on peut pas la prévoir. Le moment de la rupture c'est l'événement fortuit mais on peut travailler d'abord avec deux idées.

La première c'est que c'est la démocratie la règle, donc nous croyons au vote ! Pour nous, c'est pas une concession que l'on fait à la bourgeoisie comme on disait quand j'avais 20 ans Pas du tout, c'est notre bien ! Et au contraire, compte tenu du capitalisme de notre époque, la démocratie est de notre côté et la violence autoritaire du leur Et puis deuxièmement, il y a un art du combat.

On va prendre l'exemple du 18 mars, il faut y réfléchir dans sa profondeur. Le 18 mars c'est à l'intérieur d'une campagne électorale, le projet de la 6e république mais c'est un événement de type révolutionnaire parce que vous mettez plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue qui viennent demander quoi ? qu'on change la constitution Excusez-moi mais c'est pas un petit mot d'ordre ! donc, on verra à un moment donné on peut avoir une bascule.

Je veux pas dire que ça va se produire le 18 mars, mais pourquoi pas ? ça peut aussi. être un point de départ qui met, comme on dit, le feu à la plaine à partir d'un petit brulot... et c'est la raison pour laquelle on va y revenir longuement à cette marche pour la 6e République. le 18 mars prochain c'est-à-dire samedi prochain à l'heure où nous parlons si vous regarder l'émission mardi samedi 18 mars.

On l'a compris donc pour faire cette 6e république Convocation d'une assemblée constituante pour rester bien concrets. De quoi sera faite cette 6e République ? on en a parlé tout à l'heure : le droit de révoquer les élus.

Là on touche à un vrai pouvoir du citoyen. Oui juste je complète sur la modalité en rajoutant un point qui n'a pas été mentionné. C'est que le président de la République, élu donc en l'occurrence notre candidat Jean-Luc Mélenchon, détient sur le fondement de l'article 11 de la Constitution un pouvoir propre de convoquer un référendum sur l'organisation des pouvoirs.

Pour pouvoir changer constitution de sorte qu'il n'a pas besoin d'une majorité dans les chambres Je le souligne parce que certaines personnes pensent que Jean-Luc Mélenchon s'il était élu n'aurait pas le pouvoir de le faire. En fait si, voilà je termine sur cette information-là. Le droit de révoquer les élus enfin ça c'est une mesure clé, parce que effectivement nous avons dénoncer l'impunité.

Impunité, immunité, tout ça ! Le président il est dans l'impunité par rapport au droit pénal, au droit en général. Il ne peut pas être attrait dans un contentieux personnel.

Mais il est surtout dans l'irresponsabilité dans le sens où il ne rend de comptes à personne. Ce qui ne serait pas grave, s'il ne faisait qu'inaugurer les chrysanthèmes mais en fait textuellement il concentre énormément de pouvoir ! Il rend compte au peuple tous les 5 ans.

S'il se représente ! Voilà ! s'il se représente ! donc c'est pas une vrai responsabilité au sens démocratique du terme donc notre idée c'est de faire tout en même temps, c'est-à-dire on va passer de l'ère de l'impunité à l'ère de la responsabilité, on va passer de l'ère de la défiance citoyenne, parce que nous y sommes ! tu disais tout à l'heure : est-ce qu'on est au bout du rouleau ?

Je pense qu'on est au bout du rouleau ! Quand on voit la violence qui a dans la société, la colère, l’abstention, ce sont des signes ! On passe de l'ère de la défiance à l'ère du contrôle citoyen.

Et la marque donc, la mesure phare, La méthode, c'est ce droit de révoquer les élus entre les élections c'est-à-dire que le lendemain d'élection je suis encore un citoyen et donc j'aurais le droit. selon des critères, qui me seront propres en tant que citoyen et l'Assemblée constituante devra définir la méthodologie. C'est-à-dire est-ce qu'on a le droit de le faire plusieurs fois dans le mandat ? ou juste une fois comme ça existe dans certains pays ? combien de personnes faut-il rassembler pour avoir le droit de le faire ? est-ce que c'est 20% du corps électoral comme dans certains pays ? ou 15 ou 10 ou moins ?

ça ce sont des choses que l'Assemblée constituante devra définir mais l'idée principale étant que : ça suffit à l'ère de la technologie, a l'ère d'une population qui est très informée, d'être infantiliser par un système qui nous convoque pour voter puis ensuite où on a ce personnel politique, on l'a dit, qui oint de nos suffrages a comme devise non pas "liberté-égalité-fraternité" comme nous mais "personne ne peut m'obliger" Natacha Polony, qu'est ce qu'on met ensuite dans cette 6e république ? Nouvelle constitution... droit de révoquer les élus... qu'est-ce qu'on met dedans ?

Alors pour ma part, là aussi, je ne sais pas si c'est prévu dans le programme de la France insoumise mais je disais tout à l'heure que il n'y avait pas de souveraineté du peuple sans souveraineté de la nation c'est-à-dire que si, on va dire, la volonté des citoyens est enfermée dans un système européen qui s'assied sur cette légitimité et qui explique qu'il n'y a pas de légitimité démocratique en dehors des traités comme le dit Jean-Claude Juncker, ça ne sert à rien. Premier point. Deuxième point : Articulation aussi dans l'autre sens et c'est ce qu'évoquait tout à l'heure Jean-Luc Mélenchon aussi la question de l'articulation entre souveraineté du peuple et souveraineté des individus c'est-à-dire que là aussi si on ne fait pas en sorte que par l'éducation chaque individu puisse exercer librement son choix, puisse arbitrer, si on ne fait pas en sorte qu'il ne soit pas Prisonnier d'un consumérisme qui abrutit et qui rend dépendant de tout le système alors ça ne marche pas.

Il faut rendre aux individus leur autonomie c'est-à-dire qu'ils maîtrisent au maximum leurs moyens de survie, leurs moyens de production, leurs moyens de se nourrir et là on en fait des citoyens et là ils peuvent agir réellement dans le cadre de cette république Vous allez finir ministre ! une nouvelle fois ! (rires) C'est surtout une belle ambassadrice de l'Avenir en commun parce que c'est exactement ce dont il s'agit dans l'Avenir en commun c'est dire qu'on prévoit dans ce programme justement de rendre aux citoyens grâce notamment à tout un arsenal de mesures qui défont le carcan qui aujourd'hui empêche véritablement de s'impliquer et de faire de la politique en république.

Et donc y compris la question de l'Europe, le carcan européen qui est aussi un des autres nombreux carcans qui existent sera traitée avec cette idée de créez le rapport de force à l'intérieur de l'Europe et à ce moment-là de dire : voilà nous allons d'abord désobéir parce que nous voulons mettre en œuvre l'avenir en commun car nous savons bien que ces mesures-là ne sont pas applicables dans le cadre si nous devions également respecter les règles européennes donc nous allons être obligés de désobéir dans un premier temps Et d'instaurer ce rapport de force qui nous permettra de changer l'Europe pour aussi changer ce qu'il se passe chez nous. Je pense qu'il ne faut pas confondre le temps de l'élection présidentielle et celui de la campagne constituante c'est-à-dire que sur quelle constitution il faudrait, je pense qu'il y aura une campagne à faire et pas seulement dans le cadre de ce mouvement politique, mais de façon générale avec tous les citoyens parce que l'enjeu en fait fondamentale de cette proposition pour moi, c'est celui qui est au centre de la campagne aujourd'hui, c'est celui de la reconstitution d'un espace politique qui soit sain. c'est à dire dans lequel des citoyens normaux qui n'ont rien eu à voir avec le pouvoir de quelque façon que ce soit, n'aient plus peur de s'engager et de rentrer dans un processus politique parce que ils pourraient être récupérés par les forces qui considèrent corrompues comme trop marquées, comme correspondant à des clivages du passé, et qu'on puisse avoir ce renouvellement par le fait qu'il ne soit plus marquant ou honteux de s'engager politiquement ou perçu comme tel par une partie des forces politiques.

Il y a trois façons d'effectuer cette reconstitution politique du peuple en fait et de l'espace politique français Et la constituante, c'est la plus horizontale, c'est peut-être la plus favorable, la plus démocratique et les deux autres sont représentées. C'est la reconstitution sur une base idéologique violente et forte qui est celle de Marine Le Pen, c'est à dire la reconstitution de l'espace politique fasciste ou néofasciste qui va s'appuyer sur une structure nouvelle complétement qui va tout balayer pour reconstituer quelque chose qui existait en France à une certaine période de l'histoire, peut-être pas de la même façon, peut-être mais bon...sur cette idée.

Et il y a la reconstitution verticale qui est celle que propose Emmanuel Macron qui est de dire : écouter, faites-moi confiance, moi je veux choisir quels vont être les nouveaux députés, quels vont être les hommes politiques de demain qui vont vous diriger" Et qui prive en fait le pouvoir, qui prive les électeurs d'une capacité à se choisir, à s'élire et surtout à s'impliquer politiquement Et c'est ça le plus important, c'est à dire une incapacitation du peuple. C'est à dire " laissez-nous le pouvoir nous les élus, moi je vais choisir lequel d'entre vous est le plus intéressant" alors que cette proposition qui est faite de la constituante c'est relaisser en fait de la souveraineté, au niveau populaire au niveau horizontale et dire : écouter, maintenant c'est à vous de décider si vous voulez y aller ou pas ! et si vous voulez y aller, il va y avoir une compagne qui va être faite vous allez voir vous présenter à cette constituante.

Vous n'aurez aucune tâche parce qu'il y aura pas à s'affilier à un parti politique préalable ou quoi que ce soit, qui sont aujourd'hui plutôt décrédibilisés, et vous allez pouvoir porter vos idées, vous constituer en groupes nouveaux etc. Donc là, il y a quelque chose de révolutionnaire dans le sens historique du terme. On en revient à cette période révolutionnaire pendant laquelle tout d'un coup, des gens qui n'avaient rien eu à voir avec le pouvoir, parce qu'ils n'étaient ni aristocrates, ni quoi que ce soit, tout d'un coup se disaient : Et pourquoi pas moi ? pourquoi est-ce que je pourrais pas porter ses idées ?

Mais j'insiste sur le fait que c'est un sujet pertinent Dans le cadre de cette campagne présidentielle Oui parce que évidemment il y a une prise d'otage avec François Fillon, on a un corrompu, un banquier, un fasciste etc, qui essayent de prendre en otage l'élection Sympa votre tableau de l'élection présidentielle ! Au final c'est ça ! ou un apparatchik avec Benoit Hamon aussi, des personnes qui sont dans le système depuis 40 ans et qui tiennent à y rester et qui se réclament parfois hors système !

Qui ont mis des années et des années, pour réussir à arriver à cette place, et enfin, réussir à tenter d'avoir l'onction populaire... et c'est leur carrière qui est en jeu !

Ce n'est pas notre destin ! C'est eux avec eux-mêmes qui sont en train de jouer cette partition et nous, là dedans, on est complétement dépossédés. Il faut bien aussi comprendre que la 6e république, ce sont des nouveaux droits pour nous, citoyens.

Quels nouveaux droits peut-on citer ? Le droit, par exemple de vote à 16 ans, le droit à l'avortement inscrit dans la constitution...

Quels types de droit peut-on évoquer dans le passage à cette 6e république ? Léonie ? Déjà je pense que appliquer réellement tous les droits qui sont inscrits dans le préambule de la Constitution de 1946, ce serait beaucoup ! (elle rit) Donc après on peut les réaffirmer à nouveau et après trouver le moyen de vraiment les appliquer.

Mais je pense qu'il y a aussi la question de la proportionnelle que l'assemblée générale soit représentative, même si elle représentera donc, tout le monde, donc tous les partis, ce qui posera la question de "comment on fait les majorités ensuite pour gouverner", ce qui reposera donc la question du parlementarisme Pour faire l'avocat du diable, une fois de plus, la question de la révocabilité des élus, selon des modes que la constituante déterminera, cela veut donc dire qu'il faudra revoter - oui... - il faudra revoter pour réélire...

Je t’interrompe pour expliquer. Une part, admettons 10%, du corps électoral d'un certain ressort a le droit de provoquer un référendum révocatoire, c'est à dire qu'il "suffit", mais dans le fond "suffit", c'est difficile quand même 10% c'est lourd... d'accumuler des signatures, mais attestées, avec par exemple ta carte nationale d'identité "on est pas content de notre élu" et nous demandons un référendum révocatoire.

Si tu as le nombre de signatures requises, alors le référendum est provoqué, il est de droit et on dit : "monsieur *** qui était député non pas de cette circonscription parce qu'il n'y aura plus de circonscription puisque nous serons dans un cadre de proportionnelle intégrale donc de vote par listes, mais il sera député ou maire admettons, pour prendre le cas de la commune, voulez-vous qu'il continue d'être maire ou voulez-vous qu'il soit révoqué ? et à ce moment-là, tout le monde sera amené à voter et s'il y a plus de personnes qui veulent le révoquer que de personnes qui l'avaient élu au départ, (Juan Branco dit "ce qui n'arrivera pas") alors il est révoqué, sinon il reste. Cela veut donc dire que l'on votera beaucoup plus Alors pas nécessairement.

Pourquoi ? (Léonie dit "fort probablement") Non ! Je ne crois pas.

Pourquoi ? Parce que le fait d'avoir une épée de Damoclès sur sa tête, quand on est élu (Léonie dit : c'est dissuasif) modifie profondément la manière de faire de la politique. Par exemple, si je suis candidate, je dis : "oulala, je risque d'être révoquée après l'élection, donc je vais inviter tous les citoyens à élaborer le programme donc déjà, sur la période antérieure à l'élection, c'est beaucoup plus participatif Processus plus participatif Les citoyens, eux-mêmes, ils vont se dire :"cette fois le programme va être appliqué" donc je vais venir à la réunion où on parle du programme et donc, le niveau d'intensité, d'acculturation démocratique sera beaucoup plus élevé, résultat, même s'il y a des changements programmatiques en cours du mandat, peut-être que les citoyens seront d'accord parce qu'ils auront eux-mêmes perçu les logique à l’œuvre Donc ça, c'est sur le droit révocatoire.

Je voudrais vraiment avancer pour que ce soit bien concret. Donc on a bien compris que dans cette 6e république, il y aura le droit révocatoire, la possibilité de révoquer les élus à mi-mandat, ce qui modifiera la façon d’exercer le pouvoir Natacha, je voudrais vous entendre, il nous reste quelques instants sur ce sujet, sur ces nouveaux droits. Concrètement, quel type de droits doit-on avoir, doit-on mettre dans cette nouvelle république ? selon vous ?

Je pense que ce ne sont pas forcément des nouveaux droits. C'est l'affirmation des droits fondamentaux de l'être humain et de la possibilité d'exercer pleinement ses droits parce que Léonie disait il faut que ce qui est dans Constitution, enfin, dans le préambule de la Constitution de 46 soit appliqué. C'est en effet, cela le problème.

C'est de donner la possibilité aux individus d'exercer pleinement leur rôle de citoyens. Donc il n'y a pas de droit forcément nouveau à conquérir dans le sens où la question est de savoir si, par exemple, la puissance publique donne l'instruction à tous, pour que personne ne dépende d'autrui pour former son jugement. C'est un droit fondamental et bien ce n'est pas le cas aujourd'hui la France. a l'école la plus inégalitaire de tous les pays de l' OCDE donc c'est un droit fondamental qui est violé Comme le système de sondage qui est manipulatoire puisque nous savons que aujourd'hui il a une commission des sondages qui n'applique pas la loi de 77 sur les sondages et en particulier les instituts de sondage, sont sensés en vertu de la loi, communiquer à la commission des sondages les modalités pour passer des résultats bruts aux résultat net c'est-à-dire les méthodes de redressement.

Or, aujourd'hui les institutions de sondage ne donnent pas les taux de redressement Et le Conseil d'État a jugé que c'était à cause du secret des affaires. Or donc nous sommes tous manipulés aujourd'hui par des sondages et ça c'est un problème de souveraineté comme tu le disais, car quand je chemine vers l'urne, je suis sensée m'être forgé une opinion politique personnelle, grâce aux médias, grâce à l'école et aujourd'hui en fait du soir au matin, j'ai des injonctions sur la base de manipulation. Peut-être aussi grâce au partis politiques, car il y a une chose sur laquelle, je voulais revenir : je suis pas sûre que éliminer le concept et la réalité de partis politiques dans cette 6e république et dans cette nouvelle vie qu'elle aurait, serait forcément bénéfique et surtout je suis pas sûre que le parti politique n'est pas quelque chose qui renaîtrait quand bien même On le dissolverait.

Et quand on dit que, par exemple, il n'y a aucun discours qui veut renégocier la question de la souveraineté par rapport à l'Europe, si ! il y a des discours politiques de candidats qui le discutent, ça ! ou quand on dit que le fait d'avoir fait de la politique pendant 20 ans est éliminatoire, non !

C'est d'ailleurs le cas de Jean-Luc Mélenchon ! ça n'est pas, en soi, un crime ! je pense. ce sont, pour la plupart, des citoyens qui justement sont citoyens de manière active.

Alors après il y a un dévoiement, oui ! Mais ne pas plonger, non plus, dans l'idée que par principe l'engagement politique serait suspect. Jean-Luc Mélenchon désactive cette question en justement proposant cette constituante c'est à dire qu'il y a quand même un effet fondamental qui est de dire : il y a une offre politique est beaucoup trop limitée Je suis parfaitement conscient, j'en fais partie mais je vous propose justement de l'ouvrir et d'être une porte, un intermédiaire vers cette ouverture ! c'est quand même essentiel A laquelle il ne serait d'ailleurs pas éligible lui-même personnellement puisqu' il propose que les personnes justement qui étaient élues dans la 5e République ne puissent pas venir dans cette constituante et ça c'est une logique, C'est pas sectaire, c'est une logique fonctionnelle, c'est-à-dire qu'il n' y a aucun régime qui s'auto-saborde !

ça n'existe pas ! Ils auraient pu le faire par exemple la proportionnelle, c'est du domaine de la loi,c'est pas du domaine de la Constitution. Tous, ils l'ont promis aux élections, ils ne le font jamais ! donc on va quand même pas prendre ceux de l'ancien régime pour venir nous dicter les nouvelles règles de la Nouvelle Démocratie !

Parmi les droits qui ne sont pas appliqués aujourd'hui, il y a aussi le droit tout simplement de bénéficier d'une eau qui ne soit pas contaminée : 80 % des cours d'eau aujourd'hui en France sont pollués ! de bénéficier d'un air qui ne soit pas vicié et également de ne pas être à la merci des lobbies ! Je prends un exemple simple que les gens connaissent peut-être pas : un paysan aujourd'hui n'a pas le droit d'utiliser ses propres semences !

Ce qui signifie qu'on le met dans les mains de grands semenciers, de lobbies...

Il ne peut pas si c'est pas inscrit dans le catalogue, c'est un système aberrant ! et bien tout simplement là aussi quand je parlais d'autonomie, tout à l'heure, rendre l'autonomie aux individus, ça fait partie des droits fondamentaux. Je suis absolument d'accord sur ces futurs nouveaux droits mais je pense extrêmement important que nous assumions le fait de discuter de ça dans le cadre d'une nouvelle déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen.

Je pense que là pour le coup, il y a une vraie œuvre refondatrice parce que, tu demandais à être concret, on a été concret mais je pense qu'il faut aussi assumer la force du symbole. Et c'est extrêmement important, c'est à chaque fois qu'il y a eu des grands moments constituants, il y a une nouvelle déclaration. Alors sous la forme, en 46 d'un préambule, mais en fait pendant le processus constituant de la 4e République, il y a eu un projet de constitution qui contenait une nouvelle, une réécriture de la déclaration des droits de l'homme, qui a été refusée par référendum, mais néanmoins il y a eu toute une réflexion extrêmement importante qui d'ailleurs a fini par donner lieu à ce magnifique préambule.

Donc ça veut pas dire qu'on va rejeter ça, mais néanmoins je pense qu'il faut le rediscuter. Ne serait-ce que pour réactualiser un certain nombre de droits Et en particulier je pensais aux droits sexuels et reproductifs, c'est quelque chose qui aujourd'hui est très peu pris en compte dans ses anciennes déclarations et je pense qu'il y a une place à faire dans le cadre constitutionnel pour de tels droits. Ajoutons le droit de l'individu face à la puissance des gafas, c'est-à-dire le droit de ne pas voir ses données numériques confisquées par des multinationales.

Là aussi, c'est quelque chose qu'il faudrait remettre à jour. La souveraineté numérique est aussi un enjeu fondamental en France. La liberté du net Avec un mot de la protection des lanceurs d'alerte, et on va laisser peut-être Juan Branco parler à ce sujet.

Je rappelle que vous êtes un des proches de Julien Assange. La question de la souveraineté numérique est essentielle ne serait-ce que pour pouvoir s'engager politiquement et être en mesure à un moment de s'émanciper d'une tutelle géopolitique, économiques, etc Et si la France doit avoir une politique autonome, on a assez peu parlé de relations internationales, mais il y a moment où si la France veut assumer sa souveraineté aussi par rapport à l'extérieur, elle doit être en mesure de protéger ses citoyens par rapport aux incursions économiques. Et aujourd'hui quand vous centralisez toutes vos données dans des plateformes qui sont à l'étranger, qui les stockent à l'étranger et qui donnent un libre accès de leurs données à des agences de renseignements étrangères, vous pouvez être certain que votre capacité à agir comme citoyen autonome va être extrêmement réduite.

Notre capacité à agir dans la défense de WikiLeaks d'Edward Snowden, etc a été extrêmement limitée par ce fait. On s'est retrouvé entraver en permanence parce qu'à un moment on dérangeait des intérêts établis qui étaient aux États-Unis et même en France, on ne se sentait pas en sécurité par rapport à ces données donc c'est essentiel. Et façon plus générale, moi je pense que, juste un mot, il faut juste qu'on ne se retrouve plus dans une situation comme celle de ces élections.

Il faut pas qu'en 2022, on se retrouve à nouveau avec un chantage entre le FN et le pouvoir et le candidat du système qui vient d'émerger, qu'on a fait sortir de n'importe où, vraiment d'un chapeau de magicien pour, tout à coup, apparaître comme le dernier rempart ! On n'a plus le droit de confisquer, en parlant de droit des citoyens le droit le plus fondamental, c'est de se choisir une direction politique et je considère qu'aujourd'hui, ce droit nous est confisqué par la situation actuelle de la campagne. Ça va ne faire qu'empirer, si on ne change pas de système, fondamentalement, radicalement.

Dans le fond en fait, chaque citoyen aujourd'hui, a ses propres raisons de se déclarer candidat ou volontaire pour être dans un processus constituant avec les autres et c'est ça je crois qui va être magnifique le 18 mars ! Le 18 mars, c'est le début du processus constituant ! C'est un moment où on se retrouve et on dit : "nous voulons un avenir en commun, nous voulons être un peuple ensemble".

Tout à l'heure, je disais que nous étions une multitude et bien il faut manifester aussi ce désir, cette empathie, osons le mot l'amour ! Il y a un projet de haine, dans ce pays, qui est très puissant, un projet de nation ethnique, qui est porté par l'extrême droite, qui est très cohérent. En face nous avons en projet de nation civique et il postule que nous décidons en toute empathie, que nous voulons "faire peuple" ensemble !

Et c'est ça je crois la force du 18 mars, de ce que nous déclenchons lors de cette élection présidentielle. Et tout le monde l'a vu ! On fait deux choses à la fois : à la fois viser la victoire à une élection qui est possible, qui est vraiment l'urgence mais, bien évidemment, on déclenche cette refondation et cette déclaration d'amour qu'on se fait les uns et les autres alors que la violence est là, alors que la possibilité d'une issue terrible, le terrorisme c'est des Français contre des Français, Théo violé par un policier, les jeunes qui ensuite tapent les policiers, la violence, elle est là !

Et la solution pacifique au règlement, elle est celle qui est proposée par la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. qui est celle de l'Assemblée constituante. Pour abonder dans ce sens-là, il faut aussi se rappeler de ce que ça a été que le 18 mars, un jour, en France.

On n' a pas choisi cette date au hasard. Le 18 mars ce n'est pas seulement parce qu'il y a 5 ans, on a déjà fait une prise de la Bastille lors de la précédente élection présidentielle, 18 mars 2012. Le 18 mars si on avait choisi cette date, c'est aussi parce que c'est le début de la Commune de 1871, c'est la date qui a été considérée comme symbolique de ça.

Et tu parlais de la reconquête de l'avenir, je vais vous lire juste une petite phrase d'un des témoins de cet événement-là, en 1871, qui était journaliste, qui a écrit une "histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris" et voilà ce qu'il dit. Il dit : " il se leva ce jour que l'histoire n'oubliera plus", il parle du 18 mars, "et qui marque dès à présent un des plus prodigieux effort pour la conquête de l'avenir" Et je pense que là, pour le coup, avec un programme qui s'appelle l'avenir en commun, choisir en plus de descendre dans la rue pour évoquer une 6e République, c'est quand même bien vu, non ? Avec de l'amour, avec de l'amour, on l'a dit #18 mars 2017, on va en parler de cette marche entre la place de la bastille et la place de la République samedi prochain.

Nous serons très nombreux ! Ce hashtag, je vous le disais, #18 mars 2017 avec énormément de questions ! Merci d'être très actifs sur les réseaux sociaux, je vais vous laisser y répondre Il y a cette question : "comment fait-on pour s'assurer une nouvelle république vraiment représentative, classes sociales, ethnies, origines avec ce processus à 50 % par tirage au sort comme on le disait ?

Raquel Alors, ce n'est pas 50%, je rappelle que le taux de personnes tirées au sort va être déterminé par les Français eux-mêmes lors du vote Et en fait, le pari de la représentativité, il tient à deux choses on le voit aujourd'hui, on l'a dit en tout début d'émission, il y a un problème de représentativité et notamment un problème de représentativité qui se voit à l’œil nu ! D'accord ! donc on a parlé des classes sociales...

Tout ça, c'est le problème de la représentativité ! Alors on a dit que si les gens ne participait pas et y compris ne candidatait pas c'est parce qu'ils ne percevaient pas que c'est en candidatant qu'on exerce un pouvoir, donc on renvoie à la question de l'impunité, des gens qui ne sont pas révocables, qui n'acceptent pas d'être révocables etc. Donc premier point : en remettant la responsabilité en politique, c'est-à-dire avec des candidats qui sont tous révocables et donc le pouvoir qui s'exerce et des programmes qui s'appliquent là on génère du désir d'être candidat !

Déjà, première solution ! C'est-à-dire il y aura plus de candidats de zones, de territoires, de classes sociales, qui aujourd'hui sont loin parce que elles ont éprouvé le caractère inefficace de la démocratie, elles viennent ! ça, c'est le premier pari.

Et puis il y a un deuxième pari qui est effectivement celui du tirage au sort. parce que le tirage au sort, statistiquement, il produit une représentativité qui n'est pas exactement celle du système partidaire électif. Et j'ajoute, troisième élément, je n'y avais pas pensé, mais je le rajoute, que c'est vrai que si, avec les inéligibilités actuelles, c'est-à-dire si on assume que l'on abolit un régime oligarchique et on dégage une caste.

A partir du moment où cette caste n'a pas le droit de se présenter, on va dire que ça fait quand même un grand ménage, ça laisse de la place à d'autres types de personnes. Une autre question de Nicolas sur la constituante : "Pourra-t-on suivre les débats publiquement à la télé ou sur Internet par exemple ?" Natacha, vous qui connaissez parfaitement les médias, j'imagine que ce sera très important aussi la médiatisation de cette nouvelle constitution C'est d'ailleurs pour ça que, l'on n'a pas parlé du rôle des médias là-dedans, Mais un des éléments fondamentaux pour apporter une forme de révolution est aussi de s'assurer d'un pluralisme dans les médias.

Évidemment dans l'état actuel des médias c'est-à-dire la détention par des grands groupes industriels, c'est beaucoup plus compliqué ! Donc là aussi c'est quelque chose auquel il faut réfléchir, par des médias alternatifs bien sûr et, là, en tout cas, on peut espérer qu'il y aura l'émergence d'un mouvement démocratique. Absolument, je pense que non seulement ça, ça fait partie de la révolution dans les médias qu'il convient de faire dès qu'on entre aux commandes et que justement, on prétend, que le peuple soit en mesure de faire des décisions et de s'impliquer.

Et j'allais dire, y compris que là, on va avoir besoin d'un soutien médiatique pour que précisément il y ait une transparence totale sur les travaux de la Constituante. Et c'est l'idée tout simplement, enfin, on a dit qu'on allait convoqué le peuple pour déclencher le processus et pour le clore. Mais entre les deux, il faut que le peuple soit aussi hyperactif et donc ça, ça va être possible justement si on a des médias performants, si on a des médias qui justement rendent compte, font état du travail politique, du travail délibératif etc.

Et donc là, on va avoir besoin évidemment, de médias, notamment avec les réseaux sociaux. Enfin je pense que, pour le coup, on a des outils majeurs qui permettent, précisément, cette implication, par le biais de la connaissance tout simplement, de ce qui se passe Et vous savez que l'Avenir en Commun a donné naissance à plusieurs livrets thématiques qui sortent de jour en jour et le livret thématique sur le thème des médias, justement, la révolution dont il est question, un sujet primordial, sera bientôt disponible sur le site avenirencommun.fr Autre question, elle est pour toi Juan : "peut-on penser à naturaliser des lanceurs d'alerte, comme le décret du 26 aout 1792?" Un mot sur ce décret d'abord,rapidement pour répondre ensuite à la question Moi je ne connais pas le décret de 1792, je suis pas sûr qu'il soit encore valide parce que normalement les décrets sont renversés à chaque constitution Mais en tout cas sur le principe, il est évidemment possible de naturaliser, sur décret du premier ministre ou n'importe qui, en fait, sans condition véritable donc c'est une proposition, je pense d'ailleurs de Jean-Luc Mélenchon en ce qui concerne Julien Assange et Edward Snowden, et c'est une demande qui a été faire par Julien Assange à l'ensemble des candidats à cette élection, qu'ils se positionnent et qu'ils disent quelles mesures ils peuvent prendre.

Il y a la naturalisation, il y a l'adoption d'un arsenal législatif, qui permette, y compris à des Français, comme Antoine Deltour, qui a fait l'objet d'un procès au Luxembourg, parce qu'il avait révélé des accords financiers, qui ont retiré des milliards à l'Etat français. Des milliards à l’État français, c'est autant d'écoles, d'hôpitaux qui ferment, et Antoine Deltour a été condamné par la justice luxembourgeoise, parce que le droit luxembourgeois leur permettait de le faire ce qui est quand même délirant ! Et la France, là-dessus, n'a pas joué son rôle, Michel Sapin avait annoncé qu'il le défendrait ça n'a pas du tout été fait, et cette personne, un individu, s'est retrouvé vulnérable au Luxembourg, de cette action.

Donc, il y a beaucoup, tout un panel en fait, il y a des lois à adopter sur ce sujet, beaucoup plus fortes que celles qui existent aujourd'hui et des décisions politiques qui doivent être prises, évidemment. Il y a beaucoup, beaucoup à faire et plus à faire que ce qui est fait aujourd'hui. Parce que c'est un des enjeux primordiaux aujourd'hui sur la question de droits de l'Homme, un nouveau fronts des droits de l'Homme, qui n'avaient pas été pensé évidemment à l'époque de la Révolution française, mais qui ferait, qui permettrait soit d'actualiser le statut de la France comme pays des droits de l'homme. soit de renoncer en fait à ce statut qui en effet, est pas joli joli en ce moment.

Esprit de Campagne, vous le savez, c'est l'émission qui est diffusée sur l'ensemble des réseaux sociaux et sur facebook. Regardez question facebook à l'instant : "quand vous faites un tirage au sort pour choisir un membre qui rédigera la nouvelle Constitution, pensez-vous vraiment que toute personne a la capacité égale pour un tel travail ?" c'est une réelle question Léonie.

Oui. Oui c'est une réelle question Non mais c'est pour ça que quand on dit...

Enfin ! moi, je réfléchissais à l'idée que les partis politiques doivent être disqualifiés ou que les sortants doit être sortis, Oui ça me pose question, parce que je pense qu'il y a des gens très capables aussi dans nos institutions aujourd'hui et des gens dont l'expérience serait très profitable à cette république-enfant qui naîtrait après. Je crois que le "peuple" est souvent beaucoup plus responsable et autonome et intelligent qu'on ne le croit.

Et je suis, là-dessus, assez pour...

Heu, c'est Lénine qui disait ça, non ? d'ailleurs c'est assez sexiste je me suis dit en même temps, que l'État devrait pouvoir être dirigé Par n'importe quel ménagère...

C'est pas terrible comme phrase en fait ! Mais c'est vrai ! C'est à dire n'importe qui doit pouvoir comprendre comment fonctionne l’État et comment il doit fonctionner, sinon l'État n'est pas démocratique.

Alors ça, ça s'articule au court de l''école c'est-à-dire qu'il n'y a pas de République sans une école qui fasse son travail parce que sans un peuple éduqué, la démocratie c'est la tyrannie des imbéciles Donc ça va avec, mais simplement il faut aussi avoir à l'idée qu'il y a des savoirs non scolaires et qu'il y a des dimensions de la connaissance qui doivent être prises en compte et qui doivent être revalorisées et qu'il y en a dans tous les domaines professionnels, dans toutes les strates de la société et ça fait aussi partie de ce que peut partager un peuple. Je rajoute que dans le programme de la France insoumise, il y a deux âges qui sont modifiés par rapport à l'état actuel des choses, au système actuel. D'abord nous augmentons l'âge de scolarité obligatoire, nous la faisons passer à 18 ans, et inversement nous descendons donc le droit de vote à 16 ans.

Et ça nous paraît générer une dynamique très vertueuse parce que vous avez, ces années 16-17 ans, des jeunes qui sont sous main d'école et qui ont déjà le droit de vote, ce qui tend à modifier en fait la vocation de l'éducation nationale dans ces dernières années. Alors que dans un système actuel où on dit que c'est juste pour aller sur le marché du travail en gros et là, donc, c'est la question de la formation du citoyen. La deuxième chose dont je veux témoigner, c'est que je fais, avec Charlotte, avec de nombreuses autres militants de la France insoumise, des réunions partout en France, autour de ces problématiques.

Et donc nous faisons des groupes de travail et nous posons la question : faut-il le droit de révoquer les élus ? faut-il le vote à 16 ans ? faut-il prendre en compte toutes les voix, blanches et nulles dans le suffrage exprimé ? faut-il la règle verte ? faut t-il le droit de préemption des travailleurs sur leurs outils de travail en cas de délocalisation sous la forme d'une coopérative ?

On pose des questions des fois compliqué et bien sachez que, systématiquement, toujours les gens ont quelque chose à dire ! Et au départ ils sont méfiants parce que nous sommes éduqués à cette idée que il ne faut pas donner son opinion sur la Constitution, je le disais tout à l'heure. On est en mode, le cerveau mode "off" sur la Constitution.

C'est comme le feu rouge, tu t'y arrêtes, tu ne t'y arrêtes pas mais tu dis pas "tiens pourquoi il est là ?" Ton cerveau il réfléchit pas là-dessus. Et quand on dit : c'est "on", ça y'est, on réfléchit à la Constitution, tu es légitime, tu es apte, et bien, sachez que tout le monde a quelque chose à penser et ce serait très méprisant, il faut sortir du mépris du peuple : la 5e république souffre d'une caste qui méprise le peuple qui déteste le peuple, qui se méfie de celui-ci.

Et effectivement ça commence par considérer que tout le monde n'a pas, certes, la même formation mais tout le monde a le même droit égal et la légitimité à constituer, voilà. Et c'est l'importance de notre mentalité, je crois, que c' est l'utilité de cette modalité d'élection de la Constituante qu'on a définie Il y a des gens qui sont là sur des programmes, des mandats, avec une logique de responsabilité de re-présenter quelque chose qui a été affirmé par les électeurs, et d'autres qui sont là, sur le tirage au sort, donc ils n'ont pas de mandat, c'est l'ordinateur qui leur a donné ce pouvoir mais du coup de leur propre expérience, ils doivent fabriquer cet intérêt général. Mais la question est quand même intéressante parce qu'elle pose quand même la question dont on parlait avant l'émission de la technocratie qui elle aussi à très mauvaise presse, pas par rapport au même genre, mais je veux dire si le peuple a mauvaise presse, la technocratie aussi à mauvaise presse.

La technocratie, normalement, c'est des gens, la bureaucratie, c'est des gens dont c'est le métier, de constituer des architectures institutionnelles, de constituer des mécanismes qui vont rouler, qui vont pas etc. Donc le citoyen peut se réapproprier ce pouvoir, maintenant la question "est-ce que tous les citoyens peuvent ? Est-ce que tous les citoyens veulent ?

Est-ce que tous les citoyens doivent se réapproprier ce pouvoir?", elle est intéressante. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une possibilité d'avoir une spécialisation dans la citoyenneté avec des gens qui se spécialisent dans cette compétence technique là, parce que ils aimeraient ça, parce que voilà, on a le droit d'aimer le droit constitutionnel Et donc finalement de vouloir être énarque, et donc ensuite, enfin, alors...

Après je trouve ça intéressant parce que je pense que ces débats doivent être au cœur aussi de la réflexion.Qu'est-ce qu'on fait, parce que c'est aussi eux qu'on veut convaincre, qu'est-ce qu'on fait de ces talents ? Parce qu'il y a des talents quand même dans ces groupes de gens.

Je ne suis pas maitre de conférence en droit constitutionnel Mais oui ! Mais c'est pas le sujet Je me rends compte que quand on fait des réunions justement, des réunions publiques sur le thème de la Constituante et de la 6e République On est face à des gens dont c'est pas forcément la spécialité. Moi je n'interviens pas d'ailleurs comme prof de droit constitutionnel, je refuse justement d'arriver avec des arguments qui pourraient être des arguments "scientifiques" et qui du coup, "valent" par eux-mêmes.

Or non ! j'interroge précisément les citoyens que j'ai en face de moi par rapport à leur volonté, enfin leur désir Et ce dialogue est nécessaire ! Oui !

Il est nécessaire Mais je pense qu'on peut très bien mettre à disposition un certain nombre d'options, qui sont des options pour l'élection du président de la République ou pas, et ensuite on examine les conséquences. Tout le monde est capable d'avoir une idée là-dessus et c'est pas du tout ni manipuler les gens ni les mettre dans une situation impossible parce qu'ils n'auraient pas l'expérience, ou l'expertise ! Surtout pas.

Donc tout le monde peut et tout le monde devra en tout cas participer à cette nouvelle constitution. J'espère que vous y voyez un peu plus clair sur cette 6e république et sur cette assemblée constituante avec tout ce dont on a parlé. On peut vous montrer un livre "le guide citoyen de la 6e république" Raquel Garrido explique très bien ça.

Et sur le site de l'avenir en commun également toutes les propositions y sont déclinées. Merci beaucoup, on arrive au terme de cette première partie de l'émission, merci beaucoup Natacha Polony d'avoir été avec nous cet après-midi, ce soir, plutôt ! A Léonie Simaga, Juan Branco et Raquel Garrido.

Je conserve avec moi Charlotte Girard pour la deuxième partie de cette émission consacrée à cette grande marche, d'ores et déjà, historique qui s'annonce samedi, prochain samedi 18 mars 2017. Vous continuez de réagir sur l'ensemble des réseaux sociaux #18mars2017, je crois qu'il y a un petit jingle, allez ! Jingle !

Bien nous allons donc parlé cette fois de cette marche. C'est samedi prochain, samedi 18 mars, avec Mathilde Panot et Romain Jammes, coordinateurs tous les deux des groupes d'appui partout en France, Bastien Lachaud responsable des événements qui a la lourde tâche d'organiser ce 18 mars et Raphaëlle Martinez, bénévole. Bonjour ! voilà on va te trouver un micro, merci beaucoup à tous les quatre d'être ici.

Tout d'abord un mot Bastien pourquoi ces deux places ? pourquoi de Bastille à République ? Qu'est-ce que ça évoque ? on a évoqué la date du ce pourquoi du 18 mars.

Pourquoi ces deux places ? Pourquoi une marche ? Pourquoi la place de la République ?

En fait ces deux places, ce sont deux places, qui, au sein de la géographie parisienne, sont fortement symboliques. La place de la Bastille, c'est bien évidemment la date du 14 juillet 1789 et donc la prise de la Bastille, La bastille qui était le symbole de l'absolutisme monarchique. Le symbole le plus criant, vu que c'est là où sur la volonté seule du monarque pouvez être emprisonnée à vie à n'importe quelle personne sur sa bonne volonté et donc à partir de là c'est donc le symbole de la rébellion du peuple français, des sans-culottes dont Jean-Luc Mélenchon parlait, par excellence.

Donc le rendez-vous Place de la Bastille est éminemment symbolique et totalement logique dans notre projet. Et, évidemment, la marche, parce que de cette rébellion va naître la République du peuple comme est née la Première République en 1792 et donc c'est la marche symbolique du peuple organisée vers cette nouvelle république Alors vous savez dans cette émission, on vous livre un peu les secrets de la fabrication de cette campagne présidentielle Ces secrets sont absolument passionnants et nous avons Bastien qui est chargé d'organiser cette marche avec des milliers de personnes, avec toutes les questions autour de la sécurité, par exemple, comment ça se passe ? C'est-à-dire qu'à un moment donné au niveau de la campagne, on se dit, on va faire une marche entre Bastille et République pour réclamer la 6e République ? 100000 personnes, pas grand monde, comment ça se passe ?

On prend contact avec la préfecture ? On demande des autorisations ? Raconte-nous, comment, dans les faits, l'organisation se déroule.

En fait, il faut en effet prendre contact avec l'ensemble des autorités qui peuvent avoir leur, qui ont leur autorisation à donner donc c'est la préfecture de police de Paris, La division de l'ordre public et de la circulation, la division des grands événements pour que l'ensemble des structures que l'on va construire sur la place de la République soient validées, agrées. C'est prendre contact avec la mairie de Paris, qui est le gestionnaire de l'espace, parce que il y a des parkings souterrains par exemple sous la place de la République Et donc il n'est pas possible d’excéder un certain poids par mètre carré en fonction des différentes zones sur la place C'est un métier incroyable ! Rendez-vous compte des journées de Bastien, quand même qui doit Calculer le poids sur les parkings !

C'est absolument incroyable, Charlotte Ah oui, je suis très impressionnée mais c'est vrai que tout finalement aussi tourne autour des questions concrètes mais je vois à quel point dans cette campagne en particulier, enfin la campagne de la France Insoumise, On a des objectifs, ce sont les objectifs politiques et on les met en cohérence, en concordance avec des contraintes matérielles, mais voilà c'est tout l'art finalement de faire campagne En fait c'est ça, c'est rendre concrets les idées, les objectifs politiques et après, c'est vrai que, on est dans une dans une période d'état d'urgence et donc organiser une marche sous les contraintes de l'état d'urgence, c'est quelque chose de beaucoup plus compliqué. Y compris financièrement je crois ? Bien sûr !

Parce que, là, ce que la préfecture nous demande comme mise en œuvre d'éléments de sécurité, ça a des coûts très très importants. Mais bon on n'a pas vraiment le choix là-dessus. J'ai oublié de saluer Maxime Da Silva qui nous a rejoint Salut Maxime !

On va parler, donc, concret. Quel est le programme de cette journée ? Pas mal d'artistes présents tout au long de cette après-midi de ce samedi 18 mars Le programme de cette journée ?

Qui s'y colle ? Sébastien. Oui le programme, il est, on va dire, assez simple: on a un rendez-vous à partir de... donc on a une marche qui va débuter à 14h place de la Bastille Les premier bus de province, Maxime vous en parlera Arrivent vers 10h du matin.

Et on peut imaginer que Jean-Luc Mélenchon prendra la parole place de la République vers 15h. Et avec des concerts avant et après la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon. Et les noms de l'ensemble des artistes, ou presque, seront publiés demain sur l'ensemble des réseaux sociaux Il y a pas mal de petites surprises, j'ai pas droit de vous en dire plus pour l'instant, mais croyez-moi que je suis dans le secret, je suis pas dans beaucoup de secret mais dans celui-ci, si !

On se retrouvera d'ailleurs avec Charlotte sur la scène de la place de la République pour animer ces concerts et ces prises de parole, ce qui sera forcément aussi pour nous un grand moment d'émotion de parler sur cette si belle place. En plus, ça me fait des souvenirs, tu sais, que y a 5 ans j'étais déjà le 18 mars 2012 l'animatrice des insoumis ! - et moi, je te regardais ! - et voilà ! - je voyais une grande dame parler sur cette incroyable scène de la Bastille !

Je suis en Province, je suis à des centaines de kilomètres de Paris, comment je fais pour venir ce samedi 18 mars ? Donc c'est simple on a mis en place des cars dans toute la France donc où que vous soyez en province on pourra se rendre le 18 mars à Paris. C'est important, vous avez bien entendu !

Où que vous soyez en province, on pourra se rendre sur Paris à cette grande marche ! Donc il y a à peu près 200 cars, on peut réserver sa place de car sur le site 18mars2017.fr On a fait, il y a trois tarifs 22, 44, et 60€ pour permettre à tout le monde de pouvoir venir, même les villes les plus au sud Nice, Toulon, Perpignan payent aussi 60 € , donc il y a une péréquations géographiques des tarifs s'il y a des questions on a fait une foire à questions qui est disponible aussi sur le site 18mars2017.Fr et une fois que vous avez réservé, vous renseignez votre adresse mail dans le formulaire de réservation, et vous recevrez la semaine prochaine, l'heure et le lieu Exacts de prise en charge pour que la montée se passe très bien C'est-à-dire que c'est simple d'usage C'est-à-dire que on va sur le site et à ce moment-là il y a un petit formulaire à remplir et on est contacté pour nous donner le rendez-vous.

C'est ça, vous cliquez sur la ville, l'heure sur le site Et comment on paye ? Par carte bancaire, ou par chèque jusqu'à demain ! c'est pour ça que c'est important d'aller réserver sa place ce soir ou demain si on doit faire son règlement par chèque puisque à partir de demain, ce ne sera plus possible vu la proximité de la date avec l'événement.

On parle de la mobilisation des groupes d'appuis aussi, Mathilde, vous savez des groupes d'appui qui sont un peu partout sur le territoire et qui se mobilisent aussi pour cette journée du samedi 18 mars. Oui tout à fait donc les 2900 groupes d'appui en France et même à l'étranger d'ailleurs se mobilisent aussi pour cette journée, que nous voulons faire, où nous voulons faire une démonstration de force donc ce weekend il y a eu plus de 1000 actions pour justement mobiliser, inviter les gens, convaincre autour de cette journée. Donc ils remplissent les cars dont Maxime parlait à l'instant, ils trouvent les volontaires parmi les groupes puisqu'il y a déjà d'ores et déjà 500 volontaires qui sont inscrits pour que cette marche soit un succès donc mobilisation partout et avec une journée francilienne qui aura lieu jeudi 16 où, dans toutes les gares, métro, tram, etc., les groupes d'appui serons présents pour inviter tous les Franciliens à venir à cette marche.

Et si on est en province on peut réclamer des tracts pour pouvoir les distribuer dans d'autres villes, comment ça fonctionne ? Oui, alors on peut commander du matériel sur le site 18mars2017.fr et, pour vous donner une idée de l'activité des groupes d'appui, on a d'ores et déjà envoyé distribuer un million de tracts, 200 000 affiches non ! 100 000 affiches, pardon 20 000 bandeaux et 100 000 autocollants.

Alors on vient de voir le parcours à l'instant sur l'écran, regardez, en bas place de la Bastille, on passe par le boulevard Beaumarchais, boulevard du temps, place de République. Combien de temps de marche à peu près, Bastien ? Il faut compter d'un bon pas, un quart d'heure mais c'est ça, c'est quand il y a personne. (rires !) mais là, avec le monde, beaucoup plus donc au moins, au moins 40 minutes.

Et donc on va avoir un cortège qui va suivre ces boulevards et qui va être organisé en cortèges thématiques mais également en cortèges régionaux pour que l'ensemble des des insoumis qui viennent de Province puisse défiler ensemble. Mais plus plus largement, je disais les insoumis, mais on est bien sur une marche qui dépasse le cadre de la France insoumise, parce qu'il s'agit bien d'une marche pour une revendication, celle de la 6e République, et donc qui est quelque chose qui est ouvert à toutes Et à tous. Donc, y compris, on n'est pas obligé d'avoir appuyé la candidature de Jean-Luc Mélenchon, cela dit, ce serait bien de le faire, parce que c'est encore possible Mais on peut évidemment venir comme un citoyen lambda voilà qui veut s'impliquer.

Comme un citoyen qui vient à n'importe quelle initiative qui soutient une cause qui lui est chère. Voilà par exemple, vous ne savez pas encore pour qui voter, tout cela vous échappe un petit peu la campagne présidentielle va pouvoir peut-être réellement débuter, où on va vraiment parler du fond. Si vous êtes curieux, curieuse, venez à cette marque, discutez avec des gens il y aura plein de choses à apprendre et avec un une prise de parole de Jean-Luc, entre autres, aux alentours de 15h, Bastien.

Il y avait question tout à l'heure : est-ce qu'on pourra récupérer du matériel sur place Pour éviter les frais de port et se les faire envoyer ah oui on pourra récupérer du matériel et notamment grâce aux cars, ça permettra aussi avec les sous de pouvoir un petit peu en ramener Et de ne pas avoir les frais de port pendant quelques temps. Repartir les soutes pleines... - C'est ça ! - Bien !

Un petit rappel donc vous pouvez encore vous inscrire via les sites il reste encore quelques places dans les bus, on rappelle ? - oui, il reste des places, plus beaucoup, il faut se dépêcher Que dire de plus sur l'organisation de cette marche ? Donc moi j'ai une question quand même parce qu'on a aussi un vocabulaire d'organisateur, comme ça, qu'on connait parce qu'on travaille ensemble etc.,sauf que voilà il faut quand même, on décide d'expliquer Donc explique-moi, j'ai une question concernant ce que tu as dit sur les cortèges : tu as parlé de cortège thématique, de cortège régionaux, bon là, on arrive à savoir ce que c'est, mais les cortèges thématiques c'est quoi ?

Ca fait tout de suite un peu techno ça ! Oui mais en fait, pas du tout, en fait c'est des cortèges qui sont revendicatifs autour de certains éléments par exemple du programme de l'avenir en commun (Charlotte Girard : ça, ça me plait) mais qui pourront réellement...

Je m'en doutais. qui pourront réellement prendre tout leur sens dans une 6e République. C'est la question de la planification écologique avec la règle verte, - Chapitre 3 - C'est la question de la redistribution des richesses par exemple. - Chapitre 2 C'est la question des services publics, pour toutes et tous Ça c'est transversale ! - Voilà - (rires) C'est la question de la lutte contre les discriminations et l'égalité - chapitre 1 - voilà !

La question de la sauvegarde des biens communs ? - chapitre 1 - La question du progrès humain et de l'émancipation - Chapitre 6 Et enfin, la question de la France souveraine et altermondialiste - chapitres 4 et 5 - Ce qui nous fait un 19/20, ce qui est pas mal ! Voilà !

Non mais cela veut dire qu'il y a 7 chapitres donc probablement sept cortèges thématiques au moins. C'est ça ! - Voilà super !

Il y a une question de Gaëlle sur Twitter : "est-ce qu'il y aura des actions organisées ou des manifs dans des grandes villes pour ceux qui ne peuvent pas se rendre dans la capitale ce week end ?" Bastien Non ! en fait c'est vraiment une manifestation nationale, à Paris, donc bien sûr donc l'événement a lieu à Paris, c'est pour ça qu'on invite vraiment tout le monde à pouvoir monter Ceux qui ne peuvent pas, pourront suivre l'événement sur les réseaux sociaux Donc ça sera filmé pendant tout le... ?

Une grande partie Ah ! Sans compter les périscopes et tout ça ! - En plus !

On sera présent sur l'ensemble des réseaux sociaux toute la journée, on vous le promet et puis aussi à partir du 18 mars, toute l'équipe de campagne avec Jean-Luc Mélenchon en tête de liste évidemment, seront présents partout en France, quasi quotidiennement, pour la dernière ligne droite avant ce premier tour donc du 23 avril prochain. Comment on peut aider pour l'organisation du 18 mars ? question d'AyLec sur Twitter.

Je vous laisse répondre. C'est la question des volontaires peut-être Pour certains, qui viendront plutôt tôt le matin, on peut aider pour l'installation, décorer la place etc. On peut aussi aider à accueillir les gens, notamment les gens des cars, on peut aider à vendre du matériel à la criée donc on vous invite à venir plutôt vers 9-10 heure pour celles et ceux qui veulent être volontaires et à ce moment-là, on vous attribuera, on vous orientera vers des taches sur lesquelles il y a des besoins.

Attends Mathilde, là tu parles de gens qui se décideraient un peu à la dernière minute et qui se mettent à disposition pour la journée le jour J mais est-ce qu'on peut s'inscrire, on va dire avant, pour se porter volontaire Le plus simple c'est de contacter le responsable du groupe d'appui le plus proche de chez lui qui a reçu un formulaire d'inscription pour l'ensemble des tâches à accomplir Oui et il y a déjà eu 7 réunions en Île-de-France qui ont permis justement à des volontaires de venir donc on a fait des réunions séparées par département et pour ceux et celles qui veulent aider avant peut-être Romain peut en parler aussi, il y a des ateliers pancartes, les insoumises et les insoumis débordent de créativité j'ai vu qu'en ce moment il y en avait qui étaient en train de créer une batucada en apprenant les rythmes sur lequel, pour que les gens puissent si greffer donc il y en a beaucoup qui font des pancartes et notamment on a ouvert un atelier pancartes tous les jours dans notre deuxième petit local alors, moi je suis très curieux, Romain et Raphaëlle comment on fait une pancarte ? Apprenez-moi à faire une pancarte ! C'est-à-dire plutôt des pancartes de l'équipe de la France insoumise.

La marche du 18 mars va être une marche avec beaucoup de monde qui va être festive et joyeuse et on invite tout le monde à créer son propre matériel pour s'en servir d'étendard pour défendre ses propres idées et donc avec Raphaëlle qui va se présenter, je te laisse te présenter, Raphaëlle. Je m'appelle Raphaëlle Martinez Et je suis candidate insoumise dans le Val-de-Marne pour les élections législatives et donc voilà avec Romain on va faire un petit tutoriel de réalisation de pancartes Sympas pour le 18 mars Apprenez-nous ! Pour faire une pancarte, vous allez voir c'est très simple, on va faire ça en 5 minutes ! - Oh lala , y'a un tuto là en direct ? - oui ! en direct ! - Super !

Grosse production cet après-midi vous voyez avec beaucoup de beaucoup de décor. Faut qu'on se pousse, Robin ? Et va y aller avec le chevalet, là Tiens, on y va !

J'y vais avec toi, là, comme ça ? Le tabouret de l'artiste...

Je la pose ? - Vous le voyez, à priori une pancarte avec du carton suffit. Tu vois, je vais la tenir, je vais faire le chevalet !

Avec un petit peu de peinture. Peut-être....

Si vous êtes chez vous, mettez peut-être un peu de journal pour éviter de salir votre carrelage ou votre parquet voilà donc le tuto de la France insoumise pour réaliser une pancarte en vue de cette marche entre Bastille et République ce samedi. Alors, pour faire une pancarte c'est très très simple, Il faut un morceau de bois, du carton-plume, tout ça, on trouve ça dans n'importe quel magasin de bricolage ou dans son garage quand on en a un. ça ne coûte pas cher.

Un peu de peinture qu'on a mis avant, Parce que si on avait mis là maintenant là en direct on se serait regarder dans le blanc des yeux pendant 20 minutes...

Alors je suis quelqu'un de passionnant mais je pense que les gens en auraient eu marre au bout d'un moment Et on a préparé des slogans. Et si vous en avez d'autres, on en à même une en réserve au cas où Donc de la peinture, un morceau de bois, du carton-plume, c'est parti ? Les slogans, les personnes dans la salle, arrivent à les voir ?

Ouais peut-être bah on va les faire Je sais pas là ils voyaient les slogans Non non , on va les... ok !

Et en plus vous avez un défi temps puisque vous devez l'accomplir en 2 secondes. Bravo ! Ça par exemple vous auriez peut-être pu préparer la peinture avant peut-être, pour gagner quelques précieuses secondes par exemple mais c'est pas grave on saura pour la prochaine fois (rires) Donc là vous avez écrit le slogan au début.

Donc du papier plume que vous avez peint au début, que vous avez Laissé sécher...

ça sèche vite ! et ensuite vous avez marqué au crayon à papier ou au stylo noir, le slogan que vous souhaitez. Et ensuite vous remplissez. avec la peinture. les lettres.

Est-ce qu'il y a un code couleur à respecter où on prend la peinture dans son ? - On fait ce qu'on veut. Moi, d'habitude, quand je milite avec des gens Ils refusent absolument que je le fasse parce que j'ai une écriture horrible donc là je le fais exceptionnellement !

Non ! C'est pas mal ! Il faut quand même partir avec un concept, il faut des idées quoi ! et donc on inscrit tous nos souhaits, nos désirs, nos revendications Nos colères Vous pouvez incontestablement laisser libre cours à votre imagination sur ses pancartes et puis j'ajoute que sur le site JLM 2017.fr il y a tout un tas d'objets que vous pouvez acheter pour refaire la décoration de votre salon, pour aller faire vos courses avec des sacs durables ! vous gardez votre sac dans votre voiture. des mugs aussi ! qu'est ce qu'on peut citer encore ?

Allez-y, je vous en prie. Attendez on va pas vous entendre. Déjà bonjour, vous venez d'où ?

Moi je suis de Paris Allez-y prenez le micro Je suis bénévole donc au matériel. Vous voyiez comme j'ai de la chance !!!

Alors dites moi ! des sacs ? des sacs, des t-shirts, des mugs, des verres en plastique des gobelets recyclables bien sûr, des pendentifs en verre très joli, un bleu, un rouge... - avec la photo de Jean-Luc ? - non ! le Phi, le pendentif Phi C'est sur le site donc jlm2017.fr ? - Exactement ! - tous ces objets qui seront envoyés très vite chez vous ? - oui.- C'est vous qui les empaquetez ? qui les mettez à la Poste ?

Bien sûr ! Voilà les artisans de cette campagne, c'est absolument incroyable le nombre de personnes et de profils différents qu'on peut croiser au siège de la campagne de la France Insoumise ! C'est absolument incroyable.

Ce qui est intéressant dans ce système-là de création libre c'est que précisément ce qu'on fait c'est pas seulement un atelier déco et ça n'a rien à voir, en fait C'est l'idée selon laquelle quand on a décidé de venir le 18 mars, on dit quelque chose et on y va pas seulement en tant que collectif, on y va aussi comme individu qui a décidé, de s'exprimer de s'impliquer. (Jean-Luc Mélenchon arrive dans le fond de la salle, vers les pancartes et dit "tu ne crois pas que tu as un problème là ?") (La salle éclate de rires) Charlotte Girard : Ah ben voilà, il y a Jean-Luc qui arrive et qu'est ce que...

Vous assistez en direct au cours de peinture de Jean-Luc Mélenchon, je vous l'ai dit : il s'en passe des choses dans cette campagne. JLM : Non mais c'est que dans la rue, y a un mec qui a peint ça sur les murs, c'est "Défense d'Afficher." et quand il est arrivé au bout il n'avait plus de place pour la dernière lettre, donc il faut tout décaler Je vais vous montrer quelque chose !

Johanna, Johanna, on parlait d'un petit pendentif en verre, venez avec moi, c'est ce petit pendentif c'est très joli c'est vrai. Et vous l'avez en rouge, je me permets. Voilà le style d'objet. -(CG) Qui créé ça ? - C'est sur le site de JLM 2017.fr.

Qui a qui a créé ce pendentif en verre ? - (CG) je crois que c'est un artisan - (dans la salle : ) un maitre verrier Bien sûr ! et qui est le meilleur ouvrier de France dans cette catégorie et je remercie Sofia qui me dit tout ça dans l'oreillette parce que évidemment je ne le savais pas !

On sait plein de choses ensuite ! Ce cours de peinture Jean-Luc. C'est bien !

Tout à l'heure dans la loge on parlait avec la personne qui faisait le maquillage et je racontais, je sais plus pourquoi, parce qu'elle m'a interrogé sur ça justement, les ateliers de pancartes et tout d'un coup, me revient, je dis : mais moi quand j'étais étudiant la première année je crois que la première chose que j'ai appris à faire, dans le militantisme, on faisait des trucs par terre avec des affiches. Et alors la dame qui me maquille, elle me dit : " ah ben moi aussi et mon gamin pareil" alors donc apparemment ça c'est une tradition très ancienne ! On a tous commencé par faire des pancartes et je crois que c'est le plus important dans la marche du 18, c'est qu'il y ait des pancartes c'est plus important que les drapeaux de partis.

J'ai rien contre les drapeaux de partis, j'ai vu qu'il y avait une histoire là-dessus, c'est une histoire de fou ! c'est parce qu'il faut que tout le monde se sente à l'aise. Donc pas que la manif soit appropriée par l'un ou l'autre des partis.

Mais surtout qu'elle dise des choses, la marche et c'est à travers les pancartes qu'elle dit, mais elle dit des choses construites. C'est marqué "une nouvelle ère commence sociale écologique citoyenne" y a un contenu ! c'est pas juste "grrr, je suis pas content" bon.

Et là, évidemment c'est un peu plus difficile à comprendre mais (rires) ça le fais quand même ! C'est important ce que tu viens de dire, qu'il faut que vous veniez comme vous êtes et si vous avez des choses à dire, faites vos pancartes, créer vos revendications. c'est un événement vraiment ce qui va se passer ce 18 mars où on vient avec nos revendications, nos humeurs aussi pour réclamer de nouvelles choses Je lai dit tout à l'heure, c'est à mi-chemin entre un événement lié à une campagne qui elle-même a un contenu et un programme mais c'est un événement politique en France. voilà. en France qu'il y a une manifestation de masse pour changer la Constitution et la République c'est d'ailleurs, c'est comme ça que ça va être vu !

La presse étrangère va le regarder aussi comme ça, va pas simplement le regarder comme un événement de notre campagne. Jean Luc on se souviens de cette grande réunion publique à Bastille, c'était ton 2012 quelques semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle en 2012 en quoi cette marche-là, de ce 18 mars 2017 sera différente de celle y a 5 ans ? Justement c'est que il y a déjà eu celle de 2012 qui était un événement de type entièrement nouveau qui avait été anticipée parce que c'est un phénomène surprenant !

Beaucoup de gens sont restés bouche bée ! d'où sortaient tous ces gens et pourquoi ? et le directeur de campagne à l'époque qui était mon camarade François Delapierre avait anticipé qu'il y avait cette connexion entre la campagne électorale et quelque chose qui se passait dans la profondeur du pays, et si vous voulez on va .. si je prends ça sur un plan un peu "extraordinaire" L'autre jour je rencontre une jeune fille et je lui dis bon avec ma manière de faire, je lui dis alors tu viens toi le 18 ? bon alors oui oui oui je serai là Comme ça là ? tu viens le 18 ? - Oui, oui, oui Je suis pas le copain moi, bon alors je lui dis ça et elle dit oui oui et puis il y a un temps de silence puis elle me dit mais j'étais déjà là en 2012 je lui dis : dis donc ! tu es venue en poussette toi !

Elle me dit, très sérieuse tu vois, alle me dit ah non non non j'étais sur les épaules de mon père bon et maintenant donc c'est une histoire qui s'écrit dans le temps Les jeunes gens qui ont été là à ce moment là, viennent et ils participent à une histoire qui est plus grande qu'eux et beaucoup savent que le 18 mars, faut pas perdre ça de vue, C'est l'anniversaire du commencement de la Commune de Paris et de tout le pays d'accord ? donc tout le monde...

Tu mets tes pas dans les pas des géants. voilà et ce qu'il va y avoir de différent d'abord c'est le parcours. tu sais qu'on aime bien les symboles La dernière fois on est parti de Nation et on est allé à Bastille. alors Nation c'est tout le monde quoi. on va à Bastille, Bastille c'est le lieu où on abat l'ancien régime et ses symboles, c'est la révolte c'est la révolution, c'est là qu'on a brûlé le dernier trône en France et cette fois-ci on va de la révolte, la rébellion, la révolution À La Nouvelle République.

Donc il y a le sens à la fois de l'insurrection comme celle contre la Bastille et le sens de la construction positive, on bâtit un nouvel édifice, la 6e République, et on le fait devant cette statue dont vous voyez qu'elle est orientée d'une manière un peu spécial elle est nord-sud. Nord-Sud, parce que c'est un...

Je sais pas pourquoi mais les républicains ont adoré mettre leur statut nord-sud. J'allais dire il y a aussi une autre raison, enfin, c'est qu'on a rien obtenu depuis, il n'y a pas de raison qu'on lâche l'affaire donc c'est un peu une manière de dire on lâche rien. Absolument !

On ne lâche rien et on... la marche elle-même fait...

Porte une onde de choc, fait réfléchir, démontre, et tant qu'on ne sera pas venu à bout, il y aura des marches pour la 6e République parce qu'il y a eu celle de 2012 mais il faut pas oublié qu'il y en a eu d'autres en cours de route sur le même thème de la 6e République, je me rappelle au moins de l'événement Cahuzac. Quand il y avait eu ce symptôme criant de la pourriture du système, cette circulation entre la monarchie présidentielle, les grands commis de la monarchie et l'argent ! bon on a avait trouvé la réponse positive bon voilà ! c'est tout ça que va porter la journée, et c'est pourquoi les gens ils le savent ça, ils le sentent dans dans leur volonté de se mobiliser il y a un profond ressorts politique. alors on l'a dit il y aura une marche avec des milliers de personnes c'est incontestable.

Différentes prises de paroles, de nombreux concerts dont le programme vous sera dévoilé demain quelle sera la tonalité de ce que tu vas dire Jean-Luc, cet après-midi de ce samedi 18 mars ? Faudra venir pour le savoir, je remplirai ma fonction particulière de tribun du peuple et le rôle qui me revient c'est de mettre en mots à la fois, la solennité de l'instant et sa signification politique concrète, précise, bon c'est ça mon travail je suis un porte-parole, je porte la parole des gens qui sont là et ils vont être des dizaines de milliers je ne les connais pas chacun individuellement mais je les connais quand même, je sais qui c'est, je sais ce qu'il veulent, je sais parce que...

Parce que c'est moi qui porte la parole à cet instant et demain ça sera une autre, un autre et chacun à notre tour nous portons le flambeau et nous le passons Tu avais dit quelque chose lors d'un meeting qui m'a beaucoup marqué, tu disais "ne votez pas pour moi, votez avec moi" je trouve ça très fort comme paroles Parce que dans une campagne comme les campagnes électorales pour la fonction président de la République, il y a quelque chose de très - comment dire - blessant, personnel, il y a une démarche très monarchique Et il faut à la fois accepté la règle du jeu parce que je peux pas faire une campagne comme celle-là avec un masque en disant non non c'est pas moi, il y a personne...

ça c'est des histoires c'est ceux qui veulent faire les malins qui disent non, non, non c'est trop personnel, ça n'a pas de sens, c'est fait comme ça ! et en même temps il faut savoir mettre ça à distance parce que c'est pas notre projet ! Moi je suis pas candidat à être monarque présidentiel, j'ai qu'une hâte c'est que le retour du pouvoir par la nouvelle Constitution rende le peuple souverain et je rentre chez moi C'est ça l'idée alors j'insiste pas trop parce qu'après on me dit : "tu vas te faire élire pour t'en aller" ah ! misère ! faut tout réexpliquer à zéro...

On peut aussi expliquer les choses, c'est à dire quand tu dis que tu rentres chez toi c'est que juste si une 6e République advient...

évidemment ! il n'y a plus de raison que toi qui a été élu comme président de la République demeure en fonction qu'on garde un Président de type 5e république, mais après le projet politique, il continuera parce que pendant qu'il y a la Constituante, le gouvernement se fait et les gens verront des résultats et alors ils pourront se dire c'est pas mal, on va continuer, et ils continueront avec ceux qui porteront le flambeau à ce moment-là il faut avoir une approche., il faut que la méthode porte le projet il faut que le moyen contienne la fin, c'est pas demain on verra, c'est maintenant qu'on voit incontestablement ce 18 mars sera une nouvelle démonstration de force de la France insoumise et même au-delà de tous les gens qui ont envie de changer, en profondeur le système via le basculement de la 5e à la 6e République avec ses pancartes ! n'oubliez pas de créer vos pancartes ! vous avez eu un tuto absolument formidable sur comment faire des pancartes cet après-midi sous l’œil aiguisé de Jean-Luc Mélenchon, tout de même !

Romain ? quelques mots ? le gouverne-ment (NDLR : ce qui est écrit sur la pancarte) puisqu'on est gouverné par des menteurs, à commencer par celui qui nous a dit que son ennemi c'était la finance. et par un ancien du gouvernement, qui est également candidat mais qui fait tout pour le dissimuler.

Raphaëlle ? Moi je voulais plutôt faire quelque chose de positif, j'aime beaucoup les pancartes dégagistes notamment mais je voulais aussi dire que nous on est que ça, on n'est pas seulement là pour renverser quelque chose ou contre quelque chose on est "pour" quelque chose on est pour une république sociale, écologiste et citoyenne, on est pour qu'une nouvelle ère commence et on est pour qu'elle commence le 7 mai prochain. Jean-Luc !

C'est très juste ce que vient de dire Raphaëlle, c'est-à-dire que il y a pas que des revendications de "on ne veut plus ci on ne veut plus ça" il y a aussi les choses qui sont : "on ne veut plus ça, d'accord, mais par contre on va faire ça !" Ça c'est le la caractéristique du concept de l'avenir en commun. L'avenir en commun c'est pas qu'une protestation contre le passé, c'est l'invention d'un futur et il faut bien comprendre que c'est ça qui est en jeu avec nous J'ai pas quatre méchantes feuilles de papier avec trois-quatre mesure pour caresser dans le sens du poil tel ou tel groupe ou mentir effrontément comme le font certains Bon c'est tout un projet donc les gens faut bien vous dire ça ! quand vous votez avec nous, vous faites une démarche qui a une profondeur programmatique et c'est certainement pas l'affaire d'une personne en plus moi je saurai pas quoi faire d'une situation pareille, ça m'intéresse pas, ce qui m'intéresse c'est comment à partir de cet élan collectif on va aller sur des choses aussi parce que c'est une crise de la civilisation humaine les amis ! faut pas croire que c'est juste une histoire française ! en France, c'est particulier compte tenu de qui on est, quel peuple remuant on est, mais c'est le monde entier qui est confronté au même problème chacun pour soi ou tous ensemble ? on continue ce mode fou de gestion de la vie de la nature, de la société, des êtres humains ou on passe à autre chose ? et donc moi je partage ton point de vue, c'est cette idée positive que l'on doit d'abord mettre en avant ! un autre futur est possible et vous ? qu'est-ce que vous faites samedi 18 mars prochain ? si vous avez quelque chose de prévu, arrêtez !

Jean-Luc vient de vous le dire, "j'ai Bastille !" de nombreuses internautes ont créé plein de visuels à diffuser sur les réseaux sociaux ! vous voyez Usain Bolt qui dit à ses coéquipiers derrière il ne peux pas les attendre "je peux pas j'ai Bastille", on va en voir d'autres, voilà une scène de film "je peux pas j'ai Bastille ! " avec le général De Gaulle Il y en a plus de 160 ! vous pouvez vous les approprier et les diffuser sur les réseaux sociaux avec cette autre scène de film "je peux pas j'ai Bastille" voilà il y en a vraiment des milliers ! on remercie l'ensemble des personnes qui ont créé ça parce que c'est vraiment à la fois drôle ludique et terriblement véridique tu peux pas tu as Bastille, donc Jean-Luc la semaine prochaine oui et le groupe-là Je veux vraiment faire une mention spéciale pour le Discord Insoumis, on va passer le lien si vous voulez bien, c'est un groupe qui s'est auto organisé c'est une espèce de démonstration concrète de cette idée : la consigne, c'est n'attendez pas les consignes ! ils sont un millier je crois et ils sont en train de monter une opération de mobilisation tout seul ils ont décidé ça entre eux et vraiment, d'abord je veux leur dire plein de mercis, bien sûr mais surtout, prenez modèle les gens ! vous aussi ! décidez ! mettez-vous en avant !

Voilà c'est comme ça que qu'on va finir par l'emporter parce que le premier média dont nous disposons c'est nous-même Charlotte, un dernier mot sur cette marche du 18 mars ? Tu viens de dire mettez-vous en avant, moi je pense qu'il faut se mettre en mouvement donc c'est précisément ce qu'on va faire le 18 mars c'est une manière aussi de dire haut et fort Que la 5e République c'est plus possible et que maintenant il faut passer à la 6e et qu'on sait comment le faire Un grand merci rapide à l'ensemble des bénévoles, à l'ensemble des groupes d'appui, Et tous ces gens qui font cette campagne, c'est absolument incroyable, cette force qui réside dans tout le territoire Jean-Luc ! Il y a 2900 groupes d'appui coordonnés par Mathilde Panot Qui partout pullulent d'initiatives, alors les gens font des trucs incroyables à Nice, les voilà partis dans la rue à faire un groupe de 50, ils passent d'un endroit à l'autre.

Ailleurs ils inventent d'autres choses et je leur dis : continuez ! n'attendez pas les consignes ! Mathilde et Romain qui coordonnent ces groupes d'appui... et merci à l'ensemble des gens qui tweet, retweet, relaient, écrivent des informations ! vraiment ce pays regorge quand même parfois de talent et de force, de force positive, n'oubliez pas ! un dernier mot pour Terminer ce nouveau numéro d'esprit de campagne.

Quoi que vous fassiez samedi prochain, vous ne pouvez pas, vous avez Bastille ! à très bientôt salut. *applaudissements*