Dialogue entre Yolanda Díaz et Jean-Luc Mélenchon aux AMFiS 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous réussi à faire reculer l'extrême droite en Espagne malgré un contexte difficile ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels sont les trois projets politiques qui s'affrontaient lors de la campagne ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous la relation avec le Parti socialiste espagnol dans un gouvernement de coalition ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels thèmes fédèrent la droite et l'extrême droite en Espagne ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous répondu aux attaques et à la diabolisation de l'extrême droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Yolanda DíazFait
« Fuimos a a esa campaña con un planteamiento que era difícil, sobre todo porque hay una pulsión permanente entre el Partido Socialista y el Partido Popular de eh volver al viejo bipartidismo en nuestro país. »
- 17:00Yolanda DíazFait
« Le hablamos claro a los trabajadores y las trabajadoras y le hablamos también claro a los empresarios. Decimos con claridad y le miramos a los ojos que nosotros sí vamos dos pasos por delante. »
- 35:00Jean-Luc MélenchonFait
« L'extrême droite sert en quelque sorte de laboratoire ou de première cuisson de la bouillie de droite. »
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« En fin, yo que suivi elle dit ils étaient pris à la gorge parce que je souris tout le temps. »
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« Era un programa radical en términos neoliberales. »
- 1:30Jean-Luc MélenchonFait
« La supresión de multitud de impuestos, en fin, lo que hemos visto en el Reino Unido. »
- 2:30Jean-Luc MélenchonChiffre
« Cuando subí el salario mínimo que estaba hace no mucho en 641 € y cuando llegamos en 735 en España y ahora lo hemos subido un 47% hasta llegar a 1080 €. »
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[Musique] [Applaudissements] Union populaire union populaire union populaire union populaire populaire populaire [Applaudissements] Bonjour à toutes et à tous. Je crois que vous avez l'air de bien parler l'espagnol dans cette salle et je suis ravie de voir que vous avez la même chaleur à l'extérieur pour accueillir notre invité de marque aujourd'hui Yolanda Diaz qui aura le plaisir de dialoguer. [Applaudissements] Alors, j'espère que vous serez sympathique avec Yolanda qui nous disait qu'elle était un peu intimidée par cette salle remplie.
Mais on a beaucoup de chaleur ici à Valence et on a beaucoup de chaleur dans le cœur des insoumis. Et donc, j'aurais le plaisir d'animer la discussion qui, vous le voyez est déjà très vive entre Jean-Luc et Yolanda. Jean-Luc que je ne vous présente pas, notre candidat à l'élection présidentielle qui a fait 22 %.
Merci. Et donc Yolenda Diaz, ministre du travail, vice-présidente du gouvernement espagnol, leader de sous-mar Yolanda au nom de la France insouise bienvenida. Et l'objectif de la discussion aujourd'hui dans un contexte moruse pour l'Europe, on va se le dire, peut-être que nous avons ici sur cette scène les lueurs d'espoir dans une Europe menée, mal menée par une extrême droite en croissance sans cesse.
Et dans ces ténèbres, il y a des petites lumières qui vivent ici en France avec la France insoumise et la Nupesse, mais en Espagne aussi avec Sousar qui est donc ce mouvement qu'a créé Yolanda Dias il y a maintenant 1 an qui regroupe 18 organisations parmi lesquelles Iscarda, Unida, Podemos, Massverd et toute autre organisation qui a qui comporte notamment Maria Eurrenia. Je sais pas si je la vois Maria Eurénia qui est ma collègue au Parlement européen. Elle est là Maria Eurénia. ma collègue au Parlement européen Maria [Applaudissements] qui a dirigé le programme de sous-mar et qui siège à mes côtés et à nos côtés au Parlement européen.
Pour finir cette très courte introduction, vous le savez, il y a eu des élections très récemment en Espagne avec des élections qui ont été anticipées. Le Parti socialiste qui a pris un échec aux élections régionales a convoqué des élections plus tôt que prévues qui ont lieu il y a un peu plus d'un mois en Espagne. Des élections dont on disait que ça devait être la droite et l'extrême droite qui en ressortait gagnant.
Et bien Summar a fait la démonstration qu'il était possible de déjouer les pronostics et que oui, la droite et l'extrême droite n'ont pas la majorité en Espagne et oui, nous pouvons faire reculer la droite et l'extrême droite. Alors, je vais laisser évidemment souhaiter la bienvenue à Yolanda de la part de Jean-Luc, mais l'objectif, c'est qu'on commence cette discussion, cet échange entre Jean-Luc et Yolanda qui s'exprimera en espagnol et je remercie Paola de faire la traduction pour ceux qui n'ont pas encore l'espagnol courant, mais l'Espagnol, vous le savez, est une langue des luttes et l'objectif c'est qu'il y ait un échange aussi sur comment, pourquoi, comment on mène la bataille. contre cette arc réactionnaire qui se mobilise partout en Europe.
Mais on a vu qu'on pouvait le faire reculer en Espagne, en France et en Espagne, notamment grâce au travail de Yolanda comme ministre du travail qui a augmenté le salaire minimum comme jamais ça a été fait en Espagne de 48 %. Voilà à quoi sert la gauche quand elle gouverne et la gauche de rupture quand elle gouverne. Jean-Luc, je te laisse souhaiter la bienvenue à Yolanda avant qu'on lui passe la parole.
Querida Yolanda, querida María Eugenia, Yolanda, María Eugenia, en nombre de todos los insumisos y insumisas, os agradecemos mucho de ser presenta y más que todo de su victoria frente a la ultraderecha franquista española. Oui. Alors la traduction, vous avez tous compris hein, je les ai salué les deux et j'ai dit au nom de toutes les insoumises et insoumis, nous vous remercions d'être là aujourd'hui et plus que tout de votre victoire sur l'extrême droite franquiste espagnole.
Yolanda, muchas gracias. Et non, je veux pas parler en espagnol. C'est pas vrai.
Ça fait une heure qu'on parle en espagnol. à toi. Je pense que c'est intéressant de commencer cette conversation en partant de l'expérience en Espagne de la campagne récente de sous-mar où on nous disait que Vox allait remporter et je sais que la campagne a été courte mais en même temps qu'elle vous a permis de faire reculer l'arc réactionnaire dans un contexte où le parti populaire LPP est en réalité en train aussi d'abs d'absorber le langage de l'extrême droite, ce qu'on voit partout en Europe, Yolanda, La parole est à toi.
Bien, vamos. Bueno, eh gracias en primer lugar a los insumisos y a las insumisas. Gracias por haberme invitado a esta conversación que creo que es muy importante para que podamos caminar juntas y necesitamos caminar juntas en mi país, en el vuestro, en Europa y en el mundo para poder generar Sí. no solamente esperanza, sino poder cambiar la vida de la gente.
Es verdad que íbamos a un proceso electoral muy complejo en una España que es plural, que es diversa, eh que tiene enormes problemas sociales, se llama desigualdad y que era, digamos que un escenario difícil porque a pesar de que las políticas que habíamos desarrollado en el seno del gobierno estaban muy bien valoradas por la ciudadanía, muchas políticas, la subida del salario mínimo, la reforma laboral, ¿no?, que dio estabilidad en el empleo y acabó con la precariedad en nuestro país. La ley un montón de medidas, ¿no?, que cambiaron España, ¿no? como esas medidas que parecía que que no se podía cambiar nada, eh, pero sin embargo la ciudadanía no apoyaba electoralmente al gobierno de España y fuimos a una campaña después de las municipales y las europeas en las que la derecha nos derrotó. la traduction.
Euh merci aux insoumises et aux insoumis. Euh c'est une conversation très importante euh parce que euh dans notre pays, on a fait une campagne où on a voulu montrer qu'on voulait euh on a voulu redonner espoir, on a voulu montrer qu'on voulait changer la vie des gens. Euh ça a été un programme, une campagne électorale très complexe parce que l'Espagne est un pays très diverse euh très complexe, très varié. euh qui subit beaucoup d'inégalité.
Donc c'était un scénario très difficile malgré les politiques gouvernementales qui ont été mises en place ces dernières années notamment en tant que ministre qui était très valorisé par les citoyens mais mais par exemple l'augmentation du salaire minimum, la réforme du droit du travail euh néanmoin les gens n'appuyaient pas forcément le gouvernement espagnol donc et on l' la campagne des des élections régionales ont bénéficié l'extrême droite. un scénario très compliqué pour y cuando se convocaron las elecciones disponíamos de un tiempo cortísimo, apenas dos meses para poder desarrollar el proyecto sumar como movimiento ciudadano y a la vez ganar, derrotar a la derecha y a la extrema derecha y a la vez tener una distancia Socialista con el que gobernamos. era lo nunca visto en un país como les évoqué dans un temps très court.
Ils ont ils avaient seulement 2 mois sous avait seulement 2 mois pour pour faire ses preuves. C'était des élections anticipées et donc il y a ils ont dû convoquer le enfin mettre en mouvement les citoyens et ils avaient besoin de gagner dans tous les cas tout en donc c'était assez unique en Espagne H le fait de devoir faire campagne en montrant qu'ils avaient un programme différent de celui du PSOE les socialistes mais en même temps en faisant campagne ensemble pour gagner face à la menace de l'extrême droite. Fuimos a a esa campaña con un planteamiento que era difícil, sobre todo porque hay una pulsión permanente entre el Partido Socialista y el Partido Popular de eh volver al viejo bipartidismo en nuestro país, ¿no?
Por tanto, eh toda la campaña que diseñan eh los poderes fácticos en España y que diseña inicialmente el Partido Socialista eh después modula en la parte final de la campaña, pero que también eh diseña el Partido Popular es intentar revivir el viejo bipartidismo español en el que, como sabéis muy bien, se alternaban el PSO y el PP y prácticamenteo las diferencias políticas en muchas materias eran pocas, pero había una novedad y es que habíamos estado en el gobierno, nuestro espacio político y que habíamos cambiado la manera de no solo gobernar España, sino de practicar políticas públicas que impugnaron directamente el neoliberalismo. Y esto creo que era eh complejo para ser expuesto en la en la en la en la campaña electoral. Yo dije en campaña electoral que había tres proyectos políticos en esta campaña.
El proyecto político de la derecha y de la extrema derecha, que era hacer retroceder nuestro país eh 50 años atrás a la España eh de mis padres, esa España en blanco y negro, esa España que quiere que los trabajadores y las trabajadoras, que una limpiadora, que alguien de la construcción eh trabaje más allá de los 70 años. esa España contra eh machista, contra los derechos de las mujeres, contra los derechos de las personas, en fin, una España que no existe, que no es real. Dije que había un segundo proyecto que es el que lideraba el SOE, que era bueno el que el que estamos disputando en este momento, que es que las cosas queden como están.
Eh, y aquí hay un riesgo y sin poder confesar nada de lo que estamos discutiendo en la negociación de gobierno, bueno, e hay gentes en el Partido Socialista que piensan que ya hemos protegido demasiado a la ciudadanía frente al modelo de sumar, que lo que pensamos es que no hay mejor política económica que ciertamente teje a los trabajadores, eh, protege a las trabajadoras, protege a la ciudadanía en nuestro país. Y luego una tercera propuesta que era la de sumar que nosotros lo que defendemos es un país que avanza, que gana derechos, que gana el país. No solo queremos ganar las elecciones, sino que queremos transformar nuestro país.
La que lo queremos transformar en términos ecológicos, en términos de identidades plurinacionales. hicimos una campaña plurinacional en España, plurilingüística y además eh por supuesto con la razón de la igualdad dentro con las mujeres y las personas LGTBI eh dentro. Y esto creo que es el futuro de España, es decir, caminamos hacia e bueno, los derechos de mañana y esto es nuestra identidad y de esto es un poco lo que quiero hablar. [Applaudissements] Euh donc [Applaudissements] on a eu une campagne avec des questionnements extrêmement difficiles.
Il y avait une la pulsion permanente entre le PP, la droite traditionnelle et le PSO et les la gauche traditionnelle de retourner au bipartidisme espagnol qui a été le cas pendant plusieurs années. Donc l'alternance entre la droite et la gauche et en réalité avec très peu de différence politique entre ces deux parties. En revanche, nous on avait une on a voulu apporter une nouveauté, c'était on avait gouverné et donc on voulait changer la manière de gouverner avec des politiques publiques qui est anti enfin antinéolibéraliste.
Et donc pendant la campagne, j'ai dit qu'il y avait trois projets politiques qui s'affrontaient. Le premier était un retour à des années en noir et blanc, des années des années celle de mes parents, matchistes contre les droits LGBT, une Espagne qui en réalité n'existe pas, ne se reflète pas réellement. Le deuxième projet était celui du PSOE, donc que les choses restent telles qu'elles étaient le avec des gens qui pensait que les citoyens avaient été déjà suffisamment protégés, qu'on avait déjà fait suffisamment de travail et nous sous-mar qui voulions protéger davantage les travailleuses et les travailleurs. un pays qui avance, un pays qui ne gagne pas uniquement les élections, enfin un mouvement qui ne gagne pas uniquement les élections, mais qui gagne aussi le pays avec des des mesures écologiques d'identité, de plurinationalité, donc en mettant en avant les langues régionales où les femmes et les personnes LGBT avaient leur droit et donc l'Espagne du futur, euh l'Espagne de demain et c'est ce dont je veux parler aujourd'hui. y dos ideas centrales que una es creo que muy importante y seguro que eh lo entendéis por qué no nosotros formamos parte del gobierno de España con un Partido Socialista en el que ciertamente estando dentro del Gobierno de España eh hay riesgos de subalternidad con el Partido Socialista.
Creo que la distinción está en que nosotros no solamente no tenemos miedo a esa subalternidad, sino que miramos de frente al Partido Socialista, pero no al Partido Socialista, miramos de frente a nuestro país, a la ciudadanía de nuestro país. Le hablamos claro a los trabajadores y las trabajadoras y le hablamos también claro a los empresarios. Decimos con claridad y le miramos a los ojos que nosotros sí vamos dos pasos por delante para que en esas negociaciones permanentes el país vaya un paso por delante.
En esa negociación de dos pasos adelante la gente, la mayoría social gane un paso. Por tanto, digamos que rompemos esa primera frontera de la subalternidad yendo siempre por delante. Esto es, insisto, lo que ahora mismo se está discutiendo en el programa de gobierno con el Partido Socialista.
La España que avanza, la España que quiere más, que quiere más derechos, que quiere continuar lo que hemos hecho o la España que se resigna y que le hace guiños a los poderes económicos. En definitiva, ganar la democracia en su sentido extenso, no solo votar cada 4 años, sino la democracia económica. La democracia tiene que llegar a todos los lugares.
Los más ricos, eh, las grandes multinacionales que tienen beneficios, que son absolutamente oscenos en esta crisis, pues tienen que pagar impuestos, tienen que eh formar parte de del proceso democrático y desde luego eh tienen que eh ajustarse los de arriba ellos sí el cinturón para que la mayoría social pueda vivir con dignidad. Esta es una de las premisas que para nosotros era clara y conseguimos ser la única formación que habló de un programa electoral sólido en España. Luego hablo de la segunda condición. [Applaudissements] Donc je j'aimerais parler de deux idées centrales dont la première qui est très importante, c'est qu' on fait partie d'un gouvernement en Espagne avec les socialistes et donc il y a ce risque permanent de subalterner le Parti socialiste.
Or, on les regarde d'en face et quand on les regarde d'en face, on les regarde pas seulement eux, on regarde les travailleurs et les travailleuses. On leur dit clairement que les négociations seront toujours avec deux deux pas d'avance pour que les gens gagnent, même si c'est un seul pas. Et c'est ce dont on parle en ce moment avec le PS, le parti socialiste.
On veut une Espagne qui avance, une Espagne où on gagne des droits, une Espagne où on garde la démocratie mais au sens large. C'est-à-dire que au sens économique, les multinationales qui sont des profiteuses de crise doivent payer davantage. Elles doivent se serrer la ceinture en premier pour avancer vers une majorité sociale.
Et pendant la campagne, on a été les seuls à avoir ce programme électoral solide. Eh, la segunda cuestión es que íbamos a una campaña en la que una vez más en mi país se demostraba la enorme capacidad performativa del Partido Popular, la la gran la la gran hegemonía que tiene en términos discursivos hasta tal punto que hicieron creer a la ciudadanía española que desde el minuto uno ellos habían ganado las las elecciones. Esto quiere decir que la la fuerza que tiene la derecha eh eh en términos hegemónicos, la fuerza que tiene la derecha económica que se volcó de lleno eh con obviamente la extrema derecha sin rubor y con la derecha y eh el primer punto de partida que teníamos que era derrotar ese relato performativo de que ellos iban a ganar.
Es decir, tenamos que decirle que fue un papel papel que le tocó hacer a Sumar, que con enorme convicción y con enorme fuerza podíamos ganar, que no era verdad lo que decían, que fueran a votar, porque si la gente se movilizaba y creía que podía ganar, ganaríamos. Y que el neoliberalismo tuvo una gran derrota para todos nosotros y todas nosotras, más allá de su proyecto económico y cultural y demás. tuvo una primera derrota que fue a hacernos pensar que no había alternativa.
Pues bien, en en la campaña electoral española, el relato h fortísimo de de la derecha económica del Partido Popular y de la extrema derecha es que ellos antes de empezar habían ganado las elecciones y la segunda semana de campaña yo me pasé toda la campaña diciéndole a la gente la verdad. Creed que podemos ganar porque vamos a ganar, pero hubo que hacer un trabajo performativo también de poder ganar. [Applaudissements] espagnol.
Donc mon deuxième point, c'est que dans la campagne, il était très important de faire enfin dès le début de la campagne, on a fait croire que le le Parti populaire, donc la droite allait gagner et donc ça la campagne a démontré l'hégémonie discursive qu'ils avaient encore parce que dès le début de la campagne, à la minute 1, ils ont commencé à dire enfin, ils ont dit qu'ils avaient gagné. Ça a démontrait la force de la droite et donc il était essentiel de rompre avec ce discours qui disait qu'ils allaient gagner et de dire que nous on allait gagner, que le le néolibéralisme était un échec pour tout le monde à faire croire que il n'y avait pas d'alternative. Et donc dès la deuxième semaine de la campagne, j'ai dit on va gagner.
Et c'était essentiel de d'avoir ce cet aspect aussi performatif dans dans le discours pour dire que non, il n'avait pas gagné et on allait gagner. Creo que demostramos que la campaña iba no solo de parar la ola reaccionaria, que esto fue el planteamiento inicial que hizo el Partido Socialista en su campaña, luego giró, sino que había que decirle a la ciudadanía española y que lo pensara, entrar en una conversación con ella, respetarla y que lo pensara que había que pararlos, ciertamente, pero pararlos desde una posición positiva para ganar más derechos, para tener más esperanza, para vivir mejor, para ser más felices, para tener más derechos laborales, para tener más derechos económicos, para tener más escuelas públicas. Es decir, no solo el no a viene el lobo, viene box, viene las extremaderechas, no, no, no. vamos a pararlos, pero para seguir mejorando la vida de la gente.
Y esto creo que fue eh clave y es clave para la ola reaccionaria que estamos viviendo en el conjunto de Europa. Es decir, esta es la tarea, no solo pararlos, que son la barbarie, sino decirle a la ciudadanía europea en todos nuestros países que nuestro proyecto, nuestro proyecto, por eso es tan importante pensar eh los proyectos de país que tenemos y los proyectos colectivos eh sirven para eh ser eh eh conseguir vidas mejores. Y ahí tenemos que ser claras y hablar con claridad y demostrar con hechos con hechos, por supuesto, desde los gobiernos o desde la oposición que nuestro proyecto mejora la vida de la gente.
Por tanto, el debate actual creo con el el freno que fue España, ¿no?, después de una pérdida de de elecciones eh en Europa eh a favor de la derecha, de la extrema derecha, brutales, hablábamos ahora, ¿no? caso de Italia, yo que estoy en el EPC, o sea, perder Italia, eh, que que salga Melonia el primero de mayo, ¿no?
Eh, con la simbología del primero de mayo, pues señalando que lanza una contrarreforma laboral contra la gente trabajadora italiana y contra los sindicatos es de una fortaleza brutal, pues no vale solo comparar, sino hay que construir en en positivo y tener proyectos que sustenten y que hagan acercar la a la ciudadanía la cosa pública, es decir, a lo que estamos haciendo. Esto creo que que es es clave que que lo hagamos, no solo parar la ola reaccionaria, sino que lancemos una ola progresista que sea plural, que enganche con la ciudadanía, que enganche con los trabajadores, con el mundo del trabajo, con la gente que lo pasa mal, que enganche con la juventud, que enganche con los intelectuales, que enganche con la gente de la cultura, que enganche. Entonces, no es solo parar la ola reaccionaria, es lanzar una ola progresista que sea imparable.
Y esto creo que es parte de la tarea que tenemos que hacer de manera conjunta. Eh, en España lo estamos haciendo y y lo hay que hacer aquí y lo hay que hacer de cara al a los procesos que nos vienen ya en Europa. [Applaudissements] Et donc dans la campagne, on a démontré que il était essentiel de pas seulement enfin, il fallait pas seulement stopper la vague réactionnaire et dire aux Espagnols qu'il fallait arrêter cette vague de de la droite et de l'extrême droite, mais que il fallait ici de construire un projet euh qui donne espoir aux gens et qui et la de d'opposer une vague progressiste plurielle à cette vague réactionnaire avec le peuple, avec les artistes, avec les intell intellu c'est un travail conjoint et c'est très important de le faire en Europe. [Applaudissements] J que es nosotros afrontamos una campaña que era muy compleja e por una razón fundamental que entendéis aquí.
Eh, nuestra posición con el Partido Socialista no es la vuestra. Eh, entonces [Rires] [Applaudissements] entonces teníamos que hacer una campaña en la que teníamos que tener un proyecto desde sumar propio, cargado de ideas, lleno de ideas, de propuestas para mejorar el país. Hemos demostrado desde Gobierno de España que sabemos gobernar y que mejoramos la vida de la gente, por tanto, teníamos un buen legado, pero hemos conseguido que el Partido Socialista defienda el legado de lo que hemos hecho nosotros en el gobierno de España, que es como una cosa que no había pasado nunca en nuestro país. y a la vez decirle a las gentes progresistas de nuestro país que competíamos, pero que cooperábamos con una difícil línea entre la competición y la cooperación, ¿no?
Quizás el debate público que tuvimos en España, ¿no? Lo llamativo fue eso, es decir, que que transmitíamos a la gente progresista que nos que merecía la pena votar y y hacíamos explícita la la buena relación que teníamos, pero teníamos que buscar distancias para que nos votaran de manera diferente. Esto fue lo más difícil que que hicimos. [Applaudissements] Euh donc on a affronté, on a eu une campagne très complexe parce que on bon notre relation avec le Parti socialiste d'Espagne n'est pas la même que celle que vous avez avec le Parti socialiste, mais on a dû faire la campagne propre à sous-mar avec nos idées propres et donc on avait déjà réussi à démontrer qu'on savait gouverner, qu'on savait améliorer la vie des gens du fait de notre expérience au gouvernement de de faire campagne en compétition mais en coopération.
Euh et donc notre débat public a été cette victoire de démontrer aux gens progressistes que on avait une bonne relation mais qu'on avait quand même des distances et des programmes différents et donc on a réussi quand même à créer un vote différent. [Applaudissements] C'est mon tour. C'est ça.
Bon, d'abord, je voudrais que vous vous sentiez mes amis et camarades, l'importance du moment que nous sommes en train de vivre. Yolanda Diaz et les camarades de Soumar. à la faveur d'un système électoral qui le rend possible, ont pu à la fois affirmer leur identité et permettre la formation d'une majorité.
Mais il n'y a de majorité en Espagne que parce qu'il y a sous-mar. La présence de Yolanda Diaz une faveur qu'elle nous fait car en ce moment même et dans un délai de temps qui est étroit, il faut que se forme un nouveau gouvernement. Le roi d'Espagne, Bourbon et Bourbon, a commencé par confier la tâche de former un nouveau gouvernement au perdant, c'est-à-dire à la droite.
Et sans doute, feront-ils traîner les choses pour que les socialistes et sous-mars est un délai de temps extrêmement étroit pour s'accorder. Vous savez tous ce qu'est dans ces moments-là la vie politique. Chacun joue sur le délai.
Il faut donc à Yolanda et à ses camarades beaucoup de sang frroid pour tenir les objectifs qu'ils se sont donnés et qui nous intéressent tous parce que ce sont des questions stratégiques de très haut niveau. Comme elle vient de vous le dire, la situation de Sousar n'est pas la nôtre. Nous avons nous réalisé en France ce que les Espagnols avaient appelé le sorpasso, c'est-à-dire ce que nous représentons passe devant le vieux système de la social-démocratie de ses alliés, bagag accompagnés et compagnie.
Nous avons donc un contexte qui est différent de celui de nos camarades espagnols. Pour autant, la méthode est la même et c'était important, nous semblait-il, que vous l'entendiez. Quelle est cette méthode ?
Le système électoral espagnol permet à Sousar de s'affirmer tout en annonçant et en additionnant les forces, ce qui n'est pas possible. dans le système électoral français. C'est la raison pour laquelle j'avais réagi et j'ai réagi un peu vigoureusement en entendant le premier secrétaire du Parti socialiste français dire qu'on avait qu'à faire comme en Espagne et que c'était une voie directe vers la victoire.
Non, si nous partions séparément, nous perdons. Par conséquent, pourquoi ? parce que le système électoral n'est pas du tout le même.
Nous sommes donc en quelque sorte tenus à être unis si nous voulons l'emporter par la voie la plus rapide dès le premier tour. Je vous donne ces précisions pour que vous appréciez et que vous augmentiez votre culture politique pour arriver à comprendre comment elle nous qui sommes les deux positions dans toute l'Europe de gauche radicale puisqu'il nous appelle comme ça les plus avancés face à une vague générale d'alliance de droite et d'extrême droite. Vous savez qu'hier soir, il s'est produit un événement qui passe inaperçu compte tenu de la question majeure et essentielle de Médine.
Et hier soir, l'ancien président de la République, monsieur Nicolas Sarkozy, a déclaré que dorénavant, on ne pouvait plus dire que le Rassemblement national n'est pas dans l'arc républicain. Par conséquent, nous sommes confrontés à la situation qui est celle de toutes nos force dans toute l'Europe ou de ce qu'il en reste dans une partie d'entre elles qui est la jonction entre droite et extrême droite. Il nous paraissait important que vous voyez la première ligne des camarades qui ont réussi à y faire échec.
C'est ce que viennent de faire nos nos camarades espagnols. Je vous donne tous ces éléments d'appréciation. pour que nous puissions chacun nous-mêmes vivre pleinement dans notre culture internationaliste ce qu'ils sont en train de faire.
Yolanda Diaz vient de le dire et vous avez vu les similitudes. Comment la droite a-t-elle fait la campagne avec l'aide évidemment de la presse objective et indépendante qu'il y a dans ce pays également. Ils ont commencé la campagne sur le thème bon on a gagné les élections.
Ça vous a rappelé quelque chose je suppose ? Alors le reste c'est une formalité administrative. Vous allez mettre des bulletins mais en fait vous le faites ou vous le faites pas, c'est pareil.
Ça, nous avons vécu la même chose et vous vous rappelez qu'à l'élection présidentielle, grâce à des instruments scientifiques de premier niveau de qualité, les sondeurs ont réussi à ne se tromper que de 5 % à mon sujet, c'est-à-dire deux points de plus que le maximum de ce qui s'autorise même. Mais c'est la même méthode. C'est important que vous sachiez que c'est la même méthode partout dans tous les pays du monde.
Il procèd de la même manière. Nous avons gagné d'avance et il y a une coalition en face peuplée de barbares et de sauvages. Eux c'est sous-mars ici c'est les insoumis.
Et partout le seul argument c'est il faut arrêter la droite et l'extrême droite comme ici il y en a pas d'autres. Et Yolanda vient dire, "Nous ne pouvons pas gagner avec ce seul discours. Nous devons gagner avec des objectifs de progrès pour toute la société et quoi qu'il en coûte, il faut le développer." Je lui ai demandé, je lui ai demandé comment tu arrives ?
Parce que quand même moi aussi j'ai roulé ma bosse. Vous savez tous comment ça se passe dans une municipalité. Il y a une coalition mais tout ce qui est bien c'est pour le maire.
Tout ce qui est moche, c'est l'adjoint qui l'a pas fait. Je lui dis "Mais comment tu as fait avec les socialistes ? Est-ce qu'il te respecte ?" Et elle m'a répondu "Oui, il nous respecte.
C'est donc possible." Et elle a dit ensuite une chose très juste. Elle m'a dit "Il nous respecte parce qu'on s'est fait respecter." Je note.
Mais ce n'est pas qu'une formule. Elle m'a dit à la fin le président Pedro Sanchez dans les meetings, il disait aux gens "Écoutez, vous votez pour moi, vous votez pour elle, mais en fait vous votez pour nous. Formidable.
Bon à savoir. [Applaudissements] Voilà donc au moins deux composantes. Mais moi je ne vais pas être plus long à souligner ce que nous avons en commun.
Mais c'est important qu'on l'entende. On ne peut pas gagner si on n' pas un programme de progrès pour la société. Et sans programme de progrès pour la société, il y a pas de victoire possible. et elle m'a raconté, je vous dirai pas les détails parce que comme vous avez compris, ils sont en train de négocier la formation d'un gouvernement.
Donc j'ai intérêt moi aussi à faire attention à ce que je dis. Mais elle m'a dit par exemple pour l'augmentation du SMI quand même 35 % personne en avait jamais vu autant il a fallu qu'elle tienne tête toute seule. 48 % 46 à la fin 48 [Applaudissements] mais c'est comme ça qu'on gagne.
Alors c'est pas la peine de venir faire les malins. Il faut répondre à la question à quoi vous pouvez bien servir si je vote pour vous ? Et ben augmenter les salaires minimum. cette méthode qui est celle du programme.
Yolanda m'expliquait tout à l'heure, elle dit "Nous, on a commencé par faire un programme sérieux et ensuite on a saoulé les gens avec le programme comme nous". Mais oui, mais je le soulligne parce que c'est les choses qui nous importent. Il faut donc que nous autres nous reconstruisions la culture du programme parce que les autres s'en foutent des programmes.
Ici n'importe quoi et puis 48 heures après, ils disent quoi ? Qu'est-ce que vous nous dites ? Non non, il programme on verra une autre fois.
C'est juste un accord électoral. Donc il faut qu'il y ait des gens qui battent se battent pour le programme et le défendent jusqu'au bout évidemment. Alors maintenant, moi j'ai je voudrais pour approfondir et qu'on comprenne tous bien, ça m'importe que tout le monde, plus on est nombreux à le comprendre, plus on sera efficace dans les batailles qui viennent devant nous.
Yolanda pendant moi je suis tellement vieux que j'ai vu tout ça pendant tout un temps, la droite espagnole se mettait à distance du passé franquiste. Il disait "Ah non, non, non, c'est une erreur, c'est un malentendu, on a rien à voir avec ça. On est on est différent, on est une droite civilisée." Il y avait des personnages qui illustraient pas tellement cette thèse dans le T.
Mais c'est ça qu'il faisait. Et puis tout d'un coup, on a eu l'impression qu'il y a un renversement. C'est-à-dire que en Espagne, comme en Italie, la droite se réclame de l'extrême droite.
Et ce que je voudrais que tu nous si tu peux nous expliquer, quels sont les thèmes qui les fédèrent pour qu'on on comprenne comment et jusqu'où ils peuvent ils sont capables d'aller pour se rassembler parce que nous nous sommes en France dans cette situation où la jonction est en train de se faire entre la droite et l'extrême droite. Et ça nous importe parce que suivant ce que tu vas nous dire, on va mieux comprendre comment ils vont faire, par où ils passent, quels sont les arguments. Et la deuxième question que je voulais te poser devant mes amis, c'est quels sont les thèmes qui sont utilisés contre vous sous ?
Parce que dans tous les pays du monde, on nous fait des procès. Alors, on est accusé de toutes sortes de choses, ça donne des procès politiques. On est accusé de la même manière.
Et dans tous les pays du monde, il y a une forme de diabolisation de ce que nous représentons politiquement. Comment ça s'est passé pour vous ? Qu'est-ce qu'ils ont dit de vous ?
Pour qu'on voit si ce sont les mêmes choses qu'ici ou si c'est différent et surtout qu'est-ce qui nous attend. [Applaudissements] Eh, bueno, es difícil contestar a esta pregunta y seguro que es subjetivo lo que digo, pero e el proceso que estamos viendo, como decías, en España es es parecido, ¿no? Estamos en un proceso que lo estamos viendo en Europa es de máxima actualidad. que estamos viendo como transmuta eh la derecha y ya sin rubor, ¿no?
Sin complejos, eh se adentra a la alianza con la extrema derecha y todos los debates que veníamos haciendo de si poner, ¿no?, un cordón democrático que no sanitario a la extrema derecha funcionaba. eh la propia, como tú decías, ¿no?
La el propio Partido Popular en España, ¿no? Pablo Casado, llegó a no votar la moción de censura que que lanzó en la extrema derecha quién es a Pablo Casado, pero Pablo Casado del Partido Popular, el dirigente anterior a al que hoy lidera, perdón, el el señor Feijóo. Y es verdad que en ese momento tiene un debate la derecha y lo lo sigue teniendo mi país ya ahora ha cambiado con estas elecciones que es que era, ¿no? discutir con la extrema derecha y y qué hacer desde la derecha y la extrema derecha, ¿no?
Y ponía el ejemplo de Pablo Casado, el anterior dirigente, el que al que han expulsado de la dirigencia del Partido Popular. Hm. Bueno, porque h no votó a favor de de la moción de censura que presentó la extrema derecha, es decir, intentó tener un perfil propio ahí.
Es verdad que le duró 3 días, ¿no?, ese perfil propio. Pero es que en este momento el cambio que tenemos, y esto se debatía en las elecciones españolas, es que había un bloque que era el de la derecha y la extrema derecha que que iba junto.
Tú votabas, igual que en nuestro caso, votabas para seguir ganando derechos. Eh, en ese caso se le votaba eh a la extrema derecha, una extrema derecha que España ya vio en las en los acuerdos que hay en las municipales y en las autonómicas, que están haciendo barbaridades, barbaridades eh en lugares eh que son emblemáticos y que tienen que tener un un especial cuidado. Toda España lo tiene porque podemos convertirnos en un desierto y por tanto la emergencia climática y la fragilidad española aquí es clave pues la ofensiva, la el negacionismo climático, el negacionismo democrático de Vox, el negacionismo igual de la igualdad de Vox y no solo la igualdad en términos económicos. su programa es profundamente neoliberal, sino eh la igualdad entre hombres y mujeres, entre personas LGTB eh y radió eh se visualizó en en toda España y digamos que el Vox, a pesar de tener muchos menos diputados, copta la el discurso y la agenda política del Partido Popular. lo que estamos viviendo es que que hay un proceso de coptación e político programático de la extrema derecha hacia el Partido Popular.
Y claro, esto es gravísimo porque no tenemos, como tú decías, una derecha eh sensata, eh una derecha democrática. es que estamos en un marco, en un país que vivió el franquismo. Yo provengo de la ciudad en la que nació Francisco Franco Bamonde, pero también Pablo Iglesias Pose, fundador del Partido Socialista.
Pues bueno, que realmente se aleja, ¿no?, de de la España real. Eh, esto se vio en la campaña electoral y esto es lo que estamos discutiendo ahora mismo en Europa, lo estamos discutiendo en todos los países. [Applaudissements] C'est difficile de répondre, c'est assez je vais avoir une réponse assez subjective.
C'est des c'est des processus similaires dans toute l'Europe où la droite s'allie avec l'extrême droite et et tous tentent et on avait cette idée avant qu'il fallait isoler l'extrême droite et que ça allait fonctionner en mettant une ligne claire. Euh nous ça ça fonctionne plus vraiment. Euh, on a en ce moment un bloc où la droite et l'extrême droite travaillent ensemble et nous on a vu, on a expérimenté en Espagne le l'extrême droite qui a gouverné après les élections municipales et ils font des catastrophes dans des lieux très emblématiques.
L'Espagne est extrêmement menacé par la désertification et c'est des gens qui qui sont dans le négationnisme climatique, le négationnisme de l'égalité entre les femmes et les hommes, de de des droits LGBT. Euh et ça on l'a vu irradier en Espagne et en fait Vox copte le discours et l'agenda politique de de la droite traditionnelle et c'est particulier parce qu'en Espagne, on n'a pas une droite euh démocratique, mais on est dans un cadre de pays où il y a il y a eu le franquisme euh jusqu'à il y a pas très longtemps et on a vu ça revenir lors de la campagne électorale. Sì, un cambio total.
Sì, sì. Et ça c'est important donc il y a eu un changement de ligne à droite. Ils sont passés de la de la ligne on ne on a rien à voir avec l'extrême droite à on dit la même chose abiertamente.
Total sí abiertamente sin complejos. Eh eh Feijó va a ir a una investidura sin complejos en la que el el ticket que tiene es la extrema derecha no tiene ningún aliado más. Pero lo dicen.
Sí, sí. rejoic le rovertement notre ticket c'est une alliance avec ça c'est le changement ils le disent ouvertement et c'est l'argument qu'ils ont présenté au roi pour lui dire bah nous on est capable éventuellement de former une majorité puisque de toute façon on compte sur l'extrême brade et la traduction non si no si pero sira parte que es cómo nos demonizan. Nosotros en mi equipo tuvimos una discusión h cuando fui vicepresidenta eh de cómo afrontar eh las sesiones de control con la extrema derecha, que yo era objeto de persecución porque era la ministra comunista, la ministra comunista, en fin, con de todo tipo de la fasionaria, en fin, de todo, eh, jugando con Dolores y Barruri, en fin, pero lo que hacen creo que en todos los sitios y tuvimos un debate fuerte sobre cómo dirigirnos a ellos y a ellas, ¿no?
Y había una opción que era bueno la que por la que había declinado, ¿no?, mucha gente, que era polarizar con la con la extrema derecha, porque es muy es muy difícil enfrentarte a las barbaridades que dicen. Pensad que no no hay nada constructivo en ellos. lo que hay es demonización y yo iba a sesiones de control en las que me limitaba a notar la cantidad de insultos que me que me dirigían, ¿no?
Que que pero burradas, ¿no? Eh, hay que tener una frialdad brutal para soportar esto. Pero eh hemos en mi equipo decidimos que lejos de polarizar con la extrema derecha, ¿no?, lo que íbamos a hacer era desmontar su proyecto político.
Y yo iba allí los miércoles a las sesiones de control a deconstruir y a decirles cuál era su proyecto político. De verdad, ellos intentaban eh lo tenían difícil porque los datos de de empleo y de y lo que habíamos hecho en el ministerio le dificultaba las cosas. Es decir, teníamos medidas ejemplares que que estaban indicando que que no era verdad lo que decían, aunque lo intentaban.
Pero tenían creo que una dificultad mayor que fue la que nos ayudó y es que no solo fuimos con convicción a defender las políticas, ¿no? Demostramos que no había maldiciones naturales, como que tenías que tener solo un contrato precario ni nada, ¿no? Porque en España, como ya sabes, el modelo productivo, ¿no? que en España eh no podemos atajar la precaridad porque nuestro modelo productivo es diferente y hemos demostrado con la reforma laboral en 6 meses que era falso, que es que había que cambiar las normas, hacer las cosas bien para cambiarlo.
Entonces ellos es verdad que intentaban falsear todos los datos de la gestión que hacíamos, pero es verdad que íbamos por la calle y me paran y me siguen parando diciendo, "Me han hecho indefinido mi puesto de trabajo, me han subido el salario mínimo, me me habéis protegido, ahora tengo prestación pública por desempleo, la gente de la cultura." Entonces, la fuerza de las medidas que eran reales, que hemos aplicado, yo creo que que nos ayudó, pero la estrategia era desnudarlos frente a su proyecto político. Sobre todo ellos combatían mucho conmigo, intentaban un poco hacer del PEN y adentrarse en el también, ¿no?, en en el en el mundo de los barrios pobres y del mundo laboral.
Creo que no lo han conseguido. Fue un debate difícil. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Euh donc euh donc pour répondre à ce que tu me demandais sur la diabolisation qu'on a vécu dans mon équipe quand j'étais vice-présidente, on a beaucoup échangé sur comment affronter les attaques de l'extrême droite. comment parce que leur stratégie c'est seulement de d'insulter.
C'était j'étais une communiste très dangereuse qui allait arriver au pouvoir et cetera. Et donc on a on a eu un un débat assez intéressant sur comment est-ce qu'on s'adressait à elle, à eux. Et donc il y avait une option qui était de polariser euh c'était car c'était très dur d'affronter leurs attaques.
Il il y a rien de constructif, c'est juste des insultes mais en réalité il y a pas d'argument constructif. Et donc finalement, on a décidé que ce qu'on ferait ce serait de faire ce gros travail, de démontrer que leur discours politique euh était faux, leur dire quel était leur vrai projet et donc on avait des mesures très exemplaires pour disqualifier leurs arguments et leur faiblesse. Et c'est ça qui nous a aidé, c'est qu'on a réussi à démontrer concrètement que il était possible de sortir de la précarité. euh il était possible enfin que les la précarité au travail n'était pas euh n'était pas une malédiction et que on allit c'était c'était possible de faire autrement.
Et donc ça a été très dur, mais on a prouvé que et même enfin malgré leurs insultes, les gens dans la rue nous disaient "Mon salaire a augmenté, j'ai un CDI." Et donc grâce à ça, on a réussi à fausser leurs attaques. [Applaudissements] Lo que hicimos fue tomárnoslos en serio.
Eh, yo me sé casi, esto es una broma, pero me sé casi mejor el programa de Vox que el nuestro. Esto es una broma, ¿no? Pero fue tal el ataque con con la deconstrucción que hacíamos en las sesiones de control que retiraron eh el programa electoral.
Eh, yo les iba allí diciendo lo que su programa decía de verdad. ¿Y qué decía? que querían eh eliminar el derecho de huelga en España, es lo que decía, que querían volver a los contratos precarios para los jóvenes, que todo lo que todas las sesiones de control de manera reiterada yo le decía, "No, su programa dice esto y esto y esto y esto hasta que ellos se ven abocados a retirar su programa." Es decir, que no cae nunca en la estrategia de ellos de de descomponerme, ¿no?
De de con tantos insultos y tanta agresividad es muy difícil no entrar en el cuerpo a cuerpo. Pero creo que eh la estrategia que seguimos en mi equipo e eh era fue la correcta. Creo que que avanzamos nosotros y no ellas.
Y sobre todo al principio que que estaba Macarena Olona e que era durísima, ¿no? Ella misma en el programa de Jordi Évole llegó a decir eh fue a la única ministra que que no derroté, ¿no? Que yo me mantenía allí firme como como en fin, pero sí que es verdad que mi propia figura, ¿no?
Procediendo una familia comunista, en fin, pues lo tenían como muy fácil para para hacer todo tipo de de disfunciones, ¿no? Pero creo que la manera es tratarlos en serio y y evidenciar ante las las la sociedad, ¿no?, que su proyecto es real, es peligrosísimo, es antidemocrático, anticonstitucional en en nuestro país, e vulnera los derechos humanos y por tanto, ojo, hay que hay que combatirlos bien.
Digo, porque este debate tenemos que quedarlo bien ahora en Europa y y las estrategias que tienen son más o menos las mismas en todos los sitios. Es verdad que Ora Box tiene una crisis brutal, ¿no? Como resultado de las elecciones e españolas y es verdad que estamos viviendo algo en España que es bonito para estudiar.
Si no fuera vicepresidente y fuera siguieran mi despacho abogados, lo haría con más atención que que vivimos en una crisis de de las derechas en España sin precedentes. Esta es la cuestión y hay que ser inteligentes para seguir derrotar derrotándolos eh democráticamente. [Applaudissements] Et donc ce qu'on a fait c'est que ils essayaient de faire un peu comme fait Le Pen de de gagner les quartiers populaires, le monde laboral.
Et donc nous, on a pris les choses très au sérieux et je peux dire que je connais le programme de Vox presque par cœur parce que j'ai à chaque fois euh je leur ai rappeler ce que disait réellement leur programme, qu'il voulait par exemple supprimer le droit de grève et donc jusqu'au point où à force de leur dire non c'est ça ce que vous c'est ça ce que vous voulez faire réellement, ils ont retiré leur programme et ma stratégie ça a été de jamais me décomposer, d'agir avec force et je pense que c'est une stratégie qui a fonctionné euh c'est c'est-à-dire de d'agir avec beaucoup de sérieux et c'est important parce que c'est la même stratégie qui est utilisée partout en Europe et il faut leur rappeler que leur programme est réel, qu'il est dangereux, qu'il est antidémocratique, anticonstitutionnel et donc il faut vraiment les combattre, le les prendre très au sérieux. Et j'aimerais dire aussi que on vit un moment très intéressant en ce moment en Espagne. Vox et donc le parti d'extrême droite est actuellement en crise après les élections qu'on qu'on vient de vivre.
Et donc on vit un moment où les on vit la une crise des droites sans précédent et donc c'est important de les les affronter avec énormément de sérieux et de voilà de [Applaudissements] Sí. y y la ahora me me decía que hiciera una pequeña reflexión sobre esto. Curiosamente, en esta campaña, el tema de la inmigración, que en las anteriores campañas siempre eh la la lo habían usado, ¿no?, en en las anteriores con lo que denominan ellos los mena, ¿no?, los menores no acompañados.
En fin, sin embargo, en esta campaña no acudieron a al de manera fuerte al debate eh de eh de de la inmigración en España, que como sabes es es clave. Y lejos de esto lo centraron en el negacionismo climático y e el eh negacionismo igualitario, es decir, los derechos de las mujeres y de las personas LGTB. lo centraron de manera brutal y contra el sindicalismo.
Eh, dieron una batalla brutal. Eh, como os dais cuenta, estos tres movimientos son claves, eh, porque son de raigambre puramente democrática. son el feminismo es el que el movimiento por excelencia emancipador que lo está cambiando todo, lo está cambiando en España, en el mundo, aquí en Washington y donde sea, e lo combaten por razones evidentes, combaten el sindicalismo, eh eh cualesquiera sindicalismo, hablando, necesitando más que nunca, ¿no?, de que este movimiento sea fuerte en los debates que tenemos en Europa, ¿no?
Ahora mismo con la ley de de las plataformas digitales, que yo le doy a los insumisos y las insumisas las gracias, que habéis trabajado mucho y muy bien y y nos queda una gran batalla ahora mismo con la directiva, pero necesitamos ese movimiento eh fuerte y ellos combaten esos movimientos claramente porque saben e que que son eh imprescindibles para para combatir las políticas de ellos, ¿no? Pero lo centraron sobre todo en el en en la batalla climática. llegaron a defender, defienden en su programa, es una cosa un poco loca, la supresión de la agencia meteorológica en mi país, que que era como sí, sí, esto es real, eh, no es ninguna broma.
Sí, sí, sí, sí, sí, sí. Yo yo no entendía nada, pero eso está por escrito y y lo y y es una cosa loca, ¿no? en un país que que hemos tenido que cambiar las normas del trabajo por las olas de calor, que se está muriendo la gente y que y que bueno que que tenemos una opción, una decisión de esto hablamos mucho nuestro programa que que es que España sea e eh la puerta de las renovables en Europa o o nos convertamos realmente en un desierto gris, ¿no?
Y esto no es broma en un país como es España. Bueno, pues la digamos que más que la de la inmigración en esta campaña lo centraron en eh el negacionismo climático, el negacionismo, los derechos de las mujeres y personas LGTB y e también e con con el sindicalismo. Esto fue lo que lo que hicieron.
Donc juste une remarque parce qu'on m'a demandé de la faire, c'est que curieusement contrairement aux précédentes campagnes, l'extrême droite n'a pas fait campagne sur le thème de l'immigration. Ils avaient l'habitude de le faire notamment sur le sujet des mineurs non accompagnés. En revanche, cette campagne a été centrée sur le négationnisme climatique, le négationnisme des droits des femmes et des personnes LGBT et également une campagne très forte contre les syndicats.
Et je pense qu'ils ont compris par exemple en Europe, on a un un combat en ce moment qui est de lutter contre l'Ubérisation et pour les travailleurs des plateformes. Et donc eux ont compris que il fallait s'attaquer au mouvement féministe LGBT, au mouvement enfin au syndicat car c'est eux qui sont essentiels dans ce qu'ils combattent. Et donc par exemple Vox a même voulu supprimer l'Agence nationale de météorologie dans un pays où on a y compris modifié le droit du travail parce que à cause de la chaleur et où 75 % du pays est menacé de devenir un désert.
Et donc voilà, ils ont mené vraiment une campagne de négationnisme climatique, négationnisme du droit des femmes et des personnes LGBT et contre les syndicat et peut-être 1 2 1 2 peut-être juste pour compléter deux éléments de contexte qui sont utiles. Yolanda l'a rapidement esquissé, mais pour que tout le monde l' en tête, de comment aussi on arrive à faire changer et bouger les lignes dans l'Union européenne. L'Espagne a été le premier pays à donner un statut protecteur pour les travailleurs des plateformes qui, vous le savez, est un combat qu'on mène au niveau européen et c'est une des manières pour lesquelles l'Espagne montre le chemin et démontre qu'il est possible de donner l'exemple.
Et peut-être Jean-Luc si tu veux répondre sur la partie climatique parce que c'est intéressant cette même semaine en France on a un porte-parole du Rassemblement national qui nous a dit que le JC exagérait un petit peu. Bon ici à Valence, vous pouvez dire que le JC exagère quand il parle de réchauffement climatique tous les scientifiques. Et l'Espagne est aussi un des pays qui fait face et qui affronte directement les conséquences du changement climatique.
Oui, moi je retiens de de ce que nous a expliqué Yolanda. Trois points. Le premier c'est que en Espagne la droite a réussi le rêve du parti de droite en France c'estàd de la droite traditionnelle de LR.
C'est-à-dire en prenant le vocabulaire, les mots, les éléments programmatiques de l'extrême droite, reprendre pied dans et récupérer des sièges puisqueil faut quand même le dire à la fin de la campagne euh l'extrême droite en Espagne a perdu des sièges mais elle les a perdu en faveur du parti de droite. Donc retenez ça parce que à part bon les gens qui s'intéressent à rien et qui font de la politique en regardant leur nombril, les autres s'occupent de ce qui se passe ailleurs et la droite française regarde comment la droite espagnole a pu récupérer des voix, des sièges, des positions politiques. Elle l'a fait en accomplissant, je trouve qu' le ce projet de siphonner l'extrême droite.
Évidemment, en France, la partie est pas gagnée d'avance parce que ça se pourrait très bien que ce soit l'inverse, c'est-à-dire l'extrême droite qui siffonne la droite pour la raison que la droite elle-même explique que maintenant Le Pen est respectable. Bon, alors on comprend qu'il y a une partie qui est ouverte mais on voit que c'est ça qu'ils vont faire. C'est sûr, c'est certain, on l'a déjà dans le paysage.
Ensuite, les arguments, l'extrême droite au début, tout ce qu'il raconte, on pense que c'est du délire et que bon, évidemment, il y a il y a des aspects tellement folkloriques et tellement ridicules comme par exemple supprimer l'Agence météorologique nationale en Espagne. Bon, alors ça fait sourire mais où on se dit "Ah bah évidemment avec ça, ils iront pas bien loin." Non, attention, c'est un signal d'alarme.
Dorén avant, le climatoscepticisme va être un thème qui va venir dans l'extrême droite et donc ensuite dans la droite. Si l'extrême droite arrive à faire avancer ce thème, alors il passera ensuite à la droite. L'extrême droite sert en quelque sorte de laboratoire ou de première cuisson de la bouillie de droite.
C'est important parce que dans plusieurs pays du monde, les camarades nous signalent que dorénavaant apparaît ce type de pourquoi ? Parce que fondamentalement la droite, l'extrême droite savent que la bataille écologique est la bataille pour le collectivisme. Ils savent qu'il est impossible à une conscience humaine normalement constituée de ne pas comprendre que la cause de la crise climatique, la cause de l'aggravation, c'est le capitalisme.
C'est pas une fatalité. Par conséquent, idéologiquement pour eux, il s'agit de dire "Ah non, mais ça c'est des histoires, c'est du délire de gauchisme du GC. Bon, enfin oui, d'accord, il y a un problème, enfin faut pas exagérer hein." Voilà, c'est ça le but.
Ça c'est pour la partie le climatoscepticisme. Non, ne croyez pas que la bataille est gagnée. Ne croyez surtout pas ça parce qu'on a l'impression que tout le monde a compris.
Écoutez franchement, dans un pays qui est menacé d'être transformé en désert par le changement climatique, l'Espagne est un pays où les scientifiques vous disent "Ce pays peut être transformé en désert pour 75 % de la surface du pays." C'est c'est pas une plaisanterie, une annonce d'une extraordinaire ampleur. Proposer de supprimer la météo, ça peut paraître tellement dément et pourtant ils le font. il commence à faire baisser le niveau d'attention que l'on porte à la menace.
Un qui dit que bon tout ça c'est des histoires et l'autre qui dit bah on va transformer le pays en désert. Oh, la vérité doit être entre les deux parce que tout le monde au fond a pas envie de se confronter à des choses horribles. Donc le climatoscepticisme, la bataille sur le thème de la défense des biens communs, notamment celui de l'eau est une bataille qui est à la fois liée à l'intérêt général humain et au cœur du dispositif idéologique que tendons. 2e point, pourquoi la droite s'attaque-t-elle ? au thème l'extrême droite et la droite au thème de l'égalité des droits entre hommes et femmes et pas seulement.
Cette question là aborde la question du genre et contre la liberté du genre. Et bien parce que là nous touchons à nouveau au cœur d'une idée essentielle qui est l'égalité absolue de toute personne humaine l'une par rapport à l'autre. Cette forme d'égalité est à nouveau le point de départ d'une prise de conscience humaniste.
L'humanisme prétend que l'être humain est son propre créateur. Si c'est non obstant jusqu'à sa complexion biologique, alors on comprend que l'égalité des droits est en quelque sorte constitutive de l'identité humaine. Et là vous avez en Espagne à l'extrême droite la purance fr mes camarades.
Voyez-vous les dictatures quand elles étaient ailleurs alors ça oui ça leur pose un problème mais quand elle était à leur porte ils l'ont laissé jusqu'au bout aller. Donc imaginez-vous une société dans laquelle on a vécu des décennies avec l'idée traditionnelle de l'extrême droite des catégories humaines figées et où seule la tradition fait politique. C'est à ça c'est la bataille que nous menons.
C'est une bataille du plus haut niveau idéologique. Et c'est ce que nous dit Yolanda. Parce que qui peut croire que le climatosceptéisme soit de retour au moment même où le réchauffement climatique apparaît comme une donnée générale ? qui peut croire qu'on en soit remettre en cause les droits d'égalité homme-femme et de la liberté du genre dans une période où les esprits semblaient s'ouvrir à l'évidence de ces revendications.
J'en profite pour vous dire donc il n'existe pas de différence entre ce que DOC appellent les batailles sociétal comme si c'était du supplément d'âme que l'identité humaine et la similitude des êtres humains en droit entre eux et les batailles sociales. C'est la même bataille et de la même manière il n'y a pas et je récuse totalement ce terme. Souvent, on vient, on nous dit l'alliance de la gauche est des écologistes.
Pardon ? Qu'est-ce qu'une gauche qui ne serait pas écologiste ? Pardon ?
Qu'est-ce qu'une écologie qui n'est pas anticapitaliste ? La clarté idéologique est la condition de la victoire. Pas de concession.
Voilà la leçon des espagnols. Et j'aime mieux vous dire qu'ils en ont pris la tête hein parce que le féminisme en Espagne c'est pas une conversation de confort d'ailleurs dans quel pays ça allit. Mais alors chez eux ça y va et c'est pas très élégant ou ça l'est d'ailleurs mais enfin là ça s'appuie sur une tradition que vous connaissez tous.
Voilà. Moi, je voulais je voulais demander à à Yolanda comment ça se passait, c'est-à-dire est-ce qu'ils assumit euh Bon, j'ai compris qu'il t'insultaient à longueur de temps parce que tu es une famille communiste. Toi-même, tu as une partie de ton parcours politique communiste.
Euh, tu es pas la seule, il y en a plein là-dedans là. Et ici à cette table collectiviste, on va dire. Bon alors pour ceux qui suivent pas trop, ils l'ont comparé à Dolores Ibarouri parce que apparemment ils en font une insulte.
La passionaria, bon bah quoi nous on en est plutôt fier hein. Alors comme dit l'autre he il y a des injures, c'est des décorations. Quand il nous traite de Robespierre, moi deux fois seulement Antoine Léoman tous les jours, nous on est plutôt flatté. [Applaudissements] Bon, ça marchait à coup d'injure destiné à la diaboliser parce que bon, elle a l'air plutôt sympa comme ça donc vous pourriez lui faire confiance mais il faut pas que vous oubliez que c'est qu'une communiste.
Quelle horreur ! Ayez peur hein ! Je sais pas si à toi il te font les photos avec la bouche ouverte à chaque fois que tu parles et les cheveux comme ça à tout ami te loot contait le camarade d'Oscar la fontaine une fois aussi il me raconte je dis alors qu'est-ce qu'ils te font il me dit bah il ils me font toutes ma voiture et ma femme et mes vacances et tout alors je lui dis bon et qu'est-ce qu'on fait à l'époque, on venait de commencer, il me dit "Ah, il faut supporter alors on supporte [Applaudissements] que ce que les parece muy mal que son no afronto de me critic sonroo la derecha la extrema derecha que estoy siempre sonriendo y está claro que decía clan que puedes Yo tengo pero les parece mal que sonreamos, así que debe tener una virtud la sonrisa les debe hacer daño.
Así que es naturaleza. Claro, ya ya esto sí pero combaten estas cosas que es una locura. En fin, yo que suivi elle dit ils étaient pris à la gorge parce que je souris tout le temps.
Donc c'est très difficile de diaboliser quelqu'un. Alors moi je lui dis écoute c'est dans ta nature et puis c'est dans ton physique parce que moi j'ai des gros joues alors ça me descend la bouche et j'ai toujours l'air fâché mais je ne le suis pas hein. Enfin ça vous le savez vous [Applaudissements] jali comment comment ce que je voulais te demander c'est quand ils ont fait campagne l'extrême droite est-ce qu'ils assumaient le le programme réactionnaire parce que chez toi l'extrême droite elle est libérale ouvertement nous c'est pas pareil hein. semblant.
Sí, es muy diferente. Sí. Eh, vamos a ver el yo el me estudié, creo que hay que estudiarlos en profundidad, sus programas, sus ideas, sus composiciones, todo, porque además se organizan y se organizan bien.
Eh, deberíamos aprender nosotros de ellos y debemos de estudiarlos más a ellos que a nosotros mismos. Hay que estudiar a todo el mundo, pero a ellos, a ellos también. El programa este último de Vox H era extenso y estaba centrado en las en los motivos económicos.
Era un programa radical en términos neoliberales. Radical. Cuando digo radical, digo, eh, expresando e bueno, una política absolutamente fracasada, ¿no?
Eh, una, eh, la supresión, la bajada completa de los impuestos, la supresión de multitud de impuestos, en fin, lo que hemos visto en el Reino Unido, ¿no?, que que estuvo que estuvo a punto de caer de cargarse eh a ese país, ¿no? Es decir, que que son políticas directamente fracasadas, ¿no?
Pero es verdad que en términos programáticos ese programa ultraliberal, neoliberal, radical de supresión del Estado, el Estado siguen en Hayek, es una cosa brutal, la comparte el Partido Popular y esto es verdad que si leemos el programa de Vox es mucho más extremo que el programa del Partido Popular. El Partido Popular optó, hizo un poco como el SOE, ¿no? Como el Partido Socialista, que era eh en la ambigüedad, ¿no?
Uno ve el la materia de impositiva del Partido Socialista y del PP y vale para un roto y para un descosido. No sabes muy bien qué van a hacer, no quiero decir, juegan a la ambigüedad, pero es verdad que ellos en su práctica e coinciden absolutamente. con mi ministerio, por ejemplo, todas las votaciones que hubo desde los ERTES como mejor mecanismo de protección social, la ley Riders, todo lo que os podáis imaginar, los dos votaron lo mismo.
Es que no no hay distancias ideológicas. E pero lo que creo que es clave es que que que estudiemos bien los programas allí sí son de corte, no es como el vuestro, de corte profundamente neoliberal y vemos a un Partido Popular que se ha vestido con este traje, ¿no? que que que es increíble y y curiosamente en un país que ha demostrado que gestionando una crisis desde políticas públicas diferentes, no con recortes, no con austeridad, eh no con políticas neoliberales, e se gana, ¿no?
Que hemos ganado, hemos mejorado la economía, en fin, hemos hecho todo de de de manera diferente, ¿no? Creo que esto es es importante. Yo para que te des una idea en la reflexión que hacías de la batalla ideológica, ¿no?
Por por poner un ejemplo que es muy palmario, ¿no? Cuando cuando subí el salario mínimo que estaba hace no mucho en 641 € y cuando llegamos en 735 en España y ahora lo hemos subido un 47% hasta llegar a 1080 € hubo una batalla que fue fortísima, que era radicalmente ideológica en España y en el mundo, pero mi país de manera decidida se teorizó Ahora ya nadie se atreve a decirlo, por eso digo que vamos ganando las batallas ideológicas ya no se atreven a decirlo. Que el salario mínimo destruía empleo.
No había ningún informe que que cotejara esa realidad. Sin embargo, todos los es, bueno, casi todos los periodistas, la prensa económica, eh todos los eh tanks, todo el mundo teorizaba y escribía y yo me iba a cargar a España, llegaron a decir, por haber subido el salario mínimo. Y fijaos la contradicción, eh, la derrota no solo fue en que esa medida es muy eficaz para la gente trabajadora, sino que hemos demostrado que ellos mentían porque hoy hoy estamos eh eh mejor en términos de mercado de trabajo en España, principalmente eh porque mejoramos la vida de la gente, tiene mejores salarios y entonces pueden vivir mejor.
Pero fíjate, todo lo que decían es mentira. tenemos eh 21,000 de ocupados y de ocupadas en España, que es una cifra récord que no habíamos conocido. Es decir, y dentro del gobierno, el SOE también discutía esto y decía que destruya empleo, ¿no?
Que eh en fin, que que se han tenido que venir a este lado del pensamiento económico. Por tanto, creo que ahí tenemos que trabajar bien porque ellos dan una batalla eh ideológica que que está fracasada. eh sus propuestas de supresión y de bajada generalizada de impuestos acabarían con cualquier país, pero siguen con muchísima fuerza eh lanzándolo, ¿no?
Por tanto, bueno, por ser clara, medidas eficaces que mejoren la vida de la gente, salario mínimo, pero batallas ideológicas no tienen que ser muy agresivas. Pero es evidente que hoy ya nadie en España ni el Banco de España se atreve ya a decir que que el salario subir el salario mínimo es malo. Y yo digo aquí hoy eh en este país hay que seguir subiendo el salario mínimo y seguir subiendo los salarios de la gente trabajadora en en el conjunto de Europa porque es clave para mejorar la vida de la gente. [Applaudissements] Ah, pardon.
Donc je les je les ai analysé en profondeur. Il j'ai beaucoup analysé leur programme, leur composition parce qu'ils sont très bien organisés et il faut qu'on garde toujours un œil très attentif à ce qu'ils font parce qu'ils sont vraiment très bien organisés. Euh le programme de Vox est centré sur des est entré sur des motifs économiques.
Donc ils ont fait campagne sur des motifs économique euh radicalement avec un une vision radicalement néolibérale. Euh ils exprimaient une politique fracassée, une économie fracassée et soutenaient que les et soutenait que enfin qu'il fallait supprimer des impôts et cetera comme ça a été le cas au Royaume-Uni. Et en terme programmatique, leur programme radicalement néolibéral, le Parti populaire, donc la droite le partage.
Donc le Parti populaire a fait un peu comme a déjà fait le PSOE, les socialistes, c'est-à-dire être ambigu euh les soutenir et ne pas exprimer clairement leur leur position. Et ce qu'on a pu observer, c'est qu'ils coïncident dans leurs pratiques. Ils ont toujours voté la même chose.
Il y a pas de distance idéologique entre la droite et l'extrême droite dans les votes. Et et donc nous, on a voulu démontrer qu'on pouvait gagner, on pouvait améliorer l'économie autrement. Par exemple, quand j'ai augmenté le salaire minimum au total de 47 %, il y a eu une bataille très forte et radicalement idéologique euh parce que il il existait cette théorie que le salaire minimum allait détruire de l'emploi.
C'était soutenu par la presse, c'était soutenu par euh des des intellectuels, par des thinking tank et finalement, ils ont perdu la bataille idéologique parce qu'on a démontré que il mentait euh que les gens allaient mieux, qu'ils avaient plus qu'ils vivaient mieux, qu'ils avaient des meilleurs salaires, qu'ils avaient plus de travail. et finalement même le PSOE donc les socialistes nous soutiennent et donc ça a démontré que on a gagné cette bataille idéologique et donc je pense qu'il y a deux aspects, c'est qu'il faut toujours enfin c'est qu'il faut présenter des mesures efficaces pour amélior améliorer la vie des gens concrètement et par ailleurs mener une bataille idéologique. Par exemple, moi je continue de d'avancer qu'il faut poursuivre l'augmentation des salaires. [Applaudissements] Alors oui, c'est on doit conclure, c'est ça ?
Je veux pas conclure simplement un mot. D'abord, je te remercie Yolanda pour tout ce que tu nous as appris. [Applaudissements] Nosotros no construendo una vanguardia revolucionar que construimos un pueblo revolucionario y empecarde révolutionnaire. nous aidons à la construction d'un peuple révolutionnaire et il commence dans cette salle.
Et donc nous apprenons, nous avons appris, chacun d'entre nous, femme homme est partie prenante de la construction d'une stratégie. Et je voudrais d'ailleurs vous féliciter pour la manière avec le sang froid que vous avez manifesté lorsqu'on vous a posé des questions sur les sujets qui passionnent la presse et seulement elle à propos de l'ordre du jour qu'ils ont inventé pour ces journées d'été pour les organes. dit la presse, c'est un peu injuste parce que ce n'est pas vrai pour tout le monde euh à propos de nos de nos de nos universités d'été et donc on est tous partie prenantes d'une conscience collective au même niveau d'exigence.
Aucun d'entre nous n'est juste un consommateur de politique. Tout ça vous le savez. Mais dans la bataille pour moi pour terminer notre notre rencontre en te remerciant de tout ce que peut-être tu ne te rends pas compte que tu nous a appris que nous apprend à dire un mot de mes camarades la bataille pour que tout à l'heure elle a raconté comment il lui était plus facile de discuter avec les fédérations patronales et certains syndicat patrona qu'avec certaines organisations, on ne va nommer personne pour le statut des travailleur ubérisé parce que elle me dit moi je disais au patron et et même à ceux de droite qui se disent tous très touchés par la religion et les valeurs qu'elle porte hein comment vous pouvez croire que quelqu'un qui vit avec un téléphone pour livrer des courses est le chef d'une entreprise prise et eux disaient on reconnaît que non c'est pas vrai.
Mais pour certains qui font du zel et ben c'est une bonne manière de stimuler flexibilité n'est-ce pas modernité. Bref, la bataille contre l'ubérisation, c'est le stade suprême de la décomposition de la classe ouvrière et des travailleurs qui sont ramenés à un statut purement et simplement individuel et payé à la tâche. Ce n'est donc pas une petite question, c'est le cœur de la méthode de la destruction du code du travail et de la classe ouvrière se constituant à travers un statut.
Un statut. La classe ouvrière n'a d'existence objective pas par son rapport d'exploitation mais par le contrat qu'elle a de travail qu'il a défini juridiquement. C'est pourquoi la bataille sur Uber est du cœur de l'affaire.
Et ça me permet de dire un mot d'abord euh pour euh illustrer le rôle de Manon Bri qui est modeste mais qui est la présidente du groupe la gauche unitaire et c'est le groupe la gauche unitaire sous sa présidence qui a obtenu la majorité qui a obtenu la majorité au Parlement européen pour qu'il y ait présomption de statut de salariat pour tous les travailleurs ubérisés. Un combat mené brillamment par Lea. Deuxièmement, à l'Assemblée nationale française, c'est encore des députés insoumis et une députée insoumise en particulier qui porte le combat qui est Daniel Simonet avec le rapport qu'elle a déposé contre l'Uisation.
J'ai pensé que c'était utile de saisir l'opportunité de ce moment pour vous indiquer l'importance des batailles de classe qui se mène à travers des questions comme celle-là, même si nous ne faisons pas tous les jours des gargarismes avec la rhtorique anticapitaliste. Pourtant, c'est bien l'identité de ce que nous sommes. Voilà, moi j'ai rien d'autre à ajouter.
Je demande à Yolanda si elle a un mot de plus à nous dire. C'est Tiens Salg qui décide. No, no, adiós aloí, eso sí.
Eh, bueno, quiero daros las gracias, desearos una profunda eh suerte. Yo tengo aquí, si me han puesto, es verdad. Y sí, h señalar que creo que lo que estamos haciendo es muy importante, que sepáis que nosotros en cuanto pasemos la investidura vamos a lanzar sumar como Movimiento Ciudadano.
Y cuando digo Movimiento Ciudadano, digo que es un movimiento y por tanto dirigido no solo a una lectura de las crisis que vivimos, sino justamente eh un una acción para transformar nuestro país, que es diferente, va a ser un movimiento por esta cuestión. Dos, va a ser ciudadano porque estamos convencidas de que la política se ha alejado de la ciudadanía, de las mayorías sociales y esta desafección e es muy peligrosa en términos democráticos y en términos de vida. Y por tanto lo que queremos desde sumar y ese movimiento es colocar darle el protagonismo a la ciudadanía de nuevo y y tiene que ser, sin lugar a dudas un movimiento eh profundamente transformador, entendiendo la política como no un lugar de pasiones tristes, sino de pasiones alegres, mirando siempre de frente eh a la esperanza y haciendo la política con pasión, pasión democrática, pasión republicana pasión eh que centre, coloque la igualdad en el centro. [Applaudissements] Merci beaucoup.
Je voulais vous souhaiter bonne chance et signaler que on vit un moment très important. Euh après l'investiture, on va lancer sous-marque comme mouvement citoyen. Donc ce sera d'abord un mouvement euh qui sera pas seulement une lecture des crises que l'on vit, mais euh voué à à l'action.
Euh ensuite, ce sera un mouvement citoyen parce que la politique s'est éloignée des citoyens et c'est dangereux pour la démocratie et pour la vie. Euh il faudra que ce soit un mouvement de transformation euh avec une où la politique est vue comme une passion joyeuse, une passion démocratique, une passion euh respectueuse et une passion d'égalité et républicaine. Et oui, républicaine, pardon.
Et républicaine. Bueno, merci beaucoup Yolandaaki. Merci à vous.
J'invite nos collègues députés à nous rejoindre sur scène et merci encore à Yolanda d'être venu ici. Merci de montrer que la droite est l'extrême droite qu'elle ne passera jamais. [Musique] [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon