Édouard Philippe — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
11 juin 2024 au 25 mai 2026
Questions
444
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 444 questions évaluables
Réponse directe
223
Réponse partielle
88
Réponse à côté
108
Refus explicite
25
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 444
Question 76Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Avec mes collègues ici à LCI en visitant le bureau avant que vous n'arriviez, ce qui nous frappait c'est un côté un peu Fana-Mili, sabre d'artilleur. Fana-Mili pour reprendre les références shirakiennes. Sabre d'artilleur, beaucoup de références militaires, beaucoup de références à la stratégie. Qu'est-ce que ça dit de vous ?
Réponse directe
Un vrai intérêt pour la chose militaire. Je fais partie d'une génération où on faisait encore son service militaire. Vous la regrettez d'ailleurs ? Beaucoup essayaient de le contourner. Il n'était pas universel. Beaucoup essayaient de le contourner. Parfois certains y arrivaient. Les jeunes filles ne faisaient pas leur service militaire, sauf quand elles étaient scolarisées dans des écoles militaires. Moi d'ailleurs j'y étais un peu avec des pieds de plomb, parce que ça m'angoissait un peu d'aller faire mon service militaire. Pendant un an j'ai découvert des hommes extraordinaires. Un sens du service de l'État et de la France assez exceptionnel. Des enjeux qui m'échappaient complètement ava…
« Un vrai intérêt pour la chose militaire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées2 févr. 2023 au 25 mai 2026 · 58 observations58 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« dans le délai constitutionnel qui est prévu de 35 jours. Mais enfin, on pourra commencer avant. Pardon, Madame, mais lorsqu'en 1969, le président de la République choisit de démissionner, général de Gaulle, on va me dire autre temps, je ne crois pas que le général de Gaulle soit véritablement suspect d'avoir voulu miner la solidité des institutions. Il dit très en avant du référendum qu'il organise que s'il n'obtient pas la majorité, il quittera immédiatement ses fonctions. Ce qui veut dire que chacun sait que s'il n'obtient pas la majorité, il y aura une élection présidentielle. Vous en convenez ? »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Données arrêtées au :
23 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Je fais partie d'une génération où on faisait encore son service militaire. Vous la regrettez d'ailleurs ? Beaucoup essayaient de le contourner. Il n'était pas universel. Beaucoup essayaient de le contourner. Parfois certains y arrivaient. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 1:57
« Les jeunes filles ne faisaient pas leur service militaire, sauf quand elles étaient scolarisées dans des écoles militaires. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 2:10
Question 77Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Cela veut-il dire la réelle politique ?
Réponse directe
Alors moi, j'ai une réponse très claire. La politique internationale des États, c'est leurs intérêts. La France a des intérêts, elle doit les faire valoir, elle doit les défendre. On est allé trop loin dans la moralisation, dans le moralisme ? Je ne crois pas beaucoup à l'approche moraliste des relations internationales. Je ne crois pas beaucoup à ça. Je pense qu'on se paye beaucoup de mots quand on le fait. On se crée au moins autant de problèmes qu'on en règle. Et donc, moi, je suis plutôt pour dire que la politique internationale de la France, c'est les intérêts de la France. Et les intérêts de la France peuvent être variés. Je voudrais par exemple dire une chose, défendre les démocratie…
« Alors moi, j'ai une réponse très claire. La politique internationale des États, c'est leurs intérêts. La France a des intérêts, elle doit les faire valoir, elle doit les défendre. On est allé trop loin dans la moralisation, dans le moralisme ? Je ne crois pas beaucoup à l'approche moraliste des relations internationales. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 33:22Voir 1 autre passage
« Je ne crois pas beaucoup à ça. Je pense qu'on se paye beaucoup de mots quand on le fait. On se crée au moins autant de problèmes qu'on en règle. Et donc, moi, je suis plutôt pour dire que la politique internationale de la France, c'est les intérêts de la France. Et les intérêts de la France peuvent être variés. Je voudrais par exemple dire une chose, défendre les démocraties, les démocraties libérales, les démocraties représentatives. Ça fait partie de l'intérêt. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 33:46
Question 78Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'il lui arrive d'avoir raison quand il dit aux Européens, à vous de payer ?
Réponse partielle
Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était…
« Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était pas pour nous faire plaisir. Quand il dit cela, donc, il va sans doute trop loin. En revanche, s'il veut dire qu'il appartient dans le nouveau monde, ou en tout cas dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, aux Européens, de penser à leur défense et d'y consacrer les moyens nécessaires dans un monde devenu encore plus dangereux, alors il n'a pas complètement tort. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 4:30
Question 79Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Ça fait partie de notre intérêt. Parlons-en. La démocratie jusqu'en Europe, est-elle menacée selon vous ?
Réponse directe
Ce n'est pas réjouissant. Moi, j'ai une opposition claire, nette, franche, sans ambiguïté avec l'AFD. Je ne suis pas citoyen allemand, je ne participe pas à ces élections, mais il se trouve que j'ai habité en Allemagne, je connais un peu ce pays, que j'aime beaucoup. Vous parlez un peu allemand, d'ailleurs. Je le comprends mieux que je ne le parle, pour être honnête. Mais je ne le comprends pas trop mal. Et donc, je suis avec... Mais il n'est pas répondu. Dangereux ou pas dangereux ? Est-ce qu'il est dangereux que des formations qui critiquent les démocraties libérales soient importantes dans leur pays ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas du tout satisfaisant. C'est assez dangereux. Est-ce que la…
« Ce n'est pas réjouissant. Moi, j'ai une opposition claire, nette, franche, sans ambiguïté avec l'AFD. Je ne suis pas citoyen allemand, je ne participe pas à ces élections, mais il se trouve que j'ai habité en Allemagne, je connais un peu ce pays, que j'aime beaucoup. Vous parlez un peu allemand, d'ailleurs. Je le comprends mieux que je ne le parle, pour être honnête. Mais je ne le comprends pas trop mal. Et donc, je suis avec... Mais il n'est pas répondu. Dangereux ou pas dangereux ? Est-ce qu'il est dangereux que des formations qui critiquent les démocraties libérales soient importantes dans leur pays ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas du tout satisfaisant. C'est assez dangereux. Est-ce que la démocratie allemande peut supporter une AFD à 25% ? Je le crois aussi. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 34:24
Question 80Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
C'est deux ans pour rien ?
Réponse partielle
ce n'est pas deux ans pour rien c'est deux ans sans rien ? c'est deux ans où on va faire comme disait ma grand-mère du mieux qu'on peut mais vous voyez bien que sans contrat de gouvernement car il n'y en a pas sans majorité car il n'y en a pas sans programme clair ou mandat clair car il n'y en a pas on ne peut pas faire des réformes ambitieuses c'est un fait est-ce que ça veut dire qu'il faut en sortir le plus vite possible ? est-ce que la logique ? est-ce que vous m'autorisez à terminer ? je suis sûr que vous allez m'autoriser à terminer ? ça ne me réjouit pas du tout mais la lucidité oblige de constater que nous sommes englués votre première question à laquelle je n'ai pas encore répondu…
« ce n'est pas deux ans pour rien c'est deux ans sans rien ? c'est deux ans où on va faire comme disait ma grand-mère du mieux qu'on peut mais vous voyez bien que sans contrat de gouvernement car il n'y en a pas sans majorité car il n'y en a pas sans programme clair ou mandat clair car il n'y en a pas on ne peut pas faire des réformes ambitieuses c'est un fait est-ce que ça veut dire qu'il faut en sortir le plus vite possible ? est-ce que la logique ? est-ce que vous m'autorisez à terminer ? je suis sûr que vous allez m'autoriser à terminer ? ça ne me réjouit pas du tout mais la lucidité oblige de constater que nous sommes englués votre première question à laquelle je n'ai pas encore répondu c'était de savoir si ça fragilisait le président ça ne le renforce pas mais il m'arrive d'être critique avec le président de la République parfois très critique mais ce que je peux dire c'est que les décisions un certain nombre de décisions fondamentales ou d'orientation fondamentale qu'il a prise depuis 2017 renforcer le budget de la défense renforcer et essayer de convaincre nos partenaires sur l'autorité plus évidemment sur la souveraineté sur l'autonomie européenne créer l'axe indo-pacifique et être capable d'utiliser les moyens français dans des opérations militaires complexes je pense lorsque j'étais Premier ministre l'opération Hamilton où les Américains les Français et un peu les Anglais étaient intervenus en Syrie là où Obama avait calé je pense que ces éléments font que le président de la République qui n'est certainement pas sur la même ligne que le président Trump sur tous les sujets loin de bon c'est pas le même genre voyez je suis certain que de ce point de vue là il est un interlocuteur que Trump regarde différemment de beaucoup d'autres »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 56:48Voir 2 autres passages
« selon vous un objectif non je pense que dans la situation dans laquelle nous sommes tout ce qui peut concourir à la stabilité est plutôt bienvenu donc il faut une forme de stabilité parce que sinon on peut dégringoler les étages encore plus vite donc plus le gouvernement dur mieux c'est en tout cas plus on garantit la stabilité mieux c'est voilà moi mon engagement c'est de dire faisons en sorte mais on l'a dit très tôt vous savez avec mon parti politique Horizon il faut garantir la stabilité parce que si nous rentrons dans une phase encore plus instable alors ce sera encore pire pour les français donc il faut garantir la stabilité mais il ne faut pas se tromper il ne se passera pas grand chose c'est dangereux qu'il ne se passe pas grand chose et donc je crois que c'est ce que dit votre grand-mère c'est mieux que rien la conclusion que j'en tire c'est qu'il est impératif de se préparer et de proposer le moment venu aux français des orientations claires qui nous permettront de renouer avec une politique de puissance »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 58:51
Question 81Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Mme Kayakalas disait « Oui, on l'arrête ». Marine Le Pen disait « Non, on ne l'arrête pas, souvoient-t-il les États ». Vous, vous me dites...
Réponse directe
Je veux dire que si on commence comme ça, on est certain qu'on ne discutera jamais. Moi, j'aimerais qu'un jour on puisse reparler aux Russes. Je ne suis pas sûr que ce soit encore le moment, mais j'aimerais qu'on reparle aux Russes. J'aimerais qu'on parle aux Russes sur des bases sérieuses. Or, ce que je constate, c'est que les Russes n'ont tenu aucun des engagements qu'ils ont pris. Ils ont méconnu le droit international à plusieurs reprises et ils ont commencé une guerre armée. Alors, on peut se dire qu'il faut discuter par principe avec eux, mais la vérité, c'est que pour l'instant, je ne suis pas sûr que ça ait un effet. Édouard Philippe,
« Je veux dire que si on commence comme ça, on est certain qu'on ne discutera jamais. Moi, j'aimerais qu'un jour on puisse reparler aux Russes. Je ne suis pas sûr que ce soit encore le moment, mais j'aimerais qu'on reparle aux Russes. J'aimerais qu'on parle aux Russes sur des bases sérieuses. Or, ce que je constate, c'est que les Russes n'ont tenu aucun des engagements qu'ils ont pris. Ils ont méconnu le droit international à plusieurs reprises et ils ont commencé une guerre armée. Alors, on peut se dire qu'il faut discuter par principe avec eux, mais la vérité, c'est que pour l'instant, je ne suis pas sûr que ça ait un effet. Édouard Philippe, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:39
Question 82Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce que là, on doit admettre cette diversité et aussi dire l'AFD ?
Réponse directe
Non. Il faut dans le champ politique accepter la diversité. Jusqu'aux excès ? Vous savez, les excès, c'est toujours les excès de quelqu'un d'autre. Je ne doute pas que moi, je sois un homme d'excès pour certains. Peut-être un excès de modération. Je vous rassure. Vous êtes particulièrement extrémiste, disons. Ou dans mon action, un excès de détermination parfois. De dureté. Ça peut arriver. Ça peut arriver. Des gilets jaunes, certains toujours vous le reprocheront, évidemment. comme ça. Mais je ne crois pas du tout qu'il faille limiter le champ du débat politique. Vous avez raison de dire que... Donc, il n'est pas question d'interdire la FD, par exemple, pour vous, des partis comme la FD. P…
« Non. Il faut dans le champ politique accepter la diversité. Jusqu'aux excès ? Vous savez, les excès, c'est toujours les excès de quelqu'un d'autre. Je ne doute pas que moi, je sois un homme d'excès pour certains. Peut-être un excès de modération. Je vous rassure. Vous êtes particulièrement extrémiste, disons. Ou dans mon action, un excès de détermination parfois. De dureté. Ça peut arriver. Ça peut arriver. Des gilets jaunes, certains toujours vous le reprocheront, évidemment. comme ça. Mais je ne crois pas du tout qu'il faille limiter le champ du débat politique. Vous avez raison de dire que... Donc, il n'est pas question d'interdire la FD, par exemple, pour vous, des partis comme la FD. Pardon, mais c'est une question qui appartient aux Allemands. On est Européens. Il y a une sorte de malade. D'accord, ça nous intéresse. Vous avez un avis. Bien sûr que ça m'intéresse. La grande démocratie allemande d'un côté... Je ne crois pas qu'on servirait les intérêts de la démocratie en l'amputant, y compris des mouvements qui la contestent parfois et qui la secouent. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 36:04
Question 83Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Édouard Philippe, est-ce qu'il arrive un moment où l'ambiguïté fonctionne dans le mauvais sens ?
Réponse à côté
Mais dès l'entrée de la Russie en Ukraine, dès l'agression russe en Ukraine, il ne faut pas se tromper sur les termes, la Russie a repris sa guerre contre l'Ukraine, elle avait commencé dans le Donbass, elle avait pris la Crimée, et il y a trois ans exactement, lorsque la Russie a agressé l'Ukraine, nous avons fait le choix, l'ensemble des Européens, les États-Unis, de ne pas faire la guerre à la Russie. Et la Russie a fait le choix de ne pas faire la guerre au pays de l'OTAN. Nous avons donc considéré que notre devoir, c'était d'aider les Ukrainiens à se défendre. J'observe qu'ils se sont remarquablement défendus. Qui, il y a trois ans, donnait ou pariait un euro sur la capacité de la peti…
« Mais dès l'entrée de la Russie en Ukraine, dès l'agression russe en Ukraine, il ne faut pas se tromper sur les termes, la Russie a repris sa guerre contre l'Ukraine, elle avait commencé dans le Donbass, elle avait pris la Crimée, et il y a trois ans exactement, lorsque la Russie a agressé l'Ukraine, nous avons fait le choix, l'ensemble des Européens, les États-Unis, de ne pas faire la guerre à la Russie. Et la Russie a fait le choix de ne pas faire la guerre au pays de l'OTAN. Nous avons donc considéré que notre devoir, c'était d'aider les Ukrainiens à se défendre. J'observe qu'ils se sont remarquablement défendus. Qui, il y a trois ans, donnait ou pariait un euro sur la capacité de la petite armée ukrainienne par rapport à la grande armée russe à se défendre ? Ils l'ont fait. Ils se sont défendus. J'observe que la Russie a d'ailleurs déclenché une telle opposition dans les pays européens que la Suède et la Finlande, qui considéraient jusqu'à présent que leur sécurité était mieux garantie par la neutralité, sont entrés dans l'OTAN. Tout ce que vous dites est vrai, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 12:16
Question 84Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Vous savez qu'il a sans doute renoncé à son trajet à cause de ça. C'est l'arrivée sur un territoire français. Il y a encore beaucoup, on le voit sur votre carte d'artilleur de territoire français d'outre-mer. Je vous le confirme. On l'arrête ou on ne l'arrête pas ?
Réponse à côté
D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça.
« D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:55Voir 2 autres passages
« Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:10
« Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:23
Question 85Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Alors, ça passe quand même par des questions de principe. M. Poutine est sous le coup d'un mandat d'arrêt international, de la Cour pénale internationale. Est-ce qu'il faut, oui ou non, si ça se présentait, s'il était à portée d'arrestation, est-ce que la France doit dire on a besoin de négocier avec lui ou est-ce que la France doit dire on doit l'arrêter ?
Réponse à côté
Vous posez des questions qui ne se posent pas. Je n'ai pas vu M. Poutine sur le territoire national récemment. C'est quand même un principe. Non mais d'accord, mais il n'est pas sur le territoire national.
« Vous posez des questions qui ne se posent pas. Je n'ai pas vu M. Poutine sur le territoire national récemment. C'est quand même un principe. Non mais d'accord, mais il n'est pas sur le territoire national. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:31
Question 86Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce que ça veut dire, pardon, que l'Europe peut aller plus loin dans l'audace et dire aux Ukrainiens si vous êtes prêts à continuer le combat pour récupérer Donbass et Crimée, nous, nous vous aidons ?
Réponse partielle
pour l'instant... Parce qu'il y a deux choses. Il y a la question de principe qui relève des Ukrainiens et il y a l'appréciation que nous faisons du rapport de force aujourd'hui. La vérité, c'est que le front est quasiment bloqué, que la guerre d'attrition qui a été engagée fait un mal fou à l'Ukraine et à la Russie et que personne n'imagine demain l'armée ukrainienne réaliser une percée et reprendre la partie des territoires qui ont été confisqués par la Russie. Mais pardon, si on est un peu provocant... Le réalisme, le réalisme...
« pour l'instant... Parce qu'il y a deux choses. Il y a la question de principe qui relève des Ukrainiens et il y a l'appréciation que nous faisons du rapport de force aujourd'hui. La vérité, c'est que le front est quasiment bloqué, que la guerre d'attrition qui a été engagée fait un mal fou à l'Ukraine et à la Russie et que personne n'imagine demain l'armée ukrainienne réaliser une percée et reprendre la partie des territoires qui ont été confisqués par la Russie. Mais pardon, si on est un peu provocant... Le réalisme, le réalisme... »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 14:29
Question 87Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-on prêt à ça ?
Réponse à côté
Je crois qu'il faut dire que nous vivons dans un monde qui est plus dangereux et que dans un monde plus dangereux, il faut être plus conscient des risques et consacrer plus de moyens à prévenir leur réalisation. Cela veut dire que l'État doit s'organiser pour y consacrer plus de moyens. Mais attention. Parce que comme souvent en France, quand on parle de moyens, on parle de chiffres et on ne se rend pas compte de ce que cela veut dire. J'ai beaucoup suivi cette polémique autour des 2% autour du PIB. Vous savez qu'on considérait que les États devaient arriver à 2% de leur PIB et que s'ils arrivaient à 2% de leur PIB, ils étaient dans l'épure nécessaire. Très bien. En France, nous avons, à pa…
« Je crois qu'il faut dire que nous vivons dans un monde qui est plus dangereux et que dans un monde plus dangereux, il faut être plus conscient des risques et consacrer plus de moyens à prévenir leur réalisation. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« Cela veut dire que l'État doit s'organiser pour y consacrer plus de moyens. Mais attention. Parce que comme souvent en France, quand on parle de moyens, on parle de chiffres et on ne se rend pas compte de ce que cela veut dire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 5:55
« J'ai beaucoup suivi cette polémique autour des 2% autour du PIB. Vous savez qu'on considérait que les États devaient arriver à 2% de leur PIB et que s'ils arrivaient à 2% de leur PIB, ils étaient dans l'épure nécessaire. Très bien. En France, nous avons, à partir de 2017, c'était un engagement du président de la République. Il se trouve que j'étais Premier ministre lorsqu'il a commencé à être tenu d'augmenter la part des dépenses militaires dans le budget de l'État. Parce qu'il fallait moderniser notre instrument de défense, parce que nous vivions dans un monde plus dangereux. C'était nécessaire. »
Question 88Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'on peut être non aligné ?
Réponse directe
non alignée ? Je considère que l'intérêt de la France et ce que nous devrions essayer de faire, pardon, ce que nous essayons de faire et ce que nous devons continuer à essayer de faire, c'est d'être plus forts par nous-mêmes, plus prospères, plus solides, parce que la richesse et la stabilité intérieure finissent toujours par se voir à l'extérieur. C'est que nous devons renforcer l'armature européenne, c'est-à-dire convaincre et continuer à convaincre nos partenaires européens que notre sécurité et notre place dans le monde dépend de notre capacité à nous organiser et à nous voir comme des puissances. Et surtout, et c'est le troisième point mondial, celui-là, nous devons essayer de convainc…
« non alignée ? Je considère que l'intérêt de la France et ce que nous devrions essayer de faire, pardon, ce que nous essayons de faire et ce que nous devons continuer à essayer de faire, c'est d'être plus forts par nous-mêmes, plus prospères, plus solides, parce que la richesse et la stabilité intérieure finissent toujours par se voir à l'extérieur. C'est que nous devons renforcer l'armature européenne, c'est-à-dire convaincre et continuer à convaincre nos partenaires européens que notre sécurité et notre place dans le monde dépend de notre capacité à nous organiser et à nous voir comme des puissances. Et surtout, et c'est le troisième point mondial, celui-là, nous devons essayer de convaincre tous les États qui ne se reconnaissent pas dans cette opposition frontale entre la Chine et les États-Unis, qui ne veulent pas être pris en étau entre l'impérialisme chinois et l'impérialisme américain, nous devons les convaincre qu'ensemble, nous pouvons organiser un monde qui ne se réduit pas à cette confrontation. Jusqu'où va ce non-alignement ? »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 30:15
Question 89Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
On notait tout à l'heure dans votre bibliothèque plutôt une bibliothèque de réels politiciens. Il y a Kissinger, que vous avez rencontré, je crois d'ailleurs, il y a Hubert Védrine, il y a Machiavel, pas dire que ce soit là... Je n'ai jamais rencontré Machiavel. Pas dire que c'est une politique de rêveur. Est-ce que ça veut dire au fond que la France doit cultiver plutôt une politique des réalités, plutôt qu'une politique hyper morale comme certains l'ont voulu à un moment donné ?
Réponse directe
Alors moi, j'ai une réponse très claire. La politique internationale des États, c'est leurs intérêts. La France a des intérêts, elle doit les faire valoir, elle doit les défendre. On est allé trop loin dans la moralisation, dans le moralisme ? Je ne crois pas beaucoup à l'approche moraliste des relations internationales. Je ne crois pas beaucoup à ça. Je pense qu'on se paye beaucoup de mots quand on le fait. On se crée au moins autant de problèmes qu'on en règle. Et donc, moi, je suis plutôt pour dire que la politique internationale de la France, c'est les intérêts de la France. Et les intérêts de la France peuvent être variés. Je voudrais par exemple dire une chose, défendre les démocratie…
« Alors moi, j'ai une réponse très claire. La politique internationale des États, c'est leurs intérêts. La France a des intérêts, elle doit les faire valoir, elle doit les défendre. On est allé trop loin dans la moralisation, dans le moralisme ? Je ne crois pas beaucoup à l'approche moraliste des relations internationales. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 33:22Voir 1 autre passage
« Je ne crois pas beaucoup à ça. Je pense qu'on se paye beaucoup de mots quand on le fait. On se crée au moins autant de problèmes qu'on en règle. Et donc, moi, je suis plutôt pour dire que la politique internationale de la France, c'est les intérêts de la France. Et les intérêts de la France peuvent être variés. Je voudrais par exemple dire une chose, défendre les démocraties, les démocraties libérales, les démocraties représentatives. Ça fait partie de l'intérêt. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 33:46
Question 90Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Franchement, la seule vraie garantie de sécurité, ce serait de dire traiter d'alliance. C'est-à-dire, si la Russie attaque à nouveau Kiev, après un accord de paix ou de cessez-le-feu, la France entre en guerre. Est-ce que la France peut dire cela ?
Réponse partielle
A mon avis, la seule vraie garantie, et celle dont j'aurais aimé qu'elle soit sur la table, c'est de faire entrer, dès lors que le cessez-le-feu est acquis, la partie ukrainienne souveraine dans l'OTAN. Mais là, vous fuyez. Non, je ne suis pas. Je vous dis que c'est l'objectif. Attendez. Attendez. Trump, c'est le président de l'imprévisibilité. C'est le président de l'imprévisibilité. On peut considérer que dès lors qu'il est le président de l'imprévisibilité, à chaque fois qu'il prendra des décisions, elles seront mauvaises, elles seront dangereuses, elles seront nuisibles. On peut aussi se dire qu'il y a un moment, peut-être, où on réussira à le convaincre de ce que cette solution-là règl…
« A mon avis, la seule vraie garantie, et celle dont j'aurais aimé qu'elle soit sur la table, c'est de faire entrer, dès lors que le cessez-le-feu est acquis, la partie ukrainienne souveraine dans l'OTAN. Mais là, vous fuyez. Non, je ne suis pas. Je vous dis que c'est l'objectif. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 17:34Voir 2 autres passages
« Attendez. Attendez. Trump, c'est le président de l'imprévisibilité. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 17:52
« C'est le président de l'imprévisibilité. On peut considérer que dès lors qu'il est le président de l'imprévisibilité, à chaque fois qu'il prendra des décisions, elles seront mauvaises, elles seront dangereuses, elles seront nuisibles. On peut aussi se dire qu'il y a un moment, peut-être, où on réussira à le convaincre de ce que cette solution-là règle beaucoup de problèmes. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Question 91Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Mais la France est souveraine. Elle n'a pas besoin de se cacher derrière l'OTAN, peut-être. Est-ce que, oui ou non, la France peut avoir un traité d'alliance avec l'Ukraine en disant si vous êtes à nouveau attaqué, nous entrons en guerre ou est-ce que c'est trop ?
Réponse directe
Non, je pense que ce que nous devons réussir à garantir à l'Ukraine, c'est des conditions de sécurité qui interdisent à la Russie d'attaquer à nouveau. Est-ce que ça passera, est-ce que ça passera le moment venu, une présence européenne, française, britannique, de troupes au sol ? Est-ce que vous y êtes favorable le principe des troupes au sol ? Je pense que nous pourrions utilement déployer le moment venu et si l'accord de paix est bon, si l'accord de paix est discuté par les Ukrainiens. Il ne s'agit pas de se faire un accord sur leur dos, là, entre Américains et Russes sans que l'Ukraine ou l'Europe ne soient associées à ces discussions. Mais dans l'hypothèse où nous aurions une bonne pai…
« Non, je pense que ce que nous devons réussir à garantir à l'Ukraine, c'est des conditions de sécurité qui interdisent à la Russie d'attaquer à nouveau. Est-ce que ça passera, est-ce que ça passera le moment venu, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 18:28Voir 2 autres passages
« une présence européenne, française, britannique, de troupes au sol ? Est-ce que vous y êtes favorable le principe des troupes au sol ? Je pense que nous pourrions utilement déployer le moment venu et si l'accord de paix est bon, si l'accord de paix est discuté par les Ukrainiens. Il ne s'agit pas de se faire un accord sur leur dos, là, entre Américains et Russes sans que l'Ukraine ou l'Europe ne soient associées à ces discussions. Mais dans l'hypothèse où nous aurions une bonne paix, il faudrait donner des garanties de sécurité à l'Ukraine et je ne serais pas contre l'idée que nous y participions, y compris avec des forces armées. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 18:42
« En Estonie, en Lituanie, dans les pays baltes, il y a des troupes françaises, des troupes allemandes, des troupes britanniques qui sont à la frontière avec la Russie, qui s'entraînent, qui seraient incapables à elles seules d'arrêter une agression russe, mais qui signifient à la Russie que s'ils entraient par la force, ils devraient alors se confronter à l'OTAN. Et cette possibilité d'associer des troupes au sol qui ne sont pas belligérantes dans le cadre d'un accord de paix est une garantie de sécurité. Et je trouve qu'ils renonçaient a priori serait une mauvaise idée. »
Question 92Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Le Président de la République a parlé d'effort. Il a dit qu'on est entré dans une nouvelle ère. Les Américains demandent jusqu'à 5% du PIB voué à la défense. Je crois qu'on est autour de 2%. Est-ce qu'on peut dire aux Françaises et aux Français que vous allez devoir faire des sacrifices importants ?
Réponse partielle
Je crois qu'il faut dire que nous vivons dans un monde qui est plus dangereux et que dans un monde plus dangereux, il faut être plus conscient des risques et consacrer plus de moyens à prévenir leur réalisation. Cela veut dire que l'État doit s'organiser pour y consacrer plus de moyens. Mais attention. Parce que comme souvent en France, quand on parle de moyens, on parle de chiffres et on ne se rend pas compte de ce que cela veut dire. J'ai beaucoup suivi cette polémique autour des 2% autour du PIB. Vous savez qu'on considérait que les États devaient arriver à 2% de leur PIB et que s'ils arrivaient à 2% de leur PIB, ils étaient dans l'épure nécessaire. Très bien. En France, nous avons, à pa…
« Je crois qu'il faut dire que nous vivons dans un monde qui est plus dangereux et que dans un monde plus dangereux, il faut être plus conscient des risques et consacrer plus de moyens à prévenir leur réalisation. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« Cela veut dire que l'État doit s'organiser pour y consacrer plus de moyens. Mais attention. Parce que comme souvent en France, quand on parle de moyens, on parle de chiffres et on ne se rend pas compte de ce que cela veut dire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 5:55
« J'ai beaucoup suivi cette polémique autour des 2% autour du PIB. Vous savez qu'on considérait que les États devaient arriver à 2% de leur PIB et que s'ils arrivaient à 2% de leur PIB, ils étaient dans l'épure nécessaire. Très bien. En France, nous avons, à partir de 2017, c'était un engagement du président de la République. Il se trouve que j'étais Premier ministre lorsqu'il a commencé à être tenu d'augmenter la part des dépenses militaires dans le budget de l'État. Parce qu'il fallait moderniser notre instrument de défense, parce que nous vivions dans un monde plus dangereux. C'était nécessaire. »
Question 93Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Ce dimanche, les élections en Allemagne. On verra ce qu'est le résultat de l'AFD. Enfin, à certains disent 20%, 21%, 22%, 25%, que sais-je. Est-ce que c'est dangereux ?
Réponse directe
Ce n'est pas réjouissant. Moi, j'ai une opposition claire, nette, franche, sans ambiguïté avec l'AFD. Je ne suis pas citoyen allemand, je ne participe pas à ces élections, mais il se trouve que j'ai habité en Allemagne, je connais un peu ce pays, que j'aime beaucoup. Vous parlez un peu allemand, d'ailleurs. Je le comprends mieux que je ne le parle, pour être honnête. Mais je ne le comprends pas trop mal. Et donc, je suis avec... Mais il n'est pas répondu. Dangereux ou pas dangereux ? Est-ce qu'il est dangereux que des formations qui critiquent les démocraties libérales soient importantes dans leur pays ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas du tout satisfaisant. C'est assez dangereux. Est-ce que la…
« Ce n'est pas réjouissant. Moi, j'ai une opposition claire, nette, franche, sans ambiguïté avec l'AFD. Je ne suis pas citoyen allemand, je ne participe pas à ces élections, mais il se trouve que j'ai habité en Allemagne, je connais un peu ce pays, que j'aime beaucoup. Vous parlez un peu allemand, d'ailleurs. Je le comprends mieux que je ne le parle, pour être honnête. Mais je ne le comprends pas trop mal. Et donc, je suis avec... Mais il n'est pas répondu. Dangereux ou pas dangereux ? Est-ce qu'il est dangereux que des formations qui critiquent les démocraties libérales soient importantes dans leur pays ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas du tout satisfaisant. C'est assez dangereux. Est-ce que la démocratie allemande peut supporter une AFD à 25% ? Je le crois aussi. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 34:24Voir 2 autres passages
« Je ne vais pas faire de spéculation sur le résultat de l'élection qui se tiendra demain. Mais ce que je sais, c'est qu'il y a un candidat qui est le mieux placé dans les sondages pour devenir chancelier, Friedrich Merz, un homme de droite, que je connais, avec qui j'ai eu des discussions privées et publiques, et je crois que... qui est très différent d'Angela Merkel, que j'aimais beaucoup, mais avec laquelle j'avais beaucoup de désaccords. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 35:01
« Je crois qu'avec Friedrich Merz, la France pourrait construire quelque chose de plus simple. solide avec l'Allemagne. »
Question 94Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Jusqu'où va ce non-alignement ?
Réponse directe
Mais nous ne sommes pas contre la Chine. Nous voulons simplement être libres. L'intérêt de la France, ce n'est pas d'être contre les États-Unis ou contre la Chine. L'intérêt de la France, c'est de pouvoir vivre à l'intérieur exactement comme elle l'entend et de pouvoir défendre ses intérêts à l'extérieur. Le terme de non-aligné, qui est très lourd historiquement, vous le prenez ? Mais je le prends assez volontiers. Non-aligné entre les États-Unis d'un côté et la Chine, je le prends assez volontiers. Et M. Rochebin, nous avons commencé. Lorsque, par exemple, la France... Il se trouve que j'étais au Brésil il y a peu de temps. La France aide le Brésil à construire des sous-marins d'attaque et…
« Mais nous ne sommes pas contre la Chine. Nous voulons simplement être libres. L'intérêt de la France, ce n'est pas d'être contre les États-Unis ou contre la Chine. L'intérêt de la France, c'est de pouvoir vivre à l'intérieur exactement comme elle l'entend et de pouvoir défendre ses intérêts à l'extérieur. Le terme de non-aligné, qui est très lourd historiquement, vous le prenez ? Mais je le prends assez volontiers. Non-aligné entre les États-Unis d'un côté et la Chine, je le prends assez volontiers. Et M. Rochebin, nous avons commencé. Lorsque, par exemple, la France... Il se trouve que j'étais au Brésil il y a peu de temps. La France aide le Brésil à construire des sous-marins d'attaque et l'aide, dans le respect des dispositions internationales, à se doter peut-être d'un sous-marin nucléaire. Lorsqu'elle fait ça, qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit à un pays du Sud votre intérêt souverain en matière de défense, il n'est pas dans la dépendance à la Chine et il n'est pas dans la dépendance aux États-Unis. Et nous pouvons vous aider non pas à dépendre de nous, mais à être autonome. Lorsque nous faisons ça, lorsque le président de la République, et il a eu mille fois raison de le faire, se bat pour concevoir et puis mettre en œuvre cette taxe indo-pacifique dont il nous parle régulièrement, il est exactement dans cette logique et il a mille fois raison. Mille fois raison. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 31:41
Question 95Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Est-ce qu'on est à un moment disons libéral où il va falloir suivre cette voie ?
Réponse directe
Si vous voulez moi je suis convaincu et je le dis depuis longtemps que la dépense publique en France augmente trop vite que les déficits ne sont pas maîtrisés et que nous sommes en train de gâcher les perspectives d'avenir de nos enfants à force de nous contenter d'une forme de confort qui n'est d'ailleurs pas parfait en ne faisant pas les réformes que nous devons faire. Donc je ne peux pas être contre l'idée qu'il faille s'attaquer et s'attaquer vivement à un certain nombre de problèmes dans notre pays. J'ajoute que c'est même une condition de notre puissance. Un peu d'afouera il en faut ? Un peu de rupture est nécessaire.
« Si vous voulez moi je suis convaincu et je le dis depuis longtemps que la dépense publique en France augmente trop vite que les déficits ne sont pas maîtrisés et que nous sommes en train de gâcher les perspectives d'avenir de nos enfants à force de nous contenter d'une forme de confort qui n'est d'ailleurs pas parfait en ne faisant pas les réformes que nous devons faire. Donc je ne peux pas être contre l'idée qu'il faille s'attaquer et s'attaquer vivement à un certain nombre de problèmes dans notre pays. J'ajoute que c'est même une condition de notre puissance. Un peu d'afouera il en faut ? Un peu de rupture est nécessaire. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 47:28
Question 96Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Il n'est pas normal que le contribuable du Nevada ou de l'Arkansas paye pour la défense des Européens. Est-ce qu'il a raison ?
Réponse directe
Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était…
« Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était pas pour nous faire plaisir. Quand il dit cela, donc, il va sans doute trop loin. En revanche, s'il veut dire qu'il appartient dans le nouveau monde, ou en tout cas dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, aux Européens, de penser à leur défense et d'y consacrer les moyens nécessaires dans un monde devenu encore plus dangereux, alors il n'a pas complètement tort. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 4:30
Question 97Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
essayer de la comprendre. Est-ce que ça veut dire que, comme le disent certains conservateurs, il reste, malgré tout, les Etats-Unis restent le meilleur défenseur du monde libre ?
Réponse à côté
Je ne me positionne absolument pas comme ça. Je vais vous dire, on est peut-être revenu dans le temps des empires. Clairement, Donald Trump a une lecture et une conception impériale de la politique extérieure américaine.
« Je ne me positionne absolument pas comme ça. Je vais vous dire, on est peut-être revenu dans le temps des empires. Clairement, Donald Trump a une lecture et une conception impériale de la politique extérieure américaine. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 29:07
Question 98Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Son avion aurait-il... La question s'est posée. Quand il a dû aller au Brésil, son avion aurait-il une panne ?
Réponse à côté
D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça.
« D'abord, c'est une décision qui ne relève pas des autorités politiques. Ensuite, il y a du droit, le droit international. Vous savez qu'il est un tout petit peu compliqué puisque vous avez les partis qui sont membres de la CPI qui doivent évidemment respecter les stipulations des traités. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 23:55Voir 2 autres passages
« Vous avez aussi un principe de droit international qui est la violabilité et l'absence de mise en cause de responsabilité juridique des chefs d'État. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:10
« Donc, quel est l'état du droit aujourd'hui ? Mais encore une fois, c'est un juge qui déciderait cela. Et surtout, M. Rochemin, la question ne se pose pas comme ça. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 24:23
Question 99Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
mais le but, quand même, était de récupérer l'ensemble des territoires occupés selon le droit international. L'objectif. C'est Crimée. Est-ce qu'on a renoncé à ce but ?
Réponse directe
Je ne crois pas que les Ukrainiens y aient renoncé. Je ne crois pas que nous devions y renoncer. Ce que je constate, c'est que les seuls qui ont évoqué cette possibilité sont les Américains. Avant même de commencer à discuter avec les Russes, les Américains ont indiqué qu'ils ne pensaient pas qu'il fallait que l'Ukraine rentre dans l'OTAN et qu'il fallait que l'Ukraine renonce d'ores et déjà à toute prétention sur des territoires qu'elle avait perdus. Ils ont lâché l'Ukraine, en clair. Ils ont commencé une discussion en lâchant des éléments qui me paraissent essentiels. Et je vais vous dire, M. Rochebin, je ne crois pas que la France et je ne crois pas que l'Europe doivent se sentir tenus p…
« Je ne crois pas que les Ukrainiens y aient renoncé. Je ne crois pas que nous devions y renoncer. Ce que je constate, c'est que les seuls qui ont évoqué cette possibilité sont les Américains. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 13:24Voir 1 autre passage
« Avant même de commencer à discuter avec les Russes, les Américains ont indiqué qu'ils ne pensaient pas qu'il fallait que l'Ukraine rentre dans l'OTAN et qu'il fallait que l'Ukraine renonce d'ores et déjà à toute prétention sur des territoires qu'elle avait perdus. Ils ont lâché l'Ukraine, en clair. Ils ont commencé une discussion en lâchant des éléments qui me paraissent essentiels. Et je vais vous dire, M. Rochebin, je ne crois pas que la France et je ne crois pas que l'Europe doivent se sentir tenus par des concessions ou des engagements américains qui n'ont pas été concertés ou sur lesquels nous n'avons pas été consultés. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 13:36
Question 100Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025
Si on est un peu provocant, est-ce que les Américains ne disent pas plus brutalement ce que les Européens disent en fait un peu élégamment ?
Réponse directe
Il ne faut pas... Il ne faut pas... Il ne faut pas toujours ramener tout au passé. Là, c'est le futur. C'est la vie. Imaginez qu'on ait dit aux Français, à des Parisiens, à des Havrets, en 1887. Ça fait maintenant 17 ans que l'Alsace et la Moselle sont allemandes. Vous voyez bien que c'est fini. Je ne suis pas sûr que les Havrets et les Parisiens auraient dit oui, c'est vrai, c'est fini. Je crains que les Ukrainiens ne résonnent un peu comme cela. Et on peut sans doute les comprendre
« Il ne faut pas... Il ne faut pas... Il ne faut pas toujours ramener tout au passé. Là, c'est le futur. C'est la vie. Imaginez qu'on ait dit aux Français, à des Parisiens, à des Havrets, »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:15Voir 2 autres passages
« en 1887. Ça fait maintenant 17 ans que l'Alsace et la Moselle sont allemandes. Vous voyez bien que c'est fini. Je ne suis pas sûr que les Havrets et les Parisiens auraient dit oui, c'est vrai, c'est fini. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:28
« Je crains que les Ukrainiens ne résonnent un peu comme cela. Et on peut sans doute les comprendre »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 15:44
« dans le délai constitutionnel qui est prévu de 35 jours. Mais enfin, on pourra commencer avant. Pardon, Madame, mais lorsqu'en 1969, le président de la République choisit de démissionner, général de Gaulle, on va me dire autre temps, je ne crois pas que le général de Gaulle soit véritablement suspect d'avoir voulu miner la solidité des institutions. Il dit très en avant du référendum qu'il organise que s'il n'obtient pas la majorité, il quittera immédiatement ses fonctions. Ce qui veut dire que chacun sait que s'il n'obtient pas la majorité, il y aura une élection présidentielle. Vous en convenez ? »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 13:44
« dans le délai constitutionnel qui est prévu de 35 jours. Mais enfin, on pourra commencer avant. Pardon, Madame, mais lorsqu'en 1969, le président de la République choisit de démissionner, général de Gaulle, on va me dire autre temps, je ne crois pas que le général de Gaulle soit véritablement suspect d'avoir voulu miner la solidité des institutions. Il dit très en avant du référendum qu'il organise que s'il n'obtient pas la majorité, il quittera immédiatement ses fonctions. Ce qui veut dire que chacun sait que s'il n'obtient pas la majorité, il y aura une élection présidentielle. Vous en convenez ? »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 13:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités13 avr. 2022 au 25 mai 2026 · 74 observations79 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis d'accord avec vous. Si le président démissionne, vous avez parfaitement raison, la campagne officielle dure 35 jours. »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 13:15Voir 2 autres passages
« Merci de le citer, Le prix de nos mensonges. Et dans ce livre, j'explique que la démographie, c'est-à-dire l'évolution de la population, le fait que nous vieillissons, le fait que nous faisons de moins en moins d'enfants, condamne notre système par répartition. Et ce qui est vrai en France, c'est d'ailleurs... est vrai partout en Europe, c'est vrai en Italie, c'est vrai en Espagne. Dans tous les autres pays d'Europe, une des réponses, en fait la réponse essentielle qui a été apportée à ce vieillissement démographique, c'est le fait de travailler plus longtemps. 67 ans en Italie. C'est très à droite l'Italie. 67 ans en Espagne. C'est très à gauche l'Espagne. 67 ans en Allemagne, où la gauche et la droite se sont entendus sur la nécessité de travailler plus longtemps. Moi, je dis très simplement, on peut continuer à se raconter des histoires. Vous pouvez très bien avoir envie d'entendre des leaders politiques qui vous disent « Mais non, ne vous inquiétez pas, nous allons revenir à 62, et puis d'ailleurs, pourquoi pas à 60 ? » Ces gens-là continuent les mensonges qui nous font du mal. Et ces gens-là augmentent le prix que nous tous allons devoir payer le moment venu. »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 3:52
« – Allez, Total, pourquoi voudriez-vous que les députés Horizon, qui ne sont pas mes députés, ils ont été élus par le peuple français, ils sont autonomes, mais pourquoi voudriez-vous que les députés Horizon, qui ne sont d'accord sur rien avec LFI ou le RN, s'agissant des retraites et même probablement s'agissant du budget, mêlent leur voix à deux formations politiques qui veulent toutes deux rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, voire parfois, si j'en crois Madame Le Pen, à 60 ans. – Il n'y a aucune cohérence à voter avec eux. On peut dans une démocratie s'opposer à une mesure, et je crois qu'il faut s'y opposer sans aller jusqu'à censurer un gouvernement. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« dans le délai constitutionnel qui est prévu de 35 jours. Mais enfin, on pourra commencer avant. Pardon, Madame, mais lorsqu'en 1969, le président de la République choisit de démissionner, général de Gaulle, on va me dire autre temps, je ne crois pas que le général de Gaulle soit véritablement suspect d'avoir voulu miner la solidité des institutions. Il dit très en avant du référendum qu'il organise que s'il n'obtient pas la majorité, il quittera immédiatement ses fonctions. Ce qui veut dire que chacun sait que s'il n'obtient pas la majorité, il y aura une élection présidentielle. Vous en convenez ? »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 13:44Voir 2 autres passages
« Encore une fois, je vous ai dit ce que je pensais. J'aimerais que le président de la République, je trouve qu'il s'honorerait à trouver la façon la plus digne pour lui et pour les institutions de régler cette crise. »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 18:07
« dans le délai constitutionnel qui est prévu de 35 jours. Mais enfin, on pourra commencer avant. Pardon, Madame, mais lorsqu'en 1969, le président de la République choisit de démissionner, général de Gaulle, on va me dire autre temps, je ne crois pas que le général de Gaulle soit véritablement suspect d'avoir voulu miner la solidité des institutions. Il dit très en avant du référendum qu'il organise que s'il n'obtient pas la majorité, il quittera immédiatement ses fonctions. Ce qui veut dire que chacun sait que s'il n'obtient pas la majorité, il y aura une élection présidentielle. Vous en convenez ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Merci de le citer, Le prix de nos mensonges. Et dans ce livre, j'explique que la démographie, c'est-à-dire l'évolution de la population, le fait que nous vieillissons, le fait que nous faisons de moins en moins d'enfants, condamne notre système par répartition. Et ce qui est vrai en France, c'est d'ailleurs... est vrai partout en Europe, c'est vrai en Italie, c'est vrai en Espagne. Dans tous les autres pays d'Europe, une des réponses, en fait la réponse essentielle qui a été apportée à ce vieillissement démographique, c'est le fait de travailler plus longtemps. 67 ans en Italie. C'est très à droite l'Italie. 67 ans en Espagne. C'est très à gauche l'Espagne. 67 ans en Allemagne, où la gauche et la droite se sont entendus sur la nécessité de travailler plus longtemps. Moi, je dis très simplement, on peut continuer à se raconter des histoires. Vous pouvez très bien avoir envie d'entendre des leaders politiques qui vous disent « Mais non, ne vous inquiétez pas, nous allons revenir à 62, et puis d'ailleurs, pourquoi pas à 60 ? » Ces gens-là continuent les mensonges qui nous font du mal. Et ces gens-là augmentent le prix que nous tous allons devoir payer le moment venu. »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 3:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 févr. 2023 au 16 oct. 2025 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On n'a pas tranché ce débat, me semble-t-il. Et j'ai vu, je crois à l'été, que le président de la République envoyait une lettre au premier ministre de l'époque pour que peut-être la politique étrangère de la France soit modifiée, sans qu'on sache très bien quel effet cela peut avoir. Je me permets de vous indiquer qu'aujourd'hui, je ne crois pas que nos concitoyens soient en mesure de saisir quoi que ce soit de la politique française à l'égard de l'Algérie. Ça m'angoisse parce que je pense que c'est un sujet important. Et sur beaucoup de sujets, je constate cela. La question de la construction des infrastructures essentielles pour le pays est laissée, non pas à l'abandon. »
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 16:34Voir 2 autres passages
« Il faut, il faut en matière de doctrine nucléaire, accepter l'idée d'une certaine ambiguïté. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est tous les gens qui ont réfléchi à la question de la dissuasion nucléaire qui l'expliquent. Il faut une certaine ambiguïté. Ce qui est certain, c'est que nous devons utiliser, plus exactement, ce qui est certain, c'est que nous utiliserons l'arme nucléaire dans l'hypothèse où nos intérêts vitaux seraient directement menacés. Voilà. Quels sont nos intérêts vitaux ? Depuis très longtemps, depuis le général de Gaulle, et ça a été rappelé depuis, nous considérons qu'à l'intérieur de nos intérêts vitaux, ce qui pourrait arriver à l'Allemagne, c'est-à-dire à nos alliés les plus proches, géographiquement et politiquement, relève de la défense de nos intérêts. Si des chars russes pénètrent en Allemagne, on est à l'intérêt vital. Mais nous n'avons jamais dit exactement quelle était la ligne qui déclenchait le feu nucléaire. Et nous ne devons pas le faire, car il faut conserver une forme d'incertitude. Autrement dit, quand on parle de doctrine nucléaire, il faut être à la fois totalement clair sur la détermination du pouvoir exécutif à en faire usage si les intérêts vitaux de la France sont menacés, et relativement ambigu sur les modalités du déclenchement hypothétique et de ses frappes. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 10:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées2 févr. 2023 au 18 mars 2025 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je comprends qu'on y aille de façon graduelle. C'est probablement l'intérêt de la relation diplomatique et de la conduite des affaires. Mais je pense qu'il faut être très ferme et fixer la ligne qui consiste à dire si l'Algérie ne respecte pas ses obligations, alors il n'y a aucune raison de lui offrir un statut plus favorable. Aucune. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 3:29Voir 2 autres passages
« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15
« un petit peu de cohérence quand même. On a été, avant l'élection législative, les seuls, pas parmi les, les seuls à dire que, pour stabiliser la situation politique, il faudrait créer une coalition. Une coalition qui irait de la droite conservatrice, avec LR, jusqu'à, le cas échéant, la gauche sociale-démocrate, si elle arrivait à se détacher de l'empire mélanchoniste. Bon, on n'a pas changé d'avis. Il faudrait cette coalition. Et ce que je regrette, d'une certaine façon, c'est qu'on tourne autour du pot, en parlant de socle commun, qu'on n'ait pas réussi à construire un contrat de coalition qui dirait, ben voilà, les dix priorités, voilà ce sur quoi on est d'accord, et on va le faire. Et voilà ce sur quoi on n'est pas d'accord, ben voilà, on n'y touchera pas, parce qu'on n'est pas d'accord, et ce sera tranché lors de la prochaine élection. Il n'y a pas de contrat de coalition. Il faut bien comprendre qu'on a un socle, un constat, il y a des parlementaires qui travaillent ensemble, mais il n'y a pas de ciment dans cet ensemble. Et à mon avis, c'est un des éléments de sa fragilité. Il est minoritaire, et il n'y a pas de contrat de coalition. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées7 avr. 2021 au 18 mars 2025 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce serait inconséquent de ne pas y réfléchir. Et donc peut-être que cela entre en ligne de compte s'agissant du président. On a une histoire tellement imbriquée et une population d'origine algérienne tellement importante en France qu'on sait bien que si nous ne faisons pas les choses bien, si nous donnons le sentiment que c'est une réaction contre le peuple algérien et pas contre un gouvernement algérien qui nous désigne comme la cause de tous ces problèmes, alors il peut y avoir des crispations. Donc je pense que ce n'est pas scandaleux de le prendre en compte. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 4:15Voir 2 autres passages
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités13 avr. 2022 au 25 mai 2026 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je le dis depuis longtemps. Je dis que compte tenu de l'évolution démographique de notre pays, compte tenu du fait que, et c'est tant mieux, nous vivons de plus en plus longtemps et qu'il y a de plus en plus d'inactifs et de moins en moins relativement d'actifs, notre système par répartition arrive au bout de son efficacité, au bout même de sa crédibilité. Et que donc, il faut modifier notre système social. Et puis je dis par ailleurs quelque chose qui paraît évident, mais qui est contesté, et après tout, c'est très bien. Quelque chose dont je suis convaincu, c'est que si nous voulons défendre à la fois notre prospérité et notre sécurité, alors il va falloir qu'on travaille plus. Travaille plus, parfois plus dans la semaine, parfois plus dans l'année, parfois plus en fonction de l'âge qu'on a. J'ai toujours été fasciné qu'on estime qu'on pourrait travailler autant à 30 ans qu'à 64 ans. La vérité, c'est que vous avez dans les périodes de la vie, en fonction de vos choix personnels, en fonction de votre situation même de santé, des moments où vous pouvez, le cas échéant, travailler plus. Et ce que je vous dis là, ce n'est pas l'expression de la droite libérale abominable, la CFDT a toujours été très ouverte sur cette idée. Donc travaillez plus dans la semaine, travaillez plus dans l'année, et en effet, travaillez plus tout au long de la vie. C'est ce que font, madame Mabrouk, tous les pays d'Europe. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de La Grande interview sur @CNEWSofficiel @Europe1 - 18 mars 2025Vérifier à 10:43Voir 2 autres passages
« Alors, je pense qu'il y a plusieurs actions à mener qui ne vont pas s'inscrire dans le même pas de temps, si j'ose dire. Il y a d'abord la question de l'argent, qui doit permettre d'acheter des armes, qui doit permettre d'aider les Ukrainiens. Vous avez au moins trois actions qu'on peut mener. D'abord, les actifs russes gelés. Il y a beaucoup de gens qui disent, ils sont gelés, le produit de ce gel fournit des intérêts qui permettent de financer l'Ukraine. Vous avez des gens, et je fais partie de ceux-là, qui disent, il faut désormais passer à une étape supérieure, et il faut faire en sorte que ces actifs gelés soient mis totalement à la disposition. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 10:09
« Plutôt que des produits qui sont issus des États-Unis, je pense qu'il y aurait là quelque chose de solide. Enfin, et troisièmement, et c'est la question la plus délicate, parce que l'argent, c'est bien, mais enfin, il faut produire. Et la production, c'est bien, mais enfin, on est en train de parler d'une guerre qui se passe sur le territoire ukrainien. Que faut-il faire vis-à-vis des Russes s'agissant de la position des États européens qui veulent défendre leur sécurité ? Parlez à Poutine. Ma conviction, parler ou non à Poutine, ma conviction, c'est que si nous continuons à dire c'est notre sécurité qui est en jeu et que nous n'en tirons aucune conséquence sur le terrain, Poutine verra, quoi que nous disions, que nous sommes des vieux chats castrés qui ronronnent au fond du bois, qui disent c'est très mal ce qui se passe, mais qui ne sont pas prêts à bouler. Je crois donc que le moment est venu de prendre une initiative sur le terrain, en Ukraine. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« se demander si on met dans cet accord minimal la capacité à ne pas aggraver la situation financière. Je vais vous dire, ne pas aggraver la situation financière, ça veut dire rester dans une mauvaise situation financière. Mais au moins, ne pas l'aggraver. Ce n'est pas mon sens naturel. Moi, je voudrais qu'on fasse des réformes pour limiter ce déficit. Au moins, ne pas l'aggraver. On a des choses sur lesquelles on peut se mettre d'accord. Ce sera à minima, mais on peut se mettre d'accord, je le crois. Edouard Philippe, »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 31:06Voir 2 autres passages
« Je crois qu'il faut bien distinguer le très court terme, enfin, le court terme et le plus long terme. Le court terme, c'est la nécessaire stabilisation politique de notre situation. C'est indispensable. Et je pense que vous vous souvenez que je vous disais déjà ça au mois de septembre. C'est encore plus vrai aujourd'hui. Et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a pas bien fonctionné. On doit stabiliser la situation politique pour tenir nos comptes, pour tenir notre État. Sinon, nous allons continuer à glisser et en général, quand on est sur un toboggan, on glisse de plus en plus vite. Donc, j'attire l'attention de tout le monde et je le dis clairement, simplement, je ne fais de la leçon à personne, je serais bien le dernier placé pour faire la leçon à qui que ce soit, mais je dis simplement que si on ne stabilise pas le jeu, on va faire ce que les médecins... Vous savez, les médecins, quand ils sont face à un malade, ils disent que le premier impératif, c'est ne pas nuire. Nous devons nous attacher à ne pas nuire. Stabiliser politiquement. Stabiliser avec qui ? La stabilisation politique, c'est probablement d'avoir la base politique la plus large possible. Probablement, et je l'ai dit dès avant la dissolution. Dès avant la dissolution, c'est ce que je disais. Dès qu'elle a été prononcée, dès avant les élections législatives, je disais, il faut avoir un accord qui va, si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Si possible, de LR jusqu'aux sociaux-démocrates. Et si on a un accord politique qui sera à minima, parce que nous ne voulons pas la même chose, nous ne sommes pas d'accord sur beaucoup de sujets, mais si on a un accord politique à minima qui permet à l'État de fonctionner, qui permet à nos comptes d'être tenus, alors on a une chance de stabiliser les choses. On ne fera pas de grandes réformes. Ça n'est pas vrai. On ne fera pas des grandes transformations dont notre pays a besoin pour ne pas décrocher. On va juste stabiliser les choses. Et si on ne fait pas ça, on va continuer à glisser dans l'instabilité et dans le gouffre. Je vous prends au mot. Vous dites... Comment est-ce qu'on fait ça ? De la droite »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités13 nov. 2023 au 11 mai 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vous trouve très affirmatif parce que moi, j'ai vu les socialistes défendre une proposition de loi qui revenait pas seulement sur la réforme de Mme Borne, mais qui était également un retour sur la réforme de Mme Touraine. C'est une réforme qui avait été votée par la gauche. Je me permets de le rappeler. Donc, je ne sais pas ce que ça veut dire, le gel. Mais ce que je sais, c'est ce que ça coûte. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 29:19Voir 2 autres passages
« D'utiliser l'outil du référendum, on peut le faire sur des sujets dans le respect de l'article 11, bien entendu, sur des sujets économiques et sociaux, réforme de l'assurance chômage, est-ce qu'il faut aller, est-ce qu'il faut la faire, est-ce qu'il faut aller plus loin ? On peut l'utiliser sur des sujets institutionnels, dans le respect de la Constitution, par exemple, sur une loi électorale, on peut aller sur des sujets d'organisation, peut-être sur des sujets sociétaux, je crois en tout cas que dès lors que l'Assemblée est bloquée dans un jeu à trois qui ne permet pas de définir des majorités, utiliser le référendum sera une bonne chose. Et deuxième élément, il faut qu'on crée du consensus là où il est susceptible de pouvoir être créé. Je vois un domaine. Oui. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 20:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On peut sans doute discuter de savoir si elle est toujours exactement adaptée aux besoins. Mais je vais vous dire très exactement ce que j'en pense. Autant je suis partisan d'une très grande fermeté sur l'accès sur le territoire, autant je suis très partisan des dispositions qui ont été décidées au niveau européen pour faire en sorte que l'on puisse instruire les demandes d'asile à l'extérieur du territoire européen. Ça me paraît absolument essentiel et je pense qu'il faut les appliquer fermement. Autant l'idée de supprimer l'aide médicale d'État, supprimer, est une très mauvaise idée. Pour une raison... Et la transformer en aide médicale d'urgence ? Franchement, je vous ai dit, on devrait chercher l'efficacité plutôt que les symboles. Aide médicale, si vous appelez l'aide médicale d'État l'aide médicale d'urgence, franchement vous avez un symbole, ça ne change pas grand chose. L'idée de dire qu'on va cesser dans une ligne du budget de l'État, de prévoir le financement des soins qui sont apportés à des étrangers, même en situation irrégulière, qui sont malades, traduirait forcément par le fait que de toute façon, comme ils seraient soignés dans les hôpitaux, ce serait du déficit budgétaire pour les hôpitaux. C'est donc une espèce de fausse fermeté. Vous voyez, une forme de fermeté symbolique, mais qui ne se traduit par rien, qui ne soit efficace. Et ça a même des inconvénients. Parce que quand il s'agit de maladies infectieuses, je préfère que les gens soient soignés. Donc vérifier chaque année que le panier de soins accessible à l'aide médicale d'État est bien utilisé, pas de problème, je l'ai fait quand j'étais Premier ministre, et j'ai même réduit un peu ce panier, pas de problème. Mais l'idée de se dire, pour avoir l'air martial, pour avoir l'air ferme, qu'on supprime l'aide médicale d'État, me semble une mauvaise idée. Je préfère qu'on s'attaque à des sujets qui sont efficaces plutôt qu'à des symboles. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV.Vérifier à 28:31Voir 2 autres passages
« Monsieur Jean, je veux aller jusqu'au bout. J'ai vu dans les deux dernières années le parti de Jean-Luc Mélenchon devenir un parti qui s'accommodait de propos antisémites. J'ai vu un parti qui organisait, si j'ose dire, le désordre à l'Assemblée nationale, la brutalisation de la vie publique. Je me permets de vous faire observer. Du reste, ce que je dis là, un certain nombre de responsables socialistes, M. Glucksmann le disait pendant la campagne européenne. Et donc, je n'accepte pas cette utilisation, ça pète du pied au communautarisme religieux. Je n'accepte pas cette brutalisation de la vie politique, ce non-respect des exigences démocratiques et républicaines. Et donc, je prends une position qui est claire, qui est ferme, qui peut être discutée. Je comprends parfaitement qu'il y a des gens qui ne soient pas d'accord avec moi. Mais je crois qu'il est important dans ces situations d'avoir une ligne claire. Et je la formule. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de TF1 - Bruce Toussaint.Vérifier à 2:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack11 juin 2024 au 12 juin 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner… – Donc vous les saluez ? – Ah oui, absolument. – Et qu'est-ce que vous attendez d'Éric Ciotti alors ? – D'Éric Ciotti ? Rien, je pense que son calcul est un calcul… – Personnel ? – Personnel, alors… – Local ? – Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare… – Il doit quitter les républicains ? – Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux républicains de déterminer… – Non mais qu'est-ce que vous en pensez ? – Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. – Ça serait logique qu'il quitte les républicains. – Je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
Avec Édouard (Horizons) · Interview d'Edouard Philippe - BFM TV - 11 juin 2024Vérifier à 1:38Voir 1 autre passage
« Et il peut nous arriver d'être en désaccord, ou en tout cas ça a pu arriver dans le passé, mais je crois qu'il faut souligner le fait. Donc vous voulez saluer ? Ah oui, absolument. Et qu'est-ce que vous attendez d'Eric Ciotti alors ? D'Eric Ciotti ? Rien. Je pense que son calcul est un calcul... Personnel ? Personnel. Alors local ? Je pense qu'il y a une dimension d'ambition personnelle, je pense qu'il y a une dimension d'ambition niçoise, je pense qu'il y a surtout une pensée qui s'égare. Il doit quitter les Républicains ? Oh ben ça, j'en sais rien, c'est aux Républicains de déterminer. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je n'ai pas l'impression que les instances de son parti vont le soutenir. Ça c'est un problème des Républicains, je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. »
BFMTV · Législatives, alliance LR/RN, présidentielle 2027... l'interview d'Édouard Philippe en intégralitéVérifier à 1:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« alors ça n'est pas vrai et je ne sais pas d'où ça vient pour une raison assez simple c'est que personne ne peut les avoir les parrainages sont des engagements pris par les maires après que le conseil constitutionnel leur a envoyé un document qu'ils ont signé et qu'ils ont renvoyé au conseil constitutionnel comme il n'y a pas de campagne présidentielle en cours le conseil constitutionnel n'a rien envoyé ce qui est vrai en revanche c'est que je connais plus de 500 maires et que je pense que s'il fallait obtenir ces 500 parrainages je ne serais pas trop inquiet »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 59:47
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 6:07
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 0:28
Avec Édouard (Horizons) · « Proposer la démission du Président de la République ce n'est pas affaiblir la fonction. »Vérifier à 13:44
« Ce que je veux dire, c'est que pendant très longtemps et de façon assez légitime, je dois dire, les Allemands, les Polonais, les pays de l'Est, ont considéré que leur sécurité était ultimement garantie par les États-Unis. Qu'est-ce qui change ? Le doute. En vérité, l'incertitude, elle est désormais du côté de la capacité des États-Unis, ou plus exactement, de la volonté des États-Unis, de garantir la sécurité des pays baltes, de la Pologne, c'est-à-dire de ces États de l'Est, directement au contact avec la Russie. Et de ce point de vue-là, cela change un peu la donne. Parce que cela peut inviter, inciter, convaincre ces États qui voyaient d'abord et avant tout le parapluie américain à se doter de moyens supplémentaires. C'est ce que font les Polonais, qui sont le pays d'Europe qui consacre le plus de moyens à sa défense avec une augmentation très rapide. Mais sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Toujours sans nucléaire. Mais qui le fait. Et cela nous laisse une possibilité à nous Français, à nous autres Européens, à essayer de créer un pilier européen dans l'OTAN, une sécurité européenne renforcée. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 9:23
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l’interview d’Édouard Philippe, invité de la matinale de RTLVérifier à 5:58
« Il fait une formule qui, comme souvent les formules intéressantes et qui fonctionnent en politique, est en partie vraie et en partie fausse. La vérité c'est que les Etats-Unis ont consacré beaucoup de moyens à la défense de l'Europe, pas parce qu'ils aimaient les Européens, parce qu'ils considéraient que ce qui se jouait en Europe, c'était une partie de leur sécurité. Ils avaient compris, et ils avaient mis d'ailleurs du temps à comprendre après la Première Guerre mondiale et avant la Deuxième, que se désintéresser de l'Europe, c'était in fine, se désintéresser de leur propre sécurité. Si les Américains ont payé, c'est parce qu'ils considéraient que c'était leur intérêt de payer. Ça n'était pas pour nous faire plaisir. Quand il dit cela, donc, il va sans doute trop loin. En revanche, s'il veut dire qu'il appartient dans le nouveau monde, ou en tout cas dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, aux Européens, de penser à leur défense et d'y consacrer les moyens nécessaires dans un monde devenu encore plus dangereux, alors il n'a pas complètement tort. »
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité de Darius Rochebin dans Le Grand Entretien sur @LCI - 23 février 2025Vérifier à 4:30
Avec Édouard (Horizons) · Édouard Philippe est l'invité du Grand Entretien sur @FranceInter - 04 mars 2025Vérifier à 12:18
« les injonctions contradictoires c'est vrai qu'on est presque dans une forme de schizophrénie donc le prochain patron de Bercy devra réduire effectivement les déficits tout en sachant que les trois quarts des députés ils ont des programmes économiques qui les amplifient il y en a beaucoup qui veulent la brogation de la réforme des retraites qui vont l'augmentation des salaires l'embauche dans la fonction publique donc c'est vrai que ça va être compliqué la question que je me pose c'est est-ce que celui qui sera à Bercy osera s'attaquer à deux tabous les retraités par exemple on sait aujourd'hui que les retraités leur pension est revalorisée systématiquement ils ont plus de patrimoine par rapport aux actifs et c'est vrai que jusqu'à présent personne n'a osé toucher à ces retraités les retraités votent et les retraités votent en général Emmanuel Macron enfin donc mais à partir du moment où Michel Barnier n'a pas encore d'ambition pour 2027 et Emmanuel Macron ne peut plus se représenter est-ce que quelqu'un aura le courage peut-être éventuellement d'ouvrir ce débat-là et puis il y a aussi peut-être la TVA sur la consommation là encore il manque 25 milliards 25 milliards c'est un point de plus sur la TVA ça aussi c'est »
C dans l'air · Barnier, condamné à l'austérité ? #cdanslair 13.09.2024Vérifier à 26:09
« Je crois qu'ils sont excessifs. Mais surtout, je crois que même s'ils sont excessifs, ils ne disent pas ce qui est plus inquiétant. Ils sont excessifs parce que l'État va continuer à fonctionner. Le président, hier, a eu raison de dire que le gouvernement proposerait une loi spéciale, de façon à ce qu'on puisse lever les impôts, donc assurer les dépenses. Ce n'est pas aussi simple que ça paraît, parce qu'on ne sait pas très bien ce que c'est qu'une loi spéciale. On ne sait pas si on peut modifier la façon dont on a prélevé les impôts l'année d'avant. Pour expliquer à ceux qui nous regardent, Edouard Philippe, la loi spéciale, c'est pour prolonger le budget 2024 sur l'année qui suit. Exactement. Et donc la question, c'est est-ce qu'on sera capable de remettre des choses qu'on avait imaginé mettre dans le budget de 2025 dans la loi spéciale ? C'est assez peu probable. Mais passons, je ne veux pas rentrer dans la technique. L'État va continuer à fonctionner, certes, mais il y a beaucoup de choses qui vont aller beaucoup moins bien. D'abord parce que cette instabilité politique manifeste, quatre premiers ministres en allant, manifeste. Elle a un coût. Elle a un coût politique, elle a un coût budgétaire, elle a un coût financier. Les marchés, c'est-à-dire ceux qui nous prêtent, nous font moins confiance, donc nos taux d'intérêt augmentent. Qu'est-ce que ça veut dire que nos taux d'intérêt augmentent ? On peut se dire que le taux d'intérêt, on s'en fout, le taux d'intérêt, c'est technique, le taux d'intérêt, c'est financier. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous allons chaque année consacrer de plus en plus de moyens à simplement payer les intérêts de notre dette. La charge de la dette, ça doit être environ 50, peut-être un peu plus maintenant, milliards d'euros. C'est plus que ce que nous consacrons à l'éducation nationale. Ça veut dire que chaque année, nous autres Français, nous payons plus cher les intérêts de notre dette, je ne vous parle même pas du capital, les intérêts de notre dette que ce que nous investissons pour la jeunesse, pour l'avenir de la France, pour la puissance de la France. Mais donc, Edouard Philippe, vous... C'est fou ! Et ça va continuer. Et vous savez ce qui va se passer aussi ? Si les taux d'intérêt continuent à augmenter, ça veut dire une crise du logement qui va s'aggraver. Ça veut dire donc une politique du logement et une capacité des Français à entrer sur le marché de l'immobilier qui va être plus difficile. En vérité, nous sommes en train d'aggraver la crise économique qui est là. Nous sommes en train de casser des perspectives pour des millions de Français. Notre influence et notre rayonnement diminuent. Nous l'avons vu. Signature par l'Union européenne, par la commission du traité Mercosur. Rejet en... La vérité, c'est que nous sommes en train de nous laisser aller. »
Avec Édouard (Horizons) · Retrouvez l'interview d'Édouard Philippe, invité de Benjamin Duhamel sur BFM TV - 06 décembre 2024Vérifier à 2:58
« Vous le savez ? Oui, oui. Bon. Aujourd'hui, ils ont changé sur tous ces sujets. Je vais vous dire, s'ils changent sur l'antisémitisme, ça me va très bien. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Marche contre l'antisémitisme, RN dans le cortège et relations avec l'Algérie... Le 8h30 franceinfo d'Édouard PhilippeVérifier à 7:36