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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 9 janvier 2026 89 minActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleEurope & international

Incendie de Crans-Montana: la cérémonie en hommage aux victimes en intégralité

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Mathias RenardChiffre
    « 40 personnes ont perdu la vie, 116 ont été blessées, certaines très gravement »
  • 12:00Mathias RenardFait
    « Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cette tragédie et les responsabilités, y compris des autorités politiques. »
  • 18:00Guy ParmelinFait
    « Notre pays est consterné face à cette tragédie. Il s'incline devant la mémoire de celles et de ceux qui ne sont plus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le temps, protocolairement, je le disais tout à l le deuil national n'existe pas dans la constitution suisse contrairement à la mise en berne des drapeaux alors que la cérémonie victime de la tragédie du 1er janvier 2026 celles et ceux qui qui nous ont quittés, celles et ceux qui en ce moment même luttent encore pour remonter à la surface, à toutes celles et ceux qui les accompagnent dans cette terrible A celles et ceux qui ont perdu un enfant, un frère, une soeur, un ami. A celles et ceux innombrables qui ont été profondément touchés par ce drame. Monsieur Guy Parmelin, président de la Confédération, messieurs les conseillers fédéraux Inietzo Cassis et Béat Jans, monsieur Emmanuel Macron, président de la république française monsieur sergio mattarella président de la république italienne votre adhesse royale le grand duc henri de luxembourg monsieur barthe weaver premier ministre belgique monsieur radou d'inelle emiroud sa vice-premier ministre de roumanie monsieur raed arafat secrétaire d'état au ministère de l'intérieur de roumanie monsieur emidio sodza secrétaire d'état aux communautés portugaises madame adja larbib commissaire européenne de l'union européenne madame roberta metzola présidente du parlement de l'union européenne monsieur pierre andré page président du conseil national M.

Stéphane Engler, président du Conseil des États-Excellence, M. Mathias Renard, président du gouvernement valaisan, Madame et Messieurs les conseillers d'État, Mesdames et Messieurs les représentants des autorités fédérales, cantonales, communales et religieuses, Mesdames et Messieurs les représentants des corps médicaux et des corps de secours, de sapeurs-pompiers, de protection et de police. Mesdames et Messieurs, chères familles, chers proches des victimes et surtout chers jeunesse.

Comment trouver les mots ? Trouver les mots justes pour dire l'indicible, pour soulager l'insoutenable, pour supporter l insupportable. Après un tsunami de flammes, après l'urgence absolue, l'onde de choc.

Le temps de prendre la mesure d'un traumatisme collectif. Un mot, un seul peut pourrait émerger de ce chaos indescriptible. Ce mot, c'est la solidarité.

Solidarité, tout d'abord avec les victimes, bien sûr, et leur famille, avec les secouristes, professionnels ou bénévoles, la police, les ambulanciers, les pilotes, mais aussi de simples mais héroïques témoins du drame qui ont désespérément tenté de porter secours aux victimes. Solidarité avec le personnel soignant des hôpitaux, partout et aussitôt mobilisé. Solidarité avec les experts qui ont travaillé sans relâche pour essayer de répondre à l'angoisse des parents, le temps de mettre un nom sur chaque victime.

Solidarité de tous les habitants d'une commune. On salue au passage les habitants de Grand Montana qui en ce moment même sont sont réunis pour suivre cette cérémonie en direct. Solidarité d'un canton, solidarité d'un pays tout entier qui, c'est exceptionnel, a décrété ce jour, jour de deuil nationale, sur le déhérité enfin de l'étranger, sur les déhérités exprimées par tous les pays voisins et amis de l'Europe et au-delà avec en première ligne la France et l l'Italie.

Cette honte de choc a traversé les frontières, elle n'a pas traversé les frontières, elle les a tout simplement effacées. Voici donc venu le temps de mettre, de prendre, de prendre de commencer un deuil, que nous allons solidairement partager dans quelques instants, peu avant 14h, avec une minute de silence. Cette minute de silence sera suivie à 14h précise par le carillon des cloches de toutes les églises du pays.

Je vous inviterai à ce moment-là de vous lever et de vous asseoir pendant les carillons. En attendant ce moment, j'appelle Béatrice Béatrice Beru, qui va nous interpréter l'adaggetto de la cinquième symphonie de Mahler. Béatrice Beru.

Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Merci, merci infiniment, Béatrice Beru. Je vous propose de vous lever pendant une minute pour respecter ces minutes de silence. Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio ...

Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Sous-titrage Société Radio Sous Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio ...

Carole Ray, soprano, et Philippe de Coq au piano, nous ont donc interprété « Pie et Jésus » des requiem de forêt par respect pour les familles nous vous prions de ne pas prendre de photographies ou séquences vidéo pendant la cérémonie ni après le moment de partage qui suivra pour rendre hommage et seule la RTS donc et les photographes habilités peuvent le faire pour rendre hommage aux victimes du 1er janvier 2026 nous entendrons successivement monsieur Mathias Renard président du gouvernement valaisan, M. Guy Parmelin, président de la Confédération, et puis une délégation de jeunes directement impactée par cette tragédie sera également invité à prendre la parole pour partager leur émotion. Profane ou religieux, croyant ou non-croyant, cette cérémonie se veut ouverte à tous et à toutes.

Madame Rita Famos, présidente du Conseil suisse des religions, nous propose un message œcuménique, empreinte de spiritualité, un message que nous lit Olivia Seigne. « Toi, présence silencieuse qui nous relie. Nous sommes ici, brisés, parce que la vie s'arrête nette, parce que quelque chose qui n'aurait jamais dû arriver est arrivé.

Et parce que des Quelles questions restent ? Pourquoi nous nous arrêtons dans un lourd silence un souffle pour ce qui manque pour ce qui ne peut plus être dit pour ce qui ne peut plus être ni vécu, ni partagé. Pourquoi ?

Nous pensons aux personnes blessés, à celles qui portent souffrance et douleur, qui luttent pour leur vie, qui ont besoin de temps pour retrouver confiance dans leur propre corps, dans le prochain pas, dans le jour à venir. Nous pensons à toutes celles et ceux qui veillent à leur côté, qui qui espèrent, qui tremblent d'angoisse. Nous remercions toutes celles et ceux qui soignent, guérissent, consolent.

Nous nous souvenons des noms, des visages, des histoires. Ce qui a été demeure en nous. Ce qui manque fait mal et toujours ces questions pourquoi pourquoi toi pourquoi elle pourquoi lui en particulier nous sommes ici non pour expliquer ce que personne ne peut comprendre mais pour être là les uns avec les autres les uns auprès des autres ensemble ensemble dans le deuil sans réponse ce souvenir sans mots unis en cela au-delà de nos différences dans la foi et dans le doute que la compassion soit une force silencieuse qui nous porte.

Que l'amour soit présent, même là où nous ne croyons plus et n'espérons plus. Dans l'épreuve, dans le soutien, dans le partage de ce qui nous pèse, ce Ce moment nous rassemble. Ce moment nous tient.

Toi aussi, tiens un nom dans ta présence. Comment se passer de musique dans ces moments de deuil et de recueillement ? Comment se passer du génie universel de Jean-Sébastien Bach Béatrice Beru nous interprète l'aria de la troisième suite.

Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio ...

Sous-titrage Société Radio La Suisse est en deuil. Le Valais est en deuil. J'appelle Monsieur Mathias Renard, président du Conseil d'État valaisan.

Chères familles, chers proches, mesdames et messieurs, en vos titres et fonctions 1er janvier 2026 ce jour nous ne l'oublierons jamais à l'aube de la nouvelle année un moment de fête d'amitié se transforme en cauchemar à l'aube de la nouvelle année des jeunes qui venaient de partager leurs rêves leurs vœux, leurs rires sont frappés par la violence et la mort. A Grand Montana, 156 destin ont basculé aux premières heures de l'an nouveau. 40 personnes ont perdu la vie, 116 ont été blessées, certaines très gravement et tant de familles, de proches frappés par ce drame.

Aujourd'hui nous sommes réunis, nous sommes ensemble pour honorer la mémoire de ces 40 âmes, pour dire qu'on n'oubliera jamais. Réunis aussi pour les personnes blessées, pour celles et ceux qui luttent encore pour leur vie à cet instant précis. Leur absence aujourd'hui, à nos côtés, est douloureuse.

Aucune parole ne pourra jamais réparer l'irréparable. Aucune phrase ne pourra jamais réparer l'irréparable. Aucune phrase ne pourra jamais combler le vide, laissé par celles et ceux qui sont partis.

Mais le silence, lui, ne suffirait pas. Alors nous parlons. Nous parlons pour dire notre peine, pour dire notre solidarité, pour dire notre engagement.

J'aimerais commencer par m'adresser aux familles et aux proches. Je le fais bien sûr au nom du gouvernement que je représente, le gouvernement valaisan. Mais je le fais aussi en tant qu'être humain, tout simplement.

Je veux vous dire, nous sommes avec vous. Avec vous, nous sommes avec vous. Avec vous, maman, papa, frères, sœurs, grands-parents, familles, amis, amoureux, camarades de classe.

Depuis cette nuit du 1er janvier, il ne s'est pas passé un seul instant, pas une seule minute sans que nous ne pensions à vous. Nos pensées, nos prières, nos cœurs sont tournés vers vous, vers les familles endeuillées ainsi que vers les blessés et leurs proches qui vivent dans l'angoisse et l'attente. Face à cette insupportable impuissance, sentez autour de vous ces innombrables marques de soutien et de bienveillance qui viennent des quatre coins de la Suisse et bien au-delà.

Cette solidarité instinctive, spontanée s'est exprimée dès les premières minutes du drame. Des citoyens anonymes, des proches, parfois de simples passants ont tendu la main, ouvert des portes, porté secours. Au cœur du chaos, la force du cœur, la générosité humaine ont résisté.

Cela non plus, nous ne l'oublierons jamais. Cette cérémonie, c'est aussi le moment de rendre un hommage appuyé et rempli de gratitude à l'ensemble de la chaîne des secours dont nous sommes si fiers. Aux primos intervenants, aux pompiers, aux secouristes, aux Aux policiers, aux psychologues d'urgence, à l'ensemble du personnel hospitalier qui a accueilli, soutenu et sauvé la vie de dizaines de jeunes.

Votre professionnalisme, votre courage et votre dignité devrait nous inspirer toutes et tous. Vous avez été à la hauteur de l'urgence, de l'humanité que la situation exigeait. Je tiens donc au nom du gouvernement valaisan et de sa population à transmettre notre reconnaissance et notre gratitude aux équipes mobilisées, mobilisées ici en Valais mais aussi ailleurs.

Merci à tous les hôpitaux Suisse. Merci à tous les hôpitaux étrangers qui ont répondu présent, merci aux pays qui ont tendu la main, qui ont ouvert les portes de leurs hôpitaux. La présence aujourd de chefs d'État et de représentants de pays amis nous honore.

En particulier votre soutien, M. le Président de la République française Emmanuel Macron et M. le Président de la République italienne Sergio Mattarella, dont les nations sont si durement touchées aujourd'hui.

Votre présence des moines d'une communauté de destin, d'une Europe qui sait se rassembler lorsque l'essentiel est en jeu, la vie humaine la dignité, la compassion. Nous remercions l'ensemble de nos camarades et nos patriotes qui ont rendu justice à notre devise. Un pour tous et tous pour un.

Le Valais remercie de tout cœur l'ensemble des pays qui nous ont apporté leur soutien. Nos pensées se dirige vers l'ensemble des victimes et leurs familles, quelle que soit leur nationalité. Dans cette douleur partagée, nous sommes unis aujourd'hui plus que jamais.

Le canton du Valais souhaite exprimer sa plus profonde reconnaissance à l'ensemble des pays qui se sont rangés à nos côtés. Nos pensées aujourd'hui, nos pensées vont vers l'ensemble des victimes et leurs familles, quelle que soit leur nationalité. Dans cette douleur partagée, nous sommes unis.

Si ce drame nous unit dans le deuil, il le fait aussi dans la responsabilité. Toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cette tragédie et les responsabilités, y compris des autorités politiques. La justice doit être rendu avec rigueur et indépendance.

Établir la vérité, c'est un devoir envers les victimes, envers les familles, envers la société toute entière. Chaque victime est comme un enfant du Valais. L'enquête déterminera les responsabilités, mais au-delà de cette procédure, nous avons toutes et tous une responsabilité morale face à ce drame.

Des adolescents, des jeunes ont perdu la vie. Rien dans tout cela n'est de leur faute. Alors nous, nous comme adultes, nous comme responsables politiques, la moindre des choses que l'on puisse faire c'est de présenter des excuses de toute la communauté.

C'est par cela aussi que nous serons dignes. Je souhaite enfin délivrer ce message à tous les adolescents et jeunes adultes qui sont réunis en si grand nombre ici et ailleurs également. Votre souffrance, vos peurs sont légitimes.

Vous avez le droit de pleurer mais vous aurez aussi le droit de rire, de sourire. Si votre douleur est immense, votre capacité à vivre, à aimer, à créer, l'est tout autant. Albert Camus écrivait qu'au milieu de l l'hiver, il avait trouvé en lui un invincible été.

Cette pensée nous rappelle que même lorsque tout semble figé par le froid, la nuit, la douleur, la vie continue de murmurer en nous. Elle nous rappelle qu'il existe, au cœur même de l'épreuve, une force silencieuse qui résiste, qui tient bon, qui nous accompagne sur le chemin de la résilience. Camus poursuivait ainsi.

Peu importe à quel point le monde pousse contre moi, en moi il y a quelque chose de plus fort, quelque chose de mieux qui repousse tout de suite. Que cette force intérieure soit à présent nourrie par notre mémoire collective, qu'elle guide notre responsabilité d'adultes et qu'elle permette à celles et ceux qui reste de continuer à avancer sans jamais oublier. Mesdames et messieurs, chères familles, dans le respect, dans le souvenir, dans la solidarité, c'est C'est ensemble et unis que nous nous relèverons.

C'est ensemble et unis que nous continuerons d'avancer vers un invarsible L'émotion fait tomber les frontières, on l'a dit. Parmi les victimes de très jeunes Suisses, mais également des jeunes de nationalité étrangère, la France et l'Italie en paye un lourd tribut. Alors comment continuer à vivre debout, ensemble ?

J'appelle M. Guy Parmelin, président de la Sous-titrage Société Radio « Chères familles, chers proches, mesdames et messieurs, en vos titres et fonctions. Vous me permettrez de m'exprimer devant vous avec la pudeur et la retenue qu'exigent les circonstances, marquées qu'elles sont par une tristesse profonde et par un lourd pour Chagrin.

L'entrée dans cette année 2026 devait pourtant s'accompagner des promesses accoutumées, celles que permettent généralement de formuler les pâtes encore blanches. Pour la jeunesse, ses promesses volent par essence sous les ailes du rêve et des aspirations légitimes de son âge. Vouées à l'azur, elles se sont prématurément abîmées dans les cendres d'une nuit d'horreur.

Au tournant du 5e siècle de notre ère, saint Augustin a développé dans ses confessions la réflexion selon laquelle il existerait trois temps. Le présent des choses passées, le présent des choses présentes et celui des choses futures. Je m'autorise à convoquer sa à penser en ce jour particulier qui se situe au point d'intersection entre hier et demain, entre la mémoire et l'espérance.

Dans le très grand malheur qui nous a frappé et qui, j'ose l'affirmer avec force, a fait de la Suisse toute entière une seule et même famille affligée. Je m'autorise à parler en son nom pour souligner que nous avons en ce moment même la chance fugitive d'être rassemblés pour partager le poids de ce fardeau. Notre communion ne le rendra pas plus léger, mais si elle peut contribuer, ne serait-ce qu'un peu à apprivoiser notre infinie tristesse, elle a déjà toute sa raison d'être.

La mémoire de cette épouvantable nuit éclaire les visages des 156 victimes. Leurs jours heureux, leur insouciance. Notre pays est consterné face à cette tragédie.

Il s'incline devant la mémoire de celles et de ceux qui ne sont plus. Il est au chevet de celles et de ceux qui s'apprêtent à entamer un long chemin de reconstruction. Un grand nombre d'entre eux étaient en vacances chez nous, des jeunes filles et des jeunes garçons venus d'Australie, de Belgique, de Bosnie-Herzégovine, de la République démocratique du Congo, de Finlande, de France, de Grèce, d d'Israël, d'Italie, du Luxembourg, des Philippines, de Pologne, du Portugal, de Roumanie, du Royaume-Uni, de Serbie, de République tchèque ou encore de Et c'est chez nous que leur vie a basculé alors qu'elle était paisiblement offerte à la détente et au plaisir d'être ensemble.

Notre pays est et continuera d'être à l'écoute de toutes les familles, de Suisse et de l'étranger, dont cette catastrophe a modifié le cours de l'existence de façon aussi brutale qu irréversible. Notre pays tient également à exprimer sa plus vive reconnaissance pour les innombrables témoignages de sollicitude et l'appui sanitaire qu'il a reçu. De nombreuses personnes parmi lesquelles plusieurs ressortissants suisses se trouvent en effet aux soins intensifs en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.

Et cette solidarité internationale et nationale nous touche et nous oblige. Nous savons ainsi que nous ne sommes pas seuls dans l'adversité. Enfin, notre pays remercie avec cœur et émotion, toutes les personnes qui ont œuvré à un titre ou à un autre à sauver la vie, à restituer une identité, à faire avancer la vérité sur la bonne voie parce que c'est là un préalable, indispensable au contrat de confiance que nos institutions ont passé avec la société qu'elles régissent.

L'espérance est à l'avenir. Elle se dessine sous des contours flous, définis pour les uns par le vide abyssal de l'absence et pour les autres par une convalescence pénible, incertaine et versatile. Elle offre la résilience pour conjurer les larmes, un remède sûr dans ses effets mais aléatoires de sa disponibilité.

Elle porte enfin sur la capacité de notre ordre judiciaire à mettre sans retard ni complaisance les manquements au grand jour et à les sanctionner. C'est une responsabilité « moral » en plus d'être un devoir d'État. S'il est temps et ses enjeux figurent au centre de nos prières de ce jour, c'est parce qu'il est conditionné par notre conscience. « Il n'y aurait pas de temps, dit saint Augustin, si nous n'avions pas d'âme capable de se souvenir ou d'anticiper.

Le temps se joue donc en nous, il est ce que nous sommes. Ce 9 janvier 2026 est à ce titre un jour de mémoire que nous devons aux disparus et aux blessés du jour de l'an. Un jour de mémoire et d'amour Surtout pour leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs proches et leurs amis, pour toute une population qui a pris sa part du drame national de Cran-Montana.

Il est également un jour d'anticipation pour les autorités compétentes et pour le législateur, auxquels les faits survenus commandent impérieusement de tirer tous les enseignements permettant de garantir jusqu'au bord de la raison un niveau de sécurité optimale dans les établissements accessibles au public. Impensable, indicible, invisible. Des flammes du drame émergent ces trois épithètes que la sidération encore présente assigne à l'incommensurable.

Impensable parce qu'un pays focalisé sur la rigueur et la fiabilité doit à plus forte raison savoir envisager le risque. Cette ombre toujours omniprésente, toujours à l'affût, toujours en quête de la faillie. Indicible parce que tous les superlatifs ne suffiront pas à qualifier ni à quantifier la peine que nous ressentons et avec elle la perte, la douleur et la souffrance.

Et nous avons malgré tout essayé. Et nous avons eu raison parce que le silence, aussi bienfaisant soit-il, ne saurait s'arroger tous les mérites de l'apaisement. Invisible enfin parce que nombre de nos enfants ne sont plus.

Ils nous ont quittés dans un bar qui portait le nom d'un groupe d'étoiles. Ils continueront désormais de briller dans notre Cérémonie d'hommage. Cette cérémonie d'hommage est avant tout une cérémonie destinée à notre jeunesse, meurtrie par cette tragédie.

C'est donc un très jeune violoncelliste, Liam Cheneau, qui vient d'être couronné par un prix prestigieux, Liam a 16 ans je crois. C'est donc Liam Cheneau qui nous interprète un prélude de bar, le deuxième de la suite pour violoncelle de Jean Sous-titrage Société Radio Yem Cheneau, merci. Plusieurs collèges ont été impactés par cette de catastrophes, notamment en Valais et dans le canton de Vaud où l'émotion est immense.

De très nombreux jeunes étaient sur place, à l'extérieur du bâtiment notamment, assistant pour la plupart de manière totalement impuissante au drame qui se déroulait sous leurs yeux. Au nom de tous ces jeunes j'appelle Marie Albrecht, Aline Morisoli et Solal Heimendag, trois jeunes qui ont écrit un texte, qui ont écrit un texte collectivement et qui vont vous le lire à l'instant. C'est l'hommage de la jeunesse à la jeunesse.

Bonjour à Bonjour à tous. Buongiorno a tutti. C'est avec beaucoup d'émotion que nous prenons la parole aujourd'hui pour rendre hommage aux victimes de l'incendie de Croix-Montana et con émotion et que prendiamo la parola oggi per pour rendre hommage aux victimes de l'incendie de Croix-Montana.

Cette soirée qui devait marquer le début d'un nouveau départ, de nouvelles promesses a sombré dans l'horreur. Mes amis et moi avions l habitude de nous retrouver dans cette station qui nous a vu grandir. Ce soir-là, nous entrant dans un bar en face du Constellation pour boire un dernier verre, le cœur léger, l'esprit dégagé.

Mais très vite, tout s'est figé. Un silence pesant envahit la pièce. Les images qui nous font face sont insoutenables.

Dehors, la scène est pire que dans un cauchemar. Les cris stridents résonnent dans le froid glacial. L'odeur de brûlée est insupportable.

C'est une scène apocalyptique. Ce que nous avons vu ce soir-là, nous ne pourrons l oublier. Mais nous pouvons le transformer en force.

Alors aujourd'hui, nous rendons hommage à vous qui êtes partis trop tôt, à vos rêves interrompus, à vos voix que le silence a remplacé. Pour les familles, faisons en sorte que cette douleur ne soit pas vaine. N'attendons plus pour dire à nos proches qu'on les aime.

Vivons intensément ici et maintenant. Le drame qui a frappé Cran-Montana ne s'est pas limité aux frontières, du Valais et de la Suisse, mais a eu un retentissement international. Votre présence en témoigne.

Au fond, bien que franco-suisse, je me rends compte que cela n'a pas d importance. Quelle que soit notre nationalité ou notre âge, nous nous sentons collectivement touchés et solidaires de toutes les victimes et de leurs proches. Le sentiment d'impuissance que nous avons ressenti face à cet incendie a été frustrant.

C'est pourquoi nous tenons à remercier la police, les pompiers, first responders et plus généralement tous ceux qui ont apporté leur aide. Évidemment nous n'oublions pas les soignants de l'hôpital du Valais, les hôpitaux suisses et étrangers qui accueillent les grands brûlés. Aux blessés, nous adressons tout notre soutien, conscients du du parcours qu'il leur reste encore à surmonter.

Aux jeunes qui nous Nous sommes une génération qui est en train de grandir dans un monde difficile et fragile. Et pourtant, malgré tout, nous continuons à croître, nous continuons à lutter. Nous continuons à croire, nous continuons à lutter pour ce en quoi nous croyons, ce qui compte le plus.

Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais nous sommes en admiration devant celles et ceux qui ne se rendent pas, qui continuent de défendre ce qui les fait vibrer, qui défendent leurs valeurs, qui défendent les personnes qu'ils ou elles aiment. Tous les efforts comptent, même les efforts qui sont invisibles aux yeux du plus grand nombre. Peut-être qu'on ne nous le dit pas suffisamment, c'est la raison pour laquelle nous souhaitons vous le dire aujourd'hui.

Nous sommes fiers de vous. Restez forts, restez fortes, ne vous laissez pas abattre, continuez à vivre pleinement chaque instant de votre vie. Nous ne pouvons pas ajouter des journées à la vie, mais nous pouvons ajouter de la vie aux journées.

Nous nous adressons aux jeunes qui nous écoutent. Nous sommes une génération qui grandit dans un monde fragile, parfois dur, souvent injuste. Et pourtant, malgré les doutes, malgré la peur, notre génération continue d'avancer.

Elles continuent de de se battre pour ce en quoi elles croient. Oui, il reste encore tellement à faire, tellement de choses à réparer, à reconstruire, à rêver autrement. Mais nous voyons aussi des jeunes qui se lèvent, qui refusent d'abandonner, qui se battent pour ceux qui les fait vibrer.

N'oubliez jamais pourquoi vous vous battez. N'oubliez jamais pour qui vous vous battez. Chaque effort compte, même ceux que personne ne voit.

Vous faites de votre mieux avec ce que vous avez dans un Un monde qui ne vous épargne pas toujours. Peut-être qu'on ne vous le dit pas assez ou peut-être même jamais. Alors laissez-nous vous dire aujourd'hui, nous sommes fiers de vous.

Restez fort, rester debout et tant que le soleil brille profiter de chaque instant aussi fragile soit-il on ne peut pas ajouter des jours à la vie mais on peut ajouter de la vie au jour L'émotion, comment trouver les rôles, comment trouver les mots pour supporter l'insupportable. Peut-être faut-il s'adresser à celles et ceux, psychologues ou philosophes, qui réfléchissent depuis si longtemps à ce qui nous unit, les morts et les vivants. Voici un texte spécialement écrit pour la circonstance par Mme Alice Noble Burnon, thanatologue et conteuse.

Un texte lu par Olivia C'est un texte spécialement. Sous Depuis mon origine, je suis en lien. Sans le cordon qui me relie à ma mère, je ne peux pas croître.

Depuis mon enfance, je m'attache. Le lien me tient, me nourrit, me déploie, me retient, me contient. Quand le fil se déchire, quand le lien se dénoue, nous sommes deux à mourir.

La rupture du lien est la pire des souffrances. Tout en moi chagrin, c'est l'autre face de l'amour. Mais je refuse de mourir avec toi, car alors qui parlera de toi ?

Qui se souviendra de ton nom ? Qui te portera dans la chapelle de son cœur ? Je t aime.

En m'attachant à toi, en me reliant à toi par cet étrange cordon ombilical invisible. J'ai appris avec toi des choses que je n'aurais jamais pu apprendre sans toi. Je suis devenue plus que ce que j'étais avant de te connaître, bien plus.

Et cela, jamais on ne me le prendra. Je suis la preuve que tu as existé. Tu resteras en vie tant que je le serai.

Je dirai ton Et tu ne disparaîtras pas. Voici donc venu le temps du deuil, le président de la Confédération, M. Guy Parmelin, et le président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard s'y sont engagés.

La justice est au travail, elle devra répondre aux questions légitimes que tout le monde se pose. Viendra le temps des indispensables mesures à prendre pour qu'une telle catastrophe ne se reproduise plus. Commence dès aujourd'hui, non seulement le temps du deuil mais surtout le temps de la mémoire, du souvenir, nous ne les oublierons pas.

Nous arrivons au terme de cette cérémonie de recueillement. Merci aux artistes qui se sont spontanément offerts pour apporter leur talent à cette cérémonie. Olivier Lasseigne, que vous venez d'entendre, Carole Ray, soprano, Philippe de Coq au piano, Beatrice Beru au piano et Liam Chaunot au violoncelle.

Merci enfin aux équipes de la RTS qui nous ont permis de partager ce moment d'émotion collective dans toute la Suisse et dans le monde entier. Merci enfin à David Werren de me rejoindre. David, il va nous donner quelques instructions pour mettre symboliquement un terme à cette cérémonie officielle en hommage aux victimes de l'incendie de Grand Montana.

David est accompagné de Loris Mita, pianiste, qui va nous accompagner pour la fin de cette cérémonie. Mesdames et Messieurs, Nous arrivons à présent à la fin de la cérémonie officielle d'hommage aux victimes de l'incendie de Cromontana. Chacune et chacun d'entre vous a reçu une rose blanche à son arrivée.

Nous vous invitons à présent à prendre cette fleur avec vous et à la déposer sur les deux mémoriaux prévus à cet effet. Les officiels et autorités helvétiques sont priés de passer devant la Seine et de remonter le long de l'allée centrale pour aller les déposer sur le mémorial qui est au fond de la salle. Les délégations étrangères prendront ensuite les fleurs placées devant elles pour venir les déposer dans les vases situés sur la Seine.

Le reste de l'Assemblée pourra alors se lever et se rendre vers le mémorial du fond de la salle par l'allée centrale en commençant par les rangées le plus proche de la Seine. Le pianiste de Grand Montana, Laurie Smita, accompagnera ce moment symbolique avec ses propres composition. Signore et signori, siamo giunti al termine della cerimonia ufficiale in omaggio alle vittime dell'incendio di Cromontana.

Ciascuna e ciascuna di voi ha ricevuto une rosa bianca au moment de leur arrivée. Nous vous invitons maintenant à prendre la convoie et à déposerla sur les deux memoriales prédispostes à tel scopo. Les autorités et les Sous-titrage Société Radio Ils sont situés sur la scène.

Le reste de l'Assemblée pourra ensuite se lever et se diriger vers le mémorial situé au fond de la salle, en empruntant l'allée centrale, en commençant par les ranger à l'avant de la scène. Le pianiste de Grand Montana, Loris Mita, accompagnera avec ses propres compositions ce moment symbolique. Mesdames et messieurs, nous avons atteint la fin de la cérémonie qui rend hommage aux victimes de la tragédie de Cran-Montana.

Vous avez toutes et tous reçu une rose blanche à vos arrivées. Nous vous invitons à les placer sur les deux mémoriaux prévus à cet effet. Les représentants officiels de la Suisse et autres autorités sont invités à passer devant la scène et à emprunter l'allée centrale pour se rendre vers le mémorial situé à la fin de la salle.

Les délégations étrangères prendront les fleurs qui ont été placées devant eux et pourront les déposer dans le vase sur scène. Le reste de l'Assemblée pourra ensuite se lever et se diriger vers le mémorial à l'arrière de la salle, en commençant par les rangées les plus proches de la scène. Le pianiste de Grand Montana, Loris Smita accompagnera ce moment symbolique avec ses propres compositions.

Je vous remercie. Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous Sous Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio Sous Sous-titrage Société Radio ...

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