PROJET DE LOI INDUSTRIE VERTE : MACRON BRASSE ENCORE DU VENT
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pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche porteman arboré tout fièrement une plante sur la réindustrialisation le président de la République annoncé dans le même temps le projet de loi sur l'industrie verte et dans le même mois le chef de l'État a reçu à Versailles les grands patrons internationaux pour développer l'investissement étranger au fameux sommets shoes France le projet de loi industrie verte et donc examiné à l'Assemblée depuis ce lundi 17 juillet quel est ce plan sur l'industrie verte est-ce enfin la fin de la désindustrialisation qui a détruit des villes et des familles est-ce leur enfant de la prise en compte des urgences sociales et environnementales dans notre économie industrielle pour en parler nous recevons Alma Dufour député LFI nups et chef de fil à l'Assemblée nationale sur ces questions c'est l'entretien d'action bonjour ama Dufour bonjour Alors Emmanuel Macron puis Bruno Le Maire ont donc présenté le projet de loi industrielle il y a deux mois qui est actuellement examiné par le Parlement l'objectif affiché est d'être la plus grande puissance industrielle décarbonée d'Europe on regarde en extrême faut aller plus loin et c'est sur ce point que je voulais terminer mon propos en appuyant sur le travail qui a été mené je les en remercie par Bruno Le Maire et Roland Lescure les consultations très larges avec plusieurs parlementaires ici présents qui ont travaillé leur côté et élus et entreprises et entrepreneurs et salariés et syndicat pour bâtir le projet de loi industrie verte je vais ici le redire l'industrie française de 2030 très clairement elle devra être décarbonée respectueuse de la biodiversité numérisée et transformée et c'est ce défi au fond que nous voulons relever que nous allons relever c'est développer une filière bois dans ce sens une filière ciment qui doit se décarboner et plus globalement toute la filière construction hors site qui va se déployer une filière chimie ça a été très bien dit qui doit se transformer mais dont on ne peut pas se passer une filière électronique qui doit elle aussi se renforcer une filière hydrogène batterie capture de carbone qui doit émerger et en même temps tout ce qu'on a su faire sur la filière santé alors on va revenir sur cet extrait avec vous Alma Dufour mais je vais d'abord présenter les principales propositions de ce projet de loi donc le crédit d'impôt industrie verte dont le but d'attirer l'investissement étranger miser sur la production de batterie de pompe à chaleur d'hydrogène vert d'éolienne ou de panneaux solaires un milliard d'euros pour je cite dépolluer les friches industrielles pour préparer de futurs installations les subventions à la décarbonation pour les industries existantes à hauteur de 2,3 milliards d'euros de prêt direct ou de garanties par la banque publique d'investissement BPI France un plan d'épargne à venir clim qu'on pourrait faire ouvrir à son enfant et l'épargne une fois débloqué doit être affecté à des investissements je cite strictement et rigoureusement vert ou encore la garantie 9 mois pour accélérer l'installation des industries et Bruno Le Maire a affiché fièrement 15 mesures pour verdir le budget de l'État ou conditionner les aides aux entreprises à une trajectoire plus vertueuse sans rentrer pour l'instant dans le détail vraiment du projet loi elle m'a du four quel a été votre première impression à l'annonce de ce projet de loi alors honnêtement faut rappeler quand même que ce projet de loi a été annoncé pour tourner la page des retraites donc on y a vu comme d'habitude une tentative de communication de distraction de nos pignons publics de changer le sujet médiatique et on l'a pas vraiment forcément précis au sérieux que ça pourquoi parce que en fait Emmanuel Macron nous habitué régulièrement à des grandes annonces qui en réalité quand on arrive au moment des projets de loi ou au moment du budget ne sont pas forcément suivies des faits je donne je vous donne un exemple par exemple il nous avait annoncé donc sur l'hôpital des mesures de recrutement massifs qui sont toujours pas arrivés quand vous demandez au directeur d'établissement hospitalier s'ils ont eu des nouvelles il vous disent ah bah non c'est pareil pour la relance du rail les 100 milliards pour relancer les petites lignes etc les travaux ferrés on l'avait déjà en fait eu des annonces en 2019 qui n'ont été suivies d'aucun effet pendant 4 ans là on revient et pareil on demande à Clément Beaune des précisions on demande aux régions si elles ont eu des échanges avec l'État sur ce sujet et tout reste excessivement excessivement vague à chaque fois donc vous nous pardonnerez d'être toujours un peu méfiant et sceptique quand le président sort d'une crise et fait des grandes annonces sur un sujet ou un autre sur l'écologie sur l'industrie sur la santé ensuite sur le contenu parce que parce que maintenant on commence à y voir plus clair puisqu'on a le projet de loi sur la table pour rappeler que les principales mesures qui ont été annoncées notamment le crédit d'impôt et la verdissement du budget en fait elles sont dans le budget 2024 donc on les a pas encore donc là encore on sait pas exactement l'ampleur des changements qui vont être réalisés on sait pas si vraiment osé aller jusqu'à conditionné les aides publiques contrairement à ce qu'ils ont fait depuis six ans puisqu'ils ont arrosé les grands groupes d'argent public sans jamais y mettre aucune condition ni sociale ni environnementale l'exemple le plus frappant je vais dire il y en a deux c'est Sanofi qui a touché des subventions pour acheter des machines et réinvestir dans un site de production et qui une semaine après annoncé des licenciements sur ce même site ou évidemment Airbus qu'on a sauvé pendant la crise et qui n'en avec sa filiale KLM Air France pardon qui avec sa finale KLM annoncé aussi un plan social et n'a absolument rien annoncé pour verdir suffisamment son bilan carbone donc voilà donc ça c'est des des exemples emblématiques mais c'est la même chose avec toutes les autres grosses entreprises et donc on n'est pas du tout sûr aujourd'hui qu'il y aura un vrai changement de logique il faut qu'on attende la rentrée pour pour y voir clair et qu'est-ce que vous pensez de l'extrait oui promet une économie décarbonée respectueuse de la biodiversité numérisée et transformée alors là pour le coup on peut vraiment vous dire ce qui se passe actuellement parce que ça ça aurait dû être dans le projet de loi ind verte discuter actuellement ce qui se passe c'est que le mot vert le mot décarbonation est mot biodiversité sont des façades pour un projet de loi qui en fait va peut bénéficier à tous les cinq secteurs les secteurs industriels de façon indiscriminée c'est à dire qu'en fait il nous refuse de définir ce que l'industrie verte ce qu'elle a décarbonation il refuse de dresser des secteurs prioritaires contrairement à l'extrait d'Emmanuel Macron qui voudrait une liste de filières à développer à soutenir notamment la santé en fin de discours en fait dans le projet de loi il n'y a rien sur les filières il y a en fait des la seule chose que ça va vraiment changer c'est la possibilité d'accélérer encore les procédures d'implantation des industries des usines mais quel que soit le secteur en réalité puisque ça va dépendre de décret qui vont choisir de façon complètement arbitraire quelle usine peut bénéficier de cette procédure d'accélération je vous donne un exemple sur mon territoire il y a il y a un projet d'extension d'un site de stockage de déchets dangereux on est le seul site de stockage des déchets danger en Normandie de toute la région ça fait déjà 20 ans qu'il aurait dû fermer là on nous propose de le réétendre encore et typiquement vu comment le texte est rédigé les élus locaux sont contre mais là l'État pourrait reprendre la main est décider que ainsi de stockage de déchets dangereux fait partie des six stratégiques à accélérer dans le cadre de ce projet de loi industriel verte qui n'a de vert que le nom du coup donc en fait il y a aucune priorisation aucune fixation de filière aucune stratégie et il refuse encore une fois de choisir et même de conditionner ce projet au respect des engagements climatiques dans le secteur de l'industrie il n'y a aucune mention de l'accord de Paris aucune mention des obligations de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur industriel donc en fait c'est encore une fois une très grande opération de greenwashing qui vise à servir les intérêts du privé en général quoi on reviendra sur les intérêts du privé juste après il dit que pour bâtir ce projet d'industrie verte si il a consulté il a travaillé avec les syndicats et les parlementaires vous êtes parlementaires parce que vous avez vu ce travail alors non pas du tout alors ça c'est toujours la la co-construction version Emmanuel Macron le gouvernement qui met 11 49-3 et qui dit qu'on est méchant parce qu'on veut pas qu'on construire avec lui non en réalité tous les rapporteurs des différents chapitres sont de la majorité les discussions ont été quand même très limitées le texte était déjà ficelé et les trois quarts des amendements qu'on a tenté de déposer pour élargir le champ de discussion c'est à dire sur est-ce que les sites ces vaisseaux seuil aujourd'hui sont protégés des inondations il s'avère que dans les données climatiques montrent que la majorité des sites ces vaisseaux de France sont en zone inondable désormais il n'y a rien là-dessus dans le texte est-ce que on va davantage avancer sur la protection de la santé des riverains des travailleurs alors qu'on sait que les pollutions chimiques j'ai font des ravages en fait chez les ouvriers on a vraiment des statistiques très très très très critique 37% de plus de certains cancers par exemple en Seine-Maritime chez moi sur Fos-sur-Mer c'est pareil 2,5% de chance fois plus de chances de mourir d'une leucémie enfin voilà c'est de ça qu'on parle il y a rien sur la santé il y a rien sur la formation des travailleurs etc etc et le 3/4 de nos amendements ont été déclarés recevables parce que le texte est volontairement étriqué pour que les parlementaires ne puissent pas l'amander et construire des majorités alternatives à celle du gouvernement dans le dans les propositions de de ce projet et le discours du président parle beaucoup de décarbonés vous avez commencé à le dire pour nos maires on est très enjoué il a tout était d'ailleurs lundi le projet de loi industrie verte constitue un tournant pour notre économie car elle poursuit une ambition stratégique l'accélération de la réindustrialisation de la France tout en décarbonant notre économie le monde écrit d'ailleurs que le projet de loi permet de réduire l'empreinte carbone française de 41 millions de tonnes de CO2 à l'horizon 2030 soit 1% des émissions totales reporters nos confrères indépendants titres la loi industrielle rate son village écolo avec un risque qui serait de soutenir des activités neutre en carbone notamment grâce à la compensation mais par ailleurs polluante ou gourmande en eau pointe Thomas de la Fondation pour la Nature et l'Homme est-ce que c'est des réserves que vous partagez également totalement en fait il y a deux choses il y a accélérer les technologies de la transition écologique donc les transports ferrés les énergies renouvelables les voitures électriques dans une certaine mesure l'hydrogène etc ça ça viendra peut-être dans le projet de loi le budget de 2024 on verra s'il y aura des crédits d'impôts suffisant parce que vu les sommes annoncés en réalité pour développer des filières comme ça c'est même pas vraiment suffisant donc il y a un vrai problème aussi de masse financière qui sont prêts à investir la deuxième chose c'est que ce projet de loi là comme j'ai dit permet d'accélérer tout type d'implantation industrielle à partir du moment gouvernement décide qu'elle est stratégiques donc je vous parlais d'un site de stockage de déchets dangereux niveau écologie on peut quand même se poser la question de de l'impact mais aussi par exemple moi je sais pas si des sites qu'une usine d'armement ces stratégique qu'une usine Coca-Cola c'est mieux de l'avoir en France qu'à l'étranger ça peut être stratégique aussi en fait ce projet risque effectivement en ne se fixant pas de priorité effectivement de peut-être d'attirer un peu plus d'usine et encore on doute qui permet vraiment de relocaliser mais de façon indiscriminée quelle que soit l'impact l'impact en termes d'émission gaz à effet de serre finalement au contraire il risque même éventuellement d'aggraver le bilan carbone de l'industrie en France qui qui stagne en fait depuis des années alors qu'il aurait dû réduire et encore une fois il y a aucune conditionnalité à la baisse des émissions aucun secteur prioritaire donc on ouvre les vanne où tout venant alors que c'est le moment de prendre un virage écologique et donc c'est assez inquiétant effectivement et les ONG ont raison de le dire puis au-delà la question environnementale il y a aussi la question sociale parce que même si on attire des entreprises de l'étranger est-ce qu'elles vont pas faire comme on voit depuis 20 ans venir prendre le savoir-faire et puis prendre les aides publiques et repartir c'est justement pour rentrer un peu plus dans le projet de loi l'exécutif donc on l'a dit parlent beaucoup d'énergie décarbonée de géopolitique aussi avec la politique des États-Unis de privilégier leur industrie nationale le chef de l'État mise décapantation des transports et de l'industrie le site avait comme objectif affiché de prendre la tête de la course des véhicules électriques avec trois projets de giga Factory il annonce une autonomie de la production des batteries en 2027 et une capacité d'exportation même en 2030 et le chef d'État mais en avant l'usine de Dunkerque même tombe sur l'hydrogène ou encore le bois avec des filières qui veut sécuriser jusqu'aux amont de la production d'abord que penser de ces orientations miser sur les batteries faire des gros usines les gigafactories etc alors c'est intéressant parce que vous savez j'ai déposé plein d'amendements sur les le secteur automobile justement qui sont aussi recevables parce que en fait le texte ne parle pas des secteurs comme je l'ai dit ne parle pas des filières donc en fait nous on n'est pas contre relocaliser la production de batterie en France il faut être clair un moment donné on est on veut que la priorité soit donnée aux transports Ferré aux petites lignes de métro de RER du quotidien aux mobilité douce néanmoins dans plein de territoire le temps que ça arrive va falloir aussi décarboner la mobilité et la voiture individuelle dont on pourra pas complètement sortir dans les 30 prochaines années et effectivement la voiture électrique est une technologie plus propre sous réserve de deux choses déjà qu'elles soient légère parce qu'en fait les analyses de l'ADEME par exemple des Mons que plus elle est lourde plus à fabrication et l'ensemble de son cycle de vie polluent à un stade à un moment donné ou en fait finalement c'est kif que d'avoir une grosse voiture à essence quoi donc il faut qu'elle soit légère et puis évidemment faut qu'elle soit abordable est-ce que c'est un vrai sujet aujourd'hui c'est que la majorité des Français ne peuvent pas se payer des voitures électriques au prix auquel elle sorte en France et même ailleurs c'est-à-dire que aujourd'hui la moitié des bonus écologiques partent dans des Dacia qui sont la véhicule le véhicule électrique le moins cher du marché qui est fabriqué en Chine c'est le seul véhicule Renault qui est fabriqué en Chine ou qu'on a un vrai sujet d'adéquation de la politique sociale et environnementale sur ce sujet là donc nous on n'est pas contre les gigafactory ce qui ce qui nous hérissent le poil c'est qu'il se cache comme d'habitude derrière des exemples qui les mettent en avant et ils oublient de parler vraiment du secteur automobile dans son entier quand on regarde le secteur automobile dans son entier la réalité elle est beaucoup beaucoup plus triste c'est à dire que depuis les années 2000 on a perdu un tiers des emplois dans l'automobile en France et là les projections en fait les usines existantes continuent de supprimer des emplois elles sont même certaines au chômage partiel quasiment une semaine sur deux parce que justement les constructeurs français décident de faire du moyen de gamme ou du haut de gamme qui se vend pas parce qu'ils étaient plutôt sur un secteur pour les classes populaires à la base donc par exemple la Mégane électrique ne se vend pas la Zoé ne se vend plus donc on a des salariés de ces usines là qui fabriquent des voitures électriques qui sont excessivement inquiets pour leur avenir c'est cacher moi à Cléon l'usine Renault qui fait les motards et donc si on observe le même rythme si on continue sur le même rythme de suppression d'emploi dans les usines existantes on pourrait on pourrait finir par perdre 70000 emplois dans la décennie ça c'est la réalité sociale du secteur donc il se cache derrière trois usines 3 giga Factory à Dunkerque et ils oublient de parler des strat des constructeurs en fait Renaud et stellantis ne sont pas du tout d'accord aujourd'hui pour réorienter leurs production vers des véhicules légers et moins chers ils ne veulent pas ça eux ils veulent continuer à générer de plus en plus de marge et de plus en plus de profits et là-dessus pour l'instant on a aucune réponse sur ce que le gouvernement compte faire pour faire un baisser le prix des voitures électriques made in France et de les faire écologiques donc plus légère il y a rien on sait qu'ils envisagent de réinventer le bonus dans le projet de loi dans le budget 2024 mais on n'est pas sur du tout et en fait ils nous disent oui mais on est en négociation avec l'Allemagne peut-être que oui peut-être que non et nous on a peur qu'il se couche encore une fois comme ils l'ont fait depuis 10 ans sur le sujet quoi se coucher donc devant les multinationales en fait dedans les multinationales et aussi au niveau européen devant les intérêts d'autres nations c'est à dire que l'Allemagne par exemple refuse qu'on mette contact les importations de voitures chinoises par exemple pourquoi parce que eux au contraire leur marché davantage haut de gamme leur production et ce qu'ils veulent c'est pouvoir exporter des voitures haut de gamme à l'international y compris en donc en fait par exemple l'Allemagne a été un au pire ennemis sur le secteur automobile puisqu'ils avaient une stratégie industrielle complètement différente de la nôtre et en fait ils nous empêche de protéger notre industrie automobile depuis 10 ans ils ont aussi préféré miser sur les particules fines plutôt que sur le climat ils ont aussi saboter la réglementation sur le climat en permettant en favorisant en fait les véhicules plus lourds ce qui est contraire au changement climatique et l'appareil la filière française s'est fait avoir et on voit aussi sur le sujet là je vais faire un un grand écart mais parler un sujet plus large c'est le sujet de l'énergie vous savez qu'en ce moment on est en train de démanteler le monopole d'EDF de sortir des tarifs réglementés de vente de l'électricité pour les entreprises c'est déjà fait mais là on le voit aussi pour les particuliers et ça c'est aussi fait sous la pression de l'Allemagne c'est aussi fait parce que l'Allemagne elle peut se permettre de subventionner ces industries à coup d'argent public elle a mis 200 milliards dans son bouclier tarifaire l'année dernière nous on a plus de problèmes de dette nous on avait un avantage compétitif qui s'appelait EDF et donc là pareil le marché européen il fait d'une telle façon que là encore les intérêts de la France sont vraiment vraiment nier et on attend du gouvernement qui l'assume ce qu'il dit en France à l'intérieur au niveau européen ce qui ne fait pas du tout en fait il se cache derrière l'Europe mais au final il nous défend pas nos intérêts dans les réformes qui arrivent il y a une autre une autre tendance aussi chez l'exécutif c'est vraiment de miser sur l'investissement étranger Vous écrivez d'ailleurs Emmanuel Macron confond les intérêts du CAC 40 avec la réindustrialisation du pays ils ont déjà promis une dizaine de milliards d'euros d'investissement étrangers d'ailleurs l'usine à Dunkerque qui concernait par un investissement étranger ce que je disais tout à l'heure avec le risque de venir de prendre et de repartir on l'a vu c'est ma dernière année dans l'automobile notamment aussi qu'est-ce que est-ce que vous pouvez nous expliquer du coup cette cette petite phrase en fait c'est vraiment mais Sarkozy avait commencé à faire ça pour essayer de sortir de la crise de 2008 en fait leur stratégie c'est encore une fois tout et tout et tout pour les grands groupes et c'est un puissant fond c'est à dire qu'ils ont quand même mis 100 milliards déjà pendant le covid pour le plan de relance 100 milliards même la Cour des comptes dit en fait cette politique elle est vraiment inefficace il faut l'arrêter tout de suite parce qu'il y a aucun contrôle des effets réels sur la décarbonation sur comment utiliser l'argent si ça crée des emplois etc c'est vraiment on arrose tout le monde sans aucune contrepartie ils ont continué avec la suppression des impôts de production les 16 milliards par an d'un pot de production qu'on nous fait payer avec la réforme des retraites l'appareil ils ont supprimé pour tous les secteurs industriels confondus mais aussi pour la finance pour totale énergie pour BNP Paribas pour la publicité enfin pour tout le monde elle a maintenant ils reviennent ils disent ça on va conditionner maintenant qu'il y a plus rien à conditionner c'est ça qu'on parle en fait ils ont déjà le cice c'est déjà devenu une base de charge pérenne pas conditionnable les impôts de production sont déjà supprimés pas conditionnables donc en fait finalement alors que ça fait 6 ans qu'on leur demande de faire ça que les ONG leur demandent de faire ça que les syndicats leur demandent de faire ça ils ont beau jeu d'arriver à dire maintenant on va conditionner alors qu'il reste quasiment plus rien à conditionner ça c'est la première chose et pour vous donner l'exemple effectivement vous parlez des entreprises qui qui partent avec l'argent public j'ai parlé de Sanofi un autre exemple qui je pense vraiment va permettre de bien comprendre on avait la dernière usine de masque qui fabriquait des masques en France qui pouvait fabriquer jusqu'à 5 millions de masques par semaine elle a fermé en 2018 elle a été délocalisée en Tunisie par l'actionnaire américain Honeywell qu'il avait racheté et non seulement ils avaient bénéficié des subventions publiques du cice d'à peu près beaucoup de choses pour cette usine mais ils sont partis déjà en licencieux une centaine de personnes mais en détruisant les machines qui servent à produire des masques vous imaginez un an après ce qu'on aurait fait avec ces machines au moment du covid là vraiment c'est très concret et des cas comme ça on en voit tout le temps et effectivement et je vais enfin je vais donner un dernier exemple depuis les années depuis 1995 en fait on a perdu la moitié des entreprises qui étaient contrôlées en majorité par l'État on a perdu une moitié de ces entreprises et passer 2600 à 1500 et quelques et on a perdu un tiers de tiers des emplois dans ces industries ce qui veut bien dire ce que ça veut dire c'est à dire que quand les industries passent sous contrôle étrangers quand c'est des très un groupe qui viennent et qui investissent ils ont pas forcément nos intérêts à coeur et ils suppriment des emplois voir et des localiser détruisent des machines donc ça peut pas suffire en fait cette stratégie là pourquoi pas avoir des investisseurs étrangers on a besoin de capital mais il faut qu'il y ait des conditionnalités et il faut qu'on se protège parce que moi j'ai proposé aussi un amendement pour interdire de détruire les machines quand un investisseur s'en va ils ont refusé malgré lui malgré l'exemple des usines de masse qui sont refusé c'est-à-dire que même dans des secteurs stratégiques comme la santé ils n'ont toujours pas changé de logique ils préfèrent qu'on détruise des chaînes entières pour produire des masques ou des médicaments alors qu'aujourd'hui le nombre de pénuries de médicaments à explosé plutôt que de se fâcher ou de faire peur aux investisseurs étrangers c'est là où on a un vrai problème de logique parce qu'en fait les demandes des grands groupes sont des puissants font en fait et vous aurez beau vous mettre à quatre pattes après à plat ventre ça suffira jamais et ils trouveront toujours un plus offrant ailleurs et pourront toujours vouloir faire à l'envers quoi justement la stratégie l'exécutif c'est vraiment de continuer sur l'aspect investissement étranger sur la compétitivité coût était toujours les moins chères on veut vous attirer vous attirer ils sont vraiment campés sur cette position avec réduire les taxes réduire le coût du travail aussi et Bruno Le Maire dans l'assemblée cette semaine a dit a d'ailleurs une de vos collègues de la France insoumise sociale chikiri vous faites peur nous nous rassurons on va regarder un extrait votre politique celle que vous proposez madame chiquiro est un repoussoir la nôtre attire les investisseurs vous faites peur nous rassurer voilà toute la différence entre nos politiques vous nous dites que la politique industrielle française a mené un effondrement de l'industrie de 24 à 11%. c'est vrai mais c'est le produit de cette même politique qui a été adoptée depuis plusieurs décennies singulièrement depuis 1981 plus de taxes plus d'impôts moins de richesse moins de salariés moins d'usine moins de travailleurs moins d'ouvriers ça arrive très souvent qu'on vous pointe cette critique d'être toujours dans l'opposition de ne pas être pragmatique de ne pas regarder les faits etc qu'est-ce que vous répondez là à Bruno Le Maire je réponds déjà que lui ça fait quand même une dizaine d'années qu'il est aux affaires en fait Bruno Le Maire donc il peut pas dire parce qu'il y a trois investisseurs étrangers qui acceptent de créer des méga Factory à Dunkerque qui peut pas se défaire se débarrasser de son bilan en tant que que Edith politique et au gouvernement est dans plusieurs gouvernements successifs depuis une dizaine d'années je trouve que c'est quand même très très gonflé en réalité on le voit en fait les faits nous donnent raison les nous donne raison eux ce qu'ils font c'est se cacher derrière des anecdotes d'ailleurs il nous refuse aussi des objectifs de relocalisation ça on a passé une journée entière à débattre de ça pourquoi ils font ça pourquoi ils refusent des indicateurs des objectifs parce que du coup ils peuvent continuer à se balader à la télé à parler des giga factoraux à raconter à peu près n'importe quoi et les journalistes sont pas les données chiffrées pour arriver à suivre ce qui raconte si c'est vrai mais en réalité les chiffres qu'on avance sont réels la production industrielle manufacturière donc en dehors de la chimie et des matières premières qui sont en fait les seuls secteurs qui restent vraiment en France a baissé depuis l'action d'Emmanuel Macron en 2017 donc ça c'est un fait quand on prend les données Insee on voit que les grands groupes effectivement détruisent des emplois alors que ceux qui craignent l'ampleur en France sont les PM et pourtant les grands groupes payent moins d'impôts que les PME parce qu'ils arrivent avec les crédits d'impôt avec l'optimisation fiscale etc en payer moins et donc du coup toute leur logique de dire nous devons attirer nous devons attirer les grands investisseurs les grands groupes etc n'a fait que juste retourner contre nous depuis 30 ans en fait et on le voit et donc encore une fois nous ce qu'on dit c'est que c'est eux qui sont c'est leur logique qui au pouvoir depuis 30 ans c'est pas la nôtre c'est pas la nôtre et ils n'ont fait que démanteler progressivement les règles les impôts etc et ça n'a donné rien parce que quand j'ai dit c'est un puissant fond je vous donnerai l'exemple c'est l'exemple des de du secteur du ciment je sais pas si vous savez mais en fait l'Union européenne on a laissé aussi l'Union européenne gérer la décarbonation des industries depuis 10 ans qu'avec le marché carbone donc les secteurs industriels européens se plaignaient d'un déficit de compétitivité et demander des quotas gratuits ils les ont obtenu des quotas de CO2 gratuit jusqu'en 2021 ils en avaient donc il y avait aucun effet sur le climat comme j'ai dit leurs émissions est stagne depuis 10 ans il se passe rien est-ce que ça les a empêché de délocaliser non il y a 7 fours de cimenterie qui avait bénéficié de quota gratuit qui ont fermé en France c'est des dernières années c'est ça la réalité donc encore une fois quand on voit l'effet les chiffres on voit que c'est une grande arnaque et qui participe à cette arnaque et pas parce qu'ils sont bêtes parce que aussi eux-mêmes font souvent des allers-retours entre le privé et le public et qu'il y a une collusion d'intérêt entre ces grands groupes et l'État qui font qu'ils vont continuer à répéter ce discours alors qu'ils savent très bien dans la réalité que c'est faux je donne un exemple Bruno Le Maire quand vous lui parlez en off de ce qu'ils pensent de ce stelantis et de son rapport il va vous dire c'était lentis ils sont horribles pour 30 centimes ils sont prêts à délocaliser en République tchèque mais face à l'hémicycle face au journaliste dire que tout va bien que les négociations sont fructueuses qui suffit de se comprendre il suffit de pas faire peur alors que il sait très bien que c'est faux c'est vrai que nous ingrédients on avait montré et qu'il y avait certaines tendances qui étaient factuelles pour le coup que les aides parce que on parle beaucoup des impôts qui sont un peu qui tabassent les entreprises on parle très peu des aides publiques il les nourrissent énormément et qui peuvent du coup contrebalancer et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a des entreprises qui viennent en France qui a beaucoup de positions effectifs en France c'est pour ça que s'il y a une telle différence entre PME et grand groupe et c'est pour ça qu'ils ont créé un fossé énorme voilà entre entre les grands acteurs et les petits et c'est pour ça qu'à raison les PME en France ils ont trop taxé c'est on n'arrive pas à s'en sortir mais donc eux ils regardent les taxes ils regardent pas qu'en fait les grands groupes eux arrivent à en payer moins grâce au crédit d'impôt et le CD le dit le taux d'imposition sur les entreprises en fait en France et moindre que dans d'autres pays d'Europe justement parce que même s'il est plus élevé fiscalement les crédits d'impôts sont tellement énormes de 100 milliards par an que ça compense et au final on n'est pas du tout l'enfer fiscale pour les grandes entreprises qui prétendent que l'on ait quoi puis il y avait d'autres d'autres faits qui pour le coup vous bonne raison c'était le c'était France stratégique qui avait bien montré que le cice etc n'avait pas du tout aidé à créer des emplois ou encore Marianne qui avait fait le compte que les groupes du CAC 40 entre 2008 et 2018 on réduit de 150 000 personnes le nombre de leurs salariés en France dans le même temps les mêmes parviennent à augmenter de 4 % de leurs effectifs dans le monde entier et de 50 % dans les pays émergents donc soit 466000 salariés mais c'est ce que je disais c'est le c'est le c'est ce que donne l'Insee aussi sur sur 10 ans c'est en toute 245 000 emplois détruits par les grands groupes et 275 000 emplois créés par les PME donc en fait encore une fois si on arrive à créer de l'emploi dans ce pays c'est pas du tout à cause de ce qu'on met constamment en avant comme les grands pourvoyeurs d'emploi je vois qu'on a ce débats dans les médias vosdias Bernard Arnault Bernard Arnault et Philippeville les Français à Bernard Arnault on oublie de parler total qui s'est fait un fric monstrueux et qui a passé de fermer des raffineries depuis 10 ans mettant les gens au chômage après leur avoir filé des maladies parce que c'est ça une raffinerie et effectivement et en fait quand on quand on prend du recul on regarde les chiffres les données brutes factuelles en fait effectivement ça nous donne raison il y a Emmanuel Macron qui mise vraiment sur la compétitivité notre industrie on va l'écouter merci avoir une industrie compétitive nous allons donc tenir la ligne des baisses d'impôts confirmer la baisse de la CVAE offrir de la visibilité aux industriels pour qu'il bénéficient d'une électricité décarbonée à des prix compétitifs et ça s'appuie sur des politiques ciblées d'aide quand il y a des envolés à très court terme ce qu'on a assumé une politique de réforme du marché européen qui est indispensable parce qu'elle va permettre d'éviter la volatilité parce que compte tenu de notre structure de production et de nos coûts de production il n'y a aucune raison qu'on ait de la volatilité nous en France et donc la réforme du marché de l'électricité européen nous permettra de réduire la volatilité des prix et de les rapprocher des coûts de production et de notre mix électrique simplement il faut faire le pont jusqu'à début d'année prochaine quand elle rentrera en vigueur et c'est le déploiement de notre stratégie propre qui est de continuer d'avoir de la production souveraine des carbonées nucléaire et renouvelable qu'est-ce que vous pensez des propositions qu'on vient d'entendre alors c'est intéressant parce que là il parle du vrai sujet maintenant pour l'industrie c'est le sujet de l'énergie et alors ce qui raconte est vraiment absolument l'inverse de ce qu'ils ont fait de ce qui est en train de se passer donc c'est hilarant vient franchement honnêtement ça devient vraiment fatiguant d'avoir un président qui à ce point-là double face et qui est à ce point là capable de dire des choses et de faire l'inverse dans le dos des Français qu'est-ce qui s'est passé sur l'énergie donc il dit on a fait des aides ponctuelles pour je sais pas si vous avez suivi mais en fait en dehors des TPE que ce soit les TPE qui consommaient beaucoup comme les boulangers ou les PME industriels ou même les entreprises de taille intermédiaires ils se sont retrouvés dans une situation absolument catastrophique les faillites elles ont augmenté d'environ 40% depuis un an notamment dans l'agroalimentaire 86%. c'est aussi ça qui a contribué beaucoup à l'inflation supermarché il y a les grands groupes d'une part qui s'en sont mis plein les poches mais il y a aussi des PME industriels qui avaient pas vraiment le choix que de répercuter le coût de l'énergie sur leur facture et du coup non nous on est on était en lien avec toutes les fédérations de PMA industrielles et toutes disaient que la situation était quand même très critique dans certains secteurs on a peur pour certaines industries qui sont des bastions du made in France textile notamment qu'elle ferme en fait qu'elle passe pas l'année on parle de factures qui ont augmenté x 5 x 10 enfin mais vraiment des trucs qui sont insoutenables et ils n'ont rien fait c'est-à-dire qu'ils ont fait un espèce de d'amortisseur électricité qui ne marchait pas qui prenait en charge à peine 10% voire 20% dans le meilleur des cas des factures mais des factures qui avaient monté fois 5 enfin vous voyez que c'est pas ils ont refusé notre proposition de retourner au tarif réglementé de vente de l'électricité pour les entreprises on l'a fait voter contre leur avis à l'Assemblée nationale par deux fois la maintenons la proposition est bloquée au Sénat donc je remercie les sénateurs de pas faire avancer le dossier je vais je vais le dire clairement parce que ce sont la bloqué pour les PME pour les pour les collectivités pour les bailleurs sociaux enfin c'était le moment et eux ils ont essayé de tout faire pour saboter la discussion en nous promettant que le marché européen que la réforme du marché européen allait bien se passer sauf qu'à se passe très très mal elle se passe très très mal comme j'ai dit ça acte qu'on va supprimer le blocage des prix de l'électricité que chacun va être en négociation pour fixer en fait sa facture d'électricité donc évidemment quand vous êtes un grand groupe vous avez plus de marge de négociation sur les fournisseurs d'électricité que si vous êtes une PME industrielle les PME industriels sont terrifiées par cette réforme parce qu'elles auront jamais le pouvoir de négociation des grands groupes et ça va encore aggraver la distorsion de concurrence dont je parlais tout à l'heure sur la fiscalité et en plus il dit que notre industrie va être compétitive grâce à ça mais en fait c'est comme comme je disais tout à l'heure il oublie que l'Allemagne elle va arroser d'argent public son secteur industriel alors que nous on pouvait avoir une énergie moins chère grâce au monopole d'EDF et au tarif réglementé EDF produit encore 80% de l'électricité en France enfin je veux dire si on voulait faire un monopole nationalisé faire le blocage des prix on pourrait ce qu'on faisait depuis 50 ans ça marchait très bien c'est depuis que l'Union européenne s'obstine a cassé EDF qu'on est dans cette situation nous en France enfin il faut être très très clair là-dessus et donc nous notre avantage compétitif était celui là et il le détruise et on n'a pas du tout le même argent public à mettre dans des subventions que l'Allemagne donc ils savent qu'on est perdants pareil pour les États-Unis qui vont suivre massivement leur industrie et on va pas pouvoir faire pareil donc là vraiment c'est vraiment l'inverse de ce qu'il dit c'est qu'on est les dindons de la farce et on risque vraiment de perdre encore en compétitivité internationale avec les grandes nations qui s'opposent à nous il a mis aussi en avant pour la compétitivité la réforme des retraites le fait qu'on va travailler plus le fait que notre droit du travail est toujours du plus souple c'est ça aussi qu'il a mis en avant dans le terme compétitivité il y a tout de même des propositions concrètes pour faire un peu la vocalisable comme par exemple que les batteries faites ailleurs qu'en Europe ne seront pas soutenus on parlait de la Dacia tout à l'heure il n'y aura plus de bonus automobile pour une voiture avec batterie produite en Chine par exemple ou encore la dépollution des friches industrielles ça peut être des bonnes propositions alors bah justement nous ce qu'on disait c'est que sur le bonus écologique sur le fait de le réserver aux voitures made in France ou made in Europe on préfère remédier une France mais voilà nous on n'est pas contre on est pour il y a aucun sujet par contre je doute qu'on en arrive vraiment là j'ai dit attendons l'automne et voyons ce qu'il y a vraiment dans le budget de l'État parce que ça ce sera dans le budget de l'État moi franchement je suis comme saint Thomas maintenant avec eux tant que j'ai pas vu je crois rien de ce qu'ils disent parce que honnêtement on a été tellement déçu à tellement de reprises que j'attends mais nous on serait favorable à ça il y a aucun sujet la question c'est que c'est que la moitié du chemin comme j'ai dit il faut aussi que les véhicules qu'on fabrique en France ils soient écolo il faut que ce soit qui il faut qu'il soit plus léger donc là on a pas vraiment de garanti qui vont réorienter les aides sur des véhicules suffisamment léger et la deuxième chose c'est qu'il faut que les Français puissent se les payer parce que si les gens s'achètent des Dacia avec le bonus écologique c'est parce qu'ils ont pas les moyens de s'acheter autre chose enfin on va être très clair et avec les zones affaiblissement on a forcé une grosse partie des des classes moyennes et certaines classes populaires à se racheter un véhicule de force et donc quand t'as pas le choix tu as pas le choix et donc le risque qu'on a si on n'agit pas si on force pas les constructeurs ou les convainc pas de baisser les prix c'est qu'on va se retrouver encore une fois avec des voitures made in France certes mais qui seront toujours pas vendus et donc on pourra plus acheter non plus des voitures chinoises mais ça fera pas qu'on achètera pour autant les voitures faites en France est-ce que dans ce projet-là vraiment tout est ajouté je voyais les Cure le ministre de l'Industrie maître énormément en avant par exemple le recyclage des matériaux de base pour le pour quelques grands groupes non mais enfin tout n'est pas à jeter mais franchement le remède est pire que le mal comme j'ai dit accélérer les implantations industrielles de façon indiscriminée qu'est-ce que quel que soit le secteur c'est pas bien ne pas conditionner les aides et les accélérations de procédure au fait que l'entreprise est démontré qu'elle réduisait ses émissions gaz à effet de serre c'est pas bien ne pas fermer les marchés publics la commande publique aux entreprises qui ne réduisent pas suffisamment leur des émissions Gaz à Effet ça c'est pas bien enfin là c'est plein d'occasions ratées ne pas parler l'adaptation des sites ces vaisseaux inondations c'est nul pareil pour la santé en fait c'est le seul projet qu'on va voir sur l'industrie en 4 ans probablement quatre rockinoise non en fait nous pour nous c'est vraiment une cata c'est une cata et et il y a des choses qui sont ouais qui sont franchement délétères quoi c'est ce fait de de réserver de pouvoir accélérer de façon indiscriminée toutes sortes de projets ça c'est vraiment mauvais donc nous on s'oppose à ça et après voilà il y a quelques quelques micro avancées et le font friche le fait de reconvertir les friches c'est une très bonne chose rappelons quand même que les 1 milliards c'est pas de l'argent nouveau il y avait déjà 500 millions dans le fond friche depuis le plan de relance c'est de l'argent recyclé du plan de relance qui vous emballe dans un beau papier cadeau et les sommes n'ont pas du tout suffire donc c'est déjà une première étape nous ce qu'on va demander dans le budget c'est vraiment une augmentation beaucoup plus importante parce qu'on doit cesser d'artificialiser les sols on a énormément de riches à recycler à dépolluer et donc c'est le moment d'accélérer pour plus que les élus locaux bétonnent des champs pour implanter des usines alors qu'ils pourraient le faire sur des terrains bâti déjà vous dites les aides sont pas conditionnées les choses comme ça c'est pour mettre l'inverse de de soutenir des industries dites vertes après le problème c'est qu'on a peut-être pas la définition de ce qu'est une industrie verte alors bon déjà voilà moi je me méfie parce que ils nous ont montré qu'il voulait rien définir du tout dans ce projet de loi là sur les sur les aides sur les crédits d'impôts à venir ils ont annoncé cinq secteurs là ok c'est pareil nous on n'a pas de sujets à ce que l'État soit soutenant avec les éoliennes avec les pompes à chaleur avec l'hydrogène dans une certaine mesure si on vend pas le rêve de combat tous rouler avec des bagnoles à hydrogène parce que c'est impossible physiquement enfin on aura jamais assez d'électricité pour pour faire assez d'hydrogène pour ses voitures là donc nous nous ça nous pose pas de problème non ce qu'on critique c'est que encore une fois ils ont supprimé les grosses grosses de manne financières c'est à dire ils ont déjà supprimé les impôts de production le plan de relance c'est déjà passé ils nous disent pas ce qu'ils vont faire des des 60 milliards de crédit restant à décaisser en fait tout ce qui pouvait vraiment conditionner le cice connaissez déjà c'est déjà pérennisé il nous reste le crédit d'impôt recherche on sait toujours pas si ils envisagent de le conditionner ou pas nous ce qu'on dit c'est que ça va pas du tout assez loin c'est qu'ils maintenant ils font les malins ils disent ah oui on va conditionner les aides enfin ils ont dépensé un pognon de dingue sans aucune contrepartie et maintenant ils arrivent ils ont changé d'idées alors qu'il reste quasiment plus rien à dépenser et encore une fois les deux milliards de crédits d'impôts par an pour les secteurs de la transition écologique franchement c'est peu hein enfin c'est peu par rapport aux enjeux c'est peu par rapport aux enjeux ils auraient dû avoir une approche beaucoup plus ciblée sur les impôts de production par exemple et vous donc vous proposez un contre projet si j'ai bien compris ce Bruno alors bah le contre-projet bah vu qu'en plus la moitié enfin le 3/4 nous amendements étaient recevable il a bien fallu qu'on articule qu'on puisse articuler une vision ailleurs que dans l'hémicycle parce que c'est aussi un problème c'est qu'aujourd'hui en France le Parlement franchement notre pouvoir est réduit à peau de chagrin quoi et donc du coup nous c'est très simple enfin c'est très simple enfin notre projet est s'articule sur deux visions qui sont radicalement opposés au leurre c'est déjà que on va pas pouvoir tout faire d'un point de vue climatique et énergétique on est limité c'est à dire que on est pour la relocalisation mais de secteurs qu'on définit comme stratégique c'est à dire la santé les médicaments c'est essentiel enfin là on est passé de 400 pénuries de médicaments en 2016 à 3700 en 2022 enfin là ça devient vraiment vraiment chaud moi j'ai des citoyens qui m'écrivent pour me dire j'ai pas trouvé mon médicament j'ai un lupus enfin en pharmacie je sais pas quoi faire enfin ça devient le quotidien des Français ça devient vraiment flippant donc évidemment santé automobile certains secteurs vraiment clé électroniques dans une certaine mesure parce qu'on peut pas s'en passer même si on aimerait bien parce que voilà ça fait partie de toutes les technologies dont on a besoin donc nous on n'est pas du tout hostile à la relocalisation contraire on veut parce que plus on sera résilient moins on sera vulnérable à la spéculation parce que quand on importe dans une situation de tension entre offre et demande bah c'est les marchés qui vont qui est très très cher votre vulnérabilité c'est ça qui s'est passé avec l'énergie avec d'autres produits donc nous on est pour ça mais par contre on peut pas tout faire et il faut choisir pourquoi parce que déjà on doit aussi en même temps réduire nos émissions de gaz à effet de ça et franchement c'est pas de la tarte enfin l'État le gouvernement qui se refuse de choisir et de conditionner quoi que ce soit et incapable de respecter l'accord de Paris il a été condamné deux fois le secteur industriel dans son ensemble la seule fois ils ont respecté leur trajectoire c'était pendant le covid c'était pendant qu'ils arrêtaient de produire enfin ils n'ignions pas il y a pas de décarbonation dans l'industrie et il y a aussi la question de l'électricité parce que pour des carboner il faut faire en fait en gros quand on dit décarboné industrie c'est faire passer de la consommation de gaz à la consommation d'électricité en grande majorité c'est ça qui se joue donc il faut beaucoup beaucoup d'électricité j'ai un site chez moi qui s'appelle Boréalis qui produit des engrais à partir de gaz pour remplacer ce Gaza par de l'hydrogène il faudrait un tiers de réacteurs nucléaires en plus c'est un site industriel il est très gros ok mais c'est ça vous donne des ordres de grandeur donc quand vous savez ça et moi je suis pour qu'on des carbone ce site les engrais même si ça pollue c'est quand même stratégique vaut mieux les fabriquer chez soi que les importer tant qu'on en a besoin mais on va pas pouvoir tout faire parce que non seulement il y a le climat mais en plus on risque d'avoir des coupures d'électricité et c'est pas moi qui le dit c'est l'autorité de sûreté nucléaire qui dit qu'en fait d'ici 10 ans la situation va devenir tendue parce que si on accélère trop sur la décarbonation mais qu'on n'a pas développé les économies d'énergie et les énergies renouvelables en attendant vu qu'on n'aura pas de nouveau réacteur nucléaire avant 2040 on va se retrouver dans une situation très compliquée donc ça c'est la première chose première logique pour nous c'est prioriser planifier prioriser et la deuxième logique c'est protégé protectionnisme parce que ce qu'on a dit là depuis le début de l'interview c'est que cette logique de toujours être incitatif incitatif incitatif de toujours offrir plus plus plus plus au grand groupe ça marcherait si on était les seuls à le faire le problème c'est que l'ensemble des pays du Monde sont engagés dans cette compétition et donc rien n'empêche votre voisin comme c'est le cas comme je disais avec l'Allemagne ou avec les États-Unis de faire plus que vous de plus de cadeaux encore que vous et c'est comme ça depuis les années 80 on voit qu'il y a pas de fond et donc à un moment donné dans certains secteur notamment fragile difficile avec une grosse compétition internationale comme les médicaments 80% des molécules chimiques sont produits en Chine et en Inde le textile l'électronique vous pouvez pas relocaliser sans protectionnisme sans tarif douaniers sont tac carbone nous importations sont limitation quotas sur les importations vous y arrivez pas je prends l'exemple du textile le différentiel de coût de production entre le Bangladesh et la France il y a tellement énorme et les prix sont plus en plus cassés voilà on a importé 42 vêtements par habitant en France cette année enfin même si vous mettez 2 milliards dans le secteur textile en France pour fabriquer des usines acheter des machines mais vous allez vous faire elle tiendront pas deux ans la nouvelle plateforme de e-commerce qui débarque après Chine après une autre elle vous elle vous ravage une usine en six mois parce qu'il y a pas d'encadrement donc voilà donc c'est nos deux nos deux pays en fait priorisés parce que l'écologie est planifiée pour la relocalisation est-ce que c'est piliers sont compatibles avec l'emploi parce que quand on quand on s'intéresse au secteur de l'industrie c'est vrai qu'il y a beaucoup d'ouvriers dans l'industrie qui ont peur pour leur emploi et qui disent j'ai peur de l'écologie parce que j'ai l'impression que ça va détruire mon emploi alors ça c'est terrible parce que ça c'est le ça c'est vraiment l'argument des grands groupes et des médias et des médias qui ont foncé dedans depuis 10 ans moi je me souviens de plateau sur LCI où c'était écologie vs emploi faut-il choisir c'était ça le bandeau et en fait parce que j'étais dans une ONG avant et donc je travaille sur ces questions là et c'était vraiment le discours ambiance c'était de dresser l'écologie et l'emploi face à face comme si en fait l'écologie va aller forcément détruire de l'emploi alors déjà en solde net c'est pas vrai c'est à dire qu'il y a des reconversions à faire mais on c'est le bilan final d'une transition écologique réussie et positif en emploi même si c'est pas forcément extrêmement c'est mon double palme d'emploi en France parce qu'on va devoir réduire des activités mais c'est quand même positif ça vaut le coup de le dire quand même et ensuite on entend ça alors que en fait il y a plein de secteurs qui se sont servis de l'écologie pour détruire des emplois en France mais en fait pour délocaliser l'automobile l'automobile les raffineries on a passé cette consommer de l'essence en France total c'est caché derrière l'écologie pour fermer des raffineries en France et pour les implanter au Moyen-Orient la réalité c'est ça ils ont encore des projets qui sont complètement incompatibles avec l'accord de Paris on a perdu 30 000 emplois dans la raffinerie en France est-ce que on a réduit les émissions de la de l'essence dans les voitures non c'est les seules émissions qui continuent d'augmenter donc là on a un vrai sujet donc c'est des fake news en fait et sur l'électrique c'est terrible sur la voiture électrique c'est c'est horrible parce qu'ils ont déjà perdu un tiers de leurs emplois alors on a même pas vraiment commencé la transition vers les véhicules électriques qui va poser vraiment des sujets sur l'emploi mais donc en fait ils nous ont saboté toutes les chances de faire une transition écologique et sociale réussie mais mais moi je pense au contraire que ça peut être une arme ça peut être une arme à partir du moment où on est protectionniste c'est à dire que l'électe la voiture électrique c'est mauvais pour l'emploi si vous laissez les constructeurs dire bah en fait moi je veux gagner plein plein d'argent sur la production de voiture et donc tout ce qui est pas trop cher je vais le faire ailleurs et je vais faire que du haut de gamme en français ce qui se passe déjà si vous laissez faire ça c'est sûr que passer à l'électrique ça a détruire un plan en France si par contre vous dites non on doit produire en France des véhicules légers accessibles à tous mais là vous rêverez des lignes de production et vous maintenez les emplois à minima voir vous en créer d'autres non mais c'est pour ça qu'il faut du protectionnisme au contraire c'est le protectionnisme qui permet de faire rimer écologie et sociale merci beaucoup merci pour l'avoir fait le tour de la question avec nous donc je rappelle que vous êtes député LFI nups et chef de filtre sur ces questions là donc vous travaillez en ce moment à l'Assemblée sur ce projet de loi et merci à vous d'avoir suivi cet entretien d'actu qui entre dans notre programmation d'été comme à chaque fin de saison nous réduisions quelque peu la voilure avec notamment la mise en pause de nos directs mais l'actualité ne s'arrête pas alors nous non plus nous continuons à vous fournir dans ces moments importants nous reportages en quête entretien plateau d'analyse de débat et de décryptage au quotidien vous le savez l'intégrité de notre projet éditorial unique dans le paysage audiovisuel français dépend toujours de votre soutien et de vos dons nous voulons survivre à l'été être prêt pour le grand virage de la saison 7 du média qui nous attend plein de choses il nous faut mobiliser au moins 100000 euros de dons et on est déjà à 70 000 alors merci beaucoup rendez-vous sur le 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Alma Dufour