Discours sur l'Europe à l'occasion de la remise du Prix Charlemagne | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Emmanuel MacronFait
« l'Europe a connu ce miracle historique de 70 années de paix entre les ennemis héréditaires d'hier »
- 1:00Emmanuel MacronPromesse
« nous avons une souveraineté numérique à construire pour mieux réguler ces acteurs »
- 3:30Emmanuel MacronFait
« la France a fait ces réformes tant et tant attendu »
- 10:30Emmanuel MacronPromesse
« nous devons faire des réformes en profondeur et des transformations pour baisser la dépense publique »
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madame la chancelière faire engueuler à merci beaucoup pour vos mots monsieur le maire d'aix la chapelle monsieur le président du comité du prix charlemagne cyr mesdames et messieurs les chefs d'état et de gouvernement mesdames et messieurs ancien lauréat du prix charlemagne mesdames et messieurs les ministres messieurs le ministre président du land de rhénanie westphalie mesdames et messieurs les ambassadeurs et consuls mesdames et messieurs les parlementaires mesdames et messieurs chers amis pour définir ce que la construction européenne nous a apporté depuis les lendemains de la seconde guerre mondiale nous avons coutume de dire qu'elle nous a permis de vivre soixante dix ans de paix et c'est vrai l'europe a connu ce miracle historique de 70 années de paix entre les ennemis héréditaires d'hier et ce trésor n'a pas de prix et il est inédit dans notre continent pour tous les siècles qui ont précédé mais si je pense à la pologne aux peuples de l'ancienne tchécoslovaquie au portugal à l'espagne cyr à l'ancienne allemagne de l'est aux pays-bas lé 10 rbds alia à la bulgarie ils firent boycot à tous ces peuples frères puis je dire qu'ils ont connue soixante dix ans de paix en toute quiétude en toute sérénité de paix de liberté et de prospérité peut-on dire que les peuples de l'ancienne yougoslavie ont connu 70 ans de paix pour quelques nations d'europe qui ont emprunté le chemin de l'amitié de la coopération d'autres ont connu jusqu'à une période récente la brûlure du totalitarisme du nationalisme pour certains autres du génocide de la guerre civile de la suggestion militaire en politique le mythe de 70 ans de paix suppose une robe parfaite dont nous n'aurions qu'à soigner l'héritage mais je ne crois pas à ce mythe car l'europe est encore et toujours traversé par l'histoire et par le tragique de l'histoire à cela nous ne pouvons opposé la routine de la gestion mais une volonté toujours en mouvement qui requiert de chaque nouvelle génération qu'elle engage toutes ses forces et réinvente l'espérance recevant le premier prix charlemagne en 1950 richard de coudenhove kalergi avait nommé cette espérance faisant référence à l'oeuvre de charlemagne il avait dit de l'europe quel est le retour du rêve carolingien ce rêve c'est celui d'une unité voulu du concorde conquise sur les différences et d'une vaste communauté marchant dans la même direction celle d'une europe j'ai enlevé la charge aviez unis en son coeur battant peu fut dès cette époque cette région ce rêve aujourd'hui et rongé par le doute à nous de savoir si nous voulons le faire vivre ou le laisser mourir j'ai déjà dit à plusieurs reprises à la pnyx la sorbonne comme au parlement européen ce que la france propose mais je voudrais simplement ici partager quatre conviction quatre commandements si vous mieux autorisés ou quatre impératifs catégoriques d'actions selon la tradition de notre europe à laquelle nous souhaitons nous ranger le premier impératif est simple ne soyons pas faible et ne subissons pas en effet nous avons devant nous des grandes menaces de grands déséquilibres qui bouleverse nos peuples et nourrissent chaque jour leur inquiétude la question qui nous est posée sur chacun d'entre eux c'est voulons-nous subir acceptons-nous la règle de l'autre où la tyrannie des événements nous faisons nous le choix de décider pour nous mêmes de l'autonomie profonde et donc oui d'une souveraineté européenne qui choisira pour nos concitoyens les règles qui protègent leur vie privée qui choisira d'expliquer lé équilibre économique dans lequel nos entreprises auront à vivre des gouvernements étrangers qui de fait organiseront leur propagande ou leurs propres règles des acteurs internationaux devenus passager clandestin d'un système qu'ils décident parce qu ils l'organisent ou considérons-nous que cela relève de la souveraineté européenne le parlement européen je veux ici rendre hommage un de ses précédents présidents cher mari mes enfants de cette ville a fait le choix courageux accompagné par la commission et les états membres de décider d'un règlement général pour les données personnelles c'est dans cette ligne que nous venons aller et je crois profondément que nous avons une souveraineté numérique à construire pour mieux réguler ces acteurs pour protéger nos concitoyens pour taxer de manière plus juste qui aujourd'hui ne paie aucun impôt dans un espace économique juridique ou pourtant une conduite à de profondes transformations et menace chaque jour les intérêts des uns tout en offrant des opportunités aux autres comment voulons-nous choisir demain nos choix climatique et ce sont des choix démocratiques comme nous l'entendons en écho derrière ses fenêtres ils sont essentiels qui aura en décider là aussi des puissances extérieures ou nous mêmes nous savons que ces choix prennent du temps en matière énergétique et climatique mais la solution durable ne sera construite que si nous savons nous organiser au niveau européen si nous savons aller vers un prix plancher du carbone m là aussi une taxe à nos frontières évitant le choix du pire et de favoriser les acteurs les moins coopératifs d'avoir une politique ambitieuse vous l'avez dit monsieur le maire en matière de stockage de l'énergie renouvelable qui seule permettra de tourner une page complète de notre aventure énergétique et d'être à la hauteur de nos engagements climatiques qui doit décider de nos choix commerciaux qui ce qui nous menace ce qui nous ferait du chantage en expliquant que les règles internationales qu'ils ont contribué à élaborer ne valent plus parce qu'elles ne sont plus à leur avantage nous sommes nous européens l'écho dépositaire d'un multilatéralisme internationale que je crois fort il nous appartient pour notre propre souveraineté dans défendre la grammaire de ne pas céder et de n'être ni naïs face à la concurrence déloyale ni faible face à la menace de ceux qui ont parfois écrit ses règles avec nous qu'ils qui fera le choix de l'environnement de paix et des grands équilibres géopolitiques dans lequel nous voulons vivre nous l'avons révoqué encore tout à l'heure hier et avant-hier avec madame la chancelière cher en galas et notre collègue theresa may comme tous les autres chefs d'état et de gouvernement nous avons fait le choix de construire la paix et la stabilité au proche et moyen-orient nous l'avons souverainement assumer nous l'avons collectivement porter d'autres puissances tout aussi souveraine que nous ont décidé de ne pas respecter leurs propres paroles devons-nous renoncer pour autant à nos propres choix devons-nous céder à la politique du pire nous devons choisir bâtir parler avec tous pour là aussi réussir à construire notre propre souveraineté qui dans cette région sera garante de la stabilité nous avons eu à vivre les grande bascule liés aux migrations contemporaines qu'elles soient politiques qu'elle soit économique qu'elle soit climatique face à ce sujet pense-t-on une seule seconde que nous puissions rester les bras croisés ou là aussi nous replier sur des crédos purement nationaliste la réponse est européenne elle l'est en ce qu'elle a de plus essentiel me feront face à ces défis qu en ayant une politique ambitieuse concertée pleinement européenne pour l'afrique de l'autre côté de la méditerranée une politique de développement et de sécurité à laquelle nous avons commencé à oeuvrer mais pour laquelle nous devons être beaucoup plus ambitieux en ayant une politique ensemble de sécurité de nos frontières d'harmonisation de nos droits en ayant là aussi une politique souveraine de développement de sécurité de protection vous l'avez compris ce premier impératif auquel je crois ne soyons pas faible ne subissons pas c'est celui de la souveraineté européenne celle qui doit nous conduire celle qui doit nous conduire à faire de l'europe une puissance géopolitique commercial climatique économique alimentaire diplomatique propre nous aurons des débats et nous ne mettons sans doute pas les mêmes réalités derrière chacun de ses mots mais la condition de possibilité c'est que nous refusons le fait que d'autres puissent se décider pour nous si nous décidons qu'un grands acteurs du numérique peut décider du secret ou des règles fiscales nous ne sommes plus souverain et ce débat ne vaut pas si nous décidons que tel ou tel grand groupe énergétique internationale décide de notre politique climatique pour nous ne sommes plus à même de décider et d'avoir un débat démocratique et si nous acceptons que d'autres grandes puissances y compris alliés y compris amis dans les heures les plus durs de notre histoire se mettre en situation de décider pour nous notre diplomatie et notre sécurité parfois en nous faisant courir les pires risque alors nous sommes plus souverain et nous ne pouvons plus crédible le mans regardez nos opinions publiques nos peuples en leur disant nous allons décider pour vous venez voter venez choisir le deuxième impératif qui est le nôtre c'est ne nous divisons pas la tentation est grande dans ces périodes troubles du repli sur soi du nationalisme en pensant que à l'échelle de la nation on maîtrisera mieux les choses on retrouvera une part de cette souveraineté qui parfois demeure trop évanescente ou encore naissante au niveau européen cette sonnette d'alarmé nous l'avons eue avec le break frites mais nous l'entendons aussi des élections italienne à la hongrie jusqu'à la pologne partout en europe rawson cette musique du nationalisme cette fascination et nous sommes en ce lieu je le disais à l'instant devant ce rêve carolingien à la hauteur du teil nous souhaitons être mais le risque européen aujourd'hui et si je puis dire un risque lothar indien celui d'une division extrêmes elle tente à réduire la plupart des débats une superposition de nationalisme convaincant ceux qui doutent de renoncer aux libertés conquises au prix de mille souffrances beaucoup voudraient faire bégayer l'histoire en faisant croire à nos peuples que cette fois ci nous serions plus efficace face à tous les risques que je viens d'évoquer la division serait fatal elle réduirait encore notre souveraineté véritable les barbelés réapparaissent partout à travers l'europe y compris dans les esprits et regardons avec lucidité les dernières années les dix dernières années que nous venons de vivre beaucoup a été fait et nous devons beaucoup à celles et ceux qui ont eu l'honneur de diriger le pays et de savoir faire face aux crises et prendre dans les situations les plus extrêmes des déficits des décisions à chaque fois difficile mais ce fut au prix d'une division entre le nord et le sud au moment de la crise financière et économique ce fut ensuite au prix d'une division entre l'est et l'ouest au moment de la crise migratoire et six divisions se poursuivent comme une lettre au milieu de notre europe voulant faire s'installer l'idée que des camps seraient reconstitués et que l'unité ne serait plus possible or la seule solution qui est la nôtre c'est l'unité les divisions nous pousse à l'inaction les divisions nous pousse à la guerre de position celle là même qui fit vivre à l'europe l'un de ses pires martyrs il y a maintenant un siècle et je connais toutes ses représentations collectives qui nous inviterait à ne pas bouger y compris entre nos deux pays chéreng et là je connais tous ceux qui en france me disent allez allez vous confronter à l'allemagne la solution est dans une crise avec l'allemagne l'allemagne elle est égoïste elle est vieillissante elle ne veut pas réformer l'europe elle veut l'europe concept à son avantage je sais que c'est faux et jamais nous ne céderons à cette tentation parce que j'ai vu une allemagne qui ces dernières années a pris ces risques a fait ses choix qui avant la crise financière a su faire des réformes profondes que nous nous avons pensé pouvoir faire attendre et j'ai vu encore ces jours ci une allemagne ambitieuse et man l'europe acclamant l'europe une jeunesse allemande qui attend presque tous de cette europe parce qu'elle se souvient de son histoire et de l'autre côté j'entends aussi c est ce qui en allemagne 10 ne cédons pas aux sirènes de cette france que nous connaissons trop bien ces gens là ne sont pas sérieux ils n'ont pas fait leurs réformes et la france nous demande une europe qui serait à sa main en quelque sorte elle veut une europe pour elle une europe qui financera ce déficit une europe qui lui permettra de faire les réformes qu'elle ne sait pas faire mais réveillez vous la france a changé elle n'est plus la même et c'est le choix du peuple français qui a eu il y a un an maintenant presque jour pour jour un choix clair faire dont je suis le dépositaire et rien de plus mais la france a fait ces réformes tant et tant attendu elle continuera de les faire elle fait redresser elle est là la france lors des crises à payer sa part tout comme l'allemagne et la france souhaite une europe pour l'europe pas pour elles mêmes et donc de part et d'autre nous devons savoir là aussi dépassé les replis les musiques qui nous conduisait au pire pour acter d'une chose c'est que l'unité entre la france et l'allemagne est la condition de possibilité de l'unité européenne qui seule nous permettra d'agir et ne nous trompons pas le rêve qui est le nôtre est déjà plus que le rêve carolingien il y a eu depuis des siècles et des siècles dans notre europe des transferts d'empyr chaire peter qui ont conduit à chaque fois à chercher l'hégémonie de l'un sur les autres ils nous ont conduits à chaque fois de mauvaises décisions la france elle même au début de ce siècle alors qu'elle allait bien et penser qu' il n'était pas besoin de se réformer elle-même et qu' il n'était pas besoin de prendre de répondre aux propositions européennes fait par l'allemagne parce que cette europe nous allait bien elle nous était bénéfique ce fut une erreur l'europe qui est la nôtre ne fonctionne plus sur des hégémonies successives elle ne peut plus fonctionner sur des hégémonies successives elle ne peut se bâtir que sur une solidarité constante il y a la responsabilité indispensable que nous avions parfois perdu de vue avant la crise que nous avons rebâti et chaque état à mener ses réformes sa part de responsabilité ses propres décisions mais nous avons aussi une solidarité entre nous cette solidarité dans l'allemagne au moment de la réunification a pu bénéficier et ceux qui étaient le devoir de l'europe pour que l'allemagne puisse passer ce pas être plus forte et occuper le rôle qui est aujourd'hui le sien cette solidarité que nous devons aujourd'hui avoir sur le sujet des migrations au sein de l'europe cette solidarité que nous devons avoir sur les sujets financiers au sein de l'europe à l'égard des pays qui aujourd'hui encore on une jeunesse dont le taux de chômage atteint 30 40 50% ces solidarités là nous devons les re bâtir 6dans sinon à chaque fois à chaque fois nous prendrions le risque de céder à la sirène de celui qui a déjà oubliant la précarité de ces hégémonie européenne c'est pourquoi je crois dans un budget européen beaucoup plus ambitieux dans lequel la france prendra sa part de contribution qui porte la force de nos politiques historiques mais aussi ses politiques nouvelle qu'a évoquée à l'instant la chancelière qui portera une ambition pour défendre l'état de droit défendre une convergence économique fiscal social et une vision cohérente de notre europe celle qui correspond à l'ambition des pères fondateurs comme de ceux qui ont fait l'acte unique c'est pour cela que je crois à une zone euro plus forte plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence parce que c'est le seul moyen de permettre à tous les états qui souhaitent aller de l'avant d'aller en cette direction le troisième impératif qui est le nôtre mes amis c'est n'ayons pas peur n'ayons pas peur du monde dans lequel nous vivons n'ayant pas peur de nos principes n'ayons pas peur de ce que nous sommes et ne le trahit sont pas nous sommes aujourd'hui face à toutes ses colères ses incertitudes confronté à des tentations et parfois les pires celle d'abandonner les fondements mêmes de nos démocraties et de nos états de droit moeller s'est donc rien rien il n'est pas vrai qu'on répond aux en mauvais il n'est pas vrai qu'on répond vent mauvais en ayant de la complaisance pour ceux qui parlent passées nous ont déjà conduit parfois par faiblesse par silence à trahir ce que nous sommes ne cédons rien dans l'union européenne comme au sein du conseil de l'europe à l'état de droit à toutes ces règles ne cédons rien à la vitalité de la démocratie et de nos débats démocratiques aux contestations qui les anime à leurs forces à la civilité de ce qui est notre europe cette civilité c'est celle de l'europe des cafés des débats des universités du conflit d'idées de l'opposition d'idées qui refusent la violence d'état comme la violence de rue mais qui croit à la force de la vérité parce qu'elle croit à la force de la confrontation démocratique des idées c'est pour cela que je crois à la volonté de l'intelligence à la volonté de la culture car oui il s'agit bien de volonté il y a toujours ce marasme cher en scène que nous évoquions hier il est toujours là sous nos pieds il faut cette volonté de l'intelligence du bo de la culture non pour le faire oublier mais pour y porter des brèches cette brèche dans laquelle nous vivons depuis 70 ans qui ne sont pas des évidences qui ne sont pas l'état naturel de l'humanité européennes qui sont une exception liée à notre force d'âme donc oui se battre pour une académie européenne de la culture se bat pour les universités européennes se battre pour la traduction se battre pour la circulation des oeuvres d'art se battre pour réinventer chaque fois ce débat esthétique critique intellectuelle dans notre europe ce ne sont pas des belles idées réservé pardonnez moi uniquement à quelques intellectuels ce sont des idées essentielles pour nos sociétés pour notre jeunesse parce que c'est la force d'âme de cette brèche ouverte il ya 70 ans qui est notre combat plus encore aujourd'hui qu'hier dans le proche orient le moyen-orient l'afrique nous regarde il regarde cette voie il regarde cette capacité à ne pas avoir peur à ne pas avoir peur de l'autre et apporter ce qui a toujours été au coeur de notre vocation une part de l'universel nous étions tout à l'heure pour cette messe dans cette cathédrale dont l'octogone original rappelle comment ici dans ce lieu il y à du 2200 ans certains ont voulu faire écho à ravenne constantinople et certains autres ensuite à toutes les toutes les capitales européennes jérusalem est est présent à laitages le monde a toujours été pensée à travers l'europe dans cette capacité à ne pas avoir peur à échanger les idées les confrontations j'évoque ces périodes sans naïveté nous avons ensuite changé mais c'est cela l'europe c'est cette capacité à chaque fois à se porter dans un dialogue de l'universel à être en médiation de l'universel et à l'heure où nous parlons dans ce moment que vit l'europe ce n'est pas simplement le débat sur la souveraineté que j'évoquais tout à l'heure mais celui aussi de ne pas avoir peur pour continuer à porter ce multilatéralisme fort auquel je crois c'est à dire la capacité de l'europe à porter les règles pour le monde tout entier parce que c'est la capacité et le devoir de l'europe apporté une vision du monde en son sein et l'exigence qui va avec cette vision du monde ne pas avoir peur enfin suppose de nous mêmes nous délivrer de nos propres tabous et ne pas avoir peur entre nous c'est ne pas avoir peur l'un de l'autre c'est ne pas avoir peur parfois de nos propres fétiche en france il ne faudrait plus changer les traités il ne faudrait d'ailleurs parfois plus baisser la dépense publique et on a fait rentrer là je crois que tu le sais maintenant classiquement une préférence pour la dépense publique plutôt que pour la norme et bien acceptons de bousculer ses fétiches et n'ayons pas peur de dire oui pour avancer en europe nous devons à un moment être prêt à bousculer les traités et l'échangé et prendre ce risque démocratique oui je suis prêt à dire que nous devons faire des réformes en profondeur et des transformations pour baisser la dépense publique est la seule condition pour avancer dans cette europe est davantage respecter la norme construire ces règles communes mais de la même façon en allemagne ne peut pas y avoir un fétichisme perpétuelle pour les excédents budgétaires et commerciaux parce qu'ils sont toujours fait aux dépens de certains élus et donc n'ayons pas peur là maintenant de dépasser nos propres tabous nos propres habitudes précisément parce que nous avons à nous battre pour quelque chose qui est plus grand que nous mêmes nous avons à nous battre non pas pour les intérêts de nos pays où la préservation d'un état ponctuelle de l'europe non nous avons à nous battre pour recharger une europe nouvelle plus forte et avec elle porter cette part d'universel qui aujourd'hui est dans les mains de l'europe enfin le dernier impératif à mes yeux c'est n'attendons pas c'est maintenant nous nous sommes pendant longtemps attendu il se peut même que nous nous soyons parfois manqué les torts sont partagés mais aujourd'hui nous n'avons plus le droit aujourd'hui n'attendons pas pour faire le choix de l'europe parce qu'avec le choix de l'europe c'est en même temps celui nous le voyons bien et nous l'avons l'un de l'autre rappelé le choix de l'occident qui sera fait c'est cela aussi ce que nous portons la capacité que nous aurons à faire des choix clairs ce sera non seulement celle d'avancer vers une europe peut-être à quelques-uns pour un temps peut-être par un cercle plus intégrées parce qu'elle a toujours avancé ainsi et c'est une porte ouverte et boycot comme petro le sable je ne crois pas dans une europe cadenassée qui aurait prédéfinis un club de quelques-uns mais je ne crois pas non plus dans une europe qui peut perpétuellement attendre que 28e' hier 27 demain ou d'autres après demain soient tous d'accord sur absolument tous il nous faut acter parce que c'est toujours ainsi nous avons avancé que quelques-uns et la force d'âme le caractère la volonté d'aller de l'avant si les règles sont claires les portes sont ouvertes pour que chacun le jour où il le voudra elle pourra puisse les rejoindre et nous ne pouvons pas considérer que le choix de l'europe serait toujours le choix du seul dénominateur commun le choix du moindre risque le choix du plus petit pas à la dernière minute non il nous faut construire un choix ambitieux en redonnant une vision et une vision à 30 ans à nos concitoyens qui permettra ensuite ces petits pas et cette progression parce que ils ont besoin d'un cap parce que les nationalistes sont claires parce que les démagogues sont claires parce que l'epr sont claires les volontaires de l'europe doivent l'être tout autant avec force avec ambition alors engageons-nous ensemble dans une europe qui protège et qui porte cette ambition une robe du numérique et de la transformation énergétiques et climatiques du renforcement de la zone euro d'une paulette d'une politique commerciale plus protectrice et cohérente avec nos objectifs sanitaires et environnementaux une politique migratoire plus unifiée une convergence sociale fiscale démocratique une politique de l'intelligence de la recherche de l'innovation avec cette méthode nouvelle celle de la volonté et ce qui va sans doute avec celle d'une forme de prise de risque voilà mes chers amis les quatre conviction les quatre impératifs que je voulais partager avec vous ce matin en vous remerciant pour l'insigne honneur qui m'est fait de recevoir ce prix mais ce prix serait peu de choses si il était en quelque sorte une invitation à attendre ou un simple remerciement pour bon service ou services accomplis ne soyons pas faible et choisissons ne soyons pas diviser mais unissons nous n'ayons pas peur mais osons faire et être à la hauteur de nos histoires et n'attendons pas agissons maintenant l'europe est une utopie c'est une utopie mais vous êtes là donc cette utopie elles existent quand denis de rougemont il ya près de 70 ans proposé un pas formidable avec une charte des droits on disait c'est un intellectuel c'est un poète ceux-ci n'existera pas et nous l'avons fait peut-être fallait-il être homme de l'aide ou artistes pour lowe's et les utopies ce sont des pragmatiques et des réalistes alors mes z'amis essayons de tenir ces quatre impératifs de dessiner les trente ans d'europe qui sont devant nous ensemble et faisons le maintenant parce que nous perdons jamais jamais de vue que nous vivons depuis 70 ans pour certains est un peu moins bon pour d'autres une forme d'exception de l'histoire ne perdons jamais de vue que l'europe dont nous parlons est tous sur une évidence elle est sans doute l'une des choses les plus fragiles et n'oublions jamais que les langueurs l'égoïsme les habitudes sont peut-être parmi ses pires menaces alors mes amis et lyon aujourd'hui mais plus encore demain et après demain cette force d'âme de vouloir cette europe cette europe qui a fait ce temps carolingien nous nous trouvons aujourd'hui non pas pour honorer une symphonie écrite hier mais pour continuer à écrire cette partition inachevée qui est la nôtre parce que c'est notre défi parce que c'est notre devoir parce que c'est sans doute notre vocation est parce que j'ai la conviction profonde qu'elle se décide maintenant je vous remercie [Applaudissements]
Emmanuel Macron